Francois Ier de France

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Francois Ier de France

François Ier de France

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François Ier
Roi de France
Francis1-1.jpg
François Ier vers 1527 par Jean Clouet, huile sur toile, 96 × 74 cm, Paris, MusĂ©e du Louvre

RĂšgne
1er janvier 1515 - 31 mars 1547
Sacre 25 janvier 1515, en la cathĂ©drale de Reims
Dynastie Valois AngoulĂȘme
Titre complet Roi de France (1515-1547)
Comte d’AngoulĂȘme
(1496-1515)
Duc de Valois
(1498-1515)
Duc d’OrlĂ©ans
(1514-1515)
Duc de Romorantin
(1498-1515)
Duc de Milan, Seigneur de Parme et de Plaisance
(1515-1521)
(1524-1525)
(1527-1529)
Comte de Civray-en-Poitou
(1498-1515)
Baron de FĂšre-en-Tardenois
(1507-1515)
Prédécesseur Louis XII
Successeur Henri II
HĂ©ritier Henri II

Autres fonctions
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Biographie
Nom de naissance François de France
Naissance 12 septembre 1494
Pavillon royal de France.svg Cognac, France
DĂ©cĂšs 31 mars 1547
Pavillon royal de France.svg Rambouillet, France
PĂšre Charles d’AngoulĂȘme
MĂšre Louise de Savoie
Conjoint(s) Claude de France
puis
ÉlĂ©onore de Habsbourg
Descendance Louise (1515 - 1518)
Charlotte (1516 - 1524)
François (1518 - 1536)
Henri II Red crown.png (1519 - 1559)
Madeleine (1520 - 1537)
Charles (1522 - 1545)
Marguerite (1523 - 1574)
enfant illĂ©gitime :
Nicolas d’Estouteville
RĂ©sidence(s) ChĂąteau de Blois, de Fontainebleau, de Saint-Germain-en-Laye et de Chambord

Blason France moderne.svg
Rois de France

François Ier (1494 – 1547), dit le PĂšre et Restaurateur des Lettres, le Roi Chevalier, le Roi Guerrier, le Grand Colas, le Bonhomme Colas ou encore François au Grand Nez[1], est sacrĂ© roi de France le 25 janvier 1515 dans la cathĂ©drale de Reims, et rĂšgne jusqu’à sa mort en 1547. Fils de Charles d’AngoulĂȘme et de Louise de Savoie, il appartient Ă  la branche de Valois-AngoulĂȘme de la dynastie capĂ©tienne.

François Ier est considéré comme le monarque emblématique de la période de la Renaissance française[2]. Son rÚgne permet un développement important des arts et des lettres en France.

Sur le plan militaire et politique, le rĂšgne de François Ier est ponctuĂ© de guerres et d’importants faits diplomatiques.

Il a un puissant rival en la personne de Charles Quint et doit compter sur les intĂ©rĂȘts diplomatiques du roi Henri VIII d’Angleterre toujours dĂ©sireux de se positionner en alliĂ© de l’un ou l’autre camp. François Ier enregistre succĂšs et dĂ©faites mais interdit Ă  son ennemi impĂ©rial de concrĂ©tiser ses rĂȘves, dont la rĂ©alisation toucherait l’intĂ©gritĂ© du royaume. Les efforts des deux souverains catholiques pour se combattre l’un l’autre ont de lourdes consĂ©quences pour l’Occident chrĂ©tien en limitant la rĂ©pression de la RĂ©forme naissante.

Au plan intĂ©rieur, son rĂšgne coĂŻncide en effet avec l'accĂ©lĂ©ration de la diffusion des idĂ©es de la RĂ©forme. La mise en place de la monarchie absolue et les besoins financiers liĂ©s Ă  la guerre et au dĂ©veloppement des arts induisent la nĂ©cessitĂ© de contrĂŽler et optimiser la gestion de l'Ă©tat et du territoire. François Ier introduit une sĂ©rie de rĂ©formes touchant Ă  l'administration du pouvoir et en particulier Ă  l'amĂ©lioration du rendement de l'impĂŽt, rĂ©formes mises en Ɠuvre et poursuivies sous le rĂšgne de son successeur Henri II.

Sommaire

Biographie

Jeunesse et Ă©ducation

François Ier est nĂ© le 12 septembre 1494 Ă  Cognac (Charente). Son prĂ©nom lui vient de son parrain, François de la Rochefoucauld[3]. Son pĂšre Charles d’AngoulĂȘme, que François n’a pas connu, Ă©tait le cousin germain du roi Louis XII et le petit-fils de la duchesse de Milan Valentine Visconti.

Faute d’hĂ©ritier, Louis XII avait fait venir Ă  la cour d'Amboise le petit François, accompagnĂ© de sa mĂšre Louise de Savoie et de sa sƓur aĂźnĂ©e Marguerite. C’est dans ce chĂąteau et sur les bords de la Loire que François grandit.

Louise de Savoie,veuve Ă  dix-neuf ans en 1495 alors que François n’a que deux ans, Ă©lĂšve seule ses deux enfants. Enfant, il s’entoure de compagnons qui resteront influents dans sa vie adulte tels Anne de Montmorency, Martin de Montchenu, Philippe de Brion et Robert de La Marck, seigneur de Sedan[4], Ă  qui on doit une description de leurs jeux et activitĂ©s. En 1502, François tombe de cheval et se retrouve dans un Ă©tat critique. Sa mĂšre en tombe presque malade et ne vit que pour la guĂ©rison de celui qu’elle appelle son « CĂ©sar Â».

La salamandre de François Ier et sa devise : « Nutrisco et extinguo Â» (chĂąteau d'Azay-le-Rideau)

Quand François accĂšde au trĂŽne en 1515, il a 20 ans et la rĂ©putation d’ĂȘtre un humaniste. Il choisit comme emblĂšme la salamandre. Son entrĂ©e dans Paris le 15 fĂ©vrier 1515, donne le ton de son rĂšgne. VĂȘtu d’un costume en toile d’argent et incrustĂ© de joyaux, il fait cabrer son cheval et jette des piĂšces de monnaie Ă  la foule[5]. Alors que ses deux prĂ©dĂ©cesseurs, Charles VIII et Louis XII, ont consacrĂ© beaucoup de temps Ă  l’Italie, ils n’ont pas saisi le mouvement artistique et culturel qui s’y dĂ©veloppait. Ils ont nĂ©anmoins plantĂ© le dĂ©cor qui permet l’épanouissement ultĂ©rieur de la Renaissance en France.

Le contact entre les cultures italienne et française pendant la longue pĂ©riode des campagnes d’Italie introduit de nouvelles idĂ©es en France au moment oĂč François reçoit son Ă©ducation. Nombre de ses prĂ©cepteurs, notamment François Desmoulins, son professeur de latin (langue que François aura beaucoup de mal Ă  assimiler), l’Italien Gian Francesco Conti, et Christophe Longueuil inculquent au jeune François un enseignement trĂšs inspirĂ© de la pensĂ©e italienne. La mĂšre de François s’intĂ©resse Ă©galement de prĂšs Ă  l’art de la Renaissance et transmet cette passion Ă  son fils qui, durant son rĂšgne, maĂźtrise la langue italienne Ă  la perfection. On ne peut affirmer que François reçoit une Ă©ducation humaniste ; en revanche, il reçoit une Ă©ducation qui le sensibilise, plus que tout autre de ses prĂ©dĂ©cesseurs, Ă  ce mouvement intellectuel.

Un prince de la Renaissance

Le mécÚne et les artistes

Guillaume Budé par Jean Clouet, portrait datant de 1536, Metropolitan Museum of Art, New York, USA


Don de livre, Musée de Condée


À l’époque oĂč François Ier accĂšde au trĂŽne, les idĂ©es de la Renaissance italienne se sont diffusĂ©es en France et le roi contribue Ă  cette diffusion. Il commande de nombreux travaux Ă  des artistes qu’il fait venir en France. Plusieurs travaillent pour lui, dont les plus grands comme Andrea del Sarto et LĂ©onard de Vinci. François Ier manifeste une vĂ©ritable affection pour le vieil homme, qu’il appelle « mon pĂšre Â» et qu’il installe au Clos LucĂ©, Ă  quelques centaines de mĂštres du chĂąteau royal d’Amboise. Vinci apporte dans ses malles ses Ɠuvres les plus cĂ©lĂšbres tels La Joconde, La Vierge, l'Enfant JĂ©sus et sainte Anne, Saint Jean Baptiste. Le roi lui confie diverses missions comme l’organisation des fĂȘtes de la Cour Ă  Amboise, la crĂ©ation de costumes ainsi que l’étude de divers projets. Vinci reste en France de 1516 jusqu’à sa mort en 1519 dans les bras du roi selon une lĂ©gende battue en brĂšche par certains documents historiques[6].

On peut citer aussi l’orfĂšvre Benvenuto Cellini et les peintres Rosso Fiorentino et Le Primatice[7], chargĂ©s de nombreux travaux dans les diffĂ©rents chĂąteaux de la couronne. François Ier emploie de nombreux agents comme Pierre l'ArĂ©tin, chargĂ©s d’amener en France les Ɠuvres de maĂźtres italiens comme Michel-Ange, Titien et RaphaĂ«l. C’est pendant le rĂšgne de François Ier que la collection d’Ɠuvres d’art des rois de France, aujourd’hui exposĂ©e au Louvre, commence rĂ©ellement.

Le protecteur des Lettres

Imprimerie du XVe siĂšcle. GrĂące Ă  François Ier, les imprimeries françaises se perfectionnent et atteignent une importance de premier ordre dans l’univers intellectuel

Les progrĂšs de l'imprimerie favorisent la publication d’un nombre croissant de livres. En 1518, François Ier dĂ©cide la crĂ©ation d’un grand « cabinet de livres Â» abritĂ© Ă  Blois et confiĂ© au poĂšte de la Cour Mellin de Saint-Gelais. En 1536, interdiction est faite de « vendre ou envoyer en pays Ă©tranger, aucuns livres ou cahiers en quelques langues qu’ils soient, sans en avoir remis un exemplaire Ăšs mains des gardes de la BibliothĂšque Royale Â»[8], bibliothĂšque dont il nomme intendant l’humaniste Guillaume BudĂ© avec mission d’en accroĂźtre la collection. C’est en 1540 qu’il charge Guillaume Pellicier, ambassadeur Ă  Venise, d’acheter et faire reproduire le plus possible de manuscrits vĂ©nitiens.

À l’instigation de Guillaume BudĂ©, il fonde le corps des « Lecteurs Royaux Â», abritĂ© dans le « CollĂšge Royal Â» (ou « CollĂšge des trois langues Â», futur « CollĂšge de France Â»). Bien que dĂ©cidĂ©e par François Ier, la construction du bĂątiment, confiĂ©e Ă  l’architecte Jean-François Chalgrin, ne se concrĂ©tise pas avant la rĂ©gence de Marie de MĂ©dicis, prĂšs d’un siĂšcle plus tard. Parmi les lecteurs royaux, on compte BarthĂ©lemy Masson, qui enseigne le latin, et le gĂ©ographe et astronome Oronce Fine, en charge des mathĂ©matiques. Il favorise le dĂ©veloppement de l’imprimerie en France et fonde l’Imprimerie royale dans laquelle Ɠuvrent des imprimeurs comme Josse Bade et Robert Estienne. En 1530, il nomme l’imprimeur Geoffroy Tory « imprimeur du roi Â», charge qui passe en 1533 Ă  Olivier Mallard, puis en 1544 Ă  Denys Janot. GrĂące au graveur et fondeur Claude Garamond, l’imprimerie royale innove dans une Ă©criture Ă  caractĂšres de type romain plus lisible.

De nombreuses bibliothĂšques privĂ©es voient ainsi le jour : Emard NicolaĂŻ, prĂ©sident de la Chambre des comptes possĂšde une vingtaine d’ouvrages. 500 volumes appartiennent au prĂ©sident du parlement, Pierre Lizet, 579 livres constituent la bibliothĂšque de son confrĂšre AndrĂ© Baudry, 775 chez l’aumĂŽnier du roi, Gaston Olivier, 886 pour l’avocat Leferon, au moins 3 000 chez Jean du Tillet et plusieurs milliers chez Antoine Duprat.

François Ier subventionne des poĂštes tels ClĂ©ment Marot et Claude Chappuys et compose lui-mĂȘme quelques poĂ©sies - bien que Mellin de Saint-GĂ©lais soit soupçonnĂ© d’ĂȘtre l’auteur de certains poĂšmes dont François Ier s’attribue la paternitĂ©[8] - qui sont publiĂ©es ainsi que quelques-unes de ses « Lettres Â».[9]

Sa sƓur aĂźnĂ©e, Marguerite, mariĂ©e au roi de Navarre, est Ă©galement une fervente admiratrice des lettres et protĂšge de nombreux Ă©crivains comme Rabelais et Bonaventure Des PĂ©riers. Elle figure aussi dans la liste des lettrĂ©s de la cour, Ă©tant l’auteur de nombreux poĂšmes et essais tels La Navire, et Les Prisons. Elle publie Ă©galement un volumineux recueil intitulĂ© Les Marguerites de La Marguerite des princesses qui reprend l’ensemble de ses Ă©crits. Mais son Ɠuvre maĂźtresse reste l’HeptamĂ©ron, un recueil de contes inachevĂ©s publiĂ©s aprĂšs sa mort.

Le bĂątisseur

L’escalier monumental du chñteau de Blois

François Ier est un bĂątisseur acharnĂ© et dĂ©pense sans compter dans la construction de nouveaux bĂątiments. Il poursuit le travail de ses prĂ©dĂ©cesseurs au chĂąteau d’Amboise, mais surtout au chĂąteau de Blois[10]. Par des travaux qui durent dix ans, il fait ajouter deux nouvelles ailes Ă  ce dernier, dont l’une abrite le fameux escalier, et modernise son intĂ©rieur avec des boiseries et des dĂ©corations Ă  base d’arabesques propres Ă  la nouvelle mode italienne.

Au dĂ©but de son rĂšgne, il entame la construction du chĂąteau de Chambord, sur un domaine de chasse acquis par Louis XII. Il est fortement influencĂ© par la renaissance italienne : LĂ©onard de Vinci participe vraisemblablement Ă  ses plans, ainsi que l’architecte italien Boccador, Ă  qui on doit le donjon de ce chĂąteau.

François Ier tente de reconstruire le Louvre, faisant dĂ©truire la tour mĂ©diĂ©vale de la sombre forteresse de Philippe Auguste. Il demande la construction d’un nouvel HĂŽtel de Ville pour Paris dans le but d’influencer les choix architecturaux, qui seront d’ailleurs mis en Ɠuvre par Boccador et Pierre Chambiges. En 1528, dans le bois de Boulogne, il fait Ă©difier le chĂąteau de Madrid, sous la direction de Girolamo della Robbia, qui Ă©voque par sa structure la demeure que François Ier a occupĂ©e pendant son emprisonnement en Espagne. Il fait Ă©galement construire, sous la direction de Pierre Chambiges, le chĂąteau de Saint-Germain-en-Laye ainsi qu’un chĂąteau de chasse, le chĂąteau de la Muette, dans la forĂȘt de Saint-Germain. Il fait aussi ouvrir les chantiers des chĂąteaux de Villers-CotterĂȘts vers 1530, de Folembray en 1538, et de Challuau en 1542. En tout, prĂšs de 7 chĂąteaux seront construits et remaniĂ©s en 15 ans[11].

La galerie François Ier du chùteau de Fontainebleau

Le plus grand des projets de François Ier est la reconstruction quasiment complĂšte (seul le donjon du chĂąteau antĂ©rieur est conservĂ©) du chĂąteau de Fontainebleau, qui devient rapidement son lieu de rĂ©sidence favori. Les travaux s’étendent sur une quinzaine d’annĂ©es pour constituer ce que François Ier veut ĂȘtre l’écrin de ses trĂ©sors italiens (tapisseries dessinĂ©es par RaphaĂ«l, bronze d’Hercule rĂ©alisĂ© par Michel-Ange, dĂ©coration de la galerie François Ier par Rosso Fiorentino, autres dĂ©corations de Giovanni Battista Rosso et Le Primatice autour desquels s’est formĂ©e la prestigieuse Ă©cole de Fontainebleau).

Il confie Ă©galement Ă  LĂ©onard de Vinci l’élaboration des plans du nouveau chĂąteau de Romorantin dans lesquels l’artiste reprend les plans de sa citĂ© idĂ©ale de Milan. Le projet est nĂ©anmoins abandonnĂ© en 1519, les ouvriers du chantier Ă©tant atteints par une Ă©pidĂ©mie de paludisme, alors prĂ©sente dans les marais de Sologne.

Chacun des ambitieux projets royaux bĂ©nĂ©ficie de somptueuses dĂ©corations tant extĂ©rieures qu’intĂ©rieures. Il dĂ©cide en 1517 de la fondation d’un nouveau port, initialement appelĂ© « Franciscopolis Â» mais que l’existence d’une chapelle sur le site choisi pour sa construction fera renommer « Le Havre de GrĂące Â».

Politique extérieure

Les armes de Charles Quint qui donnent une idĂ©e du nombre de territoires qu’il gouverne[12]

La politique extĂ©rieure de la France sous François Ier est tout entiĂšre dominĂ©e par la rivalitĂ© avec la maison de Habsbourg, en la personne de Charles Quint, hĂ©ritier de l’empereur Maximilien Ier du Saint-Empire, son grand-pĂšre, et de l’empire espagnol par sa mĂšre Jeanne la Folle. Durant la pĂ©riode pendant laquelle s’affrontent la maison de France (François Ier puis Henri II) et le Saint-Empire, les autres pays europĂ©ens font figure de comparses: l’Angleterre d’Henri VIII, les États pontificaux et autres principautĂ©s italiennes comme les duchĂ©s de Ferrare et de ModĂšne (sous les Este), le duchĂ© de Parme-et-Plaisance, le duchĂ© d’Urbin (sous les MĂ©dicis).

Charles de Habsbourg, est Ă  la tĂȘte d’un vĂ©ritable empire :

Ascendance de Charles Quint
Charles Quint PĂšre :
Philippe Ier de Castille
Grand-pĂšre paternel :
Maximilien Ier du Saint-Empire
ArriĂšre-grand-pĂšre paternel :
Frédéric III du Saint-Empire
ArriĂšre-grand-mĂšre paternelle :
Aliénor de Portugal
Grand-mĂšre paternelle :
Marie de Bourgogne
ArriĂšre-grand-pĂšre paternel :
Charles le Téméraire
ArriĂšre-grand-mĂšre paternelle :
Isabelle de Bourbon
MĂšre :
Jeanne Ire de Castille
Grand-pĂšre maternel :
Ferdinand II d’Aragon
ArriĂšre-grand-pĂšre maternel :
Jean II d’Aragon
ArriĂšre-grand-mĂšre maternelle :
Jeanne EnrĂ­quez
Grand-mĂšre maternelle :
Isabelle Ire de Castille
ArriĂšre-grand-pĂšre maternel :
Jean II de Castille
ArriĂšre-grand-mĂšre maternelle :
Isabelle du Portugal

Une fois empereur (1519), Charles a deux ambitions complémentaires:

  • Une ambition personnelle qui lui tient particuliĂšrement Ă  cƓur depuis sa jeunesse flamande, la rĂ©cupĂ©ration du duchĂ© de Bourgogne possession de son arriĂšre-grand-pĂšre Charles le TĂ©mĂ©raire. Cette revendication, pour laquelle il n’obtiendra jamais satisfaction, ne repose sur aucune base juridique : le duchĂ© de Bourgogne avait Ă©tĂ© reçu en apanage par Philippe le Hardi de son pĂšre Jean le Bon. À partir du moment oĂč ce fief ne pouvait ĂȘtre hĂ©ritĂ© que par un descendant mĂąle de l’apanagiste, et que Charles le TĂ©mĂ©raire, descendant de Philippe le Hardi, n’avait eu qu’une fille, le duchĂ© revenait automatiquement au domaine royal dont il Ă©tait un dĂ©membrement.
  • Une ambition impĂ©riale d’une Europe dominĂ©e par les Habsbourg, dans lequel il jouera le rĂŽle de dĂ©fenseur de l’Église Romaine.

Ces deux ambitions ne pouvaient que se heurter Ă  l’hostilitĂ© de François Ier, gardien de l’intĂ©gritĂ© du domaine royal et roi d’une France aux fortes ambitions hĂ©ritĂ©es de ses prĂ©dĂ©cesseurs, en particulier sur le territoire morcelĂ© de l’Italie de la Renaissance. Comme Charles VIII et Louis XII, François n’aura de cesse de tenter d’installer son pouvoir sur la pĂ©ninsule en commençant par la reconquĂȘte du duchĂ© de Milan dont il estime tenir les droits par son arriĂšre-grand-mĂšre Valentine Visconti, duchesse de Milan et Ă©pouse de Louis d’OrlĂ©ans.

Article dĂ©taillĂ© : Guerres d'Italie.

ConquĂȘte du Milanais

François Ier à la bataille de Marignan

Louis XII avait dĂ» reculer face aux attaques de la Sainte Ligue. Peu de temps avant le rĂšgne de François Ier, deux des Ă©lĂ©ments essentiels de cette ligue reviennent Ă  de meilleures sentiments envers le royaume de France : Henri VIII signe en 1514 le traitĂ© de paix et d’alliance de Tournai et le pape LĂ©on X, Ă©lu en 1513, envisage des relations avec la France moins tumultueuses que celles de son prĂ©dĂ©cesseur Jules II. Le traitĂ© de Dijon n’ayant jamais Ă©tĂ© ratifiĂ© par Louis XII, François Ier ne s’estime pas tenu par les clauses prĂ©voyant la renonciation des droits de sa famille sur le duchĂ© de Milan et passe une alliance avec la rĂ©publique de Venise. Du cĂŽtĂ© du Saint-Empire romain germanique, le futur Charles Quint est alors seigneur des Pays-Bas bourguignons et l’empereur Maximilien Ier est concentrĂ© sur sa diplomatie vers l’est (BohĂȘme, Hongrie, Pologne et Lituanie). L’opposition aux visĂ©es du roi de France se limite donc en rĂ©alitĂ© au duc de Milan Maximilien Sforza, officiellement mais faiblement soutenu par le pape, et son alliĂ© le cardinal Matthieu Schiner, artisan de l’alliance entre les cantons suisses et Jules II, et futur conseiller de Charles Quint.

Au printemps 1515, François Ier ordonne la concentration des troupes Ă  Grenoble et une armĂ©e de 30 000 hommes marche sur l’Italie. Solidement Ă©tablis Ă  Suze, les Suisses tiennent la route habituelle du Mont-Cenis et l’armĂ©e franchit les Alpes par une route secondaire proche d’ArgentiĂšre, y compris les chevaux et l’artillerie (60 canons de bronze) avec l’aide technique de l’officier et ingĂ©nieur militaire Pedro Navarro. Dans la plaine du PiĂ©mont, une partie de l’armĂ©e suisse prend peur et propose, le 8 septembre Ă  Gallarate, de passer au service de la France. Schinner rĂ©ussit Ă  regagner les dissidents Ă  sa cause et s’avance Ă  leur tĂȘte jusqu’au village de Melegnano (en français, Marignan), Ă  16 kilomĂštres de Milan. La bataille qui s’engage reste longtemps indĂ©cise mais l’artillerie française, efficace contre les fantassins suisses, les forces d’appoint vĂ©nitiennes et la furia francese finissent par faire pencher la balance du cĂŽtĂ© de François Ier, qui emporte cet affrontement dĂ©cisif. Contrairement Ă  une lĂ©gende tenace mais malheureusement apocryphe (dĂ©veloppĂ©e Ă  partir de 1525 pour des raisons de prestige d’une royautĂ© chancelante), il ne se fait pas armer chevalier par Bayard sur le champ de bataille.

Article dĂ©taillĂ© : Bataille de Marignan.

Cette victoire apporte renommĂ©e au roi de France dĂšs le dĂ©but de son rĂšgne. Les consĂ©quences diplomatiques sont nombreuses :

La compétition pour la couronne impériale

Portrait du jeune Charles de Habsbourg futur empereur Charles Quint vers 1515, l’éternel rival de François Ier ; peint par Bernard van Orley, Paris, musĂ©e du Louvre

Le 12 janvier 1519, la mort de Maximilien ouvre la succession Ă  la couronne impĂ©riale. Cette couronne, si elle n’ajoute aucun contrĂŽle territorial, apporte en revanche Ă  son titulaire un surcroĂźt de prestige et un poids diplomatique certain. Charles Ier d’Espagne, Ă©levĂ© dans cette perspective, est le candidat naturel Ă  la succession de son grand-pĂšre et doit affronter le roi Henri VIII d’Angleterre, le duc albertin Georges de Saxe, dit le Barbu, et François Ier. La candidature de ce dernier rĂ©pond Ă  une double ambition :

  • Éviter que le souverain qui contrĂŽle dĂ©jĂ  plus de la moitiĂ© de l’Europe et le Nouveau Monde ibĂ©rique se voie aurĂ©olĂ© d’un prestige diplomatique supplĂ©mentaire et parvienne Ă  rĂ©aliser son rĂȘve avouĂ© de constituer un nouvel empire de Charlemagne.
  • Revendiquer ce surcroĂźt de prestige pour lui-mĂȘme, comme l’ont tentĂ© avant lui Philippe le Hardi et Charles de Valois.

La compĂ©tition se rĂ©sume vite Ă  un duel François contre Charles. Pour convaincre les sept princes-Ă©lecteurs allemands, les rivaux useront tour Ă  tour de la propagande et d’arguments sonnants et trĂ©buchants. Le parti autrichien prĂ©sente le roi d’Espagne comme issu du vĂ©ritable "estoc" (lignage), mais la clef de l’élection rĂ©side essentiellement dans la capacitĂ© des candidats Ă  acheter les princes-Ă©lecteurs. Les Ă©cus français s’opposent aux florins et ducats allemands et espagnols mais Charles bĂ©nĂ©ficie de l’appui dĂ©terminant de Jakob Fugger, richissime banquier d’Augsbourg, qui Ă©met des lettres de change payables aprĂšs l’élection et « pourvu que soit Ă©lu Charles d’Espagne Â». Charles est Ă©lu Ă  19 ans Roi des Romains le 28 juin 1519 et est sacrĂ© empereur Ă  Aix-la-Chapelle le 23 octobre 1520[14]. Sa devise « Toujours plus oultre Â» correspond Ă  son ambition de monarchie universelle d’inspiration carolingienne alors qu’il est dĂ©jĂ  Ă  la tĂȘte d’un empire « sur lequel le soleil ne se couche jamais Â» mais nĂ©anmoins, pour son malheur, trĂšs hĂ©tĂ©rogĂšne.

Bourgogne, Italie et Provence

Le camp du drap d’or, gravure de James Basire de 1774, d’aprĂšs une peinture Ă  l’huile du XVIe siĂšcle

Bien entendu, l’élection impĂ©riale n’apaise en rien les tensions continuelles entre François Ier et Charles Quint. D’importants efforts diplomatiques sont dĂ©ployĂ©s pour constituer ou consolider le rĂ©seau d’alliance de chacun. En juin 1520, François Ier organise la rencontre du Camp du Drap d’Or avec Henri VIII mais Ă©choue, vraisemblablement par excĂšs de faste et manque de subtilitĂ© diplomatique, Ă  concrĂ©tiser un traitĂ© d’alliance avec l’Angleterre. De son cĂŽtĂ©, Charles Quint, neveu de la reine d’Angleterre, avec l’aide du cardinal Thomas Wolsey Ă  qui il fait miroiter l’élĂ©vation au pontificat, obtient la signature d’un accord secret contre la France au traitĂ© de Bruges. Comme aima Ă  le souligner Henri VIII, « Qui je dĂ©fends est maĂźtre Â».

Toujours avec pour objectif de conquĂ©rir la Bourgogne, les armĂ©es de l’empereur mĂšnent l’offensive au nord et au sud. En 1521, Franz von Sickingen et le comte Philippe Ier de Nassau obligent Bayard Ă  s’enfermer dans MĂ©ziĂšres assiĂ©gĂ©e qu’il dĂ©fendra sans capituler malgrĂ© les canonnades et les assauts[15]. Le sort des armes est moins favorable sur le front italien oĂč les troupes du marĂ©chal Odet de Foix, vicomte de Lautrec, sont dĂ©cimĂ©es par l’armĂ©e commandĂ©e par François II Sforza et Prospero Colonna lors de la bataille de la Bicoque. Toute la province se soulĂšve alors en rĂ©action au gouvernement oppressif du marĂ©chal: la France perd le Milanais en avril 1522.

L’annĂ©e 1523 est Ă©galement le thĂ©Ăątre d’une affaire initialement franco-française mais dont les consĂ©quences dĂ©passent les frontiĂšres du royaume. Le connĂ©table Charles de Bourbon, en butte depuis son veuvage (1521) aux manƓuvres de François Ier pour satisfaire les revendications de Louise de Savoie sur le Bourbonnais et la vicomtĂ© de ChĂątellerault[16], s’accorde avec Charles Quint et passe Ă  son service pour devenir lieutenant gĂ©nĂ©ral de ses armĂ©es.

Article dĂ©taillĂ© : SixiĂšme guerre d'Italie.
Charles III de Bourbon, gravure de Thomas de Leu, oĂč l'on peut lire l'inscripiton suivante: Homme soubs qui trembloit jadis la terre et l'onde
De cet Héros françois fut le proye et l'honneur
Et sans la dure mort qui borna son bonheur
Le Monde estoit Ă  luy, ayant le chef du Monde

Cette dĂ©fection retarde la contre-offensive de François Ier. En 1524, Guillaume Gouffier de Bonnivet prend la tĂȘte de l’armĂ©e qui doit reconquĂ©rir Milan mais trouve Charles de Bourbon sur son chemin, doit se retirer sur la Sesia. BlessĂ©, il confie son arriĂšre-garde Ă  Bayard, qui succombe lui-mĂȘme le 30 avril 1524. La voie est ouverte aux armĂ©es impĂ©riales pour une invasion par la route de Lyon, offensive prĂ©conisĂ©e par Charles de Bourbon. Charles Quint prĂ©fĂšre attaquer par la Provence et, en aoĂ»t et septembre 1524, fait mettre le siĂšge devant Marseille, qu’il Ă©choue Ă  prendre. François Ier en profite pour reprendre l’initiative et conduit lui-mĂȘme son armĂ©e au-delĂ  des Alpes pour arriver le 28 octobre sous les murs de Pavie. La ville est dĂ©fendue par Antonio de Leiva et reçoit les renforts du vice-roi de Naples, Charles de Lannoy. Mal conseillĂ© par Bonnivet et malgrĂ© l’avis de Louis de la TrĂ©moille, François Ier engage la bataille dans la hĂąte. L’artillerie, mal positionnĂ©e, doit cesser le feu sous peine de tirer dans les rangs français. L’armĂ©e ne peut rĂ©sister aux troupes impĂ©riales; Bonnivet, La Palice et La TrĂ©moille sont tuĂ©s. François Ier remet son Ă©pĂ©e Ă  Charles de Lannoy et reste prisonnier jusqu’à la signature, [17] le 14 janvier 1526, du traitĂ© de Madrid.

Aux termes de ce traitĂ©, François Ier doit cĂ©der le duchĂ© de Bourgogne et le Charolais, renoncer Ă  toute revendication sur l’Italie, les Flandres et l’Artois, rĂ©intĂ©grer Charles de Bourbon au sein du royaume de France et restituer ses terres, et Ă©pouser ÉlĂ©onore de Habsbourg, sƓur de Charles. François est libĂ©rĂ© en Ă©change de ses deux fils aĂźnĂ©s, le dauphin François de France et Henri de France (futur Henri II).

Charles Quint ne tire pas grand profit de ce traitĂ©, que François avait d’ailleurs jugĂ© bon de dĂ©clarer inexĂ©cutable la veille de sa signature. Le 8 juin, les Ă©tats de Bourgogne dĂ©clarent solennellement que la province entend rester française. De surcroĂźt, Louise de Savoie n’étant pas restĂ©e inactive pendant sa rĂ©gence, une ligue contre l’empire est scellĂ©e Ă  Cognac, Ă  laquelle participent la France, l’Angleterre, le pape et les principautĂ©s italiennes (Milan, Venise et Florence). Le 6 juin 1527, Charles de Bourbon meurt Ă  Rome lors de son sac par les troupes impĂ©riales sous son commandement. Ces circonstances qui semblent rĂ©Ă©quilibrer les forces amĂšnent Charles Quint et François Ier Ă  laisser Marguerite d’Autriche, tante de l’empereur, et Louise de Savoie, mĂšre du roi, nĂ©gocier un traitĂ© qui amende celui de Madrid: le 3 aoĂ»t 1529, Ă  Cambrai, est signĂ© la "Paix des Dames", qui sera ratifiĂ©e par les deux souverains. François Ier Ă©pouse ÉlĂ©onore veuve du roi du Portugal, sƓur de Charles, recouvre ses enfants moyennant une rançon de 2 000 000 Ă©cus et garde la Bourgogne; en revanche, il renonce Ă  l’Artois, Ă  la Flandre et Ă  ses vues sur l’Italie.

Article dĂ©taillĂ© : SeptiĂšme guerre d'Italie.

Nouvelles alliances : les princes protestants et l'Empire ottoman

Louise de Savoie, ici représentée en 1525, alors que son fils François Ier lui confie la régence (symbolisée par le gouvernail), elle tente de prendre contact avec Soliman Le magnifique, (représenté ici couché à ses pieds, avec son turban)

En fait, François Ier n’abandonne pas ses prĂ©tentions et s’ouvre Ă  de nouvelles alliances quelques peu surprenantes pour un roi trĂšs chrĂ©tien.

François Ier entend profiter des dissensions internes de l’Empire et signe, le 26 octobre 1531 Ă  Saalfeld, un traitĂ© d’alliance avec la ligue de Schmalkalden. La France ne rejoint pas la ligue mais promet une aide financiĂšre.

À l’extĂ©rieur de l’Empire, François Ier s’entend avec les Ottomans de Soliman le Magnifique pour combattre Charles Quint. Aucun traitĂ© d’alliance proprement dit n’est signĂ© entre la France et les Ottomans, mais une coopĂ©ration Ă©troite permet aux deux puissances de combattre efficacement la flotte espagnole en MĂ©diterranĂ©e au grand scandale de l’Europe chrĂ©tienne. François Ier use d’un intermĂ©diaire pour discuter avec le sultan : il s’agit d’un des premiers cas connus de l’usage de diplomates pour nĂ©gocier et non transmettre un simple message. Celui-ci, par prĂ©caution, est quand mĂȘme emprisonnĂ© pendant un an Ă  Istanbul[18].

En 1536, la France devient la premiĂšre puissance europĂ©enne Ă  obtenir des privilĂšges commerciaux en Turquie dits capitulations. Ceux-ci autorisent les navires français Ă  naviguer librement dans les eaux ottomanes sous le pavillon fleurdelisĂ© et chaque navire appartenant aux autres pays a l’obligation de battre pavillon français et demander la protection des consuls français pour commercer. Outre cela, la France obtint le droit de possĂ©der une chapelle d’ambassade[19] Ă  Istanbul dans le quartier Galata. Ces privilĂšges assurent Ă©galement une certaine protection de la France sur les populations catholiques de l’Empire ottoman.

DerniĂšres tentatives italiennes et bourguignonnes

François Ier et Charles Quint se rĂ©concilient sous l’impulsion du pape Paul III. Peinture de Sebastiano Ricci, 1687, huile sur toile, 108 × 94 cm, Plaisance, musĂ©e municipal.

L’empereur et le pape finissent par aplanir leur diffĂ©rend : en 1530, Ă  Bologne, Charles Quint reçoit la couronne impĂ©riale des mains de ClĂ©ment VII. Le 7 aoĂ»t, François Ier Ă©pouse la sƓur de Charles Quint, ÉlĂ©onore de Habsbourg, veuve du roi Manuel Ier de Portugal.

En 1535, Ă  la mort du duc de Milan François II Sforza, François Ier revendique l’hĂ©ritage du duchĂ©. Au dĂ©but de 1536, 40 000 soldats français envahissent le duchĂ© de Savoie et s’arrĂȘtent Ă  la frontiĂšre lombarde, dans l’attente d’une Ă©ventuelle solution nĂ©gociĂ©e. En juin, Charles Quint riposte et envahit la Provence mais se heurte Ă  la dĂ©fense du connĂ©table Anne de Montmorency. GrĂące Ă  l’intercession du pape Paul III, Ă©lu en 1534 et partisan d’une rĂ©conciliation entre les deux souverains, le roi et l’empereur signent le 18 juin 1537 la Paix de Nice et se rĂ©concilient lors de l'entrevue d'Aigues-Mortes le 15 juillet 1538, promettant de s’unir face au danger protestant. En signe de bonne volontĂ©, François Ier autorise mĂȘme le libre passage Ă  travers la France afin que Charles Quint puisse aller mater une insurrection Ă  Gand.

Charles Quint ayant refusĂ©, malgrĂ© ses engagements, l’investiture du duchĂ© de Milan Ă  un des fils du roi, une nouvelle guerre Ă©clate en 1542. Le 11 avril 1544, François de Bourbon-CondĂ©, comte d’Enghien, Ă  la tĂȘte des troupes françaises, dĂ©fait le marquis Alfonso de Avalos, lieutenant gĂ©nĂ©ral des armĂ©es de Charles Quint Ă  la bataille de CĂ©risoles. Cependant, les troupes impĂ©riales, avec plus de 40 000 hommes et 62 piĂšces d’artillerie, ont traversĂ© la Lorraine, les Trois-ÉvĂȘchĂ©s et franchi la frontiĂšre. Mi-juillet, une partie des troupes assiĂšge la place forte de Saint-Dizier, tandis que le gros de l’armĂ©e poursuit sa marche vers Paris. De graves problĂšmes financiers empĂȘchent l’empereur de solder ses troupes, oĂč se multiplient les dĂ©sertions. De son cĂŽtĂ©, François Ier doit Ă©galement faire face au manque de ressources financiĂšres ainsi qu’à la pression des Anglais qui assiĂšgent et prennent Boulogne-sur-Mer. Les deux souverains finissent par consentir Ă  une paix dĂ©finitive en 1544. Le traitĂ© de CrĂ©py-en-Laonnois reprend l’essentiel de la trĂȘve signĂ©e en 1538. La France perd sa suzerainetĂ© sur la Flandre et l’Artois et renonce Ă  ses prĂ©tentions sur le Milanais et sur Naples, mais conserve temporairement la Savoie et le PiĂ©mont. Charles Quint abandonne la Bourgogne et ses dĂ©pendances et donne une de ses filles en mariage, dotĂ©e du Milanais en apanage, Ă  Charles, duc d’OrlĂ©ans et deuxiĂšme fils du roi.

Les relations personnelles avec Charles Quint

François Ier, Charles Quint et le cardinal FarnÚse à Paris en 1540, fresque de Taddeo Zuccaro, achevée en 1565-1566
représentés sur une fresque du chùteau de Caprarola

Bien que François Ier et Charles Quint ne s’apprĂ©cient guĂšre, ils se tĂ©moignent en public tout le respect qui s’impose lors de visites officielles. Ainsi, François Ier reçoit plusieurs fois Charles Quint, notamment au Louvre, juste avant que les travaux du nouveau Louvre ne commencent. En janvier 1540, Charles Quint demandant Ă  François Ier de le laisser traverser la France pour mater une rĂ©volte en Flandres, est reçu par le roi et, accompagnĂ© de celui-ci, fait une entrĂ©e Ă  Paris, aprĂšs ĂȘtre passĂ© par Bordeaux, Poitiers, et OrlĂ©ans. Il visite ainsi Fontainebleau, oĂč François Ier lui fait dĂ©couvrir la nouvelle galerie rĂ©cemment achevĂ©e. La communication politique et la diplomatie sont ainsi Ă©rigĂ©es en outil de parade visant Ă  impressionner l’adversaire.

Les deux chefs d’État cherchent aussi Ă  crĂ©er des liens familiaux pour donner un sentiment de paix et d’entente. François Ier offre sa fille Louise (morte en bas Ăąge) en mariage Ă  Charles Quint, et ce dernier est Ă  l’origine du mariage de sa sƓur ÉlĂ©onore avec François Ier en 1530.

L'Amérique du Nord

Jacques Cartier.
lithographie du XIXe siĂšcle
Giovanni da Verrazzano.
estampe du XVIIe ou XVIIIe siĂšcle

Lorsque François Ier accĂšde au pouvoir, la France ne s’intĂ©resse guĂšre aux grandes dĂ©couvertes et limite ses pĂ©riples maritimes aux actions de contrebande et aux actes de piraterie sur la cĂŽte africaine. Pourtant, la France possĂšde tous les atouts d’une grande puissance coloniale et navale : elle est dotĂ©e d’une longue façade maritime, de nombreux ports et de marins de qualitĂ©. NĂ©anmoins, les prĂ©dĂ©cesseurs de François Ier privilĂ©gient les conquĂȘtes mĂ©diterranĂ©ennes.

C’est donc sous le rĂšgne de celui-ci que naĂźt le premier engouement français pour les AmĂ©riques. Le roi de France s'attache Ă  desserrer le contrĂŽle du Nouveau Monde mis en place par les royaumes ibĂ©riques avec l'appui de la papautĂ© (bulle pontificale de 1493 Inter Coetera modifiĂ©e par le traitĂ© de Tordesillas de 1494) en limitant la portĂ©e de la bulle aux territoires dĂ©jĂ  dĂ©couverts Ă  cette date, limitation qu'il n'obtient que sous la forme d'une dĂ©claration de ClĂ©ment VII en 1533. François Ier peut donc pousser ses envoyĂ©s vers les territoires qui ne sont pas encore sous tutelle ibĂ©rique[20]. Les protestations espagnoles nĂ©es de cette politique sont Ă  l'origine de la rĂ©partie du roi de France: « Je voudrais bien voir la clause du testament d’Adam qui m’exclut du partage du monde Â»[21].

Ainsi, les navires de l'armateur dieppois Jean Ango reconnaissent les cĂŽtes de Terre-Neuve, descendent en GuinĂ©e puis au BrĂ©sil, et contournent le Cap jusqu’à Sumatra. En 1522, l’un de ses capitaines, Jean Fleury, intercepte deux caravelles espagnoles venant de la Nouvelle-Espagne et transportant les trĂ©sors offerts par CortĂšs Ă  Charles Quint. Cette dĂ©couverte fait prendre conscience Ă  la cour de France de l’importance du Nouveau Monde et des richesses qu’il peut contenir. En 1523, François Ier commence Ă  encourager les explorations en AmĂ©rique du Nord. Il prend sous son Ă©gide le Florentin Giovanni da Verrazano et met Ă  sa dispositions le vaisseau royal La Dauphine, laissant Ă  Jean Ango et aux capitaux florentins le soin de financer l’expĂ©dition. Verrazano atteint l’AmĂ©rique du Nord et la Floride (qu'il baptise du nom de Franciscane), cartographie Terre-Neuve, puis fonde la Nouvelle-AngoulĂȘme (la future Nouvelle-Amsterdam, plus connue sous le nom de New York), en hommage Ă  la famille du roi de France, avant de poursuivre vers le BrĂ©sil et les Antilles. Son objectif est de trouver un passage vers le nord-ouest menant directement aux Indes. Ses conclusions sont Ă©loquentes : « C’est une terre inconnue des anciens, [
] plus grande que l’Europe, l’Afrique et presque que l’Asie Â». En 1534, Jean Le Veneur, Ă©vĂȘque de Lisieux et grand aumĂŽnier du roi, conseille Ă  François Ier d’envoyer le Malouin Jacques Cartier[22] en expĂ©dition pour dĂ©couvrir « certaines Ăźles et pays oĂč l’on dit qu’il se doit trouver grande quantitĂ© d’or et autres riches choses Â». C’est la naissance de la Nouvelle-France.

Parti de Saint-Malo le 20 avril 1534, Cartier traverse l’Atlantique en seulement trois semaines. Le 24 juillet, il prend possession de la cĂŽte de GaspĂ©, puis revient Ă  Saint-Malo le 5 septembre. Soutenu par François Ier, il repart le 15 mai 1535 Ă  la tĂȘte de trois navires. Il dĂ©couvre l’embouchure du Saint-Laurent, remonte le fleuve et fonde le poste de Sainte-Croix (future QuĂ©bec), puis atteint un village sur une colline, Hochelaga, qu’il re-baptise en Mont-Royal (future MontrĂ©al). RemontĂ©s Ă  Sainte-Croix, les Français y restent bloquĂ©s par les glaces entre novembre 1535 et avril 1536. Cartier repart pour la France considĂ©rablement affaibli et arrive Ă  Saint-Malo le 16 juillet 1536. La guerre avec Charles Quint ne facilite pas la mise en place d’une nouvelle expĂ©dition. Pour gouverner cette province d’outre-mer, François Ier choisit le Languedocien Jean-François de La Rocque de Roberval, militaire expert en fortification. Jacques Cartier quitte Saint-Malo le 23 mai 1541 Ă  la tĂȘte de cinq navires chargĂ©s de vivres pour deux ans et transportant plusieurs centaines d’hommes. Il fonde une colonie qu’il nomme Charles-Bourg Ă  une quinzaine de kilomĂštres de l'Ăźle de Sainte-Croix. AprĂšs des complications avec les populations amĂ©rindiennes et un hivernage difficile, Cartier dĂ©cide de regagner la France. Le 8 juin, il croise, Ă  Terre-Neuve, Roberval qui arrive seul Ă  la colonie en juillet. En octobre 1543, il est de retour en France.

Cette tentative française en AmĂ©rique du nord est donc un Ă©chec, mais la prise de possession de territoires nord-amĂ©ricains remet en cause le monopole colonial espagnol et ouvre des perspectives pour l’avenir, notamment pour Samuel de Champlain au dĂ©but du XVIIe siĂšcle.

Politique intérieure

Le jeune prince Henri forme à la cour de son pùre un parti d’opposition contre la maütresse en titre, Anne de Pisseleu.
Tableau de Corneille de Lyon, vers 1536, 16 × 14 cm, Galleria Estense, Modùne.

Alors que le roi Ă©rige en France de nombreux chĂąteaux, il dĂ©sĂ©quilibre sĂ©rieusement le budget du royaume. À la fin de son rĂšgne Louis XII s’inquiĂ©tait dĂ©jĂ  d’un François trĂšs dispendieux. Le beau-pĂšre du roi avait laissĂ© une France en bonne santĂ© Ă©conomique avec une monarchie au pouvoir renforcĂ©e sur le pouvoir des fĂ©odaux. François Ier continue de consolider l’emprise de la couronne sur le pays mais, en mĂȘme temps, dĂ©tĂ©riore la situation Ă©conomique du royaume.

Lorsque François Ier accĂšde au trĂŽne de France, son royaume compte environ 18 millions d’habitants[23], ce qui en fait le pays unifiĂ© le plus peuplĂ© d’Europe. 85 % de la population française est paysanne, mais la productivitĂ© de l’agriculture, basĂ©e essentiellement sur la polyculture et les cĂ©rĂ©ales, est faible (5 quintaux Ă  l’hectare), et la pĂ©nurie, frĂ©quente. En revanche, l’horticulture progresse avec notamment la culture des carottes, betteraves, artichauts, melons, choux-fleurs et mĂ»riers. Quant aux villes, leur croissance suit le dĂ©veloppement de l’artisanat.

Le gouvernement de François Ier

Le rĂšgne de François Ier voit un renforcement de l’autoritĂ© royale jetant les bases de l’absolutisme tel que pratiquĂ© plus tard par Louis XIV[24]. Le dĂ©fenseur le plus ardent de la suprĂ©matie royale est le jurisconsulte Charles du Moulin[25]. Pour lui, le roi seul, et aucun autre seigneur ou officier, bĂ©nĂ©ficie de l'imperium.

La cour que le roi rĂ©tablit Ă  Paris, en Ă©difiant le nouveau Louvre, est le vĂ©ritable cƓur du pouvoir. Bien qu’entourĂ© de conseils - le Grand Conseil, le Conseil des parties ou Conseil privĂ© et le Conseil Ă©troit, ce dernier chargĂ© des dĂ©cisions importantes de l’État -, le roi, apparaĂźt de plus en plus comme la source unique de l’autoritĂ©, arbitrant en dernier ressort les initiatives de l’administration judiciaire et financiĂšre, choisissant et disgraciant ses favoris, ses ministres et ses conseillers.

Au dĂ©but de son rĂšgne, le roi maintient en faveur plusieurs serviteurs de son prĂ©dĂ©cesseur : La Palisse et Odet de Foix, seigneur de Lautrec font passer Ă  quatre le nombre de marĂ©chaux. La TrĂ©moille prend de hautes responsabilitĂ©s militaires. Il confirme Ă©galement Florimond Robertet comme Ă©tant le « pĂšre des secrĂ©taires d’État Â». La Palisse cĂšde l’office de grand maĂźtre Ă  Artus Gouffier de Boissy, ancien gouverneur du roi. Guillaume Gouffier de Bonnivet devient amiral de France en 1517. Le cardinal Antoine Duprat, magistrat d’origine bourgeoise devient chancelier de France. Enfin, Charles III de Bourbon reçoit l’épĂ©e de connĂ©table. La mĂšre du roi, Louise de Savoie a une influence non nĂ©gligeable sur les affaires du pays. ÉlevĂ©e au rang de duchesse, elle fait partie du conseil privĂ© du roi et est nommĂ©e par deux fois rĂ©gente du royaume. Jusqu’en 1541, Anne de Montmorency, nommĂ© premier gentilhomme de la chambre du roi, connaĂźt la faveur royale et une carriĂšre politique Ă©clatante. François Ier compte aussi sur ses conseillers l'amiral de France Claude d'Annebaut et le cardinal de Tournon pour l’exĂ©cution des dĂ©cisions financiĂšres.

La religion

François Ier et sa sƓur, Marguerite de Navarre, peinture de Richard Parkes Bonington, 1827, 46 × 34 cm, Londres, Wallace Collection.

François Ier est vu comme un roi trĂšs chrĂ©tien et bon catholique[26]. Bien qu’il ne soit peut-ĂȘtre pas aussi pieux que sa sƓur Marguerite, il prie chaque matin dans sa chambre, communie rĂ©guliĂšrement dans les deux espĂšces et se rend bien sĂ»r Ă  la messe aprĂšs le conseil des affaires. François Ier prend Ă©galement part aux pĂšlerinages : dĂšs son retour d’Italie en 1516, il se rend Ă  la Sainte-Baume en Provence sur le tombeau de Marie-Madeleine. Plus tard, il part Ă  pied avec ses courtisans rendre hommage au Saint-Suaire Ă  ChambĂ©ry.

Alors que les idĂ©es de la RĂ©forme commencent Ă  se rĂ©pandre en France, François Ier garde initialement une attitude plutĂŽt tolĂ©rante, sous l’influence de sa sƓur Marguerite de Navarre, portĂ©e sur l’ÉvangĂ©lisme, sans rupture avec l’Église catholique. Le roi protĂšge les membres du groupe de Meaux, persĂ©cutĂ©s durant son absence par les thĂ©ologiens de la Sorbonne et sur les conseils de sa sƓur nomme mĂȘme prĂ©cepteur de son fils Charles, LefĂšvre d’Étaples qui s’était exilĂ© Ă  cause de ces persĂ©cutions.

En revanche, dĂšs 1528, l’Église de France entreprend des actions contre le dĂ©veloppement de la nouvelle religion et propose aux rĂ©formĂ©s le choix entre l’abjuration et le chĂątiment. L’influence de Marguerite de Navarre est contrariĂ©e par celle de deux puissants conseillers proches du roi: les cardinaux Antoine Duprat et François de Tournon.

Devant les actes de vandalisme perpĂ©trĂ©s contre les objets du culte romain, François Ier se montre implacable et favorise la poursuite en justice des rĂ©formĂ©s[27]. Face aux actes iconoclastes, le roi participe personnellement aux cĂ©rĂ©monies destinĂ©es Ă  effacer ce qui est considĂ©rĂ© pour l’époque comme un crime. Survient en octobre 1534 l’affaire des Placards, dans laquelle François Ier estime l’autoritĂ© royale bafouĂ©e et qui accĂ©lĂšre en rĂ©action le processus de persĂ©cution des protestants et l’amorce des guerres de religion en France.

L’épisode le plus douloureux de cette rĂ©pression, qui ternit la fin de rĂšgne de François Ier, est le massacre des Vaudois du Luberon, ralliĂ©s aux thĂšses de Calvin, des villages de CabriĂšres, MĂ©rindol et Lourmarin, villages situĂ©es sur les terres de l’Église. AprĂšs publication d’un Ă©dit du Parlement d’Aix en 1540, restĂ© lettre morte, François Ier dĂ©cide de rĂ©primer dans le sang les dĂ©sordres de cette communautĂ©. GrĂące aux galĂšres de Paulin de La Garde qui amĂšnent des troupes du PiĂ©mont, Jean Maynier, prĂ©sident du Parlement d’Aix, et Joseph d’Agoult, baron d’OlliĂšres, exĂ©cutent les ordres royaux avec un tel enthousiasme que mĂȘme Charles Quint en exprime son Ă©motion.

Le durcissement de la politique de François Ier Ă  l’égard de la religion rĂ©formĂ©e est aussi, vraisemblablement, liĂ© aux accords secrets passĂ©s avec Charles Quint Ă  l’occasion de la signature du traitĂ© de CrĂ©py-en-Laonnois, accords qui obligent le roi de France Ă  participer activement Ă  l’éradication de la menace protestante en Europe et donc en France. Nonobstant ces accords, François Ier persiste dans sa politique de soutien aux princes protestants d’Allemagne.

Le français comme langue officielle

Article dĂ©taillĂ© : ordonnance de Villers-CotterĂȘts.
Extrait de l’ordonnance royale de Villers-CotterĂȘts

Dans son chĂąteau de Villers-CotterĂȘts dans l’Aisne, en 1539, François signe l’ordonnance royale, Ă©laborĂ©e par le chancelier Guillaume Poyet, qui fait du français la langue officielle exclusive de l’administration et du droit en lieu et place du latin. Le mĂȘme document impose aux prĂȘtres d’enregistrer les naissances et de tenir Ă  jour un registre des baptĂȘmes. C’est le dĂ©but officiel de l’État civil en France et les premiers enregistrements avec filiation au monde.

La politique financiĂšre

Les constructions se rĂ©vĂšlent ĂȘtre un gouffre financier alors que l’effort de guerre contre Charles Quint mobilise des sommes Ă©normes.

Pour faire face Ă  la situation, le roi augmente les taxes : la taille, payĂ©e par les paysans, est plus que doublĂ©e, et la gabelle, payĂ©e sur le sel, est triplĂ©e[28]. François Ier gĂ©nĂ©ralise la douane et la traite foraine, augmentant ainsi la part dans les ressources du TrĂ©sor des taxes gĂ©nĂ©rĂ©es par les importations et les exportations de marchandises. Contrairement Ă  la plupart de se prĂ©dĂ©cesseurs, en particulier pour les dĂ©cisions Ă  caractĂšre fiscal, François Ier ne convoque pas les Ă©tats gĂ©nĂ©raux durant son rĂšgne.

L'accroissement des diffĂ©rentes traites rend inopĂ©rant le systĂšme de recouvrement en usage jusqu'alors. François Ier pallie cette insuffisance administrative par l'extension Ă  la gabelle du systĂšme de perception par la ferme. De mĂȘme, le roi entend amĂ©liorer l'efficacitĂ© de l'emploi des fonds levĂ©s et l'adĂ©quation des prĂ©lĂšvements avec la crĂ©ation en 1523 du TrĂ©sor de l'Épargne, caisse unique oĂč doivent ĂȘtre apportĂ©es toutes les finances et rĂ©alisĂ©es toutes les dĂ©penses gĂ©nĂ©rales de l'État. Cette nouvelle institution centralise l'activitĂ© des dix recettes gĂ©nĂ©rales prĂ©existantes, qui opĂ©raient de façon indĂ©pendante et sans coordination, laissant se dĂ©velopper erreurs et doubles emplois[29].

François Ier use aussi de nouveaux moyens pour lever des fonds. Il se sépare de pierres précieuses appartenant à la couronne et aliÚne des territoires royaux qui lui apportent les fonds nécessaires au financement de sa politique.

Enfin, le roi innove avec la vĂ©nalitĂ© des charges et offices. Ainsi, de nombreux bourgeois et nobles de grandes familles accĂšdent aux plus hautes charges de l’État par leur seule fortune. Les postes les plus prisĂ©s sont les notaires et secrĂ©taires de la Chancellerie de Paris, qui rĂ©digent et authentifient les lois. Bien qu’il n’abuse pas de ce dernier moyen, c’est certainement le dĂ©but d’un phĂ©nomĂšne destinĂ© Ă  s’amplifier et donc Ă  affaiblir plus tard l’administration du pays malgrĂ© un pouvoir de plus en plus centralisĂ©.

Par l’édit de ChĂąteauregnard (21 mai 1539), François Ier crĂ©e Ă©galement la premiĂšre loterie d’État, sur le modĂšles des blancques existant dĂ©jĂ  dans plusieurs villes italiennes.

Enfin, comme lors de l’affaire du connĂ©table Charles de Bourbon, François Ier ne recule pas devant les procĂ©dĂ©s douteux pour rĂ©soudre les problĂšmes financiers de la couronne. L’exemple le plus frappant en est le procĂšs intentĂ© Ă  Jacques de Beaune, baron de Semblançay, principal intendant des finances depuis 1518 et accusĂ© lors d’un procĂšs intentĂ© par le roi en 1524, de dĂ©tournement des fonds destinĂ©s Ă  la campagne d’Italie. Bien qu’ayant rĂ©ussi Ă  se justifier lors de ce procĂšs, il est arrĂȘtĂ© en 1527, accusĂ© de concussion, condamnĂ© Ă  mort et exĂ©cutĂ© au gibet de Montfaucon. Lors de sa rĂ©habilitation, il apparaĂźt qu’il avait surtout eu le tort d’ĂȘtre un crĂ©ancier important de François Ier.

Fiefs réunis à la couronne

La France sous François Ier, ses acquisitions et les demeures royales.

La majeure partie des acquisitions du domaine royal se limite aux fiefs de la famille de François Ier et de son Ă©pouse, rĂ©unis Ă  la couronne lors de son sacre, tel le comtĂ© d’AngoulĂȘme, Ă©rigĂ© en duchĂ© et offert Ă  Louise de Savoie, qui le redonne Ă  la couronne Ă  sa mort en 1531. En 1523, le domaine du roi s’étend au duchĂ© de Bourbonnais, au comtĂ© d’Auvergne, de Clermont, de Forez, de Beaujolais, de la Marche, de MercƓur et du Montpensier (la plupart de ces terres sont confisquĂ©es au connĂ©table de Bourbon en 1530 aprĂšs sa trahison[16]). En 1525, la couronne acquiert le duchĂ© d’Alençon, le comtĂ© du Perche, d’Armagnac, du Rouergue et en 1531, le DauphinĂ© d’Auvergne.

La Bretagne Ă©tait dĂ©jĂ  en cours de rattachement Ă  la couronne de France depuis 1491, la duchesse de Bretagne Anne ayant Ă©pousĂ© Charles VIII puis Louis XII. Le duchĂ© entre alors dans une Ăšre assez prospĂšre, dont la paix n’est perturbĂ©e que par quelques expĂ©ditions anglaises, telle celle de Morlaix en 1522.

François Ier en devient l'usufruitier en Ă©pousant la fille d’Anne de Bretagne, Claude de France, duchesse souveraine de Bretagne qui dĂ©cĂšde en 1524. François, conscient que la Bretagne fut toujours hostile Ă  toute annexion au Royaume de France, y envoie Antoine Duprat qui devient Chancelier de Bretagne en 1518. En 1532, annĂ©e de la majoritĂ© du duc-dauphin, François Ier rĂ©unit les États Ă  Vannes le 8 dĂ©cembre en demandant une union rĂ©elle et perpĂ©tuelle moyennant le respect de leurs droits et privilĂšges fiscaux. Le 6 aoĂ»t, Ă  Rennes, il fait couronner son fils qui devient François III de Bretagne. Le 13 aoĂ»t, il signe l’édit d’union du duchĂ© Ă  la couronne de France. La Bretagne est ainsi unie dĂ©finitivement au royaume et symbolise la rĂ©ussite de François Ier dans son agrandissement territorial du domaine royal.

Claude de France, lors de son mariage, apporte également en dot le comté de Blois, le Soissonnais, les seigneuries de Coucy, Asti et le comté de Montfort.

À part les conquĂȘtes du Milanais au dĂ©but du rĂšgne de François Ier et l’acquisition temporaire de la Savoie et du PiĂ©mont, le rĂšgne de François Ier se rĂ©vĂšle pauvre en conquĂȘtes Ă©trangĂšres, en particulier aprĂšs l'Ă©chec de ses revendication sur le royaume de Naples.

Mort du Roi

Urne contenant le cƓur de François Ier à la Basilique de Saint-Denis, France

François Ier meurt d’une septicĂ©mie le 31 mars 1547 au chĂąteau de Rambouillet et est enterrĂ© le 23 mai au cĂŽtĂ© de sa premiĂšre Ă©pouse Claude de France Ă  la basilique Saint-Denis. Son deuxiĂšme fils Henri II lui succĂšde.

Anne de Pisseleu, sa maĂźtresse, est contrainte de quitter la cour.

La tombe de François Ier fut profanĂ©e pendant la RĂ©volution, le 20 octobre 1793, en mĂȘme temps que celle de sa mĂšre et de sa premiĂšre Ă©pouse.

Portrait de François Ier

François Ier, anonyme, vers 1515, Chantilly, Musée Condé.

Physionomie de François Ier

L’image la plus courante de François Ier, visible dans ses nombreux portraits tels celui de Jean Clouet de 1530, prĂ©sente un visage calme avec un nez proĂ©minent tout en longueur. Un autre portrait de profil rĂ©alisĂ© par Titien confirme cette silhouette, avec une petite bouche lançant un sourire malicieux et des yeux en amandes. D'aprĂšs un soldat gallois, prĂ©sent au camp du Drap d’Or en 1520, François Ier est grand (1 m 80) et :

« ...Sa tĂȘte est bien proportionnĂ©e, malgrĂ© une nuque fort Ă©paisse. Il a des cheveux chĂątains, bien peignĂ©s, une barbe de trois mois d’une couleur plus foncĂ©e, un nez long, des yeux noisette injectĂ©s de sang, le teint laiteux. Ses fesses et cuisses sont musclĂ©es, mais, au-dessous des genoux, ses jambes sont maigres et arquĂ©es, ses pieds longs et complĂštement plats. Il a une voix agrĂ©able mais il a la manie « peu royale Â» de rouler ses yeux continuellement vers le ciel... Â»

L'armure d'apparat de François 1er, fabriquĂ©e sur mesure, et actuellement exposĂ©e au musĂ©e de l'armĂ©e Ă  Paris, permet d'Ă©valuer quelle Ă©tait la taille du souverain: il mesurait en rĂ©alitĂ© entre 1 m 95 et 2 m[30] ce qui Ă©tait tout Ă  fait inhabituel pour l’époque.

Psychologie de François Ier

D’aprĂšs les diffĂ©rents portraits de ses contemporains, par son Ă©ducation rigoureuse et par sa correspondance avec sa famille, on sait d’ores et dĂ©jĂ  que François Ier est assez intelligent, curieux et largement ouvert d’esprit, s’intĂ©ressant Ă  tout sans ĂȘtre pour autant Ă©rudit, prĂȘt Ă  discuter de toutes sortes de sujets avec une assurance souvent mal fondĂ©e, et trĂšs courageux, se rendant lui-mĂȘme sur le champ de bataille et combattant avec bravoure[31]. Il fait toutefois preuve d’un Ă©goĂŻsme marquĂ© d’enfant gĂątĂ©, d’un manque d’implication et d’un tempĂ©rament impulsif qui lui vaut certains dĂ©boires dans l’art militaire. Tout en sachant l’autoritĂ© qu’il doit Ă  Dieu et l’image qu’il reprĂ©sente, François Ier marque un certain rejet pour un protocole souvent trop rigoureux et prend quelques libertĂ©s, ce qui fait de la Cour de France un lieu assez dĂ©tendu.Il impose parfois des conventions mais peut passer outre l’étiquette[32].

La lĂ©gĂšretĂ© de François Ier dans sa vie curiale ne doit pas occulter un vĂ©ritable sens de ses responsabilitĂ©s royales. Marino Cavalli, ambassadeur de Venise de 1544 Ă  1546[33], insiste, dans un rapport au sĂ©nat, sur la volontĂ© du roi français : « Pour ce qui est des grandes affaires de l’État, de la paix et de la guerre, Sa MajestĂ©, docile en tout le reste, veut que les autres obĂ©issent Ă  sa volontĂ©; dans ces cas-lĂ , il n’est personne Ă  la Cour, quelque autoritĂ© qu’il possĂšde, qui ose en remontrer Ă  Sa MajestĂ© Â»[34].

Dans la victoire comme lors des revers militaires, François Ier se distingue par un courage vif mais mal maĂźtrisĂ©. C’est en revanche un mĂ©diocre stratĂšge, tirant mal parti des innovations techniques de son temps. L’exemple de la bataille de Pavie est Ă©difiant : François Ier place son artillerie, pourtant l’une des meilleures d’Europe, derriĂšre sa cavalerie, et lui ĂŽte ainsi toute efficacitĂ©.

Un homme qui aime beaucoup les femmes

Durant son rĂšgne, François Ier ne cache pas son goĂ»t pour les plaisirs courtois et l’infidĂ©litĂ©. On prĂȘte au roi cette phrase : « Une cour sans femmes, c’est comme un jardin sans fleurs Â», montrant Ă  quel point le roi comptait sur la prĂ©sence fĂ©minine Ă  la cour de France, imitant ainsi les cours italiennes dans lesquelles le fĂ©minin Ă©tait un symbole de grĂące. Parmi ses maĂźtresses, on peut citer Françoise de Foix, comtesse de ChĂąteaubriant, supplantĂ©e par Anne de Pisseleu[35], duchesse d’Étampes et demoiselle d’honneur de Louise de Savoie au retour de François Ier aprĂšs sa captivitĂ© espagnole, ou encore la femme de l’avocat Jean Ferron, surnommĂ©e la belle ferronniĂšre. On peut aussi citer la comtesse de Thoury et mĂȘme une dame inconnue, dont le roi aura un fils, Nicolas d’Estouteville.

Certaines de ces femmes ne joueront pas seulement le rĂŽle de maĂźtresse du roi. Quelques unes d’entre-elles auront Ă©galement une influence politique, telle Anne de Pisseleu ou encore la comtesse de Thoury, Ă  l’origine de la construction du chĂąteau de Chambord.

Mariages

Descendance

Claude de France, premiÚre épouse de François Ier, donne naissance à sept enfants dont deux meurent en bas ùge.

Certains Ă©voquent un huitiĂšme enfant, Philippe, nĂ© en 1524 et mort en 1525, ce qui laisse penser que Claude de France est morte en couches[rĂ©f. nĂ©cessaire].

Descendance illégitime

François Ier eut Ă©galement d’une dame inconnue un fils qui ne fut pas lĂ©gitimĂ© par la suite : Nicolas d’Estouteville, seigneur de Villecouvin[38].

EmblĂšme

La salamandre, emblÚme de François Ier au chùteau de Chambord

Plusieurs sources diffĂšrent quant Ă  l’origine de la salamandre comme symbole de François Ier[39] : Une tradition voudrait que François ait reçu cet emblĂšme de son prĂ©cepteur, Artus de Boisy, qui avait observĂ© dans son Ă©lĂšve, « un tempĂ©rament plein de feu, capable de toutes les vertus, qu’il fallait tantĂŽt aviver, tantĂŽt amortir Â». Mais c’est oublier qu’on trouve dĂ©jĂ  une salamandre dans l’emblĂšme du comte Jean d’AngoulĂȘme, frĂšre cadet de Charles d’OrlĂ©ans, et qu’un manuscrit exĂ©cutĂ© pour Louise de Savoie en 1504, porte lui aussi une salamandre. La thĂšse selon laquelle l’animal fut apportĂ© Ă  François Ier par LĂ©onard de Vinci est une version romancĂ©e.

La salamandre, symbolise gĂ©nĂ©ralement le pouvoir sur le feu, donc sur les hommes et sur le monde. La devise Nutrisco & extinguo (« Je m’en nourris et je l’éteins Â»), qui accompagne parfois cet emblĂšme, prend tout son sens lorsqu’on se rĂ©fĂšre au pouvoir sur le feu. On la retrouve sur Ă©normĂ©ment de plafonds et de murs du chĂąteau de Chambord et de celui de Fontainebleau, et sur les armes de la ville du Havre et sur celles de Vitry-le-François ainsi que sur le logo du dĂ©partement de Loir-et-Cher. Cet animal un peu magique est censĂ© Ă©teindre les mauvais feux et attiser les bons.

Article dĂ©taillĂ© : Salamandre (crĂ©ature fantastique).

Toponymie

  • La ville de Vitry-le-François conserve le souvenir de François Ier, qui la fit rebĂątir, d’oĂč son nom[40].
  • Franciscopolis est le premier nom donnĂ© Ă  l’actuelle ville du Havre, dont François Ier dĂ©cida la construction.

Citations

Le blason de François, Comte d’AngoulĂȘme.
Le blason de François Ier, roi de France. François retire les caractĂ©ristiques de la famille de Valois-AngoulĂȘme en haut du blason, lors de son couronnement.
  • « Souvent femme varie. Et bien fol qui s’y fie Â».
  • « Parce que tel est notre bon plaisir. Â»[41]
  • « Je voudrais bien voir la clause du testament d’Adam qui m’exclut du partage du monde. Â»
  • « Je peux faire un noble, je ne peux faire un grand artiste. Â»
  • « Tout est perdu, fors l’honneur. Â»[42]
  • « Une cour sans femmes, c’est comme un jardin sans fleurs Â»[43].

Cinéma

François Ier a inspiré de nombreux cinéaste et acteurs.

Voir aussi

Sources partielles

  • « François Ier de France Â», dans Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang [sous la dir. de], Dictionnaire universel d’histoire et de gĂ©ographie, 1878 [dĂ©tail des Ă©ditions]  (Wikisource)
  • Les Revues Historia-ThĂ©matique n°101 et 107 ayant pour nom Le grand siĂšcle de François Ier et Éducation, culture, Écologie, Ces rois qui ont tout changĂ© ont servi Ă  la quĂȘte de donnĂ©es et d’informations, notamment dans les parties Biographie et Relation avec Charles Quint.
  • Michelet, Renaissance et RĂ©forme, dans son Ă©dition "Bouquins", pour "Portrait de François Ier", notamment "Psychologie de François Ier".
  • Niccolo Tommaseo, Relations des ambassadeurs vĂ©nitiens sur les affaires de France au XVIe siĂšcle, t.1, Paris, Impr. royale, 1838. pour "Portrait de François Ier".
  • Roger Doucet, Étude sur le gouvernement de François Ier dans ses rapports avec le parlement de Paris, Paris, Champion, 1921-1926, II. pour "Politique financiĂšre", et en grande partie pour "fiefs rĂ©unis Ă  la couronne".
  • Lucien Romier, Les Origines politiques des guerres de Religion, Paris, Perrin, 1914, t.2. pour "Politique intĂ©rieure, Religion".
  • Arlette Jouanna (sous la direction), Histoire et dictionnaire des guerres de Religion, Bouquins, 1998. pour "Politique intĂ©rieure, Religion".
  • RenĂ© Guerdan, François Ier, J’ai lu, 1986.

Bibliographie

Parutions par ordre chronologique

  • Dolet, Les Gestes du roi Françoys, Lyon, 1540.
  • Sa Vie a Ă©tĂ© Ă©crite par Antoine Varillas, 1655, et par Gabriel-Henri Gaillard, 1766.
  • G.H.Gaillard, Histoire de François Ier, Paris, 1766, 1769.
  • M.Rey, Histoire de la captivitĂ© de François Ier, Paris, 1837.
  • A. Champollion-Figeac, La CaptivitĂ© de François Ier, Paris, 1847.
  • Gachard, La CaptivitĂ© de François Ier et le traitĂ© de Madrid, Bruxelles, 1860.
  • Bosquet, François Ier et son siĂšcle, Rouen, 1873.
  • F.Mignet, RivalitĂ© de François Ier et de Charles Quint, Didier et cie, 1876.
  • Jules Michelet, Renaissance et RĂ©forme.Histoire de France 1876-1893
  • Mathurin Lescure, François Ier, 1494-1547, P.Ducrocq, 1878.
  • A.Huillard-Breholles, Documents sur François Ier, 1886.
  • Ion Ursu, La Politique orientale de François Ier, (1515-1547), H. Champion, 1908.
  • Roger Doucet, Étude sur le gouvernement de François Ier dans ses rapports avec le parlement de Paris, Paris, Champion, 1921-1926, II.
  • B.Fillon, La Jeunesse de François Ier et ses premiĂšres amours, Paris, 1923.
  • L.Dimier, Le ChĂąteau de Fontainebleau et la cour de François Ier, Paris, 1930.
  • LĂ©vis, duc de Mirepoix, François Ier, Paris, 1931.
  • P.Bellet, François Ier, roi de France, restaurateur des lettres et des arts, Paris, 1936.
  • L.Madelin, François Ier, le souverain politique, Paris, 1937.
  • Auguste Bailly, François Ier, Paris, 1954.
  • M.Heim, François Ier et les femmes, Paris, 1956.
  • Dr L.Cullerier, De quelle maladie est mort François Ier ?, Paris, 1962.
  • Marcel Trudel, Histoire de la Nouvelle-France, I - Les vaines tentatives, 1524-1603, MontrĂ©al, Fides, 1963
  • Charles Terrasse, François Ier, le roi et son rĂšgne, 3 vol, Paris, 1943, 1970.
  • R.Rudler, François Ier, Paris, 1980.
  • J. Duhamel, La CaptivitĂ© de François Ier, Paris, 1981.
  • Jean Jacquart, François Ier, Paris, Fayard, 1981.
  • AndrĂ© Castelot, François Ier, Librairie AcadĂ©mique Perrin, 1983. (ISBN 978-2262011864)
  • Francis Hackett, François Ier 1494-1547, Payot, 1984.
  • RenĂ© Guerdan, François Ier, J’ai lu, 1986.
  • Robert-Jean Knecht, Un Prince de la Renaissance : François Ier et son royaume, 1998.
  • Jack Lang, François Ier ou le RĂȘve Italien, Pocket, 1999.
  • Collectif dirigĂ© par Denis Lavalle, De l’Italie Ă  Chambord ; la chevauchĂ©e des princes français, Somogy, 2004.
  • Christiane Gil, Les Femmes de François Ier ; MĂšre, sƓur, Ă©pouses, maĂźtresses, Pygmalion, 332p.2005
  • Pierre-Gilles Girault, François Ier, images d’un roi, de l’histoire Ă  la lĂ©gende (cat. expo. ChĂąteau de Blois, 3 juin-10 septembre 2006), Paris : Somogy, 2006, 104 p.
  • Sylvie Le Clech, François Ier, Tallandier, collection: "Les rois de France".2006
  • Gonzague Saint Bris, François 1er et la Renaissance, Ă©ditions TĂ©lĂ©maque, 2008

Revues

  • « Le grand siĂšcle de François Ier Â», Historia thĂ©matique, n° 101, mai-juin 2006.

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

  1. ↑ Quid 2005 - François Ier
  2. ↑ Michelet, Renaissance et RĂ©forme
  3. ↑ D’aprĂšs Antoine Roullet (chargĂ© de travaux dirigĂ©s Ă  l’universitĂ© de Paris-IV-Sorbonne) dans Historia mensuel, n° 727 : « Son nom lui vient dĂ©jĂ  d’Italie, en rĂ©fĂ©rence Ă  François de Paul, ermite italien arrivĂ© en France en 1482 Â».
  4. ↑ RenĂ© Guerdan, François Ier, p. 46
  5. ↑ Georges Bordonove, Les Rois qui ont fait la France, tome 4, p. 65 : « Et lui, percevant cette montĂ©e d'amour, saluait, souriait, jetait Ă  poignĂ©e les piĂ©cettes Â»
  6. ↑ Dans une exposition de peinture du dĂ©but du XIXe siĂšcle, on a vu un tableau de Gigoux, reprĂ©sentant LĂ©onard de Vinci expirant dans les bras de François Ier, sujet dĂ©jĂ  traitĂ©, en 1781, par François-Guillaume MĂ©nageot. La tradition Ă  laquelle le peintre a empruntĂ© son sujet repose uniquement sur une Ă©pitaphe latine conçue en termes fort amphibologiques. Elle est, il est vrai, rapportĂ©e par Vasari, mais jamais vue sur aucun monument. LĂ©onard de Vinci meurt au chĂąteau de Cloux, Ă  Amboise, le 2 mai 1519. Or, Ă  cette Ă©poque, la Cour est Ă  Saint-Germain-en-Laye, oĂč la reine accouche du roi Henri II de France le 31 mars, et les ordonnances royales donnĂ©es le 1er mai sont datĂ©es de cet endroit. De plus, le journal de François Ier ne signale aucun voyage du roi jusqu’au mois de juillet. Enfin, l’élĂšve de LĂ©onard de Vinci, Francesco Melzi, auquel il lĂšgue ses livres et ses pinceaux, et qui est dĂ©positaire de son testament, Ă©crit au frĂšre du grand peintre une lettre oĂč il raconte la mort de son maĂźtre. Pas un mot n’y fait allusion Ă  la circonstance mentionnĂ©e plus haut, qui, si elle eĂ»t Ă©tĂ© vraie, n’aurait certainement pas Ă©tĂ© oubliĂ©e. Source :
    • John Grand-Carteret, L'Histoire, la vie, les mƓurs et la curiositĂ© par l'Image, le Pamphlet et le document (1450-1900), Librairie de la curiositĂ© et des beaux-arts, 1927
  7. ↑ Dictionnaire Larousse de la Peinture ; Fontainebleau (Ă©cole de).
  8. ↑ a  et b  Claude Dufresne, Historia n° 107
  9. ↑ Il existe Ă  la BibliothĂšque nationale de France un manuscrit des poĂ©sies de François Ier, manuscrit provenant de la succession Chatre-Imbert de CangĂ©. On y remarque une lettre en prose et en vers que ce prince adressa de sa prison Ă  l’une de ses maĂźtresses, une Ă©glogue intitulĂ©e Admetus, et un trĂšs grand nombre de petites piĂšces. Nous en extrayons quelques-unes :
    Le mal d’amour est plus grand que ne pense
    Celui qui l’a seulement ouĂŻ dire ;
    Ce qui nous semble ailleurs légÚre offense,
    Et amitié se répute martyre.
    Chacun se plaint, et gémit, et soupire.
    Mais s’il survient une seule heure d’aise,
    La douleur cesse, et le tourment s’apaise.
    Elle jura par ses yeux et les miens,
    Ayant pitié de ma longue entreprise.
    Que mes malheurs se tourneraient en biens,
    Et pour cela me fut heure promise.
    Je crois que Dieu les femmes favorise,
    Car de quatre yeux qui furent parjures,
    Rouges les miens devinrent sans feintise,
    Les siens en sont plus beaux et azurés.
    Les vers qu’il fit sur AgnĂšs Sorel sont plus connus. Le manuscrit dont nous avons parlĂ©, les reproduit ainsi avec quelques variantes :
    Ici dessoubz des belles git l’eslite,
    Car de louanges sa beauté plus mérite,
    Estant cause de France recouvrer,
    Que tout cela que en cloĂźtre put ouvrer
    Clause nonnain, ou en désert hermite.
    Source :
    • John Grand-Carteret, L'Histoire, la vie, les mƓurs et la curiositĂ© par l'Image, le Pamphlet et le document (1450-1900), Librairie de la curiositĂ© et des beaux-arts, 1927
  10. ↑ Historia, n°107, p56
  11. ↑ Historia n°101, p64
  12. ↑ coupĂ© :
    en chef parti en 1 Ă©cartelĂ© en 1 et 4, de gueules au chĂąteau d’or ouvert et ajourĂ© d’azur et en 2 et 3 d’argent au lion de gueules armĂ©, lampassĂ© et couronnĂ© d’or, en 2 parti en 1 d’or Ă  quatre pals de gueules et en 2 Ă©cartelĂ© en sautoir d’or aux quatre pals de gueules et d’argent Ă  l’aigle de sable, accompagnĂ© en pointe d’argent Ă  une pomme grenade de gueules, tigĂ©e et feuilletĂ© de sinople
    en pointe Ă©cartelĂ© en 1 de gueules Ă  la fasce d’argent, en 2 d’azur semĂ© de fleurs de lys d’or Ă  la bande componĂ©e d’argent et de gueules, en 3 bandĂ© d’or et d’azur de six piĂšces, Ă  la bordure de gueules et en 4 de sable au lion d’or, armĂ© et lampassĂ© de gueules, sur le tout parti d’or au lion de sable armĂ©, couronnĂ© et lampassĂ© de gueules et d’argent Ă  l’aigle Ă©ployĂ© de gueules, membrĂ© et becquĂ© d’or
  13. ↑ La Navarre avait Ă©tĂ© envahie en 1512 par Ferdinand le Catholique avec la complicitĂ© du pape Jules II, qui avait excommuniĂ© la famille rĂ©gnante au motif qu’elle entretenait des liens coupables avec le protestantisme qui se rĂ©pandait au Sud de l’Hexagone. La Haute-Navarre ne sera pas restituĂ©e mais intĂ©grĂ©e au royaume de Castille
  14. ↑ Le pape ClĂ©ment VII le sacrera pour sa part le 2 mars 1530 Ă  Bologne, une fois apaisĂ©s ses diffĂ©rends avec Charles Quint
  15. ↑ Dans le tome X de son Histoire de France, le pĂšre Daniel rapporte une lettre curieuse qu’il transcrit de l’original, Ă©crite par François Ier Ă  sa mĂšre, lorsque les ImpĂ©riaux lĂšvent le siĂšge de MĂ©ziĂšres. Le « PĂšre des Lettres Â», comme on peut le voir, traite assez cavaliĂšrement l’orthographe. Madame, tout asetheure (Ă  cette heure), ynsy que je me vouoys mettre o lyt, est aryve Laval, leque m’a aportĂ© la sertenetĂ© (la certitude) deu lĂšvement du siĂšge de MĂ©syĂšres. Je croy que nos anemys sont en grant pĂšne, vu la honteuse retrĂšte qu’yl ont fet: pour tout le jour de demayn, je sorĂ© le chemin qu’ys prandront. Et selon sela, il nous fodra gouverner. Et s’yl on jouĂ© le pasyon, nous jourons la vanganse. Vous suplyant vouloyr mander partout pour fĂšre remercier Dieu : car sans poynt de foie, il a montrĂ© se coup qu’yl est bon François. Et fesant fyn Ă  ma lettre, remettant le tout seur le porteur, pry Ă  Dieu qu’il vous doynt trĂšs bonne vye et longue. Vostre trĂšs-humble et trĂšs-obĂ©yant fyls. François.
  16. ↑ a  et b  Charles de Bourbon avait Ă©pousĂ© sa cousine Suzanne de Bourbon, fille d’Anne de Beaujeu. Il se trouve donc Ă  la tĂȘte d’un des plus vastes ensembles de territoires non encore rĂ©unis Ă  la couronne. Suzanne meurt en 1521, sans hĂ©ritier. Les biens en apanage (Auvergne, Montpensier, Clermont-en-Beauvaisis) reviennent Ă  la couronne et Louise de Savoie, cousine de Suzanne et petite-fille du duc Charles Ier de Bourbon revendique le Bourbonnais et Chatellerault. De procĂšs en confiscation puis en ordres d’arrestation, le connĂ©table finit par s’enfuir, rejoint l’empereur et meurt Ă  Rome sans rĂ©cupĂ©rer ses fiefs, qui sont dĂ©finitivement rattachĂ©s Ă  la couronne.
  17. ↑ Jusqu’au commencement du XIXe siĂšcle, on a imprimĂ© et rĂ©imprimĂ© que François Ier, aprĂšs la bataille de Pavie, Ă©crivit immĂ©diatement Ă  sa mĂšre cette seule phrase : Tout est perdu, fors l’honneur et l’on ne manquait pas de se rĂ©crier sur la simplicitĂ© et sur l’énergie de cet apophtegme Ă  la laconienne, comme le dit le docteur Pancrace. On montre longtemps Ă  la Chartreuse de Pavie, la table sur laquelle François Ier aurait Ă©crit ce billet. Il est juste de dire que cette table est d’époque. Par malheur pour la mĂ©moire du « roi chevalier Â», on a retrouvĂ©, dans les registres manuscrits du Parlement, le texte de la lettre adressĂ©e par ce prince Ă  Louise d’AngoulĂȘme. La voici telle qu’elle est rĂ©digĂ©e : Pour vous advertir comment se porte le ressort de mon infortune, de toutes choses ne m’est demourĂ© que l’honneur et la vie, qui est sauve ; et pour ce que, en nostre adversitĂ©, cette nouvelle vous peu de resconfort, j’ay priĂ© qu’on me laissĂąt vous escripre ces lettres, ce qu’on m’agrĂ©ablement accordĂ©. Vous suppliant de volloir prendre l’extremitĂ© de vous meismes, en usant de vostre accoustumĂ©e prudence ; car j’ay espoir en la fin que Dieu ne m’abandonnera point ; vous recommandant vos petits-enfans et les miens, vous suppliant de faire donner seur passage et le retour pour l’aller et le retour en Espaigne et Ă  ce porteur, qui va vers l’empereur, pour savoir comme il faudra que je sois traictĂ©. Et sur ce trĂšs humblement me recommande Ă  vostre bonne grĂące. Registres manuscrits du Parlement, 10 novembre 1525
  18. ↑ Historia n°700, p24 à 28
  19. ↑ qui deviendra l’actuel lycĂ©e Saint-BenoĂźt
  20. ↑ Marcel Trudel, Histoire de la Nouvelle-France, I - Les vaines tentatives, 1524-1603, MontrĂ©al, Fides, 1963, pages 34-38 et 67
  21. ↑ Marcel Trudel, op. cit., pages 133 et 134
  22. ↑ (fr) Site du Quid
  23. ↑ Histoire du monde de 1492 à 1789, Larousse, p.57.
  24. ↑ Y a-t-il un Ă©tat de la Renaissance
  25. ↑ dans son Commentaire de la coutume de Paris, 1539
  26. ↑ d’aprĂšs l’article d’Historia de Liliane CrĂ©tĂ©, Historienne du protestantisme et auteur de Coligny (Fayard, 1995). Ce trait de caractĂšre de François Ier est confirmĂ© par Robert Knecht (professeur en histoire de France Ă  l’universitĂ© de Birmingham qui Ă©crit : « En tant que roi "trĂšs chrĂ©tien", qui a jurĂ© le jour de son sacre de dĂ©fendre l’église et de chasser toute hĂ©rĂ©sie de son royaume, il ne peut pas agir autrement. Mais est-il aussi pieux que sa sƓur ? Aucune certitude Ă  ce sujet mais tous les indices montrent que le roi se comporte en bon catholique Â».
  27. ↑ La rĂ©pression dĂ©clenchĂ©e par François Ier commence bien avant l’affaire des Placards. Depuis le mois d’aoĂ»t jusqu’au 15 septembre 1534, soit deux mois avant cette affaire, le Roi diligente une commission afin de poursuivre les rĂ©formĂ©s sous la conduite de Bonaventure Thomassin, conseiller au parlement de Paris depuis 1521 et qui sera nommĂ© en 1534, prĂ©sident du Parlement de Grenoble. L’action de cette commission crĂ©Ă©e par des lettres patentes du roi donnĂ©es Ă  Arles le 19 septembre 1533, plus d’un an avant l’exĂ©cution, aboutira Ă  plusieurs condamnations Ă  mort et Ă  diverses autres peines. Le registre criminel du Parlement de Paris (cĂŽtĂ© 72) est malheureusement incomplet les vingt derniĂšres feuilles ayant Ă©tĂ© arrachĂ©es (probablement Ă  cause de l’implication de certains familiers de la Reine de Navarre, son aumĂŽnier Caroli et Michel d’Arande devenu prĂ©cepteur du fils cadet du roi) ; le registre original a disparu, subsiste les extraits ; les lettres patentes ne sont mentionnĂ©es nulle part ailleurs. Cette commission fut envoyĂ©e et procĂ©da Ă  Alençon, fief de la « bonne sƓur du Roi Â», de sa « mignonne Â», duchesse d’Alençon par son premier mariage. François Ier usurpe ainsi le pouvoir de la justice locale qu’il trouve trop molle Ă  son goĂ»t. RĂ©fĂ©rences disponible via Gallica [1] :
    • Extraits inĂ©dits des registres du Parlement de Paris dans Bulletin de la SociĂ©tĂ© de l’histoire du protestantisme français 1859 (An 8) p. 62 et s.
    • ibidem dans Bulletin historique et littĂ©raire de la SociĂ©tĂ© de l’histoire du protestantisme français 1884 t33 (An 3) p. 162 et s.
    • B. Robert, La rĂ©forme Ă  Alençon dans le Bulletin de la SociĂ©tĂ© d’histoire du protestantisme français 1934 (An 83) p 92 et s.
  28. ↑ provoquant des Ă©meutes, notamment Ă  la Rochelle en 1542.
  29. ↑ François Ier se fĂ©licite des consĂ©quences de cette nouvelle institution : « Sans l'ordre Ă©tabli par un nouveau systĂšme, il nous eut fallu ordonner une crue de la taille ou, au moins, charger nos officiers et nos sujets d'emprunts gĂ©nĂ©raux et particuliers, retranchement de gages et pensions et autres sacrifices non moins pĂ©nibles. Â» (citĂ© dans SystĂšme financier de l'ancienne monarchie par LĂ©on Bouchard (1891)
  30. ↑ Quid 2005, p. 750.
  31. ↑ BrantĂŽme donne une explication des traits de caractĂšres du roi : Le grand roy François, ce nom lui fut donnĂ©, non tant pour la grandeur de sa taille et corpulence, qui estoit trĂšs belle, et majestĂ© royale trĂšs riche, comme pour la grandeur de ses vertus, valeurs, beaux faicts et hauts merites, ainsi que jadis fut donnĂ© Ă  Alexandre, Ă  Pompey et Ă  d’autres
  32. ↑ Robert Knecht, article "Un souverain en toute intimitĂ©". Historia n°101.
  33. ↑ Niccolo Tommaseo, Relations des ambassadeurs vĂ©nitiens sur les affaires de France au XVIe siĂšcle, t.1, Paris, Impr. royale, 1838
  34. ↑ À noter que Marino Cavalli Ă©tait un fervent admirateur de François Ier : « Et si le roi de France n’avait pas rencontrĂ© dans sa route un prince aussi puissant (
) que l’est Charles Quint (
) la dignitĂ© impĂ©riale appartiendrait derechef a la France. Â»
  35. ↑ La lĂ©gende raconte que le monarque et Anne de Pisseleu se rencontraient Ă  Blois, au pied d'un orme qui a donnĂ© son nom Ă  un lieu de cette charmante ville des Yvelines : "l'Orme Ă  la Blonde"
  36. ↑ RenĂ© Guerdan, François Ier, p53.
  37. ↑ Ils sont venus à Mont-de-Marsan, Office de Tourisme
  38. ↑ GĂ©nĂ©alogie complĂšte des rois de France, Jean-Charles Volkmann, p.40
  39. ↑ Marie Holban : De la guivre des Visconti Ă  la salamandre de François Ier. Extrait de la revue Archilevor, III, Bucarest.
  40. ↑ Site de Vitry-le-François
  41. ↑ On lui prĂȘte cette formule qu’il redira Ă  maintes reprise durant son rĂšgne, mais on sait dĂ©sormais qu’il ne l’a pas dit en premier : en effet, l’expression trouve son origine dans le droit romain : quod principi placuit legis habet vigorems'= « ce qui plaĂźt au prince a force de loi Â». LĂ  ou François Ier innove, c’est qu’il le rĂ©dige en français et d’une maniĂšre plus familiĂšre. Le roi s’exprime Ă  la premiĂšre personne du pluriel, ce qui est l’usage depuis les dĂ©buts de la royautĂ©.
  42. ↑ aprùs la bataille de Pavie
  43. ↑ d’aprĂšs Nicolas Le Roux, maĂźtre de confĂ©rences Ă  Paris IV-Sorbonne dans son article "La cour devient le thĂ©Ăątre de sa majestĂ©"
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Charles d’AngoulĂȘme
Blason comte fr Angouleme (Valois).svg Comte d’AngoulĂȘme Transparent.gif
1496-1515
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Blason France moderne.svg Roi de France Transparent.gif
1515-1547
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1515-1525
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