Estonie

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Estonie
Eesti Vabariik (et)
République d'Estonie (fr)
Drapeau de l'Estonie Armoiries de l'Estonie
(Drapeau de l'Estonie) (Armoiries de l'Estonie)
Devise nationale : Mu isamaa, mu √Ķnn ja r√Ķ√Ķm

(Français: "Ma patrie, mon bonheur et ma joie")

carte
Langue officielle Estonien
Capitale Tallinn
59¬į26‚Ä≤N 24¬į45‚Ä≤E / 59.433, 24.75
Plus grande ville Tallinn
Forme de l‚Äô√Čtat R√©publique parlementaire
 - Pr√©sident de la R√©publique
 - Premier ministre
Toomas Hendrik Ilves
Andrus Ansip
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 130e
43 698 km2
4,56%
Population
 - Totale (2011)
 - Densit√©
Classé 149e
1 282 963[1] hab.
31 hab./km2
Indépendance
 - Date
De la Russie
De l'URSS
24 f√©vrier 1918
20 ao√Ľt 1991
Gentilé Estoniens, Estoniennes
IDH (2010) en augmentation 0,883 (très élevé) (40e)
Monnaie Euro[2] (EUR)
Fuseau horaire UTC +2
Hymne national Mu isamaa, mu √Ķnn ja r√Ķ√Ķm
Code ISO 3166-1 EST, EE
Domaine internet .ee
Indicatif
téléphonique
+372


L'Estonie, en forme longue la R√©publique d'Estonie, en estonien Eesti et Eesti Vabariik, est un pays d'Europe du Nord, situ√© sur la rive orientale de la mer Baltique et m√©ridionale du golfe de Finlande. Le pays est bord√© au nord par la Finlande, √† l'ouest par la Su√®de, au sud par la Lettonie et √† l'est par la Russie. Ce pays est g√©n√©ralement regroup√© avec la Lettonie et la Lituanie dans un ensemble g√©opolitique appel√© pays baltes. Toutefois, depuis son ind√©pendance, l'Estonie cherche √† se rapprocher des pays nordiques. L'Estonie fait partie de l'Union europ√©enne depuis le 1er mai 2004 et a int√©gr√© la zone euro le 1er janvier 2011. Elle est membre de l'OTAN depuis le 29 mars 2004.

L'Estonie est un des trois pays baltes mais la langue utilis√©e se rattache √† une branche compl√®te distincte de celles parl√©es en Lituanie et en Lettonie : l'estonien est une langue fennique, comme celles parl√©es en Finlande ou en Car√©lie (Russie), les langues fenniques font partie de la famille finno-ougrienne qui inclut les langues sames (Laponie linguistique).

Apr√®s avoir retrouv√© son ind√©pendance en 1991, le pays, qui a opt√© pour un r√©gime √©conomique lib√©ral, a connu une forte croissance √©conomique gr√Ęce √† une reconversion r√©ussie de son industrie et la mise en place d'infrastructures modernes. L‚ÄôEstonie est entr√©e violemment en r√©cession lors de la crise √©conomique de 2008-2010 avec notamment un taux de ch√īmage sup√©rieur √† 14 %. Le gouvernement se fixe comme priorit√© de r√©duire l'inflation et de ma√ģtriser les finances publiques. Le pays a, depuis 2009, le plus faible taux d'endettement public de l'Union europ√©enne[3], remplit les crit√®res de convergence et int√®gre la zone euro le 1er janvier 2011.

L'Estonie est aussi membre l'ONU, de l'OMC, du conseil de l'Europe, du Conseil des √Čtats de la mer Baltique ou encore de l'OCDE depuis 2010. Le pays est aussi observateur du Conseil nordique et de Organisation internationale de la Francophonie depuis octobre 2010.

Histoire

Article d√©taill√© : Histoire de l'Estonie.
La confédération de Livonie en 1260.
Déclaration d'indépendance à Pärnu le 23 février 1918.

À l'issue de la dernière ère glaciaire, les premiers occupants à pénètrer sur le territoire estonien sont des populations nomades qui arrivent vers 8500 av. J.-C. Selon la théorie la plus répandue, le peuple finno-ougrien, dont descend la majorité des estoniens contemporains, arrive dans la région vers le 4e millénaire avant J.-C. en introduisant la céramique à peigne commune à plusieurs peuples rattachés à la même famille linguistique.

Au d√©but du XIIIe si√®cle les rives sud de la mer Baltique constituent une des derni√®res contr√©es pa√Įennes d'Europe. Les croisades baltes (1200-1227), men√©es sur le territoire par un ordre de soldats templiers allemand, les chevaliers porte-glaives, r√©alisent la conqu√™te du pays dont les habitants sont convertis √† la foi chr√©tienne. Un √Čtat domin√© conjointement par des princes-√©v√™ques et l'ordre des moines soldats, recouvrant √† la fois le territoire de l'Estonie et de la Lettonie moderne, se met en place avec deux classes de population bien distinctes : d'une part une minorit√© d'origine allemande qui constitue l'√©lite politique, militaire, religieuse, intellectuelle et qui monopolise le commerce et la propri√©t√© fonci√®re, d'autre part les paysans, finno-ougriens sur le territoire estonien, dont le statut va se d√©grader au fil des si√®cles. Cette division perdure plus ou moins jusqu'en 1917. Entre 1418 et 1562 la r√©gion forme la Conf√©d√©ration livonienne. Au d√©but du XVIe si√®cle le pays, touch√© par la R√©forme, opte pour le luth√©ranisme. Il est le th√©√Ętre de conflits qui l'opposent √† des voisins de plus en plus puissants : la Russie, la Lituanie, la R√©publique des Deux Nations et la Su√®de. Finalement cette derni√®re annexe la r√©gion en 1595. Initialement, les souverains su√©dois ne remettent pas en cause la supr√©matie de la noblesse balte d'origine germanique descendante des chevaliers porte-glaives. Cette politique change avec Charles XI mais les tentatives de r√©formes sont interrompues par la d√©faite de la Su√®de face √† la Russie au cours de la Grande Guerre du Nord. A compter de 1710 le territoire estonien devient pour deux si√®cles une r√©gion de l'Empire russe.

Article d√©taill√© : Gouvernement d'Estland.

Au XVIIIe si√®cle la noblesse fonci√®re germanophone, √† qui les dirigeants russes laissent une grande autonomie, maintient les paysans finno-ougriens dans le servage. Celui-ci n'est aboli qu'au d√©but du si√®cle suivant en partie sous la pression du pouvoir russe, en partie gr√Ęce √† quelques germanophones √©clair√©s. Certains de ces derniers, qualifi√©s d'estophiles, s'int√©ressent √† la langue, la culture et l'histoire des autochtones. Des intellectuels membres de la classe moyenne estonienne, qui commence √† se former √† cette √©poque, vont prendre le relais en faisant un travail de collecte de la m√©moire populaire et en affinant la langue permettant l'apparition des premiers p√©riodiques et ouvrages de fiction en estonien. √Ä la fin du si√®cle la langue estonienne, dop√©e par une tentative de russification, commence √† se substituer √† l'allemand comme langue v√©hiculaire. En parall√®le la proportion de paysans propri√©taires s'accro√ģt fortement. Au d√©but du XXe si√®cle apparaissent les premiers partis politiques estoniens dont les revendications se cantonnent √† une autonomie limit√©e et √† l'√©galit√© de statut avec les germanophones qui conservent une grande partie des pouvoirs.

En 1920, √† l'issue de la Premi√®re Guerre mondiale qui a d√©clench√© l'effondrement de l'Empire russe, l'Estonie acquiert, comme ses voisins baltes, son ind√©pendance apr√®s une courte guerre contre l'Arm√©e rouge. Les terres agricoles encore d√©tenues par la noblesse germanophone sont redistribu√©es aux paysans et un r√©gime parlementaire s'installe. Celui-ci, menac√© durant la Grande D√©pression par la mont√©e d'un mouvement populiste, se transforme en 1934 en r√©gime semi-autoritaire. √Ä la veille de la Seconde Guerre mondiale, les clauses secr√®tes du Pacte germano-sovi√©tique, sign√© en 1939 par l'Allemagne nazie et l'Union sovi√©tique, permettent √† cette derni√®re d'occuper l'Estonie. Le pays est ravag√© par son occupant. Les √©lites germanophones quittent en masse le pays pour r√©pondre √† l'appel des autorit√©s nazies. Lorsque l'Allemagne, d√©clare la guerre √† l'Union Sovi√©tique l'Estonie est envahie rapidement par les allemands, puis reconquis par l'Arm√©e rouge en 1944. Une partie de la population fuit alors l'occupant par crainte de repr√©sailles et quitte d√©finitivement le pays. L'Estonie, malgr√© une longue r√©sistance clandestine d'une partie de ses habitants, est transform√©e en une r√©publique socialiste int√©gr√©e dans l'URSS. La soci√©t√© estonienne et son √©conomie sont profond√©ment transform√©es par l'envahisseur. De nombreuses industries sont install√©es et l'agriculture est nationalis√©e. Une forte minorit√© russe s'installe pour fournir des bras √† ces nouvelles activit√©s. L'√©clatement de l'Union Sovi√©tique en 1991 permet √† l'Estonie de retrouver son ind√©pendance √† l'issue d'un processus pacifique. Le nouvel √Čtat se transforme rapidement gr√Ęce √† une forte croissance de l'√©conomie et la mise en place d'institutions politiques et √©conomiques modernes. Soucieuse de conserver son ind√©pendance face √† un voisin russe qui accepte mal le nouvel ordre des choses, l'Estonie adh√®re √† l'OTAN et int√®gre l'Union europ√©enne en 2004.

Politique

Article d√©taill√© : Politique de l'Estonie.
Le président Toomas Hendrik Ilves et George W. Bush en Estonie en 2006

L'Estonie est une démocratie parlementaire depuis le rétablissement de l'indépendance en 1991.

Le mandat du Président de la République est de 5 ans. Il est élu au premier tour de scrutin par le Riigikogu (parlement) s'il obtient la majorité des deux tiers, et au second tour, si nécessaire, par un collège électoral composé des 101 députés du Riigikogu et d'un nombre d'élus locaux défini à chaque nouvelle élection. Son principal pouvoir est de nommer le Premier ministre qui doit obtenir la confiance du Riigikogu.

Cinq partis politiques sont actuellement repr√©sent√©s au Riigikogu depuis les √©lections de 2007 et ont donc d√©pass√© le seuil d'√©ligibilit√© de 5 %.

Pouvoir législatif

Article d√©taill√© : Riigikogu.
Composition du Riigikogu en mars 2007

Le Riigikogu est le nom estonien du parlement monocaméral de l'Estonie. Il comprend 101 députés, élus tous les quatre ans. L'Estonie étant une république parlementaire, le Riigikogu est le principal acteur du pouvoir estonien.

Riigi- vient de l'allemand Reich (√Čtat) et -kogu vient d'assembl√©e en estonien.

Les premi√®res √©lections eurent lieu en 1920. Jusqu'en 1938, 5 autres √©lections se d√©roul√®rent sur la base de trois constitutions diff√©rentes. Depuis 1922, les sessions du Riigikogu ont lieu dans le ch√Ęteau de Toompea o√Ļ une aile a √©t√© reconstruite pour devenir le b√Ętiment du parlement. En 1992, apr√®s 50 ans d'occupation sovi√©tique, de nouvelles √©lections eurent lieu selon la nouvelle constitution adopt√©e durant l'√©t√© 1992.

Le Riigikogu est entièrement équipé de matériel de vote informatique, les résultats sont transmis via internet et donc directement accessibles aux citoyens.

Sa présidente actuelle est Ene Ergma de l'Union Pro Patria et Res Publica (qui remplace Toomas Varek du Parti du centre en avril 2007).

Relations avec l'Union européenne

Le Tallinn Radisson SAS Hotel la nuit, illustre la réouverture du pays après des décennies de communisme

Subdivisions administratives

Régions

Article d√©taill√© : R√©gions d'Estonie.
Carte des différentes régions administratives de l'Estonie.

L'Estonie comprend 15 r√©gions administratives, appel√©es maakonnad (au singulier maakond) ‚ÄĒ le -maa signifie pays ou plus pr√©cis√©ment terre :

Villes

Article d√©taill√© : Villes d'Estonie.

Géographie

Article d√©taill√© : G√©ographie de l'Estonie.
Vue satellite de l'Estonie en avril - lacs gelés et glace sur la mer Baltique
Chute Valaste en hiver
Paysage de la c√īte d'Osmussaar
La rivi√®re Emaj√Ķgi et le lac V√Ķrts (V√Ķrtsj√§rv)
La ta√Įga, for√™t bor√©ale √† M√§nniku

D'une superficie (45 227 km2) proche de celle des Pays-Bas (celle d√©finie par le trait√© de paix de Tartu en 1920 √©tait de 47 549 km2), l'Estonie est le plus septentrional des pays baltiques, largement ouvert √† l'ouest sur la mer Baltique, au nord sur le golfe de Finlande (3 794 km de c√ītes), bord√© √† l'est par la Russie (fronti√®re de 294 km) et au sud par la Lettonie (fronti√®re de 339 km). La c√īte estonienne est essentiellement rocheuse.

10% du territoire est compos√© d'un archipel de plus de 1 500 petites √ģles situ√©es dans la Baltique dont les deux plus grandes sont Hiiumaa (989 km2) et Saaremaa (2 673 km2).

La distance de Tallinn √† Helsinki n'est que de 85 km alors qu'il faut 307 km pour aller √† Rńęga, 395 km pour rejoindre Saint-P√©tersbourg et 405 km pour Stockholm.

Relief

L'Estonie est un pays de terres basses mar√©cageuses. Des inondations ont r√©guli√®rement lieu au printemps. Le pays ne compte pas de cultures agricoles permanentes[5]. 48 % du pays est constitu√© de bois et de for√™ts, la ta√Įga, et 13 % de marais √† tourbe. L'Estonie compte √©galement plus de 1400 lacs. Le relief de l'Estonie est caract√©ris√© par une altim√©trie assez faible et un grand nombre de lacs et environ 150 rivi√®res. Le point culminant est le Suur Munamagi, situ√© au sud-est du pays.

Le lac Pe√Įpous est le quatri√®me plus grand lac d'Europe apr√®s les lacs Ladoga et Onega en Russie et le V√§nern en Su√®de. Il ressemble √† une v√©ritable mer int√©rieure du point de vue de sa superficie et sert de fronti√®re √† l'Est avec la Russie. Il est gel√© en hiver pendant 4 mois et est navigable pendant les 8 autres mois de l'ann√©e. √Ä l'inverse, l'√©t√© avec les longues journ√©es ensoleill√©es estoniennes, le lac est propice √† la baignade et de nombreux Estoniens et Finlandais sont attir√©s par les plages de dunes sur son c√īt√© nord. Il pr√©sente m√™me de nombreux campings gratuits, mode d'h√©bergement favori dans les pays nordiques. Le reste du lac est par contre davantage compos√© de mar√©cages.

Climat

Gr√Ęce au courant Nord-Atlantique chaud, toute l'Europe du Nord (dont l'Estonie) jouit d'un climat consid√©rablement plus doux que, par exemple, les m√™mes latitudes en Am√©rique du Nord. La mer Baltique cause de grandes diff√©rences de climat entre les zones c√īti√®res et continentales.

Le climat est caract√©ris√© par un hiver plut√īt froid, un printemps doux et un peu pluvieux, un √©t√© relativement chaud et un long et doux automne (temp√©rature moyenne en juillet +16 ¬įC ; temp√©rature moyenne en f√©vrier -9 ¬įC). Les premi√®res neiges apparaissent vers novembre. La temp√©rature peut descendre en dessous de -20 ¬įC l'hiver. Le mois le plus sec est le mois de mars avec en moyenne 24 mm alors que la pluviom√©trie est la plus √©lev√©e au mois de juin avec une moyenne de 127 mm.

Comme dans les autres pays nordiques, la latitude élevée de l'Estonie engendre une importante différence de lumière de jour entre l'hiver et l'été.

Les journ√©es sont plus courtes au solstice d'hiver :

  • Tallinn (au nord): 6 heures et 2 minutes de jour / 17 heures et 58 minutes de nuit ;
  • Valga (sud): 6 heures et 39 minutes de jour / 17 heures et 21 minutes de nuit ;

A l'inverse, les journ√©es sont plus longues au solstice d'√©t√© ;

  • Tallinn: 18 heures et 40 minutes de jour / 5 heures et 20 minutes de nuit cr√©pusculaire ;
  • Valga: 18 heures et 10 minutes de jour / 5 heures et 50 minutes de nuit cr√©pusculaire.

Le nombre annuel d'heures ensoleill√©es varie entre 1 600 et 1 900, ce nombre √©tant plus √©lev√© sur la c√īte et les √ģles et plus faible √† l'int√©rieur du pays. Cela correspond √† moins de la moiti√© de la quantit√© maximale de soleil possible.

√Čcologie

Les Estoniens, comme les autres populations nordiques, sont très proches de la nature et soucieux de la préservation de l'environnement. L'Estonie pratique le libre droit d'accès à la nature comme la Finlande. Le camping sauvage est autorisé partout hors des villes et des endroits qui mentionnent une interdiction spécifique.

Une initiative de d√©pollution ¬ę √† l'estonienne ¬Ľ de grande ampleur a √©t√© mise en place pour 2008 sur tout le pays. Les zones pollu√©es par de nombreux d√©chets ainsi que les d√©charges sauvages sont localis√©es par images satellite et par des citoyens qui renseignent une base de donn√©es. Les coordonn√©es GPS de chaque endroit sont ensuite communiqu√©es aux participants qui peuvent localiser les zones proches de chez eux et y intervenir pour s'occuper des d√©chets. Plusieurs dizaines de milliers d'Estoniens participent √† ce projet. Cette exp√©rience est accompagn√©e d'une vaste campagne de sensibilisation. 80 % des d√©chets collect√©s par les b√©n√©voles sont recycl√©s.

Paysage estonien - Parc national de Lahemaa

√Čconomie

Article d√©taill√© : √Čconomie de l'Estonie.
Vue de Tallinn - Quartier moderne avec ses gratte-ciels à gauche et la ville historique à droite
Taux de croissance annuel en Estonie

En 2005, le PIB/habitant √©tait de 9 733 euros, le PIB en standard de pouvoir d'achat (SPA) par habitant de 13 400 euros et le taux d'inflation de 4,1 % (2005). En juillet 2006, le taux de ch√īmage √©tait de 4,2 %[6].

L'Estonie se trouve dans une r√©gion d'Europe √† fort potentiel √©conomique, autour de la mer Baltique. Ces derni√®res ann√©es, elle a connu une croissance rapide (8,1 % en 2004, de 10,5 % en 2005 et de 11,4 % en 2006, selon Eurostat[6]. Elle appartient, depuis 2001, au premier groupe des pays √† fort niveau de d√©veloppement humain (46e rang sur 174).

L’une des plus libérales d'Europe du Nord, l’économie estonienne exporte machines-outils, équipements électriques et électroniques (comme les pièces de téléphonie mobile), logiciels et services liées aux NTIC, bois et produits textiles.

Microsoft Skype est une entreprise qui commercialise son logiciel propriétaire et le service lié de voix sur IP (VoIP) développé par les programmeurs Ahti Heinla, Priit Kasesalu et Jaan Tallinn pour les entrepreneurs Niklas Zennström et Janus Friis. Les trois Estoniens étaient déjà à l'origine du logiciel Kazaa.

L'Estonie est r√©guli√®rement cit√©e comme mod√®le dans l'adoption des technologies de l'information et des t√©l√©communications. Anneli Kavald, charg√©e de mission √† l‚ÄôInstitut estonien en France, √©tablit sur ce point une comparaison d'ordre culturel avec la France : ¬ę les Estoniens sont beaucoup plus r√©ceptifs en mati√®re de NTIC que les Fran√ßais, qui, habitu√©s au Minitel, ont parfois eu du mal √† passer √† autre chose. Et puis les Estoniens sont partis de z√©ro et cela leur a permis d‚Äôacqu√©rir √† une vitesse sup√©rieure tout ce qu‚Äôil y avait √† acqu√©rir en mati√®re de connaissances, m√™me au niveau d‚Äôun simple utilisateur. Nous sommes tr√®s branch√©s mais sans forc√©ment nous en rendre compte car, pour nous, il s‚Äôagit d‚Äôune norme. Nous nous plaignons parfois quand nous voyageons car, ailleurs, ces services ne sont pas obligatoirement disponibles. ¬Ľ[7].

L‚Äô√©conomie de ce petit pays, tr√®s d√©pendante sur le plan financier des banques su√©doises, s‚Äôest r√©v√©l√©e tr√®s fragile. La crise financi√®re de 2008 a provoqu√© une d√©b√Ęcle dans ce petit pays baltique qui avait form√© sa propre bulle immobili√®re : entre juin 2008 et juin 2009, le ch√īmage a doubl√©, le PIB a recul√© de 15 %, la production industrielle de 34 %. Le gouvernement tente de renverser la situation essentiellement par des coupes budg√©taires[8] afin de pouvoir remplir les conditions d'entr√©e dans la zone euro d√®s 2011[9]. On attend pour 2009 une contraction du PIB comprise entre -14 % et -15 % tandis que le pays conna√ģt d√©sormais la d√©flation qui a atteint - 0,1 % en 2009. Quant au taux de ch√īmage, il s'√©levait en janvier 2010 √† 15,2 % selon Eurostat[10].

Monnaie

Couronnes estoniennes

La monnaie nationale est l'euro, adopt√©e le 1er janvier 2011, avec une parit√© fixe de 1 EUR = 15.6466 EEK.

L'ancienne monnaie nationale, la couronne estonienne (eesti kroon ; abr√©viation internationale EEK), fut introduite en juin 1992 √† parit√© fixe contre le mark allemand (1 DEM = 8 EEK). La couronne estonienne faisait partie du m√©canisme de taux de change europ√©en II (MCE II) depuis le 28 juin 2004, initialement, de fa√ßon √† pouvoir adopter l'euro en janvier 2007 (1 euro = 15,6466 EEK, ¬Ī 15 %). Mais une inflation trop importante (environ 4 % sur 12 mois) retarde le passage √† l'euro jusqu'√† 2011.

La première couronne estonienne avait déjà été utilisée de 1928 (en remplacement du mark estonien, au taux de 1 couronne pour 100 marks) à 1940, avant l'annexion par l'URSS. En 1933, lors de la crise économique, la couronne estonienne connait une nouvelle dévaluation.

Suite √† l'invasion sovi√©tique de 1940, la couronne estonienne a √©t√© remplac√©e par le rouble sovi√©tique au taux de 1 rouble pour 0,8 couronne.

Population

Démographie

Article d√©taill√© : D√©mographie de l'Estonie.
Pyramides des √Ęges
√Čvolution de la d√©mographie entre 1970 et 2010 (chiffre de la "Statistics Estonia", 2010).

La population repr√©sentait en 2004 1 351 000 habitants. Les principales villes sont : Tallinn (400 378 habitants), Tartu (101 169 habitants), Narva (74 572 habitants), P√§rnu (51 927 habitants). La d√©mographie est marqu√©e par une perte sensible de population depuis la fin des ann√©es 1990 (-4,9/1000 en 1998 ; -3,8/1000 en 1999), en raison du d√©part d'une partie de la population sovi√©tique, comme dans les autres pays baltiques, mais surtout d'un indice de f√©condit√© tr√®s faible (1,37 enfant par femme en 2000).

Les minorités en Estonie

La situation actuelle

Les Russes repr√©sentent la minorit√© la plus importante d'Estonie (environ 350 000 personnes) et la plus ancienne. Elle est loin d'√™tre homog√®ne car elle est constitu√©e de plusieurs sous-groupes dont l'arriv√©e sur le sol estonien est √©chelonn√© dans le temps.

Tout au long de l'histoire de l'Estonie, des Russes se sont install√©s dans les villes pour occuper des m√©tiers d'artisans et de commer√ßants : environ 40 000 Russes √©taient pr√©sents ou sont descendants de Russes pr√©sents avant l'invasion sovi√©tique de 1939. Parmi ceux-ci, les vieux-croyants forment une communaut√© d'environ 15 000 personnes qui, attach√©e √† un rite ancien de l'√Čglise orthodoxe, a √©t√© pourchass√©e par Ivan le Terrible et s'est install√©e au XVIIe si√®cle sur les rives du lac Pe√Įpous. Le reste de la communaut√© s'est install√© durant la p√©riode sovi√©tique pour occuper les emplois g√©n√©r√©s par la construction en Estonie d'importants complexes industriels. Cette partie de la communaut√© russe, qui repr√©sente environ 20 % de la population et qui est de plus fortement concentr√©e dans les villes industrielles du nord-est (Narva) et dans la capitale, est g√©n√©ralement mal int√©gr√©e. Peu parlent l'estonien et, vivant en communaut√© ferm√©e, ils ont peu de contacts avec les Estoniens qui ne cherchent de toute fa√ßon pas √† les fr√©quenter. Malgr√© tout, 70 000 ont opt√© depuis l'ind√©pendance pour la nationalit√© estonienne apr√®s avoir pass√© avec succ√®s un examen linguistique et culturel tandis que 100 000, souvent √Ęg√©s, choisissaient la nationalit√© russe. Environ 150 000 russophones n'ont pas voulu trancher et sont aujourd'hui apatrides puisque leur pays d'origine, l'Union sovi√©tique, a depuis disparu. Peu √† peu, une partie de cette minorit√© russe quitte le pays.[r√©f. n√©cessaire]

D'autres minorit√©s sont pr√©sentes : Bi√©lorusses, Ukrainiens, S√©tous, juifs.

Les minorités disparues ou en voie de disparition

Certaines minorit√©s ont disparu ou sont en voie de disparition : allemands, ingriens, su√©dois.

Article d√©taill√© : Su√©dois d'Estonie.

Les Su√©dois d'Estonie (su√©dois : Estlandssvenskar) sont les populations de langue su√©doise qui se sont install√©es en Estonie, notamment pendant la p√©riode de colonisation du pays par la Su√®de (1561 - 1721). Comme du c√īt√© finlandais, ils r√©sidaient principalement dans les √ģles du golfe de Riga (notamment Hiiumaa, Ruhnu, Naissaar et Vormsi) et sur les c√ītes ouest et nord du pays. La communaut√© su√©doise, install√©e dans ces lieux depuis le XIIIe si√®cle et qui comptait alors 7 000 membres a quitt√© le pays durant la Seconde Guerre mondiale. Il ne reste aujourd'hui que quelques centaines de Su√©dois d'Estonie.

Culture

Article d√©taill√© : Culture de l'Estonie.
Culture urbaine - Graffiti à Tallinn

De tout temps, l'Estonie s'est trouv√©e dans la sph√®re de culture europ√©enne. Tallinn (Reval √† l'√©poque) √©tait, au Moyen √āge, la ville la plus orientale de la ligue hans√©atique.

Forte des diverses cultures qui se sont c√ītoy√©es et succ√©d√© du fait des occupations successives, l'Estonie s'est forg√© une culture particuli√®re faite de tol√©rance et de respect envers l'√©tranger, quels que soient son pays ou sa culture. L'Estonie compte de nombreuses minorit√©s : les Russes repr√©sentent 25,7 % de la population. Viennent ensuite les Ukrainiens : 2,1 % de la population; 1,2 % de la population est bi√©lorusse et 0,8 % finnoise... L'importance de la population russophone vient naturellement de l'occupation sovi√©tique et de l'industrialisation forcen√©e dont l'Estonie avait fait l'objet √† l'√©poque.

Littérature

Extrait du premier film estonien, 1914 - Cliquer en bas de l'image pour lire la vidéo.

L'estonien n'est pas une langue indo-europ√©enne mais finno-ougrienne de m√™me que le finnois et le hongrois. L‚Äôestonien litt√©raire na√ģt tardivement, entre les XVIe et XVIIe si√®cle. Elle est surtout utilis√©e par des pasteurs allemands pour transmettre la litt√©rature religieuse. Le plus ancien livre en estonien est le cat√©chisme de Wanradt et K√∂ll, publi√© en 1535 √† Wittenberg. On remarquera que c'est la R√©forme qui est √† l'origine de ce livre.

Le XVIIIe si√®cle voit la naissance de la litt√©rature nationale, et la langue √©crite se r√©pand par les almanachs et journaux, colport√©s jusqu‚Äôau fond des campagnes. La litt√©rature est alors compos√©e de r√©cits imit√©s d‚ÄôŇďuvres allemandes. √Ä partir de 1820, Kristjan Jaak Peterson est √† l‚Äôorigine de la po√©sie estonienne moderne. Dans les ann√©es 1850, √† la suite des mouvements nationaux et romantiques, la litt√©rature conna√ģt un v√©ritable essor, avec notamment la red√©couverte du folklore national et la r√©daction de l‚Äô√©pop√©e nationale, le Kalevipoeg, compos√©e par Friedrich Reinhold Kreutzwald, publi√©e entre 1857 et 1861 (voir L'Homme de Bois et la Femme d'√Čcorce, un conte typiquement estonien) dans les publications de la Soci√©t√© savante estonienne. L'√©dition populaire a √©t√© publi√©e en 1862 en Finlande. √Ä cette p√©riode, entre 1860 et 1885, la nation estonienne prend conscience d‚Äôelle-m√™me, et la litt√©rature se d√©veloppe rapidement. La po√©sie est un genre particuli√®rement vivace (et le reste aujourd‚Äôhui), symbolis√©e √† cette √©poque par l‚Äôune des grandes po√©tesses de ce pays, Lydia Koidula (en). Comme dans le reste de l‚ÄôEurope, la fin du XIXe si√®cle voit le d√©veloppement d‚Äôune litt√©rature r√©aliste, en particulier avec Eduard Vilde.

Eduard Vilde (1911)

Peu apr√®s, la litt√©rature s‚Äôouvre de plus en plus aux courants occidentaux, avec le groupe des ¬ę Jeunes Estoniens ¬Ľ. C‚Äôest dans ce contexte qu‚Äô√©merge l‚Äôune des figures estoniennes les plus connues √† l‚Äô√©tranger, celle de la po√©tesse Marie Under (en). Les ann√©es vingt voient le retour du r√©alisme, avec Tammsaare (en). La p√©riode de l‚Äôentre-deux-guerres, celle de l‚Äôind√©pendance, contraste fortement avec la suivante, celle de l‚Äôexil pour les uns, de la d√©portation en Sib√©rie pour les autres. La litt√©rature estonienne en exil demeure tr√®s vivace, pour preuve les 2 600 volumes en estonien qui sont parus entre 1945 et nos jours. En Estonie devenue sovi√©tique, la litt√©rature ¬ę bourgeoise ¬Ľ est br√Ľl√©e, interdite, censur√©e, etc. Un certain renouveau se d√©clare apr√®s la mort de Staline, avec les d√©buts de grands auteurs comme Viivi Luik et Jaan Kaplinski (en), mais surtout le monument vivant Jaan Kross qui est publi√© chez Robert Laffont. Il est l'auteur notamment du Fou du Tzar (1978), prix du meilleur livre √©tranger 1989. ¬ę Ses romans, aujourd'hui traduits en de nombreuses langues, font revivre pour la plupart des figures importantes de l'Histoire estonienne ou des Estoniens ayant atteint dans leur domaine une certaine notori√©t√© internationale ¬Ľ[11] comme le baron balte Timotheus von Bock du Fou du Tzar.

Une fois le retour de l‚Äôind√©pendance, l‚ÄôEstonie libre retrouve une belle vitalit√© litt√©raire, marqu√©e par l‚Äô√©mergence de nombreux jeunes auteurs, comme T√Ķnu √ēnnepalu, en particulier gr√Ęce aux g√©n√©reuses subventions de la Fondation pour la culture.

La romancière Sofi Oksanen, finlandaise par son père, estonienne par sa mère, née en Finlande en 1977, consacre son roman Purge (en finnois Puhdistus) à l'Estonie. Il se déroule entre 1939 et 1992 et évoque les difficiles années nazies puis communistes, avant l'indépendance.

Musique, arts du spectacle

Articles d√©taill√©s : Musique estonienne et Cin√©ma estonien.

La musique est indissociable de la culture nationale, les Estoniens n'ont-ils pas √©t√© qualifi√©s de ¬ę Peuple chantant ¬Ľ ? Le premier festival pan-estonien de chant a eu lieu en 1869 √† Tartu, o√Ļ pr√®s de mille chanteurs et musiciens venus de tout le pays furent r√©unis. Aujourd'hui cette f√™te rassemble trente mille chanteurs et musiciens devant un public de 200 000 personnes. Ces traditions ont inspir√© en 1988 la ¬ę R√©volution chantante ¬Ľ, c'est en chantant que l'Estonie s'est lib√©r√©e du joug sovi√©tique. En 2001, l'Estonie a remport√© le concours de l'Eurovision.

Il existe deux grands th√©√Ętres en Estonie : le th√©√Ętre Estonia √† Tallinn fond√© en 1865, le th√©√Ętre Vanemuine √† Tartu fond√© en 1883. Tous les registres y sont abord√©s.

L'Estonie a certainement le plus faible taux d'audience cin√©matographique au monde[r√©f. n√©cessaire] mais elle est tr√®s productive surtout en ce qui concerne les films d'animation et documentaires. Un festival est propos√© chaque √©t√©, consacr√© au film anthropologique √† P√§rnu et en hiver c'est √† Tallinn que se d√©roule le ¬ę Festival de cin√©ma des nuits noires ¬Ľ.

Sports

Le cycliste Jaan Kirsipuu a √©t√© vainqueur de nombreuses √©tapes du Tour de France. √Ä Sydney, la m√©daille d'or du d√©cathlon a √©t√© remport√©e par Erki Nool, natif de V√Ķru. √Ä P√©kin, c'est le discobole Gerd Kanter d√©j√† champion du Monde √† Osaka en 2007, qui d√©croche l'or olympique. Il succ√®de √† Erki Nool, sacr√© en 2000 √† Sydney et √† Jaak Uudmae - Estonien sautant pour l'URSS - vainqueur du triple saut en 1980 lors des Jeux de Moscou. Dans les sports d'hiver, les athl√®tes estoniens sont tr√®s productifs (une m√©daille d'or, une d'argent et une de bronze aux Jeux olympiques de Salt Lake City en 2002 (se pla√ßant devant la Su√®de et le Royaume Uni) et 3 m√©dailles d'or aux Jeux olympiques de Turin en 2006. √Ä noter que le champion d'√©checs Paul Keres (1916-1975), au top de l'√©lite dans les ann√©es 1930-1960, √©tait estonien et a concouru pour le pays, puis pour l'URSS. Il a m√™me eu droit √† son effigie sur le billet de banque de 5 couronnes[12]. En rallye, Markko M√§rtin a remport√© plusieurs √©preuves au volant de la Ford Focus WRC puis de la Peugeot 307 en 2003, 2004 et 2005. Enfin, la joueuse de tennis Kaia Kanepi est devenue ces deux derni√®res ann√©es l'une des athl√®tes les plus populaires de son pays en int√©grant le top 20 du classement WTA en 2010, apr√®s avoir notamment atteint les quarts de finale √† Wimbledon et √† l'US Open de tennis.

Fêtes et jours fériés

Jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Jour de l'An Uusaasta
24 février Fête nationale iseseisvuspäev, Eesti Vabariigi aastapäev commémoration de l'indépendance de 1918
variable Vendredi saint suur reede
1er mai F√™te du travail kevadp√ľha
variable Pentec√īte nelip√ľhad
23 juin Jour de la Victoire v√Ķidup√ľha
24 juin fête de saint Jean jaanipäev
20 ao√Ľt Jour du r√©tablissement de l'ind√©pendance taasiseseisvumisp√§ev
25 d√©cembre No√ęl esimene j√Ķulup√ľha
26 d√©cembre Saint-√Čtienne teine j√Ķulup√ľha en calendrier populaire tabanip√§ev ou tehvanip√§ev - jour d¬ī√Čtienne
Fêtes non fériées
Date Nom français Nom local Remarques
6 janvier √Čpiphanie kolmekuningap√§ev
2 février Anniversaire du traité de paix de Tartu Tartu rahulepingu aastapäev
14 mars Jour de la langue maternelle emakeelepäev
2e dimanche de mai Jour des Mères emadepäev
14 juin Jour du Souvenir leinapäev
2 novembre Jour des Défunts hingedepäev
2e dimanche de novembre Jour des Pères isadepäev

Capacités militaires

Article d√©taill√© : Forces arm√©es estoniennes.
Les Forces estoniennes à Bagdad

L' arm√©e estonienne est de constitution r√©cente. En 2006, 2 % du PNB √©tait consacr√© √† la d√©fense soit un budget de la d√©fense de 214 millions de dollars US contre 155 millions en 2002. Ayant adopt√© une attitude prudente face √† la Russie, l'Estonie compte sur l'OTAN pour prot√©ger son espace a√©rien et sur l'Union europ√©enne en cas de crise internationale. Elle participe √† plusieurs missions √† l'√©tranger sous le commandement des Nations Unies ou de l'OTAN. Les forces estoniennes sont pr√©sentes en Afghanistan et un contingent est impliqu√© dans la guerre en Irak. Les forces estoniennes font partie de la KFOR au Kosovo et de la Force int√©rimaire des Nations unies au Liban renforc√©e. L'arm√©e de l'air poss√©dant plusieurs h√©licopt√®res et avions l√©gers de transport ainsi qu'une centaine de batteries anti-a√©riennes, son r√©seau radar est reli√© √† celui de l'OTAN.

Les forces militaires de l'Estonie ont introduit une nouvelle formation bas√©e sur la cyberguerre et la d√©fense des infrastructures √©lectroniques et infrastructures essentielles de la r√©publique d'Estonie. Actuellement, la principale organisation de cyber-d√©fense estonienne est le CERT (Computer Emergency Response Team of Estonia), cr√©√©e en 2006, comme organisation en charge de la gestion des incidents de s√©curit√© dans des r√©seaux informatiques estoniens. Son but est de r√©duire le plus possible les dommages li√©s aux incidents de s√©curit√© en r√©pondant efficacement aux nouvelles menaces. L'Estonie a connu une s√©rie de cyber-attaques qui ont commenc√© le 27 avril 2007. Les dirigeants estoniens attribuent ces attaques aux autorit√©s russes, lesquelles d√©mentent[13]. Le 25 juin 2007, le pr√©sident estonien Toomas Hendrik Ilves a rencontr√© le pr√©sident des √Čtats-Unis, George W. Bush[14]. Parmi les sujets abord√©s, il y avait notamment les attaques sur l'infrastructure √©lectronique estonienne. Ces attaques ont provoqu√©, dans un certain nombre d'organisation militaires mondiales, une reconsid√©ration de l'importance de la s√©curit√© de r√©seau dans la doctrine militaire moderne. Le 14 juin 2007, les ministres de la D√©fense de l'OTAN ont tenu une r√©union √† Bruxelles, publiant un communiqu√© sur une action imm√©diate commune. Cette action permit de mettre fin aux attaques √† l'automne 2007. L'OTAN s'appr√™te √† mettre en place en Estonie son futur centre cybern√©tique de d√©fense, les Estoniens formeront ainsi les sp√©cialistes du cyber-terrorisme, du cyber-espionnage[15] et de la cyber-d√©fense pour les forces de l'alliance atlantique.

Codes

L'Estonie a pour codes :

Notes et références

  1. ‚ÜĎ Central Intelligence Agency, The World Factbook, 2011
  2. ‚ÜĎ Avant 2011 : Couronne estonienne
  3. ‚ÜĎ (fr) Dettes et d√©ficits publics dans l‚ÄôUnion europ√©enne, La Croix. Mis en ligne le 25 mai 2010
  4. ‚ÜĎ 2007/801/CE D√©cision du Conseil du 6 d√©cembre 2007 sur l'application de la totalit√© des dispositions de l'acquis de Schengen √† la R√©publique tch√®que, √† la R√©publique d'Estonie, √† la R√©publique de Lettonie, √† la R√©publique de Lituanie, √† la R√©publique de Hongrie, √† la R√©publique de Malte, √† la R√©publique de Pologne, √† la R√©publique de Slov√©nie et √† la R√©publique slovaque ([PDF] EU L 323 du 8.12.2007)
  5. ‚ÜĎ (fr) G√©ographie de l'Estonie, Site cartage.org.lb. Consult√© le 28 janvier 2011
  6. ‚ÜĎ a et b http://epp.eurostat.ec.europa.eu/portal/page/portal/eurostat/home/
  7. ‚ÜĎ http://www.europeplusnet.info/article189.html L'Estonie, terre sainte du High-Tech
  8. ‚ÜĎ Yves Eudes, ¬ę Les Estoniens sont durement frapp√©s par la crise ¬Ľ, Le Monde, 6 juin 2009, p. 8
  9. ‚ÜĎ (fr) L'Estonie √† l'aube de 2010, Site estonie-tallinn.com. Mis en ligne le 4 janvier 2010
  10. ‚ÜĎ http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/3-29012010-AP/FR/3-29012010-AP-FR.PDF
  11. ‚ÜĎ Portrait de Jaan Kross, Site litterature-estonienne.com. Consult√© le 28 janvier 2011
  12. ‚ÜĎ (en) Le billet de 5 couronnes estoniennes, Site de la Banque d'Estonie. Consult√© le 28 janvier 2011
  13. ‚ÜĎ (en) Estonia accuses Russia of 'cyberattack', The Christian Science Monitor. Mis en ligne le 17 mai 2007
  14. ‚ÜĎ (en) President Bush to Welcome President Toomas Ilves of Estonia, Site de la Maison Blanche. Mis en ligne le 4 mai 2007
  15. ‚ÜĎ Le cyber-espionnage √©tatique va augmenter en 2008 - Technologie - Actualit√Į¬Ņ¬Ĺ - Le Vif/L'Express

Voir aussi

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Liens externes


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