Aigues-Mortes

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Aigues-Mortes

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Aigues-Mortes
Aigues-Mortes
Aigues-Mortes
Administration
Pays France
Région Languedoc-Roussillon
Département Gard
Arrondissement N√ģmes
Canton Aigues-Mortes
Code commune 30003
Code postal 30220
Maire
Mandat en cours
Cédric Bonato
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes Terre de Camargue
Démographie
Population 7 891 hab. (2008)
Densité 137 hab./km²
Géographie
Coordonn√©es 43¬į 34‚Ä≤ 03‚Ä≥ Nord
       4¬į 11‚Ä≤ 36‚Ä≥ Est
/ 43.5675, 4.19333333333
Altitudes mini. 0 m ‚ÄĒ maxi. 3 m
Superficie 57,78 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Vue des remparts

Aigues-Mortes (Aigas Mòrtas en occitan) est une commune française, située dans le département du Gard et la région Languedoc-Roussillon.

Sommaire

Géographie

Par le r√©seau routier, Aigues-Mortes est situ√©e √† 35 km environ de N√ģmes (Pr√©fecture du Gard) et 30 km de Montpellier (H√©rault). √Ä vol d'oiseau : 32,5 km de N√ģmes et 26 km de Montpellier.

Le territoire communal est composé d'une partie de la plaine humide et des étangs de Petite Camargue. Il est séparé du golfe du Lion (mer Méditerranée) par la commune du Grau-du-Roi. Aigues-Mortes est cependant reliée à la mer par le canal du Grau-du-Roi.

Ainsi les communes de Saint-Laurent-d'Aigouze et Le Grau-du-Roi sont limitrophes à la commune d'Aigues-Mortes. Ses habitants s'appellent les Aigues-Mortais et Aigues-Mortaises et aigamortencs en occitan.

Aigues-Mortes est l'une des 79 communes membres du Schéma de cohérence territoriale SCOT du Sud du Gard et fait également partie des 34 communes du pays Vidourle-Camargue. Aigues-Mortes est l'une des 4 communes Loi Littoral du SCOT du Sud du Gard.

√Čtymologie et vocabulaire

Attest√© sous le forme latinis√©e Aquae Mortuae en 1248[r√©f. n√©cessaire].

Le nom proc√®de de l'occitan Aigas M√≤rtas ¬ę eaux mortes ¬Ľ, c'est-√†-dire ¬ę eaux stagnantes ¬Ľ, √©quivalent des types toponymique de langue d'o√Įl Morteau cf. Morteau (Doubs; Mortua Aqua, 1105, VTF 521) ; Morteau (Haute-Marne, Mortua Aqua, 1163, VTF 521)

Le nom d‚ÄôAigues-Mortes provient des marais et des √©tangs qui s'√©tendaient autour du village et aussi du fait qu'il n'y a jamais eu de vives eaux √† Aigues-Mortes[r√©f. souhait√©e].

Grau est issu de l'occitan grau ¬ę √©tang avec bief ¬Ľ. Ainsi Grau du Roy signifie en fran√ßais ¬ę √©tang du Roi ¬Ľ[r√©f. n√©cessaire].

Histoire

Un Romain du nom de Peccius aménage les premiers marais salins et donne son nom au marais du Peccais[1].

Au Moyen-Age : un port cr√©√©e pour les croisades

En 791, Charlemagne fait √©riger la tour Mataf√®re, au milieu des mar√©cages, pour la s√Ľret√© des p√™cheurs et des ouvriers des salins. Certains avancent que la signalisation et la transmission des nouvelles n‚Äô√©taient pas √©trang√®res √† l‚Äô√©dification de cette tour destin√©e √† donner l‚Äôalerte, en cas d‚Äôarriv√©e d‚Äôune flotte, √† la tour Magne, √† N√ģmes.

La vocation de cette tour passe du plan guerrier au plan spirituel quand Charlemagne l‚Äôoctroie √† l‚Äôabbaye de B√©n√©dictins, consacr√©s √† l‚ÄôOpus Dei (l'Ňďuvre de Dieu) et dont les incessantes psalmodies, de jour comme de nuit, font d√©signer leur couvent du titre de Psalmody ou Psalmodi. Ce couvent existe en 812, comme le confirme un acte de dotation faite par le N√ģmois Badila √† l‚Äôabbaye[2].

À cette époque, les habitants, qui vivent dans des cabanes en roseau, tirent leur subsistance de la pêche, de la chasse et de la production du sel produit dans différents petits marais salants en bordure de mer. La région est alors sous la domination des moines de l'abbaye de Psalmodie.

En 1240, Louis IX, qui veut se d√©barrasser de l'emprise des marines italiennes pour le transport des troupes pour les croisades, s'int√©resse √† la position strat√©gique que repr√©sente ce lieu pour son royaume. √Ä cette √©poque, Marseille appartient √† son fr√®re Charles d'Anjou, roi de Naples, Agde au Comte de Toulouse et Montpellier au roi d'Aragon. Louis IX souhaite un acc√®s direct √† la mer M√©diterran√©e. Il obtint des moines de l'Abbaye la ville et les terres alentours par √©change de propri√©t√©s. Les habitants sont exempt√©s de la gabelle, imp√īt pr√©lev√© sur le sel qu'ils peuvent prendre sans contrainte[3].

Il construit une route entre les marais et y b√Ętit la tour Carbonni√®re pour servir de tour de guet et ainsi prot√©ger l'acc√®s √† la ville. Saint-Louis construit ensuite la tour de Constance pour abriter sa garnison. En 1272, le fils et successeur de Louis IX, Philippe le Hardi, ordonne la poursuite de la construction de remparts pour ceinturer compl√®tement la petite ville. Les travaux ne s‚Äôach√®veront que 30 ans plus tard.

C'est de cette ville que Louis IX part par deux fois pour les Croisades : la septi√®me croisade en 1248 et la huiti√®me croisade en 1270 pour Tunis, o√Ļ il meurt de dysenterie.

1270 constitue √† tort, pour beaucoup d'historiens, la derni√®re √©tape d'un processus engag√© √† la fin du XIe si√®cle. Le jugement est h√Ętif car le transfert de crois√©s ou de mercenaires √† partir du port d'Aigues-Mortes a continu√©. L'ordonnance donn√©e en 1275 au chevalier Guillaume de Roussillon par Philippe III le Hardi et le pape Gr√©goire X apr√®s le concile de Lyon de 1274 en guise de renfort √† Saint-Jean d'Acre en Orient, d√©montre que l'activit√© maritime y perdure toujours en vue d'une neuvi√®me croisade qui n'aura jamais lieu[4]. De ce fait de 1270 d√©coule la croyance populaire voulant que la mer atteigne Aigues-Mortes √† cette √©poque. En fait, comme le confirment les √©tudes de l'ing√©nieur Charles L√©on Dombre, l'ensemble du port d'Aigues-Mortes comprenait le port proprement dit, qui se trouvait dans l'√©tang de la Marette, le Canal-Viel et le Grau-Louis, le Canal-Viel √©tant le chenal d'acc√®s √† la mer. C'est approximativement sur le Grau-Louis qu'est construite aujourd'hui La Grande-Motte.

Lors de la Révolution française

Pendant la Révolution française la ville fut appelée Port-Pelletier.

Le massacre des Italiens (ao√Ľt 1893)

La Compagnie des Salins du Midi lance à l'été 1893 le recrutement des ouvriers pour le battage et le levage du sel. L'embauche est en réduction en raison de la crise économique que connait l'Europe alors que la perspective de trouver un emploi saisonnier a attiré, cette année-là, un plus grand nombre d'ouvriers.
Ceux-ci se partagent en trois cat√©gories surnomm√©es les ¬ę Ard√©chois ¬Ľ, paysans, pas forc√©ment originaire d'Ard√®che, qui laissent leur terre le temps de la saison, les ¬ę Pi√©montais ¬Ľ compos√©s d'Italiens originaires de tout le nord de l'Italie et recrut√©s sur place par des chefs d'√©quipe, les chefs de colle, et les ¬ę trimards ¬Ľ compos√©s en partie de vagabonds[5].
En raison du recrutement op√©r√© par la Compagnie des Salins du Midi, les chefs de colle sont contraints de composer des √©quipes comprenant des Fran√ßais et des Italiens[6]. D√®s le d√©but de la matin√©e du 16 ao√Ľt, une rixe √©clate entre les deux communaut√©s qui se transforme rapidement en lutte d'honneur[7].
Malgré l'intervention du juge de paix et des gendarmes, la situation va rapidement dégénérer[8]. Certains trimards rejoignent Aigues-Mortes et y affirment que des Italiens ont tués des Aiguemortais, ce qui fait grossir leurs rangs de la population et des personnes qui n'ont pas réussi à se faire embaucher[8].
Un groupe d'Italiens est alors attaqué et doit se réfugier dans une boulangerie que les émeutiers veulent incendier. Le préfet fait appel à la troupe vers 4 heures du matin, elle n'arrivera sur les lieux qu'à 18 heures, après le drame[9].
D√®s le d√©but de la matin√©e, la situation s'envenime, les √©meutiers se rendent dans les salins de Peccais o√Ļ se trouvent le plus grand nombre d'Italiens que le capitaine des gendarmes Cabley essaie de prot√©ger en promettant aux √©meutiers de chasser les Italiens une fois raccompagn√©s √† la gare d'Aigues-Mortes[10]. C'est durant le trajet que les Italiens assaillis par les √©meutiers sont massacr√©s par une foule que les gendarmes ne r√©ussissent pas √† contenir. Il y a sept morts et une cinquantaine de bless√©s dont certains conserveront des s√©quelles √† vie[11],[12] ce qui constitue le plus grand massacre d'immigr√©s de l'histoire contemporaine de la France mais aussi l'un des plus grands scandales de son histoire judiciaire[13] puisque aucune condamnation ne sera jamais prononc√©e.
L'affaire devient un enjeu diplomatique et la presse étrangère dont celle transalpine prend fait et cause pour les Italiens[14]. Des émeutes anti-françaises éclatent en Italie[15]. Un règlement diplomatique est trouvé et les partis sont indemnisés[16] alors que le maire nationaliste Marius Terras doit démissionner[17].

Une pi√®ce de th√©√Ętre de Serge Valletti ¬ę Sale Ao√Ľt ¬Ľ est bas√©e sur ces √©v√©nements tragiques.

Héraldique

Article connexe : armorial des communes du Gard.
Blason d'Aigues-Mortes

Les armes d'Aigues-Mortes se blasonnent ainsi :

D'or à un Saint Martin de carnation, vêtu d'azur et chaussé du champ, monté sur un cheval de gueules sellé et harnaché aussi d'or, coupant son manteau aussi de gueules pour en remettre la moitié à un pauvre boiteux de carnation vêtu aussi d'azur, à la béquille au naturel, le tout sur une terrasse de sinople[18].

√Čconomie

Agriculture

Place Saint-Louis
  • Culture de la vigne et de l'asperge.
  • L'√©levage de taureaux et de chevaux de Camargue. Les deux sont √©lev√©s pratiquement √† l'√©tat sauvage dans les marais environnants.
    • Le taureau camarguais est plus petit que les taureaux de combat espagnol, trapu, les cornes et la t√™te hautes. Il mesure environ 1,40 m au garrot. Il est principalement destin√© √† la course √† la cocarde qui est tr√®s populaire dans la r√©gion.
    • Le cheval de Camargue est le compagnon indispensable des gardians pour se d√©placer dans les marais et trier les taureaux. D'apr√®s certaines d√©couvertes d'ossements, il semblerait que le cheval de Solutr√© de l'√®re quaternaire soit son anc√™tre. De ce fait, le cheval de Camargue n'est pas tr√®s grand, 1,50 m environ. Il poss√®de une √©norme r√©sistance adapt√©e au terrain. Sa robe est marron √† la naissance pour progressivement devenir blanche apr√®s quelques ann√©es.

Industries

  • Production du sel par l'exploitation salini√®re du groupe Salins. Sans doute exploit√©es d√®s l'Antiquit√©, les salines d'Aigues-Mortes attir√®rent p√™cheurs et sauniers. Les moines b√©n√©dictins y √©tablirent d√®s le VIIIe si√®cle l'abbaye de Psalmodie, afin d'exploiter cette denr√©e pr√©cieuse dans les √©tangs de Peccais. Les salines resteront tr√®s longtemps une des principales ressources de la ville. Pour parvenir aux ¬ę tables saunantes ¬Ľ, l'eau pomp√©e dans la mer parcourt plus de 70 km dans les roubines; la concentration de chlorure de sodium y passe de 29 √† plus de 260 g/l. R√©colt√© m√©caniquement, le sel est amoncel√© en de scintillantes ¬ę camelles ¬Ľ avant d'√™tre conditionn√©. On le r√©serve √† l'usage alimentaire.

Tourisme

  • Le patrimoine m√©di√©val des XIIIe et XIVe si√®cles de la commune et sa proximit√© de la mer attirent de nombreux touristes et des r√©sidents.

Transports

Fluvial

La ville d'Aigues-Mortes est √† un carrefour de canaux :

Ferroviaire

Les remparts avec en arrière-plan, les "camelles"

La Ligne N√ģmes - Le Grau-du-Roi dessert les villes et villages des Costi√®res et du littoral, avec terminus au Grau-du-Roi. Elle est √©galement utilis√©e pour le transport du sel fabriqu√© par une des exploitations salini√®res du groupe Salins (voir le lien ci-dessous).

Routier

Le d√©veloppement du tourisme baln√©aire depuis les ann√©es 1960 a √©t√© marqu√© par la construction de nouvelles stations baln√©aires (La Grande-Motte) ou l'extension des existantes (Le Grau-du-Roi-Port-Camargue). Pour faciliter leur acc√®s aux touristes, le r√©seau routier littoral a √©t√© densifi√© et reli√© √† l'autoroute A9. Aigues-Mortes b√©n√©ficie ainsi de ces axes :

La ligne de bus 106 permet aussi de rallier Montpellier ainsi que les Saintes-Maries-de-la-Mer.

Administration

Anciens gouverneurs

(liste non exhaustive)

  • Mathieu Gondin, √©cuyer, capitain de la Tour Carboni√®re, viguier d'Uz√®s, Gouverneur d'Aigues-Mortes (d√©c√©d√© le 19 ao√Ľt 1607)[19].


Maires élus
Mairie d'Aigues-Mortes
Liste des maires successifs
P√©riode Identit√© √Čtiquette Qualit√©
mars 2008 en cours Cédric Bonato PS
mars 1989 mars 2008 René Jeannot UDF puis DVD
1977 1989 Sodol Colombini PCF Conseiller général (1979-1985)
1965 1977 Maurice Fontaine RI Sénateur
1959 1965 André Fabre
1953 1959 Alexandre Molinier
1944 1953 Eric Hubidos
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie

√Čvolution d√©mographique

L'√©volution du nombre d'habitants depuis 1793 est connue √† travers les recensements de la population effectu√©s √† Aigues-Mortes depuis cette date. D‚Äôapr√®s le recensement Insee de 2007, Aigues-Mortes compte 7 613 habitants (soit une augmentation de 26% par rapport √† 1999).

Années 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
Population 2 800 2 605 2 630 2 577 2 897 3 240 3 393 3 968 4 046
Années 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
Population 3 677 3 865 3 932 3 833 4 113 3 564 3 906 3 981 3 897
Années 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
Population 4 511 3 899 3 900 4 348 3 878 4 123 3 839 3 616 3 746
Années 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 -
Population 4 203 4 197 4 531 4 472 4 999 6 019 7 115 7 891 -
Notes, sources, ...
Sources - Nombre retenu jusque 1962 : base Cassini de l'EHESS[20] et √† partir de 1968 : Insee (population sans doubles comptes puis population municipale √† partir de 2006)[21],[22]

Pyramide des √Ęges

La r√©partition de la population de la commune par tranches d'√Ęge est la suivante :

  • 47,6 % d‚Äôhommes (0-14 ans = 17,7  %, 15 √† 29 ans = 17,1  %, 30 √† 44 ans = 22  %, 45 √† 59 ans =21,1  %, plus de 60 ans =22 %)
  • 52,4 % de femmes (0-19 ans = 16,9  %, 15 √† 29 ans = 15,1  %, 30 √† 44 ans = 23,5  %, 45 √† 59 ans =19,9  %, plus de 60 ans =24,5 %)

La population f√©minine est en surrepr√©sentation par rapport √† celle des hommes. Le taux (52,4 %) est sensiblement du m√™me ordre que le taux national (51,8 %).

Pyramide des √Ęges √† Aigues-Mortes en 2007 en pourcentage[23].
Hommes Classe d'√Ęge Femmes
0,3 
90  ans ou +
1,2 
6,0 
75 √† 89 ans
7,4 
15,7 
60 √† 74 ans
15,9 
21,1 
45 √† 59 ans
19,9 
22,0 
30 √† 44 ans
23,5 
17,1 
15 √† 29 ans
15,1 
17,7 
0 √† 14 ans
16,9 
Pyramide des √Ęges du d√©partement du Gard en 2007 en pourcentage[24].
Hommes Classe d'√Ęge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,1 
6,9 
75 √† 89 ans
9,9 
14,6 
60 √† 74 ans
15,1 
21,3 
45 √† 59 ans
20,9 
19,9 
30 √† 44 ans
19,8 
17,7 
15 √† 29 ans
16,1 
19,1 
0 √† 14 ans
17,0 

Jumelages et partenariats

Culture Aigues-Mortaise

La fougasse d'Aigues-Mortes

Les toits d'Aigues-Mortes, les remparts puis les salins et la mer.

La fougasse appartient aux premi√®res p√Ętisseries √† base lev√©e. Elle peut √™tre sucr√©e (d√©nomm√© parfois ¬ę tarte au sucre ¬Ľ) ou sal√©e (avec ou sans gratillons).

Traditionnellement, la confection de la fougasse au sucre √† Aigues-Mortes √©tait r√©serv√© √† la p√©riode de No√ęl, au sein des treize desserts. √Ä base de p√Ęte √† brioche, sucre, beurre et fleur d'oranger, elle √©tait fabriqu√©e par le boulanger avec les ingr√©dients apport√©s par le client. √Ä pr√©sent, la fougasse d'Aigues-Mortes se vend toute l'ann√©e.

Lou Drapé

Lou Drap√© est un cheval imaginaire mentionn√© dans le folklore local, qui √©tait cens√© se promener la nuit autour des remparts de la ville, prendre 50 √† 100 enfants sur son dos, et les faire dispara√ģtre ¬ę on ne sait o√Ļ ¬Ľ.

Article d√©taill√© : Drap√© (l√©gende).

Lieux communaux et culturels

Monuments et curiosités

La tour de Constance et les remparts

Tour de Constance

La tour de Constance, fut érigée en 1242 par Saint Louis sur l’ancien emplacement de la tour Matafère, construite par Charlemagne vers 790, pour abriter la garnison du roi. Les travaux se terminèrent en 1254.

Son diamètre est de 22 mètres, sa hauteur au sommet de la lanterne est de 33 mètres ou 40 mètres selon diverses sources… L’épaisseur des murs à la base est de 6 mètres.

Au rez-de-chauss√©e, on trouve la salle des gardes avec son acc√®s prot√©g√© par une herse. Au centre de la pi√®ce, une ouverture circulaire permet d‚Äôacc√©der aux sous-sols qui servaient de garde-manger, de r√©serve de munitions et aussi de cachots. Ce lieu s‚Äôappelait les ¬ę culs de basse fosse ¬Ľ.

Au premier √©tage, on acc√®de √† la salle des chevaliers. Elle ressemble de par sa structure √† la salle des gardes. C‚Äôest dans cette salle que furent emprisonn√©es au XVIIIe si√®cle des protestantes dont la plus connue fut Marie Durand qui grava sur la margelle du puits le mot ¬ę r√©sister ¬Ľ. Ce mot est toujours visible de nos jours. Elle fut emprisonn√©e √† l‚Äô√Ęge de 15 ans et lib√©r√©e 38 ans plus tard, avec des prisonniers politiques (Abraham Mazel, chef camisard).

Entre ces deux salles, un étroit chemin de ronde, fut construit dans l'épaisseur du mur pour surveiller la salle basse.

Médaille de la tour de Constance à Aigues-Mortes en souvenir de Marie Durand qui y fut enfermée, par le peintre-graveur Paul Sarrut (1948)

Après la salle des chevaliers, on accède à la terrasse qui offre un large panorama sur la région, représentant ainsi un poste idéal de surveillance. Les prisonnières étaient quelques fois autorisées à venir y respirer l’air pur.

Les remparts se d√©ploient sur une longueur de 1600 m√®tres. Spectaculaires par leur hauteur et l'√©tat de leur conservation (ils n'ont pas √©t√© restaur√©s au XIXe si√®cle comme cela fut le cas, par exemple, pour Carcassonne), ils constituent, avec la tour de Constance, un t√©moignage exceptionnel en Europe occidentale de l'architecture militaire en milieu mar√©cageux aux XIIIe et XIVe si√®cles. Le classement de cet ensemble √† l'Unesco serait parfaitement justifi√©. Cette proc√©dure est malheureusement contrari√©e par les classements d√©j√† effectifs de sites tr√®s proches tels le Pont du Gard, Avignon ou Arles‚Ķ[r√©f. n√©cessaire]


Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

La tour Carbonnière

La tour Carbonnière vue du sud
Article d√©taill√© : Tour Carbonni√®re.

Situ√©e sur la commune de Saint-Laurent-d'Aigouze, la tour Carbonni√®re est cit√©e pour la premi√®re fois dans un texte dat√© de 1346 qui donne des pr√©cisions sur la fonction de l‚Äôouvrage. Il y est dit que ¬ę cette forteresse est la cl√© du royaume en cette contr√©e. ¬Ľ En effet, situ√©e au milieu des marais, elle √©tait le passage oblig√© pour acc√©der √† Aigues-Mortes. Elle √©tait tenue par une garnison compos√©e d‚Äôun ch√Ętelain et de plusieurs gardes. Depuis sa terrasse qui pouvait supporter jusqu‚Äô√† quatre pi√®ces d‚Äôartillerie, on a une vue panoramique sur la Petite Camargue.

L’église Notre-Dame-des-Sablons

Statue de saint-Louis dans l'église Notre-Dame-des-Sablons

Elle a vraisemblablement √©t√© construite avant les remparts, vers le milieu du XIIIe si√®cle, √† l'√©poque de saint Louis et est de style gothique.

Coll√©giale en 1537, elle fut saccag√©e par les protestants en 1575. Apr√®s la reconstruction du clocher en 1634 elle devint successivement sous la R√©volution, temple de la Raison, caserne, magasin √† grains et entrep√īt de sel. Elle fut rendue au culte en 1804 et restaur√©e dans un style "n√©o classique-baroque" assez charg√©. De 1964 √† 1967 tout ce d√©cor 19√®me disparait, notamment les plafonds √† caissons, pour laisser place √† l'√©glise beaucoup plus sobre et dans l'esprit m√©di√©val que nous voyons aujourd'hui. Depuis 1991, des vitraux cr√©√©s par Claude Viallat, artiste contemporain appartenant au mouvement artistique Supports/Surfaces, donnent √† l'√©difice une lumi√®re et une couleur extraordinaires. Le reste du mobilier XVIIIe et XIXe si√®cles a disparu √† cette occasion √† l'exception de quelques statues . La fa√ßade est surmont√©e d'un tr√®s sobre clocher √† peigne abritant 3 cloches . La plus importante, 1,07m de diam√®tre, date de 1740, class√©e MH elle fut r√©alis√©e par le ma√ģtre fondeur Jean Poutingon. L'√©glise abrite aussi une statue de saint Louis.

Reste d'un crucifix dans l'église de Notre Dame des Sablons.

La chapelle des Pénitents Gris

Plan d'Aigues-Mortes

Situ√©e √† l'est de la Place de la Viguerie, elle est la propri√©t√© de la confr√©rie des P√©nitents Gris cr√©√©e en 1400. La fa√ßade est du style Louis XIV. La porte d'entr√©e du XVIIe si√®cle est orn√©e d'une statue en bois. Retable sculpt√© en 1687 par Sabatier.

√Ä l'int√©rieur, un retable repr√©sente la passion du Christ. Il fut construit en stuc de pl√Ętre gris en 1687 par le sculpteur montpelli√©rain Sabatier. Ce retable, sur lequel figurent les armoiries de la confr√©rie, occupe tout le fond du cŇďur.

La chapelle des Pénitents Blancs

Située à l'angle de la rue de la République et de la rue Louis-Blanc, elle appartient à la confrérie des Pénitents Blancs crée en 1622.

Au-dessus du chŇďur, sur la vo√Ľte, on peut voir une copie du retable de J√©rusalem o√Ļ le Christ a c√©l√©br√© la P√Ęque et le jeudi Saint avec ses ap√ītres. Autour du ma√ģtre-autel, une peinture sur toile retrace la descente du Saint Esprit le jour de la Pentec√īte. On l'attribue √† Xavier Sigalon, peintre n√© √† Uz√®s en 1778. De chaque c√īt√© du chŇďur se dressent deux statues : √† gauche saint F√©lix pour la r√©demption des captifs, √† droite saint Jacques le Mineur, premier √©v√™que de J√©rusalem.

La place Saint-Louis

Statue Saint Louis

Elle est le cŇďur touristique de la cit√©. Au centre, face √† l'entr√©e principale de la Porte de la Gardette, est √©rig√©e la statue de Saint Louis, Ňďuvre de James Pradier en 1849.

Personnages célèbres

(voir aussi Catégorie:Naissance à Aigues-Mortes)

Notes et références

  1. ‚ÜĎ G√©rard Noiriel, Le massacre des Italiens d'Aigues-Mortes, Fayard, 2010, p. 13
  2. ‚ÜĎ ¬ę Aigues-mortes, le Sel de la vie ¬Ľ VIII√®me si√®cle
  3. ‚ÜĎ G√©rard Noiriel, op. cit., p. 18
  4. ‚ÜĎ Ordonnance de Guillaume de Roussillon en 1275 - (Roger, La noblesse de France aux croisades, [Edition ? Date ?] p 158; C. Rollat L'Affaire Guillaume de Roussillon dans la Trag√©die Templi√®re du Pilat √† Aigues Mortes)1274/1312
  5. ‚ÜĎ G√©rard Noiriel, op. cit., p. 33-43
  6. ‚ÜĎ G√©rard Noiriel, Le massacre des Italiens d'Aigues-Mortes, Fayard, 2010, p. 51
  7. ‚ÜĎ G√©rard Noiriel, op. cit., p. 53
  8. ‚ÜĎ a et b G√©rard Boiriel ¬ę Le massacre des Italiens ¬Ľ Fayard 2010, p. 55
  9. ‚ÜĎ G√©rard Boiriel ¬ę Le massacre des Italiens ¬Ľ Fayard 2010, p. 56
  10. ‚ÜĎ G√©rard Noiriel, op. cit., p. 58
  11. ‚ÜĎ Une huiti√®me victime meurt du t√©tanos un mois plus tard
  12. ‚ÜĎ G√©rard Noiriel, op. cit., p. 58-63
  13. ‚ÜĎ G√©rard Noiriel, op. cit., p. 121
  14. ‚ÜĎ G√©rard Noiriel, op. cit., p. 134-136
  15. ‚ÜĎ G√©rard Noiriel, op. cit., p. 139
  16. ‚ÜĎ Les ouvriers italiens d'une part, la France pour les √©meutes devant le palais Farn√®se, l'ambassade de France √† Rome.
  17. ‚ÜĎ G√©rard Noiriel, op. cit., p. 149
  18. ‚ÜĎ Le blason de la commune sur Gaso
  19. ‚ÜĎ Marquis Charles de Baschi d'Aubais, Pi√®ces fugitives pour servir √† l'histoire de France, vol I, publi√© par Louis M√©nard, Paris, 1759.
  20. ‚ÜĎ Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur site de l'√Čcole des hautes √©tudes en sciences sociales. Consult√© le 1er ao√Ľt 2010
  21. ‚ÜĎ √Čvolution et structure de la population (de 1968 √† 2008) sur Insee. Consult√© le 1er ao√Ľt 2010
  22. ‚ÜĎ Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur Insee. Consult√© le 1er ao√Ľt 2010
  23. ‚ÜĎ Evolution et structure de la population √† Aigues-Mortes en 2007 sur le site de l'Insee. Consult√© le 1er ao√Ľt 2010
  24. ‚ÜĎ R√©sultats du recensement de la population du Gard en 2007 sur le site de l'Insee. Consult√© le 1er ao√Ľt 2010

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