France Libre

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France Libre

France libre

La France libre est l'organisation de rĂ©sistance extĂ©rieure fondĂ©e Ă  Londres par le gĂ©nĂ©ral de Gaulle Ă  la suite de son appel le 18  juin 1940. Les forces armĂ©es ralliĂ©es Ă  la France libre furent appelĂ©es Forces françaises libres (FFL). À partir du 13  juillet 1942, la « France libre Â» fut renommĂ©e « France combattante Â» par le ComitĂ© national français pour marquer l'adhĂ©sion de la France libre et « des groupements qui Ă  l'intĂ©rieur du pays participaient activement Ă  la rĂ©sistance Â»[1].

La France libre et son armĂ©e cessent officiellement d'exister le 1er  aoĂ»t 1943, mais leur action continue avec le CFLN et l'ArmĂ©e française de la LibĂ©ration.

Drapeau de la France libre
MĂ©daille de la France libre

Sommaire

Histoire de la France libre

La formation de volontaires français

La France libre est issue du ralliement au gĂ©nĂ©ral de Gaulle des Français qui veulent poursuivre la lutte contre l'Allemagne aux cĂŽtĂ©s des alliĂ©s britanniques. DĂšs le 18 juin, et dans la foulĂ©e de son appel Ă  poursuivre la lutte, les ralliements sont d'abord individuels. Officiers, soldats, ou simples citoyens rallient ainsi Londres et de Gaulle. DĂšs le 28  juin 1940, Winston Churchill, Premier ministre britannique reconnaĂźt le gĂ©nĂ©ral de Gaulle comme le « chef des Français qui continuent la guerre Â».

De nombreux militaires français se trouvent en Grande-Bretagne au début de l'été 1940, évacués de Dunkerque ou membres du corps expéditionnaire de NorvÚge, mais seulement une faible partie de ces forces ralliera la France libre.

Par la suite, par l'accord des Chequers (damier/Ă©chiquier) du 7  aoĂ»t 1940, entre le Royaume-Uni et le gĂ©nĂ©ral de Gaulle, le Royaume-Uni s'engagea Ă  sauvegarder l'intĂ©gritĂ© de toutes les possessions françaises et Ă  restaurer intĂ©gralement l'indĂ©pendance et la grandeur de la France. Le gouvernement britannique s'engagea de plus Ă  financer toutes les dĂ©penses de la France libre, mais de Gaulle insista pour que ces sommes soient des avances remboursables et non des dons qui auraient jetĂ© une ombre, aussi tĂ©nue soit-elle, sur l'indĂ©pendance de son organisation. Les sommes dites furent effectivement remboursĂ©es, et bien avant la fin de la guerre. Sur ces questions de principes, de Gaulle Ă©tait intraitable.

Les ralliements de territoires

En juillet 1940, la France libre peut compter sur quelque 7 000 hommes. Ses effectifs croissent notablement, en aoĂ»t-septembre 1940, Ă  la suite du ralliement de plusieurs colonies africaines, ocĂ©aniennes et asiatiques : Nouvelles-HĂ©brides (22 juillet), Tchad (26 aoĂ»t), Oubangui-Chari (31 aoĂ»t), Congo (28 aoĂ»t) et Cameroun français (27 aoĂ»t), Établissements français de l'Inde dits « Comptoirs de l'Inde Â» (7 septembre), Établissements français de l'OcĂ©anie (9 septembre) et Nouvelle-CalĂ©donie (24 septembre[2]). Ces ralliements confĂšrent, de plus, Ă  la France libre une assise territoriale et donc une dimension Ă©tatique et non plus seulement militaire. En dĂ©cembre 1940, les Forces françaises libres comptent 27 000 hommes, 24 navires et une centaine d'appareils de diffĂ©rents types[3].

Le 9 novembre 1940 le Gabon est conquis par la force des seuls FFL comme la Syrie et le Liban avec les Britanniques (juillet 1941). Ces derniers, aprĂšs leur conquĂȘte de Madagascar, la rĂ©trocĂ©deront Ă  la France libre (14 dĂ©cembre 1942). De mĂȘme, deux bataillons français — les futurs bataillons de marche nos 21-24 — rallient Djibouti Ă  la France libre le 27 novembre 1942.

Les Ăźles Saint-Pierre et Miquelon (24 dĂ©cembre 1941), ainsi que Wallis-et-Futuna (2 mai 1942) et l'Ăźle de La RĂ©union (28 novembre 1942), seront ralliĂ©es par les FNFL.

Les ralliements de Français de l'étranger

Des communautĂ©s françaises Ă  l'Ă©tranger se rallient Ă©galement, crĂ©ant des ComitĂ©s de la France libre[4], qui apparaissent progressivement dans des pays comme les États-Unis (oĂč est crĂ©Ă© le mouvement France Forever), le Canada, le BrĂ©sil, le Mexique ou l'Égypte. A Hong Kong, le consul gĂ©nĂ©ral de France prend contact avec Londres dĂšs le 20 juin 1940, et constitue le 19 septembre un comitĂ© regroupant 40 des 120 rĂ©sidents français de la colonie britannique en Chine[5]. En Palestine sous mandat britannique, une « DĂ©lĂ©gation de la France Libre en Palestine et Transjordanie Â» est crĂ©Ă©e le 23 juillet 1941, peu aprĂšs la victoire sur les vichystes au cours de la campagne de Syrie[6].

Les combats

Les forces de la France libre sont dĂ©sormais prĂ©sentes sur plusieurs thĂ©Ăątres d'opĂ©rations aux cĂŽtĂ©s de leurs alliĂ©s britanniques : elles participent Ă  la bataille aĂ©rienne d'Angleterre, lancent une expĂ©dition Ă  Koufra, concourent Ă  la conquĂȘte de l'ÉrythrĂ©e italienne, tandis que des marsouins du Bataillon d'Infanterie de Marine interviennent en Libye ainsi que leurs premiers parachutistes, sur les arriĂšres des forces de l'Axe. Enfin les marins français libres prĂȘtent la main Ă  la Royal Navy.

C'est la 1re Brigade des Forces françaises libres (FFL) du gĂ©nĂ©ral KƓnig qui, en retardant 14 jours Rommel Ă  Bir Hakeim, a donnĂ© Ă  la huitiĂšme armĂ©e britannique le temps de se replier et de se reformer sur la ligne fortifiĂ©e d'El Alamein, oĂč l'Afrika Korps a Ă©tĂ© stoppĂ©e sur la route de Suez.

L'établissement d'une autorité gouvernementale

Le gĂ©nĂ©ral de Gaulle est le chef de la France libre et son autoritĂ© est rarement mise en cause. Toutefois il met rapidement en place des institutions montrant que la France libre n'est pas uniquement dirigĂ©e par un pouvoir personnel. Avec RenĂ© Cassin, il Ă©tablit des bases juridiques qui sont concrĂ©tisĂ©es par la publication d'un Bulletin officiel des Forces françaises libres qui paraĂźt le 15  aoĂ»t 1940. C'est ensuite dans un Journal officiel de la France libre que chaque mois Ă  partir de janvier 1941, sont publiĂ©s les lois et dĂ©crets organisant la France libre.

AprÚs l'expédition manquée de Dakar, de Gaulle se rend, avec une partie de ses troupes, en Afrique équatoriale française (AEF).

Par ordonnance du 27  octobre 1940 est crĂ©Ă© un Conseil de dĂ©fense de l'Empire dont les premiers membres sont le gĂ©nĂ©ral Catroux, le vice-amiral Muselier, le gĂ©nĂ©ral de Larminat, le gouverneur ÉbouĂ©, le gouverneur Sautot, le mĂ©decin gĂ©nĂ©ral CisĂ©, le professeur Cassin, le capitaine de vaisseau d'Argenlieu[7] et le colonel Leclerc.

Ce conseil sera consulté réguliÚrement malgré les difficultés dues à l'éloignement, notamment avant les affrontements franco-français en Syrie.

Le 30 octobre (jour oĂč le marĂ©chal PĂ©tain appelle ouvertement Ă  la collaboration, Ă  la radio de Vichy), de Gaulle institue par ordonnance le « Conseil de dĂ©fense de l'Empire Â», composĂ© des diffĂ©rents chefs de territoires ralliĂ©s Ă  la France libre.

Le Gabon est alors occupé par les Forces française libres (FFL), du 9 au 11 novembre 1941, de sorte que le bloc AEF-Cameroun est réunifié au sein de la France libre.

Le 16 novembre, de Gaulle publie dans le Journal Officiel de la France libre, Ă  Brazzaville (qui en est devenue la capitale officielle), une « DĂ©claration organique Â» officielle, contestant la constitutionnalitĂ© et la lĂ©gitimitĂ© du RĂ©gime de Vichy, suivie de plusieurs ordonnances et dĂ©crets invalidant les lois d'exclusion de PĂ©tain. Ce faisant, il irrita Churchill, qui, ne perdant pas complĂštement l'espoir de s'entendre avec PĂ©tain, vit d'un mauvais Ɠil s'Ă©riger un nouveau pouvoir français dĂ©passant largement le cadre de la LĂ©gion de volontaires initiale.

À la suite de la Charte de l'Atlantique, adoptĂ©e le 14 aoĂ»t 1941 par Churchill et Roosevelt et proclamant le principe d'autodĂ©termination des peuples, de Gaulle les prit au mot et crĂ©a enfin Ă  Londres un vĂ©ritable gouvernement de la France libre, sous le nom de ComitĂ© national français le 24  septembre 1941.

L'organisation militaire de la France libre

Insigne du Bataillon de Marche no 2 de l'Oubangui-Chari (Afrique Ă©quatoriale française)

Les forces armées ralliées à la France libre ou créées par elle avaient été appelées Forces françaises libres (FFL). Leur emblÚme était la croix de Lorraine. On distinguait à l'intérieur des FFL, les Forces aériennes françaises libres (FAFL) et les Forces navales françaises libres (FNFL). De plus, on peut signaler l'existence, dÚs 1940, d'un authentique service d'espionnage et de sabotage, le Bureau central de renseignements et d'action (BCRA), qui, sous les ordres du colonel Passy (Dewawrin), avait établi trÚs tÎt des réseaux clandestins en France.

L'enlisement du gouvernement de Vichy dans la « collaboration Â»

Le gouvernement de Vichy se lança ouvertement dans la « collaboration Â» dĂšs octobre 1940, sous l'Ă©gide du marĂ©chal Philippe PĂ©tain (et non de Pierre Laval, comme on le croit gĂ©nĂ©ralement). La « collaboration Â» prĂ©conisĂ©e par PĂ©tain exhortait Ă  un dĂ©passement par les Français de leurs obligations dĂ©coulant des Conventions d'Armistice (dont l'exĂ©cution inĂ©vitable allait de soi), pour accĂ©der Ă  un statut d'alliance avec l'Allemagne.

Pourtant, comme la paix n'avait pas été conclue préalablement, avec comme corollaire la libération des prisonniers, l'Allemagne restait l'ennemi. Par conséquent la collaboration avec l'ennemi proclamée par Pétain constituait une trahison, au sens de l'article 75 du code pénal de l'époque.

Voici quelques dates marquant les dĂ©buts de la collaboration, tant dans le principe, que dans les actes :

  • 24  octobre 1940 : entrevue de Montoire entre PĂ©tain et Hitler, et annonce de la « Collaboration Â» pour accĂ©lĂ©rer la dĂ©faite britannique.
  • 30  octobre 1940 : discours de PĂ©tain appelant Ă  la collaboration[8].
  • 6  mai 1941 : ordres de l'amiral François Darlan et de PĂ©tain au gĂ©nĂ©ral Henri Dentz d'accueillir en Syrie les avions allemands et de dĂ©livrer des stocks d'armes français aux Irakiens combattant les Britanniques
  • 9  mai 1941 : atterrissage Ă  Damas des premiers appareils allemands.
  • 13  mai 1941 : 1re livraison de 300 tonnes d'armes par l'armĂ©e du Levant aux Irakiens combattant l’armĂ©e britannique.
  • 28  mai 1941 : signature des protocoles de Paris par Darlan accordant Ă  l'Allemagne des bases en Syrie (Alep), en Tunisie (Bizerte) et au SĂ©nĂ©gal (Dakar). L'accord sur Alep Ă©tait entrĂ© en vigueur par anticipation, avec, pour consĂ©quence, les bombardements allemands en Irak, la riposte anglo-gaulliste et la dĂ©sastreuse campagne de Syrie, oĂč l'armĂ©e vichyste se battit littĂ©ralement « pour le roi de Prusse Â».

La « collaboration Â» n'en allait pas moins s'aggraver par la suite.

Le renforcement du Comité français de Londres

Outre les militaires et autres volontaires, des intellectuels, comme Maurice Schumann, RenĂ© Cassin et Jacques Soustelle, avaient Ă©galement rejoint Londres. Citons ici pour l'exemple l'humoriste Pierre Dac qui pratiqua son art sur les antennes de la BBC. Ce ralliement d'un nombre apprĂ©ciable de civils avait contribuĂ© Ă  encourager de Gaulle Ă  constituer Ă  la tĂȘte de la France libre un vĂ©ritable organisme politique avec pour objectif de se faire reconnaĂźtre comme un gouvernement en exil. Il avait pourtant fallu attendre le 24  septembre 1941 pour voir Ă©merger le ComitĂ© national français, qui fit rĂ©ellement fonction de gouvernement de la France libre.

Le 13  juillet 1942, le terme de « France combattante Â» fut adoptĂ© Ă  la place de « France libre Â», pour bien marquer le fait que la France libre est aussi partie prenante dans la RĂ©sistance intĂ©rieure, notamment avec les rĂ©seaux du BCRA qui prennent le nom de Forces françaises combattantes (FFC). Par contre les FFL ne changent pas de nom.

L'intervention alliée en Afrique du Nord, et ses suites

Lors du dĂ©barquement alliĂ© en Afrique du nord effectuĂ© sans le concours du gĂ©nĂ©ral de Gaulle, mis Ă  l'Ă©cart par Roosevelt et Churchill qui lui prĂ©fĂšrent le gĂ©nĂ©ral Giraud, 400 volontaires civils arrĂȘtĂšrent Juin et Darlan et neutralisĂšrent pendant 15 heures le XIXe corps d'ArmĂ©e vichyste, par leur putsch du 8 novembre 1942. Si bien que les AlliĂ©s purent dĂ©barquer et encercler Alger sans opposition, avant d'obtenir le soir mĂȘme la capitulation de cette ville avec son port intact. Quant Ă  Juin et Darlan, dĂ©sormais entre les mains des alliĂ©s, ils finirent, sous la pression et les menaces du gĂ©nĂ©ral Clark, par ordonner le cessez-le-feu Ă  Oran et au Maroc, le 10 novembre, aprĂšs trois jours de combats sanglants.

Darlan forma alors Ă  Alger, sous le nom de « Haut Commissariat de France en Afrique Â», un nouveau gouvernement vichyste, rival du ComitĂ© national de Londres, qui maintient en vigueur en AFN et AOF les lois vichystes d'inspiration hitlĂ©rienne, et les dĂ©tenus politiques de Vichy dans leurs camps de concentration du Sud.

Mais, quelques semaines aprĂšs, Darlan fut abattu par le rĂ©sistant Bonnier de La Chapelle (fusillĂ© deux jours plus tard). Giraud lui succĂ©da alors, Ă  la tĂȘte du Commandement civil et militaire d'Alger, et maintint Ă  son tour toutes les lois et mesures vichystes en vigueur.

Cependant, comme, Ă  la diffĂ©rence de Darlan, Giraud, bien que vichyste, n'avait pas collaborĂ©, l'union entre les autoritĂ©s de Londres et Alger devint possible et des nĂ©gociations difficiles furent mises en route, Ă  cet effet, sous la pression de Roosevelt et Churchill, aprĂšs la confĂ©rence de Casablanca de janvier 1943, dĂ©nommĂ©e aussi « confĂ©rence d'Anfa Â».

La fusion

Finalement, le 3  juin 1943, le ComitĂ© national français de Londres et le Commandement civil et militaire d'Alger fusionnĂšrent pour former, sous la coprĂ©sidence des gĂ©nĂ©raux de Gaulle et Giraud, le ComitĂ© français de la LibĂ©ration nationale (CFLN), installĂ© Ă  Alger.

La clĂŽture des engagements au sein des Forces françaises libres (FFL) eut donc lieu le 31  juillet 1943 puisque celles ci n'existaient plus. Le terme Forces françaises libres (FFL) est toutefois souvent utilisĂ© Ă  tort pour dĂ©signer l'ArmĂ©e française de la LibĂ©ration, qui leur succĂ©da.

La 2e division blindĂ©e de Leclerc et la 1re ArmĂ©e française de De Lattre – au sein de laquelle opĂ©rait la 1re division française libre – furent deux des fleurons issus de la fusion de l'armĂ©e de la France libre avec celle d'Afrique, aprĂšs la libĂ©ration de l'Afrique du Nord et la campagne de Tunisie. Si certains AmĂ©ricains furent condescendants sur les opĂ©rations militaires menĂ©es par les forces françaises, entre 1940 et 1945, les Britanniques en furent bien plus respectueux, surtout aprĂšs les exploits des Français libres Ă  Bir Hakeim. Par ailleurs, l'action dĂ©cisive menĂ©e par le corps expĂ©ditionnaire français en Italie (auquel appartenait la 1re DFL), sous les ordres de Juin, contribua Ă  rĂ©Ă©valuer la valeur des Français aux yeux des AmĂ©ricains[9].

Si les Britanniques respectĂšrent sans difficultĂ©, sauf au Levant, leur parole de restaurer la grandeur de la France, les AlliĂ©s de la deuxiĂšme heure comme les SoviĂ©tiques et les AmĂ©ricains, n'eurent pas le mĂȘme souci, ni la mĂȘme perception de la « France libre Â» du gĂ©nĂ©ral de Gaulle. MĂȘme si les Russes ont gardĂ© un souvenir bienveillant pour les Français libres de l'escadrille Normandie-NiĂ©men, qui se distingua sur le front russe entre 1943 et 1945. Par ailleurs, les relations entre Staline et de Gaulle furent, en apparence, moins houleuses que celles qui opposĂšrent Roosevelt au chef de la France libre.

AprĂšs guerre

AprĂšs guerre, les Français libres se sont regroupĂ©s dans l'Association des Français libres ayant une vocation d'entr'aide et Ă©ditant la Revue de la France libre. Le 18 juin 2000, l'association est dissoute. Depuis, elle est relayĂ©e par la Fondation de la France libre, prĂ©sidĂ©e actuellement par Yves GuĂ©na et ouverte Ă  tous.

Chronologie de la France libre

AnnĂ©e Date ÉvĂ©nements[10] Contexte historique
1940 25 mai Nomination de Charles de Gaulle comme général de brigade à titre temporaire
5 juin EntrĂ©e de Charles de Gaulle dans le gouvernement Paul Reynaud comme sous-secrĂ©taire d'État Ă  la dĂ©fense nationale
9 juin PremiÚre mission de Charles de Gaulle à Londres, chargé par Paul Reynaud de s'entretenir avec les responsables anglais de la conduite de la guerre.
16 juin DeuxiÚme mission de Charles de Gaulle à Londres pour y demander une aide matérielle au transfert des troupes françaises en AFN.
Démission de Paul Reynaud, remplacé par le maréchal Philippe Pétain
Retour de Charles de Gaulle Ă  Bordeaux
17 juin DĂ©part de Charles de Gaulle pour le Royaume-Uni
18 juin Premier appel du général de Gaulle à la poursuite de la guerre
22 juin Signature de l'armistice
28 juin Reconnaissance du général de Gaulle, par le gouvernement britannique, comme chef des Français qui continuent la guerre
1er juillet Le capitaine AndrĂ© Dewavrin, dit Passy, est nommĂ© chef des services secrets (2e et 3e bureaux) de la France libre
3 juillet Attaque de la flotte française de Mers el KĂ©bir par la flotte britannique : bataille de Mers el KĂ©bir
10 juillet Vote inconstitutionnel attribuant les pleins pouvoirs constituant, législatif, exécutif et judiciaire, au maréchal Pétain
14 juillet De Gaulle passe en revue à Londres un détachement des Forces françaises libres (FFL)
17 juillet Jacques Mansion, premier envoyé de la France libre en France occupée
22 juillet le gouverneur Henri Sautot rallie à la France libre l'administration française des Nouvelles-Hébrides
23 juillet Loi d'exception sur la déchéance de la nationalité française, pour ceux qui se sont rendus à l'étranger sans ordre de mission régulier
2 août Condamnation à mort et à la confiscation des biens de Charles de Gaulle
7 août Signature de la Convention entre le général de Gaulle et le Royaume-Uni
26 août Ralliement de la premiÚre colonie africaine, le Tchad par le gouverneur Félix Eboué
27 - 28 août Ralliement du bloc AEF-Cameroun, à l'exception du Gabon
2 septembre Établissements français de l'OcĂ©anie : une consultation populaire organisĂ©e Ă  Tahiti et Moorea donne une quasi-unanimitĂ© en faveur du ralliement Ă  de Gaulle[11].
7 septembre Ralliement des Établissements français de l'Inde
9 septembre Ralliement des Établissements français de l'OcĂ©anie, suite Ă  la formation d’un gouvernement provisoire, et l'Ă©viction du gouverneur Chastenet de GĂ©ry.
23 septembre Échec Ă  Dakar, de la tentative de ralliement du SĂ©nĂ©gal
24 septembre Ralliement de la Nouvelle-Calédonie par le gouverneur Sautot
18 octobre Ralliement du général Catroux à la France libre
24 octobre Entrevue de Montoire entre PĂ©tain et Hitler, et annonce de la « Collaboration Â» pour accĂ©lĂ©rer la dĂ©faite britannique
27 octobre Création du Conseil de Défense de l'Empire, par ordonnance de Brazzaville et début de la campagne du Gabon sous le commandement de Leclerc
30 octobre La dĂ©claration de PĂ©tain est comprise comme une dĂ©claration de guerre contre eux, par les Français libres[12]. DĂ©claration de PĂ©tain Ă  la radio, appelant Ă  la collaboration et affirmant la nĂ©cessitĂ© « d’éteindre les divergences de l’opinion, de rĂ©duire les dissidences de ses colonies Â»[8].
12 novembre Fin de la campagne du Gabon qui est rallié par la force
8 décembre Retrait de la nationalité française du général de Gaulle
24 décembre Reconnaissance britannique du Conseil de défense de l'Empire constitué par le général de Gaulle
1941 23 fĂ©vrier EntrĂ©e en opĂ©ration de la « Brigade d'Orient Â» des FFL en ÉrythrĂ©e
1er mars La Colonne Leclerc enlĂšve l'oasis de Koufra. Leclerc y prĂȘte le serment de ne pas dĂ©poser les armes avant d'avoir libĂ©rĂ© Strasbourg
14 mars - 31 août séjour de Charles de Gaulle en Afrique et au Moyen-Orient
2 mai Coup d'État anti-britannique en Irak
6 mai Ordres de Darlan et de Pétain au général Dentz d'accueillir en Syrie les avions allemands et de délivrer des stocks d'armes français aux Irakiens combattant les Britanniques
9 mai Atterrissage Ă  Damas des premiers appareils allemands
13 mai 1re livraison de 300 tonnes d'armes de l'armĂ©e du Levant aux Irakiens se battant contre l’armĂ©e britannique
28 mai Signature des Protocoles de Paris, par l'amiral Darlan
7 juin DĂ©but de l’intervention des FFL et des Britanniques en Syrie
22 juin DĂ©but de l’invasion de l'URSS par l'Allemagne et entrĂ©e en guerre de l'URSS
14 juillet Armistice de Saint-Jean-d'Acre, accordé par les Britanniques aux conditions exigées par Dentz, en présence des Français libres
14 aoĂ»t Charte de l’Atlantique
29 août Exécution d'Honoré d'Estienne d'Orves, officier de la France libre, en mission en France
24 septembre Institution du Comité national français de Londres (CNF)
26 septembre Reconnaissance du CNF par l’URSS[13].
23 octobre Ch. de Gaulle à la BBC invite la Résistance de stopper, dans l'immédiat, les attentats anti-Allemands
7 dĂ©cembre Attaque japonaise contre la flotte de Pearl Harbor et entrĂ©e en guerre des États-Unis
24 dĂ©cembre Ralliement de Saint-Pierre et Miquelon par les FNFL de l'amiral Muselier, sans l'accord des États-Unis et du Canada
Nomination de Jean Moulin, venu de France, comme délégué du Comité national pour la zone non occupée
1942 27 février 1er ramassage par avion d'un agent du BCRA (Rémy) en France occupée
3 mars L'amiral Muselier quitte le Comité national
Fin Mars Ramassage aérien en France de Christian Pineau, syndicaliste et dirigeant de Libération Nord
18 avril Retour au pouvoir de Pierre Laval
28 avril Déclaration Manifeste de De Gaulle aux mouvements de résistance
Mai Ramassage aĂ©rien en France d’Emmanuel d’Astier, chef de LibĂ©ration-Sud et de Philippe Roques
5 mai DĂ©barquement britannique Ă  Madagascar
9 - 10 mai Destruction de la grande antenne de l'Ă©metteur d'Allouis (Radio-Allouis) par 2 parachutistes FFL.
26 mai - 11 juin Bataille de Bir-Hakeim, oĂč la brigade française libre du gĂ©nĂ©ral KƓnig donne le temps Ă  la 8e armĂ©e britannique en dĂ©route de se retrancher Ă  El-Alamein, en dĂ©truisant de nombreux blindĂ©s ennemis, et en retardant Rommel de 12 jours.
30 juin Fin de l’offensive Rommel, à El-Alamein
9 juillet Reconnaissance amĂ©ricaine du ComitĂ© national « comme symbole de la rĂ©sistance française Â»
14 juillet La « France libre Â» devient « France combattante Â»
Fin juillet Ramassage aĂ©rien en France d’AndrĂ© Philip
AndrĂ© Philip remplace Diethelm, comme commissaire Ă  l’IntĂ©rieur
19 août Raid allié manqué contre Dieppe auquel participent les FNFL
3 septembre Extension du PrĂȘt-bail Ă  la France combattante
28 septembre Reconnaissance soviĂ©tique du ComitĂ© national « comme ayant seule qualitĂ© pour organiser la participation des citoyens et des territoires français Ă  l’effort de guerre Â»
23 octobre - 4 novembre Bataille d’El-Alamein à laquelle participent les 1re et 2e Brigades françaises libres
8 novembre : DĂ©barquement alliĂ© en Afrique du Nord (opĂ©ration Torch)
Putsch du 8 novembre 1942, à Alger, avec arrestation de juin et François Darlan et neutralisation du XIXe corps d'armée vichyste par 400 résistants
Reddition d'Alger, à 17 heures, par François Darlan et Alphonse Juin encerclés par les forces alliées
8 - 11 novembre : RĂ©sistance sanglante de l’armĂ©e d’Afrique au dĂ©barquement alliĂ©, au Maroc et Ă  Oran
Livraison sans combat, par la mĂȘme armĂ©e d’Afrique, de toute la Tunisie aux Germano-Italiens
11 novembre Livraison sans combat par l’armĂ©e d’armistice de toute la zone non occupĂ©e aux Germano-Italiens
13 novembre Constitution par François Darlan Ă  Alger d'un second gouvernement vichyste, reconnu par les États-Unis, pour l'Afrique du Nord et l'AOF, sous l'intitulĂ© de « Haut Commissariat en Afrique Â». Constitution d'un « Conseil impĂ©rial Â» composĂ©, avec Darlan et Bergeret, des proconsuls vichystes d'Afrique du Nord et d'AOF (NoguĂšs, Chatel et Boisson)
maintien des lois d’exception et des camps de concentration de Vichy, en Afrique du Nord sous contrĂŽle amĂ©ricain, en dehors de toute pression allemande[14]
22 novembre Accords Clark-Darlan
27 novembre Sabordage de la flotte de Toulon
28 novembre Ralliement forcé à la France combattante de la CÎte française des Somalis
30 novembre Ralliement Ă  la France combattante de l'Ăźle de la RĂ©union
14 décembre Transfert de Madagascar à la France combattante par les Britanniques
24 dĂ©cembre Meurtre de l’amiral François Darlan par Fernand Bonnier de La Chapelle
25 dĂ©cembre : De Gaulle propose sans succĂšs une rencontre Ă  Giraud Election de Giraud par le « Conseil ImpĂ©rial Â», comme Commandant en Chef Civil et Militaire et maintien de la lĂ©gislation de Vichy
1943 Janvier Unification des 3 principaux mouvements de résistance de zone sud, au sein du M.U.R.
13 janvier ArrivĂ©e de la colonne Leclerc en Tunisie, aprĂšs la conquĂȘte du Fezzan et la prise Ă  revers de la ligne Mareth par les Forces françaises libres (FFL)
14 au 24 janvier ConfĂ©rence de Casablanca (1943), dite aussi « confĂ©rence d'Anfa Â». De Gaulle y rencontre Giraud.
31 janvier création de l'Organisation de résistance de l'armée (ORA), commandée par le général Aubert FrÚre
1er fĂ©vrier reformation de la 1re division française libre sous le commandement du gĂ©nĂ©ral de Larminat, Ă  partir de la 1re brigade du gĂ©nĂ©ral Koenig et de la 2e brigade du colonel Brosset. Formation en AEF de 5 nouveaux bataillons français libres
2 février Capitulation allemande à Stalingrad
21 février Nomination de Jean Moulin comme délégué général du Comité national pour toute la France occupée
5 mars Le bataillon d'infanterie de marine et du Pacifique et la colonne volante remportent la victoire de Medenine (Tunisie)
14 mars Discours de Giraud renonçant Ă  la lĂ©gislation de Vichy
 sauf Ă  la lĂ©gislation antisĂ©mite
26 mars Création du Comité de coordination des 5 principaux mouvements de résistance de zone Nord, par Pierre Brossolette
28 mars la Force L (Leclerc) s'empare de GabĂšs
31 mars Ferhat Abbas lance le Manifeste du peuple algérien
1er avril ArrivĂ©e Ă  Alger de la Mission Catroux
7 mai Prise de Bizerte et de Tunis
27 mai : Apport par le CNR de son appui Ă  de Gaulle Constitution en France du Conseil national de la RĂ©sistance (CNR), regroupant les principaux mouvements de rĂ©sistance, tendances politiques et syndicats
30 mai Arrivée du général de Gaulle à Alger
2 juin Manifestation de masse en faveur de Charles de Gaulle, Ă  Alger
3 juin Constitution du Comité français de la Libération nationale (CFLN), avec co-présidence de Giraud et de De Gaulle
21 juin Ralliement forcĂ© dans le camp des AlliĂ©s de la flotte d'Alexandrie (Égypte), sur la menace de Churchill de ne plus payer les soldes de ses Ă©quipages
30 juin Rentrée en guerre des Antilles, à la suite de violentes manifestations populaires contre l'amiral vichyste Robert (et aprÚs le sabotage sur ses ordres d'une partie de la flotte et de la totalité des avions)
2-23 juillet Visite de Giraud aux États-Unis
10 juillet Débarquement allié en Sicile (Opération Husky)
25 juillet Chute de Mussolini
31 juillet Présidence politique du CFLN par le général de Gaulle (Giraud restant président militaire)
1er aoĂ»t Fusion avec l'ArmĂ©e d'Afrique des Forces françaises libres (FFL) qui cessent donc officiellement d'exister

Sources et bibliographie de base

  • Charles de Gaulle : MĂ©moires de guerre :
    • Volume I - L'Appel, 1940-1942, Paris, 1954,
    • Volume II - L'UnitĂ©, 1942-1944, Paris, 1956,
    • Volume III - Le Salut, 1944-1946, Paris, 1959.
  • Le Journal Officiel de la France libre, rĂ©Ă©ditĂ© par la Direction des journaux officiels en 1995
  • La MĂ©moire des Français libres - Hommes et combats, compilation en 7 tomes des articles historiques publiĂ©s depuis 1945 dans la Revue de la France libre, Fondation de la France libre 2002
  • Jacques Soustelle, Envers et contre tout, Tomes I et II, Robert Laffont, Paris, 1950.
  • Henri Michel, Histoire de la France libre, PUF, 1963 (coll. Que sais-je ?).
  • Jean-François Muracciole, Histoire de la France libre, PUF, 1996 (coll. Que sais-je ?).
  • Jean-Louis CrĂ©mieux-Brilhac, La France libre, Gallimard, Paris, 1996.
  • Yves Maxime Danan, La Vie politique Ă  Alger, de 1940 Ă  1944, Librairie gĂ©nĂ©rale de droit et de jurisprudence, Paris, 1963.
  • William Langer, Le Jeu amĂ©ricain Ă  Vichy, Plon, Paris 1948.
  • Christine Levisse-Touzet, L’Afrique du Nord, pendant la Seconde Guerre mondiale, Albin Michel, Paris 1998.
  • François Kersaudy, De Gaulle et Roosevelt : le duel au sommet, Perrin, Paris, 2004 (ISBN 2262020280).
  • Bernard Le Marec, Les Français libres et leurs emblĂšmes, Ă©ditions Lavauzelle, 1994.
  • Georges CaĂŻtucoli, François Broche, Jean-François Muracciole, La France au combat, Éditions Perrin, 2007.

Les archives officielles de la France libre sont encore largement fermĂ©es aux chercheurs mais s’ouvrent toutefois Ă  l'Ă©tranger[rĂ©f. nĂ©cessaire] et le sujet est dĂ©jĂ  copieusement nourri par une littĂ©rature importante (bibliographie de base ci-dessus).

Les archives du maréchal Leclerc, de la 2e DB et des évadés de France par l'Espagne sont conservées au Mémorial du maréchal Leclerc de Hauteclocque et de la libération de Paris, celles des autres unités des Forces françaises libres (FFL) au Service historique de la défense (SHD). Des documents sont disponibles dans les dossiers des compagnons de la Libération constitués au musée de l'Ordre de la Libération, installé aux Invalides. Les archives du général de Gaulle ont été versées aux Archives nationales, la Fondation Charles-de-Gaulle disposant également d'un fonds. Plusieurs autres personnalités de la France libre disposent de fonds. Ainsi, les papiers de l'amiral Georges Thierry d'Argenlieu ont été confiés par ses héritiers aux Archives nationales en 1991.

Notes et références de l'article

  1. ↑ Journal officiel de la France Combattante no 9.
  2. ↑ 1940 - les dates clefs de la formation de FNFL
  3. ↑ Dominique Lormier, C'est nous les Africains : L'Ă©popĂ©e de l'armĂ©e française d'Afrique 1940-1945, Calmann-LĂ©vy, Paris, 2006, 48 p. (ISBN 2-286-02021-3) 
  4. ↑ Les ComitĂ©s France Libre Ă  l'Ă©tranger, france-libre.net
  5. ↑ Consulat de France : 160 ans de relations Hong Kong-France
  6. ↑ Heurs et malheurs d’un consul de France Ă  JĂ©rusalem : AmĂ©dĂ©e Outrey, 1938-1941, Dominique Timbur, Bulletin du Centre de recherche français de JĂ©rusalem, printemps 1998
  7. ↑ ordredelaliberation.fr, Georges Thierry d'Argenlieu
  8. ↑ a  et b  « PĂ©tain, Philippe : Message du 30 octobre 1940 Â», Themenportal EuropĂ€ische Geschichte, sur le site europa.clio-online.de, consultĂ© le 26 mai 2009
  9. ↑ Un correspondant de guerre amĂ©ricain remarque : « Les Français ont une haine froide, implacable de l'ennemi qui est presque effrayante ; ils sont guidĂ©s par un tel dĂ©sir fĂ©roce [...] de regagner leur honneur qu'on sait qu'ils ne seront arrĂȘtĂ©s que par la mort, et que, dans la victoire, ils ne montreront aucune merci. [...] Ils avancent si rapidement que les communiquĂ©s ne peuvent suivre leur rythme. Â» Voir François Broche, Georges CaĂŻtucoli et Jean-François Muracciole (dir.), La France au combat, Paris, Perrin, SCÉRÉN-CNDP, 2007, seconde Ă©poque, premiĂšre partie : « Vers la LibĂ©ration (juin 1943-mai 1944) Â», chapitre 3 : « Le corps expĂ©ditionnaire français en Italie Â»
  10. ↑ [pdf] « Chronologie de la France Libre (1940–1945) Â», sur le site concours-resistance.org.
  11. ↑ Les ÉFO dans la Seconde Guerre mondiale : la question du ralliement et ses consĂ©quences
  12. ↑ Daniel Cordier, Alias Caracalla – MĂ©moires, 1940-1943, Gallimard, coll. « TĂ©moins Â», Paris, 2009, 931 p. (ISBN 207074311X et ISBN 978-2070743117), p. 191
  13. ↑ Jean Lacouture, Charles de Gaulle, I. Le rebelle 1890-1944, Éditions du Seuil, 1984, (ISBN 2-02-006969-5), chap. 26, p. 508
  14. ↑ Cf Situation politique en Afrique libĂ©rĂ©e (1942-1943)

Voir aussi

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