Extinction Des Espèces

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Extinction Des Espèces

Extinction des espèces

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Les mécanismes de
l'évolution biologique

Mécanismes non aléatoires:

Mécanismes aléatoires:

Dynamiques √©volutionnaires :

Le dodo, ici illustré, est un exemple d'extinction souvent cité.

En biologie et écologie, l'extinction est la disparition totale d'une espèce ou groupe de taxons, réduisant ainsi la biodiversité.

√Ä travers l'√©volution, de nouvelles esp√®ces apparaissent par le processus de la sp√©ciation ‚ÄĒ o√Ļ de nouvelles vari√©t√©s d'organismes √©mergent et se d√©veloppent quand elles sont capables de trouver et d'exploiter une niche √©cologique ‚ÄĒ et des esp√®ces disparaissent quand elles ne sont plus capables de survivre dans des conditions changeantes ou face √† une concurrence qu'elles ne peuvent affronter. Typiquement, une esp√®ce s'√©teint en 5 √† 10 millions d'ann√©es (hors p√©riode de crise biog√©ologique)[1], bien que certaines esp√®ces, appel√©es fossiles vivants, survivent pratiquement inchang√©es pendant des centaines de millions d'ann√©es[r√©f. n√©cessaire]. Seulement 1/1000 des esp√®ces ayant exist√© sont encore vivantes aujourd'hui[1],[2].

Avant la propagation de l'homme sur toute la plan√®te, les donn√©es arch√©opal√©otologiques montrent que les taux d'extinction √©tait invariablement faibles, les extinctions de masse √©tant des √©v√©nements relativement rares. D√©marrant approximativement il y a 100 000 ans et co√Įncidant avec la croissance du nombre et de la r√©partition des hommes, l'extinction des esp√®ces a augment√© √† un taux sans pr√©c√©dent[3] depuis la grande extinction du Cr√©tac√©. Ce ph√©nom√®ne est connu sous le nom d'extinction de l'Holoc√®ne et repr√©sente la sixi√®me extinction massive. Certains experts estiment que plus de la moiti√© des esp√®ces vivantes aujourd'hui peuvent s'√©teindre d'ici 2100.[4],[5] Cette pr√©vision ne fait cependant pas l'unanimit√©[6],[7].

Aux causes anciennes et naturelles d'extinction s'ajoutent des causes anthropiques récentes telles que les effets des pollutions, de la surexploitation des ressources naturelles, de la destruction des habitats ou de l'insularisation[8] induite par la fragmentation écologique croissante des paysages... effets qui pourraient dans un proche avenir être exacerbé par les effets du dérèglement climatique.

Sommaire

Définitions

Une esp√®ce est r√©put√©e ¬ę disparue ¬Ľ quand le dernier membre de cette esp√®ce est mort. L'extinction devient donc une certitude quand il n'y a plus d'individus survivants capables de se reproduire et de cr√©er une nouvelle g√©n√©ration.

Une esp√®ce est dite ¬ę fonctionnellement √©teinte ¬Ľ, lorsque les individus survivants ne peuvent plus se reproduire, √† cause d'une sant√© faible, de l'√Ęge ou d'une distribution √©parse sur une grande √©tendue, d'un nombre trop r√©duit d'individus, ou encore √† cause d'un manque d'individus d'un des deux sexes (pour les esp√®ces √† reproduction sexu√©e) ou pour d'autres raisons.

√Čcorce de l'une des esp√®ces de Lepidodendron, foug√®res arborescentes disparues apr√®s le Carbonif√®re, probablement √† cause de la comp√©tition avec des plantes plus r√©centes.[9]

√Čtablir l'extinction (ou pseudoextinction, voir chapitre suivant) d'une esp√®ce requiert une d√©finition claire de cette esp√®ce. Si elle est d√©clar√©e √©teinte, l'esp√®ce en question doit √™tre identifiable de mani√®re unique, bien diff√©renci√©e de ses anc√™tres, esp√®ces descendantes ou proches. L'extinction d'une esp√®ce (ou remplacement par une esp√®ce descendante) joue un r√īle cl√© dans l'hypoth√®se de l'√©quilibre ponctu√© de Stephen Jay Gould et Niles Eldredge.

En écologie, le terme extinction est souvent utilisé informellement en référence au phénomène d'extinction locale (ou extirpation), dans lequel une espèce cesse d'exister dans une zone d'étude donnée mais vit encore ailleurs. Une extinction locale peut être suivie d'une recolonisation naturelle, ou d'une réintroduction d'individus de cette espèce prélevés dans d'autres régions (avec parfois des échecs, quand la niche écologique a été occupée ou modifiée par d'autres espèces).

L'extinction d'une population sauvage d'une esp√®ce peut avoir des r√©percussions √©copaysag√®re, et notamment provoquer des extinctions suppl√©mentaires, dites ¬ę extinctions en cha√ģne ¬Ľ ou coextinctions[10].

Datation des extinctions

Les dates d'extinction ne sont souvent qu'indicatives, car :

Pour les p√©riodes anciennes ; elle est fix√©e par l'√©tude des fossiles par la pal√©ontologie, avec donc des dates qui peuvent √™tre comprises dans de larges fourchettes, mais susceptibles d'√™tre pr√©cis√©es par de futures d√©couvertes scientifiques. Des approches g√©n√©tiques visant √† remonter la radiation √©volutive sont aussi en d√©veloppement.

Pour les esp√®ces contemporaines ou r√©cemment disparues ; par commodit√©, la date d'extinction est g√©n√©ralement consid√©r√©e comme √©tant celle de la mort du dernier individu connu de l'esp√®ce, ce qui peut induire des biais ou erreurs dans l'analyse des cons√©quences √©cologiques de ces disparition. En effet :

  • une esp√®ce peut √™tre consid√©r√©e comme ¬ę non-√©teinte ¬Ľ parce qu'il en reste au moins un individu vivant, m√™me si celui-ci a perdu toute capacit√© √† procr√©er, faute de partenaire sexuel suffisamment proche (situation qui peut perdurer des ann√©es ou si√®cles avant la mort des derniers individus dans le cas d'un arbre). Dans d'autres cas, des individus d'une esp√®ce pourraient encore survivre, alors qu'il ne reste plus que des m√Ęles ou que des femelles (par exemple suite √† une pollution thermique chez des esp√®ces dont le sexe-ratio est influenc√© par la temp√©rature (tortues..) ou quand des perturbateurs endocriniens entropiques f√©minisent pr√®s de 100 % des individus de certaines esp√®ces (certains poissons, coquillages).
  • Une esp√®ce peut √™tre consid√©r√©e comme ¬ę √©teinte ¬Ľ alors qu'il en reste en r√©alit√© des propagules vivants (par exemple, des graines ou des spores encore capables de germer). Mais m√™me dans ce dernier cas, s'il s'agit d'un v√©g√©tal sup√©rieur, il est possible que l'unique pollinisateur de l'esp√®ce, ou un symbiote n√©cessaire ait disparu, emp√™chant la reproduction sexu√©e et donc la diversit√© biologique intrasp√©cifique. Et s'il s'agit d'animaux, il peut arriver que les g√©niteurs potentiels soient alors si √©loign√©s les uns des autres ou si isol√©s par des barri√®res √©cologiques (nouvelles et anthropiques, ou naturelles) qu'ils n'ont statistiquement plus aucune chance de se rencontrer et de se reproduire.

Pseudoextinction

Quelques auteurs[r√©f. souhait√©e] ont voulu nuancer le ph√©nom√®ne d'extinction en distinguant :

  • les esp√®ces disparues sans laisser aucune esp√®ces-fille (extinction totale, avec perte du patrimoine g√©n√©tique) ;
  • les esp√®ces disparues qui ont laiss√© une ou plusieurs esp√®ce-fille (qui leur ont surv√©cu, en √©voluant plus ou moins par rapport √† leur esp√®ce-m√®re, mais qui en porterait la plupart de l'information g√©n√©tique). Ils appellent ce type d'extinction pseudoextinction.

Cette approche veut insister sur la continuit√© d'une partie du patrimoine g√©n√©tique, mais outre que celle-ci est d√©j√† prise en compte par la th√©orie de l'√©volution, la notion de pseudoextinction prend mal en compte la d√©finition admise de l'esp√®ce. De plus elle est porteuse d'ambigu√Įt√©, en effet les filiations et fonctions du patrimoine g√©n√©tique sont encore mal comprises et il est difficile de savoir √† partir de quand on pourrait consid√©rer qu'une ¬ę esp√®ce-fille ¬Ľ est devenue une esp√®ce ind√©pendante (toutes les esp√®ces descendantes peuvent-√™tre d'un m√™me organisme originel, en poussant ce concept √† son extr√™me, il faudrait reclasser toutes les extinctions en pseudo-extinction). Les esp√®ces domestiqu√©es seraient alors √† consid√©rer comme leurs anc√™tres ou parents sauvages proches, la disparition de l'auroch ou du Hyracotherium n'√©tant par exemple qu'une pseudoextinction.

La r√©alit√© d'une pseudoextinction est d√©licate √† √©tablir autrement que par des faisceaux d'indices liant fortement une esp√®ce vivante aux membres d'une esp√®ce pr√©existante. Par exemple, il est parfois soutenu que le Hyracotherium disparu, qui √©tait un ancien animal similaire au cheval, est pseudo√©teint plut√īt que √©teint, parce qu'il y a plusieurs esp√®ces vivantes du genre Equus, incluant les z√®bres et les √Ęnes. Cependant, comme les esp√®ces fossiles ne laissent pas ou peu de mat√©riel g√©n√©tique, il est impossible de dire si Hyracotherium a √©volu√© vers les esp√®ces de chevaux modernes ou simplement √©volu√© depuis un anc√™tre commun avec le cheval moderne. La pseudoextinction est plus simple √† d√©montrer pour des groupes taxonomiques plus importants. Il est dit que les dinosaures sont pseudo√©teints, car certains de leurs descendants, les oiseaux, existent encore aujourd'hui.

¬ę R√©apparition ¬Ľ d'esp√®ces

Pour les esp√®ces ubiquistes et √† large aire de r√©partition, d√©terminer le moment de leur extinction est difficile, et habituellement fait r√©trospectivement, voire sans certitudes, comme l'illustre le ph√©nom√®ne dit de ¬ę taxon Lazare ¬Ľ[11] dans lequel une esp√®ce pr√©sum√©e √©teinte ¬ę r√©appara√ģt ¬Ľ subitement (typiquement dans un enregistrement fossile) apr√®s une p√©riode d'apparente absence.

Des esp√®ces d'abord consid√©r√©es comme ¬ę √©teintes ¬Ľ, faute d'individus observ√©s pendant plusieurs ann√©es ou d√©cennies, peuvent ainsi √™tre red√©couvertes. Ce fut le cas par exemple du Pic √† bec ivoire, du Petaurus gracilis, du Takah√© ou du Fuligule de Madagascar ou le potorou de Gilbert, pr√©sum√© √©teint durant 120 ans. Le cas le plus c√©l√®bre √©tant le CŇďlacanthe.

Cependant, les grands organismes de conservation comme l'UICN considèrent que ces espèces restent menacées de disparition si leur nombre d'individus et leur diversité génétique sont faibles, et qu'ils sont à un stade proche de l'incapacité à renouveler les générations.

Causes

Le pigeon migrateur, une des nombreuses espèces d'oiseaux éteintes, a été chassé jusqu'à l'extinction en l'espace de quelques décennies.

Plusieurs causes peuvent contribuer directement ou indirectement √† l'extinction d'une esp√®ce ou d'un groupe d'esp√®ces. ¬ę De la m√™me fa√ßon que chaque esp√®ce est unique, chaque extinction l'est aussi... les causes de chacune d'entre elles sont vari√©es ‚ÄĒ certaines subtiles et complexes, d'autres √©videntes et simples ¬Ľ[12].

Plus simplement, toute esp√®ce inapte √† survivre ou √† se reproduire dans son environnement, et incapable de se d√©placer jusqu'√† un nouvel environnement o√Ļ elle peut le faire, meurt et s'√©teint.

Une esp√®ce ne pr√©sentant normalement pas de risque d'extinction peut dispara√ģtre subitement lors d'√©v√©nements particuli√®rement graves, comme lorsqu'une pollution rend l'ensemble de son habitat invivable ; √† l'inverse, le ph√©nom√®ne d'extinction peut se d√©rouler progressivement sur des milliers ou des millions d'ann√©es, par exemple lorsqu'une esp√®ce perd graduellement l'avantage dans la comp√©tition pour la nourriture ou l'espace face √† des esp√®ces mieux adapt√©es.

Dans son ouvrage Extinction: Bad Genes or Bad Luck (Extinction : mauvais g√®nes ou malchance), le pal√©ontologue David Raup examine l'importance des facteurs g√©n√©tiques et environnementaux √† provoquer les extinctions, et compare ce th√®me avec le d√©bat inn√© contre acquis.[2] Savoir si les extinctions relev√©es dans les sondages pal√©ontologiques ont √©t√© caus√©es plus particuli√®rement par l'√©volution des esp√®ces ou par des catastrophes est un sujet de d√©bat ; Mark Newman, l'auteur de Modeling Extinction est en faveur d'un mod√®le math√©matique se situant entre les deux positions.[1] √Ä l'inverse, la biologie de la conservation utilise le mod√®le de la spirale d'extinction afin de classer les extinctions selon leur cause.

Causes génétiques et démographiques

La génétique des populations et les phénomènes démographiques affectent l'évolution et donc le risque d'extinction des espèces. Les espèces ayant de faibles populations sont beaucoup plus vulnérables à ces événements.

De façon simplifiée, la sélection naturelle propage les traits génétiques bénéfiques et élimine les faiblesses. Il est néanmoins possible qu'une mutation délétère se répande au sein d'une population à cause d'une dérive génétique.

Un pool g√©n√©tique vari√© donne √† une population une meilleure chance de survie face √† des changements n√©fastes de sa condition de vie. Les ph√©nom√®nes causant une perte de diversit√© g√©n√©tique peuvent augmenter le risque d'extinction. Le ph√©nom√®ne de ¬ę goulet d'√©tranglement ¬Ľ de population[13] est en mesure de r√©duire significativement cette diversit√© en limitant fortement le nombre d'individus reproducteurs et rend la consanguinit√© plus fr√©quente. L'exemple le plus extr√™me du goulet d'√©tranglement de population est l'effet fondateur, qui peut entra√ģner une sp√©ciation rapide.

Destruction de l'habitat

La destruction ou fragmentation de l'habitat d'une espèce ou d'un groupe d'espèce peut altérer le paysage adaptatif à un point tel que l'espèce n'est plus en mesure d'y survivre et donc s'éteint. Cela peut arriver par des effets directs comme la pollution de l'environnement, ou indirectement, par la limitation de la capacité d'une espèce à rester efficace dans la compétition pour les ressources naturelles ou contre de nouvelles espèces concurrentes.

La dégradation de l'habitat par la toxicité peut mettre fin à une espèce très rapidement, en tuant tous les membres par contamination ou en les rendant stériles. Cela peut se produire sur de longues périodes, à des niveaux faibles de toxicité, affectant la durée de vie, les capacités de reproduction ou de compétitivité.

La d√©gradation peut aussi prendre la forme d'une destruction physique des habitats, ayant de tout temps exist√©, mais avec une ampleur beaucoup plus importante notamment depuis la r√©volution industrielle. Un exemple c√©l√®bre est la destruction des for√™ts tropicales humides et son remplacement par des p√Ęturages, ce qui a ainsi consid√©rablement r√©duit les populations d'Orang-outan en Asie ; la destruction de la for√™t dense entra√ģne l'√©limination de l'infrastructure n√©cessaire √† la vie de nombreuses esp√®ces. Par exemple, une foug√®re a besoin de beaucoup d'ombre pour se prot√©ger de la lumi√®re directe du soleil. Elle ne peut survivre sans une for√™t pour l'abriter. Autre cas, la destruction du plancher oc√©anique par le chalutage des fonds marins, le drainage des zones humides pour la sylviculture ou l'agriculture, etc.

Des ressources en baisse o√Ļ la pr√©sence de nouvelles esp√®ces en comp√©tition accompagne souvent la d√©gradation de l'habitat. Le r√©chauffement climatique a permis √† certaines esp√®ces d'√©tendre leur territoire, apportant une comp√©tition non d√©sir√©e avec les esp√®ces qui occupaient d√©j√† cette zone. Parfois ces nouveaux comp√©titeurs sont des pr√©dateurs et affectent les esp√®ces proies, ou bien ces nouveaux arrivants sont en forte concurrence avec les esp√®ces locales pour des ressources naturelles en quantit√© limit√©e. Les ressources vitales telles que l'eau et la nourriture peuvent aussi √™tre limit√©es, menant √† l'extinction.

Le crapaud doré a été vu pour la dernière fois en 1989. Le déclin des populations d'amphibiens perdure sur toute la planète.

Prédation, compétition et maladie

Les hommes ont transport√© des animaux et plantes d'un coin √† l'autre du monde depuis des milliers d'ann√©es, parfois d√©lib√©r√©ment (ex. le b√©tail d√©barqu√© sur les √ģles et utilis√© comme nourriture) et parfois accidentellement (ex. les rats s'√©chappant d'un bateau). Dans la plupart des cas, de telles introductions sont sans succ√®s, mais lorsqu'une esp√®ce r√©ussit √† coloniser un territoire (elle devient alors une esp√®ce invasive), les cons√©quences peuvent √™tre catastrophiques.

Les espèces invasives peuvent affecter les espèces natives en les mangeant, entrant en compétition avec elles, en introduisant des pathogènes ou parasites qui les rendent malades ou les tuent, ou encore indirectement en dégradant leur habitat.

Les populations humaines peuvent √©galement agir comme des pr√©dateurs invasifs. Selon l'hypoth√®se de l'extermination pr√©historique[14], la rapide extinction de la m√©gafaune dans des zones comme la Nouvelle-Z√©lande, l'Australie, Madagascar et Hawa√Į r√©sultent d'une soudaine introduction d'humains dans des environnements remplis d'animaux qui n'en avaient jamais vus auparavant et √©taient ainsi compl√®tement inadapt√©s √† leurs techniques de pr√©dation. La surexploitation par la chasse peut mener √† la disparition totale d'une esp√®ce : ce fut le cas du dodo ou des grands mammif√®res disparus au cours des derniers mill√©naires.

De nos jours, la croissance des √©changes internationaux augmente le risque de propagation d'esp√®ces invasives. Afin d'√©viter ce ph√©nom√®ne, des contr√īles douaniers aux fronti√®res sont effectu√©s, particuli√®rement dans les a√©roports.

Coextinction

Article d√©taill√© : coextinction.

La coextinction se r√©f√®re √† la perte d'une esp√®ce due √† la disparition d'une autre esp√®ce, par exemple, l'extinction d'insectes parasites apr√®s l'extinction de leurs h√ītes. Une coextinction peut aussi se produire lorsqu'une esp√®ce v√©g√©tale perd son esp√®ce pollinisatrice principale, ou lorsqu'un pr√©dateur n'a plus de proie. D'apr√®s Lian Pih Koh, chercheur en √©cologie et biologie de l'√©volution √† l'Universit√© Nationale de Singapour :

¬ę 

Species coextinction is a manifestation of the interconnectedness of organisms in complex ecosystems... While coextinction may not be the most important cause of species extinctions, it is certainly an insidious one.[15]
La coextinction d'espèces est une manifestation de l'interconnexion d'organismes dans des écosystèmes complexes... Bien que la coextinction puisse ne pas être la cause la plus importante d'extinction des espèces, c'est certainement une cause insidieuse.

 ¬Ľ

Extinctions massives

Article d√©taill√© : Extinction massive.

Il y a eu au moins six grandes extinctions de masse au cours de l'histoire de la vie sur Terre, s'échelonnant de -500 millions d'années (ordovicien) à -65 Ma (crétacé), au cours desquelles de nombreuses espèces ont disparu en une période de temps relativement courte (à l'échelle des temps géologiques).

Dans l'ordre chronologique :

Extinction massive de l'époque moderne

Article d√©taill√© : extinction de l'Holoc√®ne.

D'apr√®s un sondage de 1998 effectu√© aupr√®s de 400 biologistes par le Mus√©um d'histoire naturelle am√©ricain de New-York, pr√®s de 70 % des biologistes pensent que nous sommes actuellement au d√©but d'une extinction de masse caus√©e par l'homme,[16],[17] connue en tant qu'extinction de l'Holoc√®ne. Dans ce sondage, la m√™me proportion de personnes interrog√©es √©taient d'accord avec la pr√©diction que jusqu'√† 20 % de toutes les populations vivantes pourraient s'√©teindre d'ici une trentaine d'ann√©es (en 2028). Le biologiste Edward Osborne Wilson a estim√© en 2002 que si le taux actuel de destruction de la biosph√®re par l'homme se maintenait, la moiti√© de toutes les esp√®ces en vie sur Terre seraient √©teintes d'ici 100 ans.[18] De fa√ßon plus significative, le taux d'extinction d'esp√®ces √† l'heure actuelle est estim√© entre 100 et 1000 fois plus √©lev√© que le taux moyen d'extinction qu'a connu jusqu'ici l'histoire de l'√©volution de la vie sur Terre[19], et est estim√©e √† 10 √† 100 fois plus rapide que n'importe quelle extinction de masse pr√©c√©dente.

En 2004, une √©tude parue dans Nature r√©alis√©e sous la direction de Chris Thomas et bas√©e sur un √©chantillon de r√©gions couvrant 20 % de la surface terrestre montre que les changements climatiques entra√ģneront la perte de 15 √† 37 % des esp√®ces vivantes d'ici 2050, suivant les sc√©narios[20]. Soit un rythme d√©passant tr√®s largement l'√©chelle des temps g√©ologiques ; ce qui annonce la sixi√®me crise d'extinction massive des esp√®ces que la Terre ait connue (les pr√©c√©dentes √©tant list√©es en pr√©ambule), cette fois pour des raisons anthropiques.

D'apr√®s l'Union mondiale pour la conservation, 784 extinctions ont √©t√© enregistr√©es depuis l'ann√©e 1500, la date arbitraire choisie pour d√©finir les extinctions de l'√©poque moderne, bien que de nombreuses autres extinctions aient pu passer inaper√ßues.[21] Cette √©tude ne fait pas l'unanimit√© dans la communaut√© scientifique : pour Joseph Wright (Smithsonian Tropical Research Institute) et Helene Muller-Landau (University of Minnesota), la croissance des for√™ts tropicales qu'on observe actuellement fait que de nombreuses esp√®ces ne sont plus en danger. Le mouvement de migration vers les villes et l'extension de la for√™t qui en d√©coule invalide selon eux les pr√©visions alarmistes[22].

√Čvolution de la compr√©hension scientifique

Le Dilophosaurus, une des nombreuses espèces disparues de dinosaures. Les causes de l'extinction du Crétacé ont toujours été (et sont encore) un sujet de débat parmi les scientifiques.

Dans les ann√©es 1800 lorsque le ph√©nom√®ne d'extinction fut la premi√®re fois d√©crit, l'id√©e m√™me d'extinction √©tait effrayante pour les partisans de la Grande cha√ģne de la vie, une position th√©ologique qui n'admettait pas la possibilit√© de l'existence de ¬ę cha√ģnons manquants ¬Ľ.[23]

La possibilit√© de l'extinction n'√©tait pas largement accept√©e avant le XIXe si√®cle[23]. Le c√©l√®bre naturaliste Carl von Linn√© pouvait ¬ę difficilement concevoir ¬Ľ l'id√©e que les hommes puissent causer l'extinction d'une esp√®ce[24].

Lorsque certaines régions du monde n'étaient pas encore totalement explorées et cartographiées, les scientifiques ne pouvaient pas éliminer la possibilité que les animaux retrouvés seulement sous forme fossile ne se cachaient pas simplement dans des zones inexplorées du globe.[25] On attribue à Georges Cuvier la présentation de l'extinction en tant que fait dans un cours magistral de 1796 à l'Institut de France.[23] Les observations de Cuvier d'ossements fossiles l'ont convaincu qu'ils n'appartenaient pas à des animaux existants encore. Cette découverte fut primordiale pour la diffusion de l'uniformitarisme[25] et conduisit au premier ouvrage publiant l'idée d'évolution.[26]

Implication de l'homme dans le phénomène

Le phénomène d'extinction est un important domaine de recherche en zoologie, et en biologie en général, et est également devenu un sujet d'intérêt hors de la communauté scientifique. Un certain nombre d'organisations, comme le WWF, ont été créées dans le but de préserver les espèces de l'extinction. Les gouvernements ont tenté, en édictant des lois, d'éviter que l'homme ne surexploite une espèce ou ne détruise son habitat. Bien que plusieurs extinctions causées par l'homme l'aient été par accident ou par négligence, certains combats délibérés ont été engagés dans le but d'éradiquer certaines espèces, comme les grands prédateurs carnivores (avant qu'on ne comprenne leur importance écosystémique), des microbes ou virus pathogènes pour l'homme ou son bétail, par la vaccination.

Bruce Walsh, biologiste de l'Universit√© d'Arizona voit trois raisons √† l'int√©r√™t scientifique pour la pr√©servation des esp√®ces : les ressources g√©n√©tiques, la stabilit√© des √©cosyst√®mes et l'√©thique [27]. Ainsi aujourd'hui la communaut√© scientifique souligne l'importance de maintenir la biodiversit√©.[27],[28]

À l'époque moderne, des intérêts commerciaux et industriels entrent souvent en conflit avec les intérêts conservationnistes. Lorsque les technologies commerciales sont testées, le test tend à se concentrer uniquement sur ses effets sur l'homme. Néanmoins, des technologies ayant un impact nul ou minime sur l'homme peuvent se révéler gravement néfastes pour la vie sauvage (par exemple le DDT[29]). Dans des cas extrêmes, ces nouveaux procédés peuvent eux-mêmes causer des extinctions involontaires comme effet secondaire. Le biogéographe Jared Diamond remarque que bien que les grandes entreprises dénoncent une certaine exagération autour des menaces d'extinction, certaines trouvent leur intérêt à adopter une politique de communication autour de bonnes pratiques de conservation de la nature qu'ils peuvent mettre en place, surpassant parfois les efforts engagés par des organismes dédiés à la conservation de la nature comme les parcs nationaux.[30]

Les gouvernements voient parfois la perte d'espèces locales comme une perte pour l'écotourisme[31] et peuvent édicter des lois prévoyant une punition sévère contre le commerce des espèces autochtones, afin de prévenir l'extinction dans la nature. Des réserves naturelles sont créées par les gouvernements comme un moyen de fournir de façon durable des habitats naturels aux espèces oppressées par l'expansion humaine. La Convention sur la diversité biologique de 1992 a permis la mise en place de plans d'action pour la biodiversité tentant de fournir des lignes directrices compréhensibles pour les projets de conservation de la biodiversité des gouvernements. Des groupes de soutien comme le Wildlands Project[32] et l'Alliance for Zero Extinctions,[33] travaillent à éduquer le public et faire pression sur les gouvernements pour qu'ils prennent des initiatives de conservation.

Les gens qui vivent proches de la nature peuvent √™tre d√©pendants de la survie de toutes les esp√®ces de leur environnement et pourraient √™tre consid√©r√©s comme ceux qui sont les plus concern√©s par les risques d'extinction. Cependant, du fait de la surpopulation humaine dans les pays pauvres tropicaux, d'√©normes pressions sont exerc√©es sur les for√™ts par l'agriculture de subsistance et l'usage imprudent des techniques agricoles de br√Ľlis. En cons√©quence, les populations indig√®nes favorisent la survie au jour le jour √† la conservation des esp√®ces.[34]

Extinction planifiée

L'homme a parfois ardemment travaill√© √† √©radiquer plusieurs esp√®ces de virus dans un objectif de lutte contre les maladies. Par exemple, le virus de la variole est d√©sormais consid√©r√© comme √©teint dans la nature[35] ‚ÄĒ bien que des √©chantillons soient conserv√©s dans certains laboratoires, et le virus de la poliomy√©lite est maintenant confin√© √† quelques r√©gions r√©duites du globe gr√Ęce aux efforts de l'homme pour gu√©rir la maladie qu'il cause.[36]

Olivia Judson est l'une des quelques scientifiques modernes √† argumenter en faveur de l'extinction d√©lib√©r√©e de certaines esp√®ces. Son article A Bug's Death du 25 septembre 2003 dans le New York Times, d√©fend la cause du ¬ę specicide ¬Ľ de trente esp√®ces de moustiques gr√Ęce √† l'introduction d'un g√®ne ¬ę knock out ¬Ľ[37] r√©cessif. Ses arguments pour agir ainsi sont que les moustiques anoph√®les (vecteurs de la malaria) et les moustiques a√®des (vecteurs de la dengue, la fi√®vre jaune, l'√©l√©phantiasis et d'autres maladies) repr√©sentent seulement 30 esp√®ces ; les √©radiquer pourrait sauver au moins un million de vies humaines au prix d'une r√©duction de la diversit√© g√©n√©tique de la famille Culicidae de seulement 1 %. Olivia Judson va m√™me plus loin en argumentant que puisque les extinctions d'esp√®ces se produisent tout le temps, la disparition de quelques esp√®ces de plus ne risque pas de d√©truire l'√©cosyst√®me :

¬ę We're not left with a wasteland every time a species vanishes. Removing one species sometimes causes shifts in the populations of other species - but different need not mean worse. ¬Ľ
¬ę On ne se retrouve pas avec un √©cosyst√®me ab√ģm√© √† chaque fois qu'une esp√®ce dispara√ģt. √Čliminer une esp√®ce engendre parfois des changements pour d'autres esp√®ces, mais ce n'est pas n√©cessairement en pire. ¬Ľ

De plus les programmes anti-malaria et de contr√īle des populations de moustiques n'offrent qu'un r√©aliste faible espoir aux 300 millions de personnes dans les pays en d√©veloppement qui sont infect√©es chaque ann√©e ; bien que des essais soient en cours, Olivia Judson √©crit que s'ils √©chouent, ¬ę nous devons consid√©rer la solution radicale ¬Ľ (i.e. exterminer les moustiques).[38]

Clonage d'espèces éteintes

Le clonage de la sous-esp√®ce pyrenaica du Bouquetin des Pyr√©n√©es, disparue en janvier 2000, est un des projets pour ¬ę ramener √† la vie ¬Ľ un taxon disparu.

Le concept de clonage des esp√®ces √©teintes a √©t√© rendu c√©l√®bre dans le roman et film √† succ√®s Jurassic Park. Bien qu'aucune esp√®ce √©teinte n'ait encore √©t√© recr√©√©e, les r√©centes avanc√©es technologiques ont encourag√© l'hypoth√®se que gr√Ęce au proc√©d√© de clonage, une esp√®ce √©teinte pourrait √™tre ¬ę ramen√©e √† la vie ¬Ľ.[39]

Les sujets d'√©tude de clonage incluent le mammouth[39] et le thylacine (loup de Tasmanie), bien que le projet pour ce dernier ait √©t√© abandonn√©, de par la mauvaise qualit√© de l'ADN actuellement disponible pour cette esp√®ce et des limitations technologiques.[40]. Le clonage d'une esp√®ce √©teinte n'a pas encore √©t√© tent√©, principalement du fait de limitations technologiques, en plus des objections bio√©thiques et philosophiques qu'une telle tentative peut soulever. L'ADN se conserve mal, et il est peu probable que l'ADN d'organismes qui ont v√©cu il y a 10 000 ans puisse jamais √™tre retrouv√©[r√©f. souhait√©e].

Un programme récent de clonage d'une sous-espèce de Bouquetin des Pyrénées, Capra pyrenaica ssp. pyrenaica, a été engagé en 2003, afin de tenter la restauration de la sous-espèce, disparue le 6 janvier 2000 suite à la mort du dernier individu[41], dans le Parc national d'Ordesa et du Mont-Perdu dans les Pyrénées espagnoles. La première tentative en 2003 de clonage, à partir de tissus prélevés sur la dernière femelle de la sous-espèce avant sa mort, a néanmoins abouti à un échec, les embryons obtenus n'ayant pas survécu au-delà du deuxième mois de gestation[42]. L'expérience constitue néanmoins une première, encourageante selon le chercheur en chef responsable du projet, José Folch.

Afin qu'un programme de clonage d'espèce éteinte puisse aboutir, un nombre suffisant d'individus devront être clonés (dans le cas d'organismes à reproduction sexuée) afin de créer une population de taille viable et afin d'éviter notamment les phénomènes de dérive génétique.

Conservation des espèces menacées d'extinction

Statut de conservation

le risque d'extinction

Extinction

√Čteintes

Menacées

En danger de disparition
Menacées
Vulnérables

Voir aussi

World Conservation Union
Liste rouge de l'UICN
Espèce protégée

Portail Conservation de la nature
 v ¬∑  ¬∑ m 

La prise de conscience par l'homme de l'accélération des extinctions d'espèces, notamment celles dues à l'impact de ses activités, a favorisé l'émergence des mouvements de conservation de la nature à travers le monde.

Les moyens d'actions pour tenter de pr√©server les esp√®ces menac√©es d'extinction sont multiples. Tout d'abord par la cr√©ation d'organisations sp√©cifiquement d√©di√©es √† la conservation de la nature √† diff√©rentes √©chelles et dans de nombreuses parties du monde : des modestes associations de protection de l'environnement local, aux organisations non gouvernementales et les grandes institutions mondiales de conservation de la nature (Greenpeace, UICN, Ocean Conservancy, Birdlife International, etc.).[3]

La volont√© mondiale de cr√©er une institution en charge de la surveillance et de la conservation des esp√®ces animales et v√©g√©tales menac√©es d'extinction s'est traduite le 5 octobre 1948 par l'Union internationale pour la protection de la nature[43]. Une nomenclature commune des menaces d'extinction sera alors √©labor√©e, aboutissant √† la cr√©ation du statut de conservation ¬ę √©teint √† l'√©tat sauvage ¬Ľ. Les esp√®ces list√©es sous ce statut par l'Union mondiale pour la nature (UICN) n'ont pas de sp√©cimens vivants connus dans la nature sauvage et sont maintenus dans des zoos ou d'autres environnements artificiels. Certaines de ces esp√®ces sont fonctionnellement √©teintes car elles ne font plus partie de leur habitat naturel et il est tr√®s improbable qu'elles puissent retourner √† une vie sauvage. Quand cela est possible, les institutions zoologiques modernes tentent de maintenir une population viable pour assurer la pr√©servation de l'esp√®ce et une possible r√©introduction dans la nature au moyen de programmes d'√©levage conservatoire.

La création d'aires protégées, comme les parcs nationaux, les réserves naturelles, les réserves de biosphère, etc. est un autre outil primordial pour la conservation d'espèces menacées d'extinction. Parfois créé explicitement pour la protection d'une espèce en danger critique d'extinction, cet outil peut se révéler efficace (comme le Parc national de la Vanoise en France, créé pour la protection du bouquetin des Alpes Capra ibex qui a vu ses effectifs stabilisés), ou bien au contraire n'a pas permis de conserver les espèces menacées de son territoire (comme le Parc national d'Ordesa dans les Pyrénées espagnoles, qui n'a pas pu conserver la sous-espèce Capra pyrenaica pyrenaica du Bouquetin des Pyrénées, dont le dernier individu est mort en 2000).

Enfin des trait√©s internationaux ont √©t√© √©tablis afin de lutter contre la disparition d'esp√®ces. Par exemple la Convention sur le commerce international des esp√®ces de faune et de flore sauvages menac√©es d'extinction sign√©e le 3 mars 1973 √† Washington (CITES selon le sigle anglo-saxon, connue aussi sous le nom de ¬ę Convention de Washington ¬Ľ) est un accord intergouvernemental dont l'objectif est de prot√©ger les esp√®ces animales et v√©g√©tales menac√©es d'extinction par les √©changes internationaux en contr√īlant le commerce.

Liste de quelques espèces disparues

l'√Čtourneau de Bourbon a disparu de l'√ģle de la R√©union

Comme il est indiqu√© dans le chapitre Causes, l'extinction d'une esp√®ce est en g√©n√©ral due √† plusieurs facteurs. Un bon exemple est le cas de l'√Čtourneau de Bourbon, oiseau end√©mique de l'√ģle de la R√©union dont les causes d'extinction sont nombreuses :

  • esp√®ce invasive : introduction de rats sur l'√ģle ;
  • maladie introduite dans l'√ģle ;
  • comp√©tition : en concurrence avec le martin triste ;
  • catastrophe naturelle : multiplication des feux de for√™ts ;
  • destruction de l'habitat : d√©forestation

Cependant, pour certaines esp√®ces la disparition est due √† un ph√©nom√®ne majeur :

Espèces animales disparues

Le thylacine, au musée de New-York, en 1902.

Espèces végétales disparues

Espèces humaines et pré- humaines disparues

Notes et références

  1. ‚ÜĎ a‚ÄČ, b‚ÄČ et c‚ÄČ (en) Mark Newman, ¬ę A Mathematical Model for Mass Extinction ¬Ľ, 20 mai 1994, Cornell University. Consult√© le 9 juin 2007
  2. ‚ÜĎ a‚ÄČ et b‚ÄČ (en) David Raup, Extinction: Bad Genes or Bad Luck?, W.W. Norton and Company, New York, 1991 (ISBN 978-0393309270), p. 3-6 
  3. ‚ÜĎ a‚ÄČ et b‚ÄČ (en) MSNBC, ¬ę Species disappearing at an alarming rate, report says ¬Ľ. Consult√© le 5 juin 2007
  4. ‚ÜĎ (en)E.O. Wilson, The Future of Life (ISBN 0-679-76811-4) . Voir aussi (en)Richard Leakey, The Sixth Extinction : Patterns of Life and the Future of Humankind (ISBN 0-385-46809-1) 
  5. ‚ÜĎ Agence Science-Presse, La 6e extinction, 17 septembre 2007 et La 6e extinction (4e partie): quelles cons√©quences?, 20 septembre 2007.
  6. ‚ÜĎ Bjorn Lomborg, L'√©cologiste sceptique, p.365 et suivantes, mais cet ouvrage est tr√®s largementg contest√© par les pairs de l'auteur : en:The Skeptical Environmentalist#Accusations of scientific dishonesty
  7. ‚ÜĎ Colinvaux, Paul Alain 1989 ‚ÄúThe past and future Amazon.‚ÄĚ Scientific American, May 1989:102-8.
  8. ‚ÜĎ William F. Fagan, Peter J. Unmack, Colleen Burgess, W. L. Minckley ; (2002) Rarity, fragmentation, and extinction risk in desert fishes. Ecology: Vol. 83, No. 12, pp. 3250-3256. ; doi: 10.1890/0012-9658(2002)083[3250:RFAERI]2.0.CO;2
  9. ‚ÜĎ (en)Paul Davis et Paul Kenrick, Fossil Plants, Smithsonian Books, Washington D.C., 2004  Robin, C. Morran, A Natural History of Ferns, Timber Press, 2004 (ISBN 0-88192-667-1) 
  10. ‚ÜĎ (fr) Futura Sciences, ¬ę L'homme, esp√®ce en voie de disparition ¬Ľ. Consult√© le 9 juin 2007
  11. ‚ÜĎ (fr) Denis Audo, ¬ę Une d√©finition du "taxon de Lazare" ¬Ľ. Consult√© le 10 juin 2007
  12. ‚ÜĎ (en)Beverly Peterson Stearns et Stephen C. Stearns, Watching, from the Edge of Extinction, Yale University Press, 2000, 288 p. (ISBN 0300084692), ¬ę Pr√©face ¬Ľ 
  13. ‚ÜĎ Aussi appel√© ¬ę goulet d'√©tranglement ¬Ľ g√©n√©tique, il s'agit d'un √©v√©nement d√©mographique durant lequel une population d'une esp√®ce voit son effectif tr√®s fortement r√©duit, de l'ordre de 50 % ou plus, et entra√ģne des risques de d√©rive g√©n√©tique ou d'extinction.
  14. ‚ÜĎ (en) Martin, P.S. & Wright, H.E. Jr., eds., 1967. Pleistocene Extinctions: The Search for a Cause. Yale University Press, New Haven, 440 pp., ISBN 0-300-00755-8
  15. ‚ÜĎ (en) Lian Pih Koh et al., ¬ę Species Coextinctions and the Biodiversity Crisis ¬Ľ, dans Science, vol. 305, no 5690, 10 septembre 2004, p. 1632-1634 [r√©sum√©] 
  16. ‚ÜĎ (en) American Museum of Natural History, ¬ę National Survey Reveals Biodiversity Crisis - Scientific Experts Believe We are in the Midst of the Fastest Mass Extinction in Earth's History ¬Ľ, 20 avril 1998. Consult√© le 5 juin 2007
  17. ‚ÜĎ Lewin Leakey, La sixi√®me extinction, Evolution et catastrophes, Flammarion (1997)
  18. ‚ÜĎ (en) David Ulansey, ¬ę The current mass extinction ¬Ľ. Consult√© le 9 juin 2007, affirmation accompagn√©e de liens vers des articles journalistiques sur ce ph√©nom√®ne.
  19. ‚ÜĎ (en) J.H.Lawton et R.M.May, Extinction rates, Oxford University Press, Oxford 
  20. ‚ÜĎ C.D.Thomas et al., 2004, Extinction risk from climate change, Nature, vol 427, proof pages 145-148.
  21. ‚ÜĎ (en) Union internationale pour la conservation de la nature, ¬ę Liste rouge 2004 de l'UICN des esp√®ces menac√©es ¬Ľ. Consult√© le 9 juin 2007.
  22. ‚ÜĎ [1]
  23. ‚ÜĎ a‚ÄČ, b‚ÄČ et c‚ÄČ (en) Mike Viney, Colorado State University, ¬ę Extinction Part 2 of 5 ¬Ľ. Consult√© le 3 juin 2007.
  24. ‚ÜĎ (en) Lisbet Koerner, Linnaeus: Nature and Nation, Harvard University Press, 1999, 85 p. (ISBN 0-674-00565-1), ¬ę God's Endless Larder ¬Ľ 
  25. ‚ÜĎ a‚ÄČ et b‚ÄČ (en) Peter Watson, Ideas: A History from Fire to Freud, Weidenfeld & Nicolson (ISBN 0-297-60726-X) 
  26. ‚ÜĎ (en) Robert Chambers, Vestiges of the Natural History of Creation (r√©impr. 1994, University of Chicago Press) (ISBN 0-226-10073-1) 
  27. ‚ÜĎ a‚ÄČ et b‚ÄČ (en) Bruce Walsh, ¬ę Extinction, Biosciences √† l'Universit√© d'Arizona ¬Ľ. Consult√© le 9 juin 2007
  28. ‚ÜĎ (en) Committee on Recently Extinct Organisms, ¬ę Why Care About Species That Have Gone Extinct? ¬Ľ. Consult√© le 10 juin 2007
  29. ‚ÜĎ (en) International Programme on Chemical Safety, Environmental Health Criteria 83, ¬ę DDT and its Derivatives - Environmental Aspects ¬Ľ, 1989. Consult√© le 9 juin 2007
  30. ‚ÜĎ (en) Jared Diamond, Collapse, Penguin, 2005, 15-17 p. (ISBN 0-670-03337-5), ¬ę A Tale of Two Farms ¬Ľ 
  31. ‚ÜĎ (en) Rachel Drewry, ¬ę Ecotourism: Can it save the orangutans? ¬Ľ. Consult√© le 26 janvier 2007 in "Inside Indonesia" n¬į51, juillet-septembre 1997
  32. ‚ÜĎ (en) The Wildlands Project consult√© le=9 juin 2007
  33. ‚ÜĎ (en) Alliance for Zero Extinctions. Consult√© le 9 juin 2007.
  34. ‚ÜĎ (en) Paul Ehrlich et Anne Ehrlich, Extinction, Random House, New York 
  35. ‚ÜĎ WHO FactsheetWHO meeting agenda Les scientifiques ont certifi√© l'avoir √©radiqu√© en d√©cembre 1979, le WHO ratifiant formellement cette information le 8 mai 1980 dans sa r√©solution WHA33.3
  36. ‚ÜĎ (en) Global Polio Eradication Initiative, ¬ę Histoire ¬Ľ. Consult√© le 9 juin 2007
  37. ‚ÜĎ (fr) Universit√© de Jussieu, ¬ę Une d√©finition du "g√®ne knock out" ¬Ľ. Consult√© le 10 juin 2007
  38. ‚ÜĎ (en) Olivia Judson, ¬ę "A Bug's Death" ¬Ľ, 25 septembre 2003, New York Times. Consult√© le 5 juin 2007
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  40. ‚ÜĎ (en) ABC News, ¬ę Museum ditches thylacine cloning project ¬Ľ, 15 f√©vrier 2005. Consult√© le 9 juin 2007
  41. ‚ÜĎ (en) BBC News, ¬ę Clone plan for extinct goat ¬Ľ, 11 janvier 2000. Consult√© le 12 juin 2007
  42. ‚ÜĎ (es) El mundo, ¬ę Fracasa la primera clonaci√≥n de un animal extinto en Espa√Īa - S√≥lo dos meses de Gestaci√≥n ¬Ľ, 7 juillet 2003. Consult√© le 12 juin 2007
  43. ‚ÜĎ qui deviendra ensuite l'UICN, pour ¬ę Union internationale de conservation de la nature ¬Ľ, ou plus simplement Union mondiale de conservation.
  1. ‚ÜĎ a‚ÄČ, b‚ÄČ et c‚ÄČ (en) Mark Newman, ¬ę A Mathematical Model for Mass Extinction ¬Ľ, 20 mai 1994, Cornell University. Consult√© le 9 juin 2007
  2. ‚ÜĎ a‚ÄČ et b‚ÄČ (en) David Raup, Extinction: Bad Genes or Bad Luck?, W.W. Norton and Company, New York, 1991 (ISBN 978-0393309270), p. 3-6 
  3. ‚ÜĎ a‚ÄČ et b‚ÄČ (en) MSNBC, ¬ę Species disappearing at an alarming rate, report says ¬Ľ. Consult√© le 5 juin 2007
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  5. ‚ÜĎ Agence Science-Presse, La 6e extinction, 17 septembre 2007 et La 6e extinction (4e partie): quelles cons√©quences?, 20 septembre 2007.
  6. ‚ÜĎ Bjorn Lomborg, L'√©cologiste sceptique, p.365 et suivantes, mais cet ouvrage est tr√®s largementg contest√© par les pairs de l'auteur : en:The Skeptical Environmentalist#Accusations of scientific dishonesty
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  8. ‚ÜĎ William F. Fagan, Peter J. Unmack, Colleen Burgess, W. L. Minckley ; (2002) Rarity, fragmentation, and extinction risk in desert fishes. Ecology: Vol. 83, No. 12, pp. 3250-3256. ; doi: 10.1890/0012-9658(2002)083[3250:RFAERI]2.0.CO;2
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  11. ‚ÜĎ (fr) Denis Audo, ¬ę Une d√©finition du "taxon de Lazare" ¬Ľ. Consult√© le 10 juin 2007
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  13. ‚ÜĎ Aussi appel√© ¬ę goulet d'√©tranglement ¬Ľ g√©n√©tique, il s'agit d'un √©v√©nement d√©mographique durant lequel une population d'une esp√®ce voit son effectif tr√®s fortement r√©duit, de l'ordre de 50 % ou plus, et entra√ģne des risques de d√©rive g√©n√©tique ou d'extinction.
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  15. ‚ÜĎ (en) Lian Pih Koh et al., ¬ę Species Coextinctions and the Biodiversity Crisis ¬Ľ, dans Science, vol. 305, no 5690, 10 septembre 2004, p. 1632-1634 [r√©sum√©] 
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  36. ‚ÜĎ (en) Global Polio Eradication Initiative, ¬ę Histoire ¬Ľ. Consult√© le 9 juin 2007
  37. ‚ÜĎ (fr) Universit√© de Jussieu, ¬ę Une d√©finition du "g√®ne knock out" ¬Ľ. Consult√© le 10 juin 2007
  38. ‚ÜĎ (en) Olivia Judson, ¬ę "A Bug's Death" ¬Ľ, 25 septembre 2003, New York Times. Consult√© le 5 juin 2007
  39. ‚ÜĎ a‚ÄČ et b‚ÄČ Discover Channel staff, ¬ę Will mammoths walk again ? ¬Ľ, 9 mars 2001, Discovery Channel. Consult√© le 9 juin 2007
  40. ‚ÜĎ (en) ABC News, ¬ę Museum ditches thylacine cloning project ¬Ľ, 15 f√©vrier 2005. Consult√© le 9 juin 2007
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  42. ‚ÜĎ (es) El mundo, ¬ę Fracasa la primera clonaci√≥n de un animal extinto en Espa√Īa - S√≥lo dos meses de Gestaci√≥n ¬Ľ, 7 juillet 2003. Consult√© le 12 juin 2007
  43. ‚ÜĎ qui deviendra ensuite l'UICN, pour ¬ę Union internationale de conservation de la nature ¬Ľ, ou plus simplement Union mondiale de conservation.

Voir aussi

  • (en) Cet article est partiellement ou en totalit√© issu d‚Äôune traduction de l‚Äôarticle de Wikip√©dia en anglais intitul√© ¬ę Extinction ¬Ľ.

Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

  • Richard Leakey, La 6e Extinction [¬ę The Sixth Extinction, Patterns of Life and the Future of Humankind ¬Ľ], Flammarion, 1997 (ISBN 2080814265) 
  • Philippe Dubois, Vers l'ultime extinction?, La Martini√®re, 22 octobre 2004, 191 p. (ISBN 978-2732430904) 
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