Flaubert

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Flaubert

Gustave Flaubert

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Gustave Flaubert
Gustave Flaubert
Gustave Flaubert

Activité(s) romancier
Naissance 12 d√©cembre 1821
Rouen
Décès 8 mai 1880 (à 58 ans)
Canteleu
Ňíuvres principales

Gustave Flaubert, n√© √† Rouen le 12 d√©cembre 1821[1] et mort √† Canteleu, au hameau de Croisset, le 8 mai 1880, est un √©crivain fran√ßais. Prosateur de premier plan de la deuxi√®me moiti√© du XIXe si√®cle, Gustave Flaubert a marqu√© la litt√©rature fran√ßaise par la profondeur de ses analyses psychologiques, son souci de r√©alisme, son regard lucide sur les comportements des individus et de la soci√©t√©, et par la force de son style dans de grands romans comme Madame Bovary (1857), L'√Čducation sentimentale (1869), Salammb√ī (1862), ou le recueil de nouvelles Trois contes (1877).

Sommaire

Sa vie

Gustave Flaubert

Gustave Flaubert est le deuxi√®me enfant d‚ÄôAchille Cl√©ophas Flaubert (1784-1846), chirurgien-chef tr√®s occup√© √† l'H√ītel Dieu (h√īpital) de Rouen, et de sa femme Anne Justine, n√©e Fleuriot (1793-1872). Il na√ģt le 12  d√©cembre 1821 apr√®s une sŇďur et deux fr√®res d√©c√©d√©s en tr√®s bas √Ęge, et sera d√©laiss√© par rapport √† son fr√®re a√ģn√©, brillant √©l√®ve admir√© par la famille (qui succ√®dera d'ailleurs √† son p√®re comme chirurgien chef de l'H√ītel-Dieu de Rouen). Gustave Flaubert passe une enfance sans joie, marqu√©e par l'environnement sombre de l'appartement de fonction de son p√®re √† l'h√īpital de Rouen, mais adoucie par sa complicit√© avec sa sŇďur cadette, Caroline n√©e trois ans apr√®s lui[2],[3]. Sa sŇďur laisse une petite Caroline dont Gustave assurera l'√©ducation jusqu'√† son mariage.

Bel adolescent aux exaltations romantiques et d√©j√† attir√© par l'√©criture, il effectue une scolarit√© sans enthousiasme au Coll√®ge Royal puis au lyc√©e de Rouen, √† partir de l'ann√©e 1832 : il en est renvoy√© en d√©cembre 1839 pour indiscipline et passe seul le baccalaur√©at en 1840. Le premier √©v√©nement notable dans sa biographie est la rencontre √† Trouville-sur-Mer, durant l'√©t√© 1836 de √Člisa Schl√©singer qui marquera toute sa vie : il transposera d'ailleurs cette rencontre et la charge √©motionnelle qu'elle d√©veloppera chez lui dans son roman L'√Čducation sentimentale, en particulier dans la page c√©l√®bre de ¬ęl'apparition¬Ľ de Madame Arnoux au regard du jeune Fr√©d√©ric.

Dispens√© de service militaire gr√Ęce au tirage au sort qui lui est favorable, Flaubert entreprend sans conviction, en 1841, des √©tudes de Droit √† Paris : il m√®ne une vie agit√©e rencontrant des personnalit√©s dans les mondes litt√©raire et artistique comme le sculpteur James Pradier, Victor Hugo ou Maxime Du Camp qui deviendra son grand ami. Il abandonne le droit en janvier 1844 √† cause de ses premi√®res crises d'√©pilepsie : il revient √† Rouen avant de s'installer en juin 1844 √† Croisset au bord de la Seine, en Haute-Normandie. Il s'essaie alors √† l'√©criture et r√©dige quelques nouvelles et une premi√®re version de L'√Čducation sentimentale. En 1846 meurent successivement son p√®re puis sa sŇďur (deux mois apr√®s son accouchement ‚ÄĒ Gustave prendra en charge sa ni√®ce Caroline). C'est √©galement le d√©but d'une liaison houleuse de dix ans avec la po√©tesse Louise Colet avec laquelle il entretiendra une correspondance importante. Gustave Flaubert au physique imposant de plus en plus massif est cependant un jeune homme sportif : il pratique la natation, l'escrime, l'√©quitation, la chasse‚Ķ

Il assiste √† Paris √† la R√©volution de 1848 qu'il voit d'un regard tr√®s critique que l'on retrouve dans L'√Čducation sentimentale. Poursuivant ses tentatives litt√©raires, il reprend entre mai 1848 et septembre 1849 la premi√®re version commenc√©e en 1847 de La Tentation de Saint Antoine inspir√©e par un tableau qu'il a vu √† G√™nes en accompagnant sa sŇďur lors de son voyage de noces en 1843, avant d'entreprendre entre 1849 et 1852 un long voyage en Orient avec Maxime du Camp, voyage qui le conduit en √Čgypte et √† J√©rusalem en passant au retour par Constantinople et l'Italie. Il nourrira ses √©crits ult√©rieurs de ses observations, de ses exp√©riences et de ses impressions, par exemple dans H√©rodias.

Le 19 septembre 1851, Flaubert, pouss√© par ses amis Louis Bouilhet et Maxime Du Camp, commence la r√©daction de Madame Bovary, en s'inspirant d'un fait divers normand. Il ach√®vera son long roman r√©aliste et psychologique en mai 1856 au bout d'un travail de 56 mois. En m√™me temps, il fr√©quente les salons parisiens les plus influents du Second Empire, comme celui de Madame de Loynes dont il fut tr√®s amoureux ; il y rencontre entre autres George Sand. √Ä la fin de l'ann√©e 1856, Madame Bovary para√ģt en revue puis, en avril 1857, le roman sort en librairie et fait l‚Äôobjet d‚Äôun proc√®s retentissant pour atteinte aux bonnes mŇďurs : Flaubert est acquitt√© gr√Ęce √† ses liens avec la soci√©t√© du second empire et avec l'imp√©ratrice, ainsi qu'√† l'habilet√© de son avocat, √† la diff√©rence de Baudelaire, poursuivi par le m√™me tribunal pour les m√™mes raisons pour son recueil Les Fleurs du Mal, paru lui aussi en 1857. √Ä la parution de Madame Bovary Flaubert entreprend une correspondance avec Marie-Sophie Leroyer de Chantepie, femme de lettres vivant √† Angers, et d√©vou√©e aux pauvres. Flaubert se partage depuis 1855 entre Croisset et Paris o√Ļ il fr√©quente les milieux litt√©raires et c√ītoie les fr√®res Goncourt, Sainte-Beuve, Baudelaire, Th√©ophile Gautier et un peu plus tard Tourgueniev et la Princesse Mathilde.

Acte de naissance de Gustave Flaubert en 1821


Le 1er septembre 1857, Flaubert entame la r√©daction de Salammb√ī, roman historique qui √©voque Carthage en r√©volte au troisi√®me si√®cle avant J.-C., et pour cela, il voyage en avril-juin 1858 en Tunisie afin de se documenter. Le roman para√ģt apr√®s une longue maturation en 1862.

Deux ans plus tard, le 1er septembre 1864, Flaubert entreprend la version d√©finitive de L'√Čducation sentimentale, roman de formation marqu√© par l'√©chec et l'ironie avec des √©l√©ments autobiographiques comme la premi√®re passion amoureuse ou les d√©bordements des r√©volutionnaires de 1848. Le roman est publi√© en novembre 1869 : mal accueilli par la critique il ne s'en vend que quelques centaines d'exemplaires.

Flaubert continue sa vie mondaine : il rencontre l'empereur, re√ßoit la L√©gion d'honneur en 1866 et se lie davantage avec George Sand qui l'invite √† Nohant. En juillet 1869, il est tr√®s affect√© par la mort de son ami Louis Bouilhet. Il devient l'amant de la m√®re de Guy de Maupassant, se faisant passer aupr√®s de ce dernier pour un simple ami, il etait tr√®s proche de ce jeune ecrivain.

Médaille à l'effigie de Flaubert et le pavillon-musée à Croisset

Durant l'hiver 1870-1871, les Prussiens occupant une partie de la France dont la Normandie et Croisset, Flaubert se r√©fugie avec sa m√®re chez sa ni√®ce, Caroline, √† Rouen ; sa m√®re meurt le 6 avril 1872. √Ä cette √©poque, il a des difficult√©s financi√®res li√©es √† la faillite de son neveu par alliance : il vend ses fermes et quitte par √©conomie son appartement parisien alors que, touch√©e par des maladies nerveuses, sa sant√© devient d√©licate. Il ach√®ve et publie toutefois le 1er avril 1874 la troisi√®me version de La Tentation de saint Antoine, juste apr√®s l'√©chec de sa pi√®ce de th√©√Ętre Le Candidat. Sa production litt√©raire continue avec les Trois contes, volume qui comporte trois nouvelles : Un cŇďur simple, centr√© sur la figure de F√©licit√© inspir√©e par Julie, nourrice puis domestique qui servira Gustave Flaubert et sa famille jusqu'√† la mort de ce dernier, - La l√©gende de saint Julien l'Hospitalier, conte hagiographique des temps m√©di√©vaux √©crit en cinq mois en 1875, et H√©rodias autour de la figure de saint Jean Baptiste, √©crit dans l'hiver 1875-1876. La publication du volume en avril 1877 est bien accueillie par la critique.

De 1877 √† 1880, il poursuit la r√©daction de Bouvard et P√©cuchet, qu'il avait entam√©e en 1872-1874 : l'Ňďuvre satirique pour laquelle il r√©unissait une documentation immense restera inachev√©e, elle sera publi√©e en l'√©tat dans l'ann√©e 1881, un an apr√®s sa mort.

Ses derni√®res ann√©es sont sombres : ses amis disparaissent et il est assailli par les difficult√©s financi√®res et par des probl√®mes de sant√©. Il meurt subitement le 8 mai 1880, √† Canteleu, au hameau de Croisset, foudroy√© par une h√©morragie c√©r√©brale. Son enterrement au cimeti√®re monumental de Rouen se d√©roule le 11 mai 1880, en pr√©sence de nombreux √©crivains importants qui le reconnaissent comme leur ma√ģtre, qu'il s'agisse d'√Čmile Zola, d'Alphonse Daudet, d'Edmond de Goncourt, de Th√©odore de Banville ou de Guy de Maupassant, dont il avait encourag√© la carri√®re depuis 1873.[4]

Ňíuvres

Portrait par Eugène Giraud.


Flaubert est le contemporain de Baudelaire et il occupe, comme le po√®te des Fleurs du Mal une position charni√®re dans la litt√©rature du XIXe si√®cle. √Ä la fois contest√© (pour des raisons morales) et admir√© de son temps (pour sa force litt√©raire), il appara√ģt aujourd'hui comme l'un des plus grands romanciers de son si√®cle avec en particulier Madame Bovary, roman qui fondera le bovarysme, puis L'√Čducation sentimentale ; il se place entre le roman psychologique (Stendhal), et le mouvement naturaliste (Zola ‚Äď Maupassant, ces derniers consid√©rant Flaubert comme leur ma√ģtre). Fortement marqu√© par l'Ňďuvre d‚ÄôHonor√© de Balzac dont il reprendra les th√®mes sous une forme tr√®s personnelle (L'√Čducation sentimentale est une autre version de Le Lys dans la vall√©e, Madame Bovary s'inspire de La Femme de trente ans)[5], il s'inscrit dans sa lign√©e du roman r√©aliste. Il est aussi tr√®s pr√©occup√© d'esth√©tisme, d'o√Ļ son long travail d'√©laboration pour chaque Ňďuvre (il teste ses textes en les soumettant √† la fameuse √©preuve du ¬ę gueuloir ¬Ľ, qui consiste √† les lire √† pleine voix). Mais il est tellement obs√©d√© par l'exemple d‚ÄôHonor√© de Balzac, son p√®re litt√©raire, que l'on retrouvera dans ses notes cette injonction : s'√©loigner du Lys dans la vall√©e, se m√©fier du Lys dans la vall√©e.[6]

On a également souvent souligné la volonté de Flaubert de s'opposer à l'esthétique du roman-feuilleton, en écrivant un "roman de la lenteur" [7].

Enfin, son regard ironique et pessimiste sur l'humanité fait de lui un grand moraliste. Son Dictionnaire des idées reçues donne un aperçu de ce talent.

On lira aussi avec intérêt sa vaste correspondance avec Louise Colet, George Sand et beaucoup d'autres.

Madame Bovary

Flaubert commence le roman en 1851 et y travaille pendant 5 ans, jusqu‚Äôen 1856. √Ä partir d‚Äôoctobre, le texte est publi√© dans la Revue de Paris sous la forme de feuilleton jusqu‚Äôau 15 d√©cembre suivant. En f√©vrier 1857, le g√©rant de la revue, L√©on Laurent-Pichat, l‚Äôimprimeur et Gustave Flaubert sont jug√©s pour ¬ę outrage √† la morale publique et religieuse et aux bonnes mŇďurs ¬Ľ. D√©fendu par l‚Äôavocat Ma√ģtre Jules S√©nard, malgr√© le r√©quisitoire du procureur Ernest Pinard, Gustave Flaubert sera finalement acquitt√©[8]. Le roman conna√ģtra un important succ√®s en librairie.

Honoré de Balzac avait déjà abordé le même sujet dans la Femme de trente ans en 1831 sous forme de nouvelle-roman qui parut en 1842 dans l’édition Furne de la Comédie humaine, sans toutefois faire scandale.

Le récit débute ainsi. Après avoir suivi ses études dans un lycée de province, Charles Bovary s'établit comme officier de santé et se marie à une riche veuve. À la mort de celle-ci, Charles épouse une jeune femme, Emma Rouault, élevée dans un couvent, vivant à la ferme avec son père (un riche fermier, patient du jeune médecin). Emma se laisse séduire par Charles et se marie avec lui. Fascinée par ses lectures romantiques, elle rêve d’une nouvelle vie, en compagnie de son nouveau mari.

Salammb√ī

Salammb√ī, peinture par Gaston Bussi√®re, 1907

Salammb√ī vient apr√®s Madame Bovary. Flaubert en commence les premi√®res r√©dactions en septembre 1857. Quelques mois plus t√īt, apr√®s avoir gagn√© le proc√®s qui avait √©t√© intent√© contre Madame Bovary, il avait fait part dans sa correspondance (lettre √† Mlle Leroyer de Chantepie) de son d√©sir de s‚Äôextirper litt√©rairement du monde contemporain, et de travailler √† un roman dont l‚Äôaction se situe trois si√®cles avant J√©sus-Christ. En avril-juin 1858, il s√©journe √† Tunis pour s‚Äôimpr√©gner du cadre de son histoire. Si l‚Äôintrigue est une fiction, il se nourrit des textes de Polybe, Appien, Pline, X√©nophon, Plutarque, et Hippocrate pour peindre le monde antique et b√Ętir la couleur locale. D√®s sa parution en 1862, le roman conna√ģt un succ√®s imm√©diat, en d√©pit de quelques critiques r√©serv√©es (Charles-Augustin Sainte-Beuve) mais avec d‚Äôappr√©ciables encouragements (Victor Hugo, Jules Michelet, Hector Berlioz).

Le roman d√©bute par le paragraphe nomm√© Le Festin. Les mercenaires f√™tent √† Carthage la fin de la guerre dans les jardins d‚ÄôHamilcar, leur g√©n√©ral. √Čchauff√©s par son absence et par le souvenir des injustices qu‚Äôils ont subis de la part de Carthage, ils ravagent sa propri√©t√© ; Salammb√ī, sa fille, descend alors du palais pour les calmer. Math√ī et Narr‚Äôhavas, tous deux chefs dans le camp des mercenaires, en tombent amoureux. Spendius, un esclave lib√©r√© lors du saccage, se met au service de Math√ī et lui conseille de prendre Carthage afin d‚Äôobtenir Salammb√ī.

L‚Äô√Čducation sentimentale

Le roman, r√©dig√© √† partir de septembre 1864 et achev√© le 16 mai 1869 au matin, comporte de nombreux √©l√©ments autobiographiques (tels la rencontre de Madame Arnoux, inspir√©e de la rencontre de Flaubert avec √Člisa Schl√©singer). Il a pour personnage principal Fr√©d√©ric Moreau, jeune provincial de dix-huit ans venant faire ses √©tudes √† Paris. De 1840 √† 1867, celui-ci conna√ģtra l‚Äôamiti√© ind√©fectible et la force de la b√™tise, l‚Äôart, la politique, les r√©volutions d‚Äôun monde qui h√©site entre la monarchie, la r√©publique et l‚Äôempire. Plusieurs femmes [Rosanette, Mme Dambreuse] traversent son existence, mais aucune ne peut se comparer √† Marie Arnoux, √©pouse d‚Äôun riche marchand d‚Äôart, dont il est √©perdument amoureux. C‚Äôest au contact de cette passion inactive et des contingences du monde qu‚Äôil fera son √©ducation sentimentale, qui se r√©sumera pour l‚Äôessentiel √† br√Ľler, peu √† peu, ses illusions.

Bouvard et Pécuchet

Le projet de ce roman remonte √† 1872, puisque l'auteur en fait part √† George Sand, dans un courrier o√Ļ il affirme son intention comique. D√®s cette √©poque, il songe √† √©crire une vaste raillerie sur la vanit√© de ses contemporains. Entre l'id√©e et la r√©daction interrompue par sa mort il aura eu le temps de collecter une impressionnante documentation : on avance le chiffre de mille cinq cents livres[9]. Lors de l'√©criture, Flaubert avait song√© au sous-titre : ¬ę encyclop√©die de la b√™tise humaine ¬Ľ et c'est effectivement en raison du catalogue qu‚Äôil nous en propose que le roman est c√©l√®bre. Le comique vient de la fr√©n√©sie des deux comp√®res, √† tout savoir, tout exp√©rimenter, et surtout leur incapacit√© √† comprendre correctement. Le roman que nous connaissons ne constitue que la premi√®re partie du plan. L'accueil fut r√©serv√©, mais certains le consid√®rent comme un chef-d'Ňďuvre[9].

Le texte commence ainsi. Par une chaude journée d'été, à Paris, deux hommes, Bouvard et Pécuchet, se rencontrent par hasard sur un banc et font connaissance. Ils découvrent que, non seulement ils exercent le même métier (copiste), mais en plus qu'ils ont les mêmes centres d'intérêts. S'ils le pouvaient, ils aimeraient vivre à la campagne. Un héritage fort opportun va leur permettre de changer de vie. Ils reprennent une ferme dans le Calvados, non loin de Caen et se lancent dans l'agriculture. Leur inaptitude ne va engendrer que des désastres. Ils vont s'intéresser à la médecine, la chimie, la géologie, la politique avec les mêmes difficultés. Lassés par tant d'échecs, ils retournent à leur métier de copiste.

Critiquant les idées reçues et la pensée unique, Flaubert démontre que contrairement à ce que pense Hegel, l'Histoire n'a pas de fin, elle est un éternel recommencement. Les deux compères, qui étaient copistes au début du roman, retournent à leur état.

Notes et références

  1. ‚ÜĎ L'acte de naissance [1] est dat√© du 13 d√©cembre "Du Jeudi, Treize D√©cembre, mil huit cent vingt-un" mais il pr√©cise que l'enfant est n√© la veille, donc le 12 ("Lequel m'a d√©clar√©, que le jour d'hier, √† quatre heures du matin, est n√©, en son domicile pr√©cit√© et de son mariage contract√©, en cette ville, le dix f√©vrier, mil huit cent douze, un enfant du sexe masculin, qu'il m'a pr√©sent√© et auquel il a donn√© le pr√©nom de Gustave).
    L'acte de d√©c√®s [2] confirme ce 12 d√©cembre ("Du lundi dix mai mil huit cent quatre-vingt √† midi acte de d√©c√®s de Gustave Flaubert, √Ęg√© de cinquante-huit ans, homme de lettres, n√© √† Rouen le douze d√©cembre mil huit cent vingt-un "
  2. ‚ÜĎ Gustave Flaubert /biographie
  3. ‚ÜĎ http://flaubert.univ-rouen.fr/biographie/actes.php documents familiaux Famille Flaubert : Apr√®s leur mariage le 10/02/1812, les parents de Gustave Flaubert auront 6 enfants dont 3 seulement survivront : Achille Flaubert (09/02/1813 ‚Äď 1882) voir [ http://auteurs.normands.free.fr/la_maison_de_flaubert.htm] Caroline Flaubert (morte √† 18 mois ‚Äď 08/02/1816 - 09/10/1817) Emile Cl√©ophas Flaubert (mort √† 7 mois : 08/11/1818 - 22/06/1819) Jules Flaubert (mort √† 2 ans et demi : 30/11/1819 - 01/06/1822) Gustave Flaubert (12/12/1821 - 08/05/1880 mort dans sa 59√® ann√©e) Jos√©phine Caroline Flaubert (morte en couches √† 22 ans : 15/07/1824 - 22/03/1846)
  4. ‚ÜĎ l'enterrement de Flaubert vu par Zola
  5. ‚ÜĎ C. Gothot-Mersch, Dictionnaire des litt√©ratures de langue fran√ßaise, Bordas. p 810. "A ce tournant de son Ňďuvre, (Madame Bovary), une figure de romancier para√ģt s'√™tre impos√©e √† Flaubert : celle de Balzac. Sans trop forcer les choses, on pourrait dire qu'il s'est choisi l√† un p√®re. (‚Ķ) Comme Balzac, il va composer des r√©cits r√©alistes, document√©s, √† fonction repr√©sentative. La peinture de la province dans Madame Bovary, de la soci√©t√© parisienne dans L'√Čducation sentimentale (‚Ķ) le th√®me du grand pr√©d√©cesseur se reconna√ģt l√†
  6. ‚ÜĎ C. Gothot-Mersch, Dictionnaire des litt√©ratures de langue fran√ßaise. Opus cit√©
  7. ‚ÜĎ R√©gis Messac, dans le Roman policier, le journal de Quinzinzinzili, n¬į 3, √©t√© 2008, analyse ainsi le roman de Flaubert : ¬ę M√™me ceux qui ont honni et vilipend√© la litt√©rature populaire n'ont pas laiss√© d'√™tre influenc√©s par elle, puisqu'ils voulaient avant tout r√©agir contre elle. Il n'est pas d'art en apparence plus √©loign√© de la formule feuilletonesque que celui de Flaubert : mais justement pour cette raison, il ne serait pas inexact de dire que l'id√©al de Flaubert est un antifeuilleton, et par cons√©quent que cet id√©al a √©t√© d√©termin√© par le feuilleton. Le roman-feuilleton nous disait Angelo de Sorr, contemporain de Flaubert, est un roman de vitesse ; le roman de Flaubert et de ses imitateurs sera souvent un roman de lenteur. Les Trois mousquetaires sont un roman o√Ļ il arrive toujours quelque chose ; l'√Čducation sentimentale un roman o√Ļ il n'arrive jamais rien. ¬Ľ
  8. ‚ÜĎ Proc√®s intent√© √† M. Gustave Flaubert devant le tribunal correctionnel de Paris (6e Chambre) sous la pr√©sidence de M. Dubarle, audiences des 31 janvier et 7 f√©vrier 1857 : r√©quisitoire et jugement
  9. ‚ÜĎ a‚ÄČ et b‚ÄČ Pierre-Marc de Biasi, introduction au texte de Flaubert, √©ditions Le Livre de poche classique.

Ňíuvres

Sur les autres projets Wikimedia :

  • M√©moires d'un fou, 1838
  • Madame Bovary, 1857 (adapt√© au cin√©ma √† plusieurs reprises)
  • Salammb√ī, 1862
  • L'√Čducation sentimentale, 1869
  • Lettres √† la municipalit√© de Rouen, 1872
  • Le Candidat (vaudeville), 1874
  • La Tentation de Saint Antoine, 1874
    • Un coeur simple, 1876
  • Trois Contes, 1877
  • Le Ch√Ęteau des coeurs, 1880
  • Bouvard et P√©cuchet (inachev√©), 1881
  • A bord de la Cange, 1904
  • Par les champs et les gr√®ves, 1910
  • Ňíuvres de jeunesse in√©dites, 1910
  • Dictionnaire des id√©es re√ßues, 1913
  • Lettres in√©dites √† Tourgueniev, 1947
  • Lettres in√©dites √† Raoul Duval , 1950

Voir aussi

Bibliographie

Lien interne

Liens externes et sources

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  • Flaubert ‚ÄĒ (spr. flob√§hr), Gustave, franz. Schriftsteller, geb. 12. Dez. 1821 zu Rouen, gest. auf Croisset bei Rouen 7. Mai 1880; schrieb realistische Romane: ¬ĽMadame Bovary¬ę (1857; deutsch 1892 u. 1894), ¬ĽSalammb√ī¬ę (1862) u.a. ‚Äď Vgl. Faguet (Par. 1899) ‚Ķ   Kleines Konversations-Lexikon

  • Flaubert ‚ÄĒ Flaubert, Gustave ‚Ķ   Enciclopedia Universal

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  • Flaubert ‚ÄĒ [flŇć ber‚Ä≤] Gustave [g√ľs t»ßv‚Ä≤] 1821 80; Fr. novelist ‚Ķ   English World dictionary

  • Flaubert ‚ÄĒ Gustave Flaubert Gustave Flaubert [flo b…õ:r] (* 12. Dezember 1821 in Rouen, Haute Normandie; ‚Ć 8. Mai 1880 in Canteleu, Haute Normandie) war ein franz√∂sischer Schriftsteller. Inhaltsverzeichnis ‚Ķ   Deutsch Wikipedia


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