Fandom de Tolkien

Le Fandom de Tolkien est une communauté internationale et informelle de fans des œuvres de l'écrivain britannique J. R. R. Tolkien et des histoires de son légendaire se déroulant sur la Terre du Milieu, qui inclut ses romans Bilbo le Hobbit, Le Seigneur des anneaux, et Le Silmarillion. Le mot fandom implique une sous-culture marquée par l'enthousiasme de la jeunesse mais avec assez peu de sophistication comparativement à la critique littéraire savante, marquant ainsi l'aspect populaire du sujet général de la réception de J. R. R. Tolkien. Le « fandom de Tolkien » dans ce sens est apparu brusquement aux États-Unis dans les années 1960, dans le contexte du mouvement hippie, à l'inquiétude de l'auteur (Tolkien est décédé en 1973), qui parlait de « mon déplorable culte »[1].

Un tolkienologue est quelqu'un qui étudie l'œuvre de J. R. R. Tolkien : ce sont ceux qui étudient le plus souvent les langues elfiques et la « tolkienologie »[2]. Le terme ringer (de l'anglais ring, « anneau ») fait référence à un fan du Seigneur des Anneaux en général, et à un fan de la trilogie cinématographique Le Seigneur des anneaux de Peter Jackson en particulier[3]. D'autres termes décrivent les fans de Tolkien : tolkienite ou tolkiendil[4].

Sommaire

Histoire

Bilbo le Hobbit (The Hobbit) est un roman écrit par Tolkien qui fut publié pour la première fois en 1937. Cependant, c'est Le Seigneur des anneaux (The Lord of the Rings), publié pour la première fois de 1954 à 1955, qui donna au fandom l'aspect d'un phénomène culturel du début au milieu des années 1960.

Premier fandom (années 1960 jusqu'à 1973)

Années 1960 aux États-Unis

Foster attribue en 2006 la montée du fandom de Tolkien aux États-Unis au milieu des années 1960 à une combinaison de la sous-culture hippie et au mouvement antimilitariste poursuivant « une liberté mûre comme celle de la Comté » et « à l'anglophilie culturelle de l'Amérique » de ce temps, alimenté par une version de contrebande du Seigneur des anneaux, publiée par Ace Books suivant l'édition autorisée de Ballantine Books.

Le « hippie » après avoir refermé le livre, donne sa propre interprétation de l'œuvre, où le Seigneur des Ténèbres Sauron représente la conscription américaine pendant la guerre du Vietnam, au dépit de l'auteur qui parle d'un « culte déplorable » et affirme que « Beaucoup de jeunes Américains se sont impliqués dans les histoires d'une façon que je ne suis pas »[1], mais qui a néanmoins admis :

« ... même le nez d'une idole très modeste [...] ne peut demeurer totalement insensible aux chatouillements de la douce odeur de l'encens ! »

— J. R. R. Tolkien, Lettres

[5]

L'attention des fans devint si intense que Tolkien dut enlever son numéro de téléphone de l'annuaire public[6] et finalement déménager de Bournemouth vers la côte sud de l'Angleterre.

Cet englobement de l'œuvre dans la contre-culture américaine des années 1960 en fit un objet facile de moquerie, et eut pour conséquence que Le Seigneur des anneaux acquit le réputation d'une œuvre douteuse de culture populaire plutôt que de « littérature réelle », repoussant l'émergence d'études universitaires sur Tolkien de près de vingt ans, à la fin des années 1980.

Le Seigneur des anneaux acquit aussi, au milieu des années 1960, une popularité immense dans la culture hacker naissante, et dans les sous-cultures technologiques des scientifiques, ingénieurs et programmeurs informatique, et y fleurit toujours (Spangenfeld 2006). Il a aussi représenté une des inspirations majeures pour l'industrie du jeu vidéo naissante et pour l'évolution des jeux de rôle de fantasy (Burdge 2006).

Beaucoup de séries de fantasy écrites à cette époque le furent par des fans du Seigneur des anneaux, comme la série Shannara par Terry Brooks.

Tolkien societies

Bien qu'il y ait eu des fans enthousiastes et actifs de Tolkien dans le fandom de la science-fiction dès le milieu des années 1950, le vrai fandom organisé de Tolkien ne prit son essor qu'avec la publication de la deuxième édition reliée des livres dans les années 1960. Bien qu'il y ait de nombreuses sociétés de Tolkien dans différents pays aujourd'hui, il faut noter qu'elles ne sont ni approuvées ni autorisées par le Tolkien Estate.

Des articles sur le Seigneur des anneaux sont parus régulièrement dans le fanzine Niekas, édité par Ed Meskys dans les années 1960. Le premier groupe de fans de Tolkien organisé était The Fellowship of the Ring (« la Communauté de l'Anneau »), créé par Ted Johnstone à Pittcon, pour la World Science Fiction Convention de 1960. Ils publièrent quatre numéros du fanzine i-Palantír avant que l'organisation ne soit dissoute.

La Tolkien Society of America s'est d'abord réunie « en février 1965, à côté de la statue d'Alma Mater sur le campus de l'université de Columbia », d'après une interview accordée en 1967 au New York Times par Richard Plotz, le fondateur de la Society, et le premier Thain. Avant 1967, Meskys devint Thain et la société compta plus de 1 000 membres, organisés en groupes locaux ou smials, un modèle repris par d'autres organisations de fans de Tolkien. La société publia une lettre d'information, Green Dragon, et The Tolkien Journal (édité par Plotz). En 1969, la société sponsorisa la première Tolkien Conference au Belknap College, qui n'était pas une « convention de science-fiction » mais plutôt une événement savant.

La University of Wisconsin Tolkien and Fantasy Society fut fondée en in 1966, et elle est plus connue pour son journal Orcrist (1966-1977), édité par Richard C. West.

À travers le continent, Glen GoodKnight créa la Mythopoeic Society en Californie en 1967 pour l'étude, la discussion, et le plaisir de la littérature fantastique et mythique, spécialement les œuvres de Tolkien et des membres des Inklings C. S. Lewis, et Charles Williams. La société a tenu sa première conférence (Mythcon) en 1970, composée de lectures, d'un concours de costumes, d'une exposition d'art, et d'autres événements typiques des conventions de science-fiction de l'époque. Les trois périodiques diffusés par la société sont Mythprint, un bulletin mensuel ; Mythlore, au départ une fanzine et maintenant une revue académique dont les articles sont évalués par les pairs qui publie des articles universitaires sur la littérature fantastique et mythique ; et The Mythic Circle, un journal littéraire annuel de poésies originales et de nouvelles (qui remplace les premières publications de la Société Mythril et Mythellany).

Orcrist et The Tolkien Journal publièrent trois numéros communs (1969-1971). The Tolkien Journal et Mythlore publièrent plusieurs numéros communs à la fin des années 1970 et finirent par fusionner.

The Tolkien Society (Royaume-Uni) fut créée en 1969, et reste active en tant qu'association caritative enregistrée. La société avait deux publications régulières, un bulletin bimensuel de nouvelles et d'informations, Amon Hen, et un journal annuel, Mallorn, contenant des articles critiques et des essais sur l'œuvre de Tolkien. Ils accueillent plusieurs événements annuels, parmi lesquels une conférence donnée à Oxfort, Oxonmoot.

Tant la Tolkien Society britannique que la Mythopoeic Society américaine étaient et restent organisées en « groupes d'intérêt spécial », spécialisés dans un domaine comme les langues, et dont les groupes locaux ou régionaux continuent à se voir de manière régulière. Le journal Parma Eldalamberon, fondé en 1971, est une publication d'un de ses groupes d'intérêt spécial de la Mythopoeic Society.

Il y a aussi une longue tradition de fandom de Tolkien organisé en Scandinavie. The Tolkien Society of Sweden fut créée à Gothenburg en 1968 (« of Sweden » fut ajouté en 1969 pour éviter la confusion avec la société britannique) et Suède en 1972.

Certains fans, connus comme les touristes de Tolkien, voyagent dans le but de visiter les lieux en relation avec le Seigneur des anneaux et Tolkien.

Des années 1970 aux années 1980

Après la mort de Tolkien, son fils Christopher Tolkien commença la publication de ses œuvres posthumes, commençant avec Le Silmarillion (1977) qui avait été préparé pour la publication par Tolkien mais qui était resté inachevé à sa mort, suivi par les différents tomes de l'Histoire de la Terre du Milieu, de 1983 à 1996. J. R. R. Tolkien: A Biography[7], publié en 1977 et ses Lettres publiées en 1981 fournissent le matériel biographique. Ces publications ont fourni la matière première pour la recherche approfondie sur Tolkien, dont le voie fut ouverte par The Road to Middle-earth de Tom Shippey en 1982.

L'intérêt pour Le Seigneur des anneaux mena à plusieurs tentatives d'adaptation en films, dont la majorité ont échoué. Le cinéaste Ralph Bakshi réussit à obtenir le droit de produire une version en dessin animé, première partie de ce qui devait normalement en compter deux. Bakshi utilisa pour ce film, parmi d'autres techniques d'animation, la rotoscopie, consistant à filmer réellement l'action une première fois avant de la transformer en animation. Alors que le film avait et continue de recevoir des réactions critiques partagées, il a été un succès financier, coûtant 8 millions de dollars américains à produire, et en rapportant 30 millions au box office. Malgré cela, United Artists, le distributeur originel du film, refusa de financer la deuxième partie, laissant le projet inachevé.

Des années 1990 aux années 2000

Les années 1990 virent l'achèvement de l'Histoire de la Terre du Milieu en anglais. Une série de textes de Tolkien fut publiée dans des journaux comme Parma Eldalamberon et Vinyar Tengwar, publiés par la Elvish Linguistic Fellowship dès le début des années 1990. Dans les années 2000, plusieurs projets encyclopédiques ont documenté la vie de Tolkien et son œuvre dans le détail, comme la J.R.R. Tolkien Encyclopedia (2006) et les deux volumes The Lord of the Rings: A Reader's Companion[8] et The J. R. R. Tolkien Companion and Guide (2005, 2006). Le journal spécifique Tolkien Studies est apparu en 2004.

Traduit dans une dizaine de langues et diffusé à travers le monde, Le Seigneur des anneaux n'a jamais été épuisé depuis sa première publication. La communauté de fans existant au milieu des années 1990 est composée de fans dévôts, peu habitués à avoir de « vrais » nouveaux matériaux ou n'importe quelle sorte de reconnaissance des mass-media, qui prêtent attention aux détails et à la continuité dans le legendarium.

Sur Internet

Des discussions à propos de Tolkien eurent lieu sur de nombreux forum Internet depuis les premiers jours du Usenet. La liste de diffusion Tolklang (en) a débuté en 1990. Les forums Internet alt.fan.tolkien et rec.arts.books.tolkien sont respectivement actifs depuis 1992 et 1993.

Il y eut de remarquables sujets de discorde dans les discussions en ligne autour de l'origine des Orques, si les elfes ont des oreilles pointues, ou si les Balrogs ont des ailes. Après l'annonce des films de Peter Jackson (en 2001), les utilisateurs en ligne du fandom se sont divisés en « révisionnistes » et en « puristes » entourant la controverse des changements effectuées au roman pour l'adapter au cinéma, telles que celles faites au personnage d'Arwen et l'absence de Tom Bombadil[9],[10].

La trilogie de Peter Jackson

Le Seigneur des anneaux gagna un public beaucoup plus large avec la sortie de la trilogie cinématographique de Peter Jackson. Ces films ont été sortis sur trois années successives, de décembre 2001 à décembre 2003. Depuis, un grand nombre de fans qui n'ont pas lu les livres sont également apparus et ont été exposés aux œuvres de Tolkien à travers les films et leurs produits dérivés.

Diverses œuvres inspirées par J. R. R. Tolkien (en), notamment des jeux informatiques et vidéos, ont également augmenté en nombre et en popularité. La culture populaire en référence à la Terre du Milieu a également augmenté, ainsi que ses satires et parodies.

L'un des plus importants sites Internet de fans des films de Jackson est TheOneRing.net, qui était très populaire, même de la part des acteurs et de l'équipe du film. Appelé TORn, il était à l'origine un petit site de nouvelles du film qui a gagné en prestige avec les rumeurs du film qui sont devenues réalité. Les cinéastes ont déployé des efforts spéciaux pour gagner des fans, pas simplement pour entretenir, mais soutenir activement le site de fan (en). De ce nombre, TheOneRing.net est le plus connu et est probablement responsable de la popularisation du terme ringers. Un autre site de fans de premier plan est The One Ring - The Home of Tolkien Online qui, par contraste avec TheOneRing.net, met l'accent sur les œuvres littéraires plutôt que sur les films.

Un montage de fan de la bande annonce du film Les Deux Tours existe, appelé The Two Towers: The Purist Edit[11]. La plupart des modifications sont incorporées dans The Lord of the Rings: the purist edition, un autre montage de fan de la trilogie entière qui donna un film de huit heures ne contenant pas la plupart des changements apportés par Jackson à l'histoire originale[11],[12].

Tolkienologie

Tolkienologie est un terme utilisé par les fans de Tolkien pour décrire l'étude des œuvres de J. R. R. Tolkien traitant de la Terre du Milieu comme un monde réel, effectuant des recherches à partir d'une perspective intérieure. Cela diffère des études sur Tolkien car elle ignore l'histoire du monde réel de la composition par l'auteur et doit nécessairement assumer une cohérence sous-jacente interne.

La Tolkienologie peut inclure[13],[14],[15],[16] :

  • les langues d'Arda : étude des langues créées Tolkien, dont les plus développées sont le quenya et le sindarin, le plus complet conçu pour la Terre du Milieu, étude des systèmes d'écriture, le plus connu étant le Tengwar, et possiblement le Neo-Eldarin (en) pour un usage quotidien ;
  • les débats sur la vraie nature de Tom Bombadil, des balrogsetc. et le débat sur les vraies motivations des personnages dans l'histoire ;
  • les généalogies des familles Hobbit et des rois ;
  • la précision des calendriers de Tolkien et comment ils peuvent être utilisés de nos jours ;
  • la reconstruction de l'historique des royaumes elfiques, de l'Arnor, du Gondor, du Rohan et des autres terres moins connues ;
  • les questions de morale à savoir si le dieu Ilúvatar, omnipotent, omniscient et ambivalent, voulait détruire Númenor, si les « mauvais » Dunlendings avait droit de rivaliser avec « bons » Rohirrim et si le Gondor commirent des génocides ;
  • le possible recensement de chaque peuple de la Terre du Milieu ;
  • les descriptions astronomiques dans les livres (phases de la lune, positions des étoiles), et de ce qui peut en être déduit à propos de la géographie de la Terre du Milieu ;
  • les stratégies de guerre et de bataille : si elles étaient bonnes et quelles alternatives auraient pu être utilisés ;
  • les effets du folklore hobbit sur les lieux de la Comté et leurs sorts, déterminés par la traduction de la toponymie.

Tolkienymie

Tolkienymie est un terme inventé par l'érudit de Tolkien Mark T. Hooker[17] pour décrire l'étude de l'utilisation des noms utilisés par Tolkien provenant des langues existantes. Cette branche de l'étude porte sur l'étymologie des noms tels que Bilbo, la famille Boffin (en), le Val (The Yale), et Tom Bombadil.

Fandom et les études Tolkien

Il n'y a pas de démarcation nette entre fandom et les savantes études de Tolkien. Les auteurs des études académiques publiées sur Tolkien pourraient être motivés par un enthousiasme personnel pour ses œuvres, et diverses sociétés académiques sur Tolkien combinent leurs études avec les activités de fandom. Ainsi, le Oxonmoot organisé par The Tolkien Society organise des causeries, des diaporamas et un bal masqué costumé. De même, la Deutsche Tolkien Gesellschaft approvisionne fandom en langue allemande et coorganisa également des séminaires sur les études de Tolkien à l'université d'Iéna en 2005 et 2007.

Généralement, le fandom est séparé des « études sérieuses de Tolkien » par une échelle mobile de prise de conscience moindre et travaille sur les œuvres posthume de Tolkien. Beaucoup de fans de Tolkien sont seulement conscients du Seigneur des anneaux, de Bilbo le Hobbit, et du Silmarillion. La prise de conscience à propos des courtes histoires de Tolkien, de ses publications n'appartenant pas au domaine de la fiction et des éditions détaillées de ses notes inédites depuis les années 1980 est réservée pour les esprits plus littéraires appartenant à la démographie des fans de Tolkien.

Fandom et les linguistes de Tolkien

Articles détaillés : Langues d'Arda et Neo-Eldarin.

Les études des langues créées par Tolkien (notamment le quenya et le sindarin) est un domaine où le fandom et les études académiques de Tolkien se chevauchent. La friction qui en résulta entre les étudiants universitaires des langues, qui mettent l'accent sur l'évolution conceptuelle, et le fandom, axé sur un suivi interne à l'univers de Tolkien, est devenue visible, notamment dans la controverse de la convention d'elfcon (en) de la fin des années 1990.

Il y a le camp des « reconstitutionnistes », qui poursuivent la reconstruction des formes non attestées de l'elfique, et le camp des « philologistes » ou « puristes » qui se concentre entièrement sur les éditions consciencieuses de ces fragments trouvées dans les écrits inédits de Tolkien. Par sa nature, le reconstructionnisme vise à « corriger » la norme de l'elfique, tandis que l'étude philologique de l'évolution des conceptions de Tolkien suppose que ces langues n'ont jamais atteint une forme interne complète, cohérente et définitive.

Le camp des « reconstitutionnistes » est représenté par exemple par le linguiste David Salo, et le camp « puriste » est représenté par exemple par Carl F. Hostetter, le rédacteur en chef de Vinyar Tengwar.

Notes et références

  1. a et b Lev Grossman, Feeding on Fantasy Time.com, November 24, 2002
  2. thetolkienwiki.org
  3. Le terme apparaît sur alt.fan.tolkien en décembre 2001 [1] ; « Ringer community » Kohman (2005) p. 10. ; c.f. Ringers: Lord of the Fans (2005)
  4. un composé anglo-quenyarin, signifiant « ami de Tolkien », surtout connu en tant que société française de fans de Tolkien.
  5. Lettres, no 336.
  6. Lettres, no 332.
  7. Humphrey Carpenter (trad. Pierre Alien), J. R. R. Tolkien, une biographie [« J. R. R. Tolkien: A biography »], Pocket, coll. « Littérature - Best », novembre 2004, 320 p. (ISBN 2-266-14626-2) 
  8. (en) Wayne G. Hammond et Christina Scull, The Lord of the Rings: A Reader's Companion, HarperCollins, 2005 (ISBN 0-00-720907-X) 
  9. « Fellowship of the Ring » - Wired, Oct. 2001
  10. « The campaign for real Tolkien » - The Independent, Nov. 2001
  11. a et b Leo Grin, « Tolkien Purists Strike Back! ». Consulté le 28 décembre 2007.
  12. The Lord of the Rings: the purist edition. Consulté le 2007-12-28
  13. Alberto Monteiro's Tolkien Page
  14. Lalaith's Middle-earth Science Pages
  15. The Tolkien Meta-FAQ
  16. Could the eagles have flown Frodo into Mordor?
  17. Page de Mark T. Hooker sur le site tolkiengateway.net.

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article en anglais intitulé « Tolkien fandom » (voir la liste des auteurs).

Liens internes

Liens externes

Enquête Tolkien fandom 
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Fandom sur Internet

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