Erasme

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Erasme

√Črasme

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√Črasme
Desiderius Erasmus, peinture de Hans Holbein le Jeune
Desiderius Erasmus, peinture de Hans Holbein le Jeune

Activité(s) Théologien
Homme de lettres
Polémiste
Naissance 1469
Rotterdam
Décès 12 juillet 1536
B√Ęle
Langue d'écriture latine
Mouvement(s) Humanisme de la Renaissance
Genre(s) Parodie
Satire
Pamphlet
Dialogue
√Čpistolaire
Ňíuvres principales

√Črasme (Desiderius Erasmus Roterodamus), n√© en 1466 ou 1469 √† Rotterdam et mort le 12 juillet 1536 √† B√Ęle, est un humaniste et th√©ologien n√©erlandais, l'une des figures majeures de la Renaissance.

Sommaire

Biographie

Les grandes dates de sa vie

  • 1466/1469 : Rotterdam, naissance de Desiderius Erasmus, fils ill√©gitime d'un pr√™tre et d'une fille de m√©decin.
  • 1492 : Il est ordonn√© pr√™tre.
  • 1493 : il quitte le couvent et suit l'√©v√™que de Cambrai dans ses d√©placements comme secr√©taire.
  • 1495-1499 : S√©jours √† Paris o√Ļ il apprend le grec et rencontre de nombreux humanistes. Sous l'inspiration du franciscain Jean Vitrier, gardien (sup√©rieur) du couvent de Saint-Omer, il √©crit l'Enchirion militis christiani (¬ę Le manuel du soldat chr√©tien ¬Ľ).
  • 1505-1506 : Deuxi√®me s√©jour en Angleterre.
  • 1506-1509 : S√©jour en Italie. Il devient docteur en th√©ologie √† l'universit√© de Bologne.
  • 1509-1514 : Troisi√®me s√©jour en Angleterre chez Thomas More, professeur de grec et de th√©ologie. Il √©crit L‚Äô√©loge de la folie sur la route entre l'Italie et l'Angleterre.
  • 1519 : Luther sollicite l'adh√©sion d‚Äô√Črasme qui lui r√©pond d√©sirer rester catholique.
  • Mai-octobre 1521 : Erasme passe cinq mois √† Anderlecht, chez son ami le chanoine Pierre Wichmans.
  • 1521-1529 : S√©jour √† B√Ęle, o√Ļ il publie la majeure partie de son Ňďuvre : √Čditions et commentaires de presque tous les P√®res de l'√Čglise.
  • 1522 : Premi√®re √©dition des Colloques et publication du De conscribendis epistolis (manuel d'√©pistolographie).
  • 1524 : √Črasme attaque Luther dans son De libero arbitrio (Essais sur le libre arbitre).
  • 1526 : Luther r√©pond √† l'attaque d'√Črasme par le De servo arbitrio. La pol√©mique continue.
  • 1528 : Publication du Cic√©ronien.
  • 1535 : Retour √† B√Ęle. Le pape lui offre le cardinalat qu'il refuse.


√Črasme, dit √Črasme de Rotterdam, ou Gerritszoon, c'est-√†-dire ¬ę Fils de G√©rard ¬Ľ, serait n√© √† la date du 28 octobre 1469, √† Rotterdam. Il est mort le 12 juillet 1536 √† B√Ęle.

¬ę Prince des humanistes ¬Ľ, il est l'√Ęme de la ¬ę R√©publique des Lettres ¬Ľ qui se met en place en Europe au d√©but du XVIe si√®cle. Moine et pr√™tre hollandais, il am√©liore sa formation √† Paris, puis aupr√®s des humanistes anglais. Il avait √©t√© nomm√© en 1516, conseiller √† la cour de Bourgogne[1] aupr√®s du prince Charles, titre qu'il conserva quand celui-ci devint Empereur du Saint Empire Germanique. Il se fixe de 1521 √† 1529 jusqu'√† son d√©part pour Fribourg-en-Brisgau, √† B√Ęle[2] en Suisse aupr√®s de son √©diteur. Il quittera B√Ęle, suite √† des d√©sordres religieux, pour Fribourg, o√Ļ il restera jusqu'en 1535. Il retourna enfin √† B√Ęle en 1535 chez Froben pour surveiller son √©dition d'Orig√®ne. Il renonce √† la carri√®re eccl√©siastique pour se consacrer aux √©tudes. Il est en contact avec les savants de toute l'Europe par ses voyages et sa correspondance. Critique envers l'√Čglise, il refuse de suivre les protestants parce qu'ils nient le libre arbitre de l'homme.

Enfance

√Črasme √©tait enfant ill√©gitime (n√© hors-mariage[3], √† l'√©poque on parle de defectus natalis). Son p√®re √©tait pr√™tre √† Gouda ou peut-√™tre moine copiste. Sa m√®re, Margaretha Rogerius, n√©e √† Anvers (Rutgers) et fille d'un chirurgien de Mons, √©tait sa femme de m√©nage. Elle a probablement pass√© les mois de grossesse √† Rotterdam pour cacher sa ¬ę honte ¬Ľ. Toutefois, selon d'autres sources, entre autres une note de l'historien Renier Snooy (1478-1537), √Črasme serait n√© √† Gouda. Un an avant cette naissance son p√®re et sa m√®re avaient d√©j√† eu un autre enfant, Pierre.

Apr√®s quatre ans √† Rotterdam, √Črasme est parti pour Gouda. On lit sur une image grav√©e sur bois, ¬ę Goud√¶ conceptus, Roterodami natus ¬Ľ (con√ßu √† Gouda, n√© √† Rotterdam). C'est en tout cas en Hollande, probablement √† Deventer qu'√Črasme suit des √©tudes dans une √©cole c√©l√®bre pour ses √©l√®ves distingu√©s, et dirig√©e √† l'√©poque par Alexander Hegius von Heek[4]. Ce dernier eut une grande influence sur les qualit√©s d'humaniste d'√Črasme par ses m√©thodes de travail et d'√©ducation.

Années de formation

Sa naissance ill√©gitime n'emp√™cha pas ses parents de s'occuper de lui avec soin jusqu'√† leur mort, en 1483. Ils lui donn√®rent la meilleure √©ducation de l'√©poque dans des √©coles monastiques ou semi-monastiques. √Ä l'√Ęge de vingt-quatre ans, il fut admis √† la pr√™trise et pronon√ßa ses vŇďux monastiques, mais il ne semble pas qu'il ait exerc√© une activit√© de pr√™tre ; toute sa vie, le monachisme a √©t√© la cible principale de ses attaques lorsqu'il s'en est pris aux maux de l'√Čglise.

Il continua ses √©tudes au coll√®ge de Montaigu de l'universit√© de Paris, qui √©tait alors le centre principal des √©tudes scolastiques, mais subissait d√©j√† l'influence de la Renaissance italienne. Comme √©tudiant, √Črasme choisit de mener une vie ind√©pendante, sans se sentir li√© par une nationalit√©, des liens acad√©miques, des coteries religieuses ou ce qui aurait pu entraver sa libert√© de pens√©e et d'expression litt√©raire. La langue latine, qui √©tait alors d'un usage universel en Europe, lui permettait de se sentir partout chez lui. Il exer√ßa surtout son activit√© √† Paris, √† Louvain, en Angleterre et √† B√Ęle. Son s√©jour en Angleterre lui permit de nouer des amiti√©s durables avec les principaux ma√ģtres de la pens√©e anglaise √† cette √©poque agit√©e du r√®gne d'Henri VIII : John Colet, Thomas More, Thomas Linacre et William Grocyn ; il s√©journa au Queens' College de Cambridge, o√Ļ il est m√™me possible qu‚Äôil ait √©t√© √©tudiant.

Vie active

√Črasme, par Quentin Metsys, 1517

Reconnu aujourd'hui comme l'un des plus grands humanistes de la Renaissance, √Črasme a toute sa vie d√©fendu une conception √©vang√©lique de la religion catholique. Il a maintes fois critiqu√© l'attitude du clerg√© et des papes, dont les comportements lui semblaient en opposition avec les √©vangiles.

Auteur de nombreux √©crits, notamment de dialogues, dont le fameux √Čloge de la folie, √Črasme a longuement voyag√© en Europe, notamment en Angleterre et en Italie pour s'enrichir et d√©velopper sa conception humaniste de la chr√©tient√©. Bien que ses id√©es et ses critiques √† l'encontre du pape fussent proches de celles de Luther, il n'a jamais voulu adopter ni encourager la r√©forme protestante, ne souhaitant pas cr√©er de schisme √† l'int√©rieur de l'√Čglise, fid√®le par l√† √† son id√©al de paix et de concorde.

Alors qu‚Äôil pr√©pare le doctorat de th√©ologie de la Sorbonne de 1495 √† 1499, il gagne sa vie en travaillant comme pr√©cepteur. Il compose pour ses √©tudiants latinistes des mod√®les de lettres et travaille √† l‚Äô√©laboration d‚Äôune rh√©torique √©pistolaire, d‚Äôabord en accord avec celle des humanistes italiens, mais appel√©e √† conna√ģtre un d√©veloppement extraordinaire qui aboutit en d√©finitive √† l‚Äô√©l√©vation de la lettre au rang de prose d‚Äôart. Influenc√© par les d√©bats contemporains entre tenants du formalisme m√©di√©val et partisans du n√©oclassicisme, et en r√©action √† la publication de la correspondance d‚ÄôAnge Politien (1498), √Črasme entreprend d‚Äôillustrer sa propre conception du genre. Ses manuels d'√©pistolographie, maintes fois plagi√©s √† partir de 1499-1500, s‚Äôinscrivent dans la mouvance √©volutive d‚Äôune synth√®se des traditions classique et m√©di√©vale que le De conscribendis epistolis (1522) allait r√©aliser plus tard. L‚Äôattention accord√©e √† l'√©pistolaire dans son Cic√©ronien (1528), dialogue satirique sur l‚Äôimitation v√©tilleuse de Cic√©ron, t√©moigne √©galement de l‚Äôimportance que rev√™t le genre √† la Renaissance.

√Čpistolier infatigable, √Črasme √©crit des lettres √† tout ce que l‚ÄôEurope compte de princes, de grands eccl√©siastiques, d‚Äô√©rudits renomm√©s ou de disciples novices. Il affirme consacrer la moiti√© de ses journ√©es √† sa correspondance. On compte aujourd'hui plus de 600 correspondants dans toute l'Europe. De 1516 √† sa mort, il publie plus d‚Äôune douzaine de recueils diff√©rents o√Ļ sont associ√©es ses propres lettres et celles de ses correspondants. Au total, c‚Äôest pr√®s de douze cents lettres qu‚Äôil donne √† voir au public, p√™le-m√™le et sans √©gard pour la chronologie, ambitionnant d‚Äôillustrer √† travers elles les ressources expressives du genre tout en projetant une image avantageuse de lui-m√™me et de ses prises de position au sein de la R√©publique des Lettres.

Grand admirateur des Elegantiæ de Lorenzo Valla, il compose à son tour un recueil d'expressions et de proverbes latins puisés chez les auteurs anciens, les Adages. Chaque expression est commentée et cet exercice, qui lui permet d'illustrer les rapports entre la littérature latine et grecque, est prétexte pour l'auteur à proposer ses analyses sur l'homme, la religion ou les sujets d'actualité. La première édition du recueil (1503) est régulièrement révisée par l'auteur (d'autant que des éditions pirates voient rapidement le jour) et le recueil final comporte plus de quatre mille articles.

Il est √©galement l'auteur d'un manuel de Savoir-vivre √† l'usage des enfants, aussi connu sous le nom de La Civilit√© pu√©rile (De civilitate morum puerilium, 1530), destin√© au prince Henri de Bourgogne. Cet ouvrage, qui a servi de r√©f√©rence pendant plusieurs g√©n√©rations, donne un bon t√©moignage de l'√©tat des mŇďurs dans l'Europe du XVe si√®cle[5].

Revenu √† B√Ęle pour surveiller la publication de l'Eccl√©siaste, il se voit offrir de devenir cardinal par le pape Paul III. Il refuse.

√Črasme meurt dans la nuit du 11 au 12 juillet 1536. Il est enterr√© dans la cath√©drale de B√Ęle, aujourd'hui protestante. Le 19 janvier 1543, ses livres furent br√Ľl√©s publiquement √† Milan en m√™me temps que ceux de Luther.

La devise d'√Črasme

√Črasme s'√©tait choisi comme devise[6] ¬ę Nulli concedo ¬Ľ (¬ę Je ne fais de concessions √† personne ¬Ľ) mais lorsqu'on lui en faisait le reproche, car elle semblait bien orgueilleuse, il r√©pondait bien subtilement que ce n'√©tait pas la sienne mais celle du dieu Terminus qui repr√©sentait la mort ou le terme de la vie, et que c'√©tait la mort et non √Črasme qui parlait. En fait √Črasme portait comme sceau sur sa bague, une gemme antique repr√©sentant le dieu Bacchus, cadeau de son √©l√®ve l'archev√™que Alexandre Stuart, mais √Črasme avait cru qu'il s'agissait du dieu Terminus, beau pr√©texte √† une devise sans doute √† double sens. Ce "memento mori" est repr√©sent√© sur des gravures et elle figure entre autres sur la m√©daille o√Ļ Quentin Metsys repr√©senta √Črasme[7].

Ňíuvre et pens√©e

L'√Čloge de la Folie

Illustration d'Hans Holbein le Jeune en marge d'une √©dition pr√©coce de L'√Čloge de la Folie

Il s‚Äôagit d‚Äôune fiction burlesque et all√©gorique. Erasme y fait parler de la d√©esse de la Folie et lui pr√™te une critique virulente des diverses professions et cat√©gories sociales, notamment les th√©ologiens, les ma√ģtres, les moines et le haut clerg√© mais aussi les courtisans dont nous avons une satire mordante. Cet auteur a excell√© dans le genre satirique. Ainsi, il est l‚Äôauteur des Colloques : une satire piquante des mŇďurs de son √©poque qui souligne son esprit ind√©pendant. Mais dans l‚ÄôEloge de la Folie, la satire s‚Äô√©largit et d√©passe l‚Äô√©poque de son auteur pour atteindre la soci√©t√© humaine en g√©n√©ral.

Elle commence avec un savant √©loge imit√© de l'auteur satirique grec Lucien, dont √Črasme et Thomas More avaient r√©cemment traduit l'Ňďuvre en latin, un morceau de virtuosit√© dans le d√©lire. Le ton devient plus sombre dans une s√©rie de discours solennels, lorsque la folie fait l'√©loge de l'aveuglement et de la d√©mence et lorsqu'on passe √† un examen satirique des superstitions et des pratiques pieuses dans l'√Čglise catholique ainsi qu'√† la folie des p√©dants. √Črasme √©tait r√©cemment rentr√© profond√©ment d√©√ßu de Rome, o√Ļ il avait d√©clin√© des avances de la Curie. Peu √† peu la folie prend la propre voix d'√Črasme qui annonce le ch√Ętiment. L'essai se termine en d√©crivant de fa√ßon sinc√®re et √©mouvante les v√©ritables id√©aux chr√©tiens.

√Črasme et l'Europe

√Črasme a milit√© pour la paix en Europe. Cet engagement europ√©en est fond√© sur son cosmopolitisme : ¬ę Le monde entier est notre patrie √† tous ¬Ľ, proclame-t-il dans la Querela pacis. Il est √©galement fond√© sur son pacifisme. La discorde sanglante qui divise les Anglais, les Allemands, les Fran√ßais et les Espagnols lui semble une absurdit√©. ¬ę Pourquoi ces noms stupides nous s√©parent-ils, puisque le nom de chr√©tien nous unit ? ¬Ľ

Dans la biographie qu'il a consacr√©e √† √Črasme, Stefan Zweig commente : ¬ę au lieu d‚Äô√©couter les vaines pr√©tentions des roitelets, des sectateurs et des √©go√Įsmes nationaux, la mission de l‚ÄôEurop√©en est au contraire de toujours insister sur ce qui lie et ce qui unit les peuples, d‚Äôaffirmer la pr√©pond√©rance de l‚Äôeurop√©en sur le national, de l‚Äôhumanit√© sur la patrie et de transformer la conception de la Chr√©tient√©, consid√©r√©e en tant que communaut√© uniquement religieuse, en celle d‚Äôune chr√©tient√© universelle, en un amour de l‚Äôhumanit√© humble, serviable, d√©vou√©[8]. ¬Ľ

En l'honneur d'√Črasme, le programme europ√©en d'√©change pour les √©tudiants et les enseignants a √©t√© appel√© Erasmus.

La traduction du Nouveau Testament

√Črasme, de son vivant, √©tait d√©j√† reconnu dans l'Europe enti√®re comme un des grands penseurs de son temps. Homme particuli√®rement instruit, il ma√ģtrisait le latin et le grec. Sa connaissance du grec le convainquit que certaines parties de la Bible que l‚Äôon trouve dans la Vulgate latine n‚Äôavaient pas √©t√© correctement traduites. Il d√©cida donc de faire imprimer le Nouveau Testament grec, malgr√© les objections de ses amis comme Van Dorp pour qui c‚Äô√©tait miner la fondation de l'√Čglise, d√©j√† alors en si mauvais √©tat. Pour r√©aliser ce Nouveau Testament grec √Črasme disposait de manuscrits grecs au nombre de six. Il en fit une nouvelle traduction latine pour faire voir les diff√©rences avec la Vulgate. Par la suite les Elzevier, une famille d'imprimeurs de Leyde, utilis√®rent le texte grec d‚Äô√Črasme en √©crivant au-dessous du titre Textus receptus. Cette publication rejoignait en grande partie les critiques sur lesquelles reposait la r√©forme de Luther : l'√Čglise catholique l'accusa, lui et ses partisans, de connivence avec Luther. √Ä ce reproche d‚Äôavoir pondu l‚ÄôŇďuf de l‚Äôh√©r√©sie, il r√©pondait que ce n‚Äô√©tait pas son intention et que ce n‚Äô√©tait pas lui le responsable de l'√©clatement de l‚Äô√Čglise.

Ňíuvres

√Čditions originales

Wikisource-logo.svg

Wikisource propose un ou plusieurs textes √©crits par √Črasme.

  • Inacta Apostolorum paraphrasis ERASMI Roterodami, nunc primun recens & nata & excusa. 1524.
  • Parabol√¶ sive similia‚Ķ Lyon, S√©bastien Gryphe, 1528.
  • De morte declamatio‚Ķ in genere consolatorio. Lyon, S√©bastien Gryphe, 1529.
  • Modus orandi Deum. Lyon, S√©bastien Gryphe, 1529.
  • De sarcienda ecclesiae concordia : deque sedandis opinionum dissidiis, cum aliis nonnullis lectu dignis. Paris, Christian Wechelus Chr√©tien Wechel, 1533.
  • De Immensa Dei Misericordia. Virginis et martyris comparatio per eundem. Paris, Christianus Wechelus Chr√©tien Wechel, 1534.
  • Erasmi Roterodami Liber cum primis pius, De pr√¶paratione ad mortem. Paris, Christianus Wechelus Chr√©tien Wechel, 1534.
  • Exomologesis, per Des. Erasmum Roterodamum recognita diligenter & aucta. Paris, Christianus Wechelus Chr√©tien Wechel, 1534
  • Adagiorum chiliades quatuor, et sesquicenturia ex postrema autoris recognitione. Ad H√¶c Henrici Stephani animadversiones in Erasmicas quorumdum Adagiorum expositiones. Lyon, S√©bastien Gryphe, 1541, puis 1559, Johannis Andreae, Francofierti (Francfort). 1670.
  • Opus eruditissimum divi Ireanei episcopi lugdunensis, in quinque libros digestum, in quibus mire retegit & consutat veterum haereseon impias ac portentosas opiniones, ex vetustissimorum codicum collatione quantum licuit Des. ERASMI roterodami opera emenda. Parisiis, Apud Audo√ęnum Parvum, 1563.
  • Apophthegmatum ex optimis utriusque linguae scriptoribus. Lugduni, Apud Bartholom. Vincentium, 1573.
  • Epitome adagiorum D. Erasmi Roterodami, in locos digesta communes, singulari fide recognita, & multis aucta locis, in quibus antea manca videbatur. Huic adiecta proxim√®, Pars altera auctorum sane multorum, qui proverbia post Erasmum ediderunt. Parisiis, apud Aegidium Beys, 1583.
  • Enchiridion Militis Christiani. Ejusdemque oratio de virtute amplectenda. Ludguni Batavirum, Apud. Andr. Clouquium, 1624
  • Querela Pacis iundique gentium eject√¶ prostigat√¶que. Lugduni Batavorum, Ioannis Maire, 1641.
  • Consultatio de Bello Turcis inferendo. Opus cum cura recens editum. Lugduni Batavorum, Ioannis Maiore, 1643.
  • Desiderii Erasmi Roterodami Colloquia familiaria. In usum studios√¶ iuventutis cum notis accuratioribus M. Nicolai MERCIER. Parisiis, apud Claudium Thiboust, 1656.
  • L'√Čloge de la Folie, Compose en forme de Declamation, Avec quelques Notes de Listrius, & les belles figures de Holbenius : le tout sur l Original de l Academie de B√Ęle. Piece qui, representant au naturel l Homme tout defigure par la Sotise, lui aprend [sic] agreablement a rentrer dans le bon Sens & dans la Raison: Traduite nouvellement en Francois Par. Mr. Gueudeville. Derniere Edition, revue, corrigee & augmentee de nouveau, avec une table des matieres fort ample & tres-exacte. 1731.

√Čditions et traductions modernes en fran√ßais

  • √Črasme, Enchiridion militis christiani ; trad. Andr√©-Jean Festugi√®re. Paris : J. Vrin, 1971. (Biblioth√®que des textes philosophiques). (ISBN 2-7116-0235-4). <traduction seule>
  • √Črasme, Colloques, traduction et pr√©sentation d'Etienne Wolff, deux volumes, Imprimerie Nationale, Paris 1992 (publi√© avec le concours du CNRS).
  • √Črasme, Les adages pythagoriciens d'√Črasme, traduits pour la premi√®re fois du latin par Alain van Dievoet, dans Anderlechtensia, Bruxelles, 1992.
  • √Črasme, Exomolog√®se ou mani√®re de se confesser, traduit pour la premi√®re fois du latin par Alain van Dievoet, dans Le Folklore Braban√ßon, num√©ro sp√©cial Erasme, Bruxelles, 1992.
  • √Črasme, R√©ponse de D√©s. √Črasme de Rotterdam contre le libelle d'un homme fi√©vreux, traduit pour la premi√®re fois du latin par Alain Alain van Dievoet en 1990 d'apr√®s l'√©dition d'avril 1529, dans, Anderlechtensia, n¬į 69, p. 6 √† 16 et n¬į 70, p. 23 √† 33, septembre et d√©cembre, 1993.
  • √Črasme, Apologie d'√Črasme de Rotterdam contre Edouard Lee, traduite pour la premi√®re fois du latin par Alain van Dievoet, Bruxelles, La lettre vol√©e, 1997
  • √Črasme, Consultation des plus utiles sur la guerre √† mener contre les Turcs, traduit pour la premi√®re fois du latin par Alain van Dievoet, Bruxelles, √Čditions du Hazard, 2006.
  • √Črasme, L'√©ponge d'√Črasme contre les √©claboussures de Hutten, traduit pour la premi√®re fois du latin par Alain van Dievoet, dans Anderlechtensia, Bruxelles, √† partir du num√©ro 71 de mars 1994. (r√©ponse au livre de Ulrich von Hutten, L'expostulation, ou plainte de Ulrich de Hutten contre √Črasme de Rotterdam, pr√™tre et th√©ologien, traduite pour la premi√®re fois en fran√ßais par Alain van Dievoet et publi√©e √† partir du num√©ro 99 de mars 2001 de la revue belge Anderlechtensia).
  • √Črasme, Louange de la Sottise, traduit nouvellement d'apr√®s l'√©dition de 1511 de Strasbourg et annot√© par Alain van Dievoet, Bruxelles, √Čditions du Hazard, 2008.
  • √Črasme, Guerre et paix dans la pens√©e d'√Črasme, textes choisis et pr√©sent√©s par Jean-Claude Margolin, traductions variorum, Paris, Aubier-Montaigne, 1973.
  • Erasme, les Colloques, traduits par Jarl-Priel, 4 vol., Paris, A l'enseigne du Pot cass√©, 1934-1936.
  • √Črasme, L'√©loge de la Folie, suivi de la Lettre √† Dorpius, traduction de Pierre de Nolhac et annotations de Maurice Rat, Paris, Garnier, 1936.
  • √Črasme, La philosophie chr√©tienne, traductions de Pierre Mesnard, Paris, Vrin, 1970.
  • √Črasme, De ratione studii, traduction de Jean-Claude Margolin, dans, Bulletin de l'Association Guillaume Bud√©, 3, 1976.
  • √Črasme, La correspondance d'√Črasme et de Guillaume Bud√©, traduit par M-M. de la Garanderie, Paris, Vrin, 1967.
  • √Črasme, Correspondance, sous la direction d'Alo√Įs Gerlo, 12 tomes, Paris.
  • √Črasme, Ňíuvres choisies, le Livre de Poche, traductions par Jacques Chomarat, Paris, 1991.

Notes et références

  1. ‚ÜĎ L. Gautier Vignal, √Črasme, Paris, Payot, 1936, pp. 151 et p. 174: ¬ę √Črasme, qui avait √©t√© nomm√©, quelques mois auparavant, membre du conseil de prince Charles etc. ¬Ľ.
  2. ‚ÜĎ L. Gautier Vignal, op. cit., p. 218: "A l'automne de 1521, √Črasme arrivait √† B√Ęle accueilli avec honneur, comme il l'avait √©t√© pr√©c√©demment, par les magistrats, le clerg√©, les membres de l'Universit√©.
  3. ‚ÜĎ Cf. Margolin in Dictionnaire Erasme, art. Famille, dans Blum et al. coll. Bouquins.
  4. ‚ÜĎ Selon A. Godin (Dictionnaire in √Črasme (2000), art. Devotio moderna), √Črasme y aurait √©t√© au contact de l'enseignement des Fr√®res de la vie commune par l'interm√©diaire d'un professeur issu de cette communaut√©, Jean Synthen.
  5. ‚ÜĎ Voir Norbert Elias, La civilisation des mŇďurs, qui analyse longuement cet ouvrage.
  6. ‚ÜĎ Concernant la devise d‚Äô√Črasme, lire : Alain van Dievoet, Concedo Nulli, dans, "Miscellanea Jean-Pierre Vanden Branden : Erasmus ab Anderlaco ", Bruxelles, Archives et biblioth√®ques de Belgique, 1995.
  7. ‚ÜĎ Jean-Claude Margolin, "ERASMUS (1467?‚Äď1536)", Prospects:the quarterly review of comparative education (Paris, UNESCO: International Bureau of Education), vol. XXIII, no. 1/2, 1993, p. 333‚Äď352, en ligne, qui renvoie √† A. Gerlo, Erasme et ses portraitistes: Metsijs, D√ľrer, Holbein, Nieuwkoop, B. de Graaf, 1969, et √† L. Smolderen, ¬ę Quentin Metsys, m√©dailleur d‚ÄôErasme ¬Ľ, in Scrinium Erasmianum, II, dir. J. Coppens, Leiden, Brill, vol. II, 1969, p. 513‚Äď25.
  8. ‚ÜĎ Stefan Zweig, √Črasme. Grandeur et d√©cadence d‚Äôune id√©e Paris, Grasset, pp. 87-88.

Annexes

Bibliographie

  • Blum, Godin, Margolin et M√©nager, √Črasme, √©d. Robert Laffont, coll. Bouquins, 2000 (ISBN 2-221-05916-6)
  • J. Chomarat, Ňíuvres choisies d'√Črasme, √©d. Hachette, coll. Le livre de poche classique, 1991
  • L√©on Halkin, √Črasme parmi nous, √©d. Fayard, 1987
  • Jean-Claude Margolin, √Črasme pr√©cepteur de l'Europe, Paris, Julliard.
  • Stefan Zweig, √Črasme, Grandeur et d√©cadence d‚Äôune id√©e, √©d. Lgf, 2008 (r√©√©d.)

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