Air Force One

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Air Force One
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L'actuel Air Force One survolant le mont Rushmore dans le Dakota du Sud.

Air Force One est l'indicatif d'appel de tout a√©ronef de l'arm√©e de l'air des √Čtats-Unis dans lequel se trouve le pr√©sident des √Čtats-Unis.

Depuis 1990, la flotte pr√©sidentielle comprend deux Boeing 747-200B r√©am√©nag√©s et sp√©cialement √©quip√©s de mani√®re √† ce que le pr√©sident et son √©quipe puissent se d√©placer de fa√ßon souple et s√Ľre tout en gardant le contact avec les responsables civils ou militaires afin de ne provoquer aucun retard de r√©action en cas de crise. La d√©signation de l'US Air Force pour ces 747 r√©am√©nag√©s est Boeing VC-25A. Les deux appareils sont diff√©renci√©s par leur codes d'empennage : 28 000 et 29 000. M√™me si Air Force One se r√©f√®re au seul avion de l'US Air Force √† bord duquel se trouve le pr√©sident des √Čtats-Unis, ce terme est d√©sormais commun√©ment employ√© pour d√©signer l'un ou l'autre de ces 747 pr√©sidentiels.

La flotte pr√©sidentielle comprend aussi des Boeing C-32 (d√©signation des Boeing 757 sp√©cifiques pour l'US Air Force) acquis en 1998, sp√©cialement am√©nag√©s et reprenant la livr√©e pr√©sidentielle des 747. Ils sont utilis√©s en avions de secours ou lorsque le pr√©sident a besoin de se d√©placer dans des endroits o√Ļ les pistes sont trop courtes pour accueillir les Boeing VC-25A. Ils servent aussi pour le vice-pr√©sident, la First Lady, des membres du cabinet pr√©sidentiel ou certains responsables du Congr√®s.

Cette flotte présidentielle est entretenue par le Presidential Airlift Group, qui fait partie de la 89e escadre de transport aérien de l'Air Mobility Command. Ce groupe est implanté sur la base aérienne d'Andrews à Camp Springs, dans le Maryland, à une quinzaine de kilomètres au sud-est de Washington, DC et de la Maison Blanche.

Sommaire

Les premiers pr√©sidents ¬ę volants ¬Ľ

Avant la Seconde Guerre mondiale, les pr√©sidents se d√©pla√ßaient peu, les longs trajets et l'absence de communications les isolant trop de la vie politique de Washington. Les rares voyages √©taient effectu√©s en train ou le long de la c√īte Est √† bord d'un des Yachts des pr√©sidents des √Čtats-Unis.

L'√©volution du transport a√©rien durant les ann√©es 1940 et 1950 ne manqua pas de modifier cette situation. Franklin Delano Roosevelt fut le premier pr√©sident √† se d√©placer en avion pour se rendre √† la conf√©rence de Casablanca en janvier 1943. L'avion fut choisi car beaucoup plus s√Ľr que le bateau √† la port√©e des sous-marins allemands qui repr√©sentaient encore une menace s√©rieuse dans l'oc√©an Atlantique. L'avion utilis√© √©tait un hydravion Boeing 314.

Le premier avion sp√©cialement r√©am√©nag√© pour le pr√©sident fut un C-87A Liberator Express, un avion de transport d√©riv√© du bombardier Consolidated B-24. Il fut surnomm√© Guess Where II (¬ę Devinez o√Ļ II ¬Ľ). Il fut suivi d'un C-54 Skymaster, Sacred Cow (¬ę Vache sacr√©e ¬Ľ), dans lequel Roosevelt se rendit √† la conf√©rence de Yalta en f√©vrier 1945. Cet avion comprenait une partie couchettes, un radio-t√©l√©phone et un monte-charge r√©tractable, le pr√©sident Roosevelt, handicap√©, √©tant en fauteuil roulant. Le C-87A fut alors principalement destin√© au transport de la First Lady Eleanor Roosevelt.

Après la mort de Roosevelt au printemps 1945, le vice-président Harry S. Truman lui succéda. Il remplaça le C-54 par une version modifiée d'un C-118 Liftmaster, la dénomination de l'US Air Force du Douglas DC-6, nommé Independence, peut-être en référence à la ville d'origine du nouveau président, Independence dans le Missouri. Ce fut le premier avion présidentiel qui arborait l'emblème de l'aigle américain peint sur son fuselage.

Plus tard, le pr√©sident Dwight D. Eisenhower introduisit quatre autres avions √† h√©lice pour le transport pr√©sidentiel : deux Lockheed C-121 Constellation (VC-121E) nomm√©s Columbine II et Columbine III (le nom fut donn√© par la First Lady Mamie Eisenhower d'apr√®s la columbine, l'embl√™me floral du Colorado, son √Čtat d'adoption) et deux Aero Commander. Ces derniers seront les plus petits Air Force One de l'histoire du transport pr√©sidentiel am√©ricain. Le pr√©sident Eisenhower fit moderniser la technologie √† bord en y ajoutant deux t√©l√©phones et un t√©lex air/sol.

C'est sous son mandat qu'un indicatif sp√©cifique fut cr√©√© pour l'avion pr√©sidentiel. Il intervint apr√®s un incident en 1953 o√Ļ un vol commercial d'Eastern Airlines (8610) avait le m√™me num√©ro de vol que l'avion pr√©sidentiel (Air Force 8610). Les deux avions s'√©tant trouv√©s dans la m√™me zone a√©rienne, il en r√©sulta une confusion. Apr√®s cet incident, l'indicatif unique d'¬ę Air Force One ¬Ľ pour l'avion de l'US Air Force dans lequel se trouvait le pr√©sident fut mis en service pour des raisons de s√©curit√©.

Vers la fin de la pr√©sidence d'Eisenhower en 1958, l'US Air Force ajouta 3 Boeing 707-153 (d√©nomm√©s Boeing VC-137A et d√©sign√©s sous les codes SAM 970, 971 et 972, SAM pour Sp√©cial Air Mission) √† la flotte pr√©sidentielle. Eisenhower devint le premier pr√©sident √† utiliser un Boeing 707, lors de son tour de bonne volont√© "Flight to Peace" du 3 d√©cembre au 22 d√©cembre 1959. Il visita 11 pays asiatiques, parcourant 35 000 km en 19 jours, soit environ deux fois plus vite qu'il n'aurait pu le faire sur un des Columbine. Plus tard, ces avions recevront de nouveaux r√©acteurs et seront d√©nomm√©s Boeing VC-137B; ils furent affect√©s √† la 89e escadre de transport a√©rien. Ils n'√©taient alors pas √† l'usage exclusif du pr√©sident mais pouvaient aussi √™tre utilis√©s par des membres du Cabinet pr√©sidentiel ou des √©lus du Congr√®s am√©ricain.

Dès son élection, le président John Kennedy utilisera ces 707 pour des voyages au Canada, en France, en Autriche et au Royaume-Uni. Deux de ces avions sont actuellement exposés au Museum of Flight à Seattle (Washington) et au Pima Air and Space Museum à Tucson (Arizona).

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Boeing 707 VC-137

Le Boeing 707 SAM 27000 décollant de l'aéroport de Londres Heathrow avec le président Reagan à bord.
Arrivée de Nancy et Ronald Reagan à Moscou en 1988 à bord du Boeing 707 SAM 27000.

En octobre 1962, l'administration Kennedy acheta un C-137 Stratoliner, une version modifiée d'un Boeing 707 à long rayon d'action, le premier avion conçu spécialement pour un usage présidentiel et à porter la désormais célèbre livrée bleu et blanc. Il sera connu sous la désignation de Boeing VC-137 et immatriculé SAM 26000 (SAM pour Special Air Mission).

L'US Air Force avait tent√© de cr√©er une livr√©e pr√©sidentielle sp√©ciale pour cet avion, de couleur rouge et m√©tal dor√© avec le nom des √Čtats-Unis √©crit dans la police de caract√®res Letter block. Mais Kennedy trouva que l'avion faisait trop "royal" et sur les conseils de sa femme Jacqueline Kennedy, il fit appel au d√©signer am√©ricain d'origine fran√ßaise Raymond Loewy qui participa √† la conception d'une version distinctive aussi bien dehors que dedans. Loewy demanda l'avis du pr√©sident et sa premi√®re recherche l'emmena aux Archives nationales am√©ricaines. En regardant la premi√®re copie de la D√©claration d'ind√©pendance, il vit le nom des √Čtats-Unis d'Am√©rique √©crit d'une mani√®re espac√©e dans une casse haute et une police de caract√®res nomm√©e Caslon qu'il allait reprendre. Il choisit d'exposer l'aluminium poli sur la partie basse du fuselage et d'utiliser deux bleus distincts : un bleu ardoise associ√© avec le d√©but de la jeune r√©publique am√©ricaine et de la pr√©sidence, et un bleu cyan plus contemporain pour repr√©senter le pr√©sent et l'avenir. Le sceau pr√©sidentiel fut ajout√© sur les deux c√īt√©s du fuselage, pr√®s du nez de l'appareil et un grand drapeau am√©ricain fut peint des deux c√īt√©s de l'empennage. Sur les c√īt√©s de l'appareil, on pouvait lire : " UNITED STATES OF AMERICA ". Le travail de Loewy re√ßut imm√©diatement l'√©loge du pr√©sident et de la presse, et cette livr√©e pr√©sidentielle allait devenir une ic√īne mondiale. Elle sera adapt√©e en 1989 aux nouveaux et plus grands Boeing 747 pr√©sidentiels.

Le Boeing VC-137 SAM 26000 fut livr√© √† la base a√©rienne d'Andrews, dans le Maryland, le 10 octobre 1962. Le pr√©sident Kennedy, accompagn√© de sa femme, l'utilisa pour la premi√®re fois en novembre 1962 pour se rendre aux fun√©railles d'Eleanor Roosevelt, √† New York. En juin 1963, il l'utilisa pour se d√©placer en Irlande et en Allemagne (dont Berlin-Ouest o√Ļ il pronon√ßa sa tr√®s fameuse phrase Ich bin ein Berliner). Un mois plus tard, le SAM 26000 battit 30 records de vitesse en transportant une d√©l√©gation am√©ricaine √† Moscou, dont celui du vol le plus rapide sans escale entre les √Čtats-Unis et l'Union sovi√©tique.

Le 22 novembre 1963, c'est √©galement √† bord cet avion que John Kennedy se rendit √† Dallas o√Ļ il allait √™tre assassin√©. Apr√®s son d√©c√®s, le vice-pr√©sident Lyndon Baines Johnson, qui √©tait pr√©sent dans le cort√®ge, deux voitures derri√®re celle de Kennedy, pr√™ta serment comme nouveau pr√©sident √† bord d'Air Force One √† l'a√©roport de Love Field de Dallas avant que l'avion ne d√©colle. La d√©pouille du pr√©sident Kennedy fut rapatri√©e dans l'avion. Les pilotes refus√®rent que le cercueil soit mis dans la soute et exig√®rent qu'il soit plac√© en cabine par respect pour le pr√©sident assassin√© (depuis pour leurs obs√®ques nationales √† Washington, les cercueils des anciens pr√©sidents, Johnson, Nixon, Ford et Reagan, ont tous √©t√© transport√©s en cabine √† bord d'un des avions de la flotte pr√©sidentielle[1]).

Lyndon Johnson prête serment à bord du Boeing 707 SAM 26000 à l'aéroport de Love Field à Dallas, devant la juge Sarah T. Hughes en présence de Jacqueline Kennedy.

Johnson fera quelques r√©am√©nagements int√©rieurs et sera le pr√©sident qui utilisera le plus le Boeing 707 SAM 26000, parcourant plus de 836 000 km pendant les cinq ans de sa pr√©sidence, au point de surnommer Air Force One ¬ę mon petit avion personnel ¬Ľ (my own little plane). Il voyagea ainsi deux fois au Vi√™t Nam et r√©alisa des tourn√©es en Asie en 1968 et 1969. L'ann√©e suivante, il entreprit un des plus curieux voyages pr√©sidentiels, faisant un tour du monde selon un itin√©raire quasiment pas planifi√©, avec des escales en Californie, Hawa√Į, Australie, Tha√Įlande, Sud-Vi√™t Nam, Pakistan et Rome.

Son successeur Richard Nixon profitera d'une grande inspection technique de l'appareil pour le faire entièrement réaménager et moderniser les équipements à bord. Il fera installer une suite de 3 pièces pour lui et sa famille, comprenant une chambre, un salon et une petite cuisine à l'avant. Les sièges pour les membres du Secret Service, l'équipe du président et ses invités se situaient alors à l'arrière de l'appareil.

Le 707 SAM 26000 sera en service de 1962 à 1998, fonctionnant de la présidence Kennedy jusqu'à la présidence Clinton. Il sera toutefois remplacé comme avion principal par un autre Boeing VC6-137, SAM 27000 en 1972. Nixon fut le premier président à l'utiliser et cet avion servira jusqu'à l'arrivée des deux Boeing 747 (SAM 28000 et SAM 29000) en 1990. Mais lorsqu'il voyageait en famille, Nixon préférait reprendre l'ancien SAM 26000 qu'il jugeait plus adapté pour cela.

Comme second avion, le SAM 26000 sera utilis√© pour le transport du corps de l'ancien pr√©sident Johnson en 1973 lors des fun√©railles nationales √† Washington. En octobre 1981, il am√®nera le vice-pr√©sident Georges H. W. Bush et les anciens pr√©sidents J. Carter et R. Nixon aux obs√®ques d'Anouar El Sadate en √Čgypte, le pr√©sident Reagan ne s'y √©tant pas rendu lui-m√™me pour des raisons de s√©curit√©. En 1994, Nixon meurt √† New York. Son corps sera rapatri√© en Californie par le SAM 26000. Celui-ci effectua son dernier vol en 1998 pour rejoindre le National Museum of the United States Air Force √† Dayton dans l'Ohio o√Ļ il est toujours expos√©.

Le SAM 27000 raccompagna Nixon de Washington en Californie après sa démission. Ayant décollé avec l'indicatif Air Force One, il en changera pour l'indicatif Air Force 27000[2] au-dessus du Missouri, le vice-président Gerald Ford ayant entretemps prêté serment comme président. Sous la houlette de G. Ford, dans un contexte de détournements d'avion et de montée du terrorisme dans le monde, les deux 707 seront équipés de systèmes antimissiles.

Ronald Reagan √† bord du SAM 27 000. Remarquez le sceau du Pr√©sident des √Čtats-Unis accroch√© sur la cloison √† l'arri√®re et le blouson bleu Air Force One. Il est devenu une coutume que chaque fois que le pr√©sident monte √† bord d'Air Force One, il retrouve sur son si√®ge le blouson l√©ger marqu√© de son nom que porte l'√©quipage d'Air Force One.

Ronald Reagan sera l'un des plus grands voyageurs sur le SAM 27000, parcourant plus d'un million de kilom√®tres √† travers le monde pour mettre en Ňďuvre sa politique √©trang√®re, mais aussi dans une large mesure pour se rendre dans son ranch en Californie o√Ļ il passait beaucoup de temps.

George H. W. Bush sera le dernier √† l'utiliser comme avion principal jusqu'en 1990 et l'arriv√©e des deux Boeing 747 VC-25. Le SAM 27000 sera conserv√© comme avion de secours ou pour desservir de petits a√©roports incapables d'accueillir les 747, pendant les pr√©sidences de Bush p√®re, Clinton et Bush fils. Il effectua son dernier voyage pr√©sidentiel le 29 ao√Ľt 2001 en transportant le pr√©sident Georges W. Bush et sa famille √† l'a√©roport de Waco au Texas, le ranch familial de Prairie Chapel se trouvant √† proximit√©. Il s'envola une derni√®re fois, pour l'a√©roport international de San Bernardino en Californie o√Ļ il fut d√©mont√© (ailes, empennage et trains d'atterrissage) pour √™tre transport√© par la route jusqu'√† la Ronald Reagan Presidential Library, la biblioth√®que pr√©sidentielle d√©di√©e √† la pr√©sidence Reagan, √† Simi Valley o√Ļ il fut r√©assembl√© et s'y trouve d√©sormais expos√©.

Dernier atterrissage du Boeing 707 SAM 26000 à la base aérienne de Wright-Patterson à Dayton dans l'Ohio en 1998 pour être exposé au National Museum of the United States Air Force situé dans cette base.
Le Boeing 707 SAM 27000 exposé dans le pavillon "Air Force One" de la Ronald Reagan Presidential Library à Simi Valley en Californie. Un hélicoptère Marine One utilisé par le président Reagan y est aussi exposé.

Boeing 747 VC-25A

Les 2 Boeing VC-25A à la base aérienne d'Hickam lors d'une visite du président Bush à Hawaii en 2003

C'est sous la présidence de Ronald Reagan que débutèrent la fabrication et l'aménagement de deux Boeing 747 200B affectés au transport présidentiel. Le premier fut mis en service en 1989. Le vol initial en tant qu'Air Force One eut lieu le 6 septembre 1990 et transporta le président George H. W. Bush au Kansas puis en Floride avant de rentrer sur Washington[3].

Son fils, George W. Bush, durant ses huit ans de pr√©sidence a vol√© plus de 1675 fois[4], 200 fois en moyenne par ann√©e, sur Air Force One. La plupart de ses vols √©taient aux mains du colonel Mark Tillman[4], commandant du Presidential Airlift Group au sein de la 89th Airlift Wing (89e escadre de transport) qui l'a ainsi emmen√© dans tous les √Čtats am√©ricains √† l'exception du Vermont et dans 75 pays √©trangers[4]. Le colonel Tillman a pris sa retraite de l'US Air Force √† la fin du mandat de George Bush, accomplissant son dernier voyage √† bord de l'un des deux 747 VC 25A pour raccompagner l'ancien pr√©sident au Texas[4] son √©tat d'origine, quelques heures seulement apr√®s la prestation de serment de son successeur Barack Obama.

Le pr√©sident Bush vola √©galement une fois sans l'indicatif Air Force One, lors d'un voyage secret √† Bagdad (o√Ļ il ne resta que quelques heures) en novembre 2003 pour c√©l√©brer la Thanksgiving avec les troupes am√©ricaines. Le 747 s'identifia aux contr√īles a√©riens comme un Gulfstream de l'US Air Force[5]. L'avion pr√©sidentiel de secours qui suivait fit de m√™me[5].

Barack Obama a effectu√© son premier vol sur Air Force One en tant que pr√©sident le 5 f√©vrier 2009 dans un court voyage pour se rendre de Washington √† Williamsburg[6] en Virginie. Alors qu'il n'√©tait que pr√©sident-√©lu (president-elect), l'un des avions pr√©sidentiels, un Boeing C-32, fut mis √† sa disposition pour son d√©part d√©finitif de Chicago vers Washington le 5 janvier 2009 (ce qui fera appeler l'avion par une journaliste du New York Times ¬ę Air Force One-elect[7] ¬Ľ). L'avion √©tait alors pilot√© par le colonel Scott Turner qui est le nouveau pilote attitr√© du pr√©sident am√©ricain (en 2005, Barack Obama, alors s√©nateur, avait pris une fois Air Force One lors d'un retour de Springfield (Illinois) vers Washington DC, invit√© par George W. Bush pour rentrer sur la capitale f√©d√©rale apr√®s que les deux hommes eurent particip√© √† l'inauguration de l' Abraham Lincoln Presidential Library and Museum[6]).

George Bush à bord d'Air Force One au téléphone avec le vice-président Cheney le 11 septembre 2001. L'avion rentre alors vers la base aérienne d'Andrews, escorté par deux chasseurs de l'US Air Force.

Air Force One pendant le 11 septembre 2001

Air Force One connaitra sa plus importante situation de crise pendant les attentats du 11 septembre 2001. Le pr√©sident Bush est en d√©placement dans une √©cole √† Sarasota en Floride lorsqu'on l'informe de l'attaque terroriste sur les tours du World Trade Center. Il va alors tenir sa premi√®re r√©union de catastrophe dans une classe de l'√©cole rapidement am√©nag√©e et √©quip√©e en syst√®me de communications par le Secret Service. Moins d'une heure plus tard, le pr√©sident s'envole en urgence sur Air Force One de l'a√©roport international de Sarasota-Bradenton. L'avion va atteindre une altitude de croisi√®re et faire des cercles pendant quarante minutes en attente du choix d'une destination s√©curis√©e. L'espace a√©rien ayant √©t√© boucl√©, il est, outre les jets de l'arm√©e am√©ricaine, le seul appareil en vol au-dessus des √Čtats-Unis[5]. C'est depuis son bord que le pr√©sident Bush donne l'autorisation d'abattre tout avion de ligne et autres mena√ßants. Il ira se poser d'abord sur la base a√©rienne de Barksdale en Louisiane, alors en √©tat d'urgence. En effet, le pr√©sident souhaitait faire une annonce nationale sur les ondes, mais en √©tait dans l'impossibilit√© √† bord d'Air Force One[5]. Le temps de ravitailler le VC-25A en carburant et surtout en vivre pour plusieurs mois[r√©f. n√©cessaire] (dans le cas d'un si√®ge), il repartira vers la base a√©rienne d'Offutt dans le Nebraska o√Ļ se trouve le bunker de l'United States Strategic Command, avant de retourner √† Washington, D.C. Il est alors escort√© par des F-16 de l'US Air Force, une premi√®re pour un vol d'Air Force One au-dessus du territoire am√©ricain[5]. Les officiels de la Maison Blanche expliqueront le lendemain qu'ils disposaient d'informations que la Maison Blanche et Air Force One √©taient des cibles pr√©vues par les terroristes. L'enqu√™te ult√©rieure d√©montrera que l'avion pr√©sidentiel ne figurait pas dans les cibles programm√©es par les auteurs des attentats.

Depuis lors, Air Force One a été équipé en conséquence afin de permettre au président de faire une annonce en radiodiffusion nationale directement depuis l'appareil en vol[5].

Incident du 27 avril 2009 au-dessus de New York

Photo du Boeing VC-45 prise au-dessus de la statue de la Liberté le 27 avril 2009. Le survol de la ville provoquera un début de panique à Manhattan.

Le 27 avril 2009, un des Boeings VC-25A accompagné de deux chasseurs de l'US Air Force survole New York à basse altitude pour être pris en photos au-dessus de la statue de la Liberté et d'autres lieux emblématiques de la ville. Cette vision d'un avion de ligne suivi par des avions de chasse créa un début de panique chez certains New-Yorkais, marqués par les attentats du 11 septembre 2001, et provoqua la colère du maire de la ville Michael Bloomberg non prévenu de ce survol[8]. Louis Caldera, directeur du bureau militaire de la Maison Blanche, qui avait planifié cette opération dut présenter des excuses publiques et une opération similaire qui devait avoir lieu au-dessus de Washington les semaines suivantes fut purement et simplement annulée. Louis Caldera a été contraint de démissionner le 8 mai 2009 suite à cet événement.

Caractéristiques des 747 VC-25A

Air Force One à l'aéroport de Zagreb en mars 2008. Remarquez la légère protubérance sur le haut du nez (c'est un "cache" qui masque un réceptacle, lequel une fois ouvert permet de ravitailler en vol en carburant Air Force One via un avion ravitailleur). Notez aussi les deux petites antennes latérales sous les derniers hublots de la première rangée.
Barack Obama montant √† bord d'Air Force One pour la premi√®re fois en tant que pr√©sident en f√©vrier 2009. On aper√ßoit le sceau du pr√©sident des √Čtats-Unis sur la carlingue et sur l'int√©rieur de la porte. Les hublots √©clair√©s sont ceux de la suite pr√©sidentielle, √† l'avant de l'appareil.

Si les deux Boeing 747 pr√©sidentiels pr√©sentent trois niveaux comme les Boeing 747 standard, leur int√©rieur a √©t√© totalement r√©am√©nag√©. Le c√Ęblage √©lectrique, long de 383 kilom√®tres, est deux fois celui d'un Boeing 747 ordinaire, et est blind√© pour r√©sister aux ondes √©lectro-magn√©tiques g√©n√©r√©es par une explosion atomique. S'y ajoutent des contre-mesures √©lectroniques, un brouilleur radar, des leurres pour tromper des missiles √† t√™te chercheuse, ainsi que d'autres √©quipements dont la nature pr√©cise est tenue secr√®te.

L'avion a une capacit√© de vol de 12 600 km, soit environ un tiers du tour de la terre avec 80 personnes √† bord. Il peut √™tre ravitaill√© en vol. En 2008, le co√Ľt d'une heure de vol √©tait estim√©e √† 40 000 dollars[3], principalement pour le carburant. L'avion reprend la livr√©e de bleus et blanc avec l'inscription "United States of America" courant sur la partie haute du fuselage, qui avait √©t√© cr√©√©e par Raymond Loewy pour le Boeing 707 utilis√© par le pr√©sident Kennedy. Le drapeau am√©ricain est repr√©sent√© sur les deux c√īt√©s de la d√©rive et le sceau du Pr√©sident des √Čtats-Unis, pr√®s des deux portes avant de l'appareil.

George et Laura Bush montant par la porte basse avant
George et Laura Bush arrivant à l'aéroport d'Orly (Paris) en juin 2008

Les 747 VC-25A pr√©sentent une superficie de 370 m¬≤, reconfigur√©e pour pouvoir r√©pondre aux besoins pr√©sidentiels. Le plus bas des trois niveaux est principalement am√©nag√© en soute √† bagages et pour le stockage de la subsistance √† bord. L'avion peut emporter plus de 2 000 repas de mani√®re √† rester autonome toute la dur√©e du voyage pr√©sidentiel. Ce niveau poss√®de aussi, √† l'avant et √† l'arri√®re, deux portes passagers annexes √† l'appareil utilis√©es pour le service, lesquelles permettent aussi de monter et descendre sans passerelle a√©roportuaire. Le deuxi√®me niveau est occup√© par le pr√©sident et sa proche √©quipe, et le troisi√®me (la "bosse" des 747) comprend le cockpit, un petit espace de repos pour l'√©quipage avec 4 si√®ges et tables d'un c√īt√© et deux couchettes de l'autre et √† l'arri√®re un centre o√Ļ 4 personnes g√®rent les communications et la protection de l'appareil. Ce centre permet ainsi √† l'avion de disposer de 87 lignes de t√©l√©phone dont des communications s√©curis√©es, d'Internet et de recevoir les chaines satellite de t√©l√©vision[5].

Le deuxi√®me niveau est am√©nag√©, de l'avant vers l'arri√®re du 747, avec un espace pr√©sidentiel qui comprend la suite pour le pr√©sident avec une chambre-salon situ√©e √† la pointe avant de l'avion, meubl√©e avec deux canap√©s convertibles en deux couchettes, des fauteuils et un bureau de travail, une petite salle de bains √©quip√©e d'une douche, de deux lavabos et de toilettes, un grand bureau avec un large bureau de travail, un fauteuil invit√© et un large canap√© d'angle. Cet espace est desservi par un couloir courant sur le c√īt√© gauche de l'avion, avec c√īt√© espace pr√©sidentiel un sas vers la porte ext√©rieure principale utilis√©e habituellement par le pr√©sident. Se trouvent √©galement dans ce couloir, toujours c√īt√© espace pr√©sidentiel un canap√© et deux si√®ges occup√©s pendant le vol par deux membres du Secret Service[1]. Contig√ľe au bureau, se trouve une pi√®ce m√©dicale qui comprend une table d'op√©ration, un appareil de radiographie, des √©quipements et fournitures de m√©decine d'urgence et une pharmacie bien fournie. Un m√©decin et une infirmi√®re sont pr√©sents durant tous les vols pr√©sidentiels. George W. Bush y avait fait rajouter un temps un tapis roulant d'entrainement. Apr√®s les escaliers d'acc√®s au niveau sup√©rieur et inf√©rieur[1] et le long du couloir, se trouvent sur la partie droite, un petit salon salle √† manger pour 4 personnes, deux cuisines (avec le petit office du niveau sup√©rieur, elle peuvent pr√©parer et servir jusqu'√† cent personnes √† la fois), une salle de conf√©rence insonoris√©e comprenant √©crans t√©l√©, t√©l√©phones, une grande table pour 8 personnes et des canap√©s le long des parois pouvant se transformer en lit. Le couloir dessert un espace de 8 si√®ges en face √† face avec tables et 4 si√®ges suppl√©mentaires et un petit local avec bureaux avec ordinateurs et imprimantes. On d√©bouche enfin sur la partie arri√®re de l'appareil, marquant la fin de la partie surnomm√©e ¬ę La Maison Blanche ¬Ľ, nom donn√© √† l'espace utilis√© par le pr√©sident et ses proches collaborateurs. Outre une cloison avec porte, cette limite est aussi marqu√©e par un changement de la couleur de la moquette (passant du beige au bleu) ainsi que par des boucles de ceinture de si√®ge qui ne portent plus le sceau pr√©sidentiel[1]. Cette partie arri√®re, de conception plus classique, comprend un premier espace avec au centre 8 fauteuils en 2x2 en face √† face avec table centrale et sur les c√īt√©s deux si√®ges suppl√©mentaires et des portes d'acc√®s ext√©rieures. C'est l'espace invit√© o√Ļ souvent s'assoient les personnalit√©s qui accompagnent le pr√©sident sur un voyage. Cet endroit est aussi pr√©vu pour √™tre facilement am√©nageable pour le transport du cercueil des anciens pr√©sidents √† bord d'Air Force One[1], comme cela fut le cas pour les obs√®ques nationales de Ronald Reagan et de Gerald Ford. Suivent trois espaces distincts √©quip√©s de si√®ges semblables √† des si√®ges de classe affaire d'une compagnie a√©rienne r√©guli√®re. On trouve d'abord de chaque c√īt√© de l'escalier d'acc√®s au niveau inf√©rieur, une dizaine de si√®ges r√©serv√©s au personnel de s√©curit√© (Secret Service et US Air Force) puis sur la partie droite et centrale quatorze si√®ges dont 2 avec bureaux, en g√©n√©ral occup√©s par les journalistes autoris√©s √† accompagner le pr√©sident √† bord d'Air Force One[9] (le reste du pool de journalistes am√©ricains accr√©dit√©s suivent √† bord d'un autre avion, souvent un 747 affr√©t√© √† United Airlines, mais dont les places sont payantes[9]) et sur la partie gauche une dizaine de si√®ges pour l'√©quipage. Se trouvent √©galement dans cette partie arri√®re de petits espaces de service, des toilettes et un escalier d'acc√®s √† la soute et √† la porte arri√®re annexe. Une r√®gle sur Air Force One veut qu'un voyageur, hors personnel de bord, peut toujours se d√©placer vers l'arri√®re de la place qui lui est affect√©e mais jamais vers l'avant[1]. Les journalistes ou voyageurs de l'arri√®re sont ainsi strictement cantonn√©s √† cet espace[10].

Lors des visites pr√©sidentielles, le 747 sur le tarmac s'arr√™te toujours avec le c√īt√© gauche tourn√© vers le public et les officiels, c√īt√© o√Ļ se trouve la porte principale de l'appareil. Cela permet aussi d'am√©liorer la s√©curit√© en cachant le c√īt√© ou se trouvent le bureau, le salon et la salle de conf√©rence pr√©sidentiels.

Lors de ces déplacements, la logistique présidentielle implique que le 747 soit précédé par un convoi aérien de quelques avions cargos (incluant en général au moins deux C-17 Globemaster III) qui transportent la limousine présidentielle ("Cadillac One"), une limousine similaire de secours, d'éventuelles autres limousines pour servir de leurre[3], une ambulance et d'autres équipements nécessaires à l'entourage présidentiel. Des hélicoptères présidentiels du HMX-1 VH-3D Seaking et VH-60N Whitehawk en tant que Marine One sont également transportés[3]. Un autre avion présidentiel de secours (l'autre 747 VC-25A ou un Boeing C-32) accompagne aussi Air Force One lors des déplacements.


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√Čquipage

Air Force One vole toujours avec un pilote, un co-pilote, un ingénieur-mécanicien et un navigateur[5]. L'équipage comprend également un chef steward dirigeant une équipe de plusieurs personnes dont cinq affectées aux cuisines et un chef de sécurité à la tête d'une équipe chargée de la sécurité de l'avion en l'air et, avec le Secret Service, au sol. L'équipage complet, tous membres de l'US Air Force, comprend ainsi 26 personnes[5] (pour 80 passagers maximum).

Autres avions

Certains autres avions sont ou ont √©t√© op√©r√©s par la 89e escadre dont certains ont pu servir d'Air Force One √† l'occasion comme le Lockheed C-140 Jetstar dans les ann√©es 1970 et 1980. Actuellement la flotte pr√©sidentielle, outre les deux Boeing 747 comprend des Boeing C-32 (d√©signation du Boeing 757 sp√©cifiques pour l'US Air Force) qui portent √©galement le sceau et la livr√©e pr√©sidentiels. Ces 3 avions sont stationn√©s et entrenus √† la base a√©rienne d'Andrews o√Ļ un hangar sp√©cifiquement construit les abrite tous les trois[5].

Boeing C-32, fréquemment utilisé comme Air Force Two

Air Force Two

Article d√©taill√© : Air Force Two.

Lorsque le vice-pr√©sident des √Čtats-Unis voyage √† bord d'un a√©ronef de l'US Air Force, celui-ci prend l'indicatif Air Force Two m√™me si le vice-pr√©sident voyage sur l'un des deux 747 pr√©sidentiels (le pr√©sident √©tant susceptible d'utiliser l'un ou l'autre des appareils, leur am√©nagement int√©rieur est identique). Le vice-pr√©sident voyage plus fr√©quemment sur le Boeing C-32 ou sur un Boeing C-40 de l'US Air Force.

Futur Air Force One

Le magazine en ligne Flight Global indiquait en octobre 2007 que l'Air Mobility Command de l'US Air Force étudiait déjà un possible remplaçant pour les deux Boeing 747 VC-25A dont les nouveaux Boeing 747-8 et Airbus A380[11]. Le 7 janvier 2009, le Materiel Command de l'US Air Force a émis une nouvelle demande de propositions (New Request For Proposals ou RFP) pour un avion de remplacement qui rentrerait en service vers 2017, suivi par deux autres exemplaires en 2019 et 2021[12]. Boeing semble être à ce jour (février 2009) le seul constructeur fournisseur intéressé pour fournir un tel avion[13].

Dans la culture populaire

Air Force One est probablement, apr√®s la Maison Blanche et son bureau ovale, le symbole le plus connu du pr√©sident am√©ricain. Il est au centre de l'action d'Air Force One, film de 1997 avec Harrison Ford. Il appara√ģt dans plusieurs autres films comme New York 1997,Independence Day, 2012, Superman, Dans la ligne de mire et Transformers, dans des s√©ries t√©l√©vis√©es comme 24 Heures Chrono, √Ä la Maison Blanche, NCIS : Enqu√™tes sp√©ciales (voir √©pisode pilote) ou encore Commander in Chief et dans plusieurs livres.

Mais ces films prennent souvent des libertés avec les caractéristiques réelles de l'appareil ainsi Air Force One décrit des parachutages depuis une plateforme arrière (impossible à cause de la trainée d'un 747) et une capsule d'éjection (qui n'existe pas).

L'avion a fait l'objet d'un timbre des postes américaines à 4,60 USD.

En 2006, un graffeur américain, Marc Ecko monta un canular à l'aide d'un habile montage vidéo[14] faisant croire qu'il avait réussi à graffer l'un des réacteurs d'Air Force One.

Exposition des anciens avions

Le SAM 27000 "Air Force One" et un des hélicoptères "Marine One" exposés à la Ronald Reagan Presidential Library

Plusieurs avions pr√©sidentiels ayant servi comme Air Force One sont d√©sormais expos√©s au public :

Autres moyens aériens présidentiels

Articles d√©taill√©s : Marine One, Army One, Navy One, Coast Guard One, Executive One et Boeing E-4.

Les hélicoptères présidentiels sont opérés par le Corps de Marines. Lorsque le président voyage sur l'un de ceux-ci, ce dernier a alors la désignation de Marine One. Jusqu'en 1976, le transport présidentiel par hélicoptère était partagé avec l'US Army, l'hélicoptère de l'armée prenait alors le code Army One.

Lors du transport d'un pr√©sident am√©ricain en exercice sur un a√©ronef de l'US Navy, celui-ci prend le code de Navy One. Cela ne s'est produit qu'une seule fois, le 1er mai 2003 lorsque George W. Bush apponta sur le porte-avions USS Abraham Lincoln, pour y prononcer son discours Mission accomplie annon√ßant la fin des combats apr√®s l'invasion de l'Irak. Si un pr√©sident √©tait amen√© √† utiliser un avion ou un h√©licopt√®re des gardes-c√ītes, celui-ci aurait l'indicatif Coast Guard One.

Pour un voyage sur un avion civil, celui-ci a le code Executive One[15] . Cela n'est arriv√© qu'une fois en 1973 lorsque Richard Nixon prit un vol r√©gulier d'United Airlines entre Washington et Los Angeles pour ¬ę montrer l'exemple √† la nation pendant la p√©riode actuelle de crise de l'√©nergie ¬Ľ et ¬ę montrer sa confiance dans les lignes a√©riennes ¬Ľ. N√©anmoins, l'avion √©tait suivi par Air Force One.

Le 8 mars 2000, le Président Bill Clinton a voyagé au Pakistan à bord d'un Gulfstream III, un jet d'affaire de l'US Air Force, sans marquage, tandis qu'un autre avion avec le code radio "Air Force One" volait sur la même route quelques minutes plus tard. Cette diversion fut rapportée par la suite par différents médias américains. Cette diversion a sans doute été menée afin d'éviter qu'une attaque terroriste n'abatte l'appareil dans lequel se trouvait le président.

L'US Air Force op√®re √©galement 4 Boeing E-4 sp√©cialis√©s dans le r√īle de poste de commandement en cas de guerre nucl√©aire. Durant la guerre froide, un Boeing E-A suivait √† distance Air Force One dans ses d√©placements, car il √©tait nettement mieux √©quip√© que ce dernier en t√©l√©communications en cas de guerre mondiale et devait alors servir de Poste de commandement volant pour le pr√©sident am√©ricain.

√Čquivalents dans d'autres pays

De nombreux pays disposent d'avions d√©di√©s aux transport de leur chef d'√Čtat, chef et membres du gouvernement, le plus souvent op√©r√© par l'arm√©e de l'air du pays ou la compagnie a√©rienne nationale.

En France, l'avion transportant le Président de la République porte l'indicatif COTAM 0001 (Cotam Unité). Depuis novembre 2010, l'appareil présidentiel utilisé est un Airbus A330-200.

Notes et références

  1. ‚ÜĎ a, b, c, d, e et f (en) "Power Player", reportage vid√©o sur Air Force One par Chris Wallace, Fox News.
  2. ‚ÜĎ Documentaire de National Geographic, de Peter Schnall, 2001.
  3. ‚ÜĎ a, b, c et d (en) Page sur Air Force One sur National Geographic.
  4. ‚ÜĎ a, b, c et d (en) "Air Force One Pilot Calls It Quits " par Mark Knoller, CBS News, 17 janvier 2009.
  5. ‚ÜĎ a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Documentaire National Geographic "On board Air Force One", janvier 2009.
  6. ‚ÜĎ a et b "Obama's Maiden Voyage on AF1" sur Political Punch, le blog de Jake Tapper, correspondant d'ABC News √† la Maison Blanche, 5 f√©vrier 2009.
  7. ‚ÜĎ (en) "Do They Call It Air Force One-Elect?" par Jackie Calmes, 4 janvier 2009.
  8. ‚ÜĎ Blog de Fran√ßois Cl√©menceau, correspondant d'Europe 1 √† New York.
  9. ‚ÜĎ a et b (en) "Inside the Presidency" par Elisabeth Bumiller, National Geographic, janvier 2009.
  10. ‚ÜĎ (en) Reportage vid√©o sur un d√©placement de journalistes en Georgie, de Ken Herman, Cox Newspaper.
  11. ‚ÜĎ (en) "US considers Airbus A380 as Air Force One and potentially a C-5 replacement", Flight Global, 17 octobre 2007
  12. ‚ÜĎ USAF Materiel Command, ¬ę (en) USAF Presidential Aircraft Recapitalization (PAR) Program ¬Ľ, USAF, 2009-1-07. Consult√© le 2009-01-08
  13. ‚ÜĎ USAF Materiel Command, ¬ę (en) USAF Presidential Aircraft Recapitalization (PAR) Program, Interested Vendors List ¬Ľ, USAF, 2009-1-11. Consult√© le 2009-01-23
  14. ‚ÜĎ stillfree.com par Marc Ecko.
  15. ‚ÜĎ (en) Order 7110.65T (Air Traffic Control) ¬ß2-4-20 ¬∂7, Federal Aviation Administration, 2010-02-11. Consult√© le 2011-08-28

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