Football Club Nantes Atlantique


Football Club Nantes Atlantique

Football Club de Nantes

FC Nantes Football pictogram white.png
Logo
Généralités
Nom complet Football Club de Nantes
Surnom(s) La Maison jaune, Les Canaris
Nom(s) précédent(s) Football Club Nantes Atlantique (1992-2007)
Date de fondation 21 avril 1943
Statut professionnel Juillet 1945
Couleurs Jaune et vert
Stade La Beaujoire - Louis Fonteneau
(38 004[1] places)
Siège Centre sportif José-Arribas
La Jonelière
44240 La Chapelle-sur-Erdre
Championnat actuel Ligue 2
Président Flag of Poland.svg France Waldemar Kita
Entraîneur Flag of Germany.svg France Gernot Rohr
Joueur le plus capé France Henri Michel (532)
Meilleur buteur France Bernard Blanchet (111)
Site web www.fcnantes.com
Palmarès
National[2] Championnat de France (8)
Coupe de France (3)
Coupe de la Ligue (1)
Trophée des champions (3)
Maillots
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Domicile
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Extérieur
Actualités
Soccerball current event.svg
Pour la saison en cours, voir :
Saison 2009-2010 du FC Nantes

Le Football Club de Nantes (FCN) est un club de football français, fondé à Nantes en 1943 par Marcel Saupin, présidé par Waldemar Kita et dont l'équipe première évolue actuellement dans le championnat de Ligue 2 et est entraînée par Gernot Rohr.

Le FCN détient l'un des plus beaux palmarès du football français avec huit titres de championnat de France et trois coupes de France. Ses équipes sont connues pour avoir développé, sous l'égide de José Arribas et de ses disciples Jean-Claude Suaudeau et Raynald Denoueix et grâce au talent de joueurs comme Philippe Gondet, Henri Michel, Maxime Bossis, José Touré ou encore Japhet N'Doram, un jeu vif et technique fondé sur le mouvement collectif et la rapidité d'exécution surnommé « jeu à la nantaise » par la presse et le public. Le FCN est également réputé pour son centre de formation dont sont issus de nombreux internationaux français tels les champions du monde Didier Deschamps, Marcel Desailly, Christian Karembeu, ou encore Claude Makelele.

Sommaire

Histoire

Repères historiques

Le FC Nantes est fondé au printemps 1943 par fusion de plusieurs clubs locaux avec pour ambition de rejoindre l'élite nationale[3]. Après les troubles de la guerre, le FCN dispute le championnat de deuxième division mais peine à accéder au plus haut niveau, malgré des entraîneurs réputés comme Émile Veinante ou Karel Michlowski[4]. C'est finalement un inconnu, José Arribas[5] qui y parvient. En appliquant à l'équipe des principes de jeu simples mais tournés résolument vers le collectif et l'offensive, dans une configuration en 4-2-4[6], il obtient la promotion en 1963. Il offre ensuite au club deux titres de première division en 1965 et 1966. De jeunes joueurs se révèlent alors sous le maillot des Canaris : Jacky Simon, Ramon Muller, Philippe Gondet, Robert Budzynski ou encore le gardien Daniel Eon. Le FCN devient dès lors un club de premier rang en France, redouté sur sa pelouse de Malakoff et ailleurs et conquiert un nouveau titre national en 1973, avec une équipe dont le jeune capitaine Henri Michel côtoie les vétérans Bernard Blanchet et Gabriel De Michèle et les vedettes étrangères Erich Maas, Hugo Bargas ou Angel Marcos.

Malgré le départ de José Arribas en 1976, la réussite du club se poursuit sous Jean Vincent qui met en avant une nouvelle génération de joueurs, premiers fruits de l'initiative de formation : le jeune trio offensif Loïc Amisse-Bruno Baronchelli-Éric Pécout, soutenu par l'expérience de Henri Michel et par le talent de Gilles Rampillon, remporte le quatrième championnat du FCN en 1977. Le stade Marcel-Saupin demeure imprenable pendant une série de quatre-vingt-douze matches de championnat[7], de 1976 à 1981 : les Canaris dominent alors le football français en compagnie des Verts de Saint-Étienne et remporte la coupe de France 1979, très attendue après trois finales perdues, et de nouveau le championnat en 1980. Nantes se hisse également en demi-finale de coupe des coupes 1980 mais est éliminé par le FC Valence de Mario Kempes.

Jean-Claude Suaudeau, ancien joueur du club, proche d'Arribas et entraîneur de l'équipe réserve depuis 1969, prend la relève en cours de saison 1981-1982 en appliquant les mêmes principes de jeu qui ont fait le succès de l'équipe des années 1960. Le Football Club de Nantes repose en particulier sur une défense solide et vive en contre, dirigée par le capitaine Maxime Bossis, sur l'apport physique de Seth Adonkor qui préfigure les milieux récupérateurs modernes, sur Vahid Halilhodzic, buteur de renommée mondiale, entouré de Baronchelli et Amisse, ainsi que sur José Touré, auquel sa technique et son style valent le surnom du « Brésilien »[8]. Le FCN est de nouveau champion en 1983 mais manque le doublé en coupe de France, malgré un match exceptionnel, finalement remporté par le PSG (3-2)[9].

Le FCN continue de jouer les premiers rôles dans son nouvel écrin de la Beaujoire mais ne remporte pas de nouveau titre dans les années qui suivent. Victime de nombreux départs de joueurs importants, l'équipe perd en efficacité et le jeu collectif s'étiole. Le nouveau président Max Bouyer décide de changer d'entraîneur, au profit de Miroslav Blazevic, et finance une politique de recrutement coûteuse visant des vedettes souvent décevantes (Mo Johnston, Frankie Vercauteren, ou encore Maxime Bossis qui fait son retour à 35 ans)[10],[11] tandis que les jeunes joueurs sont vendus dès qu'ils représentent une valeur marchande, comme dans le cas de Didier Deschamps. Cette période se conclut par de graves difficultés financières. En 1992, le FC Nantes frôle la rétrogradation administrative et est finalement sauvé après une restructuration, illustrée par un changement de nom (FC Nantes Atlantique)[11].

Suaudeau retrouve le poste d'entraîneur à partir de 1991 et, étant donné les difficultés financières du club, décide de faire confiance aux jeunes joueurs formés sous sa direction et celle de Raynald Denoueix, directeur du centre de formation depuis 1982[réf. nécessaire]. Marcel Desailly quitte le FC Nantes mais l'équipe connaît pour le reste une vraie stabilité qui lui permet de développer de nouveau un jeu séduisant reposant sur les automatismes et l'entraînement collectif. Le « jeu à la nantaise » comme on l'appelle bientôt, est caractérisé ces années-là par son aspect direct et la rapidité de transmission, notamment grâce aux passes sans contrôle[12]. Cette équipe surtout forte sur le plan athlétique, avec Patrice Loko, Christian Karembeu, Claude Makelele et éclairée par l'apport technique de Japhet N'Doram et Reynald Pedros parvient en finale de coupe de France 1993 (de nouveau perdue contre le PSG), domine le championnat de France 1995 et remporte le septième titre du club grâce à un record de trente-deux matches d'affilée sans défaite et à l'application du « tarif maison[13]» (au moins trois buts marqués lors de dix matches à domicile sur dix-neuf). Cette même équipe, hormis Karembeu et Loko vendus dès l'été, parvient en demi-finale de Ligue des champions l'année suivante mais perd face à la Juventus (4-3 sur les deux rencontres).

Vexé par les départs successifs, chaque année, de ses meilleurs joueurs, Suaudeau quitte le club en 1997, et laisse la place à Raynald Denoueix[14]. Sous ce dernier, le Football Club de Nantes Atlantiques et son équipe de jeunes joueurs en grande partie formés au club remportent successivement deux coupes de France et le championnat de France 2001, son huitième titre et dernier à ce jour. Des résultats obtenus grâce aux mêmes principes de jeu, appliqués dans un style proche du toque colombien[15], avec des joueurs techniques et au gabarit souvent léger (Olivier Monterrubio, Éric Carrière, Stéphane Ziani).

Raynald Denoueix est cependant renvoyé après le rachat du club par la Socpresse, en raison d'un automne difficile. Les résultats du club stagnent dès lors, hormis une finale perdue de coupe de la ligue (2004). Plus grave, la stabilité qui avait permis le développement d'une école de jeu originale est mise à mal et le football dit « à la nantaise » rejoint bientôt le rang des souvenirs. Le club est revendu en 2008 à l'homme d'affaires Waldemar Kita ; l'effectif est bouleversé année après année ; enfin alors que le club n'a connu que cinq entraîneurs de 1960 à 2000, Gernot Rohr, nommé à l'été 2009, est le dixième de la décennie. La succession d’entraîneurs, et les relégations subies en 2007 et 2009, semblent un signe de décadence durable soulignée par les anciens du club[16],[17],[18].

Palmarès et statistiques

Le palmarès du Football Club de Nantes est le deuxième de France en termes de titres de champion de France professionnel remportés (8), derrière l'AS Saint-Étienne (10) et à égalité avec l'Olympique de Marseille, devant l'AS Monaco et l'Olympique lyonnais, qui ont remporté sept titres chacun. On peut y ajouter trois coupes de France, pour cinq finales perdues. Nantes a à ce propos manqué le doublé coupe-championnat à trois reprises, en perdant en finale en 1966, en 1973 et en 1983. Le FCN a également remporté une coupe de la ligue en 1965, ainsi que trois challenges ou trophées des champions. Les méthodes de classement historique par points ne placent cependant le FC Nantes qu'entre la dixième place[19] et la treizième place[20], ce qui s'explique essentiellement par la relative jeunesse du club dans le football français. Une méthode par classements place Nantes en troisième position, le club n'ayant fini que quatre fois sous la quatorzième place en D1/L1[21].

Les performances du FC Nantes ont toutefois été bien moins remarquables sur le plan européen, où le club n'a jamais dépassé les demi-finales, atteintes en coupe des vainqueurs de coupe en 1980, et en coupe des champions en 1996. Les classements historiques placent ainsi le FCN entre la cinquième[22] et la septième place des clubs français en compétitions européennes[23]. Enfin, le classement mondial perpétuel des clubs, en fonction des résultats depuis 1991, place le FCN à la cinquante-septième place (septième club français)[24].

France

Champion (8) : 1965, 1966, 1973, 1977, 1980, 1983, 1995 et 2001.
Vice-champion (7) : 1967, 1974, 1978, 1979, 1981, 1985 et 1986.
Le FCN remonte en Ligue 1 en 2008, après un détour d'une saison à l'étage inférieur.
Vice-champion (2) : 1963, 2008
Vainqueur (3) : 1979, 1999 et 2000.
Finaliste (5) : 1966, 1970, 1973, 1983 et 1993.
Vainqueur (1) : 1965 (ancienne formule)
Finaliste (1) : 2004.
Vainqueur (3) : 1965, 1999 et 2001.
Finaliste (4) : 1966, 1973, 1995 et 2000.

Europe

Meilleure performance : demi-finaliste en 1996.
Meilleure performance : demi-finaliste en 1980.
Meilleure performance : quart-finaliste en 1986 et 1995.

Records

Article détaillé : Records du Football Club de Nantes.

Le record d'apparitions en championnat de D1/L1 sous le maillot nantais est établi par Henri Michel le 3 mars 1982, face à Metz, son cinq cent trente-deuxième et dernier match[25],[26]. Ce record est égalé par Jean-Paul Bertrand-Demanes le 18 juillet 1987, sa seule apparition de la saison : blessé au tendon d'Achille, le gardien nantais est contraint de mettre fin à sa carrière[27]. Ils sont suivis de Loïc Amisse (cinq cent trois apparitions)[7].

Le meilleur buteur du club en championnat de D1/L1 est Bernard Blanchet avec cent onze réalisations sous le maillot jaune et vert, son dernier but ayant été marqué le 9 avril 1974 à Nice (1-1)[28],[29]. Il est suivi par Philippe Gondet (quatre-vingt-dix-huit buts) qui reste le meilleur buteur nantais sur une saison (trente-six buts en 1965-1966), puis par Gilles Rampillon et Vahid Halilhodzic (quatre-vingt-treize buts ex aequo)[30].

Le record d'affluence du FC Nantes à domicile est de 44 297 spectateurs, le 27 janvier 1985 contre Bordeaux (0-1)[31]. Ce record ne peut plus être battu à l'heure actuelle, le stade de la Beaujoire ayant vu sa capacité réduite depuis. Le record en coupe d'Europe s'élève à 40 259 spectateurs contre le Spartak Moscou, le 11 décembre 1985 (1-1)[31]. Le record de l'ancien stade Marcel-Saupin a été établi le 18 avril 1970 avec 29 504 spectateurs face à Angers, en coupe de France (2-0)[32].

Le FC Nantes détient également plusieurs records nationaux, en particulier le record d'invincibilité à domicile avec quatre-vingt-douze matches consécutifs sans défaite au stade Marcel-Saupin, du 4 juin 1976 (Nantes-Nice, 1-1) au 7 avril 1981 (Nantes-Auxerre, 0-1), et le record d'invincibilité en championnat avec trente-deux matches consécutifs sans défaite lors de la saison 1994-1995[33]. Nantes occupe d'ailleurs également la deuxième place de ce classement d'invincibilité en championnat, avec trente matches consécutifs sans défaite en 1996-1997.

Maillot du club Maillot du club Maillot du club
Maillot du club
Maillot du club
Disposition des couleurs de 1976 à 1987.
Maillot du club Maillot du club Maillot du club
Maillot du club
Maillot du club
Disposition en 1994-1995. Les rayures verticales sont présentes de 1992 à 2000.

Couleurs et maillots

Les couleurs du club sont depuis l'origine le jaune et le vert, couleur sous laquelle court le meilleur cheval de l'écurie du premier président du club, Jean Le Guillou. Elles valent aux joueurs nantais le surnom de « Canaris », venu de Norwich City, club aux mêmes couleurs, dont le canari est l'emblème depuis le début du XXe siècle pour des raisons liées à l'histoire de la ville[34]. De nombreux joueurs utilisant des couleurs identiques ou proches partagent ce surnom, comme la Jeunesse sportive de Kabylie ou Fenerbahçe[35].

À partir de 1943, le maillot nantais est traditionnellement jaune à parements verts, avec diverses variantes (scapulaire, fines rayures horizontales)[36]. Le short, blanc à l'origine, devient noir de 1973 à 1976. Les parements du maillot sont bleu-blanc-rouge en 1973-1974 à la suite du troisième titre national. Le short devient vert à partir de 1976 (avec des chaussettes jaunes). Le maillot nantais est alors reconnaissable en raison de son principal sponsor Europe 1, dont le chiffre forme une large bande verte oblique. Le FCN est ensuite équipé par Patrick, qui fournit des tenues entièrement jaunes, à parement verts. Après un détour chez Adidas, Diadora fournit à partir de 1992 des maillots à bandes verticales, devenus le symbole du titre de 1995[37]. Les rayures sont reprises par Adidas (1995-2000). Le Coq Sportif équipe Nantes de 2000 à 2005, et abandonne les rayures pour des tenues entièrement jaunes avec des parements verts parfois rares, ou encore une bande verticale unique au milieu du maillot (2004-2005). Airness qui fournit les équipements à partir de 2005 revient au maillot vert (avec des chaussettes vertes) à partir de 2006. Le contrat est unilatéralement rompu en 2008 par le club[38], et le club se lie à l’équipementier Kappa, qui revient à une dominante jaune.

Les maillots extérieurs du club ont été le plus souvent blancs à parement verts ou jaunes, mais des variantes ont été expérimentées, le rouge dans les années 1970, le bleu nuit en 2000-2001. Le FCNA a également utilisé un maillot vert bouteille pour disputer la Ligue des champions en 2001-2002.

Apparu sur le maillot nantais en 1996, Synergie est le sponsor maillot principal du FCN depuis 1998, soit depuis onze saisons saisons consécutives. Notable par son placard rouge souvent décrié[39], Synergie a dépassé le nombre de saisons effectuées comme sponsor principal par Europe 1 (1976-1986)[40].

Blason

Un premier blason, rond, goélette jaune sur vert surmonté des initiales « FCN » et de 5 hermines vertes sur bande jaune (reprises du blason de la ville) est utilisé de la saison 1976-1977 (introduction dans l'hiver) à 1987. De légères variantes sont parfois utilisées (bateau vert sur fond jaune et nom du club en toutes lettres en 1980-1981, version originale aux couleurs inversées — bateau vert sur jaune — entre 1982 et 1986). Le blason est remplacé par un logo calqué sur celui de la municipalité en 1987[41], auquel sont ajoutées des étoiles symbolisant les titres de champion de France ainsi que le A du nouveau nom en 1992. Le retour à un blason plus traditionnel, avec la goélette, cette fois verte sur fond jaune, est décidé en 1997. Ce même blason est revu par une agence de communication en 2003, pour un résultat légèrement épuré[42]. À l'initiative de Waldemar Kita, un nouveau blason nettement inspiré du FC Barcelone[43],[44] est adopté en octobre 2007 après un vote internet. Les cinq hermines y font leur retour ainsi que la date de création du club, et des bandes verticales sont ajoutées pour rappeler l'équipe de 1995[45].

D'autres variantes ont été utilisées pour les documents officiels du club (affiches, courriers), mais n'ont jamais été arborées sur les maillots.

Entraîneurs

Le FC Nantes a connu vingt entraîneurs différents à travers vingt-deux mandats successifs. Le premier entraîneur du FC Nantes, à sa création en 1943, est Aimé Nuic, dans un rôle d'entraîneur-joueur[3]. Le premier entraîneur professionnel et à temps plein est Émile Veinante, recruté en 1951[46]. L'entraîneur resté le plus longtemps à la tête du FC Nantes est José Arribas, de 1960 à 1976 soit seize saisons complètes. Il est également le plus titré avec trois titres de champion de France (1965, 1966, 1973) sur les huit remportés par le club. Les autres entraîneurs titrés sont Jean Vincent (deux championnats, une coupe de France), Jean-Claude Suaudeau (deux championnats) et Raynald Denoueix (un championnat, deux coupes de France).

Direction sportive

Robert Budzynski a exercé la fonction de directeur sportif de 1970 à octobre 2005[47],[48]. Si l'on y ajoute sa présence en tant que joueur à partir de 1963, Robert Budzynski est resté quarante-deux ans impliqué au sein du club, un record. En le nommant directeur sportif, Louis Fonteneau et José Arribas innovent en France où ce type de poste n'existe presque pas[49]. Son poste est proche de celui de « manager général » courant en Angleterre[47] : il effectue le lien entre les joueurs salariés et les dirigeants bénévoles[49], et supervise le recrutement, avec des feuilletons mouvementés à l'occasion de certains transferts comme pour Hugo Bargas[50] ou Robert Gadocha[51]. La politique de recrutement nantaise reste tout de même traditionnellement sage, en partie par choix afin de privilégier la formation, en partie par un manque de moyens financiers qui empêche d'ailleurs l'équipe de retenir ses meilleurs éléments, notamment à partir du départ de Thierry Tusseau en 1983[51],[52].

Avant Budzynski, une fonction comparable est occupée par Antoine Raab de sa démission du poste d'entraîneur en mars 1956[53] jusqu'en 1962[54],[55].

Depuis octobre 2005, la direction sportive a d'abord été confiée à Japhet N'Doram en tant que responsable du recrutement[56]. Celui-ci est remplacé par Xavier Gravelaine à l'arrivée de Luc Dayan, en juin 2007, en tant que conseiller sportif[57], poste qu'il quitte six semaines plus tard, en août 2007[58]. Enfin, le nouveau président Waldemar Kita nomme Christian Larièpe au poste de directeur technique, qu'il occupe depuis octobre 2007[59].

Joueurs emblématiques

Article détaillé : Liste des joueurs du FC Nantes.

Le tableau suivant donne une liste de joueurs qui ont marqué le club par le nombre de matchs qu'ils ont disputés, par les titres qu'ils ont obtenus ou pour leurs performances individuelles. Les statistiques indiquées (années d'activité au club, matches, buts) concernent le championnat de D1/L1 uniquement.

Joueur Pays Période Poste Matchs Buts Distinctions avec Nantes
Daniel Eon France 1956-1968 Gardien 144 0 2 fois champion de France, vainqueur de la coupe de la ligue 1965, capitaine (1962-1968), effectue toute sa carrière au FCN.
Philippe Gondet France 1960-1971 Attaquant 193 98 2 fois champion de France, vainqueur de la coupe de la ligue 1965, meilleur buteur du championnat en 1965 (36 buts).
Bernard Blanchet France 1961-1974 Attaquant 357 111 3 fois champion de France, vainqueur de la coupe de la ligue 1965, meilleur buteur du club en championnat (111 buts).
Robert Budzynski France 1963-1969 Défenseur 170 2 2 fois champion de France, vainqueur de la coupe de la ligue 1965.
Jacky Simon France 1963-1968 Attaquant 156 73 2 fois champion de France, vainqueur de la coupe de la ligue 1965, meilleur joueur[60] et meilleur buteur du championnat en 1965 (24 buts).
Henri Michel France 1966-1982 Milieu 532 81 3 fois champion de France, vainqueur de la coupe de France 1979, capitaine (1971-1982), record de matches de championnat au FCN (532), étoile d'or 1973. Élu meilleur joueur de l'histoire du club[61].
J.-P. Bertrand-Demanes France 1969-1987 Gardien 532 0 4 fois champion de France, vainqueur de la coupe de France 1979, record de matches de championnat au FCN (532), effectue toute sa carrière au FCN.
Patrice Rio France 1970-1984 Défenseur 436 23 4 fois champion de France, vainqueur de la coupe de France 1979.
Gilles Rampillon France 1971-1982 Milieu 345 93 3 fois champion de France, vainqueur de la coupe de France 1979.
Hugo Bargas Argentine 1973-1979 Défenseur 189 13 2 fois champion de France, meilleur joueur étranger du championnat (1973).
Loïc Amisse France 1973-1990 Attaquant 503 87 3 fois champion de France, vainqueur de la coupe de France 1979.
Maxime Bossis France 1973-1985
1990-1991
Défenseur 413 20 3 fois champion de France, vainqueur de la coupe de France 1979, capitaine (1982-1985 et 1990-1991), meilleur joueur du championnat (1982[62]), 2 fois étoile d'or (1978, 1983), 2 fois joueur français de l'année (1979, 1981).
Éric Pécout France 1974-1981 Attaquant 156 73 2 fois champion de France, vainqueur de la coupe de France 1979.
Patrice Rio France 1974-1983 Défenseur 236 12 3 fois champion de France, vainqueur de la coupe de France 1979.
Bruno Baronchelli France 1974-1997 Attaquant 323 67 3 fois champion de France, vainqueur de la coupe de France 1979.
José Touré France 1979-1986 Attaquant 165 56 2 fois champion de France.
Vahid Halilhodzic République fédérale socialiste de Yougoslavie 1981-1986 Attaquant 163 93 Champion de France en 1983, 2 fois meilleur buteur du championnat (1983 (27 buts), 1985 (28 buts)).
J.-M. Ferri France 1987-1998 Milieu 288 21 Champion de France en 1995, capitaine (1994-1998).
Patrice Loko France 1988-1995 Attaquant 180 41 Champion de France en 1995, meilleur buteur du championnat en 1995 (22 buts).
Nicolas Ouédec France 1989-1996 Attaquant 150 63 Champion de France en 1995, meilleur buteur du championnat en 1994 (20 buts).
Reynald Pedros France 1990-1996 Attaquant 152 22 Champion de France en 1995.
Japhet N'Doram Tchad 1990-1997 Attaquant 192 72 Champion de France en 1995, meilleur joueur étranger du championnat (1994).
Stéphane Ziani France 1991-1994
2000-2004
Milieu 200 12 Champion de France en 2001.
Claude Makelele France 1992-1997 Milieu 169 9 Champion de France en 1995.
Mickaël
Landreau
France 1996-2006 Gardien 335 0 Champion de France en 2001, 2 fois vainqueur de la coupe de France, capitaine (1998-2006).
Éric Carrière France 1998-2002 Milieu 128 12 Champion de France en 2001, 2 fois vainqueur de la coupe de France, meilleur joueur du championnat (2001).
Frédéric Da Rocha France 1995-2009 Milieu 402 44 Champion de France en 2001, 2 fois vainqueur de la coupe de France.

Infrastructures

Stades

Stade Marcel-Saupin

Article détaillé : Stade Marcel-Saupin.

Le FC Nantes joue ses premiers matches au stade du Vivier, terrain du club de la Saint-Pierre, au stade de la Contrie, terrain de la Mellinet, et au stade du parc de Procé[63], avant d'obtenir l'autorisation de jouer au stade municipal de Malakoff (9 000 places, dont 3 000 assises). Mais la pelouse de ce dernier est utilisée comme parc automobile par la Wehrmacht, puis subit les bombardements meurtriers des 16 et 23 septembre 1943[64]. Le stade est rouvert le 15 octobre 1944[65], mais les compétitions sont suspendues : le FCN ne s'y installe donc réellement qu'en septembre 1945, pour ses débuts en D2. Le FCN y demeure au fur et à mesure de sa montée en puissance, et grâce à des agrandissements en 1951 [66] et en 1955[67], puis à une rénovation complète en 1968-1969[68], le stade, devenu stade Marcel-Saupin en mars 1965[69] en hommage au fondateur du club, atteint près de 30 000 places, dont 13 000 assises. Il est en grande partie démoli courant 2007, mais après plusieurs modifications apportées, le stade va pouvoir de nouveau accueilir l'equipe réserve en octobre 2009, qui jusque là, devait evolué au stade Michel-Lecointre.

Le stade de la Beaujoire où réside le FCN depuis 1984.

Stade de la Beaujoire

Article détaillé : Stade de la Beaujoire.

La situation du stade Saupin en centre-ville limite cependant tout nouvel agrandissement, et à la faveur de l'organisation française de l'Euro 1984, est bâti à la périphérie nord de la ville un stade flambant neuf à l'architecture futuriste, le stade de la Beaujoire, inauguré le 8 mai 1984 lors d'un FCN-Roumanie et baptisé en 1989 du nom du président Louis Fonteneau. D'une capacité maximale de 52 923 places[réf. nécessaire] (record d'affluence : 51 359[réf. nécessaire], pour France-Belgique, pendant l'Euro 84), il bénéficie d'une rénovation à l'occasion de la coupe du monde 1998 : les grillages sont supprimés (une première en France), les tribunes debout sont converties en places assises (pose de 15 000 sièges), la pelouse est remise à neuf, de nouvelles loges sont installées[70]. La capacité est alors de 38 004 places[réf. nécessaire]. Il ne subit pas de modification majeure par la suite, hormis l'installation d'une nouvelle pelouse en 2001, et l'ajout d'écrans géants à l'occasion de la coupe du monde de rugby 2007.

Le président Waldemar Kita affirme en 2008 souhaiter un projet d'agrandissement, voire de remplacement du stade de la Beaujoire qu'il décrit comme « vétuste[71]. » Il souhaite bénéficier du projet d'organisation de l'Euro 2016 par la France pour augmenter la capacité, notamment en loges. Le nombre de places pourrait être porté à 57 000, si le stade est finalement retenu dans le dossier de candidature[réf. nécessaire]. Le projet va être finalement aboli le 16 septembre 2009 car la mairie et le maire Jean-Marc Ayrault (PS), jugeant l'opération trop onéreuse pour la ville de Nantes estimé entre 80 et 100 millionds d'Euros. De ce fait la ville de Nantes n'accueillera pas de match si la France est retenue pour la Coupe d'Europe des Nations.

Centre d'entraînement

Article détaillé : Centre sportif José-Arribas.

Le FC Nantes s'entraîne dans un premier temps dans les installations de la Saint-Pierre de Nantes (château du Vivier) ou de la Mellinet (stade de la Contrie, doté d'un éclairage à partir de 1953), au parc du Grand-Blottereau[72] ou encore le plus souvent au parc de Procé[73]. Les conditions s'améliorent dans les années 1970 puisque le FCN fréquente essentiellement, outre Procé, le centre sportif des Basses-Landes récemment aménagé par la municipalité, à l'écart du centre-ville[74]. Mais cela ne suffit toujours pas et sous l'impulsion du président Louis Fonteneau est lancé le projet de centre d'entraînement à la Jonelière : les travaux débutent en 1976[75] et le centre est inauguré en septembre 1978[76]. Les lieux accueillent également le siège du club et le centre de formation et sont baptisés « centre sportif José Arribas » après la mort de ce dernier, en 1989.

Constamment amélioré (comme après le titre en 2001), le centre d'entraînement de la Jonelière compte sur quatorze hectares sept terrains (trois gazonnés, deux synthétiques, un stabilisé, un synthétique sablé), la fameuse « fosse » bien connue pour les entraînements collectifs que Jean-Claude Suaudeau aimait y diriger[77] (à l'époque en dur et désormais en synthétique), une salle de musculation et une balnéothérapie[76].

Aspects juridiques, économiques et financiers

Le FC Nantes est une SASP[78],[79] au capital de 2 575 725 euros, et au budget de 42 millions d'euros pour la saison 2008-2009[80],[81]. Waldemar Kita est depuis le 2 août 2007 le propriétaire unique du FC Nantes[82], et assume à ce titre les fonctions de président et de directeur général de la SASP[83].

Le FCN est géré exclusivement sous forme associative de sa création en 1943 jusqu'en 1992. Présidé successivement par ses sulfureux fondateurs Jean Le Guillou et Marcel Saupin[84] jusqu'en 1958, puis par Jean Clerfeuille de 1959 à 1968, et par Louis Fonteneau de 1969 à 1986, le club connaît une fragilité financière chronique qui le plonge dans de de graves difficultés en 1992, avec un déficit de 61,5 millions de francs qui le contraint, sous peine de rétrogradation en deuxième division, à se scinder en deux parties[85]. Une SAOS (société anonyme à objet sportif) est créée pour la section professionnelle et porte le nom de « FC Nantes Atlantique », et l'association (majoritaire dans la SAOS) gère les sections amateurs et jeunes[86]. Le rétablissement financier est la cause directe de la vente de nombreux joueurs dans les années 1990[87].

En 2001, le FCNA toujours contrôlé par la municipalité de Nantes par le biais de l'association[87],[88] est cédé à la Socpresse, qui effectue une transformation de la SAOS en SASP (société anonyme sportive professionnelle). Le rôle de l'association se réduit en quasi-totalité, le centre de formation passant sous le contrôle de la SASP[87], et la gestion de la SASP passant à un conseil d'administration, en remplacement des anciennes instances (directoire et conseil de surveillance de l'association)[89].

Le FC Nantes a connu treize présidents, dont six présidents de l'association jusqu'en 1992, trois présidents de la SAOS de 1992 à 2001, et quatre présidents de la SASP depuis 2001. Quatre présidents seulement ont remporté des titres (championnat ou coupe de France), le plus titré étant Louis Fonteneau (quatre championnats, une coupe), suivi de Jean Clerfeuille (deux championnats), Kléber Bobin (un championnat, deux coupes) et Guy Scherrer (un championnat).

Effectif actuel

Article détaillé : Saison 2009-2010 du FC Nantes.

Joueurs

Nom Poste Naissance Nationalité sportive[90] Sélection Dernier club
1 Tony Heurtebis Gardien 15 janvier 1975 France France - Stade Brestois 29
2 Ibrahim Tall Défenseur 23 juin 1981 Sénégal Sénégal Sénégal Heart of Midlothian FC
4 Ernest Akouassaga Défenseur 16 septembre 1985 Drapeau du Gabon Gabon Gabon FC Olimpi Rustavi
5 Jean-Jacques Pierre Défenseur 23 janvier 1981 Haïti Haïti Haïti CA Peñarol
6 Guillaume Moullec Défenseur 3 septembre 1980 France France - FC Lorient
7 Djamel Abdoun Milieu 14 février 1986 Algérie Algérie France -20 ans / Algérie CS Sedan Ardennes
8 Stéphane Darbion Milieu 22 mars 1984 France France - AC Ajaccio
9 Jean-Claude Darcheville Attaquant 25 juillet 1975 France France Guyane Valenciennes FC
10 Papa Malick Ba Milieu 11 novembre 1980 Sénégal Sénégal Sénégal Dinamo Bucarest
11 Claudiu Keserü Attaquant 2 decembre 1986 Roumanie Roumanie Roumanie espoirs Tours FC
12 Filip Djordjevic Attaquant 28 septembre 1987 Serbie Serbie - Étoile rouge de Belgrade
13 Karim El Mourabet Défenseur 30 avril 1987 Maroc Maroc Maroc Formé au club
14 Florian Jarjat Défenseur 18 février 1980 France France - Dijon FCO
15 Rémi Maréval Défenseur 24 février 1983 France France - Tours FC
16 Jérôme Alonzo Gardien 20 novembre 1972 France France - Paris SG
17 Monsef Zerka Attaquant 30 août 1981 Maroc Maroc Maroc AS Nancy Lorraine
18 David De Freitas Milieu 30 septembre 1979 France France - Amiens SC
19 Tenema N'Diaye Attaquant 13 fevrier 1981 Mali Mali Mali Tours FC
20 Christian Bekamenga Attaquant 9 mai 1986 Cameroun Cameroun Cameroun Persib Maung Bandung
21 William Vainqueur Milieu 19 novembre 1988 France France France espoirs Formé au club
22 Harlington Shereni Milieu 6 juillet 1975 Zimbabwe Zimbabwe Zimbabwe RC Strasbourg
23 Kévin Barré Défenseur 25 janvier 1990 France France France -17 ans Formé au club
24 Olivier Bonnes Milieu 7 février 1990 France France - Formé au club
25 Loïc Nego Défenseur 15 janvier 1991 France France France -17 ans Formé au club
26 Massamba Sambou Défenseur 14 avril 1986 Sénégal Sénégal Sénégal AS Monaco
27 Ronny Rodelin Attaquant 18 novembre 1989 France France - Rodez Aveyron Football
29 Michael Gravgaard Defenseur 3 avril 1978 Danemark Danemark Danemark Hambourg SV
30 Ľuboš Kamenár Gardien 17 juin 1987 Flag of Slovakia.svg Slovaquie Slovaquie Artmedia Bratislava
31 Mathias Coureur Milieu 22 mars 1988 France France - Gueugnon
32 Aristote Lusinga Défenseur 20 février 1990 France France France -17 ans Formé au club
33 Ismael Keita Milieu 8 juillet 1990 France France - Formé au club
34 Sofiane Hanni Attaquant 29 décembre 1990 France France - Formé au club
35 Vincent Sasso Défenseur 16 février 1991 France France France -17 ans Formé au club
39 Thomas Dossevi Attaquant 6 mars 1979 Flag of Togo.svg Togo Togo Valenciennes FC
40 Erwin Zelazny Gardien 22 septembre 1991 France France France -17 ans Formé au club


Joueurs prêtés

Les joueurs suivants sont encore sous contrat au FCN :

Encadrement

Directeur technique France Christian Larièpe
Entraîneur Allemagne France Gernot Rohr
Entraîneurs adjoints France Vincent Rautureau
Entraîneur des gardiens France Fabrice Grange
Préparateur physique France Bernard Gines
Médecins[91] France Marc Dauty France Brice Bellemans France Stéphane Lutiau
Kinésithérapeutes France Philippe Daguillon France Philippe Chantebel
Intendant France Jacky Contassot
Entraîneur de la réserve et directeur du centre de formation France Jacky Bonnevay

Supporters

Les supporters à Geoffroy Guichard en avril 2007

Comme beaucoup de clubs de football professionnel, le FC Nantes dispose de groupes de supporters (une vingtaine de groupes selon le club[92]). Le plus ancien est le groupe « Allez Nantes Canaris », en fait résultat de la fusion en 1976[93] de deux clubs : « Allez Nantes », fondé en 1946 et longtemps le seul club de supporters, proche de la direction[94], et « Les Canaris » fondé en 1972. ANC réside dans la tribune Erdre tandis que la tribune Loire est animé par la « Brigade Loire » apparue en 1998-1999[95], avec pour référence le mouvement ultra[96]. Avant eux, d'autres groupes furent présents dans la tribune Loire dont le "Loire Side" créé en 1985. Après sa dissolution en 1990, les plus significatifs furent les "Urban Service" (1990-1998), les "Young Boys" (1991-1996) et à degré moindre les "Yellow Power" & "Original Fans".

L'ambiance des matches à Nantes est souvent qualifiée de timide, déjà au stade Marcel-Saupin[97], comportement qui correspond aussi à une certaine exigence de la part de spectateurs réclamant du beau jeu[98]. Cette attitude, qui permet des matches de très haute intensité dans les tribunes dans les saisons de réussite, mène cependant une partie des spectateurs à dénigrer ses propres joueurs à d'autres périodes, parfois de manière injuste, y compris en leur temps pour des joueurs comme Jean-Claude Suaudeau, Henri Michel[98], Omar Sahnoun[99], et plus récemment pour des recrues, voire des jeunes joueurs, jugés décevants dès leurs premiers matches.

Les supporters nantais ne sont pas réputés pour leur violence, malgré quelques épisodes dans les années 1980 avec le « Loire Side »[100] dissoute en 1990, et surtout dans les années 1990, notamment du fait du groupe « Urban Service » qui se réclame du mouvement hooligan[101]. Des violences et des dégradations font cependant leur retour, à l'encontre du club et de ses dirigeants, à l'occasion des relégations de 2007 et de 2009[102] et des actes de violence et de dégradation, pour un bilan de sept interpellations[103].

Grâce à des efforts de la direction du club, le public du FC Nantes est aujourd'hui réputé pour son fair-play[104]. Sa fidélité est également démontrée par l'affluence moyenne de 22 771 spectateurs par match lors de la saison de Ligue 2 en 2007-2008, ce qui aurait constitué la huitième affluence de Ligue 1[105], et représente la troisième affluence saisonnière de l'histoire de la deuxième division française, derrière Saint-Étienne en 1998-1999 et Lens en 2008-2009[106],[107].

Parmi les rivalités les plus marquantes, le « derby » contre le SCO Angers a longtemps été le plus important (notamment avant la montée en première division de 1963)[108], ainsi que la rivalité sportive contre Saint-Étienne, surnommée le « derby de la Loire »[109]. La rivalité la plus forte et la plus durable est cependant le « derby de l'Atlantique » entre Bordeaux et Nantes. Le « derby » avec le Stade Rennais est quant à lui relativement récent, notamment en raison d'un enjeu sportif souvent assez faible : les publics des deux clubs bretons sont au contraire historiquement assez proches[110].

Image et identité

Relations avec les médias

Le Football Club de Nantes connaît dès sa naissance l'attention de la presse locale. Le quotidien Le Phare en fait mention dès le 6 avril 1943, avant même la finalisation de la création, et L'Ouest-Éclair évoque le club et le nom de son premier entraîneur, Aimé Nuic, le 30 avril[62]. Le FC Nantes intéresse en revanche peu la presse nationale, même spécialisée. Il fait la « une » de France Football pour la première fois le 4 juin 1963 à l'occasion de la montée en première division[111],[112], et est ainsi affiché sur de nombreuses couvertures de presse dans les années 1960 à 1990 en raison de ses nombreux succès. Le jeu séduisant de l'équipe de José Arribas séduit notamment très vite la presse[113] qui voit en Nantes le « printemps du football français[114] » et le successeur du Stade de Reims des grandes années[115]. Le fameux magazine britannique World Soccer affiche même Philippe Gondet en jaune et vert sur sa « une » de février 1986[116]. La rivalité entre les Canaris et les Verts est un peu plus tard un des thèmes récurrents du championnat[109]. Pourtant, on perçoit encore à la fin des années 1970 combien le FCN intéresse peu la presse plus habituée aux transferts spectaculaires ou aux crises répétées de clubs plus médiatiques (Marseille en tête), mais aussi aux succès européens de Saint-Étienne[117]. Seuls le recrutement de quelques stars passionne les journalistes : Hugo Bargas, Robert Gadocha, Vahid Halilhodzic, Jorge Burruchaga ou plus récemment Fabien Barthez[118], ou encore le feuilleton du transfert raté de l'Israélien Mordechai Spiegler en 1970[119],[120].

Fabien Barthez sous le maillot du FC Nantes.

Du fait de ses bons résultats, le FCN connaît de nombreuses retransmissions télévisées. Le 20 février 1965, le match Nîmes-Nantes (0-3) est le premier match télévisé de l'histoire du championnat de France[121]. La rencontre commentée par Thierry Roland et suivie par la France entière grâce à trois caméras, montre l'envol des Canaris vers leur premier titre : pour Miroir Sprint, « Nantes a crevé l'écran »[122]. Nantes participe également à un autre événement lorsque le 9 novembre 1984, Canal+ diffuse son premier match de D1, Nantes-Monaco (1-0), commenté par Charles Biétry et Michel Denisot, et suivi grâce à cinq caméras[123],[124].

Le recul des résultats du FCN entraîne une plus grande discrétion encore dans les médias nationaux, même si la majorité des matches décalés au lundi pour être retransmis sur Eurosport implique le FCN, ce qui entraîne des contestations de supporters d'autres équipes[125]. La couverture médiatique locale reste quant à elle importante. La télévision locale Nantes 7, lancée en 2004 par la Socpresse alors actionnaire du club, consacre quotidiennement son Journal des Canaris à l'actualité du FCN, qui finance lui-même l'émission[126],[127], et consacre une bonne place au FCN dans ses autres émissions sportives. Les matches sont couverts de façon détaillée par la presse locale et ses sites internet (Presse-Océan, Ouest-France, maville.com), et les matches sont retransmis en direct commenté par deux radios locales (Hit West et France Bleu). Enfin, depuis 2004, Nantes bénéficie d'une édition locale de l'hebdomadaire But!, comme pour six autres clubs français. Le club édite également son magazine distribué les soirs de matches à domicile, et titré FCNantes magazine depuis 2008, ainsi que son site internet, créé en 2000 (fcna.fr) et devenu fcnantes.com fin 2007, qui diffuse également des reportages quotidiens sous le nom « FC Nantes TV »[128].

Le jeu du FC Nantes

Article détaillé : Jeu à la nantaise.

Sous l'impulsion de José Arribas, le FC Nantes fait étalage d'un jeu offensif et collectif, que l'entraîneur préfère décrire comme un « état d'esprit » ou une « conception » plutôt qu'un système ou une organisation[129]. Ce jeu séduit les spectateurs, les médias[130] et même les adversaires témoignent de leur admiration : « Jamais nous n'avions vu ici une formation pratiquer un football d'une telle qualité cette saison » déclarent ainsi les observateurs valenciennois après un match de Nantes dans le Nord au début de la saison 1964-1965[131]. Le jeu particulier du FC Nantes est surnommé jeu « à la nantaise » au début des années 1990[132].

Le jeu nantais, tel qu'il a été défini par José Arribas, puis par Jean-Claude Suaudeau et Raynald Denoueix qui se placent dans sa filiation, met en avant le mouvement[12],[133],[15], la disponibilité des joueurs pour proposer des solutions au porteur du ballon[12], ce qui passe notamment par l'anticipation, l'usage des espaces et la multiplication des courses et des appels, ou encore la recherche de la vivacité et des changements de rythme[129]. Le jeu en passes courtes est généralement privilégié pour réduire l'engagement physique (défavorable au mouvement) et accélérer la remontée du ballon[129].

D'autres aspects correspondent plus spécifiquement aux qualités propres aux différentes équipes de l'histoire du club : attaque autour d'un pivot (Angel Marcos), en 1973[134], accélération de la transmission grâce aux passes sans contrôle (Jeu à une touche de balle)à partir de 1983[12], jeu direct réduisant le nombre de passes et appuyant sur les qualités plus physiques que techniques des joueurs en 1995[12], ou encore à l'inverse multiplication des passes courtes et rapide pour remonter le ballon ligne après ligne sur le mode du toque sud-américain[135].

Terme souvent galvaudé, le jeu dit « à la nantaise » est considéré comme disparu depuis le début des années 2000. Alors qu'un Denoueix insiste sur le caractère intemporel de tels moyens pour assurer le succès[136], l'idée d'un style de jeu particulier et axé sur l'offensive est critiquée comme ne convenant plus au football moderne, ce qui fait abstraction du contexte dans lequel Arribas l'a imposé, le football des années 1960 où la notion de réalisme prenait le pas sur la créativité.

Sondages de popularité

La popularité du FC Nantes semble en recul, si l'on se fie aux trois sondages successifs organisés à ce sujet pour les clubs français. Un sondage d'août 2004 place le club en quatrième position avec 6% de réponses spontanées et 7% chez les personnes intéressées par le football (le FCN est en revanche loin en première position chez les « habitants du grand Ouest » avec 23% de réponses spontanées)[137]. Un sondage comparable effectué en mars 2006 montre un net recul en huitième position, avec 3% de réponses spontanées et 4% chez les amateurs de football[138]. Le FCN demeure en huitième place dans un sondage de février 2007 pour l'hebdomadaire France Football, mais avec un score plus réduit encore : 2% de réponses spontanées, 2,1% dans un échantillon large d'amateurs de football, 2,8% dans un échantillon de plus passionnés[139]. Par ailleurs, malgré la tradition du club, le FC Nantes est placé dixième du classement des clubs ayant le plus beau jeu. Les scores sont toujours très légèrement meilleurs chez les amateurs de football.

Le FCN dans la culture

Le FC Nantes est évoqué dans différents contextes culturels, notamment dans ses périodes de succès sportifs. En 1977, dans un fameux sketch sur la télévision, l'humoriste Coluche se moque du journal de 20 heures : « "En football, Nantes-Nice, match nul 6-4..." Ça veut dire que le match était sans intérêt, "Comment t'as trouvé le match ?" "Nul. bof..."[140] ».

Dans la littérature on note le roman Jouer Juste de François Bégaudeau (2003) qui imagine le discours d'un entraîneur à ses joueurs, à la mi-temps d'une finale de coupe d'Europe, et fait clairement référence au FC Nantes, dont l'auteur est admirateur[141], notamment par le biais des prénoms (Marama, Viorel, etc.). Autre roman à l'allusion moins voilée : The FC Nantes Experiment, du britannique Simon Rance (2006) qui raconte son immersion parmi les supporters nantais pendant une saison complète, avec son regard d'étranger, sur un mode proche d’Une saison de Vérone de Tim Parks. Ce roman n'a toutefois pas été traduit en français pour le moment.

Au cinéma, la référence la plus nette est faite par Un dérangement considérable, film de Bernard Stora (2000), dans lequel Jalil Lespert incarne un jeune footballeur amateur qui signe un contrat au FC Nantes. On peut remarquer d'autres allusions plus anecdotiques, comme avec le personnage de Paul Gatineau, quincailler nantais qui porte le maillot du FCNA, dans le film Camping de Fabien Onteniente (2006), ce dernier étant connu comme amateur de football.

Autres équipes

Équipe réserve et centre de formation

Claudiu Keserü, formé à Nantes.

Le centre de formation, né de la volonté de José Arribas, mène à la création d'un pensionnat de jeunes en 1972[142], puis à la construction de structures intégrées dans le centre d'entraînement de la Jonelière inauguré en 1978. On compte notamment parmi les titres remportés par les jeunes Canaris trois coupes Gambardella.

De nombreux internationaux français et étrangers en sont issus, et le FC Nantes est le seul club à avoir formé trois des joueurs composant l'équipe de France victorieuse de la coupe du monde 1998 : le capitaine Didier Deschamps, Marcel Desailly et Christian Karembeu. L'objectif du centre de formation est cependant avant tout de préparer des joueurs pour l'équipe première du FC Nantes. L'équipe championne de France en 1995 est ainsi composée pour moitié de joueurs formés au club[143], et celle de 2001 à 80%[144].

Ex-Canaris Nantais

L'association « Ex-Canaris Nantais » est fondée en 1999 pour encadrer l'équipe des vétérans du FC Nantes, dont l'équipe est active depuis des années[145]. Ils sont présidés par Jean-René Toumelin, ancien président du club. Les Ex-Canaris jouent divers matches de bienfaisance, essentiellement dans la région nantaise, mais se sont également élevés en 2007 contre la politique de la direction du club, à l'époque présidé par Rudi Roussillon[146].

Annexes

Notes et références

  1. http://www.lfp.fr/club/stade.asp?no_affil_fff=501904
  2. Seules les compétitions officielles sont indiquées ici
  3. a  et b Verret 1981, p. 13
  4. Veinante, ancien international du Racing (24 sélections, 14 buts), a entraîné le Racing, Strasbourg et Nice en première division, et obtenu la promotion de Metz en 1951, année où il rejoint le FCN. Michlowski, joueur historique du SCO Angers, y devient entraîneur et obtient la promotion en première division en 1956, avant de rejoindre Lens en D1
  5. Ancien joueur au Mans, Arribas entraîne les amateurs de Noyen-sur-Sarthe. Il compte toutefois parmi ses soutiens le secrétaire du FCN, Albert Heil, et surtout Henri Guérin. Voir l'article Histoire du FCN.
  6. Verret 1981, p. 47
  7. a  et b Les équipes championnes du FC Nantes, 24 juin 2001, fcnantes.com. Consulté le 14 décembre 2008
  8. Ce surnom lui est attribué en cours de saison, avant même son but « brésilien » en finale de coupe (voir France Football n°1940, 14 juin 1983)
  9. Au sujet de ce match et du but de Touré, voir Régis Testelin, «Paris-SG. Le champion de l'ère moderne » in Coupe de France. La folle épopée. (collectif), L'Équipe, p. 86-87 lire en ligne sur Google Books.
  10. NumberSix, « 1986-87 - Un match, un jour : Nantes / Marseille (5-0) », 24 septembre 2006, fcnantes.com. Consulté le 14 décembre 2008
  11. a  et b Eric Serres, « Les Canaris sur le fil », 5 octobre 1992, L'Humanité. Consulté le 14 décembre 2008
  12. a , b , c , d  et e Entretien avec Jean-Claude Suaudeau, So Foot n°21, avril 2005, p.36-45
  13. Zil, « Le FC Nantes de 1943 à aujourd'hui : la Dream Team (1994-1995) », fcn-museum.com. Consulté le 14 décembre 2008
  14. « Coco » Suaudeau passe la main, 26 juillet 1997, L'Humanité. Consulté le 14 décembre 2008
  15. a  et b E. RODRIGÁLVAREZ, « « Pasar y correr, pasar y correr » », 7 décembre 2002, El País. Consulté le 14 décembre 2008
  16. Ils ont réussi à tuer un monument du football, Ouest France du 25 mai 2009. Consulté le 1er juin 2008
  17. Jean-Claude Suaudeau : « Les papys avaient raison » (propos recueillis par Jean-Yves Queignec), Presse-Océan. Consulté le 1er juin 2008
  18. Da Rocha allume Kita, lequipe.fr (avec AFP). Consulté le 1er juin 2008
  19. rsssf.com
  20. Bilan des clubs de Ligue 1 sur lfp.fr
  21. rsssf.com
  22. rsssf.com
  23. Jérôme Faugeras
  24. IFFHS
  25. Minier 2007, p. 21
  26. Le total d'Henri Michel toutes compétitions confondues dépasse certainement les six cent apparitions, mais est sans doute battu par le total de Jean-Paul Bertrand-Demanes. Les données toutes compétitions sont malheureusement très incomplètes dans la bibliographie disponible
  27. Entretien sur la rubrique « Que sont-ils devenus » de lequipe.fr
  28. Minier 2007, p. 56
  29. Les données disponibles sont malheureusement incomplètes pour les autres compétitions dans la bibliographie disponible. La hiérarchie est peut-être totalement différente, en comptabilisant les matches en coupes d'Europe, en coupe de France, mais aussi en coupe de la ligue, challenge des champions et en deuxième division, avant 1963.
  30. Buteurs sur Statsfcna
  31. a  et b « Le stade de la Beaujoire en chiffres », fcna.fr
  32. Minier 2007, p. 60
  33. « Lyon loin du record absolu », lequipe.fr, 24 janvier 2005
  34. (en) Histoire du Norwich City Football Club
  35. soccerphile.com
  36. Pour l'historique des maillots, consulter Fanfoot et maillotsnantais.free.fr
  37. Le FCN avait également porté des maillots à rayures verticales fournis par la fédération en coupe de France en 1965-1966.
  38. « Airness se retire en douceur, Kappa se prépare », Ouest-France du 27 mars 2008
  39. Fanzine de la Brigade Loire
  40. Au sujet des sponsors voir l'article Administration
  41. Logo
  42. « Haut les couleurs », storyfoot
  43. « Le blason c’est du pipeau ? », fcnantais.com, 15 octobre 2007
  44. Blason du FC Barcelone
  45. « Blason : les Nantais ont choisi ! », fcna.fr, 15 octobre 2007 ; « Le FCNA tient son nouveau blason », Presse-Océan du 16 octobre 2007
  46. Verret 1981, p. 27
  47. a  et b « Bud à la retraite, la fin d'une histoire », fcna.fr, 7 octobre 2005
  48. « Budzynski : 42 ans chez les "Canaris" », Le Bien public, 6 octobre 2005
  49. a  et b Verret 1981, p. 111.
  50. Les négociations menées en Argentine entraînent en effet la démission du président de l'AFA. Cf. Gérard Ernault, « Le Rodéo de Buenos-Aires », Football Magazine n° 170, mars 1974, p. 15.
  51. a  et b Pas moins de huit voyages à Varsovie. Cf. « Budzynski, toujours jaune », entretien pour FCNhisto n°12, mars 2006 Internet archive
  52. « Nantes champion de France », Stade 2, 1983 (ina.fr)
  53. Verret 1981, p. 33
  54. Minier 2007, p. 141
  55. Bernard Verret, « Quand les joueurs sauvaient Arribas », fcnantes.com, 30 décembre 2004
  56. « N'doram nouveau recruteur des Canaris », lequipe.fr, 5 septembre 2005
  57. « Gravelaine conseiller sportif », 11 juin 2007
  58. « Gravelaine quitte le club », lequipe.fr, 4 août 2007
  59. « Larièpe intronisé », lequipe.fr, 2 octobre 2007
  60. Minier 2007, p. 90
  61. Minier 2007, p. 122. Précisions bienvenues (organisation, année).
  62. a  et b Minier 2007, p. 65
  63. Minier 2007, p. 41
  64. Minier 2007, p. 134 et 138. Voir aussi « Nantes sous les bombes », nantes.fr, 16 septembre 2008.
  65. Minier 2007, p. 146
  66. Minier 2007, p. 150
  67. Minier 2007, p. 87
  68. Minier 2007, p. 20
  69. Minier 2007, p. 48
  70. Stade de la Beaujoire sur fcnantes.com
  71. « Kita : « Pourquoi pas un nouveau stade à Nantes ? » », Presse-Océan, 17 javier 2008
  72. Verret 1981, p. 106
  73. Minier 2007, p. 104
  74. Chauvière, p. 17
  75. Minier 2007, p. 13
  76. a  et b Site officiel
  77. Patrick Dessault, « Exploit de l'année - Un but très « loco » ! », France Football n°2542, 27 décembre 1994
  78. Fiche du club sur lfp.fr
  79. Fiche du club sur lequipe.fr
  80. Site officiel
  81. FC Nantes sur societe.com
  82. « Kita officiellement propriétaire », lequipe.fr, 2 août 2007
  83. Site officiel
  84. Voir l'article « Histoire du Football Club de Nantes »
  85. « Le FC Nantes sauvé », L'Humanité du 25 juin 1992
  86. « FC Nantes, de l'association à l'entreprise », Ouest-France du 28 juillet 2007
  87. a , b  et c Jean-Marc Lauzanas, « L’évolution des frontières internes : le cas du Football Club de Nantes Atlantique (FCNA) », Entreprises et Histoire n°39, 2005, p. 23-44
  88. « Qui a tué le FCNA ? », Nouvel Ouest, n°238, juin 2007
  89. « Les Canaris changent de têtes », 20 minutes du 16 juin 2005
  90. Certains joueurs ont une double nationalité, mais un même joueur ne peut jouer que pour une seule sélection nationale.
  91. (fr) [1]
  92. Groupes de supporters sur fcnantes.com
  93. Historique d'Allez Nantes Canaris.
  94. Garnier, p. 255-256
  95. Tribune Loire History (1998-1999)
  96. BL : historique et « esprit »
  97. Chauvière, p. 106
  98. a  et b Verret 1981, p. 107-108
  99. Verret 1981, p. 135
  100. Tribune Loire History (années 1980)
  101. Histoire de la Tribune Loire
  102. « Foot/Nantes: incidents dans le stade », AFP/lefigaro.fr, 30 mai 2009
  103. Anne-Hélène Dorison (avec P.-M.H et J.-P.L), « Les supporters crient leur colère », Presse-Océan, 31 mai 2009
  104. « Supporters : le FCNA veut éviter les débordements », Presse-Océan, 2002 ?
  105. Affluences L1 2007-2008 sur lfp.fr
  106. « 22 772 ! », fcna.fr, 14 mai 2008.
  107. Affluences de Ligue 2 sur lfp.fr (RC Lens : 29 842
  108. Minier 2007, p. 129
  109. a  et b « La rivalité FC Nantes / ASSE entre 1970 à 1984 », Foot Nostalgie
  110. Les Rennais brandissent notamment une banderole « Rennes la coupe, Nantes le championnat » en 1965, les deux clubs bretons se partageant les deux principaux titres nationaux. Voir « "Avant le derby Nantes - Rennes" : un amateur regrette la belle époque - Rennes », Ouest-France, 18 avril 2007
  111. Bernard Verret, « 1963 : Nantes bat Sochaux et monte en D1 », fcnantes.com, 16 décembre 2004
  112. Minier 2007, p. 88
  113. Dès la première saison en D1, après une défaite contre le RC Paris, Miroir Sprint (n°901, 9 septembre 1963, p. 16) note par exemple : « On ne soulignera jamais assez les mérites du FC Nantes :nouveau promu, ce club qui aurait eu droit [...} à des excuses pour jouer la prudence, a enthousiasmé par son jeu ouvert, de la première à la dernière minute. »
  114. Miroir Sprint n°1019, 13 décembre 1965, p. 1 et 8
  115. Voir par exemple Football Magazine n°80, septembre 1966, p. 5 et 10
  116. Vol. 8, n°5
  117. Chauvière, p. 41
  118. Minier 2007, p. 52-53, 22-23
  119. Verret 1981, p. 113
  120. Minier 2007, p. 35
  121. Minier 2007, p. 30
  122. Miroir Sprint du 22 février 1965
  123. Claude Soula, « 9 novembre 1984: Nantes-Monaco sur Canal+ », Le Nouvel Observateur n°1834 du jeudi 30 décembre 1999
  124. Minier 2007, p. 159
  125. Pétition contre la rediffusion « excessive » du FC Nantes
  126. Le Journal des Canaris sur nantes7.fr
  127. « Droits TV à la Nantaise », fcnantes.com, 3 décembre 2004
  128. FC Nantes TV sur fcnantes.com
  129. a , b  et c Interrogé par Jacques Etienne, « Nantes restera Nantes », Football Magazine n°80, septembre 1966
  130. Voir infra
  131. George Pradels, « Nantes a marqué 2 buts de trop à Valenciennes », Miroir Sprint n°963, 16 novembre 1964, p. 10
  132. Patrick Dessault, « La tradition du beau jeu », dossier « Pourquoi Nantes gagne ! », L'Équipe du 27 octobre 1992.
  133. « Les lois du plus fort », entretien avec Jean-Claude Suaudeau, France Football n° 2545, 17 janvier 1995
  134. Garnier, p. 65
  135. Michel Ébé, « Le jeu "à la nantaise", c'est quoi ? », France Football n°2875 (dossier Nantes champion), 15 mai 2001, p. 21
  136. Interview dans Les Spécialistes, Canal+, 21 février 2007 Voir sur Dailymotion
  137. L'équipe de football préférée des Français, Ifop, août 2004
  138. Le club de football préféré des Français, Ipsos, 23 mars 2006
  139. Football : les clubs préférés des Français, TNS Sofres, février 2007
  140. Texte du sketch sur le site Tête d'Humour
  141. Grégoire Leménager, « Bégaudeau veut racheter le FC Nantes », bibliobs.com, 7 octobre 2008
  142. Chauvière, p. 92
  143. 11 joueurs sur les 21 ayant disputé au moins un match : Loko, Karembeu, Ouédec, Ferri, Pedros, Capron, Guyot, Renou, Moreau, Loussouarn, Garcion
  144. 22 joueurs sur 27 ayant disputé au moins un match (site officiel) : Landreau, Carrière, Ziani, Da Rocha, Olembe, Berson, Gillet, Savinaud, Monterrubio, Vahirua, A. Touré, Ahamada, Delhommeau, Deroff, Macé, Grondin, W. Dalmat, Rubil, Devineau, Aristouy, Leroy, Piocelle
  145. Ex-Canaris sur EFPA (groupement des associations d'anciens joueurs de football)
  146. « Le FCNA de la permanence à la rupture », lettre ouverte de Jean-René Tourmelin au nom des Ex-Canaris, publiée sur fcnantes.com, 9 octobre 2007

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Bibliographie

  • Alain Garnier, F.C. Nantes : la passe de trois, Solar, 1973
  • Jean-Claude Chauvière, "Allez les jaunes !..", Calmann-Lévy, 1977
  • Bernard Verret, Les grandes heures du FC Nantes, PAC, 1981
  • Bernard Verret, Le chant des Canaris, Leader, 1995
  • Jean-Claude Santerre, La vie en jaune - Petite histoire du FC Nantes de 1963 à 1999, Le petit véhicule, 2000
  • Pierre Minier, Football Club de Nantes, Le doyen de l'élite - 1943-2003, Les cahiers intempestifs, 2003
  • Yannick Batard, FC Nantes : une équipe, une légende, Cheminements, 2005
  • Pierre Minier, FCNA - Football Club Nantes Atlantique, Calmann-Lévy, « Un club, jour après jour », 2007

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