Exposition universelle de 1992

Exposition universelle de 1992
Exposition universelle de 1992
Localisation Séville
Pays Drapeau d'Espagne Espagne
Type Exposition universelle
Commissaire général Manuel Olivencia Ruiz
Date d'ouverture 20 avril 1992
Date de clôture 12 octobre 1992
Fréquentation 42 millions de visiteurs
Prix d'entrée 4 000 pesetas pour 1 jour
10 000 pesetas pour 3 jours
30 000 pesetas pour la durée de l'Expo
Site Internet www.expo92.es
Page d'aide sur les redirections Cet article concerne l'exposition universelle de Séville. Pour l'exposition spécialisée de Gênes ayant eu lieu la même année, voir Exposition spécialisée de 1992.

L’exposition universelle de 1992 ou Expo 92, officiellement Exposition Universelle de Séville 1992 (en espagnol Exposición Universal de Sevilla 1992) s'est tenue du 20 avril au 12 octobre 1992 à Séville, en Espagne, sur l'île de La Cartuja. L'exposition avait pour thème « L'Ère des Découvertes »[1] et célébrait les 500 ans de la découverte de l'Amérique. Plus de 100 pays étaient représentés et l'affluence, avec près de 42 millions de visiteurs[1], a dépassé les prévisions.

Depuis la clôture de l'exposition, une partie du parc est recyclé en parc scientifique et technologique, Cartuja 93, et le parc d'attraction Isla Magica en occupe une autre partie. Des entreprises se sont installées dans certains des pavillons mais de nombreux autres ont été détruits ou sont restés à l'abandon.

Sommaire

Candidature et attribution

Le 31 mai 1976, alors que l'Espagne traverse une période sociale et économique difficile, le roi Juan Carlos Ier annonce, lors d'une visite à Saint-Domingue, en République dominicaine, que le pays a l'intention d'organiser une exposition universelle[2] afin de montrer au monde, à l'approche des célébrations du 500e anniversaire de la découverte de l'Amérique, les qualités de l'Espagne et des pays d'Amérique latine. Que l'annonce soit faite en République dominicaine n'est pas un hasard : Hispaniola est l'une des îles des Caraïbes où Christophe Colomb a accosté lors de son premier voyage.

Le 26 janvier 1981, le conseil municipal de Séville approuve la candidature de la ville pour organiser l'événement.

En décembre 1981, les États-Unis annoncent au Bureau international des expositions (BIE) qu'ils ont également l'intention d'organiser une exposition universelle pour célébrer le même événement[3]. Trois mois plus tard, le 3 mars 1982, le gouvernement espagnol annonce officiellement au BIE son intention d'organiser une exposition à Séville dont le thème sera « Naissance du Nouveau Monde ». Le projet « Sevilla 1992 » est créé le 31 mai 1982 sous la tutelle de l'Institut de coopération latino-américain. Le lieu précis de la tenue de l'exposition, l'île de la Cartuja, est annoncé le 17 juin 1982. La ville italienne de Gênes, où est né Christophe Colomb, est également candidate.

Après modification de ses statuts pour permettre à deux villes d'organiser conjointement une exposition universelle, le BIE annonce le 8 décembre 1982 que l'exposition universelle de 1992 se déroulera en même temps à Séville et à Chicago. Le BIE offre à Gênes la possibilité d'accueillir une exposition spécialisée.

Le 15 juin 1983, les délégations espagnoles et américaines présentent le plan général de l'Exposition de Séville-Chicago 1992 : Séville présentera le rôle de la ville et de l'Espagne dans la découverte de l'Amérique et Chicago présentera les avancées culturelles et scientifiques que cette découverte a apportées. Le budget alloué à l'organisation de l'exposition est alors estimé à presque 184 milliards de pesetas.

Manuel Olivencia Ruiz est nommé commissaire général de l'exposition le 7 novembre 1984. Le 10 avril 1985, le gouvernement espagnol crée la structure chargée de l'organisation de l'exposition : la Sociedad Estatal para la Exposicion Universal Seville 92 SA est fondée. Le plan général de l'exposition est approuvé par le conseil des ministres le 15 février 1986. Un concours est lancé pour déterminer la trame et l'aspect général de l'exposition. Les principaux critères sont que les installations doivent tenir compte des conditions climatiques de la région et doivent pouvoir être réutilisées après l'exposition. En juillet 1986, le concours est remporté ex-æquo par Emilio Ambasz[4] et José Antonio Fernández Ordóñez[5].

Le président du gouvernement Felipe González lance les premiers travaux de l'exposition le 5 janvier 1987 et le plan général pour la ville est approuvé par le conseil municipal en juillet de la même année. Les travaux d'amélioration des infrastructures de transport en vue de l'expo 92 commencent.

De son côté, Chicago ne reçoit pas l'appui escompté de la part de son gouvernement, qui ne croit pas à la rentabilité d'une telle manifestation. Malgré l'enthousiasme de nombreuses entreprises, le soutien politique et financier de la ville de Chicago, de l'Illinois et des États-Unis est insuffisant. Ces difficultés sont annoncées au BIE en décembre 1985. Le Le 20 mai 1987, l'Assemblée du BIE donne 90 jours au gouvernement fédéral des États-Unis pour donner une réponse définitive sur l'organisation de l'Expo. En août, Chicago renonce. Cette décision est entérinée par le BIE le 4 décembre 1987 : Séville se retrouve alors seule pour organiser l'exposition.

Thème

L'arrivée de Christophe Colomb en Amérique

Le thème de l'Expo 92 est « l'Ère des Découvertes » (la Era de los Descubrimientos en espagnol). Sous ce titre, l'Expo entend célébrer le 500e anniversaire de la « découverte », en 1492, du continent américain par Christophe Colomb, première personne de l'histoire moderne à traverser l'océan Atlantique en découvrant une route aller-retour entre le continent américain et l'Europe.

La ville de Séville est l'hôte idéal pour une exposition universelle célébrant le 500e anniversaire de la découverte de l'Amérique : après le premier voyage de Christophe Colomb entre 1492 et 1493 commence une période d'exploration et de colonisation appelée la Courses aux Indes. Séville se trouvant à l'intérieur des terres, au bout d'une voie fluviale de 80 km rendant toute attaque impossible, elle n'a pas de mal à asseoir son rôle dans le commerce avec l'Amérique. En effet, bien que Cadix peut a priori sembler plus adéquate, car d'accès plus aisé, elle est à la merci des attaques. Celles des Anglais de 1587 et 1596 le prouvent. De plus, la richesse de ses terres permet l'exportation facile du vin et de l'huile d'olive d'El Aljarafe. Ainsi est établie à Séville en 1503 la Casa de Contratación, qui contrôle tout le commerce des Indes. Débute alors pour la ville une période de richesse qui ne cesse que le siècle suivant. Des quais sévillans partent quasiment toutes les expéditions d'exploration de la première moitié du XVIe siècle, notamment celles de Diego de Lepe, Alonso de Ojeda, Diego de Nicuesa et Pedrarias Dávila[6].

Sur le site de l'Expo, sur l'île de la Cartuja, se trouve en outre le monastère de Sainte Marie des Grottes (monasterio de Santa María de las Cuevas, souvent appelé simplement monastère de la Cartuja). Christophe Colomb y prépare, avec l'appui de son ami le frère Gaspar Gomicio, son deuxième voyage. Treize ans après sa mort, en 1519, il est provisoirement enterré dans la Chapelle Sainte Anne du monastère avant que sa dépouille soit transférée en 1541 dans la cathédrale de Saint-Domingue.

De plus, Séville a déjà accueilli en 1929 l'Exposition ibéro-américaine.

Situation

Plan de Séville avec l'île de la Cartuja à l'est.

L'île de la Cartuja, où se trouve le monastère de Sainte Marie des Grottes, est choisie comme site de l'exposition. Christophe Colomb y a résidé durant quelques années et, aidé par des moines, y a préparé son deuxième voyage. Il s'agit d'un terrain nu et inoccupé à l'est de Séville. D'une superficie de 212 ha, l'île est comprise entre le Guadalquivir à l'ouest et sa darse à l'est, juste en face de la vieille ville de Séville.

Logo et mascotte

Le logo de l'exposition est un globe terrestre rouge couvert d'un réseau de lignes jaunes comparables à des méridiens et à des parallèles.

La mascotte de l'Expo 92 est Curro, un oiseau blanc possédant un bec rayé transversalement en bleu, vert, rouge, jaune et rose. Les mêmes couleurs se retrouvent dans de longues plumes formant un arc-en-ciel à l'arrière de sa tête. Il possède des pattes comparables à celle d'un éléphant. Il est créé par le designer allemand Heinz Edelmann[7].

Uniformes

Les uniformes du personnel de l'Expo sont créés par les Sévillans Victorio & Lucchino. Ils habillent 8 000 personnes de 25 services différents. Des robes de flamenco protocolaires aux habits de travail des jardiniers, les habits gardent comme fil conducteur leurs couleurs : bleu, rouge et jaune[8].

Aménagements des infrastructures

Tracé de l'autouroute A-4 construite pour l'exposition. Le tronçon entre Séville et Cadix apparaissant sur la carte ne sera ouvert que quelques années plus tard.

C'est l'architecte Julio Cano Lasso qui est chargé de refondre les travaux d'Emilio Ambasz et de José Antonio Fernández Ordóñez, les deux designers ayant remporté ex-æquo le concours lancé pour dessiner le site de l'exposition. Puis, à son tour, l'équipe technique de l'ingénieur Jacinto Pellón retouche le projet de Cano Lasso. Les travaux d'aménagement du site de l'Expo commencent en 1989. Le coût total de la construction de l'enceinte est évaluée à 75 milliards de pesetas [9]. Du projet au démontage, en tout et pour tout, 30 000 personnes travailleront pour l'Expo, dont 10 000 pour la construction du site.

Transport et communications

Le développement des transports et des communications est au premier plan dans la réalisation de l'Expo. Le premier objectif est de connecter Séville et l'Andalousie aux autres régions d'Espagne, à l'Europe et au reste du monde. Près de 950 millions de pesetas sont injectés dans cette entreprise.

Routes

La route SE-30, une ceinture périphérique de 75 km, est tracée pour l'occasion et l'axe transversal andalou (autoroute de la Méditerranée) est construit. L'autoroute du Sud A4-4, se terminant jusqu'alors à 37 km au sud de Madrid, est terminée, rejoignant ainsi Séville.

Constructions d'une ligne ferroviaire à haute vitesse et de la gare ferroviaire de Santa Justa

Carte des lignes de l' AVE. La ligne Madrid-Séville de 1992 apparaît en noir

Faciliter l'accès à l'Andalousie en améliorant la liaison entre Séville et Madrid (et secondairement le reste de l'Espagne) par la création d'un train à haute vitesse (AVE) fait partie des priorités du gouvernement espagnol dès 1986. Il décide de construire le Nouvel Accès Ferroviaire à l'Andalousie (Nuevo Acceso Ferroviario a Andalucía - NAFA) en utilisant des voies d'écartement international pour la circulation de trains à haute vitesse.

Projetée par les architectes Antonio Cruz et Antonio Ortiz, la gare ferroviaire de Séville-Santa Justa est construite entre 1987 et 1991.

De plus, une ligne ferroviaire temporaire est établie pour atteindre l'île de la Cartuja en contournant Séville par le nord-ouest à partir de la gare de Santa Justa et une gare est construite juste à l'ouest du site.

Réaménagement de l'aéroport de Séville-San Pablo

En 1989, en vue de l'Expo, sous les ordres de l'architecte Rafael Moneo, la plate-forme est agrandie, permettant de quadrupler sa capacité. Un nouvel accès à l'autoroute N-IV est établi et une nouvelle tour de contrôle est érigée.

Réaménagement des rives du Guadalquivir et construction de nouveaux ponts

Le réaménagement des rives du fleuve Guadalquivir constitue un retour en arrière dans l'histoire de Séville. En effet, en 1948, pour éviter les importantes inondations qui touchaient régulièrement la ville et notamment le quartier de Triana (au sud du site de l'exposition), le Guadalquivir a été totalement dévié à l'ouest, à l'extérieur de la ville. À cet effet, un nouveau canal a été creusé, partant du nord du quartier de la Cartuja au nord la ville et rejoignant par l'ouest la pointe du méandre, près de San Juan de Aznalfarache. Le tronçon du fleuve d'origine situé entre l'ouverture amont du nouveau canal et le district de Triana a été obstrué. Ce tronçon correspond exactement à la frontière est du site de l'Expo[10].

À l'occasion de l'Expo 92, le trajet original du fleuve est partiellement recreusé vers le nord, permettant à la darse de longer le site de l'Expo, et ses rives sont réaménagées. Six nouveaux ponts sont construits sur la darse : les deux premiers sur la darse existante: le pont du Cinquième Centenaire, sur le trajet du périphérique SE-30 au sud de la ville, suffisamment haut pour permettre le trafic fluvial et le pont de las Delicias, pont basculant. Les quatre autres ponts sont construits au nord de la ville, à l'endroit où l'ancien lit du fleuve est recreusé: du sud au nord, ce sont le pont du Christ de l'Expiration, la passerelle de la Cartuja, le pont de la Barqueta et le pont de l'Alamillo.

En aval, la zone portuaire est adaptée et améliorée.

Télécommunications

Le site est équipé d'un réseau informatique sophistiqué, dont l'installation doit également servir au futur complexe d'innovation scientifique Cartuja 93, d'ores et déjà prévu pour rentabiliser le site à la fin de l'Expo.


Accès au site

Le site de l'exposition est accessible par l'est par les ponts de la Barqueta, de l'Alamillo et de la Cartuja ou par la Puerta de Triana et le pont du Christ de l'Expiration. Il est également accessible par El Aljarafe, à l'ouest, où se trouve un parking de 66 000 places et la gare de la ligne ferroviaire temporaire. Le réseau d'autobus de la ville est élargi pour permettre l'accès au site de l'Expo. Cinq portes permettent d'entrer sur le site : les Portes d'Itálica, de la Barqueta, de Triana, de Aljarafe et de la Cartuja.

Construction et rénovation de bâtiments

Dès 1986, le gouvernement andalou décide de restaurer le monastère de Sainte Marie des Grottes. À cet effet est créé en 1989 le Conjunto Monumental de la Cartuja de Sevilla, dont la mission est de le protéger, de le convertir en centre culturel et de l'inclure ainsi dans le cadre de l'exposition universelle. Même si une grande partie de son patrimoine a été perdu pendant son histoire mouvementée, le monastère récupère à cette occasion, pour un coût de cinq milliards de pesetas, une partie de sa splendeur passée et ses jardins. Il est pendant l'Expo le siège du Pavillon Royal, lieu de réception des gouvernements et des chefs d'états étrangers.

Le projet de l'Expo prévoit de construire un opéra sur le site de l'Île de la Cartuja. Le projet est abandonné en 1988 : il est proposé à la place de modifier le projet d'un Palais de la culture, et de le doter d'une scène susceptible d'accueillir les grandes formations symphoniques amenées à se produire à Séville durant l'exposition. L'accord est signé en février 1989 et l'organisme gestionnaire des travaux de l'exposition mène à bien les travaux. Le Théâtre de la Maestranza est inauguré le 2 mai 1991 par la reine d'Espagne[11]. Il est situé dans la vieille ville, dans le quartier de l'Arenal, au bord du canal.

Un palais des congrès et des expositions ainsi qu'un auditorium de marbre blanc (dessiné par Eleuterio Población, possèdant une scène de 2 400 m2) sont construits.

Profitant de l'élan donné par la ville, plusieurs édifices administratifs sont construits pour l'Expo, dont le World Trade Center, bâtiment creux de base carrée, possédant en son centre un grand patio couvert d'une structure métallique pyramidale, et la tour Triana, terminée en 1993, édifice administratif de la Junta de Andalucía dessiné par l'architecte navarrais Francisco Javier Sáenz de Oiza.


Contrôle de la chaleur sévillane

Une fontaine sur l'Avenue de l'Europe

Située au sud de l'Espagne, non loin du continent africain, Séville bénéficie d'un climat très nettement méditerranéen, tout en subissant des influences continentales[12].

Même si la température moyenne annuelle s'établit à 18,6 °C (minimales :+12 °C ; maximales :+25 °C), Séville connaît des étés particulièrement longs et torrides, avec des températures maximales moyennes atteignant ou dépassant les 25 °C de mai à octobre. Les pics de températures sont atteints entre juin et septembre, à une période où le mercure dépasse ou atteint constamment la barre des 30 °C, voire plus. Le record maximal est de 46,6 °C[13].

Pour combattre la chaleur estivale pendant l'exposition, un accent particulier est mis sur l'eau, dont la présence est omniprésente. Un lac est créé et, comme vu plus haut, la darse du Guadalquivir est recreusée le long du site. Un plan de forestation est élaboré et près de 35 000 arbres et de 750 000 arbustes et autres plantes sont plantés, au sol ou sur des pergolas, représentant 1 480 variétés botaniques. De ces variétés, 505 proviennent de l'opération Raíces (Racines), à laquelle participent 21 pays ibéro-américains, et sont donc des plantes d'Amérique centrale où du Sud. Cette végétation, qui couvre 44 ha (dont 50 000 m2 de pergolas), associée aux 117 fontaines, aux canaux, aux aqueducs, aux chutes d'eau, aux nombreux brumisateurs et aux systèmes d'évaporation parsemés sur le site, crée un système de rafraîchissement de l'air, développé par le Département d'ingénierie de l'énergie et de la mécanique des fluides et par l'École technique supérieure d'Architecture de l'Université de Séville[14]. Les ingénieurs parviennent à faire diminuer la température de 5 °C sur les avenues et de 10 °C sur l'espace public du Palenque, un espace couvert d'une structure textile de 9 000 m2, lieu de spectacles et de diverses cérémonies. Pour son système bioclimatique, l'Expo obtient du BIE la « médaille de l'innovation et de l'excellence technique ».

De plus, les architectes de nombreux pavillons mettent au point des systèmes pour combattre la chaleur : Les Pays-Bas érigent un pavillon couvert d'une toile constamment humide qui, par un système appelé cooling-desierto, abaisse la température à l'intérieur de l'édifice. Les pavillons du Royaume-Uni, des Pays-Bas et des États-Unis utilisent des parois d'eau et ceux de Papouasie-Nouvelle-Guinée, de Nouvelle-Zélande et de Navarre possèdent des cascades. Le pavillon du Chili possède même un iceberg.

En outre, les organisateurs recourent à des voiles, des tentures et des parasols géants pour créer de l'ombre. L'air de l'intérieur des télécabines permettant d'accéder au site depuis la vieille ville est conditionné par énergie solaire.

Inauguration

La date du 20 avril 1992 est choisie pour l'ouverture de l'exposition. Il s'agit de la date à laquelle, en 1493, Christophe Colomb se présente devant les rois d'Espagne Ferdinand et Isabelle au retour de son premier voyage.

L'Expo 92 est inaugurée par le roi Juan Carlos devant les 200 000 visiteurs autorisés à accéder au site lors de ce premier jour (titulaires d'un abonnement de saison et invités) et en présence, notamment, du président du gouvernement espagnol Felipe González. La cérémonie officielle se termine par un lâcher de 140 ballons géants aux couleurs des pays participants et par l'envol de centaines de colombes. Trente-huit clochers de Séville sonnent de concert avant de laisser la place à des feux d'artifice.

Le premier pavillon national à être inauguré est celui de l'Espagne. Puis vient le tour des autres pavillons : les présidents des communautés autonomes inaugurent chacun leur pavillon, le chef de la tribu des Cheyennes celui des États-Unis et le président de Sony (en tant que commissaire du pavillon) celui du Japon.

À 21 heures, le pavillon de l'entreprise de télécommunications Retevisión commence à transmettre Sevilla, Sevilla, un programme qui sera transmis par 64 télévisions dans le monde pendant toute la durée de l'Expo. L'émission est présentée par Carmen Maura et Antonio Banderas.

Tarifs

Billet d'entrée de l'Expo 92 (recto et verso)

Les tarifs pratiqués pour l'entrée sont de 4 000 pesetas pour 1 jour, de 1 000 pesetas pour une entrée nocturne, de 10 000 pesetas pour un abonnement de 3 jours et de 30 000 pesetas pour entrer librement pendant toute la durée de l'Expo. Pour des raisons économiques, les organisateurs arrêtent la vente de cet abonnement de saison une fois les 110 000 unités atteintes, ce qui crée une grande polémique et l'irritation de ceux qui ne peuvent l'obtenir[15].

Affluence

Avant l'ouverture de l'exposition, les organisateurs tablent sur 33 à 36 millions d'entrées. Ce chiffre est dépassé : près de 42 millions de visites (41 814 571) sont effectivement enregistrées[1]. Le nombre de visiteurs différents a, lui, atteint 18,5 millions, dont 65  % d'Espagnols[16]. Jusqu'à 625 000 visiteurs quotidiens sont enregistrés.

Clôture

L'exposition est clôturée le 12 octobre 1992, jour de la fête nationale de l'Espagne. Il s'agit de la date à laquelle, en 1492, les terres américaines sont aperçues pour la première fois par un des hommes de Colomb, Rodrigo de Triana.

La cérémonie de clôture a lieu en présence de la Famille royale d'Espagne. Après plusieurs discours, un spectacle son et lumière est présenté autour du lac d'Espagne, se terminant par les lettres Cartuja 93 apparaissant au laser dans le ciel, annonçant la mise en route du projet de parc technologique qui doit prendre la place de l'exposition sur le site de la Cartuja.

Pavillons

Pavillons nationaux

Cent neuf pays participent à l'Expo : 30 pays européens, 33 américains, 7 océaniens, 19 asiatiques et 20 africains[17],[18],[19]. Les pays possèdent leur propre pavillon ou occupent un espace dans un édifice commun à plusieurs nations.

Europe

Communauté Européenne : l'avenue de l'Europe
L’avenue de l’Europe de l’Expo'92

Du pavillon de l'Espagne part l'avenue de l'Europe, avec ses 12 tours bioclimatiques représentant les pays membres de la Communauté européenne. Le projet est signé par les architectes français Jean-Marie Hennin et Nicolas Normier et par l'architecte allemand Georg Lippsmeier. Chaque tour, imaginée par les Français, de structure métallique, mesure 30 m, possède 36 brumisateurs d'eau et, par un système d'évaporation, contribue à la baisse des températures sur l'avenue[14]. L'avenue est parcourue par un cours d'eau et possède 4 îlots de végétation, composés surtout de jacarandas. Au milieu de l'avenue, sur une parcelle de 2 500 m2, est érigé un grand cône peint aux couleurs des drapeaux des 12 pays : le pavillon de la Communauté Européenne. Les pavillons des 12 pays de l'Union se trouvent au bord de l'avenue de l'Europe.

Allemagne
Le pavillon allemand est situé au croisement de l'avenue des Acacias. Il s'agit d'un édifice transparent surmonté d'une grande structure elliptique suspendue à un mat. L'Allemagne unie depuis 2 ans présente le projet élaboré par Georg Lippsmeier pour la RFA. Celui de la RDA n'est pas utilisé.
Belgique
Le pavillon de la Belgique est un cube noir entouré de stores blancs, permettant de voir partiellement à l'intérieur. Il présente une exposition sur l'architecte Victor Horta, spécialiste de l'Art nouveau. Il expose des œuvres et des documents en référence à la bande-dessinées belge, notamment à Tintin et aux Schtroumpfs et propose diverses activités. Le pavillon abrite également des tableaux de Rubens, James Ensor et Magritte. On accède au pavillon par une évocation de l'Atomium, symbole de l'Exposition universelle de 1958 de Bruxelles.
Danemark
Le pavillon du Danemark se trouve à l'extrêmité de l'avenue de l'Europe. Il présente une projection de diapositives sur le pays.
Espagne
Le pavillon de l'Espagne, imaginé par l'architecte Julio Cano Lasso, est un grand cube blanc, situé au début de l'avenue de l'Europe. Il aura coûté 16 400 millions de pesetas. On y rencontre des œuvres d'art comme La maja desnuda de Francisco de Goya, El caballero de la mano en el pecho d'El Greco, Pesca nocturna en Antibes de Picasso et d'autres de Dalí, Miró, Murillo, etc. Un cinéma Movimax projetant des vues d'Espagne vue du ciel s'y trouve également, ainsi qu'une exposition parcourant l'histoire, la culture, le présent et le futur du pays.
Le pavillon français
France
Le pavillon français, dessiné par Jean-Paul Viguier, est recouvert de miroirs. Il abrite une exposition centrée sur le livre, imaginée par Jacques Attali à la demande de François Mitterrand, présentant les perles de la littérature européenne et des films en format IMAX. Il propose un accès direct, par informatique, à la nouvelle Bibliothèque nationale de France, qui sera inaugurée en 1995.
Grèce
La Grèce présente quelques pièces de grandes valeurs artistique et historique, comme un buste d'Alexandre le Grand et le disque de Phaistos.
Irlande
L'Irlande présente dans son pavillon un pub typique et commémore la vie de Saint Brendan de Clonfert, moine qui aurait peut-être, selon la légende, découvert l'Amérique vers l'an 544. On y trouve également un hommage à l'écrivain James Joyce.
Italie
L'Italie nomme en 1989 Luigi Turchi commissaire pour l'Expo de Séville et lui donne pleins pouvoirs. Turchi a été responsable auparavant, pour l'Italie, de plusieurs expositions internationales, comme celles de Tsukuba (1985), de Vancouver (1986) et de Brisbane (1988). Il a la tâche difficile de surmonter les relations difficiles entre Séville et les organisateurs de l'Exposition spécialisée de Gênes, dédiée à Christophe Colomb, qui a lieu la même année.
Les Italiens montrent dans leur pavillon une grande sphère représentant le monde tel qu'il était imaginé par Ptolémée avec, autour de lui, un sol tournant. On y trouve également l'Atlas Farnèse, des modèles de voitures Fiat et Alfa Romeo, la première horloge astronomique d'Occident, des documents de valeur comme une carte d'Amerigo Vespucci datée de 1504, ainsi que diverses expositions sur les progrès scientifiques en relation avec le corps humain (comme la résonance magnétique nucléaire), sur les communications et sur l'astrologie. Le pavillon présente en outre des hommages à des inventeurs et des scientifiques italiens comme Guglielmo Marconi et expose des œuvres d'art parmi lesquelles on trouve des tableaux de Botticelli et d'Annibale Carracci et une fresque de Piero della Francesca.
Luxembourg
Le Luxembourg présente un pavillon dans lequel on se promène en suivant des chemins lumineux jusqu'à une grande sphère située en son milieu.
Pays-Bas
La participation des Pays-Bas à l'Expo est coordonnée par une fondation, dont le président est le Prince Claus. Parmi les autres membres de la fondation, on trouve le Premier ministre, le Ministre d'État et les ambassadeurs des Pays-Bas en Espagne et d'Espagne aux Pays-Bas. Le pavillon, dessiné par l'architecte Peter Trimp, est un grand cube couvert d'une toile constamment humide qui, par un système appelé cooling-desierto, parvient à abaisser la température à l'intérieur de l'édifice. Le bâtiment vaporisant de l'eau continuellement, une hôtesse protège à l'entrée les visiteurs avec un parapluie. L'intérieur est une grande galerie d'art jonchée de parterres de fleurs imaginés par Johan Licher, fleuriste du roi Fahd et du Vatican. Le visiteur parcourt le pavillon par des tunnels. On y trouve l'exposition de photos World Press Photo 1992 et des œuvres, notamment, de van Gogh et Rembrandt.
Portugal
Le Portugal, entre la fin du XVe siècle et le début du XVIe siècle, joue un rôle prédominant dans le commerce entre l'Europe et l'Asie et l'Amérique. Vasco de Gama découvre la route des Indes en 1498, Pedro Alvares Cabral découvre le Brésil en 1500, Francisco de Almeida devient le premier vice-roi des Indes et l'amiral Afonso de Albuquerque contrôle les voies commerciales de l'Océan Indien et du golfe Persique pour le Portugal[20]. Tout cela contribue à la construction de l'empire colonial portugais et fait du Portugal un des pays les plus riches et puissants de l'époque. Le pays tient donc une place importante dans l'Expo.
Le pavillon du Portugal possède 5 étages. Il est construit par l'architecte et expert en beaux-arts Manuel Graça Díaz. Il possède en son sommet des lettres sculptées formant le mot Portugal. On entre dans l'édifice par une tour, appelée périscope baroque, qui sert à capter la lumière du soleil pour la projeter à l'intérieur. On trouve dans le pavillon, entre autres, des œuvres d'art antique, des objets de l'époque précolombienne et les deux dernières pages du traité de Tordesillas, datant de 1494 et établissant le partage du Nouveau Monde entre les deux puissances coloniales émergentes, l'Espagne et le Portugal.
Le pays organise durant l'Expo une représentation, avec des éléphants, des singes et des oiseaux exotiques, retraçant le défilé du roi Manuel Ier de Portugal devant le pape.
Le Portugal est le premier pays à officiellement annoncer sa présence à l'Expo.
Royaume-Uni
Le pavillon du Royaume-Uni, œuvre de l'architecte Nicholas Grimshaw, est en verre, acier et aluminium et possède une paroi de 18 m sur laquelle s'écoule de l'eau jusqu'à un bassin. L'édifice est climatisé par des panneaux solaires. Le pays y présente La Grande-Bretagne communiquant avec le reste du monde, un spectacle dans lequel un mime montre, avec des effets laser et des grands écrans, la position dominante de Londres comme centre financier, l'usage généralisé de la langue anglaise dans le monde et le prestige de la BBC et de ses services d'information.
Autres pays européens : l'avenue des Palmiers et la sphère bioclimatique
L'avenida de las Palmeras de l’Expo'92 et la Sphère bioclimatique, photographiées en 2007

La plupart des autres pays européens se trouvent le long de l'avenue des Palmiers (avenida de las Palmeras), où se trouve une grande sphère bioclimatique. D'un diamètre de 22 m, elle est maintenue à 6 m du sol par 3 piliers métalliques et diffuse de la vapeur d'eau. Par l'effet du vent d'est, un système informatique permet de réguler la température des alentours. On trouve sur l'avenue des jardins et des zones de repos. Des voiles donnent de l'ombre.

Autriche
Le pavillon de l'Autriche, construit par Volker Giencke, est un édifice transparent à deux versants, recouvert de 2 couches de verre et protégé par une couverture en aluminium reflétant le sol, permettant de contrecarrer les hautes températures estivales. À l'entrée se trouve une sculpture sonore formée de barres flexibles connectées à un ordinateur qui, bougées par les visiteurs, génèrent des sons. Le pavillon abrite un piano Bösendorfer modifié, jouant seul la Valse minute de Frédéric Chopin.
Bulgarie
La Bulgarie présente des icônes, l'Or de Varna (des bijoux datant de 4600 av. J.-C. découverts dans la nécropole de Varna) et une explication de l'alphabet cyrillique, utilisé en Europe de l'Est depuis le IXe siècle.
Chypre
Le pavillon de Chypre est créé par Cristos Theodorou.
Estonie, Lettonie et Lituanie
Après la dislocation de l'URSS en 1991, son pavillon devient celui de la Russie. Des autres nouveaux pays de l'ex-URSS, seules l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie sont présentes à Séville. Le pavillon commun des pays baltes est financé par l'Expo. Chacune des nations y expose quelques œuvres d'arts, des cartes montrant leurs anciennes frontières et des images des pays. La Lituanie expose en outre de l'ambre et un pianiste lituanien joue des pièces musicales du pays.
Finlande
Le pavillon finlandais, nommé « Gorge de l'enfer » (Garganta del infierno) et dessiné par une équipe d'étudiants en architecture, est formé de deux bâtiments liés : un édifice de verre et d'acier et un autre en bois. Il abrite des œuvres d'art et des objets courants au design finlandais : skis, perceuses, jouets, vaisselle, hameçons, casques de chantier, etc.
La Finlande organise en plein juillet une course de ski de fond opposant des concurrents de 9 pays pour promouvoir la candidature du pays pour les jeux olympiques d'hiver.
Le pavillon hongrois
Hongrie
Le pavillon hongrois est la réplique d'une église rurale du pays, en bois et possèdant 7 tours et clochers. Il abrite un arbre centenaire dont les racines sont visibles à travers un sol transparent.
Monaco
Le pavillon de Monaco est créé par Fabrice Notari.
Norvège
On accède au pavillon de la Norvège par un bassin translucide situé à hauteur des yeux, à travers un portique de glace. Le visiteur y parcourt un long tube montrant, par un procédé audiovisuel, les relations entre le pays et la mer.
Pologne
Centré sur le thème « Solidarité globale », le pavillon de la Pologne, sur une proposition de Lech Wałęsa, expose les projets d'une centaine d'artistes du monde entier pour la création d'un drapeau de la Terre.
Roumanie
La Roumanie présente dans son pavillon des œuvres d'art, comme la sculpture Rugaciunea (la Prière) de Constantin Brâncuși.
Russie
Le pavillon russe était destiné au départ à être celui de l'URSS. Après la dislocation de l'URSS en 1991, le pavillon devient celui de la Russie. Des autres nouvelles nations indépendantes, seuls les pays baltes sont également finalement présents à l'Expo.
Le responsable du pavillon russe est Nikolai Filippov, ancien conseiller principal de la Chambre du Commerce de l'URSS. L'édifice est dessiné par les architectes lettons Juris Ponga et Aigars Sparans et par le peintre et designer Ivars Mailikis. Son style est basé sur les traditions de l'architecture avant-gardiste russe du début du XXe siècle.
Parmi 160 projets venant de toute l'ex-URSS, les autorités russes choisissent de présenter « L'Échelle du Savoir », un hommage aux connaissances humaines qui prend comme point de départ les réformes idéologiques de la perestroïka. L'exposition est divisée en trois sections : « L'homme découvre la Terre », « L'homme découvre le Cosmos » et « L'homme se découvre lui-même ». On y trouve le premier sous-marin métallique, datant de 1836, le premier récepteur de radio à transmission sans fil, datant de 1895, un modèle de la première fusée spaciale de 1921, le rayon laser (rendu possible, notamment, par les recherches de Prokhorov et Bassov), un véhicule d'exploration scientifique de Mars, une copie de la sonde automatique Luna 3, etc.
Suède
Le pavillon suédois, surmonté d'une terrasse panoramique, abrite une exposition sur les inventions suédoises : le réfrigérateur, la clé anglaise, le design de la bouteille de Coca-Cola, Tetra Pak, le pacemaker, etc. En l'honneur d'Alfred Nobel, inventeur de la dynamite, une explosion retentit toutes les 3 minutes, projetant des pièces commémoratives. On y montre en outre le kalusträsk, le plus vieux ski du monde, provenant d'un musée d'Umeå.
Le pavillon de Tchécoslovaquie avec, au second plan, le pavillon suisse
Suisse
La Suisse comptait construire pour l'Expo un bâtiment de glace de 30 m de haut nommé Swice (jeu de mot formé à partir de Swiss et de ice, mot anglais pour glace). Techniquement réalisable, le projet de Vincent Mangeat avait le défaut majeur de consommer énormément d'énergie. Un pavillon plus écologique est finalement construit : une tour en carton recyclable. On y retrouve 6 cors des Alpes en fibre de verre de 3.5 m de long et des œuvres d'art de différents artistes, comme des photos de Balthasar Burkhard et des sculptures de Bernhard Luginbühl (Emmental I et II)[21].
Tchécoslovaquie
La Tchécoslovaquie présente un spectacle son et lumière rapidement considéré comme trop avant-gardiste et difficilement compréhensible. Le Parlement tchécoslovaque tente même de modifier la présentation. Le pays offre à la Basilique de la Macarena une copie de l'Enfant Jésus de Prague.
En juin, lorsque se précise la séparation de la Tchéquie et de la Slovaquie, le restaurant Slovaquia, situé en face du pavillon, prend pour les Slovaques une nouvelle dimension.
Vatican
Le pavillon du Vatican, dessiné par Miguel de Oriol e Ibarra, dessine des arcs d'acier et de verre opaque qui, associés aux toits en voûtes, rappellent les édifices religieux catholiques. La participation du Saint Siège à l'Expo est organisée par un comité présidé par Mgr Tagliaferi. Le pavillon présente des œuvres d'art comme La Mise au tombeau du Caravage, L'Arrestation du Christ de Goya, La Mise au tombeau de Jean de Joigny et le Discobole de Myron. Il expose de plus des documents anciens, des sceaux, des pièces de monnaie, des textes religieux écrits en aymara, en quechua, en muisca ou en zapotèque et montre des films sur l'évangélisation en Amérique.
Yougoslavie
Le pavillon yougoslave abrite des œuvres d'art historiques du pays. Suite à la déclaration d'indépendance de la Slovénie et de la Croatie en juin 1991, la Yougoslavie est forcée par le Collège des Commissaires, au début de l'Expo, à renoncer à son drapeau. Le pavillon se transforme en un « lieu de rencontre entre les pays des Balkans », selon la décision du Collège, où sont récoltés de la nourriture et des vêtements pour les pays en guerre et des signatures pour la paix. L'Albanie ne participe pas à l'événement.

Amérique du Nord

Canada
Le pavillon du Canada, dessiné par Bing Wing Thom, est un énorme cube de bois recouvert de panneaux de zinc. Il abrite un cinéma IMAX qui projette Momentum, un film de 18 minutes produit par l'Office national du film et présentant le pays. On y trouve également des ordinateurs présentant des programmes interactifs.
États-Unis
Le premier commissaire américain est Martin L. Stone, journaliste et vice-président de l'Agence Nord-américaine d'Information (USIA). L'USIA gère d'ailleurs le pavillon, comme lors des expositions internationales antérieures. Au départ, un budget de 5 000 millions de pesetas est prévu pour le pavillon américain, mais seuls 700 millions sont pour finir alloués : à nouveau, comme pour le soutien financier à la ville de Chicago pour l'organisation de l'exposition commune Séville-Chicago, le soutien du gouvernement américain fait défaut. Ce dernier considère que c'est aux entreprises privées de financer la présence américaine à Séville[22]. Les impressionnants projets sont donc abandonnés et un pavillon très simple est créé.
Le pavillon des États-Unis est formé d'un grand terrain délimité par des structures métalliques couvertes de toile, qui avaient déjà été utilisées pour les expositions internationales de Vancouver, en 1986, et de Brisbane, en 1988. À l'intérieur se trouvent des panneaux peints par Peter Max et deux chapiteaux abritant un hommage à la Déclaration des droits de l'homme et la projection d'un film sur les éléments de la vie quotidienne communs à toutes les races et à toutes les cultures. À l'extérieur ont lieu des démonstrations de basket-ball acrobatique (notamment par les Bud Light Daredevils) et des activités sportives pour les jeunes, coordonnées par Arnold Schwarzenegger. On y trouve également une maison en bois typique du pays, entièrement équipée, et des voitures américaines comme la Cadillac Seville.

Ibéro-Amérique

Le pavillon ibéro-américain : la Place d'Amérique
L'intérieur du pavillon ibéro-américain

La quasi-totalité des pays ibéro-américains (hormis le Chili, Cuba, le Mexique et le Venezuela) sont réunis dans un pavillon commun appelé Plaza de América (Place d'Amérique). Il se trouve à l'extrêmité nord du site, entre les pavillons internationaux et ceux des communautés autonomes espagnoles. Construit par Jesús Castañón Díaz, Ernesto Zapata et Eduardo Gómez, il est la synthèse de diverses idées sur l'architectonique et l'architecture bioclimatique. Il abrite également le « Système interaméricain » (Sistema Interamericano), un lieu présentant l'Organisation des États américains à travers une importante collection artistique. On y trouve des œuvres du Colombien Alejandro Obregón, du Mexicain Rufino Tamayo, du Cubain Mario Carreño Morales ou du Vénézuélien Carlos Cruz-Díez.

La Plaza de América présente en outre l'exposition « L'Or de l'Amérique » (El Oro de América). Quatre cents objets en or aussi divers que des colliers, des porte-plumes ou des éléments de roue y sont montrés ; la plupart sont d'origine colombienne ou péruvienne, façonnés par les Moche, les Tayronas, les Nariño, les Lambayeque ou les Zenú. On y trouve une grande partie du trésor des Quimbayas, une ethnie colombienne célèbre pour sa production d'objets en or.

Argentine
L'Argentine offre toutes les demi-heures des démonstrations de tango. Le pavillon abrite une exposition d'orfèvrerie de Río de la Plata qui présente entre autre la canne d'argent du président argentin Carlos Menem.
Bolivie
La Bolivie utilise l'Expo comme plateforme de lutte pour la légalisation mondiale du commerce de la feuille de coca, dont le pays désire faire connaître les effets très limités par rapport à la cocaïne, à laquelle elle est souvent associée. Le gouvernement bolivien décide d'offrir aux visiteurs la possibilité d'y goûter, à mastiquer ou en infusion. Le sujet fait beaucoup de bruit, la police espagnole confisque à l'aéroport le premier envoi de 8 kg de feuilles de coca et la Junta de Andalucía intervient. La Bolivie pense se retirer de la manifestation lorsque l'Expo interdit le petit déjeuner qu'elle prévoit pour la fête nationale et auquel doit être servi une infusion de coca. L'interdiction est finalement contournée sans que cela déclenche de polémique. Le reste du temps, la coca est présentée dans des vitrines ou dans des documentaires.
Le pays montre en outre des céramiques de la civilisation des Moxos et un plastron en or des Tiwanaku.
Brésil
Le Brésil présente son carnaval et un documentaire, sur un grand mur de téléviseurs, sur São Paulo. L'ambiance est assurée tout au long de la journée par des spectacles de samba et de danses folkloriques.
Colombie
La Colombie offre du café et des jus de fruits naturels et présente un documentaire sur la légende de l'Eldorado. De plus, une chiva, autobus traditionnel du pays, circule sur les avenue de la Cartuja, transportant des visiteurs, des caisses, des valises, des poules et des Colombiens dansant au son de la cumbia.
Costa Rica
Le Costa Rica est le premier à participer au jardin américain en envoyant 39 arbres de 14 espèces différentes. Le pays abrite dans son pavillon une forêt tropicale avec une cascade. Il présente de plus une exposition sur la relation entre l'or, le jade et la nature au travers de bijoux et d'œuvres d'art précolombiens.
Équateur
La façade du pavillon de l'Équateur montre un ensemble en céramique fabriqué deux siècles av. J.‑C., Los señores de la bahía.
Guatemala
Le Guatemala présente la culture maya, sa philosophie, sa science, ses mathématiques et son astrologie. Le codex de Madrid, un des rares manuscrits mayas connus, y est exposé.
Panama
Le Panama reproduit dans son pavillon une maison traditionnelle et d'antiques objets de la civilisation de Sitio Barriles, un peuple précolombien. Le pays rappelle par des documentaires que le canal de Panama cessera d'être américain pour revenir sous contrôle panaméen en 1999.
Pérou
Le Pérou expose une collection d'art précolombien et le trésor de la huaca Rajada, le plus important complexe funéraire de la culture Moche découvert à ce jour.
Salvador
Le Salvador présente d'importantes œuvres d'art, comme le Divino Salvador, patron du pays, offert par Charles Quint en 1546, le sphinx de Tlaloc (dieu aztèque de l'eau) ou une statue de Xipe Totec, dieu aztèque du renouveau de la nature.
Uruguay
Le pavillon de l'Uruguay présente des documentaires, dont La Cumparsita.

Le Honduras, le Nicaragua et le Paraguay sont également présents.

Les autres pavillons ibéro-américains
Le pavillon du Mexique
Chili
Le pavillon du Chili abrite un iceberg naturel, vieux de 500 ans, amené à Séville depuis l'Antarctique par bateau, qui assure une température de 10° C dans l'édifice.
Cuba
Le pavillon cubain passe de la musique de Pablo Milanés et des extraits de dessins animés.
Mexique
Le pavillon du Mexique présente ses cultures indigènes.
Venezuela
Le pavillon du Venezuela présente un film appelé « Venezuela, terre de grâce » (Venezuela, tierra de gracia).

Monde arabe

Le pavillon du Maroc

Les pays arabes se trouvent sur l'Avenue 5 du site, construite le long d'un canal qui parcourt 300 m et descend le long d'une paroi de 6 m avant de se jeter dans un bassin. L'Irak et l'OPEP sont absentes de la manifestation, notamment en raison de la guerre du Golfe. Par contre, la Ligue arabe est présente. Elle partage un pavillon avec la Syrie, la Jordanie et l'Égypte et présente un hommage à la culture islamique en dédiant son espace à des personnages comme Moïse Maïmonide ou Avicenne. Ce pavillon Arabe est imaginé par Jesús Castañón Díaz, Ernesto Zapata et Eduardo Gómez.

Algérie
Le pavillon de l'Algérie, dessiné par Agustín Prudencio Díaz, montre quelques objets préhistoriques et une tente de Bédouins, installée à la sortie.
Suite à l'assassinat, le 29 juin 1992, de Mohamed Boudiaf, président du Haut Comité d'État algérien, un deuil officiel de 6 jours est instauré dans le pavillon : le drapeau est mis en berne, les projections et la musique sont supprimées.
Arabie saoudite
Le pavillon de l'Arabie saoudite est en argile cuite et en palmes. Des centaines de couvertures bédouines colorées donnent de l'ombre à l'extérieur. Le sol de l'édifice est recouvert de sable, amené du désert saoudien. Le pays présente la vie et les coutumes du désert, des maquettes de Médine et de La Mecque, un ancien tissu brodé de fils d'or qui recouvrait la Kaaba, un exemplaire précieux du Coran, dont il explique les principes sacrés, et des statues du Ve siècle av. J.-C..
Égypte
L'Égypte partage un pavillon avec la Ligue arabe, la Syrie et la Jordanie. On y trouve 90 objets d'art dont des sculptures des pharaons Khéphren et Ramsès II, des bustes gréco-romains des dieux Sarapis et Dionysos, une icône chrétienne de la Vierge Marie et un cadran solaire en calcaire.
Émirats arabes unis
Le pavillon des Émirats arabes unis est une réplique du fort de la ville-oasis d'Al Ain. Le pays y montre une pyramide de verre, aux étages semés de terre saline, montrant que la recherche scientifique peut transformer un désert en terre cultivable. On y montre également l'histoire du pays au travers d'objets anciens et son essor économique grâce au pétrole.
Jordanie
La Jordanie partage un pavillon avec la Ligue arabe, la Syrie et l'Égypte. Elle présente une mosaïque originale provenant de l'église des Apôtres de Madaba et représentant la divinité primordiale Thalassa.
Koweït
Malgré la guerre du Golfe, terminée quelques mois auparavant, le Koweït est présent à l'Expo, avec un pavillon créé par l'architecte de Valence Santiago Calatrava. L'édifice possède 17 grands bras mobiles en bois qui imitent les pennes d'une feuille de palmier. Le pavillon abrite des objets d'art de ses différentes époques culturelles.
Maroc
Le Maroc et le roi Hassan II investissent dans un des pavillons les plus coûteux de l'Expo : 3.5 milliards de pesetas. Il est conçu par l'architecte français Michel Pinseau, à qui l'on doit notamment la Mosquée Hassan II de Casablanca. Véritable palais, le Pavillon Hassan II est construit en béton armé et est habillé de décors issus de l'artisanat marocain, comme des moucharabieh, dispositifs de ventilation naturelle forcée, et des colonnes revêtues d'azulejos. On trouve à l'extérieur de l'édifice des fontaines et des cascades. Le pavillon abrite quelques bronzes romains de la ville antique de Volubilis.
À noter que le Sahara occidental, territoire en proie à un conflit opposant les indépendantistes sahraouis au Maroc qui le considère comme constituant ses provinces du Sud, ne participe pas comme pays indépendant à l'Expo. Malgré tout, les Sahraouis célèbrent leur fête nationale dans le pavillon de Jerez dans lequel ils sont invités.
Mauritanie
Le pavillon mauritanien est un énorme cube de laiton dont la base est ensablée, abritant des objets antiques, dont certains vieux de 10 000 ans. Le pays présente également des produits locaux comme le lait de chamelle. Devant le pavillon se trouve une jaima, une tente du désert dans laquelle des artisans fabriquent des objets typiques comme des paniers en osier ou des tapis de prière.
Oman
Oman montre des curiosités du pays comme les falaj, des réseaux d'adduction d'eau souterraine utilisés pour l'irrigation.
Syrie
La Syrie partage un pavillon avec la Ligue arabe, la Jordanie et l'Égypte. Elle montre des objets préhistoriques comme un morceau d'argile gravé de 30 caractères, datant du IIe millénaire av. J.‑C. et considéré comme le premier alphabet connu.
Tunisie
Le pavillon de la Tunisie abrite de nombreuses œuvres d'art comme des mosaïques romaines, des bronzes de l'époque de la Grèce antique ou des stèles du tophet de Carthage.

Asie

Même si les pavillons des pays asiatiques sont disséminés sur le site, un certain nombre se trouve sur l'avenue 1, parcourue par un aqueduc supporté par les piliers de verre s'arrêtant à la porte de l'Eau. L'endroit est garni de bassins, de végétation et de petites places. On y trouve les pavillons de la Corée du Sud, de l'Indonésie, des Philippines, de Singapour, de la Thaïlande, et également de l'Australie.

Chine
Le pavillon de la République populaire de Chine est construit à partir de matériaux fabriqués dans le pays puis transportés à Séville. En son centre se trouve un jardin chinois. La Chine montre quatre de ses grandes inventions : la technique de fabrication du papier, l'imprimerie, la poudre noire et la boussole. Elle présente en outre sa dernière découverte archéologique majeure : le mausolée de l'empereur Qin et son armée de milliers de soldats en terre cuite.
Corée du Sud
La Corée du Sud présente 3 films d'art vidéo de l'artiste Nam June Paik. On peut également y voir un documentaire, en relief, sur l'alphabet coréen jangul, datant du XVe siècle et un film, « Main sur main » (Mano sobre mano), qui explique la vie des Coréens au travers de leur adresse manuelle. Elle montre également le kayagum, un instrument à cordes datant du IIIe siècle et une grande maquette de l'exposition spécialisée de Daejeon, prévue pour l'année suivante.
Le pavillon de l'Inde
Inde
L'entrée du pavillon de l'Inde est décorée d'une queue de paon en éventail.
Israël
Le pavillon d'Israël est un chapiteau avec une simple projection présentant l'histoire du peuple juif jusqu'à la création de l'État d'Israël. Le commissaire israëlien est Samuel Hadas, le premier ambassadeur d'Israël en Espagne[23].
Le pavillon japonais
Japon
Le ministre japonais du Commerce international et industriel (et ancien ministre des Affaires étrangères) Hiroshi Mitsuzuka est chargé de la présence japonaise à l'Expo. Le budget alloué, 5.4 milliards de pesetas, est le plus important pour un pavillon national. Le commissaire en est Akio Morita, le président de Sony. Le pavillon, en bois, imaginé par l'architecte Tadao Andō, se trouve sur l'avenue des Acacias. On accède au quatrième et dernier étage par des escaliers mécaniques passant sous une arche symbolisant le passage du Japon traditionnel au Japon moderne. Les 3 autres niveaux sont accessibles depuis l'intérieur de l'édifice, qui abrite notamment une reproduction du château d'Azuchi, des maquettes de paysages et de villes japonais en origamis, une reproduction du sanctuaire d'un temple sioniste, la réplique d'une divinité bouddhiste et des expositions utilisant le laser, des hologrammes et des images atomisées.
Lorsque le prince héritier Naruhito visite l'exposition, les Japonais organisent une grande manifestation pendant 2 jours, avec des défilés, des tournois d'arts martiaux, des danses et de la musique traditionnelle.
Malaisie
La Malaisie présente une maquette du palais du sultan Abdul Samad, des vêtements et des objets typiques du pays.
Pakistan
Le Pakistan exhibe Mohammad Nawaz Mazari, considéré, avec 239 cm, comme l'homme le plus grand du monde[24]. Le pavillon vend des tapis et d'autres objets typiques.
Singapour
Le pavillon de Singapour recrée une rue de sa capitale.
Sri Lanka
Devant le pavillon du Sri Lanka se trouve un Bouddha de 12 m de haut.
Thaïlande
L'architecture du pavillon de Thaïlande rappelle celle des temples bouddhiques traditionnels du pays.
Turquie
Le pavillon de la Turquie est réalisé par Oner Tokcan, Hulusi I Gonul et C. Ilder Tokcan.

L'Indonésie et les Philippines sont également présents.

Afrique

Le bâtiment Place d'Afrique, situé au bord du lac, à côté de la porte nord du site, est formé de deux édifices communicants et on y accède par une passerelle fermée passant au dessus d'un bassin. Il est imaginé par Alvaro Navarro et Miguel M. de Castilla et est construit par la Confederación de Empresarios de Andalucía. Co-financée par la Communauté européenne et par l'Espagne, il permet à certains des pays africains les plus pauvres d'être présents à l'exposition. La plupart des objets exposés sont en vente. Le Congo propose des tables en caoba, un bois issu de l'acajou Swietenia macrophylla ; le Kenya présente des objets comme des sculptures en bois, des tapis, des sacs ou des colliers, le Zimbabwe des sculptures et des masques, le Cameroun une statue de lion et des objets en ébène et en os d'hippopotame, le Sénégal des animaux empaillés et le Cap-Vert un métier à tisser et du tissu local. L'Angola, la Côte d'Ivoire, le Gabon, la Guinée-Bissau, la Guinée équatoriale, le Mozambique et Sao Tomé-et-Principe sont également représentés.

La Place d'Afrique abrite en outre dans l'exposition « Trésor du Nigeria » des objets historiques de l'art nigérian : terres cuites d'Owo, sculptures en bronze d'une antique civilisation d'Ife ou récipients de la civilisation de Igbo-Ukwu.

Afrique du Sud
L'Afrique du Sud a son propre pavillon formé de tentes sur l'avenue 5. Elle y montre sa richesse en or et en diamants, ainsi que des photos de Nelson Mandela et de Frederik de Klerk se serrant la main.

Caraïbes

Le pavillon des Caraïbes abrite les Bahamas, la Jamaïque, Trinité-et-Tobago et l'Organisation des États de la Caraïbe orientale, qui regroupe Antigua-et-Barbuda, la Dominique, Grenade, Montserrat, Saint-Christophe-et-Niévès, Saint-Vincent-et-les Grenadines et Sainte-Lucie. Il est situé sur le chemin des Découvertes, en face de l'espace public du Palenque. On y sert des cocktails et on y écoute les musiques traditionnelles comme le reggae. Haïti et la République dominicaine (qui présente des objets des Indiens Taïnos) sont également présentes.

Porto Rico
Porto Rico a son propre pavillon, imaginé par Segundo Cardona Colom, Luis Sierra et Alberto Ferrer.

Océanie

À côté de la Place d'Afrique se trouve le pavillon des îles du Pacifique sud, en bois et en bambou. Détruit par un incendie quelques jours avant l'inauguration, il doit être rebâti et ouvre ses portes avec 3 mois de retard. On y trouve, en vente, des objets provenant des îles Fidji, des Kiribati, des îles Salomon et du Vanuatu. Des groupes folkloriques s'y produisent.

Australie
Le pavillon australien se trouve sur l'avenue 1, parmi des pays asiatiques. Il possède 5 étages et ses parois sont des toiles ondulées tenues par une structure en acier. On peut y voir entre autres un documentaire sur le pays, projeté sur 360 degrés, une petite forêt tropicale humide, habitée par des perroquets, et le Argyle Diamond Egg, un bijou en or de 15 kg décoré de 20 000 diamants et représentant une bibliothèque enfermée dans un œuf.
Nouvelle-Zélande
Le pavillon de la Nouvelle-Zélande recrée en relief sur ses façades les côtes cartographiées par James Cook, avec des rochers, des cascades, des vagues et des animaux mécaniques comme des oiseaux marins. Des danses et de la musique folkloriques sont interprétées par un groupe de Maori. Le pavillon montre un documentaire présentant des navigateurs polynésiens, les colonisateurs de l'île et de célèbres Néo-Zélandais, le tout sur des chants de la soprano maori Dame Kiri Te Kanawa.
Papouasie-Nouvelle-Guinée
Le pavillon de la Papouasie-Nouvelle-Guinée se trouve sur l'avenue des Acacias.

Pavillons des communautés autonomes d'Espagne

Les 17 communautés autonomes d'Espagne ont leur pavillon, situés autour du lac artificiel, le Lac d'Espagne (Lago de España), créé pour l'occasion. Ce dernier est, pendant la nuit, grâce à des projecteurs, des lasers et des écrans d'eau, le théâtre d'un spectacle lumineux.

Andalousie
Le pavillon de l'Andalousie est un cylindre oblique d'émail bleu dans une base de marbre blanc, œuvre de l'architecte et scénographe sévillan Juan Ruesga Navarro. Il est bâti près de l'entrée la plus fréquentée du site, la Porte de la Barqueta. Le pavillon montre une collection des premières éditions de livres de Juan Ramón Jiménez, Antonio Machado et Federico García Lorca, la première grammaire d'Antonio de Nebrija et le trésor d'El Carambolo. On y trouve également, représentant les technologies andalouses du futur, une éolienne de Tarifa, le premier modèle de miroir cylindro-parabolique réalisé à Tabernas, un prototype de voiture de course créée à Motril et un avion ultraléger en fibre de verre construit à La Rinconada. On peut en outre y consulter l'Encyclopédie Électronique d'Andalousie et y voir un film qui, sur 360 degrés, donne l'impression au visiteur de survoler certains lieux andalous comme le pèlerinage d'El Rocío, les neiges de la Sierra Nevada ou les chantiers navals de Cadix.
À l'extérieur du bâtiment se trouve, sous la juridiction du commissaire du pavillon Antonio Rodríguez Almodóvar, un parc qui reproduit, à échelle réduite, des bâtiments, monuments et espaces naturels célèbre d'Andalousie. Le parc, d'une surface de 10 000 m2, est parcouru en petits trains.
Aragon
Le pavillon d'Aragon, créé par José Manuel Pérez Latorre, expose une collection de tableaux de Goya.
Asturies
Le pavillon de la Principauté des Asturies présente à l'entrée un ours mécanique pouvant monter le long d'une poutre jusqu'au sommet du bâtiment. Le pavillon abrite une cidrerie et un parcours en petit train parmi des forêts et des montagnes.
Îles Baléares
Le pavillon des Îles Baléares est un bâtiment entièrement vitré, possédant des voiles géantes et entouré d'eau, à l'intérieur duquel se trouve une collection d'art ancien et un hommage à Miró.
Îles Canaries
Le pavillon des Îles Canaries forme un grand cube bleu marin entouré par un jardin de plantes locales comme le dragonnier des Canaries ou Euphorbia canariensis. À l'intérieur se trouve un tunnel volcanique (représentant celui de la Cueva del Viento d'Icod de los Vinos), des aquariums présentant les poissons et la végétation marine des îles Canaries et une exposition d'art ancien et contemporain, dont des œuvres de César Manrique.
Cantabrie
La Cantabrie montre dans son pavillon une réplique à grande échelle de la carte de Juan de la Cosa et une autre de la grotte d'Altamira.
Castille-et-León
Le pavillon de Castille-et-León est de forme cubique. Il expose les Glosas Silenses : il s'agit d'un texte latin dans les marges duquel des copistes médiévaux ont noté des commentaires en langue romane de la péninsule Ibérique. Elles représentent un manuscrit fondamental pour la langue espagnole.
Castille-La Manche
Le pavillon de Castille-La Manche, imaginé par Manuel de las Casas, est entièrement en bois. On y trouve, éclairées par un œil central percé dans le toit, de nombreuses œuvres d'art, dont huit tableaux d'El Greco (dont La Spoliation ou Les larmes de Saint Pierre) et la custode de la cathédrale de Tolède, réalisée par Enrique de Arfe. La custode retourne à Tolède le jour de la Fête-Dieu et est remplacée jusqu'à la fin de l'Expo par les Esferas de los cuatro Continentes (Sphères des quatre Continents) de Lorenzo Vaccaro : sphères d'argents montées chacune par une figure féminine, datant de 1695 et qui sont également issues de la cathédrale de Tolède.
Catalogne
Le pavillon de la Catalogne, entièrement blanc, abrite une collection de design catalan.
Estrémadure
Le pavillon d'Estrémadure est un bâtiment vitré de style avant-gardiste, aux sols transparents. On y présente une statue de la déesse romaine Cérès, issue du Musée national d'art romain de Mérida, ainsi que d'autres œuvres d'art.
Galice
Le pavillon de la Galice, en granite de Lugo et de Porriño et en schiste d'Ourense, est ouvert sur le lac par un perron. On y trouve une grande maquette de la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle ainsi que l'un de ses botafumeiros.
Communauté de Madrid
Le pavillon de la Communauté de Madrid est un bâtiment d'acier revêtu de matériaux transparents, illuminé pendant la nuit.
Région de Murcie
Le pavillon de Murcie présente une façade antérieure inclinée recouverte de fleurs, descendant jusqu'à un bassin dans lequel se trouve le sous-marin d'Isaac Peral. L'édifice abrite l'autogire de Juan de la Cierva et une collection d'art, dont le Paso de la Cena, du sculpteur Salcillo.
Navarre
Le pavillon de la Communauté forale de Navarre, vitré et possédant un toit blanc à deux versants, abrite une forêt de hêtres traversée par un ruisseau en cascades. Une présentation en hologrammes de l'histoire de la Navarre, réalisée par Juan Luis Buresi, y est montrée.
Pays basque
La structure du pavillon du Pays basque rappelle les caseríos locaux. Sa façade en verre a les couleurs du drapeau basque. Un film y est projeté, présentant un voyage imaginaire à travers le Pays basque.
La Rioja
Le pavillon de La Rioja montre au visiteur les Glosas Emilianenses, premier livre écrit en espagnol. Le sous-sol du pavillon rend hommage aux chais de la région.
Communauté valencienne
Le pavillon de la Communauté valencienne possède un clocher abritant six cloches de la cathédrale de Valence, qui sonnent 4 fois par jour. À l'intérieur du bâtiment se trouve une exposition sur le lien entre la Communauté valencienne et la découverte de l'Amérique. Elle expose notamment un document original signé par Santángel, un Valencien, allouant à Christophe Colomb un crédit pour son voyage, ainsi qu'une lettre, datée de 1493, dans laquelle Colomb raconte à son créancier sa découverte.

Pavillons thématiques

Pavillon du XVe siècle
Situé dans les jardins du monastère, il montre, au travers de montages audio-visuels et d'un théâtre tournant, le visage du monde avant 1492 et comment croyances et certitudes se cotoyaient alors, notamment concernant l'Eldorado. On y voit l'Europe d'alors et le Nouveau Monde tel que Colomb l'a découvert. On y trouve également une horloge astronomique. Le monastère est également le siège du Pavillon Royal, lieu de réception des gouvernements et des chefs d'états étrangers.
Pavillon des Découvertes
Il est en forme d'énorme parallépipède, imaginé par Javier Feduchi. Peu avant l'ouverture de l'Expo, un incendie en ravage l'intérieur et, inutilisable, il demeure fermé pendant toute la durée de la manifestation. Il aurait dû être le noyau central de l'Expo, montrant, par des techniques muséographiques de pointe, le développement de l'homme et de la science entre 1492 et la fin du XXe siècle. Malgré tout, l'extérieur du bâtiment est transformé par le peintre Eduardo Arroyo : en le décorant de grandes silhouettes de ramoneurs, il en fait un véritable monument au feu, illuminé par la sphère du cinéma Omnimax, seule partie du pavillon à être sauvée des flammes. Ce cinéma sphérique permet de projeter le documentaire « Eurêka, la passion de découvrir » (Eureka, la pasión por descubrir), qui raconte de nombreuses découvertes, de l'arrivée de Magellan à Terre de Feu à la découverte des grottes d'Altamira. L'Omnimax projette également « Planète bleue » (Planeta azul), apportant un message écologique à travers des images du monde entier. Le dernier concert des Rolling Stones y est également diffusé pendant la dernière heure de la nuit.
Le pavillon de la Navigation
Pavillon de la Navigation
Il est le pavillon le plus visité de l'Expo. Œuvre de l'architecte Vázquez Consuegra, il représente la coque inversée d'un bateau. Il se trouve au niveau du quai des Indes du Guadalquivir, juste en amont du Pont du Christ de l'Expiration, à l'endroit où sont amarées des répliques des trois caravelles de Colomb et de la caraque Victoria. Le visiteur se promène à l'intérieur de la reproduction d'un galion, accédant à une maquette de la Séville de Colomb et à de véritables trésors découverts dans les mers et les océans au cours des siècles.
Après l'Expo, il reçoit le prix, donné par le collège des architectes, de meilleure œuvre construite en 1992.
Pavillon de la Nature et Jardin américain
Gigantesque bulle de forêt tropicale arrosée par une pluie artificielle, on y trouve plus de 160 plantes et animaux de la forêt humide : iguanes, dindons, toucans, piranhas (dans la zone brésilienne), murènes (dans celle des Canaries), poissons du golfe Persique et d'Australie. Dans la zone de Monaco se trouve un aquarium auquel on accède par un tunnel transparent au travers duquel on peut observer des requins de la Méditerranée. De plus, un film en Showscan y est projeté, montrant des images du Parc national de Doñana, de l'archipel de Los Roques, de Gran Sabana, du delta de l'Orénoque et des Llanos d'Apure.
Autour du pavillon de la Nature se trouve le Jardin américain. Il s'agit d'un espace de 2 hectares qui possède plus de 500 plantes amenées par 21 pays d'Amérique participant à l'Expo : cèdre de Cuba, ceibo argentin, palmier à huile colombien, belombra, coca, etc.
Place du Futur
Créé par l'architecte Oriol Bohigas, l'édifice nommé Plaza del Futuro abrite les quatre pavillons du devenir : pavillons de l'Énergie, des Télécommunications, de l'Univers et de l'Environnement. Dans le pavillon de l'Énergie sont expliqués, à l'aide de nombreux appareils, le principe de « transfert d'énergie » et les problèmes énergétiques que l'homme rencontrera dans le futur. On y trouve entre autres une voiture solaire et le vélo de Miguel Indurain. Le pavillon des Télécommunications diffuse un spectacle audiovisuel sur un mur de 848 télévisions. Le pavillon de l'Univers renferme un planétarium exposant le cosmos et son évolution sur 180 degrés. Le pavillon de l'Environnement montre « Concert pour la Terre » (Concierto por la Tierra), un film en trois dimensions.

Pavillons des organisations internationales

De nombreuses organisations internationales ont leur pavillon à l'Expo.

CIO
Le pavillon du Comité international olympique montre une collection de torches olympiques, de celle de Berlin (1936) à celle de Barcelone (1992), et des œuvres d'art comme L'Athlète américain d'Auguste Rodin, L'Athlète cosmique de Dalí ou le Torse d'athlète de Miguel Berrocal.
Communauté Européenne
Le pavillon de la Communauté européenne se situe au centre de l'avenue de l'Europe, entouré des 12 tours bioclimatiques représentant les pays membres de la Communauté européenne. Le pavillon est un grand cône peint aux couleurs des drapeaux des 12 pays. On y découvre l'Europe de l'ère des découvertes, de la Renaissance à la naissance de la Communauté Européenne. Le parcours se termine par une présentation, sur 96 écrans syncronisés, du traité de Maastricht (signé en février 1992, deux mois avant l'ouverture de l'Expo).
ONU
L'Organisation des Nations unies présente dans son pavillon un film dans lequel un extraterrestre est irrité par les désastres que les humains causent à la Terre.

Les autres organisations représentées à l'Expo sont l'ASE, la BID, le CERN, le CICR, le Conseil de l'Europe, le Conseil de la Ligue arabe, la FISCR, le HCR, l'Institut Interaméricain de Coopération pour l'Agriculture, l'Observatoire européen austral, l'OEA, l'OECO, l'OIT, l'OMI, l'OMS, l'OMT, l'ONUAA, l'ONUDI, l'Organisation Panaméricaine pour la Santé, l'UNESCO et l'Unicef.

Présence des entreprises

De nombreuses entreprises sont présentes à l'Expo. Six d'entres elles ont un pavillon (Cruzcampo, Fujitsu, la ONCE, Rank Xerox, Retevisión et Siemens) et toutes participent directement au financement de la manifestation. Une loi sur les bénéfices fiscaux (ley de beneficios fiscales) est introduite par l'Espagne pour l'Expo : cette loi exempte les entreprises participantes d'une grande partie de leurs impôts directs sur le chiffre d'affaire fait à l'Expo et leur permet de ne pas payer la TVA.

Fournisseurs officiels

Bull, El Corte Inglés, Ford, Fuji, IBM, Olivetti, Panasonic, Philips, Rank Xerox, Real Casa de la Moneda, Schindler, Siemens, Sony et Telefónica sont les fournisseurs officiels de l'exposition.

El Corte Inglés
La présence à l'exposition de la chaîne espagnole de grands magasins El Corte Inglés est discrète, se résumant à la construction d'un parc de jeux pour enfants.
Fuji
Fuji est le fournisseur officiel de l'exposition en matériel cinématographique et photographique, dont l'entreprise obtient le monopole de la vente au public.
IBM
IBM prévoit dans un premier temps d'avoir son propre pavillon à l'exposition mais décide finalement d'abandonner le projet. En effet, les difficultés rencontrées alors par le projet Cartuja 93, devant permettre la reconversion de l'Expo en centre technologique, persuadent l'entreprise de ne pas s'impliquer autant à Séville. IBM y présente malgré tout son centre de technologie de la langue espagnole, un appareil de reconnaissance vocale, situé dans un bâtiment fourni par l'Expo et que l'entreprise américaine pourra garder par la suite. IBM a de plus l'exclusivité sur les écrans géants des zones publiques et dissémine sur le site 33 terminaux fournissant des informations sur la manifestation. Le tiers des dépenses de la firme est assumé par la Junta de Andalucía.
Philips et Olivetti
Philips et Olivetti sont les fournisseurs officiels d'équipements de projection et de matériel informatique.
Rank Xerox
L'entreprise Rank Xerox est spécialisée dans les photocopieurs et les imprimantes. Emilio Haase Barasoain, directeur général de Rank Xerox en Espagne, signe un contrat d'un milliard de pesetas pour approvisionner l'exposition en matériel de bureau.
L'entreprise investit en outre le double dans son pavillon. Elle y présente des expositions consacrées à plusieurs artistes espagnols ainsi qu'un hommage au document antique, notamment au travers d'un documentaire, « Le mystère de Docera » (El misterio de Docera), qui parcourt l'histoire du document depuis l'imprimerie de Gutenberg[25].
Schindler
Le groupe suisse Schindler, spécialisée dans les escaliers mécaniques, les trottoirs roulants et les ascenseurs, fait construire une tour panoramique de 65 m à côté du pavillon de la Navigation.
Article détaillé : Tour Schindler.
Siemens
Le pavillon de Siemens, entreprise allemande spécialisé dans les hautes technologies, est un grand édifice imaginé par l'Allemand Bertram Engel. Cylindrique, il est coupé par une ligne directement inspirée de la Giralda, le clocher de la cathédrale de Séville. Le bâtiment est protégé de la chaleur par un écran de lames tournant avec le soleil, et fonctionnant à l'énergie solaire.
Siemens présente le film « Concert Évolution » (Concierto Evolución), qui met en garde contre les risques de la destruction de l'environnement, proposant comme seule alternative l'intégration de l'homme dans la nature. Le film compare l'humain à un pianiste rompant l'harmonie d'un concert en décidant égoïstement de jouer sans tenir compte des autres instruments.
Siemens est le fournisseur officiel de l'exposition en commutateurs téléphoniques, en multiterminaux et en téléphones analogiques et digitaux. L'entreprise collabore en outre avec Alstom à la construction du train à grande vitesse AVE reliant Madrid et Séville. Elle prévoit de s'installer à Cartuja 93 avec un centre d'investigation dirigé par Florencio Meleno, délégué de Siemens en Andalousie.
Sony
Sony installe sur la place homonyme de l'Expo le JumboTron, l'écran cathodique le plus grand d'Europe en 1992, et y projette des scènes de l'exposition.

Sponsors officiels

La BBVA, el Banco Central, el Banco Español de Crédito, el Banco Hispano Americano, Coca-Cola, Cruzcampo et Schindler sont les sponsors officiels de la manifestation.

Coca-Cola
Coca-Cola paie 1.7 milliards de pesetas pour sponsoriser officiellement la manifestation et pour obtenir l'exclusivité des vente des sodas sur le site. La firme américaine organise en outre le défilé quotidien qui a lieu dans les rues de l'Expo.
Cruzcampo
Cruzcampo, brasserie espagnole basée à Séville, vend dans son pavillon de la bière qu'elle brasse sur place.

Autres entreprises

Les autres entreprises associées et collaboratrices sont Alcatel, American Express, Arbora, Bacardí, Campofrío, Coanbega, la Compagnie Sévillane d'Électricité, Danone, Electrolux, ENASA, Esabe-Servipack, Ever Rosa, Fujitsu, Hiram Walker, Hispasat, Iberia, J&B, Larios, Mapasa, Mapfre, Mensque Rodríguez y Cía, Nestlé, la ONCE, Pedro Domecq, la Renfe, Retevisión, Roneo Ucem, Seur, Tierras de Jerez, Yuca E et Zanussi.

Fujitsu
Le thème du pavillon de Fujitsu, imaginé par l'architecte Hajime Mori, est « L'hormonie entre l'humanité et la technologie de pointe ». Il présente une collection d'art espagnol et un film en 3-D appelé « Carnets du soleil » (Ecos del sol) qui gagnera le prix de meilleur film de l'Expo 92.
Fujitsu ne parvient pas à obtenir l'exclusivité sur les écrans géants des zones publiques de la manifestation (donnée à IBM). Par contre, l'entreprise japonaise gagne celle des systèmes de contrôle et de surveillance des entrées. Fujitsu y investit 3.2 milliards de pesetas.
Tierras de Jerez
Jerez de la Frontera, cinquième ville d'Andalousie et plus grande ville de la province de Cadix, tient à avoir son pavillon. En tant que ville, le réglement le lui interdit et c'est sous le couvert d'une société, nommée « Promotion des Terres de Jerez et de ses Produits » (Promoción de la Tierras de Jerez y sus Productos, S.A.) que la commune parvient à entrer à l'Expo, pour la somme de 400 millions de pesetas. La municipalité ainsi que 52 entreprises de sa comarque y participent. Le pavillon est dessiné par les architectes locaux José Ramón González de la Peña et Ignacio de la Peña et par les ingénieurs Juan Manuel Hernández et Fernando García Martín. Le vin de Xérès (dont le pavillon a l'exclusivité sur le site) et la gastronomie locale y sont présentés, ainsi que la tradition équestre et le folklore andalou. Le pavillon est aménagé en cercle autour d'une grande piste sur laquelle sont présentés des spectacles mettant en scène des chevaux andalous.
Retevisión
Le pavillon de Retevisión, entreprise de télécommunications espagnole alors publique, transmet durant toute la durée de la manifestation Sevilla, Sevilla, une émission présentée par Carmen Maura et Antonio Banderas qui sera transmise par 64 télévisions dans le monde. Le pavillon propose de plus un jeu vidéo de réalité virtuelle.

Transports internes

Plusieurs moyens sont mis à disposition des visiteurs pour leurs déplacement dans l'exposition :

Monorail
Le train monorail panoramique, d'une capacité de 4 200 passagers par heure, possède un circuit de 3,1 km et trois gares.
Télécabine
Le circuit possède 106 cabines à air conditionné (par énergie solaire) pouvant accueillir chacune 8 passagers. D'une capacité de 4 000 passagers par heure, le circuit possède trois stations d'embarquement, dont une de l'autre côté de la darse du Guadalquivir.
Bateau
Six catamarans permettant d'embarquer chacun 70 personnes parcourent la darse du Guadalquivir.

De plus, 35 autobus font la navette entre les parkings et les portes d'Aljarafe (à l'ouest) et de Triana (au sud) et 15 autres autobus parcourent un circuit périphérique. Il existe de plus un train touristique (5 wagons de 25 personnes). Le personnel possède 100 véhicules électriques et 165 voitures.

Beaux-arts, culture et archéologie

Au total, plus de 6 500 œuvres, provenant de 677 collections, sont exposées dans les différents pavillons. Parmi elles on retrouve des tableaux de Goya, de Rubens, de van Gogh, de Velázquez, d'El Greco, de Dalí, de Miró et de Tàpies, des sculptures d'Alonso Berruguete, de Miguel Berrocal, de Pablo Gargallo, d'Eduardo Chillida, de Gustavo Torner et de Jorge Oteiza. Des trésors archéologiques comme le contenu du complexe funéraire péruvien de la huaca Rajada, des sculptures de la Rome antique, des peintures murales mayas, des tapisseries chinoises, des tapis arabes, etc., sont également présentés, sans compter plus de 650 objets représentant les cultures ancestrales des différents pays présents.

Le monastère de la Cartuja est le siège de l'exposition « Art et culture autour de 1492 » (Arte y cultura en torno a 1492) qui montre, au travers de 331 objets de 28 pays, les cultures précolombienne, européenne, orientale, islamique et africaine de la fin du XVe siècle.

La gare routière de la Plaza de Armas, située sur l'autre rive de la darse du Guadalquivir, dans le centre de Séville, présente en outre une exposition d'art contemporain ibéro-américain. On y retrouve des œuvres de Wifredo Lam, Oswaldo Guayasamin, Fernando Botero, Edgar Negret, Alejandro Otero ou Jacobo Borges.

Pavillon des Arts

Le pavillon des Arts compte 4 expositions permanentes de sculpture de 4 pays et 8 expositions temporaires permettant à des artistes contemporains de 44 pays d'exposer leurs œuvres.

Art scénique

Pendant les 176 jours de l'Expo, à raison de 19 heures par jour, sur 16 scènes dispersées sur le site (notamment au Palenque, un espace couvert de 9 000 m2), se succèdent des spectacles de danse, des concerts, des opéras, des pièces de théâtre, des spectacles humoristiques, des animations pour les enfants et des défilés de mode. Un défilé de vêtements issus de la collection de la Fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent a lieu sur l'esplanade du pavillon de la France. De nombreux concerts et spectacles ont lieu au Théâtre de la Maestranza, au Théâtre Central et à l'Auditorium de la Cartuja.

Musique

Opéra
Le Théâtre de la Maestranza vit avec l'exposition sa saison inaugurale. Au programme, on trouve notamment Un ballo in maschera de Giuseppe Verdi (par la compagnie du Metropolitan Opera de New York, avec Plácido Domingo comme ténor), la traviata (par la compagnie de La Scala de Milan) ou Don Giovanni (interprété par l'Orchestre philharmonique de Vienne et son chœur). Kiri Te Kanawa y chante aussi, accompagnée de l'orchestre symphonique de Nouvelle-Zélande, tout comme la mezzo-soprano grecque Agnes Baltsa.
Musique symphonique
Les orchestres philarmoniques de Londres, de Vienne (dirigé par Claudio Abbado), de Munich (dirigé par Sergiu Celibidache), de Varsovie, de Moscou, d'Israël (dirigé par Zubin Mehta) et d'Oslo (dirigé par Mariss Jansons), les orchestres nationaux des Pays-Bas et de Belgique et les orchestres symphoniques de Göteborg, de Leipzig, de Malmö et de Hongrie se produisent dans le cadre de l'exposition, tout comme le violoncelliste Mstislav Rostropovitch.
Comédies musicales
À l'Auditorium de la Cartuja, on peut entendre entre autres des œuvres d'Andrew Lloyd Webber interprétées par l'Orchestre philharmonique royal de Liverpool, ainsi que la comédie musicale Which Witch.
Jazz
L'orchestre de Glenn Miller se produit au Palenque dans des hommages à Miles Davis, Charlie Parker et John Coltrane. Kenny Garrett, Gerry Mulligan, Herbie Hancock et Tony Williams y participent. Le Count Basie Orchestra joue également.
Salsa et musique latine
Plusieurs concerts de salsa et de musique latine ont lieu, notamment grâce au Pasadena Roof Orchestra, au Panaméen Roberto Blades, à Elba Ramalho, au Gran Combo de Puerto Rico, à Milton Nascimento ou à Nacha Guevara et Julio Bocca.
Flamenco
Séville invite logiquement le flamenco à l'Expo, avec des spectacles de Manuela Carrasco, accompagnés par les guitaristes Chiquetete, Manuel Mairena ou José de la Tomasa. La comédie musicale Gitanos de Jerez est présentée à l'Auditorium de la Cartuja, dirigée par le guitariste Manuel Morao.
Pop et Rock
On peut assister sur la Place Sony aux concerts de Crowded House, de Rui Veloso, de Luz Casal ou de Siniestro Total, entre autres. Le groupe Scorpions se produit dans le pavillon allemand et Guns N' Roses dans le stade Benito Villamarín.

Théâtre

De nombreuses pièces, sous la responsabilité de Maurizio Scaparro, consultant théâtral de l'exposition, sont présentées, notamment au théâtre Lope de Vega et au Théâtre Central de la Cartuja.

Peer Gynt, l'œuvre de Henrik Ibsen, est interprétée par la compagnie Dramaten de Stockholm, avec Börje Ahlstedt et Bibi Anderson dans les rôles principaux ; la Comédie-Française présente Le Barbier de Séville, avec Roland Bertin dans le rôle de Figaro ; la pièce Le baruffe chiozzotte, de Carlo Goldoni, est présentée par le Piccolo Teatro di Milano ; la pièce de Pedro Calderón de la Barca, La vie est un songe, est interprétée par la compagnie Rustaveli de Géorgie ; le Gate Theatre de Dublin présente deux œuvres de Samuel Beckett, dirigées par Walter Asmus. La compagnie allemande du Thalia Theater interprète un spectacle musical dirigé par Bob Wilson, sur une musique de Tom Waits et la compagnie française L'Esquisse joue Plein soleil. Le théâtre espagnol est représenté par Comedias bárbaras de Ramón María del Valle-Inclán, dirigée par José Carlos Plaza, Lope de Aguirre, de José Sanchís Sinisterra et des œuvres contemporaines de Martín Recuerda, Antonio Gala, Lucas Marañas et Alfonso Sastre. La tragédie grecque est également à l'honneur avec Antigone, par la compagnie grecque Volos.

Danse

Les danses folkloriques de nombreux pays sont dévoilées durant l'exposition, notamment lors des journées nationales des différents pays. On y retrouve entre autres les 200 danseuses du cabaret cubain Tropicana, un spectacle de kabuki, forme épique du théâtre japonais traditionnel, des danses maori ou des ballets folkloriques du Nicaragua ou de République Dominicaine. La Compagnie nationale de danse du Costa Rica présente un spectacle intitulé Preludio nuestro au Palenque.

« Les Yeux de la Déesse » (The Eyes of the Goddess), œuvre posthume inachevée de Martha Graham, est interprétée à l'Amphithéâtre d'Italica ; le Théâtre d'Helsinki présente « Août » de Carolyn Carlson et les Grands Ballets canadiens la version russe de « Le Tricorne » (El sombrero de tres picos) de Serge de Diaghilev, sur la chorégraphie de Léonide Massine et avec les décors de Pablo Picasso. Le BalletMet de Columbus (Ohio) interprète un spectacle sur l'histoire du jazz alors que le Ballet Gulbenkian de Lisbonne et Olga Roriz montent Isolde, d'après Tristan et Isolde, sur la musique de Richard Wagner. Le Ballet du Théâtre Kirov, lui, interprète « Prière pour l'ère du Verseau » de Sofia Goubaïdoulina sous la direction musicale de Mstislav Rostropovitch. Cristina Hoyos danse « Déserte » (Yerma) avec Manuel Reyes et Juan Antonio Jiménez ; Víctor Ullate interprète De Triana a Sevilla sur une musique de Manolo Sanlúcar et Merche Esmeralda sa chorégraphie « Le ciel protecteur » (El cielo protector).

Conférences et débats

De nombreuses conférences, des séminaires et des débats ont lieu sur des sujets aussi divers que les langues et la littérature, les relations bilatérales, le commerce et l'économie, le climat, l'histoire, etc. On y retrouve des experts internationaux comme le poète et essayiste Octavio Paz, les écrivains José Saramago, Camilo José Cela et Günter Grass, les philologues Rafael Lapesa, Manuel Alvar et Emilio Alarcos Llorach, des hommes politiques comme Raúl Alfonsín ou Helmut Schmidt, l'économiste Jacques Attali, le théologien Hans Küng ou le philosophe Karl Popper.

Après l'Expo

Séville après l'Expo

Grâce à l'Expo 92, Séville se trouve à 2 heures et demie de train de Madrid, avec laquelle elle est également reliée par une autoroute. Les communications entre la ville et le reste de l'Andalousie se sont également nettement améliorées et l'aéroport a quadruplé sa capacité. La création d'une ceinture périphérique et la construction de plusieurs ponts rendent la ville plus accessible, notamment depuis l'ouest, et permet le développement des zones périphériques.

Malgré tout, l'endettement de la ville suite à l'expo 92 (pour un coût de 1 000 milliards de pesetas, la dette est encore en 2000 de 160 milliards de pesetas[26]) et les problèmes de reconversion du site de la Cartuja nourrissent la polémique.

La Cartuja après l'Expo

Le pavillon de Porto Rico est devenu propriété de la poste espagnole.

Une société de gestion des pavillons et des espaces de l'Expo est créée, nommée Agesa[27]. Le parc technologique Cartuja 93 et le parc à thème Isla Mágica reprennent une partie du site après l'exposition[26].

Cartuja 93
En 1989, la Junta de Andalucía charge un groupe de spécialistes du Projet de recherche sur les Nouvelles Technologies en Andalousie (Proyecto de Investigación sobre Nuevas Tecnologías en Andalucía - PINTA). Le projet du parc Cartuja 93 en fait partie, comme moyen d'innovation technologique pour l'Andalousie. Une année auparavant, la société responsable de l'Expo avait donné aux pays et entreprises participants la possibilité de construire des pavillons permanents, l'objectif étant de poser les bases d'un parc scientifique et technologique[28].
En 1993 naît le parc technologique et scientifique Cartuja 93[29], qui comporte plusieurs secteurs d'activité : entreprises de technologies avancées, services publics de recherche et de développement, centres de recherche scientifique, centres de technologie, universités, écoles de commerce et centres de formation. Les pavillons repris par le parc sont modifiés pour leur reconversion. La totalité des emplacements prévus pour Cartuja 93 est finalement occupée en 2008. En 2009, 329 entreprises, bureaux administratifs ou universités résident sur le site.
Le problème du manque d'occupation et d'activité du parc technologique pendant la première décennie après l'Expo 92 se mue depuis le début du XXIe siècle en un problème totalement opposé : les entreprises et sociétés installées sur le site emploient 14 000 personnes, nombre montant à 30 000 si on compte les étudiants des diverses écoles et universités. Cet afflux provoque sur l'île et aux alentours d'énormes problèmes de trafic et de mobilité, et ce malgré toutes les infrastructures, ponts et routes créés pour l'Expo[26].
Article détaillé : Cartuja 93.
Isla Mágica
Le projet de construction d'un parc d'attractions sur le terrain de l'Expo surgit alors qu'on réfléchit à l'avenir du site. Le parc choisit de suivre la thématique des siècles des grandes découvertes. Sa construction commence en 1995. La plupart des pavillons occupant le tour du lac d'Espagne, au centre du parc d'attractions, sont détruits. Le roi Juan Carlos inaugure le parc Isla Mágica (Île Magique)[30], le 28 juin 1997. Sa construction aura coûté 20 milliards de pesetas.
En 1999, vu le manque de succès, le parc est sur le point de fermer ses portes et parvient de justesse à éviter la faillite, situation qui se répète en 2002. En 2007, 5 millions d'euros sont investis dans de nouvelles attractions mais à nouveau les perspectives ne sont pas atteintes[26].
Article détaillé : Isla Mágica.


En dehors des projets Cartuja 93 et Isla Mágica, d'autres édifices et infrastructures de l'Expo sont réutilisés, comme le pavillon du CIO, transformé en théâtre[31]. On retrouve certaines pergolas de l'Expo autour de la gare de Santa Justa[32]. Malgré tout, de nombreux bâtiments et structures sont progressivement démontés ou démolis, comme la télécabine, le Palenque[33], le pavillon des Découvertes[34]. Le manque de planification préalable entraîne au total la démolition de 70 % des infrastructures de l'Expo. En outre, de grandes portions de l'Expo ne trouvent pas de repreneur et sont laissées à l'abandon : les fontaines et les canaux sont asséchés, plusieurs bâtiments ne sont pas entretenus et s'endommagent avec le temps et l'herbe envahit les rues et les places. Les trains du monorail sont laissés dans leur garage : les différentes idées pour les réutiliser (pour transporter les travailleurs de l'île de la Cartuja par exemple) sont progressivement abandonnées. À la merci de la météo et des vandales qui leur mettent le feu, les trains sont définitivement hors d'usage[35]. Les structures et édifices de l'avenue de l'Europe, symbole de l'exposition, ne sont pas entretenus et s'endommagent irrémédiablement[36],[37].

En 2011, la société Agesa est toujours active alors qu'elle aurait dû cesser de fonctionner, selon le projet, après avoir rempli sa mission de reconversion du site, plusieurs années auparavant.

La ligne ferroviaire temporaire établie pour atteindre l'île de la Cartuja à partir de la gare de Santa Justa est fermée à la fin de l'expo avant d'être rouverte le temps des championnats du monde d'athlétisme de 1999 qui ont lieu au stade olympique de la Cartuja. Il est prévu de rétablir la ligne ferroviaire au printemps 2012[38].

Tour Cajasol
La tour Cajasol en construction, en octobre 2011
La tour Cajasol[39] sera le premier gratte-ciel de Séville. Elle devrait voir le jour d'ici à 2013 au sud du site de l'Expo. Elle sera le siège de la banque andalouse Cajasol.

Notes et références

  1. a, b et c (fr)1992 Seville-Espagne, Bureau international des expositions
  2. (es)Historia, web de la Exposición Universal de Sevilla 1992
  3. (de)/(en)The Seville World Exposition 1992: "The Birth of a New World", site officiel de l'Expo 2000.
  4. (en)Biographie d'Emilio Ambasz, Emilio Ambasz and Associates, Inc.
  5. (en)Biographie de Jose Antonio Fernandez Ordoñez, Université polytechnique de Catalogne
  6. (es) « El Puerto de América » sur le site www.apsevilla.com
  7. (en) « Heinz Edelmann: Illustrator who helped to create the psychedelic landscape of the Beatles film "Yellow Submarine" », The Independent, 5 août 2009
  8. (es) « Victorio y Lucchino : colores españoles y raíces andaluzas para los uniformes de la Expo 92 », El País.com, 15 juin 1991
  9. (es) Estimations d'octobre 1989 sur le site officiel d'Expo 92
  10. (es) Séville et le Guadalquivir sur le site hispagua.cedex.es
  11. (es) Historique du Théâtre de la Maestranza sur le site officiel
  12. Agencia Estatal de Meteorología
  13. http://www.aemet.es/es/elclima/datosclimatologicos/efemerides_extremos?o=5783&v=TMX&v=Tmn&m=13
  14. a et b (es) « Sistemas de enfriamiento pasivo, Casos de estudio, Espacio abiertos Exposición Universal 1992 », sur le site de l'Université de Séville
  15. (es) « Unánime respaldo de los grupos municipales a la exigencia de una solución política al problema de los pases de temporada », ABC de Sevilla, 27 juin 1992, page 43
  16. (en) The Seville World Exposition 1992: fact and figures, site officiel de l'Expo 2000.
  17. Le nombre de pays ayant participé à l'exposition de Séville varie selon les sources. En effet, les dislocations de la Russie, de la Yougoslavie et de la Tchécoslovaquie rendent le compte difficile, certaines listes séparent sans raison l'Irlande du Nord du Royaume-Uni et d'autres prennent en compte des nations qui avaient prévu de pariciper à la manifestation mais qui, pour diverses raisons, ne furent finalement pas présentes, comme la Libye, l'Irak ou le Yémen. En outre, certains territoires appartenant à des pays ont été parfois comptés. C'est le cas de Porto Rico et de Montserrat. Le décompte de 109 pays provient du livre (es) Ricardo Domingo, Fernando Caralt, Francisco Gallardo, Expo '92, una aventura universal, Barcelone, Difusora internacional, S.A., 1993, 381 p. (ISBN 8473681819) 
  18. Liste des pays ayant prévu de participer à l'Expo 92 sur le site officiel du BIE
  19. (fr) Photos de certains des pavillons avec informations, sur le site officiel d'Expo '92 (liste non exhaustive)
  20. Paulo Pereira, Enciclopédia dos Lugares Mágicos de Portugal, volume IX, page 70
  21. (en) ABC 92 Diario de la Expo, « The Swiss Pavilion moves to the rhythm of its cultural mosaic », 1er août 1992, page 59
  22. (en) « Seville Journal; Picture a U.S. Pavilion (Better Late Than Never) », The New York Times, 18 mai 1991
  23. (en) « Israel Designates Ambassador to Spain », Los Angeles Times, 27 janvier 1986
  24. (en)Paktribune « Mazari to represent Pakistan in UK as world's tallest man », 11 février 2005
  25. (es) « Día de honor de Rank Xerox », ABC 92, 16 juin 1992
  26. a, b, c et d (es) « Dos décadas de urbanismo-espectáculo en España : los grandes eventos como motor de cambio urbano » Boletín de la Asociación de Geógrafos Españoles n°53 (2010), pages 309 à 327
  27. (es) Site officiel d'Agesa
  28. (es)Les projets de transformation et de réutilisation de l'Expo 92 sur youtube.com
  29. (es) (en)Site de Cartuja 93
  30. Site officiel d'Isla Mágica
  31. (es) L'Antique teatro sur le site expo92hoy
  32. (es) Curiosités sur le site expo92hoy
  33. (es) El telecabina y el Palenque de EXPO’92 van a ser demolidos, 20 minutos, 6 octobre 2006.
  34. (es) L'Expo 92 aujourd'hui
  35. (es) Le monorail après l'Expo sur le site expo92hoy
  36. (es)L'avenue de l'Europe sur le site du 15e anniversaire de l'Expo 92
  37. Les différences entre le site de l'Expo 92 en 1992 et en 1997 sur youtube.com
  38. (es) « El tren volverá a la Cartuja veinte años después de abandonarse el apeadero de la Expo 92 », www.elmundo.es, 24 février 2011
  39. (es) Le projet de la tour sur le site de la banque Cajasol

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Exposition universelle de 1992 de Wikipédia en français (auteurs)

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