Epinal


Epinal

Épinal

Épinal

Vue de la Moselle depuis le pont Sadi-Carnot. Au fond, sur la rive droite, le plateau de la Justice.
Vue de la Moselle depuis le pont Sadi-Carnot. Au fond, sur la rive droite, le plateau de la Justice.

Armoiries
Détail
logo
Administration
Pays France
Région Lorraine
Département Vosges (préfecture)
Arrondissement Épinal (chef-lieu)
Canton Chef-lieu d'Épinal-Est et d'Épinal-Ouest
Code Insee abr. 88160
Code postal 88000
Maire
Mandat en cours
Michel Heinrich
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes Épinal-Golbey
Site internet http://www.ville-epinal.fr/
Démographie
Population 34 014 hab. (2006)
Densité 574 hab./km²
Aire urbaine 89 544 hab.
Gentilé Spinalien
Géographie
Coordonnées 48° 10′ 28″ Nord
       6° 27′ 04″ Est
/ 48.1744, 6.4512
Altitudes mini. 315 m — maxi. 492 m
Superficie 59,24 km²

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Épinal est une commune française, la préfecture et la plus grande ville du département des Vosges dans la région Lorraine. En lorrain, la ville se nommait Pino.

Sommaire

Géographie

Situation

Points de repères

Au sud de la Lorraine, à proximité de la Belgique, du Luxembourg, de l’Allemagne et de la Suisse, Épinal bénéficie d’une situation privilégiée au cœur de l’Europe. Épinal est située à 380 km à l’est de Paris, 60 km au sud de Nancy, 135 km au sud-ouest de Strasbourg et 81 km au nord-ouest de Mulhouse.

  • Épinal est traversée par la Moselle. La ville se trouve dans un couloir creusé par cette dernière dans les couches de grès vosgien reposant sur le soubassement granitique du massif des Vosges. Le granite clair porphyroïde affleure au fond de la vallée de la Moselle. La largeur de la vallée est d’environ 750 m.
  • La ville est entourée de plateaux plus ou moins arrondis avec une pente relativement marquée notamment sur la rive droite. La pente est parfois échancrée par des vallées secondaires comme la rue Saint-Michel et le faubourg d’Ambrail au nord. L’altitude au niveau de la Moselle au centre de la ville est de 324 m. À l’ouest (rive gauche), les plateaux s’élèvent jusqu’à une altitude de 360 à 440 m et pour l’est (rive droite), ils atteignent une altitude de 360 à 470 m. La vallée de la Moselle s’élargit rapidement après
  • Le cadre est verdoyant, les forêts de résineux et de hêtres des plateaux sont visibles du centre-ville.

Communes limitrophes

Rose des vents Golbey Rose des vents
Chantraine N Jeuxey - Deyvillers
O    Épinal    E
S
Dinozé
Enclave:

Voies de communication

Longtemps difficile d’accès, Épinal est désormais relativement bien desservie par les différentes voies de communication. L’arrivée du TGV Est européen en juin 2007 était plus qu’attendue par les spinaliens et en particulier les professionnels du tourisme.
Route : Depuis Paris : Autoroute A5 (en passant à proximité de Troyes), puis A31 Sortie 9 et suivre les panneaux Épinal (3h - 3h30).
Train : TGV depuis Paris (2h12), TER depuis Nancy et Belfort (voir Gare d'Épinal).
Avion : Aéroport d’Epinal et de Metz-Nancy-Lorraine
Bateau/Péniche : Branche sud du Canal de l’Est, le canal des Vosges relie les ports d’Épinal, Charmes et Fontenoy.

Division de la commune

Les 10 quartiers de la ville d’Épinal définis par la mairie :

Rive Droite
Ce quartier a plus de mille ans. C’est le berceau de la cité, son cœur historique : le château, la basilique, le marché - au milieu de la deuxième moitié du Xe siècle - ont été les facteurs déterminants de l’implantation réussie d’Épinal sur la rive droite de la Moselle. Ce quartier est aujourd’hui le quartier du passé reconquis. Le dégagement des anciennes murailles de la « ville aux cent tours  », les fouilles entreprises sur le site du château, la pose de plaques rappelant les noms anciens des rues ou l’histoire de tel ou tel bâtiment, la réouverture en 2004 du Musée du Chapitre, constituent un important effort collectif pour retrouver les racines sous les décombres de l’Histoire.
Rive Gauche 
Une ferme sur l’île était bâtie au Xe siècle, lors de la naissance de la ville : Rualménil, la maison sur la rivière. Du rail à la Moselle, le quartier rive gauche s’étire entre le fer et l’eau, de la Magdeleine au Champ du Pin. L’île exceptée (« la petite ville »), c’est le tableau de Nicolas Bellot hors les murs : le quartier du quai des Bons-Enfants où trouvaient à s’héberger les voyageurs qui ne pouvaient - entrer dans la ville (ce fut le cas de Montaigne en 1580 !) ; le quartier du chemin contournant la cité, pour les Princes jugés indésirables par les Bourgeois.
Le Plateau de la Justice : L’image de la ville nouvelle qui domine la Moselle a pris le pas sur le passé dans la conscience collective spinalienne. Le plateau tire son nom des « bois de justice » où se pratiquait l’exécution des condamnés qui y montaient jusqu’en 1791 par le chemin des Patients. Il a vécu une vie agricole jusqu’à la fin des années 1950. Après la construction du quartier de la Vierge, l’expansion de la ville était telle qu’il a fallu trouver une vaste zone de construction. Le projet de ZUP a nécessité de longues négociations — et parfois des expropriations - avec une centaine de propriétaires qui possédaient les 55 hectares concernés. Dix milliards de francs (valeur 1965) ont été investis pour la construction d’environ 1000 logements.
Le Saut-le-Cerf 
500 en 1947, 1000 en 1949 : le Saut-le-Cerf compte plus de 4400 habitants en 1999. C’est dire que les terres jadis agricoles de l’endroit (il reste encore une ferme en exploitation) ont été l’un des théâtres de l’expansion d’Épinal. L’un des tout premiers peuplements résulte de l’implantation de nombreux baraquements de sinistrés à la suite des tragiques bombardements de la dernière guerre : un peu de l’âme du centre habitera toujours ces marches de la ville.
La Vierge 
C’est le quartier de la « Quarante-Semaine », nom donné en référence à la durée de la terrible peste de 1635, qui a vu plusieurs centaines de Spinaliens mourir dans des loges (baraques) de la vallée de Bonnefontaine, laissant la communauté exsangue. Vers le milieu du XVIIIe siècle, la découverte d’une Vierge, minuscule statuette en bois, donne son nom a la colline. À la fin du XIXe siècle, on décide de déboiser l’endroit pour y construire trois casernes (Dorsner, Varaigne et Bonnard). Le quartier compte 1500 habitants en 1900, 1913 en 1999.
Saint-Laurent 
Quartier morcelé par les vallons successifs, et par le chemin de fer en patte d’oie, Saint-Laurent et le Vieux Saint-Laurent comprennent de nombreux lieux-dits, habités par « une part non négligeable de la population non agglomérée de la ville ». Ces lieux-dits ont pour noms souvent poétiques : Humbertois, le Champ-de-Damas, Genauféte, le Bambois (avec ses 490 mètres, il est le point culminant des hauteurs qui environnent Épinal), Bésonfosse, la Croix-Rouge, le Bouffrot, Bénaveau (et la mythique fontaine des Trois Soldats : Demarue, Saulus, Diez), la Taviane, le Guintôt, les Neuves-Granges, etc.
Le Champ du Pin 
Dans une anse de la Moselle, sur la rive gauche, le Champ du Pin a longtemps été le point extrême sud de la ville, jusqu’à la fusion de la commune de Saint-Laurent en 1964. Après avoir servi de cadre aux manœuvres militaires à partir de la fin du XVIIIe siècle, son urbanisation s’est réalisée parallèlement aux implantations industrielles d’après 1870. On y construisit les sept plus grandes usines que compta Épinal, parmi lesquelles la manufacture de tissus imprimés, les filatures et tissages, l’atelier de gravure sur rouleaux en cuivre destinée à l’impression des tissus. Il fut longtemps le cœur ouvrier de la cité.
Ouest 
Implanté entre le territoire de la commune de Chantraine et le chemin de fer, ce quartier est né pour ainsi dire avec le rail, à la fin des années 1850.Les premiers bâtisseurs ont élevé leurs maisons dans les vergers et les jardins, il est encore aujourd’hui imprégné du caractère champêtre de ses origines. Étendu de part et d’autre d’une importante voie de pénétration de la ville (la rue Notre-Dame-de-Lorette), il a été investi par des personnes souvent modestes, cheminots et petits rentiers, ayant construit pierre à pierre la maison qui était l’aboutissement d’une vie de travail. À partir de 1890, les casernes y ont occupé une immense place, dans l’espace et dans la vie sociale, jusqu’au départ des troupes et la destruction des bâtiments en 1998.
Est 
Ancré sur le tapis vert situé entre l’éperon du parc du château et la voie de contournement, ce quartier Est fut longtemps le "no man’s land" spinalien. Aujourd’hui, les terres vierges de Poissompré, de Razimont, de la Colombière, sont presque complètement urbanisées : dus essentiellement à l’initiative des promoteurs, des lotissements y sont sortis de terre comme autant de petits villages.
Sud-Est 
Le terme « quartier » désigne usuellement une partie urbanisée d’une ville. Difficile, il y a vingt ans, de définir ainsi la zone Sud-Est d’Épinal ! Mais il avait bien fallu rassembler sous ce vocable les lieux-dits disséminés sur ce territoire couvrant près de la moitié de la commune : le moins peuplé des quartiers en est le plus étendu (287 habitants en 1999 sur plus de 2600 hectares). Regroupant des endroits portant des noms aussi évocateurs que Saint-Oger, Bénifontaine, Prefoisse, Malgré-Moi, Pré-Serpent, Calotine, Grande-Mouche, ce quartier s’organise autour de deux rubans urbanisés, la Tranchée de Docelles et la route d’Archettes, reliés par le nœud d’ Uzéfaing.

Histoire

Un vieux mémoire cité par Dom Calmet nous apprends que le château d’Épinal, un des plus ancien de la Gaule Belgique, dominait une ville au nom de Chaumont, Calmonensis, qui fût détruit ainsi que la ville par les Vandales en 406. Albéric ou Ambron les fit alors rebâtir, en 431, mais les Barbares les détruisirent à nouveau en 636, de fond en comble.

Xe siècle : la fondation

Thierry Ier évêque de Metz (Thierry de Hamelant 929-984, 47e évêque de Metz, en latin : Theodiricus ou Deodericus, ou plus vraisemblablement Thierry du Salaland) décida de construire sur une des manses de la paroisse de Dogneville un château et un monastère. La manse s’appelait la manse de Spinal. Il dota l’ensemble d’un marché. Le but de Thierry était de protéger le sud de ses possessions qui était attaquée par les pillards bourguignons. À l’époque, la ville de Remiremont était bourguignonne. Il donna au monastère les reliques de Saint Goëry qui se trouvaient dans le monastère messin de saint Symphorien. Ces reliques furent l’objet de nombreux pèlerinages ce qui permit l’essor économique de la ville.

La présence humaine a été confirmée par des fouilles archéologiques qui mirent au jour les traces d’une présence humaine au Xe siècle. On a retrouvé un dépotoir, des traces de clôtures et des latrines.

Le monastère ne fut réellement occupé que sous le règne de son successeur Adalbéron II. L’église et le monastère furent consacrés en l’honneur de Saint Maurice et de Saint Goëry. Le monastère fut d’abord occupé par les hommes (chanoine) puis rapidement par des femmes bénédictines puis chanoinesses au XIIe siècle. L’occupation initiale par les hommes n’étant d’ailleurs par totalement avérée.

XVIIe siècle la guerre de Trente Ans

Le duché de Lorraine

Le château d’Épinal au XVIIe siècle. Extrait d’un tableau de Nicolas Bellot représentant la Passion du Christ. L’artiste a symbolisé Jérusalem par le château d’Épinal. Le tableau est exposé dans la basilique Saint-Maurice

Depuis 1466 Épinal appartient au duché de Lorraine. Celui-ci est indépendant depuis le traité de Nuremberg de 1542. À l’intérieur du duché, la ville bénéficie d’un statut de relative autonomie. Elle est administrée par un collège de quatre notables choisis tous les ans. À l’aube du XVIIe siècle, les historiens estiment que la population est d’environ 4000 habitants. Il y a une activité importante textile parfaitement visible sur le plan peint par Nicolas Bellot en 1626 (tableau original visible dans le musée de la cité des images à côté de l’imagerie, reproduction visible au musée du chapitre). Sur cette peinture on distingue parfaitement le blanchiment sur près des draps au lieu dit les Gravots. Il existe également une industrie papetière utilisant les moulins sur le bord de la Moselle (également visible sur le plan Bellot). Le plan montre également le château ainsi que les remparts qui protègent la ville. La ville connaît dans la première partie du siècle une certaine prospérité grâce aux activités industrielles et commerciales. Avec l’avènement de Charles IV duc de Lorraine (début du règne le 28 novembre 1625), la situation d’Épinal et de toute la Lorraine change. Ce dernier a un caractère belliqueux et inconstant. Malgré une intelligence certaine et de bonnes qualités militaires, il se montre incapable de mener une politique qui sauvegarde les intérêts du duché. Il choisit les Habsbourgs contre les Bourbons ne comprenant pas que la France est en pleine évolution et devient la puissance dominante en Europe. Au même moment Richelieu récent conseiller du roi Louis XIII cherche à affaiblir la maison d’Autriche. La situation s’aggrave quand Charles IV accueille le frère du roi, Gaston d’Orléans alors en disgrâce qui fuyait Paris. Ce dernier épouse Marguerite de Lorraine à Nancy.

La première occupation française

La croix des pestiférés à la Quarante semaine. La croix se situe à l’endroit où ont été inhumé les victimes de l’épidémie de peste de 1636.

En 1629, la ville est atteinte par une épidémie extrêmement violente de peste pendant les mois de juillet, août et septembre. La Lorraine est atteinte par les armées suédoises qui mènent des incursions meurtrières dans le duché en 1632.

Le 26 mars 1632, Charles IV reconnait par lettre patente les 32 religieuses de l’Annonciade sous la direction de la mère supérieure Seguin (ce couvent se situait sur la place du marché couvert)[1].

En 1633, la ville est attaquée par les troupes françaises du maréchal Caumont la Force. La ville se rend sans combattre ce qui lui permet de négocier des conditions favorables (proclamation du 17 septembre 1633).

En 1635, le maréchal de la Force empêche Jean de Woerth et la ligue catholique d’occuper Épinal. La ville est assiégée par Charles IV, installé à Rambervillers. La défense de la ville est sous les ordres du colonel Gassion. Charles IV doit se replier en novembre sur Besançon sans prendre la ville.

La ville est atteinte par une seconde épidémie de peste en 1636. La mortalité est énorme, à la fin de l’épidémie, il ne reste que 1000 habitants dans la ville. La ville garde la mémoire de cet épisode, l’épidémie s’est appelée l’épidémie des quarante semaines (à cause de sa durée). Un quartier de la ville s’appelle toujours le quartier de la quarante semaine (proche de l’endroit où furent enterrés les pestiférés morts de la peste).

La deuxième occupation française

En octobre de cette même année, Charles IV reprend la ville grâce à la complicité d’un conseiller de la ville Denis Bricquel. À la suite de négociation de l’abbesse de Remiremont Catherine, tante de Charles IV, la neutralité de la ville est reconnue par le roi le 24 septembre. Le 21 mars 1641 Louis XIII et Charles IV signe la paix de Saint-Germain qui ne durera que quatre mois. Le 25 septembre, le lieutenant français du Hallier prend le château de la ville au baron d’Urbache. Commence alors, une occupation de la ville par les troupes françaises qui dure jusqu’en 1650. Les habitants doivent supporter les frais de cette occupation (logement et nourriture des soldats et des chevaux).

Le 16 août 1650, la France est affaiblie par la Fronde, les troupes de Charles IV commandées par le colonel Lhuiller reprennent la ville avec l’aide des habitants. Malheureusement l’occupation lorraine est aussi lourde que l’occupation française. À la suite de négociation, la ville est de nouveau reconnue neutre par les deux parties. Mais les Français s’arrangent pour faire jouer la neutralité en leur faveur. La municipalité prête allégeance sous la menace au roi de France Louis XIV le 18 juillet 1653 à Nancy. Ainsi commence la troisième occupation française qui dure jusqu’au traité de Vincennes en 28 février 1661. La ville retourne dans le giron lorrain.

La ville est ruinée par les épreuves. Dans une requête datée de 1654 au frère de Charles IV (celui-ci est alors prisonnier en Espagne), le duc Nicolas François, le rédacteur mentionne la ville comme étant celle qui est la plus misérable de la province.

Épinal cesse d’être une place forte

Le château vu de la ville et le pont Clemenceau

En 1670, les Français prennent la ville de Nancy, Charles IV se réfugie à Épinal. La ville défendue par le Lorrain Comte de Tornielle est attaquée par les troupes du maréchal de Créqui. Il s’empare de la ville le 19 septembre et le château le 28 septembre. La ville est condamnée à verser une somme exorbitante aux Français de trente mille francs barrois et doit démolir à ses frais le château et les fortifications. Ces conditions exigées sur ordre du roi étaient destinées à effrayer la Lorraine. Le château est détruit mais les fortifications ne sont détruites que partiellement. Les remparts sont en fait intégrés progressivement à l’habitat. Les portes (porte des grands moulins, porte Saint Goëry, porte d’Ambrail, porte d’Arches) sont détruites entre 1723 et 1778. La porte du Boudiou n’est détruite qu’au XIXe siècle (un jour avant l’arrivée de Prosper Mérimée qui venait déclarer la porte monument historique). Le montant de la somme d’argent à verser est fortement diminué après la reddition des autres places fortes lorraines. Mais la chute de la ville représente un tournant, la ville cesse d’être une place forte. La ville se francise progressivement. En 1685, le bailliage est remplacé par le bailliage royal. Le système des quatre gouverneurs disparaît. Le premier maire royal de la ville, François de Bournaq est nommé.

XVIIIe siècle, Épinal devient chef lieu du département des Vosges

En 1790, l’Assemblée constituante demande à l’assemblée départementale des Vosges de choisir entre Mirecourt et Épinal pour désigner le chef-lieu du département. L’assemblée départementale se réunit à Épinal le 1er juin et choisit par trois cent onze voix contre cent vingt sept la ville d’Épinal. Mirecourt devient une sous-préfecture.

1870 : la guerre mais aussi le début d’un nouvel apogée

Entrée de la batterie de Sanchey, l’un des quinze forts datant des années 1880

Même si Épinal est moins concernée par le conflit que les régions françaises plus au Nord, la ville est néanmoins envahie par les troupes allemandes à partir du 12 octobre 1870. Les combats pour défendre la ville ont eu lieu dans les environs à Deyvillers, vers le Château de Failloux, au bois de la Voivre et dans la tranchée de Docelles. À l’entrée des soldats par le faubourg Saint-Michel, s’illustre le spinalien Sébastien Dubois qui se plaçant un genou à terre avec son fusil au milieu de la rue abat deux soldats avant d’être lui-même tué. En représailles de la résistance de la ville, les Allemands demandent 500 000 francs or. Cette somme est ramenée à 100 000 francs après négociation. La ville est occupée jusqu’au 30 juillet 1873.

Paradoxalement, la catastrophe pour la France de la défaite de 1870 est à l’origine d’un formidable développement de la ville. À la suite du traité de Francfort, la ville d’Épinal comme la presque totalité du département des Vosges reste française. Commence alors un très fort développement basé sur l’immigration de nombreux industriels alsaciens notamment du secteur textile qui fuient l’occupation allemande. Ces industriels sont à l’origine de l’industrie textile dans les Vosges. Épinal prenant la place de Mulhouse passé en territoire allemand comme centre industriel du textile. Le développement est également provoqué par la position frontalière de la ville qui devient une des quatre places fortes avec Verdun, Toul et Belfort du système de défense Séré de Rivières. La ville est entourée de quinze forts et d’une centaine d’ouvrages de moindres importances[2] reliés par un système de chemin de fer appelé la voie de soixante à cause de l’écartement des rails (60 cm). Pour soutenir ce nouveau rôle de la ville, les voies de communication sont améliorées avec la création du port fluvial et le développement de la gare.

XXe siècle

La ville et les environs comptent quinze mille militaires en 1913 (pour une population d’environ trente mille habitants).
Au mois de juin 1940, les ponts défendus par les troupes Françaises en retraite sautèrent.
En 1944, des bombardements aériens endommagèrent le quartier de la gare et incendièrent divers édifices publics.
Du 19 au 24 septembre 1944, les troupes américaines du général Alexander Patch délogent l’ennemi et libèrent la ville. Au cours de la lutte, l’explosion des ponts fut si forte que tous les immeubles et les magasins bordant les rives de la Moselle eurent à souffrir.
Durant l’hiver 1947-1948, une forte crue de la Moselle accrut encore les dégâts[3].

Les images d’Épinal

Image d’Épinal : Napoléon sur son lit de mort.
Articles détaillés : Image d'Épinal et Imagerie d'Épinal.

L’imagerie d’Épinal a été fondée en 1796 par Jean-Charles Pellerin où furent imprimées les premières images d’Épinal en série.
Des batailles napoléoniennes aux contes pour enfants en passant par des devinettes, l’Imagerie était au XIXe siècle ce que sont aujourd’hui les journaux ou les magazines.
Elle a d’ailleurs joué un rôle prépondérant dans la propagande du temps du Premier Empire. L’imagerie a grandement participé à l’essor de la cité et lui a offert une réputation de dimension nationale et internationale.
Aujourd’hui, l’Imagerie continue à fabriquer des images comme par le passé. Sept artistes différents et complémentaires créent les images nouvelles sur des thèmes aussi variés que le "Piano", "l’Équipe de France, championne du Monde de Football" ou encore "Cyrano de Bergerac".

Monuments et lieux touristiques

Panorama d’Épinal depuis les ruines du château

Épinal est classée ville d’art et d’histoire et compte de nombreux monuments classés :

Centre ville

Épinal est clairement divisée en deux pôles, de part et d’autre de la Moselle. Rive droite ou quartier historique (hôtel de ville, palais de justice, marché, théâtre, basilique, préfécture, conseil général, restaurants, etc.) et rive gauche (commerces, musée, cinéma, etc.) ou nouvelle ville. Chacun de ses deux pôles ont pour centre une place forte. La place des Vosges à droite, et la place des 4 Nations à gauche.

Musées

Bibliothèques

La Maison romaine
  • La Bibliothèque Multimédia Inter-communale, qui remplace la précédente installée dans la Maison romaine (1892), copie d’une maison de Pompéi (villa pompéienne), est faubourg Saint-Michel, à la place des anciens locaux de la compagnie de bus STAHV.
    Le fond ancien recèle des livres exceptionnels consultables sur demande, en particulier un des deux plus vieux livres connus (un livre se définissant comme un recueil de pages de même taille, reliées et contenues dans une couverture) : il s’agit du Glossaire d’Épinal[4], décrit comme le premier dictionnaire latino-anglais de l’histoire (734)[5].

Bâtiments religieux

la basilique Saint-Maurice
Basilique Saint-Maurice
Catholique 
  • Basilique Saint-Maurice : église gothique du XIIIe majoritairement de style gothique champenois. La première église a été bâtie au Xe par l’évêque de Metz Thierry. La deuxième église a été construite au XIe. Elle fut consacrée par le pape Léon IX. La basilique actuelle reprend les dimensions de cette dernière.
  • Église Notre-Dame-au-Cierge : Construite initialement en 1900, elle a été détruite par les bombardements des 11 et 23 mai 1944 sur la ville d’Épinal. Elle a été reconstruite en 1958, avec Jean Crouzillard pour architecte. Elle comporte un vitrail, dû à Gabriel Loire, d’une superficie de 180 m² qui retrace la vie de la Vierge Marie
  • Chapelle du vieux Saint-Laurent : son origine n’est pas connue. Elle a peut-être été construite à la fin du XVe siècle ou au début du XVIe siècle à l’emplacement d’une autre église. L’autel du XVIIIe siècle en bois doré est classé monument historique depuis 1960. Il est construit sur un autel en grés datant du XVIe siècle. En 1752, elle a reçu une relique de saint Laurent. Cette dernière se trouve maintenant dans l’église paroissiale.
  • Église paroissiale de Saint-Laurent : elle a été construite en 1868 et 1869 (bénédiction le 22 septembre 1869). La tour a été construite en 1892. La première cloche (800 kg, fonderie de Robécourt a été installée en 1870). Les deuxième et troisième (1310 et 690 kg) proviennent des ateliers Drouot d’Arras.
  • Chapelle Notre-Dame-de-Consolation (dite chapelle de la Quarante semaine) : les deux noms de cette chapelle ont pour origine les épidémies de peste du XVIIe siècle. Elle a été construite en 1910.
  • Chapelle Saint-Antoine de Padoue (quartier du Champ du pin) : construite en 1897.
Juif 
  • Synagogue reconstruite après la deuxième guerre mondiale
Protestant 
  • Temple protestant : construit en 1873 sur les plans de l’architecte Risler.


Espaces verts

Épinal jouit d’une réputation internationale concernant ses espaces verts et le savoir-faire de ses jardiniers. La ville a d’ailleurs reçu le Lauréat International des Villes les plus fleuries et arbore aujourd’hui encore 4 fleurs sur les panneaux d’entrées de ville.

  • Le Parc du Cours : grand parc public le long de la Moselle, créé au début du siècle. 30 corbeilles y sont plantées chaque année, en mosaïculture.
  • La roseraie de la Maison Romaine : étonnante et magnifique reproduction d’une maison de Pompéi, construite en 1905 par la veuve d’un riche industriel qui se ruina dans cette aventure. Cette maison, devenue bibliothèque, est entourée d’une belle roseraie : plus de 500 espèces différentes y sont plantées.
  • Le parc du château : Parc animalier de 23 ha situé autour des ruines du château.
  • Le jardin médiéval reconstitué au pied du château et la vigne qui nous rappelle que jadis, on faisait du vin à Épinal.
  • Le port d’Épinal : 3 hectares de verdure en centre-ville.
  • Le Jardin des 5 Sens près de la maison de retraite.
  • Ville fleurie : quatre fleurs et mention Grand Prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris[6]..

Se déplacer dans Épinal

  • Bus : 7 lignes sur lesquelles circulent des bus de 6h00 à 20h00 tous les jours de la semaine.
  • Navette : Un service de navettes gratuites a été mis en place pour relier le grand parking gratuit du Champ de Mars au centre-ville en moins de 5 minutes. La navette fonctionne tous les après-midi du lundi au samedi de 14h00 à 19h00, le matin les mercredis et samedis de 9h00 à 12h30 avec une fréquence de 10 minutes.
  • Vélo : De nombreuses pistes cyclables ont été aménagées en centre-ville et une grande piste permet de rejoindre le Port au Réservoir de Bouzey.
  • À pied : Le meilleur moyen de découvrir Épinal est encore de rester piéton, le centre-ville étant relativement petit.

Fêtes & Culture

Représentation de Saint-Nicolas près de la basilique.

La Ville d’Épinal - cité des images et des contes de fées, disait-on autrefois -, développe une véritable politique culturelle. Elle possède une École Supérieure d’art, une École nationale de musique, un Musée de l’Image, une galerie d’exposition artistique, etc. Dans le cadre d’un Syndicat intercommunal, elle a donné naissance à 'Scènes Vosges’qui propose désormais des manifestations de grande qualité dans trois lieux : le Théâtre, l’Auditorium de la Louvière et la Rotonde, un lieu magnifique à Thaon-les-Vosges.

Plusieurs manifestations organisées par la Ville rassemblent chaque année des milliers de personnes.

  • Les Imaginales :
Article détaillé : Les Imaginales.

Le Festival des mondes imaginaires qui a lieu chaque année quatre jours en mai depuis 2002 rassemble une centaine d’auteurs, illustrateurs, scientifiques de haut niveau, critiques, etc. pour le plus grand intérêt de milliers de personnes venues de toute la France et des pays limitrophes. Consacré à la Fantasy, la Science-Fiction, au Roman historique, au Fantastique, aux Contes et légendes, il cherche à décloisonner les genres. Sa réputation de qualité et de convivialité en fait un Festival particulièrement original. Plusieurs prix littéraires (les Prix Imaginales) y sont décernés. Site officiel des Imaginales

  • Rues & Compagnies, le deuxième week-end de juin. Théâtre de rue.
  • Les Larmes du Rire, dix jours en octobre. Théâtre burlesque.
  • Les Cybériades : Lancé en 2001, à l’initiative du conseil des jeunes, il s’agit d’un tournoi de jeux vidéo sur console et sur PC.
  • Fête de l’internet : Depuis 2002, la Ville d’Épinal participe à la fête de l’internet. Créée en 1997, cette fête a pour but de sensibiliser les Français à l’utilisation des nouvelles technologies et Internet en particulier.

La vie associative culturelle, très animée (une centaine d’associations représentant tous les secteurs culturels), propose également des manifestations de grande qualité. Par exemple :

  • Floréal musical d’Épinal : Depuis plus de vingt ans, le Floréal Musical d’Épinal donne rendez-vous chaque printemps aux mélomanes. C’est un festival éclectique, festif, parcourant tous les répertoires et toutes les époques de la musique classique, avec des incursions dans les musiques traditionnelles et l’improvisation.
  • Concours international de piano : En mars les années impaires.
  • L’Été des artistes : Depuis 2003, cette manifestation réunit, place des Vosges, chaque samedi de juillet et d’août, des artistes et artisans d’art. La manifestation se déroule autour d’un chapiteau, où des graveurs contemporains renommés exécutent en public des démonstrations autour de l’art pictural : Joêl Roche (Prix de Rome), Jean-Pierre Lécuyer, Dominique Lecomte, Gérard Bretin, etc.

Des fêtes traditionnelles et populaires ponctuent également le calendrier spinalien :

  • Les Champs golots : Le samedi des Rameaux, cette fête populaire marque la fin de l’hiver. Pour symboliser le dégel des ruisseaux, un bassin est créé dans la rue devant l’Hôtel de Ville et les enfants y font naviguer des bateaux de leur fabrication, tout illuminés.
  • La fête foraine de la Saint-Maurice se tient tous les ans au Champ de Mars, durant trois semaines, à cheval sur les mois de septembre et d’octobre.
  • Le Village de Noël : du 1er au 24 décembre, depuis 1999, une véritable tradition s’est ancrée au centre ville. Bien sûr, il y a une quarantaine de chalets emplis de cadeaux à offrir ou à s’offrir, de mets de fêtes et de tant d’autres choses… Mais il y a aussi des animations, une grande exposition sous chapiteau, des promenades en calèche, des sculpteurs sur glace… Et un calendrier de Noël géant (créé par un artiste différent chaque année) s’affiche chaque jour sur la façade de l’Hôtel de Ville…
  • Saint-Nicolas : Sans aucun doute, la plus populaire des fêtes spinaliennes. Chaque premier samedi de décembre, un très grand cortège de chars est organisé dans les rues de la cité. Le « saint patron » des enfants se voit précédé par des dizaines de chars décorés et animés par diverses organisations locales. Traditionnellement, le Père Fouettard clôt le défilé. Après deux tours dans la ville, les spectateurs se dirigent vers les quais de la Moselle et sur les ponts pour écouter le discours de saint Nicolas, le voir « s’envoler dans le ciel » et admirer un splendide feu d’artifice.

Héraldique

  1. « D’argent, à une tour de sable à trois créneaux, au contour de laquelle est écrit : SCEL DES QUATRE GOUVERNEMENTS DE LA VILLE D’ÉPINAL. »
    (Malte-Brun, la France illustrée, tome V, 1884) - « armes de la ville avant la domination française »
  2. « D’azur, à la croix d’argent, l’écu semé de fleurs de lis d’or. »
    (Malte-Brun, la France illustrée, tome V, 1884) - « armes de la ville depuis la réunion de la Lorraine à la France. »
  3. Les armes actuelles sont « de gueules à la tour crénelée de quatre pièces d’argent, maçonnée et ajourée de sable, accostée de deux fleurs de lys d’or. »

Démographie

Évolution démographique (Source : INSEE[7])
1585 1644 1712 1772 1870 1890 1909 1913 1921
environ
4000
environ
1000 (*)
environ
5000
6200 11 870 20 932 29 058 30 042 20 042
1931 1939 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006
26 849 27 708 33 315 36 856 39 604 37 818 36 732 35 794 34 014
Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes

(*) forte baisse provoquée par une épidémie de peste.

La démographie d’Épinal a toujours été intimement liée à l’industrie du textile, industrie longtemps dominante dans la région. Le tableau présenté ci-dessus permet de distinguer plusieurs périodes marquantes. Si la ville a gagné plus de 10 000 habitants entre 1870 et 1890, c’est pour plusieurs raisons. D’une part, l’essor de l’industrie textile y a joué un rôle important, mais ici, c’est surtout la position géographique d’Épinal qui a été l’élément prédominant. En 1871, Epinal devint une ville proche de la nouvelle frontière d’Alsace-Lorraine et accueillit à ce titre une très importante garnison militaire (14 000 hommes en 1914) qui en fit l’une des quatre grandes places fortes de l’Est[2]. En même temps, les émigrés alsaciens s’y installèrent et apportèrent avec eux la prospérité économique : l’industrie cotonnière profita dans la vallée de la Moselle de la main-d’œuvre importante et des circonstances politico-militaires. Les autres fluctuations démographiques s’expliquent par l’exode rural et à partir des années 1980 aux problèmes naissants de l’industrie textile.

Sources des données :

  • 1585 à 1712[8]
  • 1772[9]
  • 1970 à 1939[10]
  • à partir 1962 : données INSEE
  • QUID

Économie

Epinal.svg

Chiffres clés de la zone d'emploi d'Épinal :

Économie-épinal.jpg

Si la zone d'emploi d'Épinal a perdu de son dynamisme sur le plan démographique, sa reconversion industrielle est indéniable. Le poids du textile-habillement s'est considérablement réduit et ce sont aujourd'hui les industries du bois et du papier qui dominent le paysage industriel. Sur la dernière décennie, l'emploi salarié a évolué plus favorablement que dans l'ensemble de la Lorraine.

Épinal n’est pas à proprement parlé une ville industrielle bien qu’elle soit appelée « Capitale Mondiale du Bois » et de l’Image. Ce sont en fait, pour la majorité, les communes avoisinantes qui abritent les principales industries, et notamment les ville de Golbey et Thaon-les-Vosges. Sur la première se situe entre autres, la plus importante usine européenne de papier journal (Norske Skog), une usine de climatisation (Trane) et une usine Michelin. Sur la seconde se situe une usine de turbo pour voitures (Honeywell Turbo Techologies). L’économie d’Épinal est avant tout une économie basée sur le secteur tertiaire, ce qui en fait la métropole sud de la Lorraine.

Épinal est le siège de la Chambre de commerce et d’industrie des Vosges. Elle gère l’aérodrome de Mirecourt.La ville possède 3 zones commerçiales dont le centre ville qui comporte librairie, bar, restaurant, hôtel, magasins comme camaeuie, cache-cache, esprit, edc, IKKS, burton, pimkie, jenifer, armand thierry, jules, sephora, bata, julien d'orcel le centre ville possède une petite galerie marchande.La zone commerçiale, LA VOIVRE qui comporte une vingtaine de magasins comme LA HALLE, GEMO, BUT, casa, magvet, modia, gifi, new-baby… La zone commerçiale des terres st-jean qui comporte elle aussi une vingtaine de magasins comme LEROY-MERLIN, darty, cultura, maison du monde, JSK, lapeyre la maison… la ville possède aussi deux zones d'activités, le sauf cerf, on ytrouve un hôpital et une maternité privé, des bureaux d'expert comptable… La ville contient un petit quartier ou l'on y trouve beaucoup de bureaux d'avocat, d'architecte de banquier, et des PME…c'est une ville qui reste tout de même active.

Épinal a été décorée en 2007 de @@@@@ par l'Association Villes Internet, le maximum étant de 5 @.

Administration

Le maire d’Épinal est Michel Heinrich depuis 1997 (réélu en 2008). Il a succédé à Philippe Séguin (élu en 1983, 1989 et 1995), qui avait démissionné.

Liste des maires successifs d’Épinal
Période Identité Parti Qualité Période Identité Parti Qualité
1790 - 1791 Donat Vosgien . . 1874 - 1881 Jean-Baptiste Huot . .
1791 - 1800 Pierre Guilgot . . 1881 - 1883 Pierre-Arthur Florion . .
1800 - 1802 Christophe Denis . . 1883 - 1888 August Ohner . .
1802 - 1815 Claude de Launoy . . 1888 - 1892 Charles Gérard-George . .
1815 - 1816 Sébastien Bérard . . 1892 - 1900 Georges Juillard . .
1816 - 1818 Dieudonné Abram . . 1900 - 1911 Émile Stein . .
1818 - 1821 Jean Drouel . . 1911 - 1914 Stanislas Merklen . .
1821 - 1824 Ruault . . 1914 - 1919 Paul Mieg . .
1824 - 1830 Charles de Chambon . . 1919 - 1938 Augustin Baudouin . .
1830 - 1835 Fortunat Pellicot . . 1938 - 1941 Léon Schwab . .
1835 - 1840 Éloi Lehec . . 1941 - 1944 August Thiétry . .
1840 - 1841 Joseph Colin . . 1944 Henry Najean . Avocat
1841 - 1843 Pierre Adam . . 1944 - 1945 Léon Schwab . Docteur en droit
1843 - 1848 Joseph Collenne . . 1945 - 1947 Alfred Thinesse . Médecin
1848 Jules Mougin . . 1947 - 1959 Charles Guthmuller ED Député
1848 - 1852 Joseph Claudel . . 1959 - 1977 André Argant . Professeur
1852 - 1862 Joseph Ferry . . 1977 - 1983 Pierre Blanck PS Fonctionnaire des Postes
1862 - 1867 François-Félix Maud’Heux . . 1983 - 1997 Philippe Séguin RPR Fonctionnaire
1867 - 1871 Charles Kiener . . Depuis 1997 Michel Heinrich UMP Pharmacien
1871 - 1874 Jacques Pentecote . . . . . .


La commune voisine de Saint-Laurent a été rattachée à Épinal en 1964.

Liste des maires successifs de Saint-Laurent
Période Identité Parti Qualité Période Identité Parti Qualité
1793 - 1800 Jean-François Mangin . . 1869 - 1870 Charles-Dominique Colin . .
1800 - 1801 M. Mathieu . . 1870 - 1885 André-Frédéric Thouvenin . .
1801 - 1803 Dominique Colin . . 1885 - 1893 Charles-Dominique Colin .
1803 - 1810 Claude-Philippe Houillon . . 1893 - 1900 Charles-Émile Balandier . .
1810 - 1813 M. Romary . . 1900 - 1928 Claude-Joseph-Hyacinthe Colin . .
1813 - 1815 M. Colin . . 1928 - 1945 M. Mourey . .
1815 - 1823 Dominique Colin . . 1945 - 1957 Camille Mater . .
1823 - 1845 Jean-Nicolas Mangin . . 1957 - 1963 Louis Boulay . .
1845 - 1869 André Pagelot . . 1963 - 1964 Julien Ruellet . .

Bien que l’agglomération d’Épinal s’étende de plus en plus sur les communes voisines, l’intercommunalité y est encore peu développée. Seule une petite communauté de communes, Épinal-Golbey, regroupe la ville et son principal faubourg, Golbey.

Épinal est divisée en 2 cantons :

Personnages célèbres

Le Pineau (l'enfant à l'épine)
  • Émile Durkheim : fondateur de la sociologie moderne, né à Épinal en 1858.
  • Marc Boegner : né le 21 février 1881 à Épinal. Écrivain, penseur et pasteur, il fut président de la Fédération protestante de France de 1929 à 1961, président du Conseil œcuménique des Églises de 1948 à 1954. Il a été admis à l’Académie française en 1962. Il s’éteignit le 18 décembre 1970 à Paris.
  • Marcel Mauss : (Épinal, 10 mai 1872 - Paris, 1er février 1950) père de l’ethnographie française et neveu d’Émile Durkheim, il a exercé une influence profonde sur les sciences sociales et humaines et a légué un héritage intellectuel d’une richesse inépuisable.
  • Jean-Marie Cavada, né le 24 février 1940 à Épinal, journaliste et homme politique français.
  • Louis Guillon (1887-1947), homme politique
  • Jean-Charles Pellerin, né en 1756 à Épinal, il est célèbre pour les images populaires qu’il composa dès la Révolution et qu’il imprima lui-même à partir de 1800.
  • Philippe Séguin (né le 21 avril 1943 à Tunis), maire d’Épinal (1983-1997), est un homme politique français. Il est actuellement Premier président de la Cour des comptes.
  • Louis Lapicque, né le 1er août 1866 à Épinal, fut un physiologiste français, spécialiste du système nerveux et connu pour sa découverte de la chronaxie.
  • André Jacquemin, né à Épinal le 3 septembre 1904, peintre et graveur, membre de l’Académie des Beaux-Arts de l’Institut de France.
  • Ségolène Royal effectue ses études secondaires à Charmes (Vosges) avant d’intégrer le lycée privé Saint-Joseph d’Épinal en 1968.
  • Henry Daniel-Rops écrivain et historien français.
  • Léo Valentin, né à Epinal en 1919, ancien militaire et aventurier surnommé « l'homme-oiseau ».
  • Odile Redon, née à Épinal le 18 octobre 1936, historienne française spécialiste du Moyen Âge.
  • Paul Chevreux, né à Metz le 18 août 1854, archiviste et historien du département des Vosges.

Sportifs célèbres

Elle poursuit actuellement des études de masso kinésithérapie à Strasbourg, parallèlement à sa carrière sportive.

Il prend sa retraite de sportif fin 2005.

Il est milieu offensif.

Ce défenseur, a débuté sa carrière au SAS Épinal, avant de disputer 26 matchs de division 2 avec Caen (1997-98).

Il est professionnel depuis 1997.

Il évolue dans les championnats internationaux.

Est un joueur de rugby à XV français qui évolue au poste de centre au sein de l'USA Perpignan (1,80 m pour 90 kg[11]).

Clubs sportifs

Il existe des dizaines de clubs et d’associations sportives à Épinal. Voici les principaux :

  • SAS (Stade athlétique spinalien) : Football (CFA), Volley-ball (Championnat de France National 1 Masculin)
  • GET Vosges : Basket-ball (Nationale 1)
  • ICE (Image Club d’Épinal) : Hockey sur glace (Ligue Magnus / Élite)
  • Première Compagnie d'Archers d'Épinal[12] : Tir à l'arc
  • Club de Patinage sur glace d'Epinal[13] : Danse sur glace
  • GESN (Golbey Épinal Saint-Nabord) : Canoë-kayak
  • RESDA Épinal : Athlétisme
  • Jeunes Sapeurs Pompiers
  • CNE : Cercle des nageurs d’Épinal
  • ASPTT Épinal : Handball (Championnat de France National 2 masculin)
  • ASPTT Épinal Natation
  • Golf Club des Images d’Épinal : Golf
  • Aviron-club d’Épinal : Aviron
  • Route d’Archettes : Cyclisme
  • Véloce Club Spinalien : Cyclisme
  • Les Enfants du Roc : Escalade
  • Société d’escrime spinalienne : Escrime
  • Société Hippique d’Épinal
  • Judo-Club spinalien, Les Amis de Georges, Judo Bushido Club : Judo
  • Moto-Club Spinalien, Moto-Club des Images : Moto-cross, motocyclisme
  • Club Vosgien d’Épinal : Randonnée pédestre
  • RAEG (Rugby Athlétique Épinal Golbey) : Rugby
  • Cercle de Voile d’Épinal : Voile
  • Taekwondo Épinal Club
  • Tennis-Club Spinalien
  • Top Spinalien Pongiste : Tennis de table
  • Galaxy Gym : Boxe thaï et boxe américaine
  • Samouraï Gym : Remise en forme, musculation, gym, squash, sauna, karaté, Self Défense
  • Pop'Fly d'Épinal : Softball et Baseball

Établissements scolaires et universitaires

Écoles maternelles et primaires

École maternelle et primaire d’Ambrail - 112, faubourg d’Ambrail 88 000 Épinal Site Internet
École maternelle du Château - 54, rue Saint-Michel 88 000 Épinal (démolie en décembre 2008)
École maternelle du 149e R.I. - 31, rue du 149e R.I. 88 000 Épinal
École primaire du 149e R.I. - 5, rue Charles-Renel 88 000 Épinal
École primaire du Centre - 16, quai Jules-Ferry 88 000 Épinal
École maternelle du Champbeauvert - 27, rue des Tisserands 88 000 Épinal
École primaire du Champbeauvert - 7, rue de Bénaveau 88 000 Épinal
École maternelle Charles Perrault - 5, rue Charles-Perrault 88 000 Épinal
École maternelle et primaire Émile Durkheim - 2 & 6, rue Durkheim 88 000 Épinal Site Internet
École maternelle des Épinettes - allée des Tamaris 88 000 Épinal
École maternelle E. Rossignol - 2, avenue Léon-Blum 88 000 Épinal
École maternelle Guilgot - place Guilgot 88 000 Épinal
École maternelle et primaire Jean Macé - 15 & 17, rue Charles-Perrault 88 000 Épinal
École maternelle et primaire de la Loge Blanche - 9, rue des Fusillés 88 000 Épinal
École maternelle et primaire Louis Pergaud - 12 et 14, avenue Léon-Blum 88 000 Épinal
École maternelle Luc-Escande - 30, rue Jules-Méline 88 000 Épinal
École primaire Maurice Ravel - 16, rue Saint-Michel 88 000 Épinal
École maternelle et primaire Paul-Émile-Victor - 49, rue de Nancy 88 000 Épinal
École maternelle R. Lang - 11, côte de la Vierge 88 000 Épinal
École primaire Gaston-Rimey - 22-24, rue Jules-Méline 88 000 Épinal
École maternelle de Saint-Laurent - 9, rue Abbé-Claude 88 000 Épinal
École primaire de Saint-Laurent - 3, place du Souvenir 88 000 Épinal
École maternelle du Saut-le-Cerf - 3, rue Saint-Nicolas 88 000 Épinal
École primaire du Saut-le-Cerf - 4, rue du Couarail 88 000 Épinal Site Internet
École maternelle et primaire Victor Hugo - 2, rue Victor-Hugo 88 000 Épinal
École privée primaire et maternelle Saint Goëry - 17, rue de la Préfecture 88 000 Épinal

Collèges

Collège Jules Ferry - 3, rue du Docteur Pierre Laflotte et de l’ancien Hôpital 88 000 Épinal
Collège Clemenceau - place Clemenceau - BP 588 - 88 021 Épinal Cedex
Collège Saint-Exupéry - 14, rue Charles-Perrault 88 025 Épinal Cedex
Collège privé Notre-Dame - 23, rue Thiers 88 000 Épinal ~ Site Internet de l'ensemble Scolaire

Lycées

Lycée d’enseignement général Claude Gellée - 44, rue Abel-Ferry 88 000 Épinal
Lycée d’État Polyvalent Louis Lapicque - 5, rue Nicolas-Bellot 88 000 Épinal
Lycée Pierre Mendès France - 2, rue du Haut des Étages 88 000 Épinal

Lycée privé d’enseignement général et technologique Saint Joseph - 58, rue des Soupirs 88 000 Épinal ~ Site Internet de l'ensemble Scolaire

Lycée professionnel Isabelle Viviani - 75, route de Remiremont - CO 571 - 88 020 Épinal Cedex
Lycée professionnel Jean-Charles Pellerin - 44, rue Abel-Ferry 88 000 Épinal

Lycée privé professionnel Hôtelier Notre-Dame - 23, rue Thiers 88 000 Épinal ~ Site Internet de l'ensemble Scolaire

Ensemble scolaire

Ensemble scolaire Notre-Dame / Saint-Joseph - 23, rue Thiers 88 000 Épinal * 58, rue des Soupirs 88 000 Épinal :
Regroupant le Collège privé Notre-Dame, le Lycée privé d’enseignement général et technologique Saint Joseph et le Lycée professionnel Hôtelier Notre-Dame depuis 2005.

Enseignement supérieur
  • Département génie industriel et maintenance
  • Département organisation et génie de la production
  • Département techniques de commercialisation

Vie militaire

Unités ayant tenu garnison à Épinal:

Jumelages

Notes et références

  1. Annales de la Société d’émulation du département des Vosges
  2. a  et b La place forte d’Épinal
  3. Guide Vert Michelin 1951-1952
  4. Glossaire d’Épinal
  5. Rome et les Barbares à Venise
  6. Palmarès 2007 du 47e concours des villes et villages fleuris. Consulté le 2 octobre 2009.
  7. Épinal sur le site de l’Insee
  8. Michel Pernod « Épinal au XVIIIe siècle, le premier apogée de la ville et les malheurs de la guerre » in Épinal du château à la préfecture. Annales de l’Est, société d’émulation des Vosges page 67 à 80. 3e trimestre 2000
  9. Albert Ronsin : « Imprimeurs et libraires à Épinal du XVIe au XVIIIe siècle » in Épinal du château à la préfecture. Annales de l’Est, société d’émulation des Vosges page 81 à 102. 3e trimestre 2000
  10. Rémy Thiriet « Épinal sous la IIIe république » in Épinal du château à la préfecture. Annales de l’Est, société d’émulation des Vosges page 81 à 102. 3e trimestre 2000
  11. La fiche de Maxime Mermoz sur le site de l'Équipe.
  12. 1ère Compagnie d'Archers d'Epinal
  13. CPGE Club de Patinage sur glace d'Epinal

Voir aussi

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Articles connexes

Médias à Épinal

Liens externes

Bibliographie

Histoire
  • François Weymuller – Histoire d’Épinal des origines à nos jours – Éditions Horvath – (ISBN 27171-0340-6)- 1985
  • Michel Bur – le château d’Épinal XIII-XVIe siècle – Comité des travaux historiques scientifiques – (ISBN 2-7355-0500-6) – 2002.
  • Robert Javelet, Épinal, Images de mille ans d’histoire. Presses des établissement Braun et cie Mulhouse, 1972 (Pas d’ISBN)
  • Philipe Kuchler – L’origine de la ville d’Épinal d’après les fouilles archéologiques du palais de justice (VIIIe-XIIIe) in Journées d’études vosgiennes, Épinal du château à la préfecture – Annales de l’Est, société d’émulation des Vosges, page 27 à 43 – 3e trimestre 2000
  • Dominique Armand : « Épinal situation et site » in Épinal du château à la préfecture. Annales de l’Est, société d’émulation des Vosges page 13 à 16. 3e trimestre 2000
  • Michel Pernod « Épinal au XVIIIe siècle, le premier apogée de la ville et les malheurs de la guerre » in Épinal du château à la préfecture. Annales de l’Est, société d’émulation des Vosges page 67 à 80. 3e trimestre 2000
  • Albert Ronsin : « Imprimeurs et libraires à Épinal du XVIe au XVIIIe siècle » in Épinal du château à la préfecture. Annales de l’Est, société d’émulation des Vosges page 81 à 102. 3e trimestre 2000
  • Rémy Thiriet « Épinal sous la IIIe république » in Épinal du château à la préfecture. Annales de l’Est, société d’émulation des Vosges page 81 à 102. 3e trimestre 2000
Autres
  • Michel Guidat, Bernard Hestin : Saint-Laurent, du terroir à la cité – Éditions Sapin d’or – Dépôt légal 3e trimestre 1989 (pas d’ISBN)
  • René Fetet : la chapelle Notre-Dame de consolation, la Quarante semaine Épinal, 1910-2000, 90 ans d’histoire – 2000. Publié à compte d’auteur (pas d’ISBN)
  • Mairie d’Épinal.
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