Flash photographique

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Flash photographique
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En photographie, un flash est un dispositif produisant une lumière intense pendant un très court laps de temps (environ 1/1000 de seconde).

Sommaire

Utilisation

Impact d'une goutte d'eau gelé par le temps d'exposition très court permis par le flash

Le flash est généralement utilisé pour illuminer une scène trop sombre ou pour fixer des mouvements rapides.

Le flash peut aussi être utilisé en extérieur comme éclairage d'appoint pour atténuer les ombres, par exemple dans le cas d'un sujet en contre-jour. Cette technique est appelée le fill-in.

En photographie professionnelle, le flash est utilisé comme éclairage de studio, aussi bien pour le portrait que pour la photographie d'objets. On utilise alors des appareils très puissants, indépendants de l'appareil photographique, sur pieds ou suspendus au plafond par un système de rails mobiles et de pantographes.

Ce matériel, quoique lourd et encombrant, est également utilisé en déplacement pour des prises de vue sur site nécessitant un éclairage particulier.

Nombre guide

Un flash de NG36

Le nombre guide caractérise la puissance lumineuse d'un flash et permet à l'utilisateur dépourvu de flashmètre de déterminer le diaphragme à appliquer en fonction de la distance flash/sujet et de la sensibilité du film.

Plus ce nombre guide est grand, plus le flash est puissant. Il est g√©n√©ralement donn√© pour une sensibilit√© de 100 ISO et pour une focale dite normale (50 mm pour un format 24 √ó 36 mm) √† une ouverture de diaphragme de 1 (f/1).

La formule suivante permet de d√©terminer l'ouverture de diaphragme √† utiliser pour obtenir une exposition correcte de la sc√®ne photographi√©e :

(ouverture du diaphragme) = (nombre guide) / (distance flash-sujet)

Ce qui donne :

(f/) = (NG) / (m√®tre) soit : NG = ouverture x distance

Par exemple, avec un objectif dont l'ouverture maximum de diaphragme est f/4 et avec un flash de NG 36, la formule nous donne 36 / 4 = 9. Nous pouvons donc avoir théoriquement une bonne lumière jusqu'à 9 mètres.

La valeur du nombre guide est mesurée dans des conditions d'utilisation familiale et en particulier dans une pièce avec des murs qui réfléchissent aussi la lumière. L'utilisation du nombre guide pour calculer le diaphragme devient fausse dans le cas de grands espaces. L'écart peut être de l'ordre de 1 à 2 diaphragmes.

Si deux flashes de même puissance donnent deux fois plus de lumière, le NG, lui n'est pas doublé. Pour deux NG 36 on n'obtiendra pas un NG 72 mais un NG 50.

Calcul du NG total pour deux flashes de NG36 :

\frac{NG}{Total} = \sqrt{36^2 + 36^2} = 50,911\ldots

(arrondi à 50)

Si le film utilis√© est sup√©rieur √† 100 ISO, il convient de chercher le nouveau nombre guide √† appliquer :

nouveau nombre guide = nombre guide x ‚ąö(nouvel iso/iso100)

Par exemple, si le nombre guide est 36 et que l'on utilise un film √† 400 ISO :

36 \times \sqrt{\frac{400}{100}} = 72

Le nombre guide pour 400 ISO vaut 72

Vitesse de synchronisation

L'image du haut montre une photo au flash avec un flash faible.
L'image en dessous montre une photo au flash avec un flash suffisant.

Il existe deux sortes d'obturateurs : les obturateurs ¬ę √† plan focal ¬Ľ (g√©n√©ralement appel√©s ¬ę obturateurs √† rideaux ¬Ľ) et les ¬ę obturateurs centraux ¬Ľ. Les obturateurs √† rideaux sont plac√©s dans la chambre noire, juste devant la surface sensible (film ou capteur), alors que les obturateurs centraux sont plac√©s g√©n√©ralement entre les lentilles de l'objectif, pr√®s du diaphragme.

Les obturateurs des appareils à objectif interchangeable (appareils télémétriques ou appareils reflex) sont en général des obturateurs à rideaux. Lors du déclenchement, le premier rideau s'ouvre, suivi du deuxième dans un intervalle qui dépend de la vitesse d'obturation (temps de pose). Lorsque cette dernière est relativement longue, le premier rideau dévoile totalement la surface sensible avant que le deuxième se ferme. Mais lorsque la vitesse dépasse un seuil, appelé vitesse de synchro flash, le deuxième rideau commence à se fermer avant que le premier ait totalement découvert la surface sensible. Celle-ci est alors balayée par une fente formée par les deux rideaux. L'éclair d'un flash électronique étant très bref, de l'ordre de quelques millièmes de seconde, il doit être déclenché alors que l'obturateur est totalement ouvert, sous peine de n'éclairer que la fente définie par les deux rideaux.

Le bo√ģtier doit donc √™tre r√©gl√© sur un temps de pose (aussi appel√© ¬ę vitesse d'obturation ¬Ľ) suffisamment long pour que l'√©clair de flash puisse √™tre synchronis√© avec l'obturateur qui s'ouvre pour exposer le film ou le capteur. Cette vitesse synchro maximale est g√©n√©ralement de 1/60 s (d√©filement horizontal des rideaux ou rideaux en textile), et pour des bo√ģtiers r√©cents peut √™tre de 1/125 s (d√©filement vertical), 1/250 s voire 1/500 s.

Le choix d'un temps de pose plus court que la vitesse synchro maximale permise par votre bo√ģtier entra√ģne l'obtention d'une image en partie noire (seule la fente d√©finie par les deux rideaux est alors visible).

Les appareils munis d'obturateurs centraux (certains moyen format, les chambres et les bo√ģtiers √† objectif fixe) sont synchronis√©s √† toutes les vitesses. Le d√©clenchement du flash a lieu lors de l'ouverture maximum de l'obturateur.

Dans le cas de prise de vue de sujets immobiles, on peut combiner temps de pose long et éclairage au flash. Le sujet principal est alors correctement éclairé par les flashes et néanmoins restitué dans son contexte par l'éclairage d'ambiance, généralement plus faible et nécessitant donc ce temps de pose long. Cela a été le cas lors de la prise de vue à Saint-Omer illustrée plus haut. Les flashes illuminent le monument photographié, et une pose d'une seconde permet de capter la lumière d'ambiance de la cathédrale pour l'arrière-plan, trop vaste pour être éclairé artificiellement.

Synchronisation premier rideau

Le rideau d'obturateur d'un appareil 24 x 36 mm

Par défaut, sur tous les appareils à rideaux, l'éclair du flash est émis dès que le premier rideau a découvert la surface sensible.

Le d√©lai entre le d√©clenchement et l'√©clair du flash est alors r√©duit √† son minimum. Par contre, en cas de pose longue comportant des √©l√©ments lumineux, comme des phares de voiture par exemple, le r√©sultat ne semble pas naturel : les trajectoires des feux semblent pr√©c√©der la voiture fig√©e par l'√©clair du flash et celle-ci donne l'impression de reculer au lieu d'avancer.

Synchronisation deuxième rideau

Pour rem√©dier au probl√®me des tra√ģn√©es lumineuses pr√©c√©dant le sujet dans le cas d'une pose longue, l'√©clair du flash peut √™tre √©mis juste avant que le deuxi√®me rideau commence √† recouvrir la surface sensible. Les tra√ģn√©es lumineuses se trouvent derri√®re le sujet, ce dernier donnant ainsi effectivement l'impression d'avancer.

Synchronisation haute vitesse

Certains flashes récents proposent la synchronisation haute vitesse, qui permet l'utilisation du flash au-delà de la vitesse de synchronisation standard. Ce mode de synchronisation automatique est appelé FP pour Focal Plane ou HSS chez Minolta. Pour dépasser la vitesse de synchro X, le flash émet une série d'éclairs à une fréquence très élevée qui permet d'assurer un éclairement du capteur tout au long du défilement de l'obturateur (utilisable sur un obturateur plan focal).
De par son fonctionnement, ce mode de flash réduit la portée (Nombre Guide) du flash de façon importante.

Types de flashes

Les premiers flashes, cr√©√©s en 1887, utilisaient de la poudre de magn√©sium qui √©tait br√Ľl√©e. Ce proc√©d√© √©tait tr√®s dangereux, car le magn√©sium est tr√®s inflammable. De plus, comme le d√©clenchement du flash se faisait manuellement, il arrivait qu'il ne se produise pas au bon moment (trop t√īt ou trop tard). Depuis 1930, il existe des flashes ferm√©s.

Ampoule-flash

Animation d'une ampoule au xenon

C'est pour cela que les ampoules-flashes ont √©t√© invent√©es. Johann Ostermeyer (ing√©nieur allemand d'Althegnenberg) d√©pose un brevet pour ces ampoules-flashes le 21 septembre 1930. Elles contiennent un filament d'aluminium dans une atmosph√®re d'oxyg√®ne. Le m√©tal s'enflamme sous l'action d'un courant √©lectrique qui provoque l'inflammation d'une amorce. Les ampoules-flashes √©taient √† usage unique et furent commercialis√©es sur le march√© am√©ricain par General Electric dans les ann√©es 1930.

Une √©volution fut le Flashcube qui comportait quatre ampoules de petite taille (chacune √©quip√©e de son r√©flecteur) sur quatre faces d'un cube qui pivotait de 90¬į √† chaque prise de vue. Ce mat√©riel, utilis√© essentiellement √† la fin des ann√©es 1960, n'√©tait mont√© que sur les appareils tr√®s bas de gamme, essentiellement √† chargeur 126. La prise porte-flash √©tait d'un mod√®le sp√©cial. Une fois les 4 √©clairs d√©clench√©s, le cube √©tait jet√©.

Le Flashcube n'a pas eu une longue carri√®re, d√©tr√īn√© au d√©but des ann√©es 1970 par le flash √©lectronique.

Une autre évolution fut le Magicube, sorte de Flashcube dont l'allumage était piézo-électrique, donc sans pile.

Flashcube

Flash électronique

Un flash électronique

Vers le milieu des années 1960, le flash électronique a supplanté définitivement les ampoules au magnésium. Il fonctionne sur le principe de la lampe à décharge.

L√©ger et puissant, le flash √©lectronique est tr√®s couramment associ√© √† un bo√ģtier reflex. Il produit une lumi√®re d'une temp√©rature de couleur de 5 900 √† 6 000 K, similaire √† la lumi√®re du jour.

Le tube-éclair du flash électronique contient un gaz rare, le xénon. Lorsque le contact de synchronisation de l'obturateur se ferme, des condensateurs libèrent une grande quantité d'énergie et le xénon devient conducteur par ionisation.

Pour pouvoir être alimenté par des piles basse tension, le flash électronique doit être équipé d'un dispositif éleveur de tension. L'énergie est stockée dans un condensateur qui se décharge lors du déclenchement.

Dos de flash et ses graduations

Au fil des ann√©es sont arriv√©es des am√©liorations qui simplifient l'utilisation du flash :

  • flash automatique qui mesure la lumi√®re r√©fl√©chie et coupe l'√©clair quand la quantit√© de lumi√®re souhait√©e est atteinte
  • flash TTL qui, utilis√© avec un bo√ģtier reflex compatible TTL, permet de doser l'√©clair en mesurant l'exposition √† travers l'objectif ce qui garantit une bonne exposition quels que soient les montages optiques r√©alis√©s (soufflets, retournement d'objectif, filtres, etc.)
  • r√©flecteurs zoom qui adaptent la surface √©clair√©e √† la focale de l'objectif utilis√©
  • synchronisation de plusieurs flashes sans fil

Puissance

Elle s'exprime en joules et peut varier de 10 J pour un flash amateur √† 20 000 J pour un flash professionnel.

La puissance d√©pend :

  • de la capacit√© √©lectrique des condensateurs
  • de la nature du tube √† √©clats
  • du coefficient de transparence du diffuseur (r√©flectance pour un r√©flecteur)
  • de la dur√©e de l'√©clair.

En règle générale, l'éclair est d'autant plus long que la puissance du flash est élevée.

Flash de studio

Article d√©taill√© : Flash de studio.

Les flashes de studio sont des flashes électroniques équipés d'une lampe pilote, généralement une ampoule halogène d'une puissance pouvant aller jusqu'à 650 W, permettant de visualiser et régler l'éclairage. Ils disposent en outre de potentiomètres qui permettent d'ajuster la puissance de l'éclair et celle de la lampe pilote, de façon à moduler l'éclairage de façon optimale.

La synchronisation est obtenue au moyen d'un c√Ęble reli√© √† l'appareil de prise de vue ou par un signal infrarouge. Un seul flash est reli√© √† l'appareil, son √©clair entra√ģnant le d√©clenchement des autres flashes par l'interm√©diaire de cellules photo√©lectriques. Les t√™tes de ces flashes sont refroidies par un ventilateur interne, car la lampe pilote et la succession d'√©clairs sont la source d'une temp√©rature √©lev√©e. Ils disposent d'une grande vari√©t√© d'accessoires permettant de moduler la lumi√®re : diff√©rents types de r√©flecteurs, parapluies (blancs, argents, translucides, etc.), des c√īnes pour obtenir un faisceau √©troit, des grilles ou des √©crans diffusants, etc.

Pour effectuer les mesures de lumi√®re pr√©alables √† la prise de vue, on connecte le c√Ęble de synchronisation sur un flashm√®tre (ou un thermocolorim√®tre). Les flashes de studio peuvent aussi √™tre d√©clench√©s manuellement.

Microflash

Le microflash est un flash spécial conçu pour éclairer les photos prises avec un microscope. La lumière du microflash peut être émise par un laser.

Flash annulaire

Le flash annulaire est sp√©cialement utilis√© dans la macrophotographie et en photographie de mode pour obtenir un √©clairage uniforme du sujet photographi√©. En macrophotographie, un flash ¬ę classique ¬Ľ mont√© sur l'appareil peut faire appara√ģtre l'ombre de l'objectif sur l'image, avec un flash annulaire ce probl√®me est r√©solu puisque le flash est dispos√© en anneau autour de l'objectif.

En mode ou en beauté, on obtient un effet sans ombre ou avec une légère ombre portée diffuse marquant les contours du sujet. Le reflet du flash annulaire dans les yeux du modèle est également du plus bel effet lors des portraits.

Exemple de petits flashes montés sur l'objectif

Pour la macro l'utilisation des flashes annulaires est en perte de vitesse, car ils produisent une lumière plate et uniforme. Pour remédier à ce problème, les constructeurs proposent différentes solutions:

  • L'utilisation d'un ou plusieurs flashes sans fil.
  • Cr√©ation de petits flashes pouvant se monter sur l'objectif, certaines marques proposent de monter jusqu'√† huit flashes sur l'objectif. Ces flashes √©tant r√©glables s√©par√©ment, ils permettent de modeler la lumi√®re.
  • Certains fabricants proposent des r√©flecteurs qui permettent de conduire la lumi√®re d'un flash cobra vers un r√©flecteur annulaire. Le r√©sultat de cette solution est proche du rendu d'un flash annulaire standard, mais √† moindre co√Ľt (certains sites proposent m√™me les plans pour fabriquer ce type de r√©flecteur en recyclant des bo√ģtes de CD).

Voir aussi


Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Flash photographique de Wikipédia en français (auteurs)

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