Formicidae

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Formicidae
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 fourmis
fourmis
Classification
RĂšgne Animalia
Embranchement Arthropoda
Sous-embr. Hexapoda
Classe Insecta
Sous-classe Pterygota
Infra-classe Neoptera
Ordre Hymenoptera
Sous-ordre Apocrita
Super-famille Vespoidea
Famille
Formicidae
Latreille, 1809
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Les fourmis (famille des formicidĂ©s ou Formicidae) sont des insectes sociaux formant des colonies, appelĂ©es fourmiliĂšres, parfois extrĂȘmement complexes, contenant de quelques dizaines Ă  plusieurs millions d’individus. Certaines espĂšces forment des « colonies de colonies Â» ou supercolonies. Les fourmis sont classĂ©es dans l’ordre des hymĂ©noptĂšres, comme les guĂȘpes et les abeilles. Les termites, parfois appelĂ©s fourmis blanches, sont de l’ordre des dictyoptĂšres (sous-ordre des isoptĂšres). Ils ne sont donc pas des fourmis, bien qu’ils leur ressemblent.

Sommaire

Description

Les premiĂšres fourmis connues seraient apparues Ă  la fin du CrĂ©tacĂ©[1] et seraient une Ă©volution des guĂȘpes du jurassique (une espĂšce de fourmi a d'ailleurs conservĂ© un dard). Morphologiquement, elles se distinguent des autres insectes principalement par des antennes avec un coude marquĂ© et par un pĂ©doncule en forme de perle formĂ© des premiers segments abdominaux (qui sont joints au thorax chez les guĂȘpes). Ce pĂ©tiole intercalĂ© donne Ă  l’abdomen une plus grande mobilitĂ© par rapport au reste du corps. À l’exception des individus reproducteurs, la plupart des fourmis sont aptĂšres.

Les fourmis se sont adaptĂ©es Ă  presque tous les milieux terrestres et souterrains (on en a trouvĂ© jusqu’au fond d’une grotte de 22 km de long en Asie du Sud-est) mais n'existent pas Ă  notre connaissance dans les milieux aquatiques ni dans les zones polaires et glaciaires permanentes.

Il y a une exception, la petite fourmi Camponotus schmitzi qui vit en symbiose avec la plante carnivore à urnes Nepenthes bicalcarata n'hésite pas à nager dans l'eau acide de la plante pour se nourrir des cadavres des grandes fourmis tombées dans le piÚge et qui s'y sont noyées.

Les Ɠufs sont pondus par une ou parfois plusieurs reines (les espĂšces de fourmis possĂ©dant une seule reine sont appelĂ©es monogynes et celles possĂ©dant plusieurs reines sont dites polygynes). Certaines espĂšces peuvent tolĂ©rer, lorsque la colonie est consĂ©quente, deux reines tellement Ă©loignĂ©es qu’elles ne se rencontrent jamais (on parle alors d’espĂšce olygynes). La plupart des individus grandissent pour devenir des femelles aptĂšres et stĂ©riles appelĂ©es ouvriĂšres. PĂ©riodiquement, des essaims de nouvelles reines et de mĂąles, gĂ©nĂ©ralement pourvus d’ailes, quittent la colonie pour se reproduire. Les mĂąles meurent ensuite rapidement, tandis que les reines survivantes, fĂ©condĂ©es, fondent de nouvelles colonies ou, parfois, retournent dans leur fourmiliĂšre natale.

Longévité

Le record de longévité pour une fourmi est détenu par une reine de la fourmi noire des jardins, Lasius niger, qui vécut 28 ans et 8 mois dans un laboratoire[2].
Les mùles ont une vie trÚs brÚve et, ne sachant pas s'alimenter seuls, ils meurent dÚs qu'ils se sont reproduits. La fourmi ouvriÚre vit entre trois semaines et un an. La reine, elle, peut vivre beaucoup plus longtemps, plusieurs années , jusqu'a 15 ans pour la reine des fourmis rousse appelée formica rufa[3].

Densité de nids

Elle varie fortement selon l’espĂšce et l’environnement, Ă©tant notamment liĂ© Ă  la disponibilitĂ© en nourriture. La taille des colonies varie d'un extrĂȘme Ă  l'autre. En gĂ©nĂ©ral, un nid de fourmis mesure environ 20 m de diamĂštre et est principalement constituĂ© de rĂ©seaux de galeries et de chambres.

La Formica yessensis, une espĂšce de fourmi des bois, a construit une colonie de 45 000 nids sur 1 250 ha Ă  Hokkaidƍ (Japon), abritant plus d’un million de reines et 306 millions d’ouvriĂšres[4]. A l'autre extrĂȘme, il existe une espĂšce dont toute la colonie qui se compose d'environ 20 individus vit dans un gland dĂ©ssĂ©chĂ©.

DĂ©veloppement

Les fourmis se dĂ©veloppent par mĂ©tamorphose complĂšte, en passant par trois stades successifs : Ɠuf, larve, nymphe (parfois pupe ou cocon, principalement chez les Formicinae) puis adulte (sans croissance Ă  l’état adulte). La larve, privĂ©e de pattes, est particuliĂšrement dĂ©pendante des adultes. Les larves et les pupes doivent ĂȘtre maintenues Ă  tempĂ©rature constante pour assurer leur dĂ©veloppement et sont souvent dĂ©placĂ©es parmi les diverses chambres de couvĂ©e de la fourmiliĂšre. Les diffĂ©rences morphologiques majeures entre les reines et les ouvriĂšres, et entre les diffĂ©rentes castes d’ouvriĂšres quand elles existent, sont induites par le rĂ©gime alimentaire au stade larvaire. Quant au sexe des individus, il est gĂ©nĂ©tiquement dĂ©terminĂ© : si l’Ɠuf est fĂ©condĂ©, l’individu est alors diploĂŻde et l’Ɠuf donnera une femelle (ouvriĂšre ou reine) ; s’il ne l’est pas, l’individu est haploĂŻde et forme un mĂąle[5].

Une nouvelle ouvriĂšre passe les premiers jours de sa vie adulte Ă  s’occuper de la reine et des jeunes. Ensuite, elle participe Ă  la construction et au maintien du nid, puis Ă  son approvisionnement et Ă  sa dĂ©fense. Ces changements sont assez brusques et dĂ©finissent des castes temporelles[rĂ©f. nĂ©cessaire]. C’est-Ă -dire que les ouvriĂšres se regroupent selon l’activitĂ© commune qu’elles auront Ă  un stade de leur vie.

Chez certaines fourmis, il existe Ă©galement des castes physiques. Selon leur taille, les ouvriĂšres sont mineures, moyennes ou majeures, ces derniĂšres participant plutĂŽt Ă  l’approvisionnement. Souvent les fourmis les plus grandes sont disproportionnĂ©es : tĂȘte plus grande et mandibules plus fortes. Chez quelques espĂšces, les ouvriĂšres moyennes ont disparu, et il existe une grande diffĂ©rence physique entre les petites et les gĂ©antes, appelĂ©es parfois soldats bien que leur rĂŽle dĂ©fensif ne soit pas nĂ©cessairement prĂ©pondĂ©rant.

Type de morphologie

SchĂ©ma anatomique d’une ouvriĂšre.

Parmi les 12 608 espĂšces[6] connues (on estime Ă  plus de 20 000 le nombre total d’espĂšces, voire 30 000 et mĂȘme 40 000 selon le myrmĂ©cologue Laurent Keller (en)[7]), la plus grande (ouvriĂšre) (30 mm de long) est Dinoponera quadriceps chez laquelle la reproduction d’une ouvriĂšre aboutit, invariablement, Ă  la mort en pleine action de son soupirant : encore accouplĂ©e, elle lui sectionne l’abdomen. Puis elle retourne au nid, toujours munie des piĂšces gĂ©nitales de sa brĂšve rencontre, ce qui la rend non rĂ©ceptive aux avances des autres mĂąles.

Toutes sortes de comportements sont observĂ©s chez les fourmis, le nomadisme en est l’un des plus remarquable. Les fourmis lĂ©gionnaires d’AmĂ©rique du Sud et d’Afrique notamment ne forment pas de nid permanent, mais alternent plutĂŽt entre des Ă©tapes de vie nomade et des Ă©tapes oĂč les ouvriĂšres forment un nid provisoire (le bivouac) Ă  partir de leurs propres corps. La plupart des fourmis forment des colonies stationnaires, creusant d’habitude dans le sol ou une cavitĂ©. Les colonies se reproduisent par des vols nuptiaux comme dĂ©crit plus haut, ou par la fission (un groupe d’ouvriĂšres creuse simplement un nouveau trou et Ă©lĂšve de nouvelles reines). Les membres de diffĂ©rentes colonies sont identifiĂ©s par l’odeur et habituellement les intrus sont attaquĂ©s, avec des exceptions notables. D’autres mĂ©thodes de dĂ©veloppement de nouvelles colonies ont Ă©tĂ© observĂ©es :

Reine de Formica sanguinea.
  • Quelques fourmis sont esclavagistes, comme les Formica sanguinea, et pillent le couvain des autres espĂšces en faisant de vĂ©ritables raids[8] dans les colonies d’autres fourmis, s’emparent de pupes, cocons et nymphes qui sont traitĂ©es comme le couvain gĂ©nĂ©tiquement parent, nourries, choyĂ©es, protĂ©gĂ©es.
Une fois nées, les ouvriÚres esclaves se mettent donc tout naturellement au travail.
Quelques espĂšces, comme les fourmis amazones (Polyergus rufescens), sont devenues complĂštement dĂ©pendantes de telles esclaves, au point d’ĂȘtre incapables d'Ă©lever leur couvain ou d'amĂ©nager leur nid sans leur aide[9].
  • Les fourmis pot-de-miel, ont des ouvriĂšres spĂ©cialisĂ©es appelĂ©es replĂštes qui stockent simplement l’alimentation pour le reste de la colonie ; elles sont gĂ©nĂ©ralement immobilisĂ©es par leurs abdomens considĂ©rablement gonflĂ©s. En Afrique, AmĂ©rique (Myrmecocystus) et Australie oĂč elles vivent, on les considĂšre comme un mets dĂ©licieux.
Nid de feuilles assemblĂ©e par des fourmis tisserandes (Philippines). La reine est transportĂ©e un peu plus loin par les ouvriĂšres lorsque les feuilles se dessĂšchent. De telles fourmis ont Ă©tĂ© installĂ©es depuis des siĂšcles sur des cultures en Chine pour en protĂ©ger les fruits contre d’autres insectes, le prix Ă  payer Ă©tant quelques piqĂ»res lors de la rĂ©colte, mais attention ces espĂšces sont volontiers invasives.
  • Les fourmis tisserandes (Oecophylla) construisent leur nid dans des arbres en attachant des feuilles ensemble, d’abord en les joignant par un pont d’ouvriĂšres puis en les collant ensemble avec de la soie produite par des larves.
  • Les coupeuses de feuilles (Atta) se nourrissent, pour une part importante, d’un champignon symbiotique qui se dĂ©veloppe uniquement dans leurs colonies. Elles rĂ©coltent continuellement des feuilles dans lesquelles elles dĂ©coupent de petits morceaux qui servent Ă  cultiver le champignon. Les castes de ces fourmis sont organisĂ©es autour de la dĂ©coupe des feuilles et en fonction de la taille des morceaux dont elles sont chargĂ©es.
  • Les fourmis charpentiĂšres (certaines espĂšces du genre Camponotus) font leurs nids en creusant le bois. Elles varient en taille (polymorphisme), elles comptent parmi les plus grandes espĂšces d’Europe mĂȘme si certaines espĂšces peuvent ĂȘtre de petite taille.
  • Les fourmis moissonneuses (Messor sp.) du Bassin mĂ©diterranĂ©en amassent des graines sauvages et cultivĂ©es, parfois par tonnes, dans des « greniers Â» souterrains. Les fourmis adultes (ouvriĂšres et guerriĂšres) dĂ©cortiquent et mĂąchent chaque grain pendant plusieurs heures, de façon Ă  en obtenir une pĂąte comestible.
  • Les fourmis invasives sont des espĂšces venues de pays lointains qui envahissent une nouvelle rĂ©gion et s’installent de telle maniĂšre qu’on ne puisse les chasser. Les plus connues en France sont les fourmis d’Argentine. Cette espĂšce particuliĂšrement remarquable par sa petite taille (1-3 mm)et trĂšs agressive, a formĂ© une super-colonie de Barcelone Ă  Milan. Les diffĂ©rentes fourmiliĂšres, contrairement aux autres espĂšces, sont alliĂ©es entre elles et par consĂ©quent inarrĂ©tables quand elles forment de trĂšs grandes colonies. Cette espĂšce introduite en France par des pots de Lauriers roses venus d’Argentine a dĂ©jĂ  chassĂ© plusieurs espĂšces d’autres insectes du sud du pays (dorandillula en particulier).
  • Quelques espĂšces sont protĂ©gĂ©es dans certains pays d'Europe (pas en France) par exemple : Formica rufa. Sa prĂ©sence au sein d’une forĂȘt, protĂšge les arbres du dĂ©veloppement d’insectes ravageurs. La fourmiliĂšre de ces derniĂšres est un dĂŽme de brindilles pouvant atteindre plus d’un mĂštre de haut, souvent en lisiĂšre de forĂȘt ou de clairiĂšre. Le dĂŽme permet une rĂ©gulation de la tempĂ©rature interne et une exposition optimisĂ©e aux rayonnements solaires, favorisant ainsi une croissance rapide du couvain. Fait notable, certaines espĂšces de Fourmis rousses peuvent s’associer en supercolonies. Ces fourmis utilisent dans la construction de leur dĂŽme une grande quantitĂ© de rĂ©sine qui provient des rĂ©sineux, et qui joue un rĂŽle antibiotique pour les fourmis.

Concernant la reproduction, la Wasmannia auropunctata a deux modes de multiplication : la reproduction ou la multiplication asexuĂ©e par clonage.

Polymorphisme

Initialement, on pensait que le polymorphisme et la diversitĂ© des comportements des ouvriĂšres Ă©taient dĂ©terminĂ©s par des facteurs environnementaux (nutrition, hormones) qui ont conduit Ă  plusieurs voies de dĂ©veloppement. Ces polymorphismes sont en fait causĂ©s par de petites recombinaisons gĂ©nĂ©tiques : la diffĂ©rence dans un seul gĂšne de Solenopsis invicta dĂ©cide si la colonie a une reine simple ou des reines multiples[10]. La taille du gĂ©nome de 40 espĂšces montrent que ce gĂ©nome est relativement petit par rapport aux autres insectes mais qu'il n'y a aucun lien entre la taille de ce gĂ©nome et la taille de l'espĂšce correspondante[11]. Le sĂ©quençage complet du gĂ©nome des deux premiĂšres espĂšces de fourmis Pegnathos saltator et Camponotus floridanus a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© en 2010 : il montre que 20 % des gĂšnes de ces deux espĂšces sont uniques et 33 % sont identiques Ă  ceux de l'homme. Leurs gĂ©nomes ont respectivement 17 064 et 18 564 gĂšnes (le gĂ©nome humain en a 23 000) mais le polymorphisme est aussi dĂ©terminĂ© par l'Ă©pigĂ©nĂ©tique[12].

Polymorphisme chez une espĂšce de Fourmi coupe-feuille : sept ouvriĂšres de castes diffĂ©rentes (Ă  gauche) et deux reines (Ă  droite).

Fourmi sans reine

Article dĂ©taillĂ© : Fourmi sans reine.

Un pour cent des espĂšces de fourmis recensĂ©es dans le monde sont des fourmis sans reine[13]. Elles vivent dans des colonies trĂšs rĂ©duites oĂč des ouvriĂšres se reproduisent de temps Ă  autre. On peut citer Streblognathus peetersi, une fourmi vivant en Afrique.

Citons :

Le privilĂšge de la reproduction est le fruit d’une organisation hiĂ©rarchique, oĂč la gamergate, individu dominant de la colonie, occupe cette place centrale. Son privilĂšge reproductif pourra ĂȘtre remis en cause par des rivales au cours de joutes phĂ©romonales et d’agressions ritualisĂ©es.

Sous-familles

‱ Formicomorphes :

‱ Myrmeciomorphes :

‱ Dorylomorphes :

‱ Leptanillomorphes :

‱ Poneromorphes :

  • Amblyoponinae
  • Ponerinae
  • Ectatomminae
  • Heteroponerinae
  • Paraponerinae
  • Proceratiinae

‱ Myrmicomorphes  :

‱ sous-familles Ă©teintes :

  • Armaniinae †
  • Sphecomyrminae †
  • Brownimeciinae †
  • Formiciinae †

‱ incertae sedis :

  • Paleosminthurinae
  • A) Sous-famille des PonĂ©rinĂ©s.

Chez les PonĂ©rinĂ©s, les reines ne se distinguent gĂ©nĂ©ralement que difficilement des ouvriĂšres ; le passage d’une caste Ă  l’autre se fait plutĂŽt par des formes de transition. Elles diffĂšrent des autres fourmis par la base de l’abdomen : le pĂ©tiole se compose d’un segment avec un nƓud, et l’anneau abdominal qui suit est sĂ©parĂ© du gastre par une encoche trĂšs nette. Reines et ouvriĂšres possĂšdent un aiguillon. Les nymphes sont toujours enveloppĂ©es par un cocon. Cette sous-famille habite surtout les pays chauds. En France, elle est reprĂ©sentĂ©e par 7 espĂšces.

Exemples d'espĂšces en France : Ponera coarctata (fait partie des « Fourmis sans reine Â» citĂ©es plus haut).

  • B) Sous-famille des MyrmicinĂ©s.

Les MyrmicinĂ©s se distinguent facilement des autres fourmis par leur pĂ©tiole abdominal. Il se compose toujours de deux segments en forme de nƓuds qui correspondent aux 1er et 2nd segments abdominaux. Reines et ouvriĂšres possĂšdent un aiguillon, et certaines espĂšces peuvent infliger des piqĂ»res trĂšs douloureuses. Les nymphes ne sont pas enveloppĂ©es d’un cocon comme chez la plupart des fourmis Ă  Ă©caille (myrmicinĂ©s, dolichodĂ©rinĂ©s, formicinĂ©s). En France, on trouve 106 espĂšces de MyrmicinĂ©s.

Exemples d'espĂšces en France : Myrmica rubra, Temnothorax affinis, Tetramorium caespitum

  • C) Sous-famille des DolichodĂ©rinĂ©s.

Les reprĂ©sentants de cette sous-famille peu nombreuse (9 espĂšces en France) possĂšdent un pĂ©tiole Ă  Ă©caille, mais celle-ci est basse et inclinĂ©e vers l’avant, contrairement Ă  celui des FormicinĂ©s, que nous verrons par la suite. Le gastre, ou abdomen, n’est composĂ© que de 4 segments chez les reines et ouvriĂšres. Aiguillon atrophiĂ©, nymphes nues.

Exemples d'espĂšces en France : Tapinoma erraticum.

  • D) Sous-famille des FormicinĂ©s.

Chez les FormicinĂ©s, le pĂ©tiole entre thorax et abdomen forme une Ă©caille plate et dressĂ©e. Le gastre, derriĂšre le pĂ©tiole, se compose de 5 segments chez les ouvriĂšres et les reines, contrairement aux dolichodĂ©rinĂ©s. Chez presque toutes les espĂšces, les nymphes sont enveloppĂ©es d’un cocon. 55 espĂšce de FormicinĂ©s sont prĂ©sentes en France.

Exemples d'espĂšces en France : Camponotus ligniperda, Lasius niger, Formica rufa, Formica sanguinea, Polyergus rufescens,...

  • Source : Cette partie de l’article, Ă  partir de « Sous-familles Â», vient de « Identification de Sous-familles Â», par Grey, forum akolab et forum myrmecofourmis. Travail de documentation Ă  partir de documents de Bert Hölldobler, Luc Passera.

Comportements

Les fourmis possĂšdent un comportement que l’on retrouve chez les poussins consistant Ă  rassembler un grand nombre d’individus afin de crĂ©er une colonie fonctionnelle et rapide.

Communication

Les fourmis « sentent Â» avec leurs antennes, mobiles et coudĂ©es. Certains individus dits majors disposent de puissantes mandibules.
Sous une planche de bois, dans une friche urbaine (Lille, France, le 16 juin 2002).

La communication entre les fourmis se fait surtout au moyen de produits chimiques volatils appelĂ©s phĂ©romones, Ă©mises par diverses glandes, parfois dans une substance lipophile qui recouvre naturellement tout le corps de la fourmi. Comme d’autres insectes, les fourmis sentent avec leurs antennes. Celles-ci sont assez mobiles, ayant — comme mentionnĂ© plus haut — une articulation coudĂ©e aprĂšs un premier segment allongĂ© (le scape), leur permettant d’identifier aussi bien la direction que l’intensitĂ© des odeurs. Ce systĂšme d’orientation olfactif est combinĂ© avec des composantes visuelles (points de repĂšre, position du soleil), capacitĂ© Ă  mesurer la distance parcourue.

L’utilisation principale des phĂ©romones rĂ©side dans la dĂ©finition et le repĂ©rage de « pistes Â» olfactives destinĂ©es Ă  guider les fourmis vers des sources de nourriture (voir ci-dessous). Les phĂ©romones sont aussi mĂ©langĂ©es avec la nourriture Ă©changĂ©e par trophallaxie, informant chacune sur la santĂ© et la nutrition de ses congĂ©nĂšres. Les fourmis peuvent aussi dĂ©tecter Ă  quel groupe de travail (par exemple le fourragement ou la maintenance de nid) l’une ou l’autre appartient. De mĂȘme, une fourmi Ă©crasĂ©e ou attaquĂ©e produira une phĂ©romone d’alerte dont la concentration Ă©levĂ©e provoque une frĂ©nĂ©sie agressive chez les fourmis Ă  proximitĂ© ou dont une concentration plus faible suffit Ă  les attirer. Dans certains cas, les phĂ©romones peuvent ĂȘtre utilisĂ©es pour tromper les ennemis, ou mĂȘme pour influencer le dĂ©veloppement des individus. Ainsi, la reine produit une phĂ©romone spĂ©ciale en l’absence de laquelle les ouvriĂšres commenceront Ă  Ă©lever de nouvelles reines.

Certaines fourmis Ă©mettent des sons, on parle alors de stridulations (friction de la rĂąpe, formĂ©e d’un alignement de cĂŽtes, de stries, de dents, d’épines, et du grattoir, qui consiste en une saillie ou un bord vif, qui produit la stridulation, un peu comme le ferait un clou grattant sur une lime ou l’ongle passant sur les dents d’un peigne). Ces sons permettent alors d’attirer d’autres ouvriĂšres pour, par exemple, porter une proie trop lourde pour un individu isolĂ©. Cette mĂ©thode est toutefois moins efficace que la piste de phĂ©romones, comme l’a montrĂ© G.D dans sa fameuse expĂ©rience du mĂȘme nom.

D’autres utilisent aussi la communication visuelle, de moins en moins rĂ©pandue. Chez les Tetraponeras par exemple, lorsque les larves ont un besoin en nourriture, elles remuent simplement la tĂȘte pour que, rapidement, une ouvriĂšre intervienne pour lui ingurgiter de la nourriture liquide de bouche Ă  bouche. Chez les Tisserandes, lorsqu’une ouvriĂšre se lance dans la construction d’un nouveau nid, elle commence par agripper une feuille pour la courber. Elle sera immĂ©diatement rejointe par son entourage qui aura aperçu la scĂšne et qui l’aidera dans sa tĂąche. C’est ainsi qu’elles pourront rejoindre les bords de deux feuilles pour les tisser entre elles.

La trophallaxie

La majoritĂ© des fourmis pratiquent la trophallaxie, le processus alimentaire au cours duquel une fourmi rĂ©gurgite une partie de la nourriture qu’elle a ingĂ©rĂ©e dans son jabot social pour la restituer Ă  une autre fourmi. Le genre Messor a la particularitĂ© de n’avoir pas de jabot social et de ne pas faire de trophallaxies.

Comportement collectif

Les fourmis attaquent et se dĂ©fendent en mordant et, pour certaines espĂšces, en projetant de l’acide formique (formicinae) qui fait fondre la chitine des insectes, ou d’autres substances pouvant engluer un adversaire, ou encore en piquant Ă  l’aide d’un aiguillon (qui chez quelques espĂšces reste piquĂ© avec la glande Ă  venin dans la peau de la victime).

Chez la plupart des espĂšces, la colonie a une organisation sociale complexe et est capable d’accomplir des tĂąches difficiles (exploiter au mieux une source de nourriture, par exemple). Cette organisation apparaĂźt grĂące aux nombreuses interactions entre fourmis, et n’est pas dirigĂ©e — contrairement Ă  une idĂ©e rĂ©pandue — par la reine. On parle alors d’intelligence collective, pour dĂ©crire la maniĂšre dont ce comportement collectif complexe apparaĂźt, grĂące Ă  des rĂšgles individuelles relativement simples.

Dans les colonies de fourmis, le « comportement global Â» n’est donc pas programmĂ© chez les individus, on dit qu’il Ă©merge de l’enchaĂźnement d’un grand nombre d’interactions locales entre les individus et leur environnement.

Fourmis gĂ©ante, dans la jungle pĂ©ruvienne, semblant ĂȘtre en situation de dĂ©fense.

Un exemple classique de comportement collectif auto-organisĂ© est l’exploitation des pistes de phĂ©romones. Une fourmi seule n’a pas l’intelligence nĂ©cessaire pour choisir le plus court chemin dans un environnement complexe. De fait, c’est la colonie dans son ensemble (du moins, les individus impliquĂ©s dans le fourragement) qui va choisir ce chemin.

En 1980, Jean-Louis Deneubourg a pu vĂ©rifier expĂ©rimentalement qu’une colonie de fourmis (de l’espĂšce Lasius niger) disposant de deux chemins de longueurs diffĂ©rentes pour rallier une source de nourriture, choisissait plus souvent le chemin le plus court. Il dĂ©crit ainsi ce phĂ©nomĂšne[14] :

« (
) un « Ă©claireur Â», qui dĂ©couvre par hasard une source de nourriture, rentre au nid en traçant une piste chimique. Cette piste stimule les ouvriĂšres Ă  sortir du nid et les guide jusqu’à la source de nourriture. AprĂšs s’y ĂȘtre alimentĂ©es, les fourmis ainsi recrutĂ©es rentrent au nid en renforçant Ă  leur tour la piste chimique. Cette communication attire vers la source de nourriture une population de plus en plus nombreuse. Un individu qui dĂ©couvre une source de nourriture y « attire Â» en quelques minutes n congĂ©nĂšres (par exemple 5) ; chacun de ceux-ci y attirent Ă  leur tour n congĂ©nĂšres (25), et ainsi de suite. Â»

Si l’on considĂšre plusieurs chemins pour se rendre sur le lieu d’approvisionnement, on comprend que les individus empruntant le plus court reviendront plus vite Ă  la fourmiliĂšre que ceux qui auront pris le plus long. C’est ainsi que ce chemin comportera une trace olfactive de plus en plus forte par rapport aux autres et sera donc prĂ©fĂ©rĂ© par les fourmis.

On connaĂźt depuis d’autres exemples de ce type, comme la construction du nid, la rĂ©partition du couvain dans celui-ci, l’entassement des cadavres de la colonie, l’organisation en « supercolonies Â», etc.

Écologie et rĂ©partition

RĂ©partition

Écozone Nombre
d’espùces[15]
NĂ©otropique 2162
NĂ©arctique 580
Europe 400
Afrique 2500
Asie 2080
Mélanésie 275
Australie 985
Polynésie 42

Une estimation du nombre de fourmis vivant aujourd’hui sur terre Ă  un instant donnĂ© est environ 10 millions de milliards d’individus[16]. Les fourmis constitueraient 1 Ă  2 % du nombre d’espĂšces d’insectes, mais prĂšs de 20 % de leur biomasse[1]. Chaque individu ne pĂšse que de 1 Ă  10 milligrammes, mais leur masse cumulĂ©e est environ quatre fois supĂ©rieure Ă  celle de l’ensemble des vertĂ©brĂ©s terrestres[17]. Environ 12 000 espĂšces de fourmis[18] sont rĂ©pertoriĂ©es en 2005, mais on en dĂ©couvre rĂ©guliĂšrement, essentiellement en zone tropicale et dans la canopĂ©e (qui n’est explorĂ©e que depuis quelques dizaines d’annĂ©es). Seules 400 espĂšces sont connues en Europe[18], alors qu’on peut compter jusqu’à 40 espĂšces diffĂ©rentes sur un seul mĂštre carrĂ© de forĂȘt tropicale en Malaisie (668 espĂšces comptĂ©es sur 4 hectares Ă  BornĂ©o)[18] et 43 espĂšces sur un seul arbre de la forĂȘt pĂ©ruvienne amazonienne[18], soit presque autant que pour toute la Finlande ou les Ăźles Britanniques[18]. Environ huit millions d’individus ont Ă©tĂ© comptĂ©s sur un hectare d’Amazonie brĂ©silienne[18], soit trois Ă  quatre fois la masse cumulĂ©e des mammifĂšres, oiseaux, reptiles, et amphibiens vivant sur cette surface. Elles jouent un rĂŽle majeur dans le recyclage des espĂšces et dans la formation et la structuration des sols. Plusieurs espĂšces vivent en symbiose avec des bactĂ©ries, des champignons, des animaux (papillons ou pucerons par exemple) ou avec des arbres ou des fleurs.

En France, les espÚces de fourmis[19] les plus fréquentes sont Crematogaster scutellaris[20], Camponotus ligniperdus[21], Formica fusca[22], Lasius niger[23], Messor structor[24], Myrmica rubra[25], Pheidole pallidula[26], Tetramorium caespitum[27].

Relations de coopération et de prédation

Fourmis (Oecophylla smaragdina) avec des pucerons.
  • Des pucerons sĂ©crĂštent un liquide sucrĂ© appelĂ© le miellat. Normalement il tombe au sol, mais certaines fourmis s’en nourrissent. Les fourmis tiennent Ă  distance les prĂ©dateurs des pucerons et les transportent aux meilleurs emplacements pour se nourrir. Certaines les accueillent au sein mĂȘme de la fourmiliĂšre, pour les espĂšces se nourrissant sur les racines des plantes. Les fourmis sont donc les seuls animaux connus Ă  possĂ©der, tout comme l’homme, des animaux domestiques.
  • Des chenilles myrmĂ©cophiles ou aimant la fourmi (gĂ©nĂ©ralement bleues, cuivrĂ©es, ou aux poils rayĂ©s) sont mises en pĂąture comme du bĂ©tail par les fourmis le jour, et sont ramenĂ©es Ă  l’intĂ©rieur du nid des fourmis la nuit. Ces chenilles ont une glande qui sĂ©crĂšte le miellat quand les fourmis les massent [rĂ©f. nĂ©cessaire].
  • Quelques chenilles myrmĂ©cophages (se nourrissant de fourmis) sĂ©crĂštent une phĂ©romone qui fait que les fourmis prennent la larve pour une des leurs. Les chenilles sont alors emportĂ©es dans le nid oĂč elles peuvent se nourrir de larves de fourmi [rĂ©f. nĂ©cessaire].
Fourmis rĂ©coltant le miellat d’un puceron.
  • D’autres espĂšces de chenilles sĂ©crĂštent une phĂ©romone les faisant passer pour des larves de fourmis. Elles peuvent ainsi se dĂ©velopper en Ă©tant protĂ©gĂ©es et nourries par la colonie. C’est une forme de parasitisme [rĂ©f. nĂ©cessaire].

RĂ©sistance

Les fourmis produisent naturellement, notamment pour protĂ©ger leurs Ɠufs et leurs cultures des champignons, des insecticides, des fongicides, des bactĂ©ricides, des virucides et une batterie de molĂ©cules complexes dont les fonctions ne sont pas toutes connues [rĂ©f. nĂ©cessaire] . Elles font partie des premiĂšres espĂšces pionniĂšres et montrent des capacitĂ©s Ă©tonnantes de terrassement, de colonisation et de rĂ©silience Ă©cologique, et mĂȘme de rĂ©sistance Ă  la radioactivitĂ© [rĂ©f. souhaitĂ©e].

En revanche, les fourmis sont insensibles au feu. Ainsi dans la Pampa d'Argentine les Gauchos mettent réguliÚrement le feu aux herbes sÚches. Les fourmis Atta qui vivent au sol continuent à couper des feuilles jusqu'à brûler vives.

RĂŽle environnemental

Terrassement

Entrée de fourmiliÚre.

Les ouvriĂšres de l’espĂšce Atta d’un seul nid peuvent mobiliser et rĂ©partir sur 100 mĂštres carrĂ©s jusqu’à 40 tonnes de terre. Certaines espĂšces jouent un rĂŽle au moins aussi important que celui des lombrics pour les couches superficielles du sol ; ce sont de 400 Ă  800 kg de sol qui sont creusĂ©s, mobilisĂ©s, transportĂ©s, maçonnĂ©s pour construire un nid climatisĂ© dans le dĂ©sert, et 2,1 tonnes en Argentine par Camponotus punctulatus. De nombreuses espĂšces dĂ©colmatent et acidifient le sol rendant mobilisables des nutriments autrement moins biodisponibles. Elles enfouissent de la matiĂšre organique et remontent en surface un sol fragmentĂ© en petites particules propices Ă  la croissance des graines. Les fourmis contribuent Ă  la fois Ă  homogĂ©nĂ©iser et aĂ©rer le sol, Ă  l’enrichir en surface et en profondeur, tout en diversifiant les habitats en fonction de la proximitĂ© de la fourmiliĂšre.

Fonctions Ă©cologiques

Les fourmis tropicales Atta peuvent dĂ©couper les feuilles d’arbres sains, mais ses individus sont attirĂ©s par l’odeur de la sĂšve des feuilles ou tiges blessĂ©es. Elles peuvent dĂ©folier entiĂšrement un grand arbre tombĂ© au sol en 12 Ă  48 heures. Ces feuilles serviront de support aux cultures d’un champignon dont la fourmi atta est friande.

Les fourmis jouent un rĂŽle pĂ©dologique majeur, elles protĂšgent certains arbres de parasites. On peut citer comme exemple le merisier, qui attire les fourmis grĂące Ă  ses nectaires - des glandes nectarifĂšres - situĂ©es sur le pĂ©tiole de ses feuilles. La fourmi rousse des bois Formica polyctena est ainsi protĂ©gĂ©e par la loi dans plusieurs pays[rĂ©f. nĂ©cessaire], Ă  juste titre puisqu’elle consommerait 14 500 tonnes d’insectes par an, rien que dans les forĂȘts alpines d’Italie, conservant des « Ăźlots verts Â» autour de leurs nids lors des Ă©pisodes de dĂ©foliation).

D’autres espĂšces cultivent des parasites des plantes (pucerons ou cochenilles dont elles exploitent le miellat) Elles protĂšgent aussi certaines espĂšces qui leur fournissent abri ou nourriture. Elles contribuent Ă  disperser et Ă  faire germer de nombreuses graines, prĂšs de 100 % des graines d’une euphorbe mĂ©diterranĂ©enne sont transportĂ©es par 3 ou 4 espĂšces de fourmis qui consomment l’élaiösome charnu et gras de la graine en rejetant le reste, sans affecter sa capacitĂ© germinative[rĂ©f. nĂ©cessaire]. Dans un mĂȘme environnement, une prairie avec fourmiliĂšres est plus productive que celle qui en est dĂ©pourvue[rĂ©f. nĂ©cessaire]. De nombreuses Ă©piphytes dĂ©pendent des fourmis ou sont favorisĂ©es par leur prĂ©sence. Pour les attirer, ces Ă©piphytes leur offrent du nectar et/ou un abri en Ă©change d’une protection contre divers prĂ©dateurs et parfois d’une aide Ă  la dispersion des graines (certaines fourmis (Crematogaster[28],[29] ou Camponotus) vĂ©gĂ©talisent leurs nids et fabriquent des jardins suspendus en incorporant des graines d’épiphytes dans les parois de leurs nids faits de fibres ou pulpe de bois mĂąchĂ©es). Elles dĂ©fendent activement leurs jardins et en tirent un nectar extrafloral, un abri supplĂ©mentaire et peut-ĂȘtre une protection microclimatique.

Seize espĂšces de fourmis pratiquent un mutualisme de pollinisation[30]. La plupart des autres, si elles frĂ©quentent les fleurs pour y rĂ©colter du nectar[31], produisent par leur glande mĂ©tapleurale des substances antibiotiques inhibant la croissance du tube pollinique[32] ou pratiquant une castration mĂ©canique de la fleur (destruction des pousses florales, ablation d'une partie de la fleur qui sert de gĂźte aux colonies de fourmis)[33]. La myrmĂ©cochorie concerne quant Ă  elle 3 000 espĂšces de plantes[34]. Le mutualisme de nutrition (appelĂ© myrmecotrophie (en)) dĂ©signe l'aptitude de plantes tropicales Ă  absorber les nutriments prĂ©levĂ©s dans les dĂ©chets stockĂ©s par les fourmis. L'interaction la plus pratiquĂ©e est le mutualisme de protection : en Ă©change de nourriture par la plante, la fourmi la dĂ©barrasse de ses parasites et phytophages[35].

Certaines espĂšces causent cependant des dĂ©gĂąts Ă  certaines plantes cultivĂ©es par l’élevage des pucerons et cochenilles. Des espĂšces introduites et trĂšs invasives ne sont pas combattues par les fourmis locales du pays d’arrivĂ©e (elles ne les reconnaissent pas comme dangereuses). C’est une cause de rĂ©gression de la biodiversitĂ©, par rĂ©gression ou disparition d’espĂšces de fourmis concurrentes ou d’espĂšces d’autres rĂšgnes.

Fonctions agronomiques ou pour l’agrosylviculture

Certaines espĂšces de fourmis tisserandes sont depuis longtemps introduites dans les cultures fruitiĂšres pour dĂ©fendre les fruits d’attaques d’insectes, des fourmis du genre Ectatomma Ă  petits effectifs mais Ă  nids nombreux (11 000 nids/ha comptabilisĂ©s dans les plantations de cafĂ© ou cacao au Chiapas[rĂ©f. nĂ©cessaire] au Mexique patrouillent en permanence et mangeraient annuellement 16 millions de proies pour Ectatomma tuberculatum et 15 fois plus (260 millions) pour Ectatomma ruidum.[rĂ©f. nĂ©cessaire]. les Solenopsis invicta dĂ©fendent la canne Ă  sucre de certains parasites majeurs, comme la Wasmannia auropunctata protĂšge les cocotiers des punaises, mais ces espĂšces sont souvent invasives et provoquent des piqĂ»res trĂšs douloureuses.

Fonction sanitaire

Certaines espÚces de fourmis, nécrophages, limitent la diffusion et pullulation de pathogÚnes.

Les fourmis jouent un rĂŽle majeur de nĂ©crophage, mĂȘme en pleine ville et en zone tempĂ©rĂ©e pour des oiseaux, rats, souris et autres petits animaux morts par exemple. En nettoyant rapidement les cadavres dont elles ne laissent souvent que les os, cuticules dures ou arĂȘtes elles empĂȘchent la libĂ©ration dans l’environnement de nombreux propagules de microbes pathogĂšnes.

On estime que 90 % au moins des cadavres d’insectes, dans la nature finissent dans des fourmiliĂšres, avant d’ĂȘtre recyclĂ©s dans le sol.

Les fourmis se nettoient sans cesse et s’enduisent, elles, leurs reines ainsi que leurs Ɠufs de molĂ©cules bactĂ©ricides, virucides et antifongiques. Les fourmis chargĂ©es d’éliminer les cadavres du nid, les excrĂ©ments et autres dĂ©chets sont souvent des ouvriĂšres en fin de vie ou des individus qui restent dans les endroits consacrĂ©s aux dĂ©chets et n’ont plus de contacts directs avec les autres fourmis. Certaines espĂšces s’enduisent de bactĂ©ries filamenteuses « amies Â» qui repoussent d’autres bactĂ©ries, pathogĂšnes. Cependant, leurs Ă©levages de pucerons peuvent induire l’infestation des plantes par des champignons, via le miellat ou les piqĂ»res faites dans les feuilles.

Autres fonctions

L’industrie, pharmaceutique notamment, s’intĂ©resse aux nombreuses substances synthĂ©tisĂ©es par les fourmis. Des fourmiliĂšres reconstituĂ©es et circulant dans des salles et couloirs de plastique sont utilisĂ©s comme moyen pĂ©dagogique. La fourmi en tant qu’individu ou sociĂ©tĂ© intĂ©resse Ă©galement les cybernĂ©ticiens ou les scientifiques qui travaillent sur l’auto-organisation.

Menaces

Certaines pollutions, dont celles par les pesticides affectent de nombreuses espĂšces, mais c’est surtout l’introduction d’autres espĂšces de fourmis, invasives, et la destruction de leurs habitats (forĂȘts, prairies, savanes et brousses tempĂ©rĂ©es, savanes, bocage) qui sont les premiĂšres menaces. Leurs prĂ©dateurs naturels sont nombreux, des mouches parasites, aux mammifĂšres tels que le pangolin ou le tamanoir qui sont des consommateurs spĂ©cialisĂ©s, de nombreux animaux les consomment Ă©pisodiquement, le faisan ou l’ours brun en Europe, ou encore les chimpanzĂ©s, qui savent utiliser des brindilles pour aller les chercher dans leur nid, sans jamais mettre en pĂ©ril les espĂšces, semble-t-il.

Les fourmis arboricoles se dĂ©plaçant le long des branches ou sur les feuilles dans la canopĂ©e de la forĂȘt courent le risque d’ĂȘtre balayĂ©es par le vent, la pluie, ou mĂȘme par un singe qui passe. On a observĂ© en 2005 que les fourmis arboricoles survivent en se comportant en « parachutistes Â». Lorsqu’elles tombent, elles se mettent en position pattes Ă©cartĂ©es, comme les parachutistes qui contrĂŽlent leur chute en inclinant leurs membres et leur corps. Ces fourmis glissent avec les pattes antĂ©rieures et l’abdomen orientĂ©s vers le tronc d’arbre, effectuant souvent des virages Ă  180° en direction de la cible dans les airs.

Évolution de l'espùce

Les Formicidae sont apparues au cours du CrĂ©tacĂ©, il y a un peu plus de 100 millions d’annĂ©es[36]. Le plus ancien fossile connu apparentĂ© aux fourmis est Gerontoformica cretacica qui a Ă©tĂ© dĂ©couvert dans l’ambre de l’Albien supĂ©rieur de Charente-Maritime (France)[37]. Les fourmis semblent avoir divergĂ© d’insectes apparentĂ©s aux guĂȘpes. DĂšs lors, de nombreuses espĂšces sont apparues en se spĂ©cialisant aussi bien pour la vie souterraine qu'arboricole, voire les deux. La sous-famille Martialinae, dont la seule espĂšce connue est Martialis heureka, pourrait ĂȘtre Ă  l’origine de toutes les autres sous-familles.

Position phylogénétique de la famille Formicidae[38]

   Vespoidea   

Sierolomorphidae





Tiphiidae




Sapygidae



Mutillidae







Pompilidae



Rhopalosomatidae





Formicidae




Vespidae



Scoliidae







La fourmi et l'ĂȘtre humain

Fourmi grillée de Colombie

Les rapports entre humains et fourmis sont trĂšs variables. D’une part, les fourmis ont souvent Ă©tĂ© utilisĂ©es dans des fables et des histoires enfantines pour reprĂ©senter l’acharnement au travail et l’effort coopĂ©ratif. Elles peuvent aussi ĂȘtre perçues comme utiles pour nettoyer des insectes parasites et aĂ©rer le sol. D’autre part, elles peuvent devenir sources de nuisances mineures ou parasites elles-mĂȘmes quand elles envahissent les maisons, les cours, les jardins et les champs. La fourmi Tetraponera colonise un arbre creux le Barteria surnommĂ© au Gabon l’arbre de l’adultĂšre. On y attachait les femmes adultĂšres dans le temps. La morsure d’une fourmi Ă©tant aussi douloureuse que celle d’une guĂȘpe mais moins durable.

Les fourmis sont un plat particuliĂšrement apprĂ©ciĂ© pour ses qualitĂ©s nutritives par certaines tribus aborigĂšnes d'Australie, oĂč il s'en servent aussi pour chasser. Diverses expĂ©ditions ont montrĂ© que la tribu Rahamefy se sert des fourmis pour rendre les sols meubles.

Avec la mondialisation des Ă©changes commerciaux et des transports, plusieurs espĂšces sont devenues invasives. Une certaine espĂšce, appelĂ©e fourmi tueuse, a tendance Ă  attaquer des animaux beaucoup plus grands qu’elle dans sa quĂȘte de nourriture ou dans la dĂ©fense de ses nids. Les attaques sur l’ĂȘtre humain sont rares, mais les piqĂ»res et les morsures peuvent ĂȘtre trĂšs douloureuses et incapacitantes si elles sont rĂ©pĂ©tĂ©es, avec un choc anaphylactique possible pour quelques espĂšces dangereuses.[rĂ©f. nĂ©cessaire]

Les fourmis peuvent aussi ĂȘtre source de problĂšme lorsqu’elles sont introduites dans des zones gĂ©ographiques oĂč elles ne sont pas indigĂšnes (comme Linepithema humile, la fourmi d’Argentine, formant la supercolonie qui va des cĂŽtes italiennes aux cĂŽtes espagnoles en passant par la France, soit plus de 6 000 km[39], et exterminant les espĂšces indigĂšnes). Les fourmis de feu peuvent par exemple attaquer et tuer de jeunes alligators du Mississippi au sortir de l’Ɠuf.[rĂ©f. nĂ©cessaire]

L'adaptation Ă  un environnement modifiĂ© par l'ĂȘtre humain, telle que la ville, peut faire Ă©voluer des colonies forrestiĂšres comptant quelques milliers d'individus et une seule reine Ă  plusieurs millions de membres et plusieurs dizaines de milliers de reines. C'est le cas de la fourmi odorante (Tapinoma sessile) en AmĂ©rique. Cette adaptation reste exceptionnelle et d'autres espĂšces, bien qu'Ă©tant soumises aux mĂȘmes contraintes et bĂ©nĂ©fices, ne rĂ©agissent pas de la mĂȘme maniĂšre. Une des explications possibles serait que la fourmi odorante s'adapte plus vite que les autres espĂšces et remplit la niche Ă©cologique au dĂ©triment des autres espĂšces[40].

Méthodes répulsives

Pour garder les fourmis éloignées, on peut essayer de mettre simplement du citron moisi[3], ou pulvériser du vinaigre sur leur passage[41]. Ou on peut également utiliser de la craie ou du talc qui font tomber les grosses fourmis sur les parois verticales.

Invasion de la fourmi d'Argentine

La fourmi d’Argentine ou Linepithema humile, dĂ©crite pour la premiĂšre fois en 1868, par Gustav Mayr a profitĂ© des Ă©changes commerciaux pour s’expatrier et coloniser le Sud des États-Unis dĂšs 1891, l’Europe en 1904, l’Afrique du Sud en 1908 et l’Australie en 1939. Il est probable qu’elle atteignit les cĂŽtes mĂ©diterranĂ©ennes en 1920 par le biais de plantes Ă  fleur.

En 2002, des entomologistes europĂ©ens ont constatĂ© que la fourmi d’Argentine avait envahi l’Europe du Sud sur 6 000 km du nord de l’Italie jusqu’à la Galice et le Portugal, en passant par le sud de la France. Cette colonie est la plus grande jamais observĂ©e dans le monde. La deuxiĂšme se situe en Catalogne.

Le changement d’environnement de ces fourmis serait Ă  l’origine de leur trĂšs grande cohĂ©sion. En effet, lorsqu’elles sont en Argentine, les colonies de Linepithema Humile ne comptent qu’un seul nid. C’est l’absence de prĂ©dateur en Europe qui a permis Ă  ces fourmis d’augmenter la densitĂ© des nids et donc les Ă©changes entre les ouvriĂšres de ceux-ci, entraĂźnant un appauvrissement de la diversitĂ© gĂ©nĂ©tique des gĂšnes de reconnaissance des individus au sein de leur nid. Les fourmis d’Argentine apprirent la diplomatie, et les diffĂ©rents nids ne s’entretuĂšrent plus. Au fil du temps, la densitĂ© des nids permit la crĂ©ation d’une supercolonie, et deux individus d’un bout Ă  l’autre de cette mĂ©galopole de fourmis peuvent se reconnaĂźtre au premier coup de phĂ©romones, comme Ă©tant de la mĂȘme fratrie.

Les fourmis d’Argentine ne sont pas dangereuses pour l’homme mais elles nuisent Ă  l’écosystĂšme originel de l’Europe du Sud : elles dĂ©truisent les bourgeons des arbres et prennent la place des fourmis europĂ©ennes. La seule façon d’empĂȘcher l’expansion de cette supercolonie serait de dĂ©truire l’esprit de l’unicolonialitĂ© qui unit les nids de fourmis. Cet esprit d’équipe est condamnĂ© Ă  disparaĂźtre une fois l’objectif de la super colonie atteint: coloniser un maximum de territoire. La deuxiĂšme supercolonie en Catalogne serait plus belliqueuse que la premiĂšre et pourrait bien chercher Ă  l’éliminer.

En 2004, des scientifiques amĂ©ricains ont remis en cause l’idĂ©e d’appauvrissement gĂ©nĂ©tique. L’étude de Deborah Gordon sur une supercolonie prĂ©sente en Californie, publiĂ©e dans la revue Ecology, a rĂ©vĂ©lĂ© que la coopĂ©ration des fourmis aurait donc pour origine un rĂ©gime alimentaire commun.

Photographies

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Bibliographie

  • Maurice Maeterlinck, La vie des Fourmis, 1932.
  • Bernard Werber la trilogie des fourmis (1992,1993) : les fourmis, le jour des fourmis, la rĂ©volution des fourmis
  • Heikko Bellmann (1999). Guide des abeilles, bourdons, guĂȘpes et fourmis d’Europe. Delachaux et NiestlĂ© (Lausanne), coll. Les compagnons du naturaliste : 336 p. 
  • Daniel Cherix (1986). Les Fourmis des bois. Payot (Lausanne), collection Atlas visuels, sĂ©rie Comment vivent-ils ? : n.f.
  • Bert Hölldobler et Edward O. Wilson (1994) Voyage chez les fourmis, , Seuil (Paris), coll. Science ouverte : 247 pages.
  • Julian Huxley (1955). Les Voies de l’instinct : fourmis et termites. À la BaconniĂšre (NeuchĂątel), coll. Observation et synthĂšse : 104 p. 
  • Pierre Jolivet (1986), Les Fourmis et les Plantes. Un exemple de coĂ©volution. Éditions BoudĂ©e (Paris) : 254 pages.
  • Pierre-AndrĂ© Latreille (1989). Histoire des fourmis de la France. CitĂ© des sciences et de l’industrie (Paris) : 64 p. 
  • Luc Passera (1987). L’organisation sociale des Fourmis. Privat (Toulouse), coll. Bios  : 280 p. 
  • Pierre Jaisson (1993) : La Fourmi et le Sociobiologiste. Odile Jacob, (ISBN 978-2-7381-0207-2)
  • Luc Passera et Serge Aron (2005): Les fourmis: comportement, organisation sociale et Ă©volution. Les Presses scientifiques du CNRC, Ottawa, Canada. 480 p.  (ISBN 978-0-660-97021-9)
  • Luc Passera La vĂ©ritable histoire des fourmis. Fayart (France) le temps des sciences. Octobre 2006 (ISBN 2-213-62886-6 3)3-60-3086-2/01
  • Albert Raigner (1952). Vie et MƓurs des fourmis. Payot (Lausanne), coll. BibliothĂšque scientifique, 11 : 223 p. 
  • Laurent Keller et Elisabeth Gordon (2006) : La vie des fourmis. Odile Jacob, 303 p. 

Aspects culturels

La fourmi est souvent symbole d’un ĂȘtre travailleur, agressif et vindicatif. Les fourmis sont parfois utilisĂ©es comme un remĂšde contre la paresse (comme au Maroc). Dans certaines rĂ©gions africaines, les fourmis sont les messagers des dieux. On dit souvent que les morsures de fourmi ont des propriĂ©tĂ©s curatives. Quelques religions amĂ©rindiennes, comme la mythologie Hopi, reconnaissent les fourmis comme des ancĂȘtres. Les morsures de fourmi sont utilisĂ©es comme test d’endurance et de courage dans les cĂ©rĂ©monies d’initiation de certaines cultures africaines et amĂ©rindiennes[42].

La fourmi est aussi un Ă©lĂ©ment de certains expressions imagĂ©es :

  • "avoir des fourmis dans les jambes" : cette expression fait rĂ©fĂ©rence Ă  la sensation de picotement ressentie habituellement dans les jambes du fait d'une baisse de l'afflux sanguin, Ă  cause d'une mauvaise position du corps.
  • "on dirait des fourmis" : cette comparaison est faite lorsque des personnes ou des animaux en grand nombre sont vus de loin et apparaissent de fait trĂšs petits, ressemblant de loin Ă  un groupe de fourmis.
  • "nous ne sommes que des fourmis" / "tu n'es qu'une fourmi" : du fait de sa trĂšs petite taille et de son influence quasi-nulle (la mort de quelques fourmis est une perte minime pour une fourmiliĂšre), la fourmi est considĂ©rĂ©e comme un animal insignifiant. Cette comparaison est donc utilisĂ© pour insister sur l'insignifiance d'une personne : son influence est nulle et son Ă©ventuelle disparition serait sans consĂ©quence; ou sur l'insignifiance d'un groupe ou de l'espĂšce humaine en gĂ©nĂ©ral : "nous ne sommes que des fourmis par rapport Ă  la taille de l'univers".

La fourmi a Ă©tĂ© le thĂšme d’un certain nombre de crĂ©ations culturelles :

Fourmi dans les arts plastiques : Fourmis gĂ©antes en mĂ©tal au rond-point de BĂ©darieux.

Rond-point de BĂ©darieux. Sculpteur Jean-Pierre Maurice.

Voir aussi : liste des fourmis de fiction.

La fourmi dans les religions :

  • Une sourate du Coran s’appelle les fourmis, il s’agit de la rĂ©fĂ©rence Ă  une parabole qui Ă©voque les fourmis[43] :
    • 27.18 Et lorsqu'elles arrivĂšrent Ă  la vallĂ©e des fourmis, l'une de celles-ci s'Ă©cria : «Ô fourmis ! Regagnez vos demeures de peur que Salomon et ses armĂ©es ne vous Ă©crasent sans s'en apercevoir.»;
    • 27.19. Ces paroles firent sourire Salomon qui dit : «Seigneur ! Permets-moi de rendre grĂące des bienfaits dont Tu nous as comblĂ©s, mon pĂšre, ma mĂšre et moi-mĂȘme. Fais que toutes mes actions Te soient agrĂ©ables et admets-moi, par un effet de Ta grĂące, parmi Tes saints serviteurs.»
  • Il en est fait mention dans la Bible[44], au livre des Proverbes oĂč il est Ă©galement Ă©voquĂ© la notion de courage :
    • "Va vers la fourmi, paresseux; ConsidĂšre ses voies, et deviens sage.
      Elle n'a ni chef, ni inspecteur, ni maitre;
      Elle prépare en été sa nourriture, elle amasse pendant la moisson de quoi manger."
      (Proverbes 5,6-8)
    • "Les fourmis, peuple sans force, prĂ©parent en Ă©tĂ© leur nourriture."(Proverbes 30,25)

Notes et références

  1. ↑ a et b (en) « In search of ant ancestors Â», dans Proc. Natl. Acad. Sci. USA, vol. 97, no 26, 2000, p. 14928–14029 [rĂ©sumĂ©] .
  2. ↑ Les fourmis: comportement, organisation sociale et Ă©volution. Par Luc Passera, Serge Aron. NRC Research Press, 2005. ISBN 0-660-97021-X, 9780660970219, 480 pages. en ligne
  3. ↑ a et b Luc Passera, interrogĂ© par NoĂ«lle BrĂ©ham, « L'Ă©mission Les P'tits Bateaux du 13 juin 2010 Â» sur France Inter. ConsultĂ© le 16 juin 2010 (cinquiĂšme et derniĂšre question, de 19'08" Ă  23'29").
  4. ↑ (en) Higashi, S. et K. Yamauchi, « Influence of a Supercolonial Ant Formica (Formica) yessensis Forel on the Distribution of Other Ants in Ishikari Coast Â», dans Japanese Journal of Ecology, vol. 29, 1997, p. 257-264 .
  5. ↑ Neil Campbell et Jane Reece (trad. RenĂ© lachaĂźne et Michel Bosset), Biologie, Pearson education, 2007 (ISBN 978-2-7440-7223-9) 
  6. ↑ http://osuc.biosci.ohio-state.edu/hymenoptera/tsa.sppcount?the_taxon=Formicidae
  7. ↑ Laurent Keller & Elisabeth Gordon, Le Monde des Fourmis, Odile Jacob, 2006, 303 p.
  8. ↑ http://www.myrmecofourmis.fr/spip.php?article130
  9. ↑ La vĂ©ritable histoire des fourmis, Pr Luc Passera
  10. ↑ (en) KG Rossa et coll., « Alternative genetic foundations for a key social polymorphism in fire ants Â», dans Genetics, vol. 165 (4), 2003, p. 1853–1867 [texte intĂ©gral] 
  11. ↑ (en) ND Tsutsui et coll, « The evolution of genome size in ants Â», dans BMC Evolutionary Biology, vol. 8, no 64, 2008 [texte intĂ©gral] 
  12. ↑ (en) Danny Reinberg et coll, « Scientists Are First to Sequence the Genome of Two Ant Species Â», dans NYU Langone Medical Center, 2010 [texte intĂ©gral] 
  13. ↑ Interview de Christian Peeters.
  14. ↑ Sur archipress.org.
  15. ↑ (en) B. Hölldobler et E. O. Wilson, The Ants, Harvard University Press .
  16. ↑ Voyage chez les fourmis, de Bert Hölldobler et Edward O. Wilson, p. 12.
  17. ↑ E.O Wilson, Success and Dominance in Ecosystems : The Case of the Social Insects (1990), Ecology Institute, Oldendorf.
  18. ↑ a, b, c, d, e et f http://www.antbase.fr
  19. ↑ http://www.antbase.fr/fiches-especes.html
  20. ↑ http://www.antbase.fr/Crematogaster-scutellaris-repartition.html
  21. ↑ http://www.antbase.fr/Camponotus-ligniperdus-repartition.html
  22. ↑ http://www.antbase.fr/Formica-fusca-repartition.html
  23. ↑ http://www.antbase.fr/Lasius-niger-repartition.html
  24. ↑ http://www.antbase.fr/Messor-structor-repartition.html
  25. ↑ http://www.antbase.fr/Myrmica-rubra-repartition.html
  26. ↑ http://www.antbase.fr/Pheidole-pallidula-repartition.html
  27. ↑ http://www.antbase.fr/Tetramorium-caespitum-repartition.html
  28. ↑ (en) Truman P. Young, Maureen L. Stanton, Caroline E. Christian (2003) Effects of natural and simulated herbivory on spine lengths of Acacia drepanolobium in Kenya. Oikos April 2003, 101 (1), 171–179. DOI:10.1034/j.1600-0706.2003.12067.x
  29. ↑ (en) Stapley L (1999) Physical worker castes in colonies of an acacia-ant (Crematogaster nigriceps) correlated with an intra-colonial division of defensive behaviour. Insectes sociaux 1999, vol. 46, no 2, p. 146-149.
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  42. ↑ Voir en particulier le roman L’enfant noir de Camara Laye.
  43. ↑ Sourate XXVII du Coran, verset 18.
  44. ↑ Trad. Louis Segond

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