Federation internationale de football association


Federation internationale de football association

Fédération internationale de football association

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Fédération internationale de football association
Logo de la FIFA

Sport(s) représenté(s) football
Création 1904
Président Suisse Sepp Blatter
Siège Suisse Zurich
Nations membres 207 associations nationales
Site Internet www.fifa.com

La Fédération internationale de football association (ou FIFA) est une association de fédérations nationales fondée en 1904 ayant pour vocation de gérer et de développer le football dans le monde. Son siège est situé depuis 1932 à Zurich, en Suisse, et son président actuel est Joseph Sepp Blatter. La FIFA est une association à but non lucratif.

Sommaire

Histoire

La FIFA est fondée le 21 mai 1903 à Paris au 229, rue Saint-Honoré sous l'impulsion de l'USFSA française et dans ses locaux. Les membres fondateurs sont : les Pays-Bas, la Belgique, la Suède, le Danemark, la Suisse, l'Espagne et la France. Un an plus tard, l'Allemagne, l'Italie, l'Autriche et la Hongrie rejoignent la FIFA. Les Britanniques refusent d'abord d'être membres mais rejoignent finalement la FIFA quelques mois plus tard. S'engage alors un bras de fer entre l’USFSA française et la FA anglaise. La première est fondatrice de la FIFA et violemment hostile au professionnalisme. La seconde a donné son feu vert aux pros dès 1885... Le débat ne se fait pas sur cette question, mais sur l'interprétation des textes fondateurs de la FIFA n'acceptant qu'une fédération, et une seule, par nation. C'était la stratégie voulue par l’USFSA afin de tuer les ligues concurrentes françaises. N'étant pas reconnues par la FIFA, ces fédérations sont notamment interdites de matches internationaux. Ainsi, l'USFSA demanda à la FA de ne présenter qu'une seule fédération à la candidature à la FIFA pour représenter tout le Royaume-Uni, et pas les quatre fédérations (Angleterre, Écosse, Pays de Galles et Irlande du Nord) qui demandaient leur adhésion à la FIFA ensemble. Un vote des membres fondateurs trancha la question, et la France fut mise en minorité. Vexés, les Français claquent alors la porte et l’USFSA quitte la FIFA. Nous sommes en 1905. La France ne reste pas longtemps hors du giron de la FIFA et c'est le CFI, principal concurrent de l’USFSA qui rejoint la Fédération internationale. L’USFSA se retrouve alors dans la position de l'arroseur arrosé, car sa position hors de la FIFA la marginalise.

La Coupe du monde, trophée majeur de la FIFA, est l'enfant de Jules Rimet, alors président de la fédération internationale. Enchanté par le spectacle donné par l'équipe d'Uruguay aux Jeux olympiques de 1924 et 1928, Rimet lance la machine Coupe du monde en 1930. L'Uruguay qui fête alors son centenaire en 1930 est un candidat idéal pour l'organisation du premier rendez-vous mondial. Le trophée de la Coupe du monde est baptisé du nom de Jules Rimet. La Coupe Rimet prend définitivement la route du Brésil après son troisième succès dans l'épreuve en 1970, comme le prévoyait le règlement. Un nouveau trophée fut donc forgé pour l'édition 1974. Le terme de « FIFA World Cup Â» est plus récent. Jusqu'en 1990, la Coupe du Monde s'intitula Weltmeisterschaft en Allemagne (1974), Mundial en Argentine (1978), Espagne (1982) et Mexique (1986) puis Mondiale en Italie en 1990. Le crochet par les États-Unis est fatal à cette sympathique tradition linguistique, et la Coupe est désormais baptisée « FIFA World Cup Â», qui est une marque déposée. Le français étant langue officielle de la FIFA au même rang que l'anglais, la terminologie « Coupe du Monde FIFA Â» est également acceptée.

Créée à Paris, la FIFA déménage à Zurich en 1932 en raison du statut de la Suisse et des graves soucis financiers de la Fédération depuis le krach boursier d’octobre 1929[1]. Avec l'augmentation importante des sources de revenus (droits TV, publicités et produits sous licence principalement), la situation financière est aujourd'hui excellente. Ainsi, FIFA a annoncé en avril 2004 qu'elle prévoyait un bénéfice de 144 millions de dollars sur 1,64 milliards de dollars de revenus sur la période 2003-2006 (cycle de quatre ans incluant la Coupe du monde 2006).

Organisation

La carte mondiale des six confédérations de la FIFA en juin 2006 (suite à l’adhésion de l’Australie à l’AFC et à l’indépendance du Monténégro).

La FIFA rassemble 208 fédérations (nationales ou pas : cas du Royaume-Uni, par exemple). Un certain flottement fut notable durant les vingt dernières années au niveau des adhésions de nouveaux membres. Les Féroé danoises ou certains DOM-TOM français reçurent l'autorisation de leur fédération d'origine (danoise, française) pour adhérer. Conscient des dangers d'une telle politique (Catalogne, Pays basque...), la FIFA a décidé de mettre fin à ces pratiques. Elle n'acceptera désormais plus de nouveaux membres sans indépendance politique claire au préalable. Cette décision n'est évidemment pas rétroactive et les Féroé, Tahiti ou la Nouvelle-Calédonie conserveront leur statut actuel.

Afin de gérer au mieux le football au niveau continental, des confédérations ont vu le jour. On pourrait croire à une hiérarchie, mais ce n'est pas le cas. Les confédérations ont rang sur la FIFA quand il s'agit de problèmes internes au continent. Ainsi, la FIFA qui organise pourtant la Coupe du Monde, n'est pas décisionnaire pour fixer les calendriers des préliminaires ni leur formule. La confédération sud-américaine est particulièrement sensible à ces problèmes, mais l'UEFA s'est également déjà illustrée dans le passé sur ce terrain. De même, elle n'a aucune emprise sur l'organisation de chaque fédération nationale. On évoquera ici l'éternel problème des calendriers que la FIFA n'est toujours pas parvenu à régler, faute de pouvoir forcer la main aux fédérations et autres confédérations, seules souveraines dans ce domaine.

  • l'AFC pour l'Asie
  • l'UEFA pour l'Europe
  • la CAF pour l'Afrique
  • la CONMEBOL pour l'Amérique du Sud
  • l'OFC pour l'Océanie
  • la CONCACAF pour l'Amérique du Nord, l'Amérique centrale et les Caraïbes

En revanche, la situation est toute différente à propos des règles du jeu. Ici, pas de discussions, et le monde entier adopte le même jour les mêmes modifications du règlement. Sur ce point, la FIFA est inflexible. Les règles du football ne sont pas édictées par la seule FIFA, mais sont discutées et votées par une vieille institution britannique nommée International Board (IFAB). La FIFA y dispose de quatre voix tandis que les fédérations d'Angleterre, d'Écosse, du pays de Galles et d'Irlande du Nord y comptent une voix chacune.

Distinctions

La FIFA désigne chaque année le Meilleur footballeur de l'année FIFA depuis 1991 pour les hommes et depuis 2001 pour les femmes.

Un classement des équipes nationales est perpétuellement effectué.

En marge de la création de la FIFA le 24 mai 1904, un match de gala opposa la France à l'Union Saint-Gilloise.

À l'occasion de son centenaire en 2004, la FIFA a fait jouer un match de prestige opposant la France au Brésil. Ces deux formations étaient les meilleures sur la dernière décennie. En outre, le Brésil, avec ces cinq Coupes du monde gagnées, symbolise la réussite sportive tandis que la France fut la terre de naissance de la FIFA.

Toujours à l'occasion de son centenaire en 2004, la FIFA a demandé à Pelé de dresser une liste des 100 meilleurs joueurs vivants. Pelé en a donné 125 : FIFA 100.

Les présidents de la FIFA

FIFA et éthique

Lors de son 56e congrès (2006), la FIFA a fait de l'éthique l'une de ses priorités. Le thème général de cette campagne est de proposer une meilleure gouvernance et une meilleure transparence dans le monde du football afin de le protéger des dérives qui le menacent : relations entre fédérations et autorités publiques, propriété, influence et contrôle des clubs, transferts de joueurs, agents de joueurs, paris et harmonisation du calendrier, notamment[2].

En parallèle à cette action, la FIFA s'associe en 2006 à l'opération Unitaid, visant à taxer les billets d'avion afin de financer l'achat de médicaments pour les pays défavorisés. Les ballons de la Coupe du monde de 2006 sont ainsi floqués au nom de cette opération.

La FIFA n'a toutefois pas découvert la notion d'éthique en 2006, et elle mène notamment une campagne sur le fair play depuis 1978. Autre thème sur lequel la FIFA travaille depuis 1997 : le travail des enfants[3].

L’Organisation internationale du travail a lancé en 1997 une campagne contre le travail des enfants. L’UNICEF et la FIFA sont notamment également associés à cette campagne. En matière de football, c’est surtout la fabrication des ballons par les enfants qui est visée. Un accord fut signé par la FIFA sur ce point en 1997 concernant le district de Sialkot (Pakistan), particulièrement touché par ce phénomène. Entre 1997 et 2000, le programme a notamment permis de couvrir 95% des fabricants de ballons de ce district en proposant une éducation à plus de 10 000 enfants. Comme le note les conclusions de l’OIT : « La population du district de Sialkot est désormais bien consciente que le travail des enfants est un fléau social qui doit être éradiqué par tous les moyens dont dispose chaque individu, famille ou communauté. Â» Depuis 1999, aucun cas de travail d’enfants n’a été signalé dans les ateliers de couture contrôlés. Fort de ce succès, cette opération sur le district de Sialkot fut intensifiée de 2000 à 2003 afin de couvrir 100% des fabricants de ballons. La FIFA a investi plus d’un million de dollars dans cette opération entre 1997 et 2003. 540 000 dollars supplémentaires y sont investis depuis 2004 afin de mettre en place, notamment, des organismes locaux aptes à donner des soins médicaux.

Depuis le 13 février 2003, la FIFA et l’Organisation internationale du travail mènent une campagne intitulée « Carton rouge au travail des enfants Â». Cette campagne de niveau mondial implique notamment d’anciens joueurs tel Roger Milla et se décline sous des formes très variées : marche de protestation ici, concours artistique là, et matches de football ailleurs. En 2006, date de mise en place d’une « journée contre le travail des enfants Â» (12 juin), le slogan de cette opération est : « La fin du travail des enfants : ensemble nous pouvons le faire ! Â».

FIFA et polémiques

Les journalistes anglais excellent dans la dénonciation des dessous de la FIFA. On citera ainsi David Yallop qui publie en 1999 How they stole the game (comment ils ont volé le jeu). Il y dénonce la gestion de João Havelange. Dans la même veine, Andrew Jennings publie en 2006 Carton rouge ! [4], où il dénonce la gestion de Sepp Blatter en reprenant nombre de données déjà publiées par Yallop (élections "truquées" en 1996 et 1998entre autres). La FIFA tenta, en vain dans les deux cas, de faire interdire la publication de ces ouvrages. Le premier n'eut aucune conséquence majeure à la FIFA tandis que le second, sorti de fraîche date, sert actuellement au juge d'instruction du canton de Zoug, Thomas Hildbrand, spécialisé dans les crimes et délits économiques, pour son enquête sur la société désormais en faillite ISL et sur la FIFA en raison de forts soupçons de détournements de fonds et de corruption.

Voir aussi

Article connexe

Liens externes

Notes

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