Femme

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Femme
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La Baigneuse, peinture de William Bouguereau, 1870

Une femme est une personne adulte de sexe féminin de l'espèce humaine (Homo sapiens), appelée fille avant la puberté.

Sommaire

Biologie et anatomie

"Dessin d'une femme tel qu'il figure sur Pioneer 11"
Dessin d'une femme de morphologie moyenne, tel qu'il figure sur Pioneer 11.
Femme allaitant son nourrisson.

La femme est la femelle de l'Homo sapiens.

Sur un caryotype, la féminité se traduit par la présence en double du chromosome X et par l'absence du chromosome Y.

Globalement, l'anatomie féminine se distingue de celle des hommes par une taille, une masse et un indice de masse corporelle inférieurs. Les femmes ont en général une puissance musculaire inférieure à celle des hommes. Leur système pileux est en général moins développé.

L'anatomie f√©minine pr√©sente aussi de nombreux caract√®res sexuels secondaires : organes mammaires pro√©minents m√™me en dehors des p√©riodes de gestation et d'allaitement, rapport taille-hanche prononc√©, et tessiture de la voix plus aig√ľe. Rien d'√©quivalent n'existe chez les autres primates[1].

Par ailleurs, le cycle de croissance des cheveux est de cinq ans chez la femme et de trois ans chez l'homme. Les cheveux poussent aussi plus vite chez la femme. Par conséquent, les cheveux sont, toutes choses égales par ailleurs, généralement plus longs chez la femme.

Le terme fille désigne la femme à ses stades infantile et pubère.

La femme est f√©conde de la m√©narche, qui survient en g√©n√©ral vers l'√Ęge de onze ans, jusqu'√† la m√©nopause qui survient, elle, vers la cinquantaine, et qui est propre √† l'esp√®ce humaine. Le cycle ovarien dure environ 28 jours, et est marqu√© par les menstruations. Contrairement √† la plupart des esp√®ces de primates, il n'existe pas de chaleurs, et la p√©riode de meilleure f√©condit√© n'est donc pas d√©celable par les m√Ęles. Cependant, il est av√©r√© que le comportement des femmes, notamment lors de la recherche d'un partenaire sexuel, est sensiblement diff√©rent pendant l'Ňďstrus. L'attirance envers les m√Ęles augmente avec l'√Ęge, ainsi que la maturit√© sexuelle[2].

La gestation chez la femme est appel√©e grossesse, et dure neuf mois. Une femme gravide est dite enceinte. La grossesse est le plus souvent monoembryonnaire, m√™me si pr√®s d'un accouchement sur soixante-dix donne lieu √† des naissances multiples, jumeaux ou tripl√©[3]. La parturition, quant √† elle, est appel√©e accouchement. L'accouchement s'effectue le plus souvent dans la douleur, en raison du volume de la bo√ģte cr√Ęnienne de l'enfant. Le placenta est comestible, mais rarement consomm√©. La femme allaite l'enfant plusieurs mois, parfois plus d'une ann√©e.

Les femmes ont une esp√©rance de vie sensiblement plus longue que celle des hommes. Il nait l√©g√®rement moins de femmes que d'hommes (environ 104 gar√ßons pour 100 filles). Ce ph√©nom√®ne, dit de surmasculinit√© √† la naissance, est encore largement inexpliqu√©[r√©f. souhait√©e].

Parmi les autres différences, la sensibilité olfactive est en général meilleure pour les femmes que pour les hommes[4].

Enfin, selon certaines √©tudes, les femmes pr√©senteraient des aptitudes psychomotrices diff√©rentes de celles des hommes : elles seraient notamment plus aptes √† ma√ģtriser les subtilit√©s du langage et auraient plus d'adresse manuelle, tandis que les hommes seraient plus performants en mati√®re d'orientation dans l'espace et de raisonnement logique[5]‚Äô[6]. Cependant, ces √©tudes sont de plus en plus contest√©es[7]. Les critiques portent notamment sur les tailles d'√©chantillons statistiquement trop restreint, invalidant des r√©sultats qualifiables de "neurosexistes". Des √©tudes plus rigoureuses d√©montrent l'absence de dimorphisme sexuel cognitif[8]. Les variabilit√©s cognitives observables entre hommes et femmes ne semblent pas issues d'aptitudes inn√©es diff√©rentes, mais de l'√©ducation et de la pression sociale[9].

Particularités comportementales

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Le maquillage, une pratique féminine très répandue dans de nombreuses cultures.

Les femmes sont réputées prêter une attention plus importante que les hommes à leur apparence. Cette différence se manifeste notamment par l'usage d'artifices divers, comme les bijoux ou le maquillage, dont l'usage est une pratique féminine très répandue dans de nombreuses cultures.

Dans la plupart des sociétés, les femmes ont aussi des habitudes vestimentaires différentes des hommes. Elles tiennent compte des exigences sociales ou religieuses différentes de ce point de vue, concernant la pudeur et les parties du corps qui doivent être dissimulées. Dans de nombreuses cultures, des vêtements spécifiquement féminins existent, comme les robes, les jupes ou les bas dans les sociétés modernes occidentales qui gainent la jambe et la rendent plus attrayante.

Enfin, parmi les comportements qui différencient les femmes des hommes, on peut relever des usages distincts dans les relations de séduction ou encore l'exercice de la galanterie.

La place des femmes dans les sociétés

Articles d√©taill√©s : Histoire des femmes et Condition f√©minine.

Définitions culturelles

Logo sur la porte d'un placard à balais, Roissy terminal CDG1, 2008

C'est √† partir de la prise de conscience de l'in√©galit√© de condition et de statut social entre les hommes et les femmes au XXe si√®cle, que s'est d√©velopp√©e l'√©tude de la place des femmes dans les diff√©rentes cultures et √©poques. Les mouvements f√©ministes ont combattu les in√©galit√©s de droits et de statuts entre les hommes et les femmes. Plusieurs chercheurs[Qui ?] ont tent√©, notamment √† partir des ann√©es 1970, de lutter contre ce qu'ils percevaient comme un biais sexiste des sciences sociales, par exemple en histoire et ont montr√© l'absence des femmes en tant qu'objet d'√©tude.

Le probl√®me de la condition des femmes dans la soci√©t√©, jug√©e in√©quitable et injuste par les f√©ministes, a √©t√© un des th√®mes de r√©flexion les plus √©tudi√©s au XXe si√®cle et l'actualit√© lui a parfois donn√© une place pr√©pond√©rante dans le d√©bat civil et politique, comme pendant les √©v√©nements de mai 68 en France. La place des femmes est actuellement un enjeu politique et d'actualit√© important, comme par exemple au Qu√©bec, o√Ļ la F√©d√©ration des femmes du Qu√©bec initia la Marche mondiale des Femmes en l'an 2000.

Sociétés traditionnelles

Article connexe : Anthropologie politique.

Les femmes dans l'Antiquité

En Grèce
Article d√©taill√© : Place des femmes en Gr√®ce antique.
Sc√®ne familiale de gyn√©c√©e, l√©b√®s nuptial √† figures rouges, v. 430 av. J.-C., Mus√©e national arch√©ologique d'Ath√®nes

Les filles, n'√©tant pas form√©es √† l'art de la guerre ne pouvaient donc pas d√©fendre la cit√©. Consid√©r√©es comme moins utiles que les gar√ßons, elles √©taient plus souvent expos√©es qu'eux, c'est-√†-dire abandonn√©es dans la nature, ou vendues comme esclaves (Stob√©e[10] rappelle la formule : ¬ę Un gar√ßon, on l'√©l√®ve toujours, m√™me si on est pauvre ; une fille, on l'expose, m√™me si on est riche. ¬Ľ) Dans les cas o√Ļ elles √©taient √©lev√©es, elles b√©n√©ficiaient de moins de soins et d'attention. La misogynie est courante et les femmes sont √©loign√©es de la vie intellectuelle de la cit√©. S√©monide d'Amorgos dit d'ailleurs que ¬ę c'est Zeus qui a cr√©√© le mal supr√™me : les femmes ¬Ľ, faisant r√©f√©rence au mythe de Pandore.

On trouve, cependant, quelques exceptions, notamment chez les Pythagoriciens qui avaient en leur sein la mathématicienne, médecin et philosophe Théano.

De plus, √† Sparte les femmes sont consid√©r√©es, sinon comme √©gales des hommes, du moins comme jouant un r√īle primordial dans la Cit√©. Ainsi re√ßoivent-elles une √©ducation bas√©e sur l'apprentissage de la musique et de la danse, mais ayant aussi pour but de d√©velopper leur solidit√© physique : course √† pied, lancer du disque et du javelot. Il n'est pas rare de voir des femmes monter √† cheval et, √† l'instar des hommes, une partie de leur formation (l'Ag√īg√®) inclut des activit√©s de lutte. Les Spartiates consid√©raient en effet que seules des femmes solides et vigoureuses pouvaient donner naissance √† de futurs grands soldats, et cela conform√©ment √† la structure belliciste de leur soci√©t√©.

Dans Lysistrata, une com√©die de 411 av. J.-C., Aristophane imagine les femmes faisant une ¬ę gr√®ve du sexe ¬Ľ, afin de raisonner leurs maris et √©tablir la paix entre les cit√©s : ¬ę Pour arr√™ter la guerre, refusez-vous √† vos maris. ¬Ľ

À Rome
Article d√©taill√© : Femme romaine.

√Ä Rome, le statut civil de la femme est initialement d√©termin√© par son r√īle par rapport aux hommes :

  1. puella, virgo (jeune fille) : la fille re√ßoit essentiellement une instruction domestique ; elle porte, comme le gar√ßon, une bulle qu'elle abandonne le jour de son mariage ;
  2. uxor, conjux (√©pouse) : les filles se marient √† partir de 14 ans environ, puis de plus en plus t√īt au cours des si√®cles (vers 12 ans √† la fin de l'Empire romain d'occident)[r√©f. n√©cessaire] ; la femme est consid√©r√©e comme une mineure qui passe par le mariage de l'autorit√© du p√®re √† celle de son mari ; il convient cependant de remarquer que ce statut est aussi celui de la plupart des hommes de la maison, soumis √† l'autorit√© du patriarche ;
  3. matrona, materfamilias (m√®re de famille) : en tant que m√®re, la femme est gardienne du foyer.

Néanmoins, le droit romain évoluant, la femme acquiert progressivement l'égalité juridique[11].

En Perse
Article d√©taill√© : Condition des femmes en Iran.

La religion zoroastrienne affirme l'√©galit√© entre hommes et femmes. Il y a peu de sources sur la place des femmes dans la perse antique mais les tablettes √©lamites retrouv√©es √† Pers√©polis montrent cependant qu'elles travaillaient au m√™me titre que les hommes et recevaient le m√™me salaire. √Ä noter aussi que sous la dynastie sassanide deux femmes sont bri√®vement mont√©es sur le tr√īne.

Les femmes dans les sociétés industrielles

Article d√©taill√© : Travail des femmes.

Depuis le XIXe si√®cle[12] et jusqu'√† aujourd'hui, les professions se sont asexu√©es m√™me si des diff√©rences subsistent et que les salaires ne sont pas les m√™mes. Les femmes occupent majoritairement des emplois dans le secteur tertiaire (services), notamment dans des postes relationnels ou touchant aux fonctions domestiques (cuisine, m√©nage, soins, garde et √©ducation des enfants).

Religions et les femmes

√ąve s'appr√™tant √† provoquer le p√©ch√© originel.

Religion chrétienne

√Čglise catholique

L'√Čglise catholique n‚Äôadmet pas la confusion des r√īles masculin et f√©minin[r√©f. n√©cessaire], exclut les femmes de l'ordination, ne reconna√ģt pas le divorce (qu'elle assimile √† l'adult√®re, comme la s√©paration de corps[13]), ne permet ni la sexualit√© en dehors de l‚Äôunion du couple, ni l‚Äôavortement, ni la contraception par des m√©thodes non naturelles. Elle a d√®s l'origine, proscrit la polygamie et la r√©pudiation qui √©taient des pratiques courantes dans le monde antique, et elle est soumise en son sein m√™me aux questions du f√©minisme chr√©tien.

Protestantisme

Le protestantisme pr√īne le sacerdoce universel et donc celui des femmes. N√©anmoins les libert√©s et interdits d√©cr√©t√©s par la religion concernant les femmes varient tr√®s fortement selon les courants protestants, du plus lib√©ral jusqu'au plus orthodoxe.

Islam

Hina Rabbani Khar, actuelle ministre des affaires étrangères du Pakistan.
Article d√©taill√© : Rapport entre hommes et femmes dans l'islam.

L'islam n‚Äôadmet pas la confusion des r√īles masculin et f√©minin, ni la sexualit√© en dehors de l‚Äôunion du couple. Cette religion offre la possibilit√© de divorce sous certaines conditions[14]. L'homme musulman a le devoir de prot√©ger son √©pouse et de lui laisser libre choix de ses activit√©s. La femme a le droit de travailler ou de divorcer sans le consentement de son √©poux[15]. La femme est per√ßue comme ¬ę impure ¬Ľ en p√©riode de menstruation et pour soulager ce ph√©nom√®ne biologique elle est interdite de pri√®re[16]. L'islam permet l'avortement dans certaines situations pr√©cises, quand par exemple la conservation du fŇďtus met la vie de la m√®re en danger[17]. La polygamie est permise par le Coran √† la condition que la femme soit consentente et que l'homme ne privil√©gie aucune de ses femmes ; il devra leur donner de l'argent et s'occuper d'elles de mani√®re strictement √©gale, il ne pourra avoir que quatre √©pouses au plus et sous le consentement de ses premi√®res √©pouses.

Juda√Įsme

Article connexe : Nidda.

Le juda√Įsme assigne des r√īles pr√©cis aux hommes et aux femmes, en particulier chez les juifs orthodoxes : les femmes n‚Äôont g√©n√©ralement pas acc√®s au rabbinat et sont per√ßues comme ¬ę impures ¬Ľ pendant leur p√©riode menstruelle. Les relations sexuelles hors mariage sont prohib√©es et les couples doivent se soumettre aux r√®gles de la niddah (¬ę lois de la puret√© familiale ¬Ľ). Le divorce et la r√©pudiation sont permis mais d√©courag√©s. L‚Äôavortement est autoris√© dans les cas suivants : si le fŇďtus met en danger la vie de la m√®re, le fŇďtus est mal form√©, ou que la m√®re soit incapable mentalement d'assumer la grossesse[18]. La contraception est interdite. La polygamie, traditionnellement permise, est interdite depuis le XIe si√®cle.

Bouddhisme

Le Bouddha Sakyamuni a donn√© aux femmes la pleine ordination[19]. Cependant, au fil du temps, le nombre de nonnes s'est moins d√©velopp√© que celui des moines dans les pays bouddhistes. Ainsi, au Tibet, elles √©taient 27 000 avant l'invasion chinoise de 1959[20] alors qu'il y avait environ 592 000 moines[21].

Par contre, les femmes la√Įques ont jou√© un grand r√īle au Tibet par le fait que Padmasambhava - le fondateur du bouddhisme tantrique au Tibet - et son √©quipe ont fond√© la communaut√© rouge, donc monastique compos√©e de moines et de nonnes, et la communaut√© blanches form√©e de la√Įcs tant hommes et femmes. Les femmes et les hommes de cette communaut√© blanche pouvaient se marier, et devenir lamas. Parmi les nombreuses femmes dont s'honorent le bouddhisme tib√©tain, citons Yeshe Tsogyal, Jomo Manmo, Nigouma, Matchik Labr√∂n et Ashi Khandro. Il y a eu aussi des lign√©es familiales de ma√ģtres √† disciple, voire de m√®re √† fille. Les ma√ģtres femmes ont surtout exist√© au sein de l'√©cole nyingma, et moins dans les √©coles sakya et g√©loug.

Les différences sociales entre homme et femme

Une femme en uniforme de pilote devant le cockpit ouvert d'un avion de chasse
Dans de nombreux pays, les femmes modernes ont le droit d'exercer des métiers autrefois réservés aux hommes. Mais elles sont encore peu nombreuses.
une femme qui cuisine avecun enfant dans les bras
La femme au foyer a longtemps été la norme.

Les différences énoncées ci-après relèvent pour la plupart essentiellement d'un constat empirique et statistique. Dans la plupart des sociétés modernes, les femmes ont, de par la loi, les mêmes droits que les hommes. Elles ont donc théoriquement accès aux mêmes fonctions et positions. Le fait que cette égalité théorique ne soit pas traduite par une égalité dans les faits constitue un sujet de débat entretenu notamment par les féministes, et au sujet duquel il n'existe pas d'explication apportant un consensus.

  • √©conomique : in√©galit√© des hommes et des femmes devant les emplois, les femmes ne pouvant pas toujours travailler ou disposer de leur salaire sans l'accord du mari. Leurs salaires sont en moyenne plus faibles que ceux des hommes[22], sont dues pour une part √† des diff√©rences de postes et de volume horaire[23]. Selon certains auteurs, ces diff√©rences salariales seraient dues en partie √† une discrimination sexiste. Selon d'autres auteurs, la d√©termination du salaire dans le secteur priv√© rel√®ve de la seule n√©gociation entre un employeur et son employ√©. Les √©carts de salaires ne sauraient donc √™tre consid√©r√©s comme relevant d'une discrimination, puisque que ces √©carts peuvent tr√®s bien exister entre deux employ√©s masculins, si l'un d'eux a fait preuve de moins d'efficacit√© lors de la n√©gociation salariale ;
  • politique : pr√©pond√©rance des hommes sur la sc√®ne politique[24] les femmes √©tant toujours plus ou moins confin√©es √† la sph√®re domestique. Rappelons que les femmes ont obtenu le droit de vote apr√®s la seconde guerre mondiale seulement.;
  • famille : des droits et devoirs diff√©rents sont attribu√©s traditionnellement √† raison du genre. Dans les pays o√Ļ la polygamie est autoris√©e[25], celle-ci est presque toujours polygyne, alors que rien n'interdit √† une femme d'√©pouser plusieurs hommes.
  • sexualit√© : une activit√© sexuelle en dehors du cadre institutionnalis√© est beaucoup plus mal vue que pour l'homme, ce qui constitue un double standard. Si une femme est infid√®le et qu'elle a un enfant, l'√©poux ne pouvait (jusqu'√† il y a peu) √™tre certain de la filiation. Inversement, la prostitution est une activit√© qui a longtemps, et qui est encore, pratiqu√©e principalement par les femmes. Les hommes √©tant dans de nombreuses soci√©t√©s les seuls √† pouvoir poss√©der des biens et des terres, une femme sans √©poux se retrouve donc sans rien √† la charge de sa famille ou bien √† la rue.

Certains auteurs tels que le médiéviste révolutionnaire Raoul Vaneigem identifient les sources de l'inégalité homme-femme dans les textes religieux[26]. Plus classiquement, les Chrétiens font remonter la spécificité de l'égalité entre hommes et femmes dans les pays occidentaux à leur enseignement religieux.

Conflit de lois (France)

L'article 12 du Code civil du 21 mars 1804 (30 vent√īse an XII) pr√©voit : ¬ę L'√©trang√®re qui aura √©pous√© un Fran√ßais suivra la condition de son mari ¬Ľ. L'article 19 dispose : ¬ę Une femme fran√ßaise qui √©pousera un √©tranger suivra la condition de son mari ¬Ľ.

Le Code Civil √©tablit donc la soumission du r√©gime de la nationalit√© de l'√©pouse √† celle du mari, ce jusque la loi du 10 ao√Ľt 1927. En ce qui concerne le r√©gime de la filiation il suit √† l'inverse le r√©gime du pays de nationalit√© de la m√®re.

En politique

une femme blonde en vert au milieu des hommes en costume sombre
Angela Merkel (en vert), seule femme parmi les chefs d'√Čtat du G8, le 7 juin 2007.

Les femmes ont acquis bien après les hommes un statut de citoyenne à part entière. Le droit de vote leur a été reconnu pour la première fois en 1869 dans le Wyoming, 1893 en Nouvelle-Zélande, en 1918 au Canada (au niveau fédéral, les provinces ayant déjà accordé le droit de vote au niveau provincial entre 1916 et 1922 mais seulement en 1940 au Québec), 1919 en Allemagne et 1944 en France. La toute première femme présidente d'un pays est Indira Gandhi qui a été présidente de l'Inde

Avant m√™me qu'elles n'obtiennent le droit de vote des femmes √©taient actives politiquement, en particulier les suffragettes, et au sein des mouvements socialistes (Flora Tristan, Clara Zetkin, Rosa Luxemburg, Alexandra Kollonta√Į).

Depuis les ann√©es 1960, le mouvement f√©ministe a fortement contribu√© √† faire inscrire dans le droit civil l'√©galit√© homme femme. Et dans le domaine politique, la seconde moiti√© du XXe si√®cle a vu des femmes occuper des postes de premier plan, avec par exemple Golda Meir, premier ministre d'Isra√ęl, Margaret Thatcher, premier ministre du Royaume-Uni, Angela Merkel devenue chanceli√®re ou Tarja Halonen, pr√©sidente de Finlande, et au Pakistan en 1988, Benazir Bhutto devient la premi√®re femme √† devenir chef de gouvernement dans un pays musulman. Elles restent cependant largement minoritaires dans les diff√©rentes instances du pouvoir.

En sport

Podium du football f√©minin : Br√©sil (jaune), √Čtats-Unis (argent) et Canada (bronze) lors des Jeux panam√©ricains de 2007, √† Rio de Janeiro.

Certaines disciplines sportives, comme les sports de ballons, sont organis√©es sans mixit√©. Pour les disciplines pratiqu√©es √† la fois par des hommes et par des femmes, la r√®gle courante consiste √† comparer les performances des femmes exclusivement entre elles. Dans la plupart des comp√©titions mixtes, telles que le marathon, o√Ļ les hommes et les femmes sont ensemble, les organisateurs appliquent cette r√®gle de comparaison entre hommes d'un c√īt√© et entre femmes d'un autre: cette pratique peut provoquer des probl√®mes d'√©quit√© si une concurrente b√©n√©ficie de la pr√©sence de "li√®vres" masculins √† ses c√īt√©s. Les disciplines qui ne r√©servent aux femmes aucune cat√©gorie particuli√®re et, donc o√Ļ la performance de chacun est compar√©e sans distinction homme/femme, sont peu nombreuses ; la plupart des sports hippiques, la course automobile et la voile appartiennent √† ce dernier type de discipline.

Dans le sport professionnel, les salaires et les primes des femmes sont le plus souvent inf√©rieurs √† ceux des hommes : le sport masculin √©tant plus diffus√© dans les m√©dias et suscitant donc plus de revenus. Le football et le cyclisme sont des exemples frappants. Les principales disciplines qui comptent des femmes comme athl√®tes de renomm√©e internationale sont l'athl√©tisme, la gymnastique, la natation, le tennis, le patinage artistique et la voile.

Dans le monde √©chiqu√©en, des prix sp√©ciaux sont souvent attribu√©s aux femmes ; parfois, les cat√©gories sont distinctes, ou bien les joueurs/joueuses sont ensemble mais les classements sont distincts. Ceci est d√Ľ √† une volont√© d'encourager la participation f√©minine dans une activit√© notoirement masculine, encouragement dont les effets ont pu √™tre constat√©s. Cependant ce syst√®me de r√©compenses est souvent compris comme s'adaptant √† une diff√©rence de capacit√©s entre hommes et femmes (et peut √™tre parfois adopt√© pour ce motif). La seule mesure en faveur de la mixit√© qui n'encourt pas cette supposition est le quota : une √©quipe de division trois ou plus doit pr√©senter au moins une femme. Si cette femme est le plus souvent au dernier √©chiquier, c'est d√Ľ √† la faible population de joueuses laquelle induit une faible population de fortes joueuses. L√† encore, ce fait est souvent per√ßu comme le signe de la sup√©riorit√© des capacit√©s masculines.

Voir aussi : Le sport au f√©minin

Femmes et développement

Les femmes sont en g√©n√©ral plus durement touch√©es que les hommes par les probl√®mes de d√©veloppement. Le Programme des Nations unies pour le d√©veloppement (Pnud) mesure cela avec deux indices composites de d√©veloppement humain :

  • l'ISDH, indicateur sexo-sp√©cifique de d√©veloppement humain ;
  • l'IPF, indicateur de la participation des femmes.
Article d√©taill√© : Indice de d√©veloppement humain.

Dans son rapport[27] paru en 2005 sur l'état de la population mondiale, le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) dresse une liste de chiffres montrant l'inégalité dont font l'objet les femmes par rapport aux hommes dans le monde. Parmi tous ces chiffres, on peut noter celui du nombre de femmes analphabètes, 600 millions, soit le double de celui des hommes.

De plus, toutes cat√©gories confondues, il faut appliquer aux femmes en mati√®re de travail la r√®gle des 2/3-1/3 : elles effectuent environ les deux-tiers du travail (en tenant compte du travail domestique) dans le monde mais ne re√ßoivent que le tiers des salaires.[r√©f. n√©cessaire]

En période de guerre

De nombreuses femmes dans le monde sont victimes de la guerre: victimes de la violence, déplacées, détenues, veuves, séparées de leurs proches et plus spécifiquement victimes de viols.

Femme en pleurs devant son mari tué

Si la guerre et la violence, aujourd‚Äôhui, n‚Äô√©pargnent personne, elles touchent les hommes, les femmes, les gar√ßons et les filles de fa√ßons diff√©rentes[28]. On assiste de nos jours √† un plus grand nombre de conflits arm√©s internes opposant des groupes ethniques, religieux ou politiques qui s‚Äôaffrontent pour la ma√ģtrise de ressources, de territoires ou de populations. Que la violence soit interne ou transfrontali√®re, cependant, les civils se retrouvent que trop souvent dans la ligne de tir, soit parce qu‚Äôils sont directement pris pour cible, soit parce que la proximit√© des combats les met en p√©ril.

L’impact de la guerre sur les femmes dépend en grande partie de la mesure dans laquelle leur sécurité personnelle est touchée, des moyens qu’elles ont pour assurer leur survie et celle de leur famille, des éventuelles blessures ou pertes qu’elles subissent et, en pareil cas, de la manière dont elles en sont affectées. Leur sort résulte aussi, souvent, de ce qui est arrivé aux hommes de la famille.

La protection des femmes en temps de guerre est consacr√©e par le droit international humanitaire (DIH)[29], qui lie aussi bien les √Čtats que les groupes d‚Äôopposition arm√©s. Cette branche du droit, dont les quatre Conventions de Gen√®ve de 1949 et leurs deux Protocoles additionnels de 1977, prot√®ge les femmes en tant que personnes civiles et que combattantes captur√©es ou bless√©es. Nombre de ses r√®gles rel√®vent du droit coutumier et ont donc force obligatoire pour les parties √† un conflit que celles-ci aient ratifi√© ou non les trait√©s pertinents.

Notes et références

  1. ‚ÜĎ Rolf Sch√§ppi, La femme est le propre de l'homme, √©dition Odile Jacob, ISBN 978-2-7381-1116-6
  2. ‚ÜĎ Gangestad S.W., R. Thornhill (2008), Human oestrus, Proc. Roy. Soc. B., 275, 991-1000, doi : 10.1098/rspb.2007.1425
  3. ‚ÜĎ INSEE : Les naissances multiples
  4. ‚ÜĎ Le syst√®me olfactif
  5. ‚ÜĎ Pr. Doreen Kimura, Cerveau d'homme, cerveau de femme ? √Čditions Odile Jacob, 2001
  6. ‚ÜĎ Pr. Doreen Kimura, Sex and Cognition. (ISBN 0-262-61164-3).
  7. ‚ÜĎ Pr. Catherine Vidal, Cerveau, sexe et pouvoir √Čditions Belin, 2005 (ISBN 978-2-7011-3858-9).
  8. ‚ÜĎ Cognitive Strategies Dependent on the Hippocampus and Caudate Nucleus in Human Navigation: Variability and Change with Practice (The Journal of Neuroscience, July 2, 2003)
  9. ‚ÜĎ CNRS : Math√©matiques, les femmes et les hommes tous √©gaux
  10. ‚ÜĎ Cit√© entre autres par Pierre Brul√©, La Fille d'Ath√®nes, p. 370, Presses Universitaires de Franche-Comt√©, 1987.
  11. ‚ÜĎ Voir le que sais-je ? de Michel Villey, Le droit romain, puf
  12. ‚ÜĎ Paul Lafargue, la question de la femme, 1904
  13. ‚ÜĎ L‚Äô√Čglise catholique romaine ne reconna√ģt ni le divorce, ni la r√©pudiation, sauf en cas d'adult√®re, conform√©ment aux textes n√©otestamentaires (Mt 19. 9; Mc 10. 2-12; Lc 16. 18). Le remariage n'est possible qu'apr√®s le d√©c√®s du conjoint.
  14. ‚ÜĎ Le divorce en islam, Coran S.65:1-7 ou S.2:226/30.
  15. ‚ÜĎ Sourate 4 verset 34
  16. ‚ÜĎ √Ä propos de l'interdiction de pri√®re de la femme menstru√©e et pour les situation d'exception.
  17. ‚ÜĎ L'avortement dans l'islam
  18. ‚ÜĎ L'avortement dans la loi juive
  19. ‚ÜĎ Appel de Carola Roloff
  20. ‚ÜĎ Combats des Nonnes Tib√©taines, Havnevik Hanna, 1995, √Čditions Dharma, ISBN 2-86487-025-8
  21. ‚ÜĎ Le Tibet est-il chinois ? Anne-Marie Blondeau et Katia Buffetrille, Albin Michel, 2002, ISBN 2-226-13426-3
  22. ‚ÜĎ Les in√©galit√©s de salaires entre hommes et femmes en France
  23. ‚ÜĎ INSEE
  24. ‚ÜĎ Lib√©ration La femme pas encore un homme politique
  25. ‚ÜĎ La polygamie n'existe plus de nos jours que dans quelques rares soci√©t√©s comme les Guanches aux √ģles Canaries, ainsi que dans des peuples minoritaires ou aux faibles effectifs (comme au Mali). Voir les articles Polygamie et Polyandrie
  26. ‚ÜĎ (fr) Les religions contre les femmes, atheisme.org, consult√© le 14 janvier 2009
  27. ‚ÜĎ Rapport de 2005 du Fonds des Nations unies pour la population
  28. ‚ÜĎ (fr) Les femmes et la guerre. Voir aussi l'ouvrage de Carol Mann, Femmes dans la guerre (1914-1945) : Survivre au f√©minin devant et durant deux conflits mondiaux, Pygmalion, 2010, 380 p. (ISBN 978-2756402895)
  29. ‚ÜĎ (fr) Les femmes, la guerre et le droit international humanitaire

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  • Femme ‚ÄĒ (frz., spr. famm), Frau, Weib; F. de chambre (spr. schangbr), Kammerfrau; F. du monde (spr. d√ľ mongd), Weltdame; F. entretenue (spr. angtr t n√ľh), unterhaltenes Frauenzimmer, Maitresse ‚Ķ   Kleines Konversations-Lexikon


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