Aime Cesaire

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Aime Cesaire

Aimé Césaire

Aimé Césaire
Aime Césaire par Narcisse Ranarison.JPG
Parlementaire français
Naissance 26 juin 1913
D√©c√®s 17 avril 2008 (√† 94 ans)
Mandat Député 1945-1993
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Circonscription Martinique
Groupe parlementaire PCF (1945-1956)
NI (1956-1978)
App. PS (1978-1993)
Quatrième République-Cinquième République

Aim√© C√©saire, de son nom complet Aim√© Fernand David C√©saire, n√© le 26 juin 1913 √† Basse-Pointe (Martinique) et mort le 17 avril 2008 √† Fort-de-France[1], est un po√®te et homme politique fran√ßais. Il est l'un des fondateurs du mouvement litt√©raire de la n√©gritude et un anticolonialiste r√©solu.

Sommaire

Biographie

Les jeunes années

Aim√© C√©saire faisait partie d'une famille de sept enfants ; son p√®re √©tait fonctionnaire et sa m√®re couturi√®re. Son grand-p√®re fut le premier enseignant noir en Martinique et sa grand-m√®re, contrairement √† beaucoup de femmes de sa g√©n√©ration, savait lire et √©crire ; elle enseigna tr√®s t√īt √† ses petits-enfants la lecture et l'√©criture[2]. De 1919 √† 1924, Aim√© C√©saire fr√©quente l'√©cole primaire de Basse-Pointe, o√Ļ son p√®re est contr√īleur des contributions, puis obtient une bourse pour le lyc√©e Victor Schoelcher √† Fort-de-France. En septembre 1931, il arrive √† Paris en tant que boursier du gouvernement fran√ßais pour entrer en classe d'hypokh√Ęgne au lyc√©e Louis-le-Grand o√Ļ, d√®s le premier jour, il rencontre L√©opold S√©dar Senghor, avec qui il noue une amiti√© qui durera jusqu'√† la mort de ce dernier.

√Čmergence du concept de n√©gritude

Au contact des jeunes africains √©tudiant √† Paris, Aim√© C√©saire et son ami guyanais L√©on Gontran Damas, qu‚Äôil conna√ģt depuis la Martinique, d√©couvrent progressivement une part refoul√©e de leur identit√©, la composante africaine, victime de l'ali√©nation culturelle caract√©risant les soci√©t√©s coloniales de Martinique et de Guyane.

En septembre 1934, C√©saire fonde, avec d‚Äôautres √©tudiants antillo-guyanais et africains (parmi lesquels L√©on Gontran Damas, le Guadeloup√©en Guy Tirolien, les S√©n√©galais L√©opold S√©dar Senghor et Birago Diop), le journal L'√Čtudiant noir. C‚Äôest dans les pages de cette revue qu‚Äôappara√ģtra pour la premi√®re fois le terme de ¬ę N√©gritude ¬Ľ. Ce concept, forg√© par Aim√© C√©saire en r√©action √† l‚Äôoppression culturelle du syst√®me colonial fran√ßais, vise √† rejeter d‚Äôune part le projet fran√ßais d‚Äôassimilation culturelle et √† promouvoir l‚ÄôAfrique et sa culture, d√©valoris√©es par le racisme issu de l'id√©ologie colonialiste.

Construit contre l'id√©ologie coloniale fran√ßaise de l'√©poque, le projet de la N√©gritude est plus culturel que politique. Il s‚Äôagit, au-del√† d‚Äôune vision partisane et raciale du monde, d‚Äôun humanisme actif et concret, √† destination de tous les opprim√©s de la plan√®te. C√©saire d√©clare en effet : ¬ę Je suis de la race de ceux qu‚Äôon opprime ¬Ľ.

Ayant r√©ussi en 1935 le concours d'entr√©e √† l'√Čcole normale sup√©rieure, C√©saire passe l'√©t√© en Dalmatie chez son ami Petar Guberina et commence √† y √©crire le Cahier d'un retour au pays natal, qu'il ach√®vera en 1938. Il lit en 1936 la traduction de l‚ÄôHistoire de la civilisation africaine de Frobenius. Il pr√©pare sa sortie en 1938 de l'√Čcole normale sup√©rieure avec un m√©moire : Le Th√®me du Sud dans la litt√©rature noire-am√©ricaine des USA. √Čpousant en 1937 une √©tudiante martiniquaise, Suzanne Roussi, Aim√© C√©saire, agr√©g√© de lettres, rentre en Martinique en 1939, pour enseigner, tout comme son √©pouse, au lyc√©e SchŇďlcher.

Le combat culturel sous le régime de Vichy

La situation martiniquaise à la fin des années 1930 est celle d'un pays en proie à une aliénation culturelle profonde, les élites privilégiant avant tout les références arrivant de la France, métropole coloniale. En matière de littérature, les rares ouvrages martiniquais de l'époque vont jusqu'à revêtir un exotisme de bon aloi, pastichant le regard extérieur manifeste dans les quelques livres français mentionnant la Martinique. Ce doudouisme, dont des auteurs tels que Mayotte Capécia sont les tenants, allait nettement alimenter les clichés frappant la population martiniquaise.

C'est en r√©action √† cette situation que le couple C√©saire, √©paul√© par d'autres intellectuels martiniquais comme Ren√© M√©nil, Georges Gratiant et Aristide Maug√©e, fonde en 1941 la revue Tropiques. Alors que la Seconde Guerre mondiale provoque le blocus de la Martinique par les √Čtats-Unis (qui ne font pas confiance au r√©gime de collaboration de Vichy), les conditions de vie sur place se d√©gradent. Le r√©gime instaur√© par l‚ÄôAmiral Robert, envoy√© sp√©cial du gouvernement de Vichy, est r√©pressif. Dans ce contexte, la censure vise directement la revue Tropiques, qui para√ģtra, avec difficult√©, jusqu‚Äôen 1943.

Le conflit mondial marque √©galement le passage en Martinique du po√®te surr√©aliste Andr√© Breton (qui relate ses p√©rip√©ties dans un bref ouvrage, Martinique, charmeuse de serpents). Breton d√©couvre la po√©sie de C√©saire √† travers le Cahier d'un retour au pays natal et le rencontre en 1941. En 1943 il r√©dige la pr√©face de l'√©dition bilingue du Cahier d'un retour au pays natal, publi√©e dans la revue Fontaine (n¬į 35) dirig√©e par Max-Pol Fouchet et en 1944 celle du recueil Les Armes miraculeuses, qui marque le ralliement de C√©saire au surr√©alisme.

Surnomm√© ¬ę le n√®gre fondamental ¬Ľ, il influencera des auteurs tels que Frantz Fanon, √Čdouard Glissant (qui ont √©t√© √©l√®ves de C√©saire au lyc√©e Schoelcher), le guadeloup√©en Daniel Maximin et bien d'autres. Sa pens√©e et sa po√©sie ont √©galement nettement marqu√© les intellectuels africains et noirs am√©ricains en lutte contre la colonisation et l'acculturation.

Après guerre, le combat politique

En 1945, Aimé Césaire, coopté par les élites communistes qui voient en lui le symbole d'un renouveau, est élu maire de Fort-de-France. Dans la foulée, il est également élu député, mandat qu'il conservera sans interruption jusqu'en 1993. Son mandat, compte tenu de la situation économique et sociale d'une Martinique exsangue après des années de blocus et l'effondrement de l'industrie sucrière, est d'obtenir la départementalisation de la Martinique en 1946.

Il s'agit l√† d'une revendication qui remonte aux derni√®res ann√©es du XIXe si√®cle et qui avait pris corps en 1935, ann√©e du tricentenaire du rattachement de la Martinique √† la France par Belain d'Esnambuc. Peu comprise par de nombreux mouvements de gauche en Martinique d√©j√† proches de l'ind√©pendantisme, √† contre-courant des mouvements de lib√©ration survenant d√©j√† en Indochine, en Inde ou au Maghreb, cette mesure vise, selon C√©saire, √† lutter contre l'emprise b√©k√© sur la politique martiniquaise, son client√©lisme, sa corruption et le conservatisme structurel qui s'y attache. C'est, selon C√©saire, par mesure d'assainissement, de modernisation, et pour permettre le d√©veloppement √©conomique et social de la Martinique, que le jeune d√©put√© prend cette d√©cision.

En 1947 C√©saire cr√©e avec Alioune Diop la revue Pr√©sence africaine. En 1948 para√ģt l'Anthologie de la nouvelle po√©sie n√®gre et malgache, pr√©fac√©e par Jean-Paul Sartre, qui consacre le mouvement de la ¬ę n√©gritude ¬Ľ.

En 1950, il publie Discours sur le colonialisme, o√Ļ il met en exergue l'√©troite parent√© qu'il existe selon lui entre nazisme et colonialisme. Il y √©crit entre autres choses :

¬ę Oui, il vaudrait la peine d'√©tudier, cliniquement, dans le d√©tail, les d√©marches d'Hitler et de l'hitl√©risme et de r√©v√©ler au tr√®s distingu√©, tr√®s humaniste, tr√®s chr√©tien bourgeois du XXe si√®cle qu'il porte en lui un Hitler qui s'ignore, qu'Hitler l'habite, qu'Hitler est son d√©mon, que s'il le vitup√®re, c'est par manque de logique, et qu'au fond, ce qu'il ne pardonne pas √† Hitler, ce n'est pas le crime en soi, le crime contre l'homme, ce n'est pas l'humiliation de l'homme en soi, c'est le crime contre l'homme blanc, c'est l'humiliation contre l'homme blanc, et d'avoir appliqu√© √† l'Europe des proc√©d√©s colonialistes dont ne relevaient jusqu'ici que les arabes d'Alg√©rie, les colonies de l'Inde et les n√®gres d'Afrique [...] ¬Ľ

S'opposant au Parti communiste français sur la question de la déstalinisation[3], Aimé Césaire quitte le PC en 1956, s'inscrit au Parti du regroupement africain et des fédéralistes, puis fonde deux ans plus tard le Parti progressiste martiniquais (PPM), au sein duquel il va revendiquer l'autonomie de la Martinique. Il siège à l'Assemblée nationale comme non inscrit de 1958 à 1978, puis comme apparenté socialiste de 1978 à 1993.

Aimé Césaire restera maire de Fort-de-France jusqu'en 2001. Le développement de la capitale de la Martinique depuis la Seconde Guerre mondiale est caractérisé par un exode rural massif, provoqué par le déclin de l'industrie sucrière et l'explosion démographique créée par l'amélioration des conditions sanitaires de la population. L'émergence de quartiers populaires constituant une base électorale stable pour le PPM, et la création d'emplois pléthoriques à la mairie de Fort-de-France furent les solutions trouvées pour parer à court terme aux urgences sociales de l'époque.

La politique culturelle d'Aim√© C√©saire est incarn√©e par sa volont√© de mettre la culture √† la port√©e du peuple et de valoriser les artistes du terroir. Elle est marqu√©e par la mise en place des premiers festivals annuels de Fort-de-France en 1972, avec la collaboration de Jean-Marie Serreau et Yvan Lab√©jof, puis la mise en place d'une structure culturelle permanente gr√Ęce √† l'installation au Parc Floral de Fort-de-France et dans les quartiers, pour la premi√®re fois en Martinique d'une √©quipe professionnelle autour de Yves Marie S√©raline missionn√© pour cette t√Ęche, √† partir de ao√Ľt 1974. En 1976, √† partir des fondations de l'√©quipe de l'office de la culture provisoire, ce sera la cr√©ation officielle du Service Municipal d'Action Culturelle (SERMAC) dirig√© par Jean-Paul C√©saire, qui par le biais d'ateliers d'arts populaires (danse, artisanat, musique) et du prestigieux Festival de Fort-de-France, met en avant des parts jusqu'alors m√©pris√©es de la culture martiniquaise.Le Sermac est dirig√© depuis quelques ann√©es par Lydie B√©tis.

Son Discours du colonialisme fut pour la première fois au programme du baccalauréat littéraire français en 1994, avec le Cahier d'un retour au pays natal.

Aimé Césaire s'est retiré de la vie politique (et notamment de la mairie de Fort-de-France en 2001, au profit de Serge Letchimy), mais reste un personnage incontournable de l'histoire martiniquaise jusqu'à sa mort. Après le décès de son camarade Senghor, il est resté l'un des derniers fondateurs de la pensée négritudiste.

Jusqu'√† sa mort, Aim√© C√©saire a toujours √©t√© sollicit√© et influent. On notera sa r√©action √† la loi fran√ßaise du 23 f√©vrier 2005 sur les aspects positifs de la colonisation qu'il faudrait √©voquer dans les programmes scolaires, loi dont il d√©nonce la lettre et l'esprit et qui l'am√®ne √† refuser de recevoir Nicolas Sarkozy. En mars 2006, Aim√© C√©saire revient sur sa d√©cision et re√ßoit Nicolas Sarkozy puisque l'un des articles les plus controvers√©s de la loi du 23 f√©vrier 2005 a √©t√© abrog√©. Il commente ainsi sa rencontre : ¬ę C'est un homme nouveau. On sent en lui une force, une volont√©, des id√©es. C'est sur cette base-l√† que nous le jugerons[4]. ¬Ľ

Durant la campagne de l'√©lection pr√©sidentielle fran√ßaise de 2007, il soutient activement S√©gol√®ne Royal, en l'accompagnant lors du dernier rassemblement de sa vie publique. ¬ę Vous nous apportez la confiance et permettez-moi de vous dire aussi l'esp√©rance[5] ¬Ľ.

R√©trospectivement, le cheminement politique d'Aim√© C√©saire appara√ģt √©trangement contourn√©, en contraste avec la pens√©e de la n√©gritude qu'il a d√©velopp√©e par ailleurs. Tour √† tour assimilationniste (d√©partementaliste), ind√©pendantiste et autonomiste (sans que l'on sache pr√©cis√©ment ce qu'il entendait par l√†), C√©saire semble avoir √©t√© davantage √† la remorque des initiatives prises par les gouvernements m√©tropolitains (en mati√®re de d√©centralisation tout particuli√®rement) qu'un √©l√©ment moteur de l'√©mancipation de son peuple. Il restera sans doute dans les m√©moires comme le "n√®gre fondamental" et comme l'un des plus grands po√®tes en langue fran√ßaise du XXe si√®cle, peut-√™tre le plus grand, mais non comme un chef politique ayant v√©ritablement influenc√© son √©poque[6].

Décès

Le 9 avril 2008, il est hospitalisé au CHU Pierre Zobda Quitman de Fort-de-France pour des problèmes cardiaques. Son état de santé s'y aggrave et il décède le 17 avril 2008 au matin[1].

Hommages

Dès l'annonce de sa mort, de nombreuses personnalités politiques et littéraires lui ont rendu hommage comme le président Nicolas Sarkozy, l'ancien président sénégalais Abdou Diouf ou l'écrivain René Depestre.

Reprenant une initiative de l'écrivain Claude Ribbe, Ségolène Royal, appuyée par d'autres élus, a demandé son entrée au Panthéon et une pétition a été mise en ligne pour qu'il soit inhumé au Panthéon le 10 mai 2008[7].

Des obs√®ques nationales[8] ont √©t√© c√©l√©br√©es le 20 avril 2008 √† Fort-de-France, en pr√©sence du chef de l'√Čtat. Un grand discours a √©t√© prononc√© par Pierre Aliker, son ancien premier adjoint √† la mairie de Fort-de-France, √Ęg√© de 101 ans. Le pr√©sident de la R√©publique n'a pas donn√© de discours mais s'est inclin√© devant la d√©pouille, devant plusieurs milliers de personnes r√©unies au stade de Dillon[9]. Il est inhum√© au cimeti√®re La Joyaux pr√®s de Fort-de-France. Sur sa tombe sont inscrits des mots choisis par Aim√© C√©saire lui-m√™me et extraits de son Calendrier lagunaire :

¬ę La pression atmosph√©rique ou plut√īt l'historique
Agrandit démesurément mes maux
M√™me si elle rend somptueux certains de mes mots[10] ¬Ľ

Son parcours politique

Ňíuvres

Poésie
  • 1982 Moi, laminaire, Seuil, Paris, 1982
  • 1994 La Po√©sie, Seuil, Paris, 1994
Th√©√Ętre
Essais
  • 1948 Esclavage et colonisation, Presses Universitaires de France, Paris, 1948, r√©√©dition : Victor Schoelcher et l'abolition de l'esclavage, √Čditions Le Capucin, Lectoure, 2004
  • 1950 Discours sur le colonialisme, √©ditions R√©clames, Paris, 1950 ; √©ditions Pr√©sence africaine, 1955
  • 1987 Discours sur la n√©gritude, 1987, Paris, Pr√©sence Africaine, 2004 (avec le Discours sur le colonialisme).
Histoire
Entretiens
  • 2004 Rencontre avec un n√®gre fondamental, Entretiens avec Patrice Louis, Arl√©a, Paris
  • 2005 N√®gre je suis, n√®gre je resterai, Entretiens avec Fran√ßoise Verg√®s, Albin Michel, Paris
Enregistrement audio
  • 1994 Aim√© C√©saire, Hatier, Paris, Les Voix de l'√©criture

Monographies

  • Alliot, David, Aim√© C√©saire le n√®gre universel, Gollion (Suisse), Infolio, 2008.
  • Alliot David, Le tapuscrit du Cahier d'un retour au pays natal d'Aim√© C√©saire, Paris, Assembl√©e nationale, 2008.
  • Cailler, Bernadette, Proposition po√©tique * une lecture de l'Ňďuvre d'Aim√© C√©saire, Naaman, Sherbrooke, (Qu√©bec), 1976 ; Nouvelles du Sud, Paris, 2000.
  • Carpentier, Gilles, Scandale de bronze * lettre √† Aim√© C√©saire, Seuil, Paris, 1994.
  • Confiant, Rapha√ęl, Aim√© C√©saire. Une travers√©e paradoxale du si√®cle, Paris, Stock, 1994.
  • Delas, Daniel, Portrait litt√©raire, Hachette, Paris, 1991.
  • Hale, Thomas A., ¬ę Les √©crits d'Aim√© C√©saire, Bibliographie comment√©e ¬Ľ, dans √Čtudes fran√ßaises, t. XIV, n¬į 3-4, Les Presses de l'Universit√© de Montr√©al, Montr√©al, 1978.
  • Henane, Ren√©, Aim√© C√©saire, le chant bless√© * biologie et po√©tique, Jean-Michel Place, Paris, 2000.
  • Horn, Michael E., La plurivocalit√© dans le Cahier d'un retour au pays natal d'Aim√© C√©saire, Th√®ses de McGill (Universit√© McGill), Montr√©al, 1999.
  • Hountondji, Victor M., Le Cahier d'Aim√© C√©saire. √Čl√©ments litt√©raires et facteurs de r√©volution, L'Harmattan, Paris, 1993.
  • Kesteloot, Lilyan, Aim√© C√©saire, Seghers, Paris, 1979.
  • Lebrun, Annie, Pour Aim√© C√©saire, Jean-Michel Place, Paris, 1994.
  • Leiner, Jacqueline, Aim√© C√©saire * le terreau primordial, G. Narr, T√ľbingen, 1993.
  • Louis, Patrice, ABC ...√©saire, Ibis Rouge, Guyane, 2003
  • Malela, Buata, ¬ę Le rebelle ou la qu√™te de la libert√© chez Aim√© C√©saire ¬Ľ, Revue Frontenac Review, 16-17, Queen‚Äôs University, Kingston (Ontario), 2003, p. 125-148.
  • Malela, Buata, ¬ę Les enjeux de la figuration de Lumumba. D√©bat postcolonial et discours en contrepoint chez C√©saire et Sartre ¬Ľ, Mouvements, n¬į 51, 2007/3, p. 130-141.
  • Malela, Buata B., Les √©crivains afro-antillais √† Paris (1920-1960). Strat√©gies et postures identitaires, Paris, Karthala, coll. Lettres du Sud, 2008.
  • Malela, Buata B., Aim√© C√©saire. Le fil et la trame: critique et figuration de la colonialit√© du pouvoir, Paris, Anibwe, 2009.
  • Mbom, Cl√©ment, Le Th√©√Ętre d'Aim√© C√©saire ou La primaut√© de l'universalit√© humaine, Nathan, Paris, 1979.
  • Moutoussamy, Ernest, Aim√© C√©saire * d√©put√© √† l'Assembl√©e nationale, 1945-1993, L'Harmattan, Paris, 1993.
  • Ngal, Georges, Aim√© C√©saire, un homme √† la recherche d'une patrie, Pr√©sence Africaine, Paris, 1994.
  • Nne Onyeoziri, Gloria, La Parole po√©tique d'Aim√© C√©saire * essai de s√©mantique litt√©raire, L'Harmattan, Paris, 1992.
  • Owusu-Sarpong, Albert, Le Temps historique dans l'Ňďuvre th√©√Ętrale d'Aim√© C√©saire, Naaman, Sherbrooke (Qu√©bec), 1986 ; L'Harmattan, Paris, 2002.
  • Paviot Christian, "C√©saire autrement Le mysticisme du Cahier d'un retour au pays natal", L'Harmattan, Paris 2009.
  • Ribbe, Claude, Le N√®gre vous emmerde, Buchet-Chastel, Paris, 2008.
  • Songolo, Aliko, Aim√© C√©saire * une po√©tique de la d√©couverte, L'Harmattan, Paris, 1985.
  • Toumson, Roger et Henry-Valmore, Simonne, Aim√© C√©saire, le n√®gre inconsol√©, Syros, Paris, 1994.
  • Torabully, Khal, Chair corail, fragments coolies, Ibis Rouge, Guyane, 1998.
  • Towa, Marcien, Po√©sie de la n√©gritude * approche structuraliste, Naaman, Sherbrooke (Qu√©bec), 1983.

Ouvrages collectifs

  • Tshitenge Lubabu Muitibile K. (√©d.), C√©saire et Nous. Une rencontre entre l'Afrique et les Am√©riques au XXIe si√®cle , Cauris √Čditions, Bamako, 2004.
  • Centre c√©sairien d'√©tudes et de recherches, Aim√© C√©saire. Une pens√©e pour le XXIe si√®cle , Pr√©sence Africaine, Paris, 2003.
  • Aim√© C√©saire ou l'Athanor d'un alchimiste * Actes du premier colloque international sur l'Ňďuvre litt√©raire d'Aim√© C√©saire, Paris, 21-23 novembre 1985, √Čditions carib√©ennes, Paris, 1987.
  • Aim√© C√©saire, n¬į sp√©cial 832-833, Europe, Paris, septembre 1998.
  • C√©saire 70, travaux r√©unis et pr√©sent√©s par Mbwil a Mpaang et Martin Steins, Silex, Paris, 2004.
  • Leiner, Jacqueline (√©d.), Soleil √©clat√© * m√©langes offerts √† Aim√© C√©saire √† l'occasion de son soixante-dixi√®me anniversaire, G. Narr, T√ľbingen, 1985.
  • Thebia-Melsan, Annick et Lamoureux, G√©rard (√©d.), Aim√© C√©saire, pour regarder le si√®cle en face, Maisonneuve et Larose, Paris, 2000.
  • Toumso, Roger et Leier, Jacqueline (√©d.), Aim√© C√©saire, du singulier √† l'universel (Actes du colloque international de Fort-de-France, 28-30 juin 1993), n¬į sp√©cial d'Ňíuvres et Critiques, 1994.

L'aéroport Martinique - Aimé Césaire

Par arr√™t√© du ministre des Transports, de l'√Čquipement, du Tourisme et de la Mer, Dominique Perben, en date du 15 janvier 2007, l'a√©roport de Fort-de-France - Le Lamentin a √©t√© rebaptis√© ¬ę A√©roport Martinique - Aim√© C√©saire ¬Ľ.

Filmographie

  • 1976 : Martinique, Aim√© C√©saire, un homme une terre, (52 mn), documentaire de Sarah Maldoror avec la participation de Michel Leiris, CRS, ¬ę Les amphis de la cinqui√®me ¬Ľ
  • 1986 : Miami, Martinique, Aim√© C√©saire, le masque des mots, (52 mn), documentaire de Sarah Maldoror
  • 1991 : La Mani√®re N√®gre ou Aim√© C√©saire, chemin faisant, (80 mn), documentaire de Jean Daniel Lafond, Qu√©bec
  • 1994 : Aim√© C√©saire, une voix pour l'histoire, r√©alis√© par Euzhan Palcy. Ce documentaire se divise en 3 parties :
    • L'√ģle veilleuse[11]: Le premier volet retrace, √† travers des t√©moignages d'hommes politiques et d'intellectuels, d'images d'archives et de photos, l'engagement du po√®te Aim√© Cesaire au service de la n√©gritude.
    • Au rendez-vous de la conqu√™te[12] : Le deuxi√®me volet d√©bute par les ann√©es de formation intellectuelle du po√®te et finit avec les ann√©es 1950. T√©moignages, archives et lectures de textes du po√®te et de l'homme engag√©.
    • La force de regarder demain[13] : Le dernier volet aborde les probl√®mes actuels du ¬ę grand cri n√®gre ¬Ľ. Archives, t√©moignages et lectures d'extraits des Ňďuvres du po√®te et de l'homme de th√©√Ętre √©maillent les interviews.
  • 2006 : C√©saire raconte C√©saire, DVD, par Patrice Louis, LivresAntilles.com
  • 2007 : Aim√© C√©saire, Un n√®gre fondamental, (52 mn), √©crit par Fran√ßois F√®vre, r√©alis√© par Laurent Chevallier et Laurent Hasse, Production : 2f Productions, France 5, RFO, diffus√© sur France 5 le 9 novembre 2007 √† 20 h 40 et le 11 novembre 2007 √† 9 h 45.

Notes et références

  1. ‚ÜĎ a‚ÄČ et b‚ÄČ ¬ę Des obs√®ques nationales pour Aim√© C√©saire ¬Ľ, Le Nouvel Observateur, 17 avril 2008
  2. ‚ÜĎ Lilian Pestre de Almeida, Aim√© C√©saire : Cahier d'un retour au pays natal, L'Harmattan (ISBN 2296059228), ¬ę Chap 1, Biographie d'Aim√© C√©saire ¬Ľ 
  3. ‚ÜĎ ¬ę Quant au Parti Communiste Fran√ßais, on n'a pas pu ne pas √™tre frapp√© par sa r√©pugnance √† s'engager dans les voies de la d√©stalinisation ; sa mauvaise volont√© √† condamner Staline ¬Ľ Lettre √† Maurice Thorez, 24 octobre 1956, site internet du Parti progressiste martiniquais consult√© le 14 avril 2008
  4. ‚ÜĎ Judith Waintraub, ¬ę Aim√© C√©saire salue ¬ę la force, la volont√© et les id√©es ¬Ľ de Sarkozy ¬Ľ, Le Figaro, 15 octobre 2007, lefigaro.fr [lire en ligne]
  5. ‚ÜĎ ¬ę Aux Antilles, Aim√© C√©saire adoube S√©gol√®ne Royal ¬Ľ, Le Nouvel Observateur, 28 janvier 2007
  6. ‚ÜĎ "Aim√© C√©saire 1913-2008" par Michel Herland [1]
  7. ‚ÜĎ ¬ę Aim√© C√©saire reposera-t-il au Panth√©on ? ¬Ľ, Le Figaro, 17 avril 2008
  8. ‚ÜĎ d√©cret du 18 avril 2008
  9. ‚ÜĎ Hommage retransmis en direct sur France √Ē
  10. ‚ÜĎ Frank Fife, ¬ę Obs√®ques nationales d'Aim√© C√©saire en pr√©sence de milliers de Martiniquais ¬Ľ, AFP, 20 avril 2008, repris par ladepeche.fr [lire en ligne]
  11. ‚ÜĎ L'√ģle veilleuse
  12. ‚ÜĎ Au rendez-vous de la conqu√™te
  13. ‚ÜĎ La force de regarder demain

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