Escalade

ÔĽŅ
Escalade
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Escalade (homonymie).
Escalade
Varappe
Climbing pictogram.svg
F√©d√©ration internationale Union internationale des associations d'alpinisme : l'UIAA
Principale instance F√©d√©ration fran√ßaise de la montagne et de l'escalade : la FFME
Autre(s) instance(s) F√©d√©ration fran√ßaise des clubs alpins et de montagne : la FFCAM (anciennement Club alpin fran√ßais ou F√©d√©ration des clubs alpins de montagne)
Clubs 1 100 pour la FFME (2010)[1]

285 pour la FFCAM (2010)[2]

Licenciés 82 000 pour la FFME (2010)[1]

80 000 pour la FFCAM (2010)[2]

Pratiquants 1 500 000 en France (2010)[3]
Escalade-ceou.jpg

Escalade au Céou (Dordogne), France.

L'escalade ou varappe[Note 1] est un sport consistant à atteindre le haut d'une voie d'escalade. Le terrain de jeu du grimpeur va des blocs de faible hauteur aux parois de plusieurs centaines de mètres en passant par les murs d'escalade.

L'escalade est souvent consid√©r√©e comme un sport √† risques, bien qu'il convienne de distinguer diff√©rentes pratiques. Elle se pratique habituellement avec un √©quipement permettant d'√©voluer en toute s√©curit√©, mais il existe une pratique plus extr√™me, appel√©e ¬ę solo int√©gral ¬Ľ, o√Ļ le grimpeur √©volue sans aucune assurance. Cette pratique a notamment √©t√© popularis√©e par les films de Jean-Paul Janssen, La vie au bout des doigts et Op√©ra Vertical, dans lesquels Patrick Edlinger √©volue en solo sur les sites phares de Buoux et des Gorges du Verdon.

Sommaire

Histoire

√Ä l'origine, l'escalade appara√ģt comme une activit√© d√©riv√©e de l'alpinisme et n'est alors consid√©r√©e que comme un moyen d'entrainement pour les courses d'alpinisme. Afin de se pr√©parer √† des ascensions toujours plus difficiles, les alpinistes commencent √† pratiquer l'escalade lors de sorties organis√©es par les clubs alpins nouvellement cr√©√©s[4],[2],[5],[6],[7]. Ils escaladent les parois du Sal√®ve en Haute-Savoie, les blocs de Fontainebleau et les falaises de Lake District en Angleterre et de Dresde en Allemagne de l'Est d√®s la fin du XIXe si√®cle[4],[8].

Au d√©but du XXe si√®cle, l'escalade se d√©veloppe et de nombreux clubs alpins se cr√©ent. En 1932, √† Chamonix, ils fondent l'Union internationale des associations d'alpinisme (UIAA) afin de coordonner les actions des diff√©rents clubs et de g√©rer les probl√®mes inh√©rent au milieu de l'escalade[9].

Durant le XXe si√®cle, l'escalade progresse au rythme de l'√©volution du mat√©riel et des performances des grimpeurs, et des voies d'escalade de difficult√©s croissantes sont ouvertes au fil des ann√©es. La premi√®re voie dans le 5e degr√© est ouverte en 1913 par Hans D√ľlfer[10], suivie rapidement par le 6e degr√© en 1917[10]. √Ä cette √©poque, il est consid√©r√© comme la limite des possibilit√©s humaines dans le domaine de l'escalade[11]. √Ä partir de 1960, l'escalade connait un tr√®s fort engouement, notamment aux √Čtats-Unis[12], et de nombreuses salles d'escalade sont ouvertes. D√®s lors, l'escalade progresse rapidement et de nouveaux degr√©s de cotation sont ouverts. En 1970, l'am√©ricain Ron Kauk r√©alise l'ascension de Astroman (7a/5.11c), la premi√®re voie dans le 7e degr√©[11]. En 1979, Tony Yaniro ouvre le 8e degr√© en r√©alisant Grand Illusion (8a/5.13b)[11]. Finalement en 1991, Wolfgang G√ľllich fait l'ascension de Action Directe (9a) et ouvre ainsi le 9e degr√©[11], qui est actuellement le plus haut niveau de difficult√© en escalade.

Les différentes pratiques

Escalade sur une voie à The Roaches, Staffordshire, Royaume-Uni

On distingue de nombreux types de pratique de l'escalade, classifiés selon la nature du terrain, la méthode d'ascension et le niveau d'équipement des falaises sur les Sites Naturels d'Escalade (SNE). L'équipement en place (les protections) dans les voies d'escalade est variable en fonction de la difficulté et de la nature de celles-ci, de la nature du rocher ou de règles propres à un secteur géographique suivies par les grimpeurs locaux (l'éthique). On distingue plusieurs pratiques en fonction du niveau d'équipement.

Escalade libre

L'escalade libre se pratique sans matériel servant à aider le grimpeur à réaliser son ascension. La corde et autres équipements ne sont utilisés que pour la protection du grimpeur lors d'une chute. Celui-ci n'utilise que les prises offertes par le rocher pour progresser.

Escalade artificielle

En escalade artificielle, la corde et autres √©quipements sont √©galement utilis√©s pour la progression du grimpeur. Celui-ci peut alors se hisser en tractant sur les ancrages mis en place (pitons, coinceurs ou spits) et en se dressant sur des √©triers qu'il accroche √† ces ancrages. Le recours √† un trop grand nombre de spits est mal vu des ¬ę puristes ¬Ľ de l'escalade artificielle car il les prive du plaisir de chercher les ¬ę faiblesses du rocher ¬Ľ o√Ļ ils vont pouvoir placer leurs ancrages et de choisir ceux les plus adapt√©s √† la situation. Il arrive que d'anciennes voies d'escalade artificielle soient gravies en escalade libre (on parle alors de ¬ę lib√©rer ¬Ľ une voie)

Le bloc

Le bloc se pratique sans baudrier ni corde sur des blocs ou murs rocheux de faible hauteur. Le bloc ne n√©cessite donc peu voire pas de mat√©riel. Pour limiter le risque de chute au sol, il est utile qu'un partenaire effectue une ¬ę parade ¬Ľ, et un crash pad (en fran√ßais : matelas de r√©ception) est souvent utilis√© pour amortir les chutes. Pratiqu√© depuis longtemps sur les rochers de la for√™t de Fontainebleau par les alpinistes qui y voyaient un simple support d'entra√ģnement, le bloc est aujourd'hui une discipline √† part enti√®re. Au-del√† de l'aspect ludique li√© √† des contraintes moins nombreuses, le bloc est aussi la recherche d'un absolu, du mouvement le plus dur possible. Certains blocs peuvent en effet ne comporter que 3 ou 4 mouvements, voire un seul, parfois consistant en un jet√© spectaculaire (Rainbow Rocket, 8a, Fontainebleau).

L'escalade sportive

L'escalade sportive se pratique sur des voies enti√®rement √©quip√©es, o√Ļ des points d'ancrage (spits ou broches scell√©es) ont √©t√© mis en place au pr√©alable, compte-tenu du cheminement envisag√© de la voie, afin de permette au grimpeur de se prot√©ger en mousquetonnant sa corde.

Le terrain d'aventure

L'escalade en terrain d'aventure se pratique sur des voies peu ou pas équipées. Le grimpeur doit alors juger de la qualité de l'équipement qu'il rencontre et placer lui-même des protections supplémentaires. La pose de protection n'est possible que si le rocher le permet, cette escalade se pratique donc principalement dans des fissures, qui imposent parfois une gestuelle spécifique (coincements de doigts, de la mains, des pieds, genoux...), lorsque il n'existe pas d'autres prises possibles.

En France, l'escalade en terrain d'aventure est globalement cantonn√©e aux voies en montagnes, alors que certains pays pratiquent majoritairement ce type d'escalade y compris sur des falaises de faible hauteur, notamment la R√©publique Tch√®que et le Royaume-Uni. Les √Čtats-Unis sont √©galement un immense terrain de jeu pour les adeptes de la pose de coinceurs.

Le solo

L'escalade en solo se pratique seul, soit auto-assur√©, soit sans aucune assurance, on parle alors de ¬ę solo int√©gral ¬Ľ. Le solo est √©galement pratiqu√© au-dessus de l'eau, on parle alors de psicobloc ou deep-water soloing.

Les murs d'escalade

Le terme employé pour désigner un mur d'escalade est Structure Artificielle d'Escalade (SAE).

Le syst√®me de cotation est en g√©n√©ral le m√™me que sur les SNE. Les ouvreurs (ceux qui cr√©ent les voies) agr√©mentent en g√©n√©ral les pieds de voies par des fiches descriptives ou des tableaux r√©capitulatifs du niveau des voies. Il est difficile de comparer le niveau d'une voie naturelle et d'une voie artificielle. Cela se fait par la complexit√© des mouvements cr√©√©s, de l'aspect physique et technique, mais non par l'engagement (prise de risque quasi nulle en salle) ou la longueur de la voie qui d√©passe rarement 10 m√®tres (la hauteur du mur). Une voie artificielle reste rarement plus d'un an sur un mur, contrairement aux voies naturelles, qui sont potentiellement soumises √† l'√©rosion, et restent √† demeure sur le rocher.

L'escalade sur SAE est souvent pratiqu√©e pour l'entra√ģnement hors saison, ou dans les r√©gions d√©pourvues de sites naturels rocheux (SNE). Les SAE sont con√ßues g√©n√©ralement en int√©rieur pour la pratique l'escalade en salle, ou sur une structure artificielle ext√©rieure (en bois, plastique, b√©ton, ciment, acier ...) construite dans cette optique ou d√©tourn√©e de son usage premier pour l'escalade (ch√Ęteau d'eau, viaduc, ...).

Dans les régions de plaine, le nombre de pratiquants qui ne pratiquent que l'escalade en salle est largement supérieur aux pratiquants sur rocher. Les clubs ont souvent pour objectif de faire pratiquer ce public aussi sur falaise afin de leur faire découvrir toutes les facettes de la pratique.

Depuis plusieurs années, la Fédération Française de la Montagne et de l'Escalade aide les collectivités pour développer cette pratique, et ce par le biais du Plan National de développement des SAE[13]. Le résultat attendu étant de faire progresser le nombre de licenciés et de mieux doter les clubs en équipements de qualité.

Le pan

Le pan est un espace de pratique bloc souvent couplé à une SAE. Le pan se pratique sans système d'assurage, et des tapis adaptés sont placés pour amortir les chutes. La parade n'est souvent pas nécessaire sur ce genre de pratique.

Le bloc artificiel

Le bloc artificiel est un espace dédié à cette pratique. Contrairement au pan, il peut l'être exclusivement et ne pas être adjacent à un mur d'escalade.

Pratiques connexes

Le terrain essentiel de pratique de l'escalade est le rocher, mais il existe d'autres terrains de pratiques:

  • La via ferrata se pratique sur des falaises √©quip√©es avec des √©chelles, c√Ębles, etc, et un √©quipement adapt√© pour l'absorption des chocs.
  • La grimpe d'arbres, ou escalad'arbres, se pratique sur les arbres.
  • La grimpe urbaine est l'escalade de fa√ßades de b√Ętiments ou monuments urbains (√† mains nues ou en artif').
  • Le parkour est une pratique extr√™me et spectaculaire qui requiert souvent d'avoir des capacit√©s de grimpeur. Il ne faut pas confondre avec la grimpe urbaine qui consiste uniquement √† gravir un monument.
  • La cascade de glace: escalade sur des structures naturelles ou artificielles d'eau glac√©e.
  • L'escalade mixte combine neige, glace et rocher, mais il s'agit alors d'alpinisme. Mixte peut aussi d√©signer l'alternance de passage en libre et en artif'.
  • Le dry tooling se pratique sur rocher avec du mat√©riel de cascade de glace (piolets + crampons), souvent pour rejoindre une zone de glace ou sur un rocher ne se pr√™tant pas √† l'Escalade libre.

Aspects techniques

√Čquipement

Pour les falaises équipées (escalade sportive), l'équipement est composé basiquement d'une paire de chaussons, d’un baudrier, d’une corde, d'un jeu de dégaines (de dix à quinze selon la longueur des voies).

Pour les falaises non ou partiellement √©quip√©es (souvent appel√©e "terrain d'aventure", par exemple en montagne), du mat√©riel suppl√©mentaire est n√©cessaire pour la protection : coinceurs, sangles, voire marteau et clous.

Dans tous les cas, pour des raisons de sécurité, lorsque la situation ou les circonstances l'exigent, cet équipement de base est complété d'un casque.

Enfin, afin de pouvoir s'assécher les mains tout en grimpant, on lui intègrera un sac à magnésie.

La corde est attach√©e au pontet du baudrier du grimpeur, g√©n√©ralement par un nŇďud en huit ou un nŇďud de chaise, et est reli√©e par des d√©gaines aux points d‚Äôancrage sur la paroi. Le d√©filement de la corde est contr√īl√©e par un ¬ę compagnon de jeu ¬Ľ (l'assureur) qui est charg√© de la faire coulisser au travers d'un dispositif d'assurage reli√© √† son baudrier au fur et √† mesure de la progression du grimpeur (¬ę donner du mou ¬Ľ), et de bloquer son d√©filement au cas o√Ļ ce dernier viendrait √† chuter (¬ę bloquer la corde ¬Ľ). Ce dispositif d'assurage est soit un frein (par exemple un descendeur en huit, soit un nŇďud de demi-cabestan), soit un dispositif auto-bloquant (grigri, cinch). L'assureur est situ√© au sol ou en paroi. En paroi, dans le cas d'une voie en plusieurs longueurs, celui-ci est obligatoirement attach√© (ou ¬ę vach√© ¬Ľ)√† un relais[Note 2] (ou cha√ģne), constitu√© d'au minimum deux points d'ancrage. La corde utilis√©e doit √™tre imp√©rativement une corde dynamique, c‚Äôest-√†-dire pourvue d‚Äôune certaine √©lasticit√© (√† l'oppos√© des cordes statiques pr√©vues pour des descentes en sp√©l√©ologie) et d'une grande r√©sistance aux frottements.

Pour le bloc, lorsqu'il est justifi√© (bloc haut, difficile, r√©ception dangereuse), l‚Äô¬ę √©quipement de s√©curit√© ¬Ľ se compose d'un ou plusieurs pareurs (comme en gymnastique par exemple), qui se chargeront d'amortir la chute du grimpeur, et d'un ou plusieurs ¬ę crash-pad ¬Ľ, matelas de r√©ception √† double densit√© qui permettront d'amortir au mieux une chute et de couvrir une zone dangereuse (souches, cailloux ...).

Pour les cascades de glace, le grimpeur a recours à des équipements spéciaux pour la progression - piolets, crampons - et la sécurité - broches à glace -.

Puisque toute d√©faillance dans le mat√©riel d'escalade peut avoir des cons√©quences mortelles, les fabricants de ces derniers doivent respecter certaines normes. Ces normes d√©finissent les caract√©ristiques mat√©rielles des √©quipements, leur contr√īle qualit√©, et l'information faite aux usagers sur ces √©quipements. Sont vis√©s en priorit√© les √©quipements de protection individuelle. En Europe, le Comit√© europ√©en de normalisation √©tablit, en concertation avec les acteurs concern√©s, des directives et tout mat√©riel vendu dans l'union europ√©enne doit respecter ces normes et porter le marquage CE (Conforme aux Exigences).

Pour faire respecter ces normes, des organismes, habilit√©s en France par le minist√®re de l'industrie, effectuent des contr√īles r√©guliers. Toute irr√©gularit√© vis-√†-vis de ces normes conduisant √† un dommage corporel constitue une circonstance aggravante pour le fabricant.

Ces normes ou d'autres similaires sont respectées dans beaucoup d'autres pays en dehors de l'Europe. L'UIAA définit également un label. Les fabricants adhérents à cette association mondiale doivent respecter un cahier des charges précis pour bénéficier de ce label.

Techniques de progression

Monter en tête

En tête

Le premier grimpeur escalade la paroi. √Ä chaque point, il accroche une d√©gaine (deux mousquetons reli√©s par une sangle) et y fait passer sa corde (on appelle cette manipulation le mousquetonnage). Le premier de cord√©e proc√®de ainsi jusqu‚Äô√† arriver au relais. S'il chute, il tombera d‚Äôune hauteur au moins √©gale √† deux fois la distance du dernier point mousquetonn√© (en fait plus de 2 fois du fait de l'√©lasticit√© de la corde et de la mobilit√© de l'assureur, et cela est pr√©f√©rable : cette ma√ģtrise s'appelle l'assurage "dynamique").

Arriv√© au relais, soit la voie ne fait qu'une longueur (on dit d'une telle voie que c'est une "couenne") et il redescend en g√©n√©ral imm√©diatement (la descente peut s'effectuer de mani√®re autonome, en rappel, ou contr√īl√©e par l'assureur) soit il fait monter le second grimpeur avec une technique d'assurage adapt√©e.

Sur certains type de voies naturelles, l'usage d'une corde à double est recommandée pour des raisons de sécurité ou de progression (par exemple, en voie sur arrête, deux cordes valant mieux qu'une en cas de pendule, ce qui peut provoquer de graves dommages sur la corde, et sur une voie qui zig-zag', la corde à double permet de réduire les frottements en alternant les mousquetonnages).

En escalade sportive, la r√©alisation d'une voie s'entend en t√™te. La moulinette n'est qu'un moyen √©ventuel de pr√©parer la r√©alisation d'une voie, de ¬ę travailler la voie ¬Ľ.

En flèche

Variante de la grimpe en tête, le premier de cordée grimpant sur une corde à double (deux brins de cordes au lieu d'un), et ayant deux seconds qu'il assure simultanément à la montée vers le relai. Du matériel spécifique est nécessaire pour réaliser cette opération.

En corde tendue

Encore une variante, lorsque la corde se tend, le second part, l'assurage s'effectuant ainsi par le contrepoids d'un grimpeur par rapport à l'autre en cas de chute. Cette pratique nécessite une maitrise particulière car elle présente des risques non sans conséquences, mais elle permet d'avancer rapidement dans la voie car les relais ne sont pas obligatoires tant que le premier a des dégaines à son baudrier.

En second

D√®s que celui qui monte en t√™te atteint le relais, il s'accroche au relais. On dit qu'il se ¬ę vache ¬Ľ. Il assure d‚Äôen haut celui qui monte en second. Au fur et √† mesure de sa progression, le second r√©cup√®re les d√©gaines pos√©es par le premier pour assurer sa progression.

Arriv√© au relais, le second peut alors encha√ģner sur la longueur suivante, qu‚Äôil gravira alors en t√™te (progression en r√©versible).

Il peut aussi rester au relais pour assurer son compagnon. Cette deuxi√®me solution, qui s‚Äôimpose quand le second n‚Äôest pas assez exp√©riment√© pour g√©rer une longueur en t√™te, pr√©sente l‚Äôinconv√©nient de nombreuses manŇďuvres au relais : ravaler la corde, rendre les d√©gaines au premier, gestion des ¬ę vaches ¬Ľ. Tout cela prend du temps et peut √™tre r√©dhibitoire pour les plus longues voies, c'est la grimpe en leader fixe.

En moulinette

Cette fois-ci, la corde passe par le relais en haut de la voie. La personne est constamment assurée par le haut, l’assureur étant au pied de la voie. Ce peut être une façon de débuter l’escalade en limitant la crainte de la chute, mais cela induit l'apparition de mauvais réflexes. En effet, dès l'apparition d'une difficulté, le grimpeur en moulinette a tendance à demander que la corde soit plus tendue pour l'aider ou à s'asseoir dans son baudrier, sortant ainsi de son escalade. Ce réflexe une fois installé, il est alors très difficile de s'en débarrasser, le passage à l'escalade en tête s'en trouve compliqué. Il est donc préférable que l'assureur ne tende pas trop la corde pour que le grimpeur ne se sente pas "tiré".

Mouvements

Article d√©taill√© : Mouvements d'escalade.
Un grimpeur dans la nature

L'escalade est un jeu de (d√©)placements et d'√©quilibre. Le grimpeur doit apprendre √† progresser et g√©rer son centre de gravit√© dans un univers vertical, et acqu√©rir ainsi un vocabulaire gestuel. Les pieds servent √† la progression et √† l'√©quilibre par appui sur des prises, ou par traction (crochetage). Les muscles des membres inf√©rieurs √©tant nettement plus puissants et endurants que ceux des bras le r√īle des pieds est important. Les prises de mains peuvent √™tre utilis√©es dans de nombreuses directions et √™tre tenues par seulement quelques doigts voire une seule phalange.

Certains mouvements sp√©cifiques servent √† la progression dans les chemin√©es, les toits, les fissures ou les di√®dres. Si la plupart des mouvements s'effectuent en statique, o√Ļ au moins une prise est toujours maintenue durant la progression, les mouvements dynamiques ne sont pas exclus (jet√©s, ...).

Pour effectuer des rétablissements, le grimpeur doit parfois crocheter (se servir de) son talon pour s'équilibrer et moins forcer sur ses bras, ce qui lui permet de s'économiser et lui donne ainsi plus de chances de réussir sa voie ou son bloc.

Pour maintenir son centre de gravit√© de mani√®re √† faciliter la progression, ce dernier doit se situer dans l'axe des appuis et proche du rocher. Sur la photo, √† c√īt√© du texte, l'homme est en train de faire une partie de bloc, c'est-√†-dire qu'il encha√ģne une suite de mouvements parfois tr√®s compliqu√©s, mais sur une courte distance.

Compétition

Compétition sur le mur d'escalade du gymnase Jean-Christophe Lafaille à Voiron (France)

Les comp√©titions se tiennent le plus souvent en salle sur des murs d'escalade d√©di√©s, mais aussi parfois sur des murs ext√©rieurs, permanents ou provisoires (comme pour la coupe du monde de Difficult√©/vitesse √† Chamonix (France)). Elles se d√©roulent g√©n√©ralement en trois tours : qualifications, demi-finale et finale, avec possibilit√© de super-finale en cas d'ex-√¶quo √† la premi√®re place. Il existe trois disciplines principales :

  • Difficult√© : les concurrents grimpent la m√™me voie les uns apr√®s les autres en t√™te. Le vainqueur est celui qui atteint le plus haut point de la voie, en un seul essai. Une voie est r√©ussie (compt√©e ¬ę TOP ¬Ľ) lorsque la derni√®re d√©gaine de la voie a √©t√© mousquetonn√©e. Pour le classement, on tient compte √©galement de la fa√ßon dont la derni√®re prise a √©t√© utilis√©e. Un grimpeur qui aura valoris√© cette prise (initi√© un mouvement vers la prise suivante) sera class√© devant celui qui l'aura simplement tenue, qui sera lui-m√™me class√© devant celui qui ne l'aurait que touch√©e avant de chuter. La dur√©e d'ascension n'est, sauf cas exceptionnel, jamais prise en compte pour le classement. Un temps limite (g√©n√©ralement entre 5 et 10 minutes, suivant le type de voie) est toutefois octroy√© √† chaque grimpeur pour terminer sa tentative. Pass√© ce d√©lai, le comp√©titeur est arr√™t√© dans sa progression et la hauteur mesur√©e √† l'endroit de cet arr√™t. Les comp√©titions de difficult√© peuvent aussi faire intervenir plusieurs voies lors du tour de qualification. Le classement est alors obtenu en effectuant la moyenne des classements obtenus sur chacune des voies. √Ä l'issue des qualifications, sont retenus les 26 meilleurs pour la demi-finale. √Ä l'issue de la demi-finale, il ne reste plus que les 8 mieux class√©s. En cas d'√©galit√© sur un tour, les concurrents sont d√©partag√©s d'apr√®s les r√©sultats des tours pr√©c√©dents.

La plupart du temps, les grimpeurs doivent grimper la voie √† vue. Cela signifie qu'ils ne sont pas autoris√©s √† voir les autres grimpeurs sur la voie (autrement les grimpeurs pourraient voir les astuces ou les erreurs des grimpeurs les ayant pr√©c√©d√©s, ce qui leur donnerait un √©norme avantage), ni recevoir des conseils d'autres grimpeurs, et n'ont qu'un temps limit√© pour observer la voie √† son pied. Sinon les grimpeurs grimpent la voie flash, apr√®s avoir pu observer les techniques et encha√ģnements donn√©s par l'ouvreur de la voie, qui effectue une d√©monstration, puis par les autres grimpeurs.

  • Vitesse : sur deux voies identiques, les concurrents atteignent au plus vite le haut de la voie. Le vainqueur est celui qui r√©alise le meilleur temps. Les grimpeurs qui tombent avant d'arriver au sommet de la voie sont disqualifi√©s. Lors des qualifications, chaque grimpeur effectue g√©n√©ralement deux essais. Le classement est effectu√© d'apr√®s le meilleur des deux temps ou d'apr√®s le total des deux temps r√©alis√©s (notamment lorsque les deux voies ne sont pas rigoureusement identiques). Suivant le nombre de comp√©titeurs, les 8 ou 16 mieux class√©s acc√®dent au tour final qui se d√©roule sous forme d'√©limination directe. Le 1er est oppos√© au dernier class√©, le 2e √† l'avant-dernier, etc. Chacun de ces duels se d√©roule en deux essais, avec changement de couloir entre chaque essai. Les grimpeurs les plus v√©loces arrivent √† d√©passer les 5 m√®tres/seconde (20 km/h).
  • Bloc : La formule classique se d√©roule sur un circuit √† vue de quatre √† huit blocs. Sur chaque bloc, les prises de d√©part √† utiliser avec les mains et les pieds sont impos√©es, ainsi que la prise d'arriv√©e qui doit √™tre tenue √† deux mains. Une prise interm√©diaire dite ¬ę bonus ¬Ľ sera √©galement mat√©rialis√©e. Chaque comp√©titeur dispose d'un temps fixe (g√©n√©ralement 6 minutes) pour observer et tenter de r√©ussir chacun des blocs, en r√©alisant plusieurs essais si n√©cessaire. Entre chaque bloc, il b√©n√©ficie d'une p√©riode de repos de m√™me dur√©e. Pour chaque tour, les comp√©titeurs sont class√©s selon : Le nombre de blocs r√©ussis, en ordre d√©croissant, puis la somme des nombres d'essais pour r√©ussir les blocs, par ordre croissant, puis le nombre de prises bonus tenues, en ordre d√©croissant et enfin la somme des nombres d'essais pour tenir les prises bonus, par ordre croissant. La formule contest voit tous les comp√©titeurs d'une m√™me cat√©gorie disposer d'un temps commun, g√©n√©ralement deux √† trois heures, pour tenter de venir √† bout du plus grand nombre de blocs possibles parmi les plusieurs dizaines qui leur sont propos√©s, dans l'ordre qu'ils choisissent. Le nombre d'essais n'est pas pris en compte. Chaque bloc r√©ussi rapporte au final 1 000 points divis√©s par le nombre de fois o√Ļ il a √©t√© r√©ussi (le grimpeur qui est seul √† r√©ussir un bloc re√ßoit 1 000 points, si 5 grimpeurs en r√©ussissent un autre, ils re√ßoivent chacun 1 000/5=200 points). Le vainqueur est celui qui aura obtenu le plus grand total de points. La formule contest est r√©serv√©e au premier tour qualificatif des comp√©titions de bloc (parfois l'unique tour). 2007 est l'ann√©e qui a vu Juliette Danion consacr√©e Championne du Monde de Bloc.

Cotations

Article d√©taill√© : Cotation (escalade).
Voie cotée 7a en forme de colonnette

La difficult√© d'une voie est repr√©sent√©e par un syst√®me de cotation, diff√©rent suivant les pays. En France, la cotation est signal√©e par un chiffre (3 - 9) avec des divisions en lettre de a √† c ou avec un + ou un - si on utilise les anciennes notations. Par exemple, ... < 3a < 3b < 3c < 4a < ...< 9b. Certains topos et les montagnards utilisent des chiffres romains (IV, V+...). Un passage not√© sous le 3 correspond √† un sentier de randonn√©e o√Ļ il peut falloir utiliser les mains. Parfois, on ajoute un + pour signifier que la voie est un peu plus difficile sans pour autant √™tre du niveau sup√©rieur (6b < 6b+ < 6c) ; on peut aussi donner deux cotations (5c/6a), par exemple si les prises sont difficiles √† atteindre pour les petits. Dans la pratique, les cotations d√©marrent g√©n√©ralement au 4 voire 3, le 1 correspondant historiquement √† la station horizontale dans l‚Äôesprit de l‚Äôinventeur de cette √©chelle, Willy Welzenbach.

Il existe d‚Äôautres √©chelles de cotation, notamment aux √Čtats-Unis, en Angleterre et en Australie. Le syst√®me de notation anglais propose deux cotations par voie, permettant de noter la difficult√© et l‚Äôengagement, car la plupart des voies anglaises ne sont pas √©quip√©es, et sont parfois difficiles √† prot√©ger.

La cotation en bloc diff√®re aussi de l'escalade en falaise ; voir par exemple les cas particuliers de Fontainebleau (6b, 7a) et d'Annot (B6, B7...).

Une cotation est subjective car elle est établie par l'expérience, en comparaison avec des voies de référence, et elle peut varier pour un même niveau selon la falaise, le pays, le continent. Il est en effet difficile d'estimer la cotation d'une voie étant donné la très grande variété de style d'escalade, en fonction de la longueur des voies, de l'inclinaison de la paroi ou du type de rocher.

Entra√ģnement

L'entra√ģnement s'organise en fonction du type de pratique : sur le plan physique, les grimpeurs de bloc favorisent le d√©veloppement de la force, les grimpeurs de voie cherchant en plus √† am√©liorer leurs qualit√©s de r√©sistance et de r√©cup√©ration dans l'effort. Diff√©rents outils sont utilis√©s dans cette optique : la poutre, le Pan G√ľllich, le pan d'escalade . Par ailleurs, la visualisation est utilis√©e couramment, en particulier pour les performances ¬ę √†-vue ¬Ľ, mais aussi lors du travail des voies.

Risques

L'escalade, comme la plupart des sports, présente des risques. Ceux-ci sont principalement de deux natures, chute du grimpeur ou chute d'objets.

La chute du grimpeur, relativement fr√©quente en escalade, n'entra√ģne g√©n√©ralement pas de blessures car elle est amortie par la cha√ģne d'assurage (assureur, dispositif d'assurage, corde, points de progression, baudrier). N√©anmoins, des d√©faillances dans cette cha√ģne peuvent causer une longue chute, une chute violente (chute de facteur 2), voire un retour au sol. Les d√©faillances les plus fr√©quentes sont une faute d'attention de l'assureur, un mauvais encordement, une mauvaise utilisation du dispositif d'assurage, voire une rupture de point de progression (surtout en escalade artificielle). De par les normes tr√®s strictes pos√©es sur le mat√©riel, les erreurs humaines dominent sur les d√©faillances du mat√©riel.

Dans les sites naturels, des chutes d'objets peuvent se produire : rocher instable, bloc de glace (en cascade de glace), mat√©riel perdu par les cord√©es situ√©es au-dessus, ou m√™me objets lanc√©s par des individus inconscients situ√©s en haut des voies. Afin de s'en prot√©ger, le port du casque est vivement recommand√©. De plus, le bon sens incitera les grimpeurs √† crier ¬ę corde ¬Ľ, ¬ę cailloux ¬Ľ s'il leur arrive d'en faire glisser.

Encadrement

Pour acqu√©rir les connaissances permettant d'√©voluer en toute s√©curit√© dans la pratique de l'escalade, un encadrant qualifi√© est n√©cessaire. En France, les moniteurs d'escalade titulaires d'un B.E.E.S. option escalade sont form√©s pour encadrer et enseigner l'escalade contre r√©mun√©ration dans toutes ses dimensions, √† condition que l'altitude soit inf√©rieure √† 1 500 m. Ils sont aussi habilit√©s √† encadrer et enseigner le canyonisme. Les guides de haute montagne, form√©s en France par l'ENSA, disposent aussi de ces pr√©rogatives, sans limite d'altitude.

Dans le milieu associatif, les clubs sportifs liés au milieu de la montagne, affiliés au CAF ou la FFME, dispensent des formations de moniteur, plus exactement d'initiateur fédéral escalade. Ces initiateurs escalade seront alors habilités à encadrer bénévolement des groupes de grimpeurs même si ces derniers ne sont astreint à aucune obligation de formation. Ces formations sont néanmoins fortement conseillées.

Grimpeurs célèbres

Grimpeurs internationaux

Grimpeurs européens

Drapeau de la France France
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Drapeau de la Belgique Belgique
Autres nationalités européennes

Grimpeurs des autres continents

Drapeau du Japon Japon
Drapeau des √Čtats-Unis √Čtats-Unis d'Am√©rique

Annexes

Bibliographie

  • Olivier Broussouloux et Laurence Guyon, Escalade et performance : Pr√©paration et entra√ģnement, √Čditions Amphora, 13 octobre 2004, 352 p. (ISBN 978-2851806550) 
  • Club alpin fran√ßais, Manuel de la montagne [d√©tail des √©ditions] 
  • Jean-Pierre Verdier et Didier Angonin, Escalade : S'initier et progresser, √Čditions Amphora, 4 f√©vrier 2004, 352 p. (ISBN 978-2851806376) 
Escalade à Amellago (Maroc)

Notes

  1. ‚ÜĎ Emploi comme nom commun, vers 1896, de varappe, nom d'un couloir rocheux du mont Sal√®ve, pr√®s de Gen√®ve o√Ļ, d√®s 1876, des grimpeurs se retrouvaient.
  2. ‚ÜĎ Relais ou relai selon les orthographes admises

Références

  1. ‚ÜĎ a et b La F√©d√©ration Fran√ßaise de la Montagne et de l'Escalade (FFME) sur http://www.ffme.fr/. Consult√© le 27 mai 2011
  2. ‚ÜĎ a, b et c La f√©d√©ration : Qui sommes nous? sur http://www.ffcam.fr/. Consult√© le 27 mai 2011
  3. ‚ÜĎ Plus d'un million de pratiquants sur http://www.linternaute.com/. Consult√© le 27 mai 2011
  4. ‚ÜĎ a et b Les pr√©curseurs : des explorateurs de l‚Äôaltitude sur http://www.grimper.com/. Mis en ligne le 23 Septembre 2009, consult√© le 23 mai 2009
  5. ‚ÜĎ Club Alpin Suisse : Portrait sur http://www.sac-cas.ch/. Consult√© le 26 mai 2011
  6. ‚ÜĎ (de) Der Verein : Portr√§t sur http://www.alpenverein.de/. Consult√© le 27 mai 2011
  7. ‚ÜĎ (en) About The Alpine Club sur http://www.alpine-club.org.uk/. Consult√© le 27 mai 2011
  8. ‚ÜĎ [PDF] Elodie Le Comte, ¬ę Du temps o√Ļ escalade se disait varappe ¬Ľ sur http://www.telepheriquedusaleve.com/. Consult√© le 26 mai 2011
  9. ‚ÜĎ (en) History of the UIAA sur http://www.theuiaa.org/. Consult√© le 27 mai 2011
  10. ‚ÜĎ a et b Quelques dates marquantes sur http://www.ffme.fr/. Consult√© le 27 mai 2011
  11. ‚ÜĎ a, b, c et d C.Larcher, ¬ę Les cotations en escalade ¬Ľ sur http://www.kairn.com/. Mis en ligne le 23 mars 2007, consult√© le 27 mai 2011
  12. ‚ÜĎ L'histoire de l'escalade sur http://www.planetgrimpe.com/. Consult√© le 27 mai 2011
  13. ‚ÜĎ Le Plan National de d√©veloppement des Structures Artificielles d'Escalade sur http://www.ffme.fr, 2009. Consult√© le 26 mai 2011

Voir aussi

Articles connexes

Diff√©rents types d'escalade :

Techniques li√©es √† la pratique de l'escalade :

Organisations f√©d√©rant la pratique de l'escalade :

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

Catégorie Escalade de l’annuaire dmoz

  • Climb2Climb.be - Site d'actualit√©s
  • passiongrimpe - Actualit√©s, comp√©titions
  • Camptocamp.org - Site communautaire d√©di√© √† l'escalade, alpinisme et ski de randonn√©e
  • EscaladeMag - L'e-mag de la grimpe
  • Snapec - Syndicat National des Professionnels de l'Escalade et du Canyon
  • Kairn.com - Site d'actualit√©s
  • Info-montagne.com - Site d'actualit√©s
  • Nospot.org - encyclop√©die de l'escalade expliquant les diff√©rentes techniques, les nŇďuds, les cotations et les positions.
  • ClimbingAway.fr - L'annuaire des sites d'escalade du monde entier.

Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Escalade de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • escalade ‚ÄĒ [ …õskalad ] n. f. ‚ÄĘ 1456; a. occitan escalada I ‚ô¶ 1 ‚ô¶ Vx Assaut d une position au moyen d √©chelles. Il ¬ę monte √† l escalade de la citadelle ¬Ľ (Voltaire). Par ext. ¬ę un marquis qui tente l escalade pour se glisser dans la chambre d une fille ¬Ľ… ‚Ķ   Encyclop√©die Universelle

  • Escalade ‚ÄĒ is the act of scaling defensive walls or ramparts with the aid of ladders, and was a prominent feature of siege warfare in medieval times. It was one of the most direct options available for attacking a fortification, but was also one of the most ‚Ķ   Wikipedia

  • escalade ‚ÄĒ Escalade. subst. f. l S se prononce. Attaque d une place avec des eschelles, assaut que l on donne avec des eschelles. Aller, monter √† l escalade. ils emporterent la place par escalade. la muraille est trop haute, elle est hors d escalade ‚Ķ   Dictionnaire de l'Acad√©mie fran√ßaise

  • Escalade ‚ÄĒ Es ca*lade , n. [F., Sp. escalada (cf. It. scalata), fr. Sp. escalar to scale, LL. scalare, fr. L. scala ladder. See {Scale}, v. t.] (Mil.) A furious attack made by troops on a fortified place, in which ladders are used to pass a ditch or mount a ‚Ķ   The Collaborative International Dictionary of English

  • escalad√© ‚ÄĒ escalad√©, √©e (√® ska la d√©, d√©e) part. pass√©. Un mur escalad√© ‚Ķ   Dictionnaire de la Langue Fran√ßaise d'√Čmile Littr√©

  • escalade ‚ÄĒ 1590s, action of using ladders to scale the walls of a fortified place, from M.Fr. escalade (16c.) an assault with ladders on a fortification, from It. scalata, fem. pp. of scalare to climb by means of a ladder, from scala ladder, related to L.… ‚Ķ   Etymology dictionary

  • Escalade ‚ÄĒ Es ca*lade , v. t. [imp. & p. p. {Escaladed}; p. pr. & vb. n. {Escalading}.] (Mil.) To mount and pass or enter by means of ladders; to scale; as, to escalate a wall. [1913 Webster] ‚Ķ   The Collaborative International Dictionary of English

  • Escalade ‚ÄĒ (fr., spr. Eskalahd), 1) Leiterersteigung einer Festung od. eines Festungswerkes; meist ist die E. mit dem gewaltsamen Angriff od. dem √úberfall verbunden; vgl. Festungskrieg. Daher 2) Nationalfest in Genf, j√§hrlich am 12. Dec. gefeiert, zur… ‚Ķ   Pierer's Universal-Lexikon

  • Escalade ‚ÄĒ Escalade, frz., Leitersturm auf eine Festung; gelingt in der Regel nur als Ueberfall. ‚Äď E. Fest in Genf, s. Genf ‚Ķ   Herders Conversations-Lexikon

  • escalad√© ‚ÄĒ Escalad√©, [escalad]√©e. part ‚Ķ   Dictionnaire de l'Acad√©mie fran√ßaise

  • escalade ‚ÄĒ [esőĄk…ô lńĀd‚Ä≤] n. [Fr < It scalata < scalare, to climb < L scala, ladder: see SCALE1] the act of scaling or climbing the walls of a fortified place by ladders vt. escaladed, escalading to climb (a wall, etc.) or enter (a fortified place)… ‚Ķ   English World dictionary


Share the article and excerpts

Direct link
… Do a right-click on the link above
and select ‚ÄúCopy Link‚ÄĚ

We are using cookies for the best presentation of our site. Continuing to use this site, you agree with this.