Franco-normand

Normand

Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la langue normande. Pour les Normands du Moyen Âge, voir Normands.
Normand
normaund
Parlée en France et dans les Îles Anglo-Normandes
Région Normandie
Classification par famille
(Dérivée de la classification SIL)
Statut officiel et codes de langue
Langue officielle de Jersey (Jèrriais)

Le normand est une langue romane parlée en Normandie continentale et insulaire. C’est un des plus importants parlers de la langue d'oïl. Elle n'est pas reconnue par le SIL International, mais est classée dans les langues sérieusement en danger par l'Unesco.

Le Dictionnaire de la langue normande de Kelham (1779).

Sommaire

Histoire

Les colons anglo-scandinaves, en s'installant sur une grande partie du territoire connu de nos jours sous le nom de Normandie, avaient adopté le parler roman des habitants de l'ancienne Neustrie, tout en donnant à la langue une certaine couleur et quelques mots de norrois (cf. tableau I).

Cette disparition de la langue norroise peut s'expliquer : selon Henriette Walter, « La colonisation scandinave avait été strictement masculine, et la langue de la famille, née des couples mixtes, a très vite été la langue de la mère, c'est-à-dire la langue romane de la région, surtout après la conversion des Normands au Christianisme »[1]

Pour les uns, il semble que le h aspiré normand que l'on entend dans le Cotentin et surtout dans la Hague (prononcer: /χɑ:g/) et que l'on entendait jadis ailleurs, encore au début du XXe siècle au sud de l'estuaire de la Seine dans la région de Honfleur, soit dû à l’influence germanique. Pour les autres, l’aspiration du h s'expliquerait par l’influence de l’anglais à l’époque du domaine anglo-normand (ce qui n’est pas, en tout cas, exclu en Normandie insulaire).

La langue normande s’est implantée en Angleterre à la suite de la conquête de ce pays par Guillaume le Conquérant. Une concurrence, d’abord favorable au dialecte français, imposé partout comme langue officielle, s’y est poursuivie entre les deux langues jusqu’au XIVe siècle, époque à laquelle le français y a perdu peu à peu du terrain pour finir par y disparaître. On donne le nom d’anglo-normand au dialecte importé en Angleterre qui, sous l’influence de l’anglo-saxon et du français littéraire, était devenu distinct du normand continental. Le normand et l’anglo-normand possèdent tous deux une littérature.

Variétés

On parle plusieurs variétés de la langue normande :

  • 3. Le normand a influencé le français standard, le gallo, le québécois, le joual, mais aussi l'acadien :
    • Quelques expressions et tournures de phrases normandes sont couramment utilisées par les Québécois, Acadiens et Louisianais (voir « champelure » [robinet], « bleuet » [myrtille], « croche » [tordu], « gricher » [grimacer], tant pire, aussi pire…)[3].
Un bar de Cherbourg : Le Rô d'la Mé.

Par ailleurs, on distingue entre le normand proprement dit (parlé au nord de la ligne Joret) et le normand méridional (pratiqué au sud de cette isoglosse).

Le normand méridional, parlé au sud de la ligne Joret, notamment dans la Manche (région d'Avranches), l'Orne et une partie de l'Eure est plus proche de dialectes comme le gallo, et le mayennais. Par exemple, le mot sac se traduit en pouque au nord et en pouche au sud. Vaque au nord (du latin vacca) se dit vache en français et en normand méridional.

Dans la Grand' tèrre (France), le normand proprement dit est classé en tant que langue de France parmi les langues d'oïl. L’enseignement du normand du Cotentin (Cotentinais) est présent dans quelques collèges du département de la Manche.

Graphies

Il existe aujourd'hui trois orthographes standardisées du normand : le normand continental (dont cotentinais; selon le système Lechanteur), jersiais (selon les dictionnaires Le Maistre (1966) et Société Jersiaise (2005)), guernesiais (selon le dictionnaire De Garis (1982)).

-oun /ɔ̃:/
-aun /aɔ̃/ ou /ɛ̃/ selon la région
e non accentué muet (autrefois représenté par l'apostrophe, et cela toujours dans les îles)
verbe en -aer(et participe en -aé)
(s'écrit -aï en guernesiais)
/ɘ/ ou /o/ ou /e/ selon la région (// en guernesiais)
qu suivi de é ou i /ʧ/ au nord de la ligne Joret, /k/ au sud de la ligne Joret.

Les îles Anglo-Normandes étant au nord de la ligne Joret ont gardé le tch orthographique. À comparer, le mot normand venu du latin canem (chien) s'écrit quyin (à prononcer [quien] ou [tchi] selon les lieux) sur le continent et tchian selon l'orthographe insulaire.

gu suivi de é, i ou u /ʤ/ au nord de la ligne Joret, /ɡ/ au sud de la ligne Joret
ll suivant b, c, f, g, p
(s'écrit li en jersiais)
/j/
th /ð/ (en jersiais)
oué /we/
âo //
iâo /jaʊ/
/y/ jusqu'à /œ:/ selon la région

Les langues insulaires sont reconnues officiellement par les gouvernements des îles, sans être langues officielles. L’enseignement facultatif du jèrriais (normand jersiais) se fait dans les écoles de Jersey, et le guernesiais est présent dans quelques écoles de Guernesey. Les langues jersiaise et guernesiaise sont reconnues en tant que langues régionales des Îles Britanniques dans le cadre du Conseil Britannique-Irlandais (avec l’irlandais, le gallois, l’écossais, le scots, le scots d’Ulster, le mannois, et le cornique).

Le normand continental est pour ainsi dire plus fort dans le Cotentin et dans le Pays de Caux qu’ailleurs sur le continent.

Exemples de mots normands venus du norrois (tableau I)
Normand Français Vieux norrois
bel cour ?
bète appât beita
blèque blet/te bleikr
brumant nouveau marié brumaðr
dalle évier dalr/doli
falle gorge falr
gradile, grade, etc. groseille gaddr
graie préparer greiða
(é)griller glisser skriðla
hague cenelle heggr
hardelle fille hóra
hèrnais charette * hernest
hougue mont (petit) haugr
mauve mouette mávar
mielle dune mellr
mucre humide mygla
nez cap nes
tierre chaine tjaðr

La langue française a acquis la plupart de son lexique nautique du vieux norrois par l’intermédiaire de la langue normande (tableau II).

Exemples de termes de marine passés en français par l’intermédiaire du normand (tableau II)
Français Vieux norrois
agrès greiði
arrimer rýma
bâbord bak-borði
bardeau barði
beaupré bógsproti
bitte biti
bord borð
bouline bóglína
brayer bræða
carlingue karling
cingler sigla
dalot dæla
dégréer greiða
dran drendr
écart skarfr
écarver skarfa
écoute skaut
élinguer slyngva
équiper skipa
esnèque snekkja
esquif skip
étalingue staglína
étambot stafn-borð
étambrai timbr
étrave stafn
étui stæðingr
flotte floti
girouette veðr-viti
gréer greiða
guindeau vindáss
guinder vinda
haler hala
hauban höfuð-bendur
hune húnn
hublot húfa
itague útstag
jaumière hjálm
liban lík-band
mat mastr
houage vök
quille kjölr
racage rakki
ralingue rálik
raquer raka
riper rispa
ris rif
rouf hróf
sombrer sumla
tanguer tangi
tillac ’þilja
tille ’þilja
tolet ’þollr
touer toga
tribord stíorborð
varangue vrang
vibord vígi-borð

On retrouve de nombreux éléments de la langue normande dans la toponymie normande ainsi que dans la langue anglaise. La langue normande apportée en Angleterre à la suite de la conquête de l'Angleterre en 1066 a enrichi la langue anglaise (tableau III).

Exemples de mots anglais venus du normand (tableau III)
Anglais Normand Français
candle caundèle chandelle
cabbage caboche chou
castle câté (anc. castel) château
catch cachi chasser
cat cat chat
cater acater acheter
causeway cauchie chaussée
chair tchair chaise
fashion faichon façon
garden gardin jardin
mug mogue, moque (grande) tasse
pocket pouquette poche
fork fouorque fourche
wage wage gage
wait waitier guetter
war werre guerre
ward warde garde
warranty warantie garantie
wicket viquet guichet

L’anglo-normand, langue des rois Plantagenêts et des grands seigneurs, fut la langue officielle de l'Angleterre jusqu'au XIVe siècle.

Littérature

Avant le XIXe siècle

Le Coup d'œil purin, de 1773.

Le Jersiais Wace est considéré comme fondateur de la littérature jersiaise au XIIe siècle. Béroul, Adam de Ros, André de Coutances, Beuve de Hanstone, Chandos, Chardry, Clémence de Barking, Denis Piramus, Éverard de Gateley, Geoffroy Gaimar, Guernes de Pont-Sainte-Maxence, Guillaume de Berneville, Guillaume le Clerc de Normandie, Jofroi de Waterford, John Gower, Jourdain Fantosme, Marie de France (poétesse), Nicholas Trivet, Nicole Bozon, Philippe de Thaon, Pierre d'Abernon, Pierre de Langtoft, Raüf de Lenham, Robert Biket, Robert de Gretham, Robert de Ho, Robert Grossetête, Wace, Sarrazin, Simon de Freine, Thomas d'Angleterre, Thomas de Kent, Turold ou Wilham de Waddington sont des auteurs de la littérature anglo-normande.

Article détaillé : Littérature anglo-normande.

On retrouve de la littérature satirique ou polémique publiée à Rouen aux XVIe et XVIIe siècles dans ce qu’on appelle le parler purin : David Ferrand (1590? - 1660) a publié la Muse normande, collection d’écritures dans la langue du Pays de Caux. Le coup d’œil purin est publié en 1773 à Rouen. Pierre Genty (1770 - 1821) représente le percheron, langage du Perche.


En Normandie insulaire

Le XIXe siècle siècle a vu un nouvel élan dans la littérature régionale dans laquelle les auteurs insulaires, tels que George Métivier (Guernesiais, 1790-1881) et Robert Pipon Marett (Jersiais, 1820-1884), jouaient un rôle important.

Pendant son exil à Jersey et à Guernesey, Victor Hugo s’intéressait à la langue des pêcheurs insulaires et accueillait les auteurs normands des îles. À Jean Sullivan (1813-1899), auteur jersiais, Hugo a écrit en 1864 que le jersiais est une « précieuse langue locale » et dans son Archipel de la Manche, Hugo a écrit : « Quant au patois, c'est une vraie langue, point méprisable du tout. Ce patois est un idiome complet, très riche et très singulier. »

Et en prenant le mot normand pieuvre qu’il avait entendu lors de ses entretiens avec les Jersiais et Guernesiais pour s’en servir dans son roman Les Travailleurs de la mer, Hugo avait popularisé ce régionalisme qui se glissera à la suite dans la langue française.


En Normandie continentale

Littérature normande.

Les érudits normands, dans le cadre des sociétés savantes, se sont intéressés, comme Hugo, aux diverses formes de patois et dialectes présents en Normandie continentale. Le romancier Barbey d'Aurevilly émaillait ainsi certaines de ses œuvres, en particulier celles qui se passent dans le Cotentin, avec des mots entendus dans la campagne et tirés de la langue normande.

Dans les années 1890-1910, la vogue folklorique envahit le Cotentin, et l'on doit à Alfred Rossel, chansonnier, des chansons transmises jusqu'à nos jours, en particulier Sus la mé, sorte d'hymne national du Cotentin (wikisource).

Le pays de Caux a vu une abondante littérature en normand cauchois. Parmi les éditions: Les idées de Magloire (1913) d'Ernest Morel, Les histouères de Thanase Pèqueu de Gabriel Benoist en 1932, et en 1925 Les Terreux de Gaston Demongé.

Enfin, dans de nombreux romans et nouvelles de Guy de Maupassant se déroulant au Pays de Caux ou alentours comme Toine, les personnages locaux s'expriment parfois en Cauchois, mais avec de nombreuses erreurs grammaticales (conjugaison) volontaires ou non, et aussi souvent une phonétique impropre (ex: ou lieu de mei). Maupassant mélange le cauchois à des formes populaires de français, (par exemple: "quelque" devient quèque, alors qu'un cauchois dirait queuque ou encore "ou est-ce qu'elle se trouve?" devient ousqu'elle est?, alors qu'en cauchois on dit ouyou qu'elle est?, etc.). En réalité, il désirait se faire comprendre de lecteurs s'exprimant en français standard.


Auteurs en langue normande

Maurice Fernand Lesieutre.

Parmi les auteurs de la littérature d'expression normande on trouve :

poète auteur de La Belle Dame sans mercy (1424).
poète Rimes guernesiaises (1831), Fantaisies guernesiaises (1866), Poësies guernesiaises et françaises (1883) ; lexicographe Dictionnaire franco-normand (1870)
écrivain, Loisirs du Père Labêche.
poète, Le Chant des Fontaines (1875)
poète, collections Les Feuilles de la Forêt (1871), Le Jour de l'An (1874-1877), Les Chants du draïn rimeux (1884), rédacteur du Bailliage
Œuvres complètes (1913)
Dessinateur de la Marine à Cherbourg, il devient chroniqueur dans "Le Phare de la Manche". Il est l'auteur de nombreuses chansons en normand, dont Le Cordounyi, La Batterie de Serasin, Le Chendryi, La Parcie, Le Fisset… Il signait aussi P. Lepesqueux, Bounin Polidor ou P. Lecacheux.
auteur de Bram Bilo et de Piteur Pain
collection Des lures guernesiaises (1927)
collections Les Joyeux Bocains (1917), Hélas qu'c'est drôle (1924), Eiou qui va lés trachi (1912), Bonnes gens de Normandie
collection Dires et Pensées du Courtil Poussin (1922)
collection Œuvres choisies (150)
Les Propos de Jean Frinnot (1930)
Caouain, journaliste
auteur de Monologues humoristiques en patois normand, publiée en cartes postales
collection Au Val d'Orne (1922)
auteur de Ph'lip et Merrienne, rédacteur de la Morning News
Élie, poète et journaliste, rédacteur de la Nouvelle Chronique de Jersey
Ph'lippe d’la Golarde, écrivain et journaliste
collections L'hus entrebâyei (1919), Mei-j'vo-l'dis, and L'hus bâyi (1955)
Vûles gens, vûs métyis (1948), collections Théâtre normand (1972), Poésies et chansons (1974), Contes et récits (1978 et 1980)
George d'la Forge, collections « Jèrri Jadis » (1973) et « Histouaithes et Gens d'Jèrri » (1976)
auteur de Histouères de tchu nous (1937)
Chroniques normandes (1934 et 1941)
auteur de Arseine Toupétit
auteur et lexicographe, Dictionnaire Jersiais-Français (1966)
auteur des Radotages de Maît' Jules dans L'Éveil de Lisieux dont une collection en 1984
diplomate, auteur
Rocâles (1951), A Gravage (1965), Raz Bannes (1971), Graund Câté (1980), Les Côtis (1985), Ganache (1987); gagne le Prix littéraire du Cotentin en 1964
  • René Saint-Clair (né 1923, du Cotentin)
  • Aundré J. Desnouettes (André Dupont) : L'Épopée cotentine, monument épique de 4628 vers en normand, en 1968.
  • André Louis (1922-1999) : Zabeth, roman paru en 1969. C'est le premier roman en normand.
  • Aundré Smilly (Hippolyte Gancel, né en 1920). Il a publié Flleurs et plleurs dé men villâche en deux volumes 1982-1986 (sept nouvelles formant un roman).
  • Marcel Dalarun, né en 1922. Recueil de poèmes et de chansons publiés sous le titre "A men leisi", en 2004.
  • Alphonse Allain, né en 1924, à Cherbourg. Il a publié 5 recueils de poèmes et de contes.

  • Les revues Le Boués-Jaun, La Voix du Donjon, Le Viquet (Manche), Le Pucheux (Pays de Caux) publient régulièrement des productions littéraires en normand.
  • A Cherbourg et à Caen, des radios proposent des émissions régulières en langue normande.

Conjugaison

Les verbes du normand ne se classent pas facilement en groupes de conjugaison.

aver - avoir

présent passé composé passé simple imparfait futur simple conditionnel
j'i j'i-z-ieu j'eus j'avais j'érai j'érais
t'âs t'âs-ieu t'eus t'avais t'éras t'érais
il/ol a il/ol a-z-ieu il/ol eut il/ol avait il/ol éra il/ol érait
j'avouns/j'ouns j'avouns-ieu j'eûnmes j'aviouns j'érouns j'ériouns
vos avaez vos avaez-ieu vos eûtes vos aviaez vos éraez vos ériaez
il/ol ount il/ol ount-z-ieu il/ol eûtent il/ol avaient il/ol érount il/ol éraient

acataer - acheter

présent passé composé passé simple imparfait futur conditionnel
j'acate j'i acataé j'acatis j'acatais j'acaterai j'acaterais
t'acates t'âs acataé t'acatis t'acatais t'acateras t'acaterais
il/ol acate il/ol a acataé il/ol acatit il/ol acatait il/ol acatera il/ol acaterait
j'acatouns j'avouns acataé j'acatîmes j'acatiouns j'acaterouns j'acatériouns
vos acataez vos avaez acataé vos acatîtes vos acatiaez vos acateraez vos acatériaez
il/ol acatent il/ol ont acataé il/ol acatîtent il/ol acataient il/ol acaterount il/ol acateraient

Lexique et expressions

Cette liste n'est pas exhaustive, elle vise à présenter quelques mots ou prononciations propres au normand.

à tantôt [a tanto] : à cet après-midi
eun neir quyin [un ner tchi] ou quien : un chien noir
eun quenâle [un knal] : un enfant
boujouo [boujwou] ou boujou : bonjour, ou au revoir
goule [gwoule] : figure, visage
croquè ou ahoqui [ar'otchi] : accroché
broquer à travers le carreau : passer
eune mouque a miè : une abeille
travailleu comme pièche ou coume pyiche [piche] : travailleur comme personne
bavacheux : bavard ; de bavacher, baver, bédasser : "bavasser", commérer
étivoquer ou étiboqui [étibotchi] : taquiner
vésèye, vésouye : force
I commenchait à ête chargè à drié : Il commençait à être passablement enivré
tracher des poux à eun vieuillard ou [trachi] : chercher le moindre motif de querelle
Ch'est un bon gars, ma I s'néyerait dans sa roupie ou [i se nérait : il se noierait dans sa morve] : C'est un bon garçon, mais pas très intelligent
Ej sieux aussi fidèle que l'quien l'est au berquier ou [bercaleu] : je suis aussi fidèle que le chien l'est au berger
Eun grand fallu : un grand benet
Vi-t'en vé : viens voir
machu : têtu
s'léquer la grouèye, la groèye : s'embrasser avec effusion
béser la pue : avoir peur
Ej sieux qu'eun paur mônant, bié malhueux : Je ne suis qu'un pauvre manant bien malheureux
Tei itou : Toi aussi
Vla oco que l'quien I pouche su sa caïne : Voilà encore que le chien tire sur sa chaîne
È dreit cha! ou [ché dré cha] : C'est tout à fait ça, tout à fait juste
Y a du fu dans la qu'minèye ou [chim'na] : Il y a du feu dans la cheminée

Notes et références

  1. Henriette Walter, L'Aventure des mots français venus d'ailleurs, p. 95, Robert Laffont
  2. L'enseignement du normand dans le Nord-Contentin -->Étude des pratiques et des attitudes linguistiques
  3. Termes inusités en cauchois par exemple, dont l'origine spécifiquement normande est à confirmer. champlure par exemple peut être un terme d'ancien français ou commun au grand ouest, la forme cauchoise est campleuse. "grimacer" se dit grigner en cauchois. croche est un terme d'ancien français
  4. Les Falaises de la Hague, Lebarbenchon 1991, Caen, ISBN 2-9505884-0-9

Voir aussi

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Wikibooks propose un ouvrage abordant ce sujet : le normand.

Articles connexes

Voir aussi

Liens externes

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