Front De Libération Nationale Kanak Et Socialiste

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Front De Libération Nationale Kanak Et Socialiste

Front de libération nationale kanak et socialiste

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Front de libération nationale kanak et socialiste
drapeau ind√©pendantiste 
Porte-parole Victor Tutugoro
UNI-UPM
Fondation 1984
Siège Nouméa
Membres du Gouvernement de la Nouvelle-Cal√©donie Membres du groupe FLNKS-UC :
Jean-Louis d'Anglebermes, Pierre Ngaiohni et Yann Devillers
Membre du groupe UNI-Palika :
Déwé Gorodey
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Pr√©sidents du groupe
au Congr√®s Groupe FLNKS : Rock Wamytan
Groupe UNI : Joseph Goromido
Repr√©sentation du parti
Congrès
18/54
Province Sud
4/40
Province Nord
17/22
Province Îles
8/14
Idéologie Gauche, Indépendantisme, Socialisme mélanésien
Affiliation nationale aucune, proche du PS
Affiliation européenne {{{européenne}}}
Affiliation internationale {{{internationale}}}
Couleurs* rouge, jaune, vert, bleu, noir
Site Web
voir aussi

Constitution française
Politique de la France
Politique en Nouvelle-Calédonie
Gouvernement français
Gouvernement de Nouvelle-Calédonie
Partis politiques français
√Člections en France
Liste des députés de Nouvelle-Calédonie

Le Front de libération nationale kanak et socialiste (FLNKS) est un rassemblement de partis politiques de Nouvelle-Calédonie fondé lors du congrès de dissolution du Front indépendantiste du 22 au 24 septembre 1984.

Sommaire

Historique

  • 22 septembre - 24 septembre 1984: Congr√®s de dissolution du Front ind√©pendantiste et de cr√©ation du Front de lib√©ration nationale kanak et socialiste, dirig√© par Jean-Marie Tjibaou. Le FLNKS r√©unit l'UC, le Palika, le Front uni de lib√©ration kanak (FULK), l'Union progressiste m√©lan√©sienne (UPM) et le Parti socialiste cal√©donien (PSC).
  • 18 novembre 1984: les √©lections territoriales sont boycott√©e par les ind√©pendantistes. C'est g√©n√©ralement la date retenue comme point de d√©part pour les "Ev√®nements" qui ont violemment confront√© partisans et opposants √† l'ind√©pendance dans les ann√©es 80.
  • 1er d√©cembre 1984: constitution d'un gouvernement provisoire de Kanaky, avec √† sa t√™te Jean-Marie Tjibaou.
  • juin 1985: le FLNKS d√©clare unilat√©ralement l'ind√©pendance de la Nouvelle-Cal√©donie, qui ne sera jamais effective, et adopte une constitution qui ne sera donc jamais appliqu√©e.
  • 1985: apr√®s l'adoption du statut Pisani, Jean-Marie Tjibaou est √©lu pr√©sident de la R√©gion Nord nouvellement cr√©√©e.
  • 26 juin 1988: Jean-Marie Tjibaou, pour le FLNKS, et Jacques Lafleur, pour le RPCR, signent les accords de Matignon sous l'√©gide du Premier ministre de l'√©poque, Michel Rocard.
  • 4 mai 1989: assassinat √† Ouv√©a par un extr√©miste ind√©pendantiste de Jean-Marie Tjibaou et de son num√©ro 2 Yeiw√©n√© Yeiw√©n√©.
  • 27 juillet 1989: l'Union syndicale des travailleurs kanaks et des exploit√©s (USTKE), syndicat ind√©pendantiste jusque l√† associ√© au FLNKS, se d√©tache totalement du parti politique.
  • 26 janvier 1992: le FULK s'autodissous et se refonde sous le nom de Congr√®s populaire du peuple kanak (CPPK), qui ne fait plus partie du FLNKS.
  • 5 mai 1998: signature des Accords de Noum√©a par le RPCR de Jacques Lafleur, le FLNKS de Rock Wamytan et le gouvernement fran√ßais repr√©sent√© par le Premier ministre Lionel Jospin. Au m√™me moment, est cr√©√©e la F√©d√©ration des Comit√©s de Coordination des ind√©pendantistes (FCCI), un parti dissident du FLNKS qui appelle √† un partenariat privil√©gi√© avec le RPCR et cr√©e ainsi avec celui-ci un groupe unique au Congr√®s.
  • 1999: le FLNKS appara√ģt divis√© aux √©lections provinciales dans le Nord et le Sud o√Ļ, √† chaque fois, une liste FLNKS (essentiellement issue de l'UC) s'oppose √† une liste Union nationale pour l'ind√©pendance (UNI). Toutefois, ils forment toujours un groupe uni au Congr√®s et, pour la composition du Premier Gouvernement de Nouvelle-Cal√©donie, les deux composantes pr√©senteront une liste "FLNKS" commune. Ce ne sera plus le cas pour les gouvernements suivants.
  • 2000: cr√©ation d'un groupe UC distincts du reste du FLNKS.
  • novembre 2001: suite √† l'√©lection de Pascal Naouna, partisan d'une ligne dure, √† la t√™te de l'Union cal√©donienne, l'une des composantes du FLNKS, celle-ci rompt avec le reste du parti. N√©anmoins, l'UC continue √† faire partie du FLNKS mais ses membres si√®gent dans des groupes distincts au Congr√®s et aux Assembl√©es de province, pr√©sentent des listes enti√®rement UC pour les diff√©rentes √©lections. Finalement l'UC provoque la chute fin novembre du premier gouvernement Frogier en faisant d√©missionner le seul membre Union cal√©donienne de ce gouvernement et tous ses suivants de liste.
  • 22 d√©cembre 2001: suite √† l'impossibilit√© des diff√©rentes composantes du FLNKS √† se mettre d'accord pour √©lir un pr√©sident unitaire du parti, il est d√©cid√© que cette pr√©sidence sera d√©sormais assur√©e par un bureau politique coll√©gial. Il fut √©galement d√©cid√© qu'aucun autre congr√®s ne serait organis√© et donc qu'aucun pr√©sident ne serait √©lu pour une p√©riode d'un an.
  • 24 mai 2003: sans cesse report√©, initialement pr√©vu en d√©cembre 2002, le 24e congr√®s du FLNKS, et le premier depuis 2001, s'est finalement r√©uni √† Moindou mais encore une fois les diff√©rentes composantes n'ont pas r√©ussi √† se mettre d'accord sur le nom d'un pr√©sident, laissant ainsi la "gestion" de la coalition ind√©pendantiste au bureau politique.
  • juillet 2003: la visite du pr√©sident de la R√©publique Jacques Chirac montre la profonde division des composantes du FLNKS: si l'UNI (Palika, UPM, RDO) saluent cette visite et appellent √† la concertation, l'Union cal√©donienne quant √† elle manifeste dans les rues pour protester contre les "d√©rives" de l'Accord de Noum√©a.
  • 30 ao√Ľt 2003: 25e congr√®s du FLNKS, congr√®s extraordinaire visant √† organiser un plus grand congr√®s pour la fin de l'ann√©e et r√©concilier les diff√©rentes composantes.
  • 13 d√©cembre 2003: 26e congr√®s du FLNKS, il n'a servi en fait qu'√† une chose: montrer la division profonde existant entre l'UNI et l'UC, les deux camps refusant notamment de se mettre d'accord, une nouvelle fois, sur un pr√©sident et d√©cidant de faire campagne √† part pour les provinciales de 2004.
  • mai 2004: aux provinciales, le FLNKS appara√ģt divis√© avec dans toutes les provinces au moins 2 listes (une liste UNI et une liste UC), voire 4 listes dans le Sud. D'ailleurs, aucun ind√©pendantiste n'est √©lu dans la Province Sud. L'UNI, men√©e par le Palika, arrive en t√™te dans le Nord avec 37,52 % des suffrages et 11 si√®ges, suivi par les 27,13 % et les 7 si√®ges de l'UC : le FLNKS totalise ainsi dans cette province 64,65 % et 18 si√®ges sur 22. Dans les √éles en revanche, c'est l'UC qui s'impose avec 22,54 % des votes et 4 si√®ges sur 14, suivi des 16,3 % et les 2 √©lus de l'UNI (qui arrive en 3e position, derri√®re le RPCR) et des 11,29 % et les 2 si√®ges de la liste dissidente de l'UC Renouveau, et le FLNKS obtient ainsi de peu la majorit√© des suffrages avec un score de 50,13 % et 8 √©lus sur 14. Sur l'ensemble du Territoire, l'UNI obtient donc 13,8 % des suffrages et 9 √©lus au Congr√®s. L'UC, quant √† elle, r√©unit derri√®re elle 11,8 % des exprim√©s √† l'√©chelle du pays et obtient 7 si√®ges au Congr√®s. Ces √©lections montrent, du c√īt√© ind√©pendantiste, la profonde division du FLNKS mais aussi la perte de vitesse de l'UC au profit de l'UNI.

Composantes

Il y a quatre composantes de bases (quatre partis diff√©rents aux dir√©ctions autonomes, normalement il y en a cinq, avec le Parti socialiste de Kanaky PSK, ancien parti socialiste cal√©donien, mais celui-ci a pratiquement disparu et ne fait plus partie des instances dirigeantes du parti) et deux lignes particuli√®rement divis√©es: l'UNI, mod√©r√©e et pour le consensus mais fortement attach√©e √† une totale ind√©pendance, et l'UC, plus radicale quant aux anti-ind√©pendantistes mais d√©fendant l'id√©e d'une ¬ę ind√©pendance association ¬Ľ avec la m√©tropole. Ces deux entit√©s semblent pourtant vouloir se rapprocher en vue des l√©gislatives de 2007 pour pr√©senter des candidats communs dans les deux l√©gislatures et soutiennent tous la candidature de S√©gol√®ne Royal √† la pr√©sidence de la R√©publique. De m√™me, ils se sont tous rejoints pour d√©fendre un corps √©lectoral gel√© aux seuls natifs cal√©doniens et √† tous citoyens fran√ßais r√©sidant en Nouvelle-Cal√©donie depuis au moins 1998 seulement, projet qui a √©t√© adopt√© et inscrit dans la constitution fran√ßaise apr√®s avoir √©t√© vot√© tour √† tour par l'Assembl√©e nationale, le S√©nat puis le Parlement r√©uni en Congr√®s fin f√©vrier 2007.

L'Union nationale pour l'indépendance(UNI)

Form√©e lors des provinciales de 1995 puis de 1999 √† l'origine en tant que liste dissidente du Palika √† la liste officielle du FLNKS domin√©e par l'UC, l'UNI d√©signe au contraire depuis les listes d'union pr√©sent√©es par toutes les composantes du FLNKS √† l'exception de l'UC. Les partis de l'UNI pr√īnent la concertation et le consensus avec l'Etat et le RPCR dans le cadre des comit√©s des signataires qui se r√©unissent r√©guli√®rement pour faire le point sur la mise en place de l'Accord de Noum√©a. L'UNI est pr√©sid√©e par Paul N√©aoutyine et on y retrouve:

Palika

Le Parti de libération kanak (Palika), parti créé en 1975, n'a pas de président mais un porte-parole (Charles Washetine) mais a pour leader traditionnel Paul Néaoutyine. L'un des partis fondateurs du FLNKS en 1984, incarnait initialement la ligne dure et l'extrême-gauche indépendantiste. S'étant modéré au cours du temps tout en appelant toujours fermement à l'indépendance, il est devenu la base de l'UNI avec laquelle il est souvent confondu et de la mouvance la plus modérée et la plus favorable à la concertation avec les anti-indépendantistes au sein du FLNKS.

L'Union progressiste mélanésienne

L'Union progressiste mélanésienne (UPM), parti créé en 1974 sous le nom d'Union progressiste multiraciale, il s'agissait à l'origine d'un mouvement de dissidents, essentiellement mélanésiens, de l'UC qui avaient alors quitté ce parti en raison de la mainmise de Maurice Lenormand sur celui-ci. C'est un parti assez proche des idées sociales-démocrates et est l'allié traditionnel du Palika. Son président, Victor Tutugoro, est le porte-parole du FLNKS.

Le Rassemblement démocratique océanien

Le Rassemblement démocratique océanien (RDO), parti créé en 1994, issu de l'ancienne Union océanienne qui était à l'origine un parti créé pour représenter les intérêts des communautés wallisiennes et futuniennes, le RDO est le seul mouvement indépendantiste issu de ces communautés qui sont généralement traditionnellement hostiles à l'indépendance. Il est présidé par Aloisio Sako.

L'Union calédonienne (UC)

L'Union cal√©donienne est le plus ancien parti cal√©donien toujours existant, fond√© en 1952 par Maurice Lenormand, ce parti a domin√© la vie politique cal√©donienne de sa cr√©ation √† 1977. Ayant pour devise ¬ę Deux couleurs, un seul peuple ¬Ľ, son id√©ologie politique consistait √† l'origine √† assurer une meilleure r√©partition des responsabilit√©s politiques entre les diff√©rentes communaut√©s du territoire, ce parti s'est peu √† peu orient√© vers l'autonomie avant d'opter pour l'ind√©pendance en 1977, sous la houlette de Maurice Lenormand, Rock Pidjot et de Jean-Marie Tjibaou. L'UC a longtemps constitu√© la principale composante, et surtout la mouvance la plus mod√©r√©e (notamment pendant les Ev√®nements, sous la direction de Jean-Marie Tjibaou), du FLNKS. Aujourd'hui, elle est supplant√©e par l'UNI et est devenue la tendance la plus dure de la coalition ind√©pendantiste, appelant √† ne faire aucune concession aux anti-ind√©pendantistes et √† se tenir exclusivement √† l'Accord de Noum√©a. Toujours, pour ce qui est de l'avenir institutionnel du territoire, le parti a une position plus mod√©r√©e que le Palika vu qu'il semble opter maintenant pour une ¬ę ind√©pendance association ¬Ľ avec l'Etat fran√ßais, √† l'instar de ce qui se fait dans le Commonwealth ou dans certains Etats insulaires de la r√©gion. Ce parti, depuis qu'il est dirig√© par Pascal Naouna, √©lu √† la t√™te du mouvement en 2001, est essentiellement √† l'origine du fait que le FLNKS n'a plus depuis lors de pr√©sident et n'arrive pas √† adopter de lignes politiques communes pour les diff√©rentes √©ch√©ances √©lectorales.

Ligne politique

D√®s sa cr√©ation le FLNKS s'engage dans un processus de ¬ę lib√©ration nationale ¬Ľ, dans un premier temps en applelant au ¬ę boycott actif ¬Ľ des √©lections territoriales du 18 novembre 1984, puis en pr√©parant la cr√©ation d'un gouvernement provisoire. Depuis les accords de Matignon en 1988 et les accords de Noum√©a en 1998, le parti a adopt√© une ligne plus mod√©r√©e tout en apparaissant de plus en plus divis√©. Sur un plan plus g√©n√©ral, le FLNKS est g√©n√©ralement proche de la gauche socialiste m√©tropolitaine.

Direction

Les pr√©sidents du FLNKS ont √©t√© :

  • Jean-Marie Tjibaou (1984 ‚Äď 1989)
  • Paul N√©aoutyine (24 mars 1990 ‚Äď 9 d√©cembre 1995)
  • Rock Wamytan (1995 ‚Äď 2001)
  • Depuis le 22 d√©cembre 2001, le FLNKS est dirig√© par un bureau politique coll√©gial et n'a plus de pr√©sident depuis. Le bureau politique est compos√© de 8 membres, soit 2 repr√©sentants de chacune des composantes du parti qui assure par alternance la pr√©sidence pour trois mois. Le porte-parole du FLNKS, Victor Tutugoro, devient ainsi le seul visage officiel du mouvement.

√Člus

Au Gouvernement de Nouvelle-Calédonie

Il y a dans le gouvernement Thémereau trois membres indépendantistes du FLNKS, dont 2 UNI-FLNKS et 1 de l'UC. Les 3 UNI sont: la vice-présidente du gouvernement Déwé Gorodey (chargée de la Culture, de la Condition féminine et de la Citoyenneté) et Charles Washetine (chargé de l'Enseignement et des Questions relatives à la Recherche). L'unique membre UC du gouvernement est Gérald Cortot, chargé du secteur des Transports terrestres et maritimes, des Infrastructures et de l'Energie, également chargé du Schéma d'Aménagement et de Développement de Nouvelle-Calédonie.

Toutefois, l'union de l'ensemble des groupes du FLNKS permet √† celui-ci d'augmenter sa repr√©sentation √† 4 membres sur 11 au sein du Second gouvernement Martin √©lu en ao√Ľt 2007 : aux trois membres pr√©c√©dents, qui gardent leurs attributions (D√©w√© Gorodey obtenant en plus les Affaires coutumi√®res), s'ajoute Pierre Ngaiohni (UC) qui prend en charge les dossiers de la Formation professionnelle et du Transport a√©rien domestique.

Apr√®s les √©lections provinciales du 10 mai 2009, le FLNKS est une nouvelle fois divis√© en deux listes :

Au Congrès

Depuis 2000, les diff√©rentes composantes du FLNKS sont g√©n√©ralement divis√©s en deux groupes distincts au Congr√®s, l'un domin√© par l'Union cal√©donienne (7 puis 8 membres de 2000 √† 2004) et l'autre par le Palika (11 puis 10 de 2000 √† 2004). Suite aux √©lections de 2004, deux groupes FLNKS se sont form√©s : un groupe UNI-FLNKS de 8 membres pr√©sid√© par Jean-Pierre Dja√Įw√© et un groupe Union cal√©donienne de 7 membres pr√©sid√© par Bernard Lepeu. Ensuite, l'√©lu de la FCCI Cono Hamu et le dissident de l'UC Jacques Lali√© ont rejoints respectivement les groupes UNI-FLNKS et UC qui comptent donc alors 9 et 8 √©lus. Le FLNKS compte ainsi en fait 16 √©lus sur 54 de 2004 √† 2009, mais les deux groupes adoptent souvent des strat√©gies distinctes.

Depuis les √©lections provinciales du 10 mai 2009, les diff√©rentes forces du FLNKS, qui n'ont constitu√© de liste unitaire que dans le Sud, sont de 18 si√®ges sur 54 dont :

Et le 22 mai suivant, lors de l'√©lection du bureau du Congr√®s, si Rock Wamytan est battu par Harold Martin pour la pr√©sidence, la liste d'union du FLNKS obtient 3 vices-pr√©sidents dont deux UC et une Palika :

Encore une fois, les deux camps forment des groupes distincts :

  • un groupe appel√© ¬ę FLNKS ¬Ľ compos√© de 11 membres domin√© par l'Union cal√©donienne (9 membres) mais cette fois-ci alli√©e aux deux √©lus de la liste unitaire de Province Sud issus d'autres composantes du Front (1 du Palika et 1 du RDO).
  • un groupe appel√© UNI, compos√© des 7 √©lus des listes de ce nom du Nord et des √éles Loyaut√©, dont 6 issus du Palika (le septi√®me est le leader de l'UC Renouveau Jacques Lali√© qui n'est officiellement plus membre du Front).

Dans les Assemblées de Province

En Province Sud

Les ind√©pendantistes n'ont obtenu aucun si√®ge dans la Province Sud en 2004, du fait de l'√©clatement de leur √©lectorat entre 6 listes dont aucunes n'a pass√© la barre des 5 % n√©cessaires pour avoir au moins 1 si√®ge: la liste FLNKS dissidente de Rock Wamytan, la liste UNI d'Adolphe Digou√©, la liste UC de Charles Pidjot et la liste dissidente de l'ancien pr√©sident unitaire du FLNKS et de l'UC Rock Wamytan rien que pour le FLNKS, √† quoi s'ajoutent les listes ind√©pendantistes non FLNKS des Verts men√©s par Rapha√ęl Mapou et de la FCCI men√©e par Fran√ßois Burck.

Pour √©viter que ce ph√©nom√®ne ne se reproduise aux √©lections provinciales, une liste FLNKS a √©t√© constitu√©e sous la direction de Rock Wamytan qui a r√©uni 8,82 % des suffrages exprim√©s et 4 si√®ges sur 40 dont :

En Province Nord

Le FLNKS dispose d'une majorit√© √©crasante en Province Nord avec 18 √©lus sur 22 (11 UNI-FLNKS dont 9 Palika, 1 RDO et 1 UPM ; 7 UC). Depuis le 10 mai 2009, la majorit√© UNI s'est tass√©e (9 √©lus dont 8 Palika et 1 UPM) et l'opposition de l'UC, emmen√©e par le maire de Canala Gilbert Tyuienon, a augment√© avec 8 si√®ges sur 22. Le FLNKS conserve toutefois 17 √©lus sur 22, soit un de moins que lors de la pr√©c√©dente mandature, perdu au profit du Parti travailliste.

Le président de la Province depuis 1999, Paul Néaoutyine, est un ancien président du FLNKS et l'actuel leader de l'UNI et du Palika. De 1989 à 1998, le poste était détenu par un UC, Léopold Jorédié, qui a quitté le Front en mai 1998 pour fonder la FCCI.

En Province des Îles Loyauté

Communes

Suite aux √©lections de 2008, 16 communes sur les 33 que compte le territoire ont un maire FLNKS (7 UC, 7 Palika, 1 divers UNI, 1 UPM). Parmi ces 16 communes, 5 ont √©t√© conquises par une liste d'union du FLNKS (Hiengh√®ne, Kon√©, Lifou, Poindimi√© et Sarram√©a), dans 8 d'entre elles le FLNKS √©tait divis√© entre plusieurs listes qui se sont toutefois unies ensuite pour former la majorit√© municipale (Canala, Houa√Įlou, Kouaoua, Pon√©rihouen, Pou√©bo, Poum, Poya et Touho) et 3 voit les √©lus FLNKS divis√© entre majorit√© et opposition (Ou√©goa o√Ļ le Palika a donn√© le maire et l'essentiel de la majorit√© tandis que l'opposition est uniquement compos√©e de l'UC, √† Ouv√©a o√Ļ la majorit√© est seule compos√©e de l'UC et l'opposition essentiellement compos√©e du Palika et √† Voh o√Ļ le maire sortant Palika a √©t√© r√©√©lu maire tandis que l'UC a vot√© pour un autre candidat). Par rapport √† 2001, le FLNKS, et ses diff√©rentes composantes, ont conserv√© 14 communes, en ont perdu 3 (√ģles Belep pour la FCCI, Pouembout pour un maire apolitique toutefois anti-ind√©pendantiste mais soutenu par une partie des √©lus UC et Yat√© au profit du Comit√© Rheebu Nuu), mais en gagne deux (Poya sur le Rassemblement-UMP et Sarram√©a sur un maire apolitique dont l'ancienne majorit√© soutient toutefois aujourd'hui le nouveau maire). Les communes contr√īl√©es par le FLNKS ou par l'une de ses composantes sont alors :

  • Canala : Gilbert Tyuienon (FLNKS-UC), maire depuis 2001 (24 si√®ges FLNKS sur 27 √©lus sur deux listes diff√©rentes soit 22 UC et 2 UNI, a √©t√© r√©√©lu maire √† l'unanimit√© avec la totalit√© des suffrages du FLNKS et 2 voix sur 3, la troisi√®me √©tant absente, de la FCCI).
  • Hiengh√®ne : Daniel Fisdiepas (FLNKS-UC), maire depuis 1995 (20 si√®ges sur 23 de la liste d'union FLNKS).
  • Houa√Įlou : Valentine Eurisouk√© (FLNKS-UNI-Palika), maire depuis 2008 (22 si√®ges FLNKS sur 27 issus de 3 listes soit 19 Palika de la maire, 2 UC et 1 UNI divers).
  • Kon√© : Joseph Goromido (FLNKS-UNI-Palika), maire depuis 2001 (24 de la liste d'union FLNKS sur 27 dont 14 UNI et 10 UC).
  • Kouaoua : William Nomai (FLNKS-UNI-divers), maire depuis 2008 (10 √©lus FLNKS sur 19 issus de 3 listes, soit 4 Palika, 3 UC et 3 divers ind√©pendantistes de la liste du maire, tous se sont unis pour son √©lection).
  • Lifou : N√©ko Hnepeune (FLNKS-UC), maire depuis 2001 (25 si√®ges sur 33 de la liste d'union FLNKS).
  • Ou√©goa : Marcel Paimbou-Poukoine (FLNKS-UNI-Palika), maire depuis 2008 (14 si√®ges FLNKS sur 19 issus de deux listes, soit 8 UC et 6 UNI, mais celle-ci a obtenu la mairie par le soutien de 5 √©lus issus de 3 listes divers contre le maire sortant C√©zelin Tchoeaoua de l'UC qui forme donc l'opposition).
  • Ouv√©a : Maurice Tillewa (FLNKS-UC), maire depuis 2008 (25 si√®ges FLNKS sur 27 issus de deux listes soit 20 UC qui forment seuls la majorit√© et 5 Palika qui sont dans l'opposition).
  • Poindimi√© : Paul N√©aoutyine (FLNKS-UNI-Palika), maire depuis 1989 (21 de la liste d'union FLNKS sur 27).
  • Pon√©rihouen : Andr√© Gopoea (FLNKS-UNI-UPM), maire depuis 2001 (11 si√®ges FLNKS sur 23 issus de 2 listes, soit 6 UPM et 5 d'une liste d'union FLNKS, tous se sont unis pour l'√©lection du maire avec en plus le soutien de 4 √©lus du Parti travailliste et un √©lu divers ind√©pendantiste, ce dernier devant faire partie de la majorit√© de mani√®re durable).
  • Pou√©bo : Joseph Pada (FLNKS-UC), maire depuis 2001 (12 si√®ges FLNKS sur 19 issus de deux listes soit 6 UC et 6 √©lus de l'Union nationale pour l'ind√©pendance qui se sont unies pour √©lire le maire, la liste UC est arriv√©e toutefois en seconde position derri√®re la liste du Parti travailliste qui forme l'opposition avec 7 si√®ges).
  • Poum : Henriette Hmae (FLNKS-UC), maire depuis 2008 (9 si√®ges FLNKS sur 15 issue de trois listes dont 6 de l'UC et 3 √©lus issus de deux listes dissidentes de la majorit√© UNI sortante, tous se sont unis pour √©lire le maire).
  • Poya : Fran√ßois Meandu-Poveu (FLNKS-UC), maire depuis 2008 (14 si√®ges FLNKS sur 23 issus de 3 listes soit 8 UC, 3 Palika et 3 UPM qui ont tous fait front commun pour √©lire le maire).
  • Sarram√©a : Prisca Hol√©ro (FLNKS-UNI-Palika), maire depuis 2008 (5 de la liste d'union FLNKS sur 15, √©lue maire avec en plus le soutien des 4 √©lus de la liste apolitique de la majorit√© sortante).
  • Touho : Alphonse Poinine (FLNKS-UNI-Palika), maire depuis 2003 (15 si√®ges FLNKS sur 19 issus de 2 listes, soit 8 UNI et 7 UC qui se sont unis pour l'√©lection du maire).
  • Voh : Guigui Dounehote (FLNKS-UNI-Palika), maire depuis 1995 (10 si√®ges FLNKS sur 19 issus de 2 listes, soit 8 UNI et 2 UC, mais ces derniers ont apport√© leur soutient lors de l'√©lection du maire au candidat du Parti travailliste et Guigui Dounehote n'a √©t√© r√©√©lu maire que gr√Ęce au soutien de un des 2 √©lus du Rassemblement-UMP).

Voir aussi

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Liens externes

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