Essonne (département)

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Essonne (département)

48°37â€Č45″N 02°26â€Č02″E / 48.62917, 2.43389

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Essonne
Localisation de l'Essonne en France
Administration
Pays France
RĂ©gion Île-de-France
Code département 91
CrĂ©ation 1er janvier 1968
Chef-lieu
(Préfecture)
Évry
Sous-prĂ©fecture(s) Étampes
Palaiseau
Président du
conseil général
JĂ©rĂŽme Guedj (PS)
Préfet de département Michel Fuzeau
Statistiques
Population totale 1 205 850 hab. (2008)
Densité 668 hab./km2
Superficie 1 804 km2
Subdivisions
Arrondissements 3
Circonscriptions législatives 10
Cantons 42
Intercommunalités 18
Communes 196

L’Essonne (prononcer [esɔn] Prononciation du titre dans sa version originale) est un dĂ©partement français situĂ© au sud de Paris, dans la rĂ©gion Île-de-France, totalement intĂ©grĂ© Ă  l’agglomĂ©ration parisienne, qui tire son nom de la riviĂšre l’Essonne dont le cours traverse le territoire selon un axe sud-nord jusqu’à la confluence avec la Seine.

Officiellement crĂ©Ă© le 1er janvier 1968 par dĂ©membrement de l’ancienne Seine-et-Oise, il porte le code Insee et postal 91, couvre un territoire de mille huit cent quatre kilomĂštres carrĂ©s occupĂ© en 2008 par 1 205 850 habitants, son chef-lieu est installĂ© Ă  Évry, l’État y est reprĂ©sentĂ© par le prĂ©fet Michel Fuzeau et son conseil gĂ©nĂ©ral est prĂ©sidĂ© par le socialiste JĂ©rĂŽme Guedj.

Ses habitants sont appelés les Essonniens[1].

Sommaire

GĂ©ographie

Situation

Article dĂ©taillĂ© : GĂ©ographie de l'Essonne.
Occupation des sols en 2008.
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 17,3 % 31 530,44
Espace urbain non construit 5,6 % 10 281,09
Espace rural 77,0 % 140 318,11
Source : Iaurif[2]

Le dĂ©partement de l’Essonne est situĂ© dans la rĂ©gion Île-de-France, il est en totalitĂ© intĂ©grĂ© Ă  l’agglomĂ©ration parisienne et gĂ©ologiquement implantĂ© dans le bassin parisien. Quatre rĂ©gions naturelles occupent le territoire, dĂ©limitĂ©es par les cours d’eau. Sur les deux tiers nord-ouest du dĂ©partement, Ă  l’ouest de la riviĂšre l’Essonne et au nord de la Louette se trouve le Hurepoix, au sud-ouest, dĂ©limitĂ© par la Louette et l’Essonne s’étendent les larges plaines de la Beauce, Ă  l’extrĂȘme sud-est, approximativement dans la vallĂ©e de l’École se trouve le GĂątinais français et au nord-est, sur la rive droite de la Seine commence le plateau de la Brie. Ce territoire fertile est aujourd’hui encore fortement disparate, avec une urbanisation relativement dense au centre-nord dans la pĂ©nĂ©plaine de l’Orge, la Seine et l’Essonne, la prĂ©sence conjointe de bourgs, de culture maraĂźchĂšre et d’espaces boisĂ©s protĂ©gĂ©s dans les vallĂ©es, de vastes espaces de grande culture cĂ©rĂ©aliĂšres sur les plateaux de l’ouest et du sud oĂč se trouvent des villages ruraux. En 2003, ce sont ainsi prĂšs de 78 % du territoire qui Ă©taient encore considĂ©rĂ©s comme ruraux.

Plusieurs cours d’eau arrosent le dĂ©partement, le fleuve la Seine forme une boucle de l’est au nord, complĂ©tĂ©e par ses affluents l’Yerres sur la rive droite, sur la rive gauche du sud au nord, l’École, l’Essonne, l’Orge et la BiĂšvre et les sous-affluents le RĂ©veillon qui se jette dans l’Yerres, la Juine, grossie par la Louette et la Chalouette, qui se jettent dans l’Essonne, la Renarde, la RĂ©marde, alimentĂ©e par la PrĂ©decelle, la Sallemouille et l’Yvette, alimentĂ©e par la MĂ©rantaise, le Vaularon et le Rouillon se jettent toutes dans l’Orge.

Ces riviĂšres et ruisseaux ont creusĂ© le sous-sol sĂ©dimentaire du territoire, caractĂ©ristique du bassin parisien et composĂ© principalement de sable, de marne et de calcaire, par endroit complĂ©tĂ© par de l’argile, du gypse et de la craie ou compactĂ© pour former de la meuliĂšre. Le terrain s’étage ainsi en un vaste plateau sur la moitiĂ© ouest, descendant en pente douce vers la pĂ©nĂ©plaine de la Seine au nord-est et entrecoupĂ© de vallĂ©es plus ou moins encaissĂ©es. Le point culminant du dĂ©partement est ainsi situĂ© Ă  cent soixante-dix-huit mĂštres Ă  Pecqueuse tandis que le point le plus bas, en bord de Seine est positionnĂ© Ă  trente-et-un mĂštres Ă  Vigneux-sur-Seine.

Le point le plus bas est d’ailleurs situĂ© Ă  la frontiĂšre avec le dĂ©partement limitrophe nord et nord-est du Val-de-Marne, tandis que le plateau ouest s’étend des Hauts-de-Seine au nord-ouest Ă  l’Eure-et-Loir au sud-ouest en passant par les Yvelines Ă  l’ouest. Au Sud, la Beauce occupe une large part du Loiret, complĂ©tĂ©e par le GĂątinais qui s’étend aussi au Sud-Est en Seine-et-Marne. À l’Est, la Brie constitue le paysage typique de cette mĂȘme Seine-et-Marne. Aujourd’hui, les communes extrĂȘme-cardinales sont BiĂšvres au Nord, Varennes-Jarcy Ă  l’Est, Angerville au Sud et Chatignonville Ă  l’Ouest. Le centre gĂ©ographique du dĂ©partement est situĂ© dans la commune de Lardy en lisiĂšre du bois des CĂ©lestins (48°31â€Č30″N 02°15â€Č00″E / 48.525, 2.25). Outre la prĂ©fecture Évry et les chefs-lieux Corbeil-Essonnes, Étampes et Palaiseau, plusieurs citĂ©s apparaissent comme caractĂ©ristiques du dĂ©partement par leurs importance historique, culturelle, Ă©conomique et administrative, soit Arpajon, Dourdan, La FertĂ©-Alais, Milly-la-ForĂȘt et MontlhĂ©ry.

Elles sont, encore aujourd’hui, reliĂ©es au maillage d’infrastructures de transport qui parcourt le dĂ©partement, constituĂ© par les routes nationales 118 au nord-ouest, 20 au centre, 7 Ă  l’est, 6 au nord-est et 104 d’ouest en est, l’autoroute A10 du nord au sud-ouest et A6 du nord au sud-est, le RĂ©seau express rĂ©gional d'Île-de-France avec les lignes B au nord-ouest, C au centre et D Ă  l’est, les lignes d’autobus et l’aĂ©roport Paris-Orly implantĂ© au nord du dĂ©partement.

Hydrographie

Articles dĂ©taillĂ©s : CatĂ©gorie:Cours d'eau de l'Essonne et CatĂ©gorie:Lac de l'Essonne.

Le dĂ©partement de l’Essonne est traversĂ© par de nombreux cours d'eau d’importances et de tailles diverses. En premier, le fleuve la Seine passe au nord-est du territoire, elle entre par l’est au Coudray-Montceaux et parcourt vingt-quatre kilomĂštres jusqu’à Vigneux-sur-Seine. Plusieurs de ses affluents parcourent le dĂ©partement, sur la rive droite, l’Yerres parcourt dix-sept kilomĂštres en Essonne entre Quincy-sous-SĂ©nart et Crosne avant la confluence situĂ©e dans le dĂ©partement du Val-de-Marne Ă  Villeneuve-Saint-Georges. Sur la rive gauche, l’École fait un court passage au sud-est entre Oncy-sur-École et Soisy-sur-École, la confluence Ă©tant situĂ©e en Seine-et-Marne Ă  Saint-Fargeau-Ponthierry, l’Essonne entre par le sud du dĂ©partement Ă  Boigneville et rejoint le cours du fleuve Ă  Corbeil-Essonnes aprĂšs un parcours de quarante-quatre kilomĂštres, l’Orge dĂ©marre son tracĂ© essonnien Ă  Dourdan jusqu’à se jeter dans la Seine Ă  Viry-ChĂątillon et Athis-Mons sur quarante-et-un kilomĂštres, la BiĂšvre fait une petite incursion Ă  l’extrĂȘme nord-ouest entre BiĂšvres et VerriĂšres-le-Buisson.

Plusieurs sous-affluents du fleuve sont ensuite rĂ©partis sur le territoire. Rejoignant la BiĂšvre Ă  l’extrĂȘme nord, la Sygrie coule depuis le plateau de VĂ©lizy, grossissant l’Orge par sa rive gauche, au nord-ouest l’Yvette alimentĂ©e par la MĂ©rantaise, le Vaularon et le Rouillon trace la vallĂ©e de Chevreuse, Ă  l’ouest la Sallemouille et la RĂ©marde alimentĂ©e par la PrĂ©decelle descendent du plateau de Limours, sur la rive droite la Renarde descend de la Beauce. Au sud, rejoignant l’Essonne par sa rive gauche coule la Juine, alimentĂ©e par la Louette et la Chalouette. À l’extrĂȘme nord-est coule enfin le RĂ©veillon qui se jette dans l’Yerres Ă  Yerres.

Plusieurs lacs et Ă©tendues d’eau, naturels ou artificiels, sont aussi rĂ©partis sur le territoire. En bord de Seine se trouvent le lac de Viry-Chatillon, le lac de Draveil et le lac de Vigneux-sur-Seine. Assurant la rĂ©gulation et la retenue des eaux, le lac de Saulx-les-Chartreux et les Ă©tangs infĂ©rieurs de Saclay constituent aujourd’hui des espaces protĂ©gĂ©s. Le lac de Vert-le-Petit, le lac de Tigery, l’étang de la VeyssiĂšre, l’étang de TrĂ©voix et la fosse Montalbot caractĂ©risent eux aussi le patrimoine hydrique du dĂ©partement.

Enfin, le dĂ©partement est traversĂ© du Sud au Nord par l’aqueduc de la Vanne et du Loing qui est chargĂ©, par son prolongement formĂ© par les aqueducs d'Arcueil et de Cachan et le rĂ©servoir de Montsouris, d’alimenter Paris en eau potable. Dans l’Essonne, il dĂ©marre son parcours entiĂšrement souterrain Ă  Soisy-sur-École (48°28â€Č47″N 02°30â€Č15″E / 48.47972, 2.50417), traverse les communes de Champcueil, Chevannes, Mennecy, Ormoy, VillabĂ©, Lisses, Courcouronnes, Ris-Orangis, Grigny, Viry-ChĂątillon, Savigny-sur-Orge et Paray-Vieille-Poste oĂč il quitte le territoire dĂ©partemental en passant sous l’aĂ©roport Paris-Orly (48°43â€Č15″N 02°21â€Č28″E / 48.72083, 2.35778).

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Relief et géologie

Carte physique du dĂ©partement de l’Essonne.

Le dĂ©partement de l’Essonne occupe un territoire orientĂ© en pente relativement douce de la Beauce au sud-ouest vers la vallĂ©e de la Seine au nord-est. Le point culminant du dĂ©partement se trouve Ă  l’ouest sur le territoire de Pecqueuse Ă  cent soixante-dix-huit mĂštres d’altitude au lieu-dit Chaumusson Ă  proximitĂ© de l’ancienne ligne Paris - Chartres par Gallardon (48°39â€Č20″N 02°04â€Č49″E / 48.65556, 2.08028)[3]. Le point le plus bas est lui situĂ© Ă  trente-et-un mĂštres d’altitude Ă  Vigneux-sur-Seine Ă  proximitĂ© de la station d’épuration en bord de Seine (48°43â€Č26″N 02°26â€Č08″E / 48.72389, 2.43556)[4]. La moitiĂ© sud du dĂ©partement est occupĂ©e par le large plateau de la Beauce, creusĂ© par les vallĂ©es de l’Essonne et l’École Ă  l’est, de la Juine au centre et de l’Orge au nord-ouest. Le nord-ouest du dĂ©partement alterne plateaux et vallĂ©es encaissĂ©es avec du sud au nord, le plateau de Limours, la petite vallĂ©e de la Sallemouille, le plateau de CourtabƓuf, la vallĂ©e encaissĂ©e de l’Yvette, le plateau de Saclay, la vallĂ©e encaissĂ©e de la BiĂšvre et enfin les contreforts du plateau de Villacoublay. Le nord-est du dĂ©partement est occupĂ© par la pĂ©nĂ©plaine de la Seine, de l’Essonne et de l’Orge, au relief relativement peu marquĂ© jusqu’au lit du fleuve. Sur la rive droite commence le plateau de la Brie, traversĂ© par la vallĂ©e peu profonde de l’Yerres[5].

GĂ©ologiquement intĂ©grĂ© au bassin parisien, le sous-sol est relativement homogĂšne sur l’ensemble du territoire avec quelques variations entre le sud et le nord-est. Au sud-est le sous-sol est constituĂ© de couches successives de sable de Fontainebleau et de calcaire. Au nord-ouest et Ă  l’est, le calcaire est remplacĂ© par de la marne et dans les vallĂ©es de l’Yvette et de la BiĂšvre, le sable compactĂ© forme des blocs de meuliĂšre. Au centre du territoire, le gypse se mĂȘle au calcaire et la marne. Dans les vallĂ©es de l’Essonne et de l’Orge s’ajoutent une couche d’argile Ă  silex, et Ă  l’extrĂȘme est dans le GĂątinais du territoire, en profondeur une couche de craie. Au nord-est de la Seine, le plateau briard est composĂ© de couches successives de marne, de sable et de calcaire[6].

DĂ©partements limitrophes

Le dĂ©partement de l’Essonne est une portion de l’ancienne Seine-et-Oise, comme ses dĂ©partements limitrophes que sont les Yvelines Ă  l’ouest, les Hauts-de-Seine au nord-ouest et le Val-de-Marne au nord et nord-est. À l’est et au sud-est se trouve le plus vaste dĂ©partement de la rĂ©gion Île-de-France, la Seine-et-Marne. Au sud et au sud-ouest, se trouvent le Loiret et l’Eure-et-Loir qui appartiennent tous deux Ă  la rĂ©gion Centre.

Climat

Article dĂ©taillĂ© : Climat de l'Essonne.

Le climat de l’Essonne est mesurĂ© Ă  partir de la station mĂ©tĂ©orologique dĂ©partementale de BrĂ©tigny-sur-Orge (48°35â€Č40″N 2°19â€Č11″E / 48.59444, 2.31972), approximativement centrale sur le territoire et implantĂ©e Ă  soixante-dix huit mĂštres d’altitude dans un secteur reprĂ©sentatif gĂ©ographiquement. Cependant, des variations relativement importantes sont mesurables Ă  partir de stations situĂ©es Ă  proximitĂ© dans les dĂ©partements limitrophes, comme Ă  Orly[7] et VĂ©lizy-Villacoublay[8] au nord, Melun[9] Ă  l’est, Trappes[10] et Chartres[11] Ă  l’ouest, OrlĂ©ans[12] au sud.

Le dĂ©partement de l’Essonne, situĂ© en Île-de-France et dans le bassin parisien, se caractĂ©rise par un climat ocĂ©anique dĂ©gradĂ©, principalement sous l’influence des rĂ©gimes d’ouest - sud-ouest, aux hivers frais et aux Ă©tĂ©s doux. Cela se traduit par une frĂ©quence Ă©levĂ©e des pluies, environ cent soixante jours par an. Mais paradoxalement l’Essonne figure parmi les dĂ©partements les plus « secs Â» de France, le mot sec Ă©tant relatif aux quantitĂ©s de pluie reçue avec seulement 598,3 millimĂštres par an Ă  la station mĂ©tĂ©orologique dĂ©partementale de BrĂ©tigny-sur-Orge contre 770 millimĂštres Ă  Nice[13] ou 660 millimĂštres Ă  Toulouse[14]. Les prĂ©cipitations sont cependant bien rĂ©parties tout au long de l’annĂ©e, toutefois l’étĂ© connaĂźt des prĂ©cipitations surtout sous forme d’averses orageuses brĂšves mais intenses. L’ensoleillement est pour sa part conforme aux moyennes relevĂ©es au nord de la Loire avec un cumul de 1 798 heures par an, un ensoleillement maximum en juillet et minimum en dĂ©cembre.

Les tempĂ©ratures sont typiques des plaines du bassin parisien avec des moyennes en janvier entre 0,7 et 6,1 Â°C, en juillet entre 13 et 24,5 Â°C Ă  BrĂ©tigny-sur-Orge. La tempĂ©rature moyenne annuelle est fixĂ©e Ă  10,8 Â°C avec une moyenne haute Ă  15,2 Â°C et une moyenne basse Ă  6,4 Â°C, le mois le plus chaud est juillet avec une moyenne haute mensuelle fixĂ©e Ă  24,5 Â°C et le mois le plus froid, janvier avec une moyenne basse Ă  0,7 Â°C. L’influence du climat continental entraĂźne cependant des Ă©carts parfois importants et des records de tempĂ©rature Ă©levĂ©s avec 38,2 Â°C relevĂ©s le 1er juillet 1952 et trĂšs bas Ă  -20,6 Â°C le 8 janvier 2010. À noter que les tempĂ©ratures minimales sont systĂ©matiquement plus Ă©levĂ©es d’un Ă  deux degrĂ©s celsius dans le nord du dĂ©partement du fait de la densitĂ© urbaine plus forte.

Données climatiques à Brétigny-sur-Orge.
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,7 1,0 2,8 4,8 8,3 11,1 13,0 12,8 10,4 7,2 3,5 1,7 6,4
Température moyenne (°C) 3,4 4,3 7,1 9,7 13,4 16,4 18,8 18,5 15,6 11,5 6,7 4,3 10,8
Température maximale moyenne (°C) 6,1 7,6 11,4 14,6 18,6 21,8 24,5 24,2 20,8 15,8 9,9 6,8 15,2
Ensoleillement (h) 59 89 134 176 203 221 240 228 183 133 79 53 1 798
Précipitations (mm) 47,6 42,5 44,4 45,6 53,7 51,0 52,2 48,5 55,6 51,6 54,1 51,5 598,3
Source : Climatologie mensuelle Ă  la station dĂ©partementale de BrĂ©tigny-sur-Orge de 1948 Ă  2002[15],[16].


Transports

Articles dĂ©taillĂ©s : Transports en Essonne et RĂ©seau routier de l'Essonne.

Le dĂ©partement dispose d’un maillage important d’axes de transport d’envergure nationale, des routes en partie hĂ©ritĂ©es des voies romaines et de l’ancien rĂ©gime, des voies ferrĂ©es majeures et un aĂ©roport international.

Transport aérien

L’aĂ©rogare Orly-Sud Ă  Paray-Vieille-Poste.

ImplantĂ© pour 60 % de sa superficie Ă  l’extrĂȘme nord du dĂ©partement, l’aĂ©roport Paris-Orly constitue une plaque tournante importante du transport aĂ©rien. Il est complĂ©tĂ© en Essonne par l’aĂ©roport d'Étampes-MondĂ©sir, l’aĂ©rodrome de La FertĂ©-Alais, l’aĂ©rodrome de Buno-Bonnevaux et l’hĂ©liport d'Évry[17].

Transport fluvial

Le port de commerce d'Évry.

MalgrĂ© la prĂ©sence de la Seine Ă  l’est du dĂ©partement, le transport fluvial est relativement peu dĂ©veloppĂ© avec la seule prĂ©sence du port d'Évry, installation de quatre hectares gĂ©rĂ©e par le port autonome de Paris, qui a permis le traitement en 2001 de 154 600 tonnes de marchandises et qui devrait voir sa capacitĂ© augmenter par l’adjonction d’un terminal Ă  conteneurs[18]. Il est complĂ©tĂ© un peu en amont par les installations des grands moulins de Corbeil dont le nouveau terminal inaugurĂ© en 1995 est adaptĂ© aux convois fluviaux et par des installations d’entreprises privĂ©es Ă  Viry-ChĂątillon, Grigny et Athis-Mons. En 2008, le trafic fluvial dans les ports du dĂ©partement s’est Ă©levĂ© Ă  1 031 735 tonnes[19].

Transport routier

L’autoroute A10 à Villebon-sur-Yvette.

L’Essonne est traversĂ©e du nord au sud par six axes routiers majeurs. ImplantĂ©s d’ouest en est, on trouve la route nationale 118 de BiĂšvres aux Ulis qui mĂšnent Ă  la porte de Saint-Cloud, l’autoroute A86 qui fait une courte incursion Ă  VerriĂšres-le-Buisson, l’autoroute A10 de Wissous Ă  Dourdan vers l’ouest, la route nationale 20 de Massy Ă  Angerville vers le sud-ouest, l’autoroute A6 de Wissous Ă  Soisy-sur-École vers le sud-est, l’ancienne route nationale 7 de Paray-Vieille-Poste au Coudray-Montceaux vers le sud, la route nationale 6 de Crosne Ă  Tigery, la route nationale 337 au Coudray-Montceaux et la route nationale 449 Ă  Ris-Orangis. Assurant la liaison entre ces axes et la ceinture de la rĂ©gion, la route nationale 104 traverse le dĂ©partement d’ouest en est entre Marcoussis et Tigery. Le dĂ©partement totalise ainsi en 2009 cinquante-huit kilomĂštres d’autoroute, deux cent vingt-cinq kilomĂštres de route nationale et mille cent quatre-vingt-onze kilomĂštres de route dĂ©partementale.

ComplĂ©tant ce maillage, plusieurs rĂ©seaux d’autobus de la RATP et du rĂ©seau Optile relient les agglomĂ©rations.

Transport ferroviaire

Suivant pour la plupart ces axes routiers, des voies ferrĂ©es furent ajoutĂ©es. Le dĂ©partement est ainsi parcouru, selon leur implantation d’ouest en est, par l’ancienne ligne de Sceaux utilisĂ©e par la ligne B du RER d'Île-de-France de VerriĂšres-le-Buisson Ă  Gif-sur-Yvette, la LGV Atlantique de VerriĂšres-le-Buisson Ă  Saint-Cyr-sous-Dourdan, la ligne de Grande Ceinture entre BiĂšvres et Athis-Mons, la ligne Paris - Bordeaux d’Athis-Mons Ă  Angerville et la ligne BrĂ©tigny - Tours de BrĂ©tigny-sur-Orge Ă  Dourdan aujourd’hui toutes trois utilisĂ©es par la ligne C du RER d'Île-de-France, la ligne Villeneuve-Saint-Georges - Montargis entre Vigneux-sur-Seine et Boigneville, la ligne Grigny - Corbeil-Essonnes entre Grigny et Corbeil-Essonnes, la ligne Corbeil-Essonnes - Montereau entre Corbeil-Essonnes et Le Coudray-Montceaux et la ligne classique Paris - Marseille entre Montgeron et Boussy-Saint-Antoine empruntĂ©es par la ligne D du RER d'Île-de-France. Au total, ce sont soixante-treize gares qui sont rĂ©parties sur les trois lignes de transports en commun. Les TGV desservent les gares de Massy TGV, Massy - Palaiseau et Juvisy.

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Énergie

Le centre de transformation Ă©lectrique de Villejust.

Quatre rĂ©seaux d’olĂ©oducs traversent le dĂ©partement totalisant cent soixante-cinq kilomĂštres, dont le Donges-Grandpuits-Metz exploitĂ© par la SociĂ©tĂ© française Donges-Metz avec quatre dĂ©pĂŽts Ă  Guigneville-sur-Essonne[20], D'Huison-Longueville[21], Cerny[22] et Orveau et Le Havre-Grandpuits et son jumeau PLIF exploitĂ©s par la Trapil[23] et l’olĂ©oduc reliant la station de pompage d’Itteville Ă  la raffinerie de Grandpuits. Plusieurs gazoducs du rĂ©seau haute pression de GRTgaz sillonnent le territoire et un spĂ©cial gĂ©rĂ© par Air liquide relie l’usine Altis Semiconductor de Corbeil-Essonnes au centre de production de Moissy-Cramayel[24].

À Villejust se trouve le centre de transformation Ă©lectrique le plus important de France chargĂ© de transformer le 400 000 volts provenant des centrales Ă©lectriques de la Loire en 220 000 volts Ă  destination des rĂ©partiteurs d’Issy-les-Moulineaux et Chevilly-Larue et en 90 000 volts pour la consommation locale[25]. Il est en outre reliĂ© Ă  la ligne Ă  trĂšs haute tension « boucle 400 000 volts Â» de RTE qui entoure l’Île-de-France et traverse le dĂ©partement d’ouest en est[26].

Toponymie

L’appellation de la riviĂšre l’Essonne tire ses origines du nom de la dĂ©esse gauloise des riviĂšres, Acionna, vĂ©nĂ©rĂ©e dans l’OrlĂ©anais oĂč le cours d’eau prend sa source. À la crĂ©ation du dĂ©partement en 1964, il fut dĂ©cidĂ© qu’il prendrait le nom de la riviĂšre qui parcourt son territoire du sud au nord jusqu’à la confluence avec la Seine Ă  Corbeil-Essonnes[27]. Ce mĂȘme nom se retrouvait aussi dans le toponyme de l’ancienne commune d’Essonnes et comme extension de plusieurs communes du dĂ©partement : Ballancourt-sur-Essonne, Boutigny-sur-Essonne, Courdimanche-sur-Essonne, Gironville-sur-Essonne, Guigneville-sur-Essonne, Prunay-sur-Essonne et Vayres-sur-Essonne.

Histoire

Articles dĂ©taillĂ©s : Histoire de l'Essonne, Chronologie de l'Essonne, Histoire de l'aviation dans l'Essonne et Anciennes communes de l'Essonne.

Avant l’Essonne

Le territoire de l’actuel dĂ©partement de l’Essonne fut occupĂ© de façon certaine dĂšs le NĂ©olithique, comme en tĂ©moignent les dĂ©couvertes en divers points du dĂ©partement de silex taillĂ©s et l’élĂ©vation de menhirs comme dans la forĂȘt de SĂ©nart Ă  Brunoy. À l’époque gauloise, le territoire Ă©tait Ă  la frontiĂšre entre les domaines des Parisii au nord, des Carnutes au sud-ouest et des SĂ©nons au sud-est. Des premiĂšres villes commencĂšrent alors Ă  se dĂ©marquer, dont Dourdan, rĂ©putĂ©e pour son activitĂ© de poterie. L’invasion romaine permit l’édification d’une multitude de villa rustica sur les plateaux dominant les riches vallĂ©es, comme en tĂ©moignent les rĂ©sultats de fouilles archĂ©ologiques Ă  Orsay. D’autres villages se transformĂšrent en oppidum Ă  la croisĂ©e des routes, tel Arpajon.

L’imposant chĂąteau royal d’Étampes illustrĂ© dans le livre Les TrĂšs Riches Heures du duc de Berry, musĂ©e CondĂ©, Chantilly, ms.65, f.8v, vers 1411-1416

Milly-la-ForĂȘt devint par la volontĂ© de Dryus un centre druidique au IIe siĂšcle av. J.‑C., la rĂ©gion de Dourdan subissant l’autoritĂ© du roi paĂŻen Dordanus au IVe siĂšcle. Au VIe siĂšcle s’acheva l’évangĂ©lisation du territoire, avec l’édification en 600 d’une premiĂšre Ă©glise Ă  Corbeil-Essonnes et le dĂ©veloppement Ă  Palaiseau d’un abbaye sous l’impulsion de sainte Bathilde et saint Wandrille. En l’an 604 se dĂ©roula la premiĂšre bataille d’Étampes entre Clotaire II, roi de Neustrie et Thierry II, roi de Bourgogne alliĂ© de ThĂ©odebert II, roi d’Austrasie. À partir du VIIIe siĂšcle, la plupart du territoire Ă©tait intĂ©grĂ© au domaine royal français, les rois disposant des lieux et distribuant les terres Ă  leurs vassaux. Commença alors au Xe siĂšcle l’édification de chĂąteaux forts contrĂŽlant les routes commerciales, comme Ă  MontlhĂ©ry, ou pour arrĂȘter les raids Vikings Ă  Corbeil-Essonnes et La FertĂ©-Alais. À partir du XIe siĂšcle, la basilique Notre-Dame-de-Bonne-Garde Ă  Longpont-sur-Orge devint la premiĂšre Ă©tape du pĂšlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle depuis Paris.

Les rĂ©voltes des nobles locaux entraĂźnĂšrent l’intĂ©gration complĂšte du territoire dans le domaine royal, Robert II de France construisant le chĂąteau d'Étampes, Louis VI de France dĂ©mantelant le chĂąteau de MontlhĂ©ry au XIIe siĂšcle et rĂ©duisant Ă  nĂ©ant la puissante famille de MontlhĂ©ry, Philippe II de France construisant le chĂąteau de Dourdan au XIIIe siĂšcle. En 1131 se dĂ©roula le concile d’Étampes qui se prononça en faveur du futur pape Innocent II. En 1258 fut scellĂ© le traitĂ© de Corbeil, fixant les limites territoriales entre le royaume de France et le royaume d'Aragon. Le domaine d’Étampes fut Ă©rigĂ© en comtĂ© en 1298, crĂ©ant alors la lignĂ©e des comtes puis ducs d’Étampes. De cette Ă©poque se fixĂšrent les deux composantes principales de l’économie locale, l’agriculture pour alimenter la capitale et l’industrie utilisant la force motrice des nombreux cours d’eau. Au XIIe siĂšcle, les Grands moulins de Corbeil devinrent « moulins du Roi Â».

À partir du XIVe siĂšcle s’installĂšrent dans la rĂ©gion d’importantes commanderies templiĂšres Ă  Étampes, Longjumeau, Chalou-Moulineux, Auvernaux, organisant de vaste domaines agricoles prospĂšres. En 1305 fut signĂ© le traitĂ© d'Athis-sur-Orge qui intĂ©grait au royaume de France les villes de Lille, Douai et BĂ©thune. En 1326 intervint le second traitĂ© de Corbeil, renouvelant l’Auld Alliance. En 1346, Philippe VI de France signa l’ordonnance de Brunoy, considĂ©rĂ©e comme le premier acte juridique en français ayant trait au dĂ©veloppement durable. Survint alors la guerre de Cent Ans, causant des ravages et des massacres sur le territoire, comme l’incendie en 1360 de l’église Saint-ClĂ©ment d’Arpajon par les troupes d’Édouard III d'Angleterre, brĂ»lant vifs huit cent habitants. En 1371, ce fut au tour de Milly-la-ForĂȘt d’ĂȘtre ravagĂ©e par le « prince noir Â» Édouard de Woodstock. Entre 1353 et 1355, Paris frappĂ© par la peste noire utilisa les coches des bateliers de Corbeil, les corbeillards pour Ă©vacuer les cadavres, donnant ainsi naissance au mot corbillard. En 1465 eu lieu la bataille de MontlhĂ©ry entre Louis XI de France et Charles le TĂ©mĂ©raire.

Le dĂ©but de la Renaissance vit le dĂ©veloppement commercial de la rĂ©gion, avec l’édification de halles Ă  Milly-la-ForĂȘt au XVe siĂšcle puis Dourdan, Arpajon et MĂ©rĂ©ville au XVIe siĂšcle. Dans le mĂȘme temps, la fixation du pouvoir royal Ă  Paris puis Versailles, deux villes proches et les apanages que constituaient les villes de Dourdan et Étampes, offertes en prĂ©sents aux favorites Anne de Pisseleu et Gabrielle d'EstrĂ©es, entraĂźnĂšrent l’établissement de chĂąteaux, construits par les courtisans et les magistrats parisiens. En 1568 fut signĂ©e la Paix de Longjumeau, concluant la deuxiĂšme guerre de religion. En 1590, lors du siĂšge de Paris, ce fut encore Corbeil, prise par Alexandre FarnĂšse qui permit le ravitaillement de Paris, bloquĂ© par les troupes d’Henri IV de France. En 1628, la ville d’Essonnes fut ravagĂ©e par un incendie, provoquĂ© par une nouvelle explosion du moulin Ă  poudre. En 1652, en pleine Fronde, la seconde bataille d’Étampes mena Ă  la victoire de Turenne qui avait stationnĂ© ses troupes Ă  Arpajon.

Le terminus d’Arpajon sur la ligne du tramway.

Le XVIIIe siĂšcle vit la rĂ©gion s’équiper de plusieurs hĂŽtels-Dieu Ă  Milly-la-ForĂȘt, Dourdan et Arpajon, de relais de poste sur les routes de Fontainebleau et OrlĂ©ans. Il s’acheva par la RĂ©volution française, modifiant relativement peu le quotidien des habitants. Un fait-divers marqua cependant cette pĂ©riode troublĂ©e, l’assassinat Ă  Étampes du maire Jacques Guillaume Simoneau, entraĂźnant la crĂ©ation par l’AssemblĂ©e lĂ©gislative d’une « FĂȘte de la Loi Â» sur tout le territoire. Relativement peu touchĂ© par les conflits en dehors de l’occupation prussienne en 1870, le territoire profita du XIXe siĂšcle pour bĂ©nĂ©ficier d’une modernisation importante, avec la crĂ©ation de plusieurs lignes de chemin de fer, la ligne de Sceaux en 1854, la ligne BrĂ©tigny - Tours en 1867, la ligne de Grande Ceinture en 1882, plusieurs villages devenant alors un lieu de villĂ©giature pour les riches bourgeois parisiens et les artistes. L’ouverture de la ligne de tramway de l’Arpajonnais en 1894 permit une nouvelle montĂ©e en puissance des dĂ©bouchĂ©s agricoles de la rĂ©gion, offrant un accĂšs direct et rapide aux halles de Paris. L’industrie lourde fit aussi son apparition avec l’ouverture des usines Decauville Ă  Évry-Petit-Bourg et des papeteries Darblay Ă  Essonnes, faisant entrer cette riche famille essonnienne dans le cercle des « deux cents familles Â».

Les Ă©lĂšves de l’école d’aviation BlĂ©riot d’Étampes en 1910.

Le dĂ©but du XXe siĂšcle vit une nouvelle rĂ©volution pour le dĂ©partement, qui devint un des berceau de l’aviation, Viry-ChĂątillon accueillant en 1909 le premier aĂ©roport organisĂ© du monde Ă  Port-Aviation, en 1910 Louis BlĂ©riot et Maurice Farman ouvraient des Ă©coles sur l’aĂ©roport d'Étampes-MondĂ©sir, BrĂ©tigny-sur-Orge disposait dĂšs 1938 de la base aĂ©rienne 217, lieu de nombreux records. Autre site emblĂ©matique de la course Ă  la vitesse, l’autodrome de Linas-MontlhĂ©ry crĂ©Ă© en 1924 resta le lieu des plus cĂ©lĂšbres courses automobiles jusque dans les annĂ©es 1960. Relativement Ă©pargnĂ© par les deux conflits mondiaux, malgrĂ© la prĂ©sence du camp de concentration de Linas-MontlhĂ©ry construit en 1940 par les nazis pour l’enfermement des Tsiganes, le futur dĂ©partement connu dĂšs les annĂ©es 1950 une forte poussĂ©e dĂ©mographique, touchĂ© comme ces voisins par l’édification de bidonvilles aux portes de Paris, situation plus tard aggravĂ©e par la nĂ©cessitĂ© d’hĂ©berger les nombreux rapatriĂ©s d’AlgĂ©rie venus s’installer dans la rĂ©gion. Ces bouleversements dĂ©mographiques allaient entraĂźner le redĂ©coupage administratif.

CrĂ©ation et organisation d’un nouveau dĂ©partement

Au milieu des annĂ©es 1960, la rĂ©gion Île-de-France Ă©tait le thĂ©Ăątre de tractations politiques importantes. Le pouvoir central de la jeune CinquiĂšme RĂ©publique, reprĂ©sentĂ© par le prĂ©sident gĂ©nĂ©ral De Gaulle et le premier ministre Michel DebrĂ©, dĂ©cida de la rĂ©organisation de la rĂ©gion capitale. Ainsi, la loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant rĂ©organisation de la rĂ©gion parisienne[28] prĂ©voyait de supprimer les dĂ©partements de Seine-et-Oise et de la Seine pour en crĂ©er six nouveaux, dont le dĂ©partement de l’Essonne comprenant la presque totalitĂ© de l’arrondissement de Corbeil-Essonnes, l’arrondissement de Palaiseau et une partie de l’ancien arrondissement de Rambouillet. Le 25 fĂ©vrier 1965, le dĂ©cret no 65-142 fixait le chef-lieu du dĂ©partement Ă  Évry-Petit-Bourg[29], prĂ©cĂ©demment officieusement installĂ© Ă  Corbeil-Essonnes. Le 2 juin 1966, un nouveau dĂ©cret no 66-339 prĂ©voyait le dĂ©coupage administratif du dĂ©partement[30] avec la crĂ©ation de l’arrondissement d'Évry en remplacement de celui de Corbeil-Essonnes (cette commune conservant cependant son statut de sous-prĂ©fecture) et modifiait les limites de l’arrondissement de Palaiseau. Le mĂȘme jour, le dĂ©cret no 66-340 crĂ©ait l’arrondissement d'Étampes[31]. Le 20 juillet 1967, le dĂ©cret no 67-589 portait crĂ©ation officielle des vingt-sept cantons du dĂ©partement[32] : Arpajon, Athis-Mons, BiĂšvres, BrĂ©tigny-sur-Orge, Brunoy, Corbeil-Essonnes, Dourdan, Étampes, ÉtrĂ©chy, Évry, Juvisy-sur-Orge, La FertĂ©-Alais, Limours, Longjumeau, Massy, Mennecy, MĂ©rĂ©ville, Milly-la-ForĂȘt, Montgeron, MontlhĂ©ry, Orsay, Palaiseau, Ris-Orangis, Saint-ChĂ©ron, Sainte-GeneviĂšve-des-Bois, Savigny-sur-Orge et Viry-ChĂątillon.

Le 19 septembre 1967, le dĂ©cret no 67-792[33] fixait Ă  la date du 1er janvier 1968 l’entrĂ©e en vigueur de la loi du 10 juillet 1964, prĂ©voyant effectivement la crĂ©ation du nouveau dĂ©partement. Ainsi, le dĂ©partement de l’Essonne fut officiellement crĂ©Ă© le 1er janvier 1968, les Ă©lus du nouveau conseil gĂ©nĂ©ral dĂ©signĂ©s lors des Ă©lections de 1967 entraient en fonction Ă  cette date. Il fallut cependant attendre 1969 pour l’entrĂ©e en fonction du prĂ©fet Michel Aurillac. Le 21 novembre 1969 un dĂ©cret dĂ©tacha les communes de ChĂąteaufort et Toussus-le-Noble qui sont rattachĂ©es au dĂ©partement voisin des Yvelines. Le 30 septembre 1974, un dĂ©cret actait la fusion des communes d’Angerville et Dommerville, cette derniĂšre quitte alors le dĂ©partement d’Eure-et-Loir pour intĂ©grer l’Essonne. Le 25 novembre 1975 intervient un redĂ©coupage administratif, le dĂ©cret no 75-1116 portant le nombre de cantons Ă  trente-cinq[34] en ajoutant les cantons de Chilly-Mazarin, Draveil, Gif-sur-Yvette, Morsang-sur-Orge, Saint-Germain-lĂšs-Corbeil, Saint-Michel-sur-Orge, Vigneux-sur-Seine, Villebon-sur-Yvette et Yerres et en supprimant le canton de Juvisy-sur-Orge. Le 17 fĂ©vrier 1977, le prĂ©fet de l’Essonne Paul Cousserand signait l’arrĂȘtĂ© portant crĂ©ation d’une nouvelle commune, Les Ulis. Le 23 janvier 1985, un nouveau dĂ©cret no 85-83[35] modifiait encore les limites administratives en portant le nombre de cantons du dĂ©partement Ă  quarante-deux par l’ajout des cantons de Corbeil-Essonnes-Est, Épinay-sous-SĂ©nart, Évry-Nord, Grigny, Juvisy-sur-Orge, Massy-Est et Les Ulis.

En parallĂšle de cette mise en place administrative, les autoritĂ©s religieuses dĂ©cidĂšrent de suivre le mouvement en crĂ©ant le 9 octobre 1966, Ă  partir du vaste diocĂšse de Versailles, le nouveau diocĂšse de Corbeil-Essonnes. La collĂ©giale Saint-Spire de Corbeil-Essonnes fut alors Ă©levĂ©e au rang de cathĂ©drale, avant l’édification Ă  partir de 1991 de la nouvelle cathĂ©drale de la RĂ©surrection Ă  Évry, conformĂ©ment au changement de nom intervenu en 1988.

DĂ©veloppement de l’Essonne

La Grande Borne Ă  Grigny, symbole de l’urbanisation moderne du dĂ©partement.

Depuis la crĂ©ation du dĂ©partement, sa morphologie s’est considĂ©rablement modifiĂ©e, crĂ©ant deux paysages radicalement diffĂ©rents entre le Nord urbanisĂ© et le Sud rural du territoire. L’explosion dĂ©mographique entraĂźnant une forte demande de logements, a entraĂźnĂ© comme ailleurs dans la rĂ©gion de grands travaux et la construction de grands ensembles, certains villages devenant en dix ans des grandes villes. Cas typique, Grigny qui ne comptait que 1 700 habitants en 1962 en comptait plus de 25 000 en 1975, en grande partie logĂ©s dans la nouvelle citĂ© d’habitat social de La Grande Borne. Le chef-lieu du dĂ©partement, Évry connu la mĂȘme Ă©volution sur une pĂ©riode plus longue, passant de 5 000 habitants en 1962 Ă  plus de 50 000 en 2006. Cette derniĂšre fut, en mĂȘme temps que se forgeait le nouveau territoire, intĂ©grĂ©e dĂšs 1965 au grand programme de Paul Delouvrier qui ambitionnait d’y construire une ville nouvelle, menant Ă  la crĂ©ation en 1969 de l’établissement public d’amĂ©nagement de la ville d’Évry. Cette ville nouvelle dĂ©passait largement les limites de la petite commune d’Évry-Petit-Bourg puisqu’elle englobait aussi Bondoufle, Courcouronnes et Lisses avec l’objectif d’accroĂźtre le pĂŽle urbain que constituait dĂ©jĂ  Corbeil-Essonnes, oĂč s’était Ă©levĂ©e la vaste citĂ© des TarterĂȘts. De fait, presque toutes les villes moyennes, quasiment chaque chef-lieu de canton ou leurs pĂ©riphĂ©ries, virent leurs territoires lotis, par des barres d’immeubles, des tours ou des pavillons individuels. Palaiseau, Étampes, Massy, Longjumeau, Sainte-GeneviĂšve-des-Bois, Vigneux-sur-Seine, Épinay-sous-SĂ©nart, Athis-Mons, Saint-Michel-sur-Orge, BrĂ©tigny-sur-Orge devinrent des villes de banlieue typiques. Autre exemple de cette course Ă  la construction, Les Ulis, commune crĂ©Ă©e en 1977 sur les champs de blĂ© du plateau de CourtabƓuf et qui atteint plus de 28 000 en 1982.

Cette nouvelle concentration de rĂ©sidents entraĂźna de nouveaux besoins, permettant le dĂ©veloppement d’une nouvelle sociĂ©tĂ© de consommation avec l’ouverture en 1963 du premier hypermarchĂ© de France sous l’enseigne Carrefour Ă  Sainte-GeneviĂšve-des-Bois, puis la crĂ©ation des centres commerciaux, Ulis 2 en 1973, Évry 2 en 1975, La Croix-Blanche dans les annĂ©es 1980, Villebon 2 en 1988, VillabĂ© A6 en 1992. Les besoins en transports en commun entraĂźnĂšrent la crĂ©ation entre 1962 et 1979 du rĂ©seau express rĂ©gional d'Île-de-France avec l’ouverture dans le dĂ©partement de la ligne B en 1977, la ligne C en 1979 et la ligne D en 1987, le percement de nouvelles voix rapides, dont l’autoroute A6 ouverte en 1960 depuis Paris jusqu’au Coudray-Montceaux, l’autoroute A10 ouverte progressivement entre 1960 et 1973 depuis Wissous et la route nationale 104 amĂ©nagĂ©e dans les annĂ©es 1980. L’aĂ©roport Paris-Orly, dont l’aĂ©rogare Sud fut inaugurĂ©e en 1961 marquait l’avĂšnement de la modernitĂ©, mais il fut cependant vite Ă  l’étroit, Ă  cause de l’urbanisation rapide de ses abords, entraĂźnant dĂšs 1968 la premiĂšre dĂ©cision d’instaurer un couvre-feu de 23h00 Ă  6h00.

Les travaux du Synchrotron Soleil en 2005.

De façon concomitante, de nombreuses institutions et entreprises s’implantĂšrent dans le dĂ©partement. La crĂ©ation en 1960 du parc d'activitĂ©s de CourtabƓuf permit l’arrivĂ©e d’entreprises de renom comme Hewlett-Packard qui y ouvrit son centre de recherche europĂ©en en 1968, imitĂ©e en 1983 par Microsoft. Sur le plateau de Saclay voisin, l’implantation en 1975 de l’école supĂ©rieure d'Ă©lectricitĂ© et en 1976 de l’école polytechnique renforçait l’importance prise par le secteur depuis l’ouverture en 1971 de l’universitĂ© Paris-Sud 11 Ă  Orsay et complĂ©tait le commissariat Ă  l'Ă©nergie atomique ouvert en 1952. L’est du dĂ©partement suivit plus tard le mĂȘme dĂ©veloppement, portĂ© par la ville nouvelle, avec l’implantation en 1972 du centre national d'Ă©tudes spatiales, en 1979 de l’école TĂ©lĂ©com SudParis (ex-TĂ©lĂ©com INT) & TĂ©lĂ©com École de Management (ex-INT Management), en 1980 du groupement Arianespace, l’ouverture en 1991 de l’universitĂ© d'Évry-Val d'Essonne et en 1998 la crĂ©ation du GĂ©nopole. En 2006, l’inauguration Ă  Saint-Aubin du Synchrotron soleil marquait la poursuite du programme de dĂ©veloppement Ă©conomique et scientifique du dĂ©partement.

Des Ă©quipements structurants de niveau dĂ©partemental furent bientĂŽt dĂ©veloppĂ©s, le thĂ©Ăątre de l’Agora d’Évry ouvert en 1975, la base de plein air et de loisirs d'Étampes en 1977, l’opĂ©ra de Massy en 1993, Le Grand DĂŽme en 1994 Ă  l’occasion des jeux de la Francophonie. La dĂ©cision de crĂ©er en 2006 l’opĂ©ration d'IntĂ©rĂȘt National de Massy Palaiseau Saclay Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, couvrant presque un quart du nord-ouest du dĂ©partement sur vingt-sept communes relance aujourd’hui les perspectives de dĂ©veloppement Ă©conomique et d’amĂ©nagement du territoire. En 2009, la rĂ©organisation des services de l'État entraĂźna la suppression de la sous-prĂ©fecture de Corbeil-Essonnes[36].

DĂ©mographie

Article dĂ©taillĂ© : DĂ©mographie de l'Essonne.

Évolution dĂ©mographique

Depuis la crĂ©ation du dĂ©partement le 1er janvier 1968, sa population a crĂ» rapidement passant de 673 325 habitants lors du premier recensement de 1968 Ă  923 063 rĂ©sidents en 1975 puis a connu une croissance moins rapide pour atteindre 988 000 personnes en 1982 et pour ne dĂ©passer le million qu’en 1990. Lors du recensement en 2006, le nombre d’Essonniens est fixĂ© Ă  1 198 273 personnes. Outre les mouvements de population nationaux et rĂ©gionaux, cette croissance est en partie possible grĂące Ă  l’immigration puisqu’en 1999, 5,5 % de la population avaient acquis la nationalitĂ© française et 9 % de la population dĂ©partementale Ă©taient Ă©trangers, dont 2,9 % de Portugais, 1,2 % d’AlgĂ©riens, 0,9 % de Marocains, 0,5 % de Turcs, 0,4 % d’Italiens et de Tunisiens, 0,2 % d’Espagnols, 0,3 % d’autres EuropĂ©ens et 2,2 % d’autres nationalitĂ©s hors Europe[37].

Évolution dĂ©mographique de l’Essonne.
Années 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008
Population 673 325 923 063 988 000 1 084 824 1 134 238 1 198 273 1 205 850
Notes, sources, ... (Sources : Insee[38],[39],[40])
Histogramme
(élaboration graphique par Wikipédia)

Pyramide des Ăąges

DĂ©partement jeune par sa date de crĂ©ation, l’Essonne l’est aussi relativement par sa population avec une nette diffĂ©rence de rĂ©partition des tranches d’ñges comparativement Ă  l’ensemble du territoire national. Ainsi, pour les deux catĂ©gories les plus jeunes, entre un et deux points supplĂ©mentaires caractĂ©risent la pyramide des Ăąges essonnienne et Ă  l’inverse pour les trois derniĂšres tranches, deux points de moins approximativement sĂ©parent les taux de l’Essonne de ceux de la France.

Pyramide des Ăąges en Essonne en 2007 en pourcentage[41].
Hommes Classe d'Ăąge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,8 
4,0 
75 Ă  89 ans
6,4 
10,8 
60 Ă  74 ans
11,3 
20,0 
45 Ă  59 ans
20,1 
22,5 
30 Ă  44 ans
22,0 
20,9 
15 Ă  29 ans
19,5 
21,6 
0 Ă  14 ans
19,9 
Pyramide des Ăąges en France en 2007 en pourcentage[42].
Hommes Classe d'Ăąge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,1 
6,0 
75 Ă  89 ans
9,2 
12,6 
60 Ă  74 ans
13,5 
20,5 
45 Ă  59 ans
20,1 
21,3 
30 Ă  44 ans
20,4 
19,7 
15 Ă  29 ans
18,3 
19,6 
0 Ă  14 ans
17,5 

RĂ©partition de la population

Carte de densité de population en 2006.

En 2006, la densitĂ© moyenne de population s’établissait Ă  664 habitants par kilomĂštres carrĂ©s, taux trĂšs supĂ©rieur Ă  celui de la moyenne nationale fixĂ©e Ă  113 hab./kmÂČ mais infĂ©rieur Ă  la moyenne de la rĂ©gion Île-de-France Ă©tablie Ă  960 hab./kmÂČ[43]. La densitĂ© de peuplement est cependant trĂšs inĂ©gale sur le territoire dĂ©partemental, avec une concentration forte au Nord-Est, autour du chef-lieu dĂ©partemental et des axes majeurs, une densitĂ© lĂ©gĂšrement moindre au nord-ouest, exception faite des pĂŽles urbains de Massy, Longjumeau et Les Ulis et une densitĂ© faible dans une large moitiĂ© sud, oĂč les communes conjuguent vaste territoire et faible population, Étampes jouant lĂ  le rĂŽle de pĂŽle urbain. La commune la plus densĂ©ment peuplĂ©e est Évry avec 6 321 hab./kmÂČ et la moins dense est Roinvilliers avec 11 hab./kmÂČ.

Administration et politique

Politique locale

Articles dĂ©taillĂ©s : Politique de l'Essonne, Administration de l'Essonne et Conseil gĂ©nĂ©ral de l'Essonne.
L’hĂŽtel du dĂ©partement Ă  Évry.

Le dĂ©partement de l’Essonne est dirigĂ© par le conseil gĂ©nĂ©ral de l'Essonne, assemblĂ©e dĂ©libĂ©rante dĂ©partementale composĂ©e de quarante-deux conseillers gĂ©nĂ©raux dont dix-huit socialistes, deux divers gauche, deux Ă©cologistes, quatre Front de gauche composant la majoritĂ©, douze UMP et quatre divers droite dans l’opposition[44], le tout prĂ©sidĂ© par JĂ©rĂŽme Guedj (PS). Le prĂ©sident est assistĂ© de douze vice-prĂ©sidents, quatre prĂ©sidents dĂ©lĂ©guĂ©s et quatre conseillers gĂ©nĂ©raux dĂ©lĂ©guĂ©s. L’Insee attribue au dĂ©partement le code 91[Note 1], Eurostat le code NUTS3 FR104 et l’organisation internationale de normalisation le code ISO 3166-2 FR-91.

En 2007, le dĂ©partement disposait d’un budget de 1 366 714 000 euros dont 963 226 000 euros de fonctionnement et 403 488 000 euros d’investissement, la dette dĂ©partementale s’élevait cette mĂȘme annĂ©e Ă  657 807 000 euros[45]. En 2008, les taux d’imposition servant Ă  financĂ©s pour partie ce budget s’élevaient Ă  6,68 % pour la taxe d'habitation, 8,97 % et 26,63 % pour la taxe fonciĂšre sur le bĂąti et le non bĂąti et 8,58 % pour la taxe professionnelle[46]. En 2007, le dĂ©partement employait plus de 3 800 agents rĂ©partis entre cinq directions gĂ©nĂ©rales opĂ©rationnelles, les charges de personnel reprĂ©sentant 16,8 % du budget de fonctionnement[47]. En 2007 toujours, 97 641 logements sociaux Ă©taient rĂ©partis sur le territoire[48] sur un total de 460 753 logements dans le dĂ©partement[49], soit 21 % du parc.

Conseil gĂ©nĂ©ral de l’Essonne (mandature 2011-2014)[50].
Groupe Président Effectif Statut
Socialistes, Écologistes et RĂ©publicains JĂ©rĂŽme Guedj 22 MajoritĂ©
Front de gauche Patrice Finel et Marjolaine Rauze 4 Majorité
Union pour un mouvement populaire et apparentés Jean-Pierre Delaunay 12 Opposition
Union pour l’Essonne Thomas Joly 4 Opposition

Pour l’ensemble des conseillers gĂ©nĂ©raux du dĂ©partement, consultez la liste des conseillers gĂ©nĂ©raux de l'Essonne.

Au SĂ©nat, le dĂ©partement de l’Essonne est reprĂ©sentĂ© par cinq sĂ©nateurs. Les grands Ă©lecteurs essonniens ont choisi pour les reprĂ©senter durant la mandature 2002-2011 les UMP Laurent BĂ©teille et Serge Dassault pour la majoritĂ©, la socialiste Claire-Lise Campion, le parti de gauche Marie-AgnĂšs Labarre et le communiste Bernard VĂ©ra pour l’opposition[51].

Pour l’ensemble des sĂ©nateurs du dĂ©partement, consultez la liste des sĂ©nateurs de l'Essonne.

À l’AssemblĂ©e nationale, le dĂ©partement de l’Essonne est reprĂ©sentĂ© par dix dĂ©putĂ©s. Les Ă©lecteurs essonniens ont choisi pour les reprĂ©senter au cours de la XIIIe lĂ©gislature les UMP Françoise Briand[Note 2], GeneviĂšve Colot, Pierre Lasbordes, Guy Malherbe[Note 3], Franck Marlin et Françoise de Salvador[Note 4], Nicolas Dupont-Aignan (DLR) pour la majoritĂ©, les socialistes Julien Dray, François Lamy et Manuel Valls pour l’opposition[52].

Pour l’ensemble des dĂ©putĂ©s du dĂ©partement, consultez la liste des dĂ©putĂ©s de l'Essonne.

Au conseil rĂ©gional d'Île-de-France, le dĂ©partement de l’Essonne est reprĂ©sentĂ© par vingt-quatre conseillers rĂ©gionaux. Les Ă©lecteurs essonniens ont choisi pour les reprĂ©senter durant la mandature 2010-2014 les socialistes Hicham Affane, Marie-Christine Carvalho, Hatouma DoucourĂ©, Julien Dray, Hella Kribi-Romdhane, Marianne Louis et Olivier Thomas, les Ă©cologistes Laurence Bonzani, Ghyslaine Degrave, Serge GuĂ©rin, Jean-Vincent PlacĂ©, Jacques Picard et Jean-Luc Touly, les UMP StĂ©phane Beaudet, VĂ©ronique Carantois, François Durovray, Marie-Claude Girardeau, HervĂ© Hocquard et Nathalie Kosciusko-Morizet, les Parti de Gauche François Delapierre et Audrey Galland, la radicale Faten Hidri, le rĂ©publicain et citoyen Jean-Marc Nicolle, la communiste Charlotte Blandiot-Faride[53].

Pour l’ensemble des conseillers rĂ©gionaux du dĂ©partement, consultez la liste des conseillers rĂ©gionaux de l'Essonne.

Le dĂ©partement de l’Essonne compte cent quatre-vingt-seize communes dont quarante-neuf sont dirigĂ©es par un maire divers droite, vingt-six sont dirigĂ©s par un maire UMP, vingt-sept par un maire socialiste, quatorze par un maire divers gauche, treize par un maire radical, quatre par un maire communiste, trois par un maire affiliĂ© au Parti de gauche, deux par un maire centriste, deux par un maire UDF, une par un maire affiliĂ© au Mouvement rĂ©publicain et citoyen, une par un maire Vert, une par un maire Cap21, une par un maire MoDem, et une par un maire affiliĂ© au mouvement Debout la RĂ©publique.

Pour l’ensemble des maires du dĂ©partement, consultez la liste des maires de l'Essonne.

PrĂ©sidents du conseil gĂ©nĂ©ral de l’Essonne

Six prĂ©sidents se sont succĂ©dĂ© Ă  la tĂȘte du conseil gĂ©nĂ©ral de l'Essonne depuis l’élection du premier en 1967 :

PĂ©riode IdentitĂ© Étiquette QualitĂ©
1967 1976 Pierre Prost « Sans Ă©tiquette Â» SĂ©nateur
1976 1982 Robert Lakota PCF  
1982 1988 Jean Simonin RPR SĂ©nateur
1988 1998 Xavier Dugoin RPR Maire de Mennecy, SĂ©nateur
1998 2011 Michel Berson PS  
2011 en cours JĂ©rĂŽme Guedj PS  

DĂ©coupage administratif

Carte des arrondissements de l’Essonne.

En 2009, le dĂ©partement de l’Essonne est subdivisĂ© en trois arrondissements :

  • Ă  l’est, l’arrondissement d'Évry autour du chef-lieu dĂ©partemental regroupe dix-sept cantons, cinquante-deux communes sur quatre cent soixante-neuf kilomĂštres carrĂ©s et comptait en 2008 503 140 habitants ;
  • au sud-est, l’arrondissement d'Étampes regroupe six cantons et soixante-dix neuf communes sur huit cent soixante-seize kilomĂštres carrĂ©s et comptait en 2008 134 730 habitants ;
  • au nord-ouest, l’arrondissement de Palaiseau regroupe dix-neuf cantons et soixante-cinq communes sur quatre cent cinquante-neuf kilomĂštres carrĂ©s et comptait en 2008 567 980 habitants ;
  • particularitĂ© notable, la commune de Corbeil-Essonnes avait conservĂ© son statut de sous-prĂ©fecture sans qu’elle ne soit chef-lieu d’aucun arrondissement[54]. Ses services sont nĂ©anmoins sous la responsabilitĂ© du prĂ©fet d’Évry.

Cette mĂȘme annĂ©e, les services de l’État dans le dĂ©partement Ă©tait dirigĂ©s par le prĂ©fet Jacques Reiller et les sous-prĂ©fets Pascal Sanjuan, secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral et sous-prĂ©fet de l’arrondissement d’Évry, Daniel Barnier, sous-prĂ©fet de Palaiseau, et Thierry Somma, sous-prĂ©fet d’Étampes. Le prĂ©fet dĂ©lĂ©guĂ© pour l'Ă©galitĂ© des chances est Pierre Lambert.

Suivant les dispositions de la loi du 12 juillet 1999, un certain nombre de communes ont choisi de se regrouper au sein de communautĂ©s d’agglomĂ©ration, de communes et d’un syndicat d'agglomĂ©ration nouvelle. En 2010, le dĂ©coupage intercommunal Ă©tait :

Carte des intercommunalitĂ©s de l’Essonne en 2009.

DĂ©coupage Ă©lectoral

Carte des circonscriptions, cantons et communes de l’Essonne.

Le dĂ©partement de l’Essonne est divisĂ© en trois niveaux de circonscriptions Ă©lectorales, le dernier dĂ©coupage Ă©lectoral Ă©tant intervenu en 1986[55]. En 2009, un nouveau redĂ©coupage a entraĂźnĂ© le transfert des communes de BruyĂšres-le-ChĂątel et Ollainville (canton d'Arpajon) de la troisiĂšme Ă  la quatriĂšme circonscription[56].

En 2010, il est ainsi divisĂ© en dix circonscriptions lĂ©gislatives :

Il est aussi divisĂ© en quarante-deux cantons :

Enfin, le dĂ©partement est divisĂ© en cent quatre-vingt-seize communes dont la plus rĂ©cente, Les Ulis a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e le 17 fĂ©vrier 1977. La plus petite commune est Villiers-sur-Orge avec seulement 1,78 kilomĂštre carrĂ©, la plus Ă©tendue est Étampes avec 40,98 kilomĂštres carrĂ©s. D’aprĂšs les donnĂ©es du recensement intervenu en 2008, la moins peuplĂ©e Ă©tait Chatignonville avec seulement 61 habitants, la plus peuplĂ©e Ă©tait le chef-lieu Évry avec 52 500 habitants.

Outre le dĂ©coupage Ă©lectoral dĂ©partemental, l’Essonne est intĂ©grĂ© dans la circonscription Île-de-France dans le cadre des Ă©lections du Parlement europĂ©en et de cette mĂȘme circonscription d’Île-de-France pour les Ă©lections rĂ©gionales.

Tendances et résultats politiques

L’analyse des derniers rĂ©sultats Ă©lectoraux d’envergure supra-dĂ©partementale montre que le dĂ©partement de l’Essonne suit les tendances nationales avec une propension lĂ©gĂšre au vote Ă  gauche comme en tĂ©moignent les nettes avancent des candidats du socialistes lors des scrutins de 2004 et le score lĂ©gĂšrement supĂ©rieur au national de la candidate SĂ©golĂšne Royal lors de l’élection prĂ©sidentielle de 2007. Cette tendance se traduit aussi lors des Ă©chĂ©ances dĂ©partementales, le conseil gĂ©nĂ©ral de l'Essonne est ainsi dirigĂ© par l’alliance de gauche depuis 1998, mĂȘme si l’on assiste depuis la derniĂšre Ă©lection de 2008 Ă  un rĂ©Ă©quilibrage et une concentration des forces, lĂ©gĂšrement en faveur de la droite. Cette propension au vote de gauche toutefois absente lors des Ă©lections lĂ©gislatives puisque les dĂ©putĂ©s de gauche ne sont plus majoritaires dans le dĂ©partement depuis 1988 en n’étant plus que trois sur dix depuis 2002. De la mĂȘme façon, les Ă©lections municipales amĂšnent traditionnellement une majoritĂ© d’élus de droite au pouvoir, constat confirmĂ© en 2008 avec cent deux communes Ă  droite et seulement cinquante-cinq Ă  gauche, avec une trĂšs nette diffĂ©rence entre le sud du dĂ©partement, presque exclusivement Ă  droite et le nord, plus diversifiĂ©.

Élections prĂ©sidentielles, rĂ©sultats des deuxiĂšmes tours :

Élections europĂ©ennes, rĂ©sultats des deux meilleurs scores :

Élections sĂ©natoriales, rĂ©sultats des deux meilleurs scores :

Élections rĂ©gionales, rĂ©sultats des deux meilleurs scores :

Élections rĂ©fĂ©rendaires :

Enseignement

Les Ă©tablissements scolaires du dĂ©partement de l’Essonne dĂ©pendent tous de l’acadĂ©mie de Versailles, ils sont sous la direction de l’inspection acadĂ©mique de l’Essonne. En 2009, huit cent trente-trois Ă©coles maternelles et Ă©lĂ©mentaires publiques sont rĂ©parties sur le territoire[66], dĂ©coupĂ© en cinq bassins d’éducation, complĂ©tĂ©es par vingt-neuf Ă©coles privĂ©es[67]. Les collĂšges sont gĂ©rĂ©s et entretenus pas le conseil gĂ©nĂ©ral, eux aussi rĂ©partis entre cinq bassins, le dĂ©partement en compte cent sur l’ensemble du territoire dont vingt-trois disposant d’une section d'enseignement gĂ©nĂ©ral et professionnel adaptĂ©. Les lycĂ©es, sous la responsabilitĂ© de la rĂ©gion, sont au nombre de quarante-quatre rĂ©partis dans le dĂ©partement[68]. La direction diocĂ©saine de l’enseignement catholique gĂšre en plus seize collĂšges et treize lycĂ©es privĂ©s[69]. Deux Greta sont installĂ©s Ă  Massy et Corbeil-Essonnes[70]. Onze centres d’information et d’orientation sont rĂ©partis sur le territoire[71].

Enseignement supérieur

Le grand hall de l’École polytechnique à Palaiseau.

Plusieurs Ă©tablissements d’enseignement supĂ©rieur d’envergure rĂ©gionale ou nationale sont implantĂ©s dans le dĂ©partement de l’Essonne, constituant deux pĂŽles Ă©tudiants d’importance. Au total, en 2006, le dĂ©partement comptait ainsi 93 302 Ă©lĂšves et Ă©tudiants de cycle supĂ©rieurs[72], soit 16 % du total francilien[73], Paris intra-muros absorbant Ă  lui seul plus de 50 %.

À l’est, autour d’Évry se trouvent l’universitĂ© d'Évry-Val d'Essonne[74], l’École nationale supĂ©rieure d'informatique pour l'industrie et l'entreprise[75], l’Institut TĂ©lĂ©com qui regroupe l’École nationale supĂ©rieure des tĂ©lĂ©communications[76] et TĂ©lĂ©com & Management SudParis[77] et une antenne du Conservatoire national des arts et mĂ©tiers.

Au nord-ouest, le plateau de Saclay et ses alentours concentrent un important centre d’enseignement de pointe avec la prĂ©sence Ă  Orsay-Bures-sur-Yvette de l’universitĂ© Paris-Sud 11[78] complĂ©tĂ©e par l’Institut de formation d'ingĂ©nieurs de l'universitĂ© Paris-Sud 11[79] Ă  Orsay et l’Institut des hautes Ă©tudes scientifiques[80] Ă  Bures-sur-Yvette, Ă  Villebon-sur-Yvette de l’École supĂ©rieure d'administration de l'armement, Ă  Gif-sur-Yvette de l’École supĂ©rieure d'Ă©lectricitĂ©[81], Ă  Palaiseau de l’École polytechnique[82] et l’École supĂ©rieure d'optique[83] et Ă  Massy de l’École nationale supĂ©rieure des industries agricoles et alimentaires[84].

Enfin, Ă  BrĂ©tigny-sur-Orge se trouve l’Institut de mĂ©decine aĂ©rospatiale du service de santĂ© des armĂ©es et Ă  Étiolles un Institut universitaire de formation des maĂźtres.

Santé

La santĂ© et le social sont deux thĂšmes qui entrent dans les compĂ©tences du conseil gĂ©nĂ©ral. À ce titre, il est chargĂ© de coordonner les actions en faveur des personnes ĂągĂ©es, des handicapĂ©s, des enfants, des familles et des personnes en difficultĂ©. Il dispose aussi d’un droit de regard dans la gestion des Ă©tablissements publics de santĂ© prĂ©sents sur le territoire dĂ©partemental. En Essonne, quatorze centres hospitaliers et hĂŽpitaux sont installĂ©s Ă  Arpajon, Ballainvilliers, Briis-sous-Forges, Champcueil, Dourdan, Draveil, Épinay-sur-Orge, Étampes, Évry, Fleury-MĂ©rogis, Juvisy-sur-Orge, Longjumeau, Orsay, Quincy-sous-SĂ©nart et Yerres[85]. Certains hĂŽpitaux spĂ©cialisĂ©s d’importance rĂ©gionale sont implantĂ©s en Essonne dont l’hĂŽpital Joffre-Dupuytren et l’hĂŽpital Georges-Clemenceau qui dĂ©pendent tous deux de l’Assistance publique - HĂŽpitaux de Paris. À terme, le centre hospitalier Sud Francilien actuellement rĂ©partis sur vingt-sept sites avant son transfert Ă  Évry deviendra le principal centre de santĂ© du dĂ©partement[86]. Ils sont complĂ©tĂ©s par quatorze cliniques Ă  Arpajon, Athis-Mons, Brunoy, Crosne, Étampes, Évry, Juvisy-sur-Orge, Longjumeau, Massy, Morangis, Ris-Orangis, Saclas, Villiers-sur-Orge et Viry-ChĂątillon[87]. Au total, quatre-vingt-cinq maisons de retraite plus ou moins mĂ©dicalisĂ©es accueillent les personnes ĂągĂ©es dĂ©pendantes[88], complĂ©tant ainsi l’offre de soin au mĂȘme titre que les quarante-six Ă©tablissements d’accueil des handicapĂ©s[89]. Soixante-deux centres de protection maternelle et infantile relaient sur le terrain les actions du conseil gĂ©nĂ©ral[90].

Sécurité et justice

Article dĂ©taillĂ© : Liste des tribunaux de l'Essonne.
Le palais de justice d’Évry.

L’organisation juridictionnelle permet au dĂ©partement de l’Essonne de disposer de plusieurs tribunaux et maisons de justice. Le chef-lieu d’Évry accueille ainsi une cour d’assises, un tribunal d’instance, de commerce, de grande instance et un conseil de prud’hommes ainsi que le barreau dĂ©partemental qui regroupe deux cent cinquante et un avocats[91]. Il est complĂ©tĂ© par les tribunaux d’instance d’Étampes, Juvisy-sur-Orge, Longjumeau et Palaiseau et par les conseils de prud’hommes d’Étampes et Longjumeau[92],[93]. L’ensemble de ces palais de justices dĂ©pendent de la cour d'appel de Paris et du tribunal administratif de Versailles. Le dĂ©partement est dotĂ© d’un centre dĂ©partemental d’accĂšs au droit[94] qui a mis en place trois maisons de justice et du droit Ă  Athis-Mons, Les Ulis et Villemoisson-sur-Orge[95]. Douze permanences du reprĂ©sentant du mĂ©diateur de la RĂ©publique sont rĂ©parties sur le territoire[96], vingt conciliateurs de justice exercent dans le dĂ©partement pour traiter les conflits mineurs[97].

Le dĂ©partement accueille depuis 1968 le plus grand centre pĂ©nitentiaire d’Europe avec la maison d'arrĂȘt de Fleury-MĂ©rogis d’une capacitĂ© de 2 855 places, complĂ©tĂ©e par le centre de semi-libertĂ© de Corbeil-Essonnes[98].

La sĂ©curitĂ© dĂ©partementale relĂšve de la prĂ©fecture de l’Essonne qui coordonne les services de police et de gendarmerie. Les services de police sont organisĂ©s autour des trois districts d’Évry, Palaiseau et Juvisy-sur-Orge et de quatorze circonscriptions. La gendarmerie nationale compte trois compagnies Ă  Étampes, Évry et Palaiseau et trente-et-une brigades territoriales[99]. Deux compagnies rĂ©publicaines de sĂ©curitĂ© sont stationnĂ©es dans le dĂ©partement Ă  Massy et BiĂšvres[100], commune qui accueille aussi le centre de formation et de commandement du Raid[101]. L’organisation des secours dĂ©pend du service dĂ©partemental d'incendie et de secours qui regroupe 3 067 agents dont 56 % de volontaires[102] rĂ©partis dans cinquante-et-un centres de secours[103].

Organisation militaire

L’entrĂ©e de la base aĂ©rienne 217.

Le dĂ©partement de l’Essonne relĂšve de la rĂ©gion terre Île-de-France dont le siĂšge est basĂ© Ă  l’hĂŽtel des Invalides de Paris et l’état-major au camp des Loges Ă  Saint-Germain-en-Laye et de la Zone de dĂ©fense et de sĂ©curitĂ© de Paris. Le dĂ©partement dispose d’un dĂ©lĂ©guĂ© militaire dĂ©partemental basĂ© Ă  MontlhĂ©ry et sur son territoire de plusieurs corps militaires dont l’école polytechnique Ă  Palaiseau, le 121e rĂ©giment du train, la 1re brigade logistique et le commandement de la force logistique terrestre basĂ©s Ă  MontlhĂ©ry, le bureau d'enquĂȘte accident DĂ©fense-air et la structure intĂ©grĂ©e de maintien en condition opĂ©rationnelle des matĂ©riels aĂ©ronautiques de la DĂ©fense basĂ©s Ă  BrĂ©tigny-sur-Orge[104] sur la base aĂ©rienne 217.

Gestion des déchets

En 2008, 645 370 tonnes de dĂ©chets ont Ă©tĂ© collectĂ©s dans le dĂ©partement soit une moyenne de cinq cent trente-trois kilogrammes par habitant dont 47 % Ă©taient incinĂ©rĂ©s et 13 % stockĂ©s, vingt-quatre dĂ©chetteries Ă©taient opĂ©rationnelles sur le territoire gĂ©rĂ©es par neuf syndicat intercommunaux[105].

Jumelage et coopération

Le conseil gĂ©nĂ©ral de l’Essonne a dĂ©veloppĂ© des associations de jumelage avec :

Le dĂ©partement s’est aussi engagĂ© depuis 1996 dans un programme d’appui au dĂ©veloppement du cercle de DiĂ©ma au Mali[107] et dans un programme de co-dĂ©veloppement avec les dĂ©partements de Nippes et du Sud en HaĂŻti depuis 2004[108].

Localisation des villes jumelĂ©es avec l’Essonne.
Essonne

Vie quotidienne en Essonne

Culture

La Politique culturelle est une des compĂ©tences du conseil gĂ©nĂ©ral, Ă  ce titre, il dispose d’un service dĂ©diĂ©, chargĂ© de soutenir les initiatives locales et les lieux d’expression culturelle.

Le dĂ©partement de l’Essonne dispose d’une multitude de lieux rĂ©partis sur le territoire, presque chaque commune disposant d’une salle polyvalente, d’une mĂ©diathĂšque, d’un centre culturel ou d’une maison des jeunes et de la culture. Un maillage important de salles de cinĂ©ma complĂšte cette offre. Trois lieux se distinguent cependant par leur importance, le thĂ©Ăątre de l’Agora Ă  Évry, labellisĂ© scĂšne nationale[109], l’opĂ©ra de Massy, labellisĂ©e scĂšne conventionnĂ©e lyrique[110] et le centre d'art contemporain du chĂąteau de Chamarande. Plusieurs musĂ©es sont rĂ©partis aux quatre coins du dĂ©partement, dont certains d’envergure nationale tel le musĂ©e français de la photographie Ă  BiĂšvres. Des festivals rĂ©putĂ©s sont organisĂ©s par les communes du dĂ©partement comme le festival international du cirque de Massy ou par des personnes privĂ©es comme la fĂȘte des plantes vivaces au domaine de Saint-Jean-de-Beauregard. HĂ©ritages des siĂšcles passĂ©s, les foires d’Arpajon, MontlhĂ©ry et Dourdan marquent encore le calendrier dĂ©partemental.

Les communes du dĂ©partement ont par ailleurs toujours attirĂ© les artistes, devenant des centres d’expression et de crĂ©ation, comme Étampes oĂč naquit une École de peinture, Milly-la-ForĂȘt qui accueillit Jean Cocteau, Christian Dior, Jean Marais et Jean Tinguely, auteur du fameux Cyclop. D’autres artistes sont originaires du dĂ©partement, parmi lesquels Dany Brillant, Alain Chabat, Marc Lavoine ou Jean-Luc Lemoine, d’autres comme Claude François ont choisi de s’y installer.

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Sport

Article dĂ©taillĂ© : Sport en Essonne.
Le Grand DĂŽme Ă  Villebon-sur-Yvette.

Le Sport est aussi une compĂ©tence acquise par le conseil gĂ©nĂ©ral, il participe ainsi au financement des installations et aux subventions des clubs. Le dĂ©partement a ainsi accueilli certaines Ă©preuves des Jeux de la Francophonie 1994, notamment au Grand DĂŽme de Villebon-sur-Yvette, construit pour l’occasion, il accueille aussi depuis 2002 le Centre national du rugby Ă  Marcoussis. Presque chaque commune disposent d’infrastructures Ă  caractĂšre sportif, un rĂ©seau de piscines parsĂšme le territoire mais deux sites se dĂ©marquent, le stade omnisports Robert-Bobin Ă  Bondoufle, quatriĂšme francilien par la taille avec 18 850 places (derriĂšre le Stade de France, le Parc des Princes et le Stade CharlĂ©ty) et le stade nautique Maurice Herzog de Mennecy, dimensionnĂ© pour les compĂ©titions internationales.

Plusieurs clubs sportifs Ă©voluent au niveau national, l’AS Corbeil-Essonnes, l’AS Évry, le Juvisy FCF, le Sainte-GeneviĂšve Sports, l’Entente Sportive Viry-ChĂątillon en football, le RC Massy Essonne en rugby Ă  XV, le Viry-ChĂątillon Essonne Hockey et le SCA 2000 Évry en hockey sur glace, les Gothics de Gif-sur-Yvette et les Lions de Savigny-sur-Orge en baseball, les Corsaires d'Évry en football amĂ©ricain, le Massy Essonne HB en handball, le RC Villebon 91 en volley-ball, l’ASCE en canoĂ«-kayak et le Viry Évry Nord Sud Essonne en athlĂ©tisme.

Autrefois, le dĂ©partement Ă©tait aussi connu pour les courses automobiles organisĂ©es Ă  l’autodrome de Linas-MontlhĂ©ry et pour l’organisation du tour cycliste de l'Essonne. Aujourd’hui, l’évĂšnement sportif marquant est l’Open international Stade français Paris au golf de Courson-Monteloup. Outre Montgeron qui fut la ville de dĂ©part du premier Tour de France 1903, plusieurs communes du dĂ©partement ont Ă©tĂ© villes-Ă©tapes du Tour de France : Épinay-sous-SĂ©nart en 1987, BrĂ©tigny-sur-Orge en 1990 et 1993, MontlhĂ©ry et Viry-ChĂątillon en 1993, Sainte-GeneviĂšve-des-Bois en 1995, Palaiseau en 1996, Arpajon en 1999, Évry en 2001, Montgeron en 2003, Corbeil-Essonnes en 2001 et 2005, Marcoussis en 2007, Étampes en 2008[111], Longjumeau en 2010[112].

Plusieurs personnalitĂ©s du sport sont originaires du dĂ©partement, parmi lesquels Thierry Henry et Patrice Evra des Ulis, Ladji DoucourĂ© d’Évry et Mathieu Bastareaud de Massy.

Lieux de culte

Le culte catholique est organisĂ© en Essonne autour du diocĂšse d'Évry-Corbeil-Essonnes, qui couvre le dĂ©partement et deux villes voisines des Yvelines. Il est divisĂ© en deux zones, cinq vicariats, vingt-trois secteurs paroissiaux et cent huit paroisses. Son siĂšge est installĂ© Ă  Évry, prĂšs de la cathĂ©drale de la RĂ©surrection, et il dispose du siĂšge associĂ© de Corbeil-Essonnes de la cathĂ©drale Saint-Spire. Le culte musulman dispose Ă  Courcouronnes de la plus grande mosquĂ©e de France, la mosquĂ©e d'Évry-Courcouronnes, et d’une multitude de centres de priĂšres rĂ©partis sur le territoire[113]. La religion juive dispose de synagogues dans certaines communes du dĂ©partement[114], dont la plus importante Ă  Massy[115]. Les protestants disposent de temples rĂ©partis dans plusieurs communes[116]. Les chrĂ©tiens orthodoxes se retrouvent dans plusieurs lieux, principalement l’église Notre-Dame-de-la-Dormition de Sainte-GeneviĂšve-des-Bois et le siĂšge de la mĂ©tropole orthodoxe roumaine d'Europe occidentale et mĂ©ridionale Ă  Limours[117]. Les bouddhistes disposent de la Pagode KhĂĄnh-Anh Ă  Évry. L’Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours dispose d’un lieu de culte Ă  Évry.

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MĂ©dias

Plusieurs groupes de mĂ©dias diffusent les informations locales. À la tĂ©lĂ©vision, TĂ©lĂ©ssonne diffuse des programmes spĂ©cialement consacrĂ©s au dĂ©partement. La presse Ă©crite est reprĂ©sentĂ©e par le RĂ©publicain de l’Essonne et les Ă©ditions locales du Parisien. Sur la toile, le web-journal Essonne Info publie tous les jours une Ă©dition quotidienne et le site 91secondes relate les informations locales sous forme de brĂšves.

Économie

Article dĂ©taillĂ© : Économie de l'Essonne.
Le siùge de la Chambre de commerce et d’industrie de l’Essonne à Évry.

IntĂ©grĂ© Ă  la rĂ©gion Île-de-France, plus importante rĂ©gion europĂ©enne par son produit intĂ©rieur brut (PIB)[118], le dĂ©partement de l’Essonne bĂ©nĂ©ficie de son attrait Ă©conomique et y participe pleinement, avec un PIB dĂ©partemental fixĂ© en 2008 Ă  26 111 000 000 euros, soit 22 922 euros par habitant[119], cependant en rĂ©gression puisqu’il Ă©tait fixĂ© Ă  26 774 euros par habitants en 2005[120]. En 2008, l’Essonne participait Ă  hauteur de 4 121 millions d’euros aux exportations nationales avec en tĂȘte des productions exportĂ©es les produits pharmaceutiques et les produits d’entretien ou de parfumerie, et pour 10 951 millions d’euros aux importations nationales avec en tĂȘte des produits importĂ©s les machines de bureau, matĂ©riels informatiques et appareils d’émission ou rĂ©ception de son et d’image[121]. Avec un total en 2006 de 426 901 emplois, dont 81,5 % relevant du secteur tertiaire, elle suit l’évolution Ă©conomique et sociologique rĂ©gionale avec cependant une certaine propension Ă  conserver des activitĂ©s industrielles (11,5 % des emplois) et dans une moindre mesure agricoles (0,8 % en Essonne pour 0,3 % en Île-de-France). Avec une population active Ă©valuĂ©e Ă  597 837 personnes, le dĂ©partement apparaĂźt cependant comme dĂ©ficitaire en nombre d’emplois, entraĂźnant un taux de chĂŽmage de 8,9 % en 2006 (53 031 demandeurs d’emploi) et des dĂ©placements pendulaires de rĂ©sidents allant travailler hors du dĂ©partement (42,5 % des Essonniens travaillaient en 2006 hors de l’Essonne)[72]. Cette situation implique le dĂ©veloppement d’un rĂ©seau de transports en commun fortement orientĂ© vers Paris et sa proche banlieue, trois lignes du RER d'Île-de-France, deux lignes Ă  grande vitesse, deux autoroutes et trois routes nationales traversant le territoire pour converger vers la capitale[122].

Carte dĂ©partementale des zones d’emploi Insee.

Cette prĂ©sence dans la « rĂ©gion capitale Â», ces infrastructures et l’histoire rĂ©cente du dĂ©partement lui permettent aujourd’hui de concentrer sur son territoire une diversitĂ© et une richesse Ă©conomique relativement importante. L’agriculture occupe ainsi une place toujours importante, avec prĂšs de trois mille cinq cent hectares cultivĂ©s aux portes de l’agglomĂ©ration parisienne, sur prĂšs de 50 % du territoire consacrĂ©s pour, 80 % des exploitations se consacrant Ă  la grande culture cĂ©rĂ©aliĂšre au sud et 16 % au maraĂźchage. Le commerce occupe lui aussi une place importante et historique, occupant 15,4 % des employĂ©s, pour la plupart dans de vastes centres commerciaux, dont le plus grand de la rĂ©gion, La Croix-Blanche sur plus de 700 000 mĂštres carrĂ©s. L’industrie constitue le troisiĂšme pilier Ă©conomique historique du dĂ©partement, elle y est aujourd’hui prioritairement tournĂ©e vers la haute technologie, notamment grĂące Ă  la prĂ©sence concentrĂ©e de plusieurs universitĂ©s et grandes Ă©coles. Ainsi, la recherche scientifique a peu Ă  peu pris une importance majeure dans l’économie dĂ©partementale, au point d’employer plus de 14 000 personnes en 2005. Le tourisme enfin, d’agrĂ©ment ou d’affaires occupe une place non nĂ©gligeable dans l’économie locale avec la prĂ©sence de deux bases rĂ©gionales, de chĂąteaux, d’édifices religieux classĂ©s aux monuments historiques, de parcs et jardins remarquables, du parc naturel rĂ©gional du GĂątinais français, certains secteurs du dĂ©partement ayant conservĂ© un caractĂšre rural, vingt-sept communes comptaient en 2006 plus de 10 % de rĂ©sidences secondaires.

Statistiquement, l’Insee dĂ©coupe le territoire en huit zones d’emploi dĂ©passant les limites administratives[123]. Le nord-ouest appartient ainsi Ă  la zone d’emploi de Boulogne-Billancourt[124], le centre-nord Ă  la zone d'emploi d'Orly[125], le nord-est Ă  la zone d’emploi de CrĂ©teil[126], l’est Ă  la zone d’emploi d’Évry[127], le sud-ouest Ă  la zone d’emploi d’Étampes[128], l’ouest aux zones d’emploi de Dourdan[129] et Orsay[130], une petite enclave Ă©tant rattachĂ©e Ă  la zone d’emploi de Versailles[131].

DĂ©veloppement Ă©conomique

GĂ©ographiquement, deux pĂŽles majeurs de dĂ©veloppement Ă©conomique se distinguent, disposant chacun d’une implantation de la chambre de commerce et d'industrie de l'Essonne. Au nord-ouest dans la « vallĂ©e de la Science Â», le parc d'activitĂ©s de CourtabƓuf, le plateau de Saclay et la vaste zone industrielle de Massy se concentrent l’universitĂ© Paris-Sud 11, le pĂŽle ParisTech regroupant plusieurs grandes Ă©coles et de nombreux centres de recherches (Danone, Motorola, Thales, Alcatel-Lucent, Hewlett-Packard, etc.).

L’ensemble est aujourd’hui intĂ©grĂ© aux pĂŽles de compĂ©titivitĂ© System@tic Paris-RĂ©gion, Opticsvalley et Ă  l’opĂ©ration d'IntĂ©rĂȘt National de Massy Palaiseau Saclay Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines[132]. Au nord-est, de Corbeil-Essonnes Ă  Orly en suivant la vallĂ©e de la Seine, s’organisent autour de l’universitĂ© d'Évry-Val d'Essonne et du Genopole le pĂŽle MĂ©dicen et autour du centre national d'Ă©tudes spatiales et d’Arianespace le pĂŽle ASTech.

Plusieurs pĂ©piniĂšres d’entreprises sont rĂ©parties sur le territoire : X Technologies Ă  Palaiseau[133], Incuballiance Ă  Orsay[134], Scientipole Ă  Palaiseau, Orsay et Gif-sur-Yvette[135], Apis DĂ©veloppement Ă  CourtabƓuf[136], Innov'Valley Ă  Marcoussis[137], GĂ©nopole, INT et Magellan Ă  Évry[138].

Certains lieux sensibles du dĂ©partement bĂ©nĂ©ficient en outre du statut de zone franche urbaine[139], dont les quartiers de La Grande Borne et du Village Ă  Grigny et Viry-ChĂątillon[140], des CinĂ©astes et de la Plaine Ă  Épinay-sous-SĂ©nart[141], des TarterĂȘts Ă  Corbeil-Essonnes et des Pyramides Ă  Évry[142].

Emplois, revenus et niveau de vie

En 2006 les catĂ©gories socioprofessionnelles les plus reprĂ©sentĂ©es dans les mĂ©nages essonniens Ă©taient les cadres (20,7 %) suivis des professions intermĂ©diaires (20,5 %), puis les retraitĂ©s (18,6 %) et les ouvriers (18,2 %). Cette mĂȘme annĂ©e, 92,6 % des actifs ayant un emploi Ă©taient salariĂ©s, dont 80,8 % titulaires d’un emploi fixe. Le revenu net imposable moyen du dĂ©partement Ă©tait alors fixĂ© Ă  26 556 euros, mais seul 66,1 % des foyers Ă©taient effectivement assujettis Ă  l’impĂŽt sur le revenu avec un revenu net imposable moyen Ă  35 000 euros[72].

Répartition des emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2006.
  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d’entreprise
Cadres et professions
intellectuelles supérieures
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Essonne 0,2 % 4,5 % 22,1 % 27,7 % 27,6 % 17,9 %
Moyenne nationale 2,2 % 6,0 % 15,4 % 24,6 % 28,7 % 23,2 %
Répartition des emplois par secteur d'activité en 2006.
  Agriculture Industrie Construction Commerce Services aux
entreprises
Services aux
particuliers
Essonne 0,8 % 11,5 % 6,1 % 15,4 % 18,8 % 6,4 %
Moyenne nationale 3,5 % 15,2 % 6,4 % 13,3 % 13,3 % 7,6 %
Sources : Insee[72],[143]

Agriculture

Labour en cƓur d’agglomĂ©ration Ă  Villebon-sur-Yvette.

Bien que le dĂ©partement soit situĂ© en Île-de-France et intĂ©gralement inclus dans l’agglomĂ©ration parisienne, l’agriculture occupe encore une place importante dans l’économie locale, au point de modeler le paysage dĂ©partemental. Si elle n’occupait en 2006 que 1 062 agriculteurs exploitant, soit seulement 0,2 % des actifs, au total ce sont 3 454 personnes qui occupait un emploi dans l’agriculture, soit 0,8 % de la population active. En 2000, 1 109 exploitations Ă©taient rĂ©parties sur le territoire, d’une superficie moyenne de soixante-dix-neuf hectares et pour un total de 87 823 hectares soit 49,45 % de la superficie totale du dĂ©partement. Cette agriculture, organisĂ©e sur les plaines de Beauce et les vallĂ©es du Hurepoix et du GĂątinais, est tournĂ©e pour 805 exploitations vers la grande culture cĂ©rĂ©aliĂšre, pour 164 d’entre elles vers le maraĂźchage et pour trente-huit vers l’élevage, le cheptel dĂ©partemental Ă©tant constituĂ© cette annĂ©e-lĂ  de trente-trois bovins et cent dix-sept volailles[72]. Alimentant la rĂ©gion en produit frais, de nombreuses exploitations ont fait le choix de l’agriculture raisonnĂ©e comme pour celles adhĂ©rentes Ă  l’association du Triangle vert du Hurepoix[144] ou biologique, malgrĂ© leur quasi intĂ©gration au centre d’espaces urbains, d’autres comme la ferme de Viltain sur le plateau de Saclay[145] ont choisi de proposer leurs productions directement aux consommateurs, ajoutant une fonction pĂ©dagogique Ă  leurs activitĂ©s. Trente communes du sud-est du territoire sont intĂ©grĂ©es Ă  la rĂ©gion d'Indication GĂ©ographique ProtĂ©gĂ©e de la « Volaille du GĂątinais Â»[146].

Commerce

Le centre commercial Marques Avenue A6 de Corbeil-Essonnes.

TrĂšs tĂŽt, le territoire fut situĂ© aux carrefours de routes commerciales oĂč se dĂ©veloppĂšrent des foires, comme Ă  Dourdan qui disposait d’une halle dĂšs le XIIIe siĂšcle ou Milly-la-ForĂȘt dĂšs le XVe siĂšcle. C’est aussi dans l’Essonne que s’ouvrit en 1963 le premier hypermarchĂ© de France Ă  l’enseigne Carrefour. Le commerce dans le dĂ©partement aujourd’hui, outre les centres-villes actifs, s’organise autour de grands centres commerciaux avec par ordre de tailles, La Croix-Blanche qui rassemble 164 enseignes sur sept cent mille mĂštres carrĂ©s de surface[147], Évry 2 qui accueille 235 magasins sur cent mille mĂštres carrĂ©s de surface[148], Villebon 2[149] qui propose soixante enseignes sur environ soixante mille mĂštres carrĂ©s, Ulis 2[150] qui offre 120 enseignes, VillabĂ© A6[151] avec 68 magasins, Exona et VdB, de moindre importance. S’ajoute Ă  Corbeil-Essonnes un centre de magasins d’usine gĂ©rĂ© par le groupe Marques Avenue[152]. En 2006, 15,4 % des emplois relevaient du secteur du commerce[72].

Industrie

L’industrie en Essonne a une histoire ancienne, bien avant la crĂ©ation du dĂ©partement, Corbeil et Essonnes Ă©taient rĂ©putĂ©es pour leurs usines de minoterie dont subsiste encore aujourd’hui les Grands moulins de Corbeil, de tannerie, de poudrerie. Plus tard, dans le mĂȘme secteur gĂ©ographique, la famille Darblay qui possĂ©dait les papeteries fit fortune dans l’industrie locale, Paul Decauville faisant lui fortune avec sa sucrerie Ă  Évry puis dans le matĂ©riel ferroviaire avec l’invention de la Decauville.

Le dĂ©partement occupe encore 11,5 % de sa main-d’Ɠuvre dans l’Industrie, mais il s’agit maintenant principalement d’industrie de pointe, implantĂ©e Ă  proximitĂ© des grands centres de recherche, notamment dans le parc d'activitĂ©s de CourtabƓuf. En fĂ©vrier 2009, la rĂ©partition des Ă©tablissements donnait 0,1 % pour l’industrie extractive, 6,8 % pour l’industrie manufacturiĂšre, 0,1 % pour la production d’énergie et 0,3 % pour la production et le traitement des eaux[153]. Les centres de production et de recherche d’Alcatel-Lucent Ă  Marcoussis, Arianespace Ă  Évry, Altis Semiconductor Ă  Corbeil-Essonnes, Faurecia Ă  Étampes bĂ©nĂ©ficient de la prĂ©sence de personnels bien formĂ© (45 % de la population dispose d’un diplĂŽme supĂ©rieur ou Ă©gale au baccalaurĂ©at), d’infrastructures de transports de qualitĂ© et variĂ©es.

Recherche

Le GĂ©nopole Ă  Évry.

GrĂące Ă  la prĂ©sence de deux campus sur son territoire Ă  Orsay (universitĂ© Paris-Sud 11) et Évry (universitĂ© d'Évry-Val d'Essonne) et de nombreuses grandes Ă©coles (Polytechnique, SupĂ©lec, TĂ©lĂ©com & Management SudParis
), d’importants laboratoires et centres de recherches ont choisi l’Essonne pour s’implanter. Ainsi, le Commissariat Ă  l'Ă©nergie atomique dispose de deux centres importants Ă  Saclay et BruyĂšres-le-ChĂątel, le Centre national de la recherche scientifique est Ă  Gif-sur-Yvette, l’Office national d'Ă©tudes et de recherches aĂ©rospatiales et Danone Ă  Palaiseau, Thales Ă  Orsay et Limours, Alcatel-Lucent Ă  Nozay, Hewlett-Packard aux Ulis, Microsoft Ă  Villebon-sur-Yvette, l’Institut national de la recherche agronomique Ă  Leudeville, l’Institut national de la santĂ© et de la recherche mĂ©dicale, le GĂ©nopole, Arianespace et le Centre national d'Ă©tudes spatiales Ă  Évry, la Snecma Ă  Corbeil-Essonnes, le Synchrotron soleil Ă  Saint-Aubin, Sagem DĂ©fense SĂ©curitĂ© Ă  Massy.

Afin d’aider ces acteurs, le conseil gĂ©nĂ©ral a dĂ©veloppĂ© le dispositif d’action de soutien Ă  la technologie et Ă  la recherche en Essonne. Plusieurs pĂŽles de compĂ©titivitĂ©s ont en outre Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ©s par l’État et sont actifs sur le territoire dĂ©partemental dont System@tic Paris-RĂ©gion[154], Medicen[155], ASTech et Opticsvalley[156]. Enfin, la chambre de commerce et d'industrie de l'Essonne a dĂ©veloppĂ© un site dĂ©diĂ© Ă  la recherche dans le dĂ©partement, centralisant les laboratoires et les organismes et la promotion du transfert de compĂ©tences[157]. Cette mĂȘme chambre de commerce a recensĂ© entre 2004 et 2006 le dĂ©pĂŽt de 1 811 brevets, le secteur employant en 2005 14 040 personnes[158].

Tourisme

Article dĂ©taillĂ© : Tourisme en Essonne.
Le chñteau et centre d’art contemporain de Chamarande.

Le dĂ©partement de l’Essonne n’est pas intrinsĂšquement rĂ©putĂ© pour ĂȘtre un lieu touristique, cependant le patrimoine dont il dispose sur son territoire et les infrastructures dĂ©veloppĂ©es permettent au dĂ©partement de recevoir un nombre relativement important de visiteurs. Ainsi, les services du conseil gĂ©nĂ©ral dĂ©nombre plus de huit cent mille visiteurs chaque annĂ©e, plus de deux cent mille pour le seul site du chĂąteau de Chamarande et la crĂ©ation en 2003 de cent vingt-sept entreprises directement liĂ©es au tourisme[159]. Selon le comitĂ© dĂ©partemental du tourisme, le chiffre d’affaires du tourisme s’élĂšve globalement Ă  trois cent soixante-et-un millions d’euros, rĂ©partis en soixante-trois millions consacrĂ©s aux loisirs dans le dĂ©partement et deux parts approximativement Ă©gales (151 millions et 146 millions d’euros) pour le tourisme d’agrĂ©ment et le tourisme d'affaires. En 2008, divers sites ont ainsi accueilli plus de vingt mille visiteurs, le trio de tĂȘte Ă©tant la verrerie d’art de Soisy-sur-École avec 96 528 visiteurs, la base de plein air et de loisirs d'Étampes avec 90 952 visiteurs et Koony Parc Ă  Bondoufle avec 70 000 visiteurs[160].

Le tourisme en Essonne tourne autour de six grands axes, les chĂąteaux et leurs jardins, les Ă©difices religieux, les musĂ©es, les maisons d’artistes dont celles de Victor Hugo Ă  BiĂšvres, d’Alphonse Daudet Ă  Draveil, de Claude François Ă  Dannemois et de Tsugouharu Foujita Ă  Villiers-le-BĂącle, le tourisme d’affaires Ă  destination des grandes entreprises implantĂ©es et les activitĂ©s sportives. Ces derniĂšres se pratiquent dans l’une des deux bases de loisirs d’Étampes et du Port-aux-Cerises[161], la randonnĂ©e pĂ©destre ou le cyclotourisme sur les circuits balisĂ©s, dont le GR 1, le GR 2 et le GR 11, les quinze golfs dont celui du Stade français Paris rugby Ă  Courson-Monteloup[162], les parcours d’accrobranche, les piscines ou les clubs Ă©questres.

En 2009, l’Insee dĂ©nombrait quatre-vingt-dix-huit hĂŽtels dans le dĂ©partement totalisant 6 430 chambres et vingt-et-un campings totalisant 3 485 emplacements[72], auxquels s’ajoutaient les gĂźtes ruraux et les chambres d’hĂŽtes[163].

Communes ayant plus de 10 % de rĂ©sidences secondaires

Selon le recensement de la population de 2006, 7 007 logements soit 1,43 % des logements disponibles dans le dĂ©partement Ă©taient des rĂ©sidences secondaires ou occasionnelles[164].

Carte des communes de l’Essonne ayant plus de 10 % de rĂ©sidences secondaires en 2006.
Communes ayant plus de 10 % de rĂ©sidences secondaires.
Commune Population
en 2006
(hab.)
Nombre total
de logements
Nombre de
résidences
secondaires
Pourcentage de
résidences
secondaires
Courdimanche-sur-Essonne[165] 290 166 56 33,73 %
Orveau[166] 205 99 27 27,27 %
Buno-Bonnevaux[167] 476 254 66 25,98 %
Valpuiseaux[168] 603 294 64 21,77 %
Nainville-les-Roches[169] 498 206 42 20,39 %
Morsang-sur-Seine[170] 502 222 45 20,27 %
Boigneville[171] 136 58 11 18,97 %
Arrancourt[172] 427 248 48 19,35 %
Chatignonville[173] 67 33 6 18,18 %
Saint-Sulpice-de-FaviĂšres[174] 322 149 27 18,12 %
AbbĂ©ville-la-RiviĂšre[175] 292 125 22 17,60 %
La ForĂȘt-Sainte-Croix[176] 141 73 12 16,44 %
Boissy-la-RiviĂšre[177] 500 227 31 13,66 %
Courances[178] 348 174 23 13,22 %
Chalou-Moulineux[179] 396 189 24 12,70 %
Villeconin[180] 697 305 38 12,46 %
Chalo-Saint-Mars[181] 1 132 531 66 12,43 %
Brouy[182] 121 58 7 12,07 %
Richarville[183] 432 172 20 11,63 %
Bouville[184] 664 286 33 11,54 %
Videlles[185] 634 285 31 10,88 %
Prunay-sur-Essonne[186] 305 138 15 10,87 %
Dannemois[187] 812 402 43 10,70 %
Saint-Maurice-Montcouronne[188] 1 549 610 65 10,66 %
Roinville[189] 1 168 422 43 10,19 %
Moigny-sur-École[190] 1 254 576 58 10,07 %
Saint-Hilaire[191] 344 159 16 10,06 %

Culture locale et patrimoine

Patrimoine environnemental

Article dĂ©taillĂ© : ForĂȘts de l'Essonne.
Paysage de la Beauce.

Le dĂ©partement de l’Essonne, totalement intĂ©grĂ© Ă  l’agglomĂ©ration parisienne dispose nĂ©anmoins d’un environnement prĂ©servĂ© sur une large part de son territoire. Ainsi, prĂšs de cent trente-neuf mille hectares, soit prĂšs de 78 % du territoire sont encore classĂ©s par l’Iaurif comme des espaces ruraux. Les quatre rĂ©gions naturelles qui composent le dĂ©partement, le Hurepoix, la Brie, le GĂątinais et la Beauce prĂ©sentent chacune des paysages typiques et bien distincts. Au nord-est, la Brie en Essonne est couverte par la vaste forĂȘt de SĂ©nart aux essences de chĂȘne, de chĂątaignier, de charme et de bouleau, le Hurepoix mĂ©lange vallĂ©es boisĂ©es et plateaux agricoles, le GĂątinais est pour sa plus grande partie recouvert par l’importante forĂȘt de Fontainebleau et sa forĂȘt annexe de Milly, dont le sol sablonneux et rocailleux est couvert de chĂȘne, de pin sylvestre et de hĂȘtre, la plaine de Beauce est elle presque entiĂšrement recouverte de grandes cultures cĂ©rĂ©aliĂšres.

D’ouest en est, le dĂ©partement est traversĂ© par la ceinture verte d’Île-de-France, avec depuis la forĂȘt de Rambouillet dans les Yvelines, un bandeau formĂ© par la forĂȘt de Dourdan et la forĂȘt d'Angervilliers, puis la forĂȘt de la Roche Turpin, la forĂȘt du BelvĂ©dĂšre, la forĂȘt des Grands Avaux et la forĂȘt de Milly-la-ForĂȘt qui rejoint la forĂȘt de Fontainebleau Ă  l’est. Au nord du dĂ©partement, la forĂȘt de VerriĂšres et la forĂȘt de SĂ©nart forment deux espaces prĂ©servĂ©s en bordure de la premiĂšre couronne parisienne. Les forĂȘt de Palaiseau, du Rocher de Saulx et de Bellejame complĂštent ces massifs.

Plusieurs parcs d’envergures dĂ©partementales parsĂšment le territoire et permettent une approche plus ou moins naturelle de l’environnement. Les deux plus importants sont la base de plein air et de loisirs d'Étampes et la base de plein air et de loisirs du Port-aux-Cerises au nord. Elles sont complĂ©tĂ©es dans leur rĂŽle pĂ©dagogique par l’arboretum Vilmorin et l’arboretum municipal de VerriĂšres-le-Buisson, l’arboretum de Segrez Ă  Saint-Sulpice-de-FaviĂšres et le Conservatoire national des plantes Ă  parfum, mĂ©dicinales, aromatiques et industrielles Ă  Milly-la-ForĂȘt. Le parc de Jeurre Ă  Morigny-Champigny, le parc de Chamarande, le parc du chĂąteau de Courances, le parc de Courson et le parc du chĂąteau Ă  Saint-Jean-de-Beauregard attirent eux aussi les visiteurs. S’ajoutent deux initiatives environnementale rĂ©centes, la coulĂ©e verte du sud parisien qui traverse le nord-ouest du dĂ©partement de VerriĂšres-le-Buisson Ă  Gometz-le-ChĂątel avec une continuation prĂ©vue jusque Rambouillet par Limours et la MĂ©ridienne Verte qui traverse le dĂ©partement en son centre du nord au sud.

La vallée de Chevreuse à Bures-sur-Yvette.

Dans ces parcs et forĂȘts plusieurs arbres remarquables ont Ă©tĂ© recensĂ©s dont un tilleul Ă  Boutigny-sur-Essonne, un chĂȘne Ă  Bures-sur-Yvette, des platanes Ă  Chamarande et Morsang-sur-Orge, des sĂ©quoias Ă  Courson-Monteloup et Mennecy, un sophora du Japon Ă  Juvisy-sur-Orge et des hĂȘtres communs Ă  Saint-Sulpice-de-FaviĂšres[192].

Deux espaces renommĂ©s occupent aussi une part importante du territoire. Au nord-ouest, la VallĂ©e de Chevreuse suit le cours de l’Yvette jusqu’à Palaiseau, avec l’éventualitĂ© en 2010 d’une extension du parc naturel rĂ©gional de la haute vallĂ©e de Chevreuse[193], seize communes du dĂ©partement ayant dĂ©jĂ  approuvĂ© le principe de l’intĂ©gration. Au sud-est, le parc naturel rĂ©gional du GĂątinais français englobe vingt-huit communes du dĂ©partement entre les vallĂ©es de l’Essonne et de l’École[194].

DĂ©passant pour certains les limites administratives, dix sites ont Ă©tĂ© recensĂ©s par le rĂ©seau Natura 2000 dont trois sont classĂ©es « Zone de protection spĂ©ciale Â» : les Marais d'Itteville et de Fontenay-le-Vicomte sur cinq cent vingt-deux hectares[195], le Massif de Fontainebleau sur les communes de Courances et Milly-la-ForĂȘt[196] et le Massif de Rambouillet dont 4 % du territoire se trouve en Essonne[197]. S’ajoutent des sites d’importances communautaires comme les champignonniĂšres d’Étampes[198], les buttes grĂ©seuses de l’Essonne[199], les marais des basses vallĂ©es de la Juine et de l’Essonne[200], les pelouses calcaires du GĂątinais[201] et de la haute vallĂ©e de la Juine[202] et la haute vallĂ©e de l’Essonne[203]. RĂ©parties dans plusieurs communes, la RĂ©serve naturelle des sites gĂ©ologiques de l'Essonne qui occupe prĂšs de cinq hectares est classĂ©e RĂ©serve naturelle nationale[204], elle est complĂ©tĂ©e par plusieurs rĂ©serves naturelles rĂ©gionales dont le bassin de Saulx-les-Chartreux[205], le parc d’Itteville[206], les Grands RĂ©ages Ă  Varennes-Jarcy[207] et l’arboretum Roger de Vilmorin Ă  VerriĂšres-le-Buisson[208]. Le ministĂšre de l'Écologie, de l'Énergie, du DĂ©veloppement durable et de la Mer a lui aussi classĂ© un certain nombre de sites dont la vallĂ©e de la Juine et ses abords[209], la vallĂ©e de l’Yerres et ses abords[210]. Enfin, le conseil gĂ©nĂ©ral de l’Essonne a acquis des terrains pour les classer en « Espace naturel sensible Â»[211].

Principalement rĂ©sidentielles, les communes du dĂ©partement font des efforts de politique environnementale et d’embellissement, rĂ©compensĂ©es pour certaines par des fleurs au concours des villes et villages fleuris, Sainte-GeneviĂšve-des-Bois est classĂ©e quatre fleurs ; Boutigny-sur-Essonne, Chilly-Mazarin, Corbeil-Essonnes, Dourdan, Étampes, Évry, Les Ulis, Massy, Ris-Orangis, Villebon-sur-Yvette et Viry-ChĂątillon sont classĂ©es trois fleurs ; Arpajon, Épinay-sur-Orge, ÉtrĂ©chy, Longjumeau, Ollainville, Orsay, Paray-Vieille-Poste, Richarville, Saint-Germain-lĂšs-Arpajon, Savigny-sur-Orge, Villejust, Wissous et Yerres sont classĂ©es deux fleurs ; Baulne, Boussy-Saint-Antoine, BrĂ©tigny-sur-Orge, Courcouronnes, Le Coudray-Montceaux, Linas, Mauchamps, Morangis, Morigny-Champigny, Palaiseau, Saint-Michel-sur-Orge, Soisy-sur-Seine et Vert-le-Grand sont classĂ©es une fleur[212].

Pour permettre de visiter ces espaces naturels, le dĂ©partement est Ă©quipĂ© de plusieurs circuits de grande randonnĂ©e dont le GR 1 et le GR 11 qui ceinturent l’Île-de-France, le GR 2 qui suit le cours de la Seine, le GR 32, le GR 111 qui parcoure l’ensemble du dĂ©partement et le GR 655 qui correspond Ă  l’ancien chemin de pĂšlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle depuis Paris.

Patrimoine architectural

Le dĂ©partement de l’Essonne est situĂ© dans le bassin parisien, territoire trĂšs tĂŽt occupĂ© par l’Homme, comme en tĂ©moigne la dĂ©couverte de silex taillĂ©s[213] et l’élĂ©vation au nĂ©olithique de menhirs, dont certains subsistent et sont aujourd’hui classĂ©s aux monuments historiques : la Pierre droite Ă  Milly-la-ForĂȘt[214], la Pierre Fritte Ă  Étampes[215], la Fille de Loth Ă  Brunoy[216]. L’occupation gauloise puis gallo-romaine laissa des vestiges de villages comme celui dĂ©couvert Ă  Gif-sur-Yvette[217], de villa rustica comme Ă  Orsay[218] et d’oppidum comme Ă  Champlan[219].

Du Moyen Âge subsistent Ă  Longjumeau l’un des plus vieux ponts d’Île-de-France, datĂ© du XIIIe siĂšcle, le Pont des Templiers[220], des chĂąteaux forts comme Ă  MontlhĂ©ry (XIe siĂšcle)[221], Dourdan (XIIIe siĂšcle)[222] ou Étampes (XIIe siĂšcle)[223], les remparts de Corbeil-Essonnes ou des lieux de culte catholiques importants, tel la basilique Notre-Dame-de-Bonne-Garde de Longpont-sur-Orge du XIIe siĂšcle[224] ou la collĂ©giale Notre-Dame-du-Fort Ă  Étampes du XIe siĂšcle[225].

PlacĂ© dans une rĂ©gion agricole et Ă  proximitĂ© des capitales de Versailles et Paris, le territoire fut Ă  la Renaissance et durant l’Époque moderne Ă©quipĂ© d’importantes halles Ă  Dourdan, Arpajon (XVIe siĂšcle)[226], Milly-la-ForĂȘt (XVe siĂšcle)[227] et MĂ©rĂ©ville (XVIe siĂšcle)[228], enrichi de chĂąteaux, dont les plus importants sont le chĂąteau de Chamarande Ă  Chamarande (XVIIe siĂšcle)[229], le chĂąteau du Marais au Val-Saint-Germain (XVIIIe siĂšcle)[230], le chĂąteau de Courson Ă  Courson-Monteloup (XVIIe siĂšcle)[231] ou le chĂąteau de Courances Ă  Courances (XVIIe siĂšcle)[232], d’églises dont la cathĂ©drale Saint-ExupĂšre de Corbeil-Essonnes (XIVe siĂšcle)[233] ou l’église Saint-Germain-l’Auxerrois de Dourdan (XVe siĂšcle)[234], de lavoirs et de demeures bourgeoises.

Du Premier Empire Ă  la Belle Époque, le dĂ©partement Ă©volua vers l’industrie avec la construction d’importantes usines comme les Grands moulins de Corbeil du XIXe siĂšcle[235], de nombreuses communes devinrent des lieux de villĂ©giatures pour les parisiens, qui se faisait construire des demeures et des folies, comme le temple de la Gloire Ă  Orsay (XIXe siĂšcle)[236] et de lieux de culte d’autres confessions comme l’église orthodoxe Notre-Dame-de-la-Dormition de Sainte-GeneviĂšve-des-Bois (XXe siĂšcle)[237].

Le XXe siĂšcle a lui aussi laissĂ© un patrimoine contemporain avec l’édification de la vaste citĂ© d’habitat social de La Grande Borne Ă  Grigny, l’édification de la sculpture monumentale du Cyclop Ă  Milly-la-ForĂȘt, de l’unique cathĂ©drale française du XXe siĂšcle Ă  Évry accompagnĂ©e par la plus grande mosquĂ©e de France Ă  Courcouronnes et la plus grande pagode d’Europe toujours Ă  Évry.

Au sud du dĂ©partement, Étampes, ancienne ville royale, concentre sur son territoire un patrimoine remarquable, bĂ©nĂ©ficiant ainsi du label « Villes et pays d'art et d'histoire Â»[238]. Au total, ce sont cinquante-et-un chĂąteaux et quatre-vingt-quatorze monuments religieux rĂ©partis sur le territoire qui bĂ©nĂ©ficient d’un classement ou d’une inscription aux monuments historiques.

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Personnalités

Articles dĂ©taillĂ©s : Liste des personnalitĂ©s de l'Essonne, Liste des comtes et ducs d'Étampes, Liste des artistes de l'Essonne, Liste des Ă©crivains et poĂštes de l'Essonne, Liste des sportifs de l'Essonne et Liste de personnages politiques en Essonne.

HĂ©raldique et logotype

Blason de l’Essonne

Les armes de l’Essonne se blasonnent : d’azur Ă  la bande ondĂ©e d’argent, accompagnĂ©e en chef d’un besant Ă©clatant de dix huit rais chargĂ©s de vingt trois besants de taille trĂšs infĂ©rieure et en pointe d’un semĂ© de fleurs de lys, le tout d’or.[239]

Le semĂ© de fleur de lys d’or sur fond d’azur est reprit de la rĂ©gion et ancienne province d’Île-de-France dont dĂ©pend le dĂ©partement, la bande ondĂ©e d’argent symbolise le cours de la Seine et le besant Ă©clatant au rais chargĂ©es de besants Ă©voque un atome pour rappeler l’importance de la recherche, notamment nuclĂ©aire, avec la prĂ©sence des sites du commissariat Ă  l'Ă©nergie atomique de Saclay et BruyĂšres-le-ChĂątel, du GĂ©nopole Ă  Évry et du Synchrotron soleil Ă  Saint-Aubin.

Ce blason est notamment présent sur l'écusson des uniformes des sapeurs-pompiers du département[240],[241],[242].

Le conseil général représentant le département s'est doté d'un logotype.

Logotype du Conseil général de l'Essonne

Gastronomie

Article dĂ©taillĂ© : Gastronomie de l'Essonne.
Le potiron rouge vif d’Étampes.

Le dĂ©partement est encore en grande partie couvert par les espaces de culture, dont on distingue le maraĂźchage au nord et les grandes cultures cĂ©rĂ©aliĂšres dans le sud, il Ă©tait jusqu’au milieu du XXe siĂšcle l’un des principaux fournisseurs en produits frais des halles de Paris et directement reliĂ© Ă  elles par l’Arpajonnais. Certains produits sont ainsi rĂ©putĂ©s dans le dĂ©partement, comme la fraise dans la vallĂ©e de la BiĂšvre et sur le plateau de Saclay, la tomate dans la rĂ©gion de MontlhĂ©ry, le haricot et notamment l’espĂšce Chevrier autour d’Arpajon, le potiron rouge vif d'Étampes, la mĂąche verte d'Étampes et le Cresson de fontaine dans le sud-est. Le GĂątinais et la rĂ©gion de Milly sont aussi rĂ©putĂ©s pour leur plantes aromatiques et mĂ©dicinales comme le Safran, la Menthe poivrĂ©e[243].

Il en dĂ©coule quelques spĂ©cialitĂ©s culinaires comme la Quiche au cresson de Milly-la-ForĂȘt, le Vin de cresson de MĂ©rĂ©ville, le PĂątĂ© d'alouette de Chalo-Saint-Mars et la confiserie appelĂ©e Buchette d'Étampes[244].

L’Essonne dans la culture et les arts

Littérature

Peinture, photographie et joaillerie

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Cinéma et télévision

Musique

Notes

  1. ↑ Entre 1943 et 1961, ce code 91 Ă©tait attribuĂ© au dĂ©partement d'Alger en AlgĂ©rie française.
  2. ↑ En remplacement de Jean Marsaudon dĂ©cĂ©dĂ© en cours de mandat.
  3. ↑ En remplacement de Nathalie Kosciusko-Morizet nommĂ©e au gouvernement.
  4. ↑ En remplacement de Georges Tron nommĂ© au gouvernement.
  5. ↑ Selon certains historiens de l'art, il s'agirait plutît du chñteau de Pierrefonds[252]

Pour approfondir

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Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

  • Sylvie Moniotte, L'Essonne en 600 questions, Éd. Archives et culture (ISBN 9782909530949) 
  • FrĂ©dĂ©ric Delacourt, Chroniques de l'Essonne, Éd. Alan Sutton (ISBN 9782842539689) 
  • JoĂ«l Jacquet, Essonne insolite, Nouvelles Ă©ditions latines (ISBN 9782723302180) 
  • JoĂ«l Jacquet, Églises de l'Essonne, Nouvelles Ă©ditions latines (ISBN 9782723303514) 
  • Philippe Ribaldone, ChĂąteaux de l'Essonne, Nouvelles Ă©ditions latines (ISBN 9782723301701) 
  • Collet, Il Ă©tait une fois l'Essonne, Éd. Lacour-OllĂ© (ISBN 9782869716940) 
  • Michel de La Torre, Essonne : Le guide complet de ses 196 communes, Éd. Deslogis-Lacoste, 1992 (ISBN 9782739959918) 
  • Collectif d'auteurs, Vallons de l'Essonne, Milly-la-ForĂȘt - Saint-Michel-sur-Orge, GR 111, Éd. FĂ©dĂ©ration française de la randonnĂ©e pĂ©destre, 1992 (ISBN 9782856995322) 
  • Roger Bailly, Les routes, le rail et l'eau dans le canton de Milly-la-ForĂȘt, AmattĂ©is, 1992 (ISBN 9782868491206) 
  • Roger Bailly, Cent cinquante ans de chemin de fer en Essonne, Éd. AmattĂ©is, 1994 (ISBN 9782868491473) 
  • GeneviĂšve Averso, L'Essonne autrefois, Éd. Hovarth, 1995 (ISBN 9782717105896) 
  • Collectif d'auteurs, Saints en Essonne, Éd. Flohic, 1996 (ISBN 9782842340025) 
  • Roger Bailly, Trois villages sur l'Essonne Ă  travers les siĂšcles, Éd. AmattĂ©is, 1997 (ISBN 9782868491695) 
  • Collectif d'auteurs, Le patrimoine protĂ©gĂ© de l'Essonne, Éd. Flohic, 1998 (ISBN 9782907909082) 
  • Collectif d'auteurs, Vitraux en Essonne, Éd. Flohic, 1998 (ISBN 9782842340186) 
  • Collectif d'auteurs, Le patrimoine des communes de l'Essonne, Éd. Flohic, 2002 (ISBN 9782842341268) 
  • Collectif d'auteurs, 91 L'Essonne, Éd. Maison des sciences de l'Homme, 2004 (ISBN 9782877540865) 
  • Arnal et Guittet, Atlas de la flore sauvage du dĂ©partement de l'Essonne, Éd. Biotope, 2005 (ISBN 9782914817042) 
  • P. Buyens et M. Antoni, Un autre regard sur l'Essonne, de l'eau, de la terre et des hommes, Éd. Biotope, 2007 (ISBN 9782914817257) 

Sources

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  4. ↑ Fiche de la borne gĂ©odĂ©sique de Vigneux-sur-Seine-Station d'Ă©puration sur le site de l'Ign. ConsultĂ© le 08/08/2009.
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  6. ↑ Analyse du sol sur le portail OneGeology. ConsultĂ© le 08/08/2009.
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  9. ↑ DonnĂ©es climatiques de la station de Melun sur le site infoclimat.fr ConsultĂ© le 03/08/2009.
  10. ↑ DonnĂ©es climatiques de la station de Trappes sur le site infoclimat.fr ConsultĂ© le 03/08/2009.
  11. ↑ DonnĂ©es climatiques de la station de Chartres sur le site infoclimat.fr ConsultĂ© le 03/08/2009.
  12. ↑ DonnĂ©es climatiques de la station d'OrlĂ©ans sur le site infoclimat.fr ConsultĂ© le 03/08/2009.
  13. ↑ DonnĂ©es climatiques de la station de Nice sur le site infoclimat.fr ConsultĂ© le 03/08/2009.
  14. ↑ DonnĂ©es climatiques de la station de Toulouse sur le site infoclimat.fr ConsultĂ© le 03/08/2009.
  15. ↑ (fr) Climatologie mensuelle Ă  BrĂ©tigny-sur-Orge sur le site de lameteo.org. ConsultĂ© le 9 aoĂ»t 2009.
  16. ↑ (fr) Climatologie mensuelle Ă  BrĂ©tigny-sur-Orge sur infoclimat.fr. ConsultĂ© le 18 aoĂ»t 2009
  17. ↑ Localisation de l'hĂ©liport d'Évry: 48°37â€Č11.26″N 2°25â€Č8.71″E / 48.6197944, 2.4190861
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  21. ↑ Fiche du dĂ©pĂŽt SFDM de D'Huison-Longueville sur le site du RĂ©pertoire français des Ă©missions polluantes. ConsultĂ© le 11/12/2009.
  22. ↑ Fiche du dĂ©pĂŽt SFDM de Cerny sur le site du RĂ©pertoire français des Ă©missions polluantes. ConsultĂ© le 11/12/2009.
  23. ↑ Article « Des olĂ©oducs surveillĂ©s de prĂšs Â» paru le 28 janvier 2009 sur le site du quotidien Le Parisien. ConsultĂ© le 12/11/2009.
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  60. ↑ RĂ©sultats de l'Ă©lection europĂ©enne 2009 sur le site du ministĂšre de l'IntĂ©rieur. ConsultĂ© le 08/08/2009.
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