Encyclopædia Britannica

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Encyclopædia Britannica
Encyclopædia Britannica
Nouvelle édition américaine de l’Encyclopedia Britannica (1991)
Nouvelle édition américaine de l’Encyclopedia Britannica (1991)

Auteur 4 411 contributeurs connus (2008)
Genre Encyclopédie
Pays d'origine Royaume-Uni (1768-1900)
√Čtats-Unis (depuis 1901)
√Čditeur Encyclop√¶dia Britannica, Inc.
Collection Collection Blanche
Date de parution Depuis 1768
Type de média 32 volumes (2008)
ISBN ISBN 1-59339-292-3

L'Encyclop√¶dia Britannica (couramment orthographi√©e avec un e √† la place du √¶ original) est une encyclop√©die g√©n√©raliste de langue anglaise publi√©e par Encyclop√¶dia Britannica, Inc., une soci√©t√© priv√©e bas√©e √† Chicago. Ses articles ciblent un public adulte et instruit, et sont √©crits par un personnel d'environ 100 √©diteurs √† plein-temps et plus de 4 000 contributeurs experts. La Britannica est reconnue comme l'encyclop√©die la plus universitaire[1],[2].

En 2007, la Britannica est la plus ancienne encyclop√©die de langue anglaise encore en publication[3]. Elle est publi√©e pour la premi√®re fois entre 1768 et 1771 √† √Čdimbourg, en √Čcosse, et grandit rapidement en popularit√© et en taille : sa 3e √©dition de 1797 et son suppl√©ment (1801) atteignent ensemble 20 volumes[4],[5],[6].

Son statut grandissant l'aide √† recruter d'√©minents contributeurs. La 9e √©dition (1875 ‚Äď 1889) et la 11e √©dition (1911) sont consid√©r√©es comme des encyclop√©dies de r√©f√©rence pour leur √©rudition et la qualit√© de leur r√©daction[5]. D√®s la 11e √©dition, la Britannica a graduellement raccourci et simplifi√© ses articles afin d'√©largir son march√© en Am√©rique du Nord[5]. En 1993, elle est devenue la premi√®re encyclop√©die √† adopter une politique de r√©vision continue, par laquelle elle est continuellement r√©imprim√©e et chaque article est r√©guli√®rement mis √† jour[6].

L‚Äôactuelle 15e version a une structure en trois parties : une Microp√¶dia de douze volumes (articles courts, g√©n√©ralement moins de 750 mots), une Macrop√¶dia de 17 volumes regroupant de longs articles (dont deux de 310 pages), et un volume unique intitul√© Prop√¶dia pour donner un aper√ßu hi√©rarchique des connaissances. La Microp√¶dia est con√ßue comme un guide √† la Macrop√¶dia. Les lecteurs sont invit√©s √† examiner la Prop√¶dia pour comprendre le contexte de chaque sujet et trouver des articles plus d√©taill√©s[7]. La taille de la Britannica est rest√©e √† peu pr√®s constante √† partir de 1940, avec pr√®s de 40 millions de mots pour un demi-million d‚Äôarticles[8]. Bien que la publication soit r√©alis√©e aux √Čtats-Unis depuis 1901, elle a toujours conserv√© le vocabulaire britannique[1].

En 2007, la Britannica rencontre des difficultés à rester rentable[3]. Certains articles des éditions précédentes ont été accusés d’inexactitudes, de partialité et des contributeurs ont été critiqués pour leur incompétence[5],[9]. Des doutes persistent encore concernant la version actuelle[1], malgré les réfutations de l’éditeur[10].

Sommaire

Histoire

Les propri√©taires de l‚ÄôEncyclop√¶dia Britannica, Inc. ont chang√© √† plusieurs reprises. Il y eut notamment A & C Black, Horace Everett Hooper, Sears Roebuck et William Benton. L‚Äôactuel propri√©taire de l‚Äôentreprise est Jacqui Safra, acteur suisse millionnaire. Les r√©cents progr√®s en mati√®re de technologie de l‚Äôinformation et la mont√©e en puissance des encyclop√©dies √©lectroniques telles que Microsoft Encarta ou Wikip√©dia ont r√©duit les commandes d‚Äôencyclop√©dies sur papier[11]. Pour rester comp√©titif, l‚Äô√©diteur de la Britannica a soulign√© la r√©putation de son ouvrage, r√©duit le prix et les co√Ľts de production et d√©velopp√© des versions num√©riques sur CD-ROM, DVD-ROM et sur Internet.

√Čditions

Page de couverture de la première édition de l'Encyclopædia Britannica

La Britannica a été publiée en quinze éditions successives, avec des suppléments à la 3e et à la 5e édition. En outre, la 10e édition n’a été qu’un supplément à la 9e, de même que les 12e et 13e ont été le supplément de la 11e. La 15e a subi une réorganisation en profondeur en 1985. Cette 15e édition aménagée est la version actuelle.

A travers l‚Äôhistoire, la Britannica a eu deux objectifs : √™tre un ouvrage de r√©f√©rence excellent, et fournir un contenu p√©dagogique[3]. En 1974, la 15e √©dition a adopt√© un troisi√®me objectif : syst√©matiser tout le savoir humain[7]. L‚Äôhistoire de la Britannica peut √™tre divis√©e en cinq p√©riodes, ponctu√©es par des changements en mati√®re de management et la r√©organisation de l‚ÄôŇďuvre.

1768-1826

Dans la premi√®re p√©riode (√©ditions 1 √† 6, de 1768 √† 1826), l‚ÄôEncyclop√¶dia Britannica a √©t√© dirig√©e et publi√©e par ses cr√©ateurs, parmi lesquels Colin Macfarquhar, Andrew Bell, et Archibald Constable. Elle a √©t√© publi√©e pour la premi√®re fois entre 1768 et 1771 √† √Čdimbourg sous le nom ¬ę Encyclop√¶dia Britannica, ou Un Dictionnaire des Arts et des Sciences compil√© selon un nouveau plan ¬Ľ[12]. Elle fut en partie con√ßue en r√©action √† l‚ÄôEncyclop√©die de Diderot et de Jean le Rond d‚ÄôAlembert en France, qui avait √©t√© publi√©e entre 1751 et 1772 et elle-m√™me inspir√©e de la Cyclopaedia (1728) de Chambers. La Britannica a d‚Äôabord √©t√© une initiative √©cossaise, et reste encore un h√©ritage durable des Lumi√®res √©cossaises[13]. Durant cette p√©riode, la Britannica a √©volu√© en passant de trois volumes (compil√©s par le jeune √©diteur William Smellie)[14], √† pr√®s de vingt volumes. Plusieurs autres encyclop√©dies se sont d√©velopp√©es en m√™me temps, notamment la Cyclopaedia de Rees et l‚ÄôEncyclopaedia Metropolitana de Coleridge[15].

Les premi√®res √©ditions au XIXe si√®cle de l'Encyclop√¶dia Britannica incluant des travaux de recherche, comme dans l'article de Thomas Young sur l'√Čgypte, qui comporte une traduction de hi√©roglyphes sur la pierre de Rosette (ici illustr√©e).

1827-1901

Durant la deuxi√®me p√©riode (√©ditions 7 √† 9, entre 1827 et 1901), la Britannica a √©t√© g√©r√©e par A & C Black, une soci√©t√© d‚Äô√©dition bas√©e √† √Čdimbourg. Bien que de nombreux contributeurs ont √©t√© recrut√©s parmi les relations des r√©dacteurs en chef, par exemple Macvey Napier, d‚Äôautres ont √©t√© attir√©s par la notori√©t√© de la Britannica. Les contributeurs venaient souvent de pays √©trangers, y compris les sp√©cialistes les plus respect√©s de leur domaine. Un index g√©n√©ral de tous les articles a √©t√© inclus pour la premi√®re fois dans la septi√®me √©dition, et dont la pratique a √©t√© maintenue jusqu‚Äôen 1974. Le premier r√©dacteur en chef d‚Äôorigine anglaise a √©t√© Thomas Spencer Baynes, qui a supervis√© la production de la 9e √©dition, surnomm√©e ¬ę l‚Äô√©dition savante ¬Ľ pour son caract√®re particuli√®rement √©rudit[1],[5]. Cependant, avec la fin du XIXe si√®cle, la 9e √©dition √©tait d√©pass√©e et la Britannica a d√Ľ faire face √† des difficult√©s financi√®res.

1901-1973

La troisi√®me p√©riode (version 10 √† 14, de 1901 √† 1973) a √©t√© marqu√©e par le contr√īle d‚Äôhommes d‚Äôaffaires am√©ricains qui ont introduit le marketing direct et le d√©marchage √† domicile. Les √©diteurs am√©ricains ont progressivement simplifi√© les articles, les rendant moins savants pour viser le grand public. La 10e √©dition a √©t√© rapidement produite en tant que suppl√©ment de la 9e √©dition. La 11e √©dition est en revanche reconnue pour sa qualit√© excellente. Son propri√©taire Horace Hooper a fait des efforts consid√©rables pour Ňďuvrer √† sa perfection[5]. Quand Hooper connut des difficult√©s financi√®res, la Britannica fut reprise par la soci√©t√© Sears pour dix-huit ans (1920-1923, 1928-1943). En 1932, le vice-pr√©sident de Sears, Elkan Harrison Powell, assume la pr√©sidence de la Britannica. En 1936, il commence la politique de r√©vision continue. Celle-ci rompt avec la pratique ant√©rieure, qui consistait √† conserver les articles identiques jusqu‚Äô√† l‚Äô√©dition suivante, parfois durant 25 ann√©es[6]. En 1943, la propri√©t√© de la Britannica est transmise √† William Benton jusqu‚Äô√† sa mort en 1973. Benton a mis en place une fondation portant son nom, qui dirigea la Britannica jusqu‚Äôen 1996. C‚Äôest durant cette p√©riode, en 1968, que la Britannica c√©l√®bre son bicentenaire.

Publicité américaine pour la 11e édition dans le National Geographic Magazine de mai 1913.

1973-1994

Durant la quatri√®me p√©riode (15e √©dition, de 1974 √† 1994) la Britannica conna√ģt sa quinzi√®me √©dition, qui est r√©organis√©e en trois parties : la Microp√¶dia, la Macrop√¶dia, et la Prop√¶dia. Sous la direction de Mortimer Adler (membre du comit√© de r√©daction de l‚ÄôEncyclop√¶dia Britannica depuis sa cr√©ation en 1949, et pr√©sident du comit√© depuis 1974)[16], la Britannica cherche non seulement √† √™tre une r√©f√©rence et un outil p√©dagogique, mais aussi √† syst√©matiser les connaissances humaines. L‚Äôabsence d‚Äôindex autonome et le regroupement d‚Äôarticles dans plusieurs encyclop√©dies parall√®les (Microp√¶dia et Macrop√¶dia) ont provoqu√© une ¬ę temp√™te de critiques ¬Ľ √† l‚Äôencontre de la 15e √©dition dans sa version initiale[1],[17]. En r√©ponse, la 15e √©dition a √©t√© enti√®rement refondue et index√©e pour sa r√©√©dition en 1985. Cette seconde version continue √† √™tre publi√©e et r√©vis√©e, la derni√®re version imprim√©e datant de 2010. Le titre officiel de la 15e √©dition est la ¬ę Nouvelle Encyclop√¶dia Britannica ¬Ľ, aussi connue sous le nom de ¬ę Britannica 3 ¬Ľ[1].

1994-aujourd'hui

Durant la cinqui√®me p√©riode (de 1994 √† nos jours), des versions num√©riques ont √©t√© d√©velopp√©es et publi√©es sur des m√©dias optiques et en ligne. En 1996, la Britannica a √©t√© achet√©e par Jacqui Safra bien en-dessous de sa valeur estim√©e, en raison des difficult√©s financi√®res de l‚Äôentreprise √©ditrice Encyclop√¶dia Britannica, Inc. Celle-ci est scind√©e en deux soci√©t√©s distinctes en 1999 : d‚Äôun c√īt√©, une soci√©t√© qui a gard√© la m√™me d√©nomination et qui d√©veloppe la version papier ; de l‚Äôautre, la Britannica.com Inc qui d√©veloppe les versions num√©riques. Depuis 2001 les deux soci√©t√©s partagent le m√™me directeur, Ilan Yeshua, qui continue la strat√©gie de Powell en lan√ßant des produits d√©riv√©s de l'encyclop√©die.

Dédicaces

L‚ÄôEncyclop√¶dia Britannica a √©t√© d√©di√©e au monarque britannique entre 1788 et 1901, puis √©galement au pr√©sident am√©ricain avec la publication de l‚Äôencyclop√©die aux √Čtats-Unis[1]. Ainsi, la 11e √©dition est ¬ę d√©di√©e par autorisation √† sa majest√© George V, roi de Grande-Bretagne et d‚ÄôIrlande et des dominions britanniques au-del√† des Mers, empereur d‚ÄôInde, et William Howard Taft, pr√©sident des √Čtats-Unis d‚ÄôAm√©rique ¬Ľ[18],[19]. L‚Äôordre des d√©dicaces a vari√© en fonction de l‚Äôinfluence des deux puissances et du nombre d‚Äôexemplaires vendus dans chaque pays. De sorte que la 14e version en 1954 est ¬ę d√©di√©e avec la Permission des T√™tes des deux peuples anglophones, Dwight David Eisenhower, Pr√©sident des √Čtats-Unis d‚ÄôAm√©rique, et de Sa Majest√©, la Reine Elizabeth II ¬Ľ[20],[21]. Conform√©ment √† la tradition, la version 2007 de l‚Äôactuelle 15e √©dition a √©t√© ¬ę d√©di√©e avec la permission de l‚Äôactuel pr√©sident des √Čtats-Unis d‚ÄôAm√©rique, George W. Bush, et de Sa Majest√©, la reine √Člisabeth II ¬Ľ[22],[20], tandis que la version 2010 de la m√™me √©dition est ¬ę d√©di√©e par autorisation √† Barack Obama pr√©sident des √Čtats-Unis d‚ÄôAm√©rique et sa majest√© la reine √Člisabeth II ¬Ľ[23],[24].

Critiques et popularité

Réputation

Une gravure de Andrew Bell publiée dans la 1e édition.

Depuis la 3e √©dition, la Britannica a b√©n√©fici√© d‚Äôune r√©putation excellente pour la qualit√© de ses articles[1],[2],[25]. Plusieurs √©ditions ont d'ailleurs √©t√© plagi√©es aux √Čtats-Unis[5]. √Ä la sortie de la 14e √©dition, le Time magazine a baptis√© la Britannica le ¬ę Patriarche de la Biblioth√®que ¬Ľ[26]. Le naturaliste William Beebe a m√™me d√©clar√© que la Britannica se tenait ¬ę au-del√† des comparaisons parce qu‚Äôil n‚Äôy a pas de concurrent ¬Ľ[27]. Des r√©f√©rences √† la Britannica se trouvent dans la litt√©rature anglaise, notamment dans La Ligue des rouquins d‚ÄôArthur Conan Doyle.

La Britannica est reconnue pour sa fa√ßon de concentrer les connaissances humaines[28]. Pour approfondir leur √©ducation, beaucoup se sont consacr√©s √† la lecture enti√®re de la Britannica. Quand Fat'h Ali est devenu shah de Perse en 1797, il re√ßut la troisi√®me √©dition de la Britannica, qu‚Äôil lut en int√©gralit√©. Apr√®s cet exploit, il inclut dans son titre royal ¬ę le Plus Formidable Seigneur et le Ma√ģtre de l‚ÄôEncyclop√¶dia Britannica ¬Ľ[29]. L‚Äô√©crivain George Bernard Shaw a revendiqu√© avoir lu en entier la 9e √©dition, sauf les articles scientifiques[5]. Richard Evelyn Byrd a choisi de lire la Britannica durant son s√©jour de cinq mois au p√īle Sud en 1934, tandis que Philip Beaver l‚Äôa emport√©e pour son exp√©dition en mer. Plus r√©cemment, l‚Äô√©diteur A. J. Jacobs a lu l‚Äôint√©gralit√© de la 15e √©dition en 2002, d√©crivant ses exp√©riences dans le c√©l√®bre ouvrage The Know-It-All: One Man's Humble Quest to Become the Smartest Person in the World paru en 2004. Seules deux personnes sont connues pour avoir lu deux √©ditions diff√©rentes en entier : l‚Äôauteur C. S. Forester[5], et l‚Äôhomme d‚Äôaffaire am√©ricain Amos Urban Shirk qui a lu les 11e et 14e √©ditions en y consacrant pr√®s de trois heures par nuit pendant quatre ans et demi pour la 11e √©dition[30]. Beaucoup d‚Äô√©diteurs en chef de la Britannica ont probablement lu leur √©dition dans leur int√©gralit√©, comme William Smellie (1re √©dition), William Robertson Smith (9e √©dition) et Walter Yust (14e √©dition).

Récompenses

La version en ligne de la Britannica a gagn√© en 2005 le Codie Award pour le ¬ę Meilleur service d‚Äôinformation en ligne pour le public ¬Ľ[31]. Les Codie Awards sont organis√©s par la Software and Information Industry Association qui r√©compense chaque ann√©e les meilleurs logiciels de leur cat√©gorie. En 2006, la Britannica est √©galement arriv√©e en finale[32]. En outre, les versions CD/DVD-ROM de la Britannica ont re√ßu le Prix d‚ÄôExcellence de l‚ÄôAssociation des √©diteurs p√©dagogiques[33], et un Codie Award en 2000, 2001 et 2002[34],[35]. Le 15 juillet 2009, l‚ÄôEncyclop√¶dia Britannica a √©t√© d√©sign√©e dans le ¬ę Top dix des marques du Royaume-Uni ¬Ľ par un panel de plus de 2 000 critiques ind√©pendants, selon la BBC[36].

Couverture des sujets

Les sujets trait√©s suivent la ¬ę ligne directrice du savoir ¬Ľ[7] de la Prop√¶dia. L‚Äôessentiel de la Britannica est consacr√© √† la g√©ographie (26% de la Macrop√¶dia), les biographies (14%), la biologie et la m√©decine (11%), la litt√©rature (7%), la physique et l‚Äôastronomie (6%), la religion (5%), l‚Äôart (4%), la philosophie occidentale (4%) et le droit (3%)[1]. La Microp√¶dia est compos√©e de 25% d‚Äôarticles sur la g√©ographie, 18% sur la science, 17% de sciences sociales, 17% de biographies, et 25% sur les autres sciences humaines[2].

La Britannica ne couvre pas tous les sujets avec la même précision. Par exemple, l’ensemble des connaissances relatives au bouddhisme et à la plupart des autres religions sont traitées dans un unique article de la Macropædia, tandis que 14 articles sont consacrés au christianisme, soit environ la moitié des articles sur la religion[37]. Toutefois, la Britannica a été saluée comme la moins biaisée des encyclopédies commercialisées sur le marché occidental[1], et appréciée pour ses biographies de femmes importantes dans tous les domaines[2].

Critiques

La Britannica a été beaucoup critiquée, notamment parce que ses éditions étaient dépassées. En effet, la production d’une toute nouvelle édition de la Britannica est onéreuse[38], et les éditeurs préfèrent retarder au maximum la parution de l’édition suivante (environ 25 ans)[6]. Par exemple la quatorzième édition est obsolète au bout de 35 ans (1929-1964), malgré la politique de révision continue. Quand le physicien américain Harvey Einbinder détailla les manquements dans son ouvrage Le mythe de la Britannica[39] en 1964, les éditeurs se sont attelés à la production de la 15e édition, ce qui a pris dix années de travail[1]. Il est toujours difficile de garder la Britannica à jour, et certaines critiques font observer que les longs articles de la Macropædia sont davantage sensibles à ce problème[1]. De même, les articles de la Micropædia sont parfois incohérents par rapport aux articles correspondants de la Macropædia, principalement parce que l’un ou l’autre n’a pas été actualisé[2],[25]. Les bibliographies de la Macropaedia ont également été critiquées pour être encore plus obsolètes que les articles eux-mêmes[1],[2],[25].

Bien que certains auteurs de la Britannica fussent reconnus pour leur autorité, tels que Albert Einstein, Marie Curie, ou Léon Trotsky, d’autres en revanche furent critiqués pour leur manque d’expertise[9].

Partialité

De nombreuses personnalit√©s ont critiqu√© la 11e √©dition pour les opinions bourgeoises et d√©pass√©es qui ont pu √™tre observ√©es √† l‚Äô√©gard de sujets sur l‚Äôart, la litt√©rature, et les sciences sociales[28]. Par exemple, on a reproch√© √† la Britannica de n√©gliger les travaux de Sigmund Freud. Le professeur am√©ricain Edward B. Titchener √©crit en 1912 : ¬ę La nouvelle Britannica ne retranscrit pas l‚Äôatmosph√®re psychologique de sa g√©n√©ration. Malgr√© le halo d‚Äôautorit√© et les v√©rifications des collaborateurs, la plupart des articles de psychologie ne sont pas adapt√©s aux exigences du lecteur intelligent[40]. ¬Ľ

Choix éditoriaux

La Britannica est occasionnellement critiqu√©e pour ses choix √©ditoriaux. Compte tenu de sa taille √† peu pr√®s constante, l‚Äôencyclop√©die a d√Ľ r√©duire ou supprimer certains articles pour en faire place √† d‚Äôautres. Cela a abouti √† des d√©cisions controvers√©es. On a reproch√© √† la 15e √©dition initiale (1974-1985) d‚Äôavoir √©limin√© ou r√©duit les th√©matiques relevant de la litt√©rature de jeunesse, des d√©corations militaires, ou encore du po√®te fran√ßais Joachim du Bellay. Des erreurs √©ditoriales ont √©galement √©t√© relev√©es, comme le choix d‚Äôinclure ou non les biographies de certaines personnalit√©s japonaises[41], ou encore la r√©partition visiblement arbitraire des articles entre la Macrop√¶dia et la Microp√¶dia[1],[17]. Une critique observe que la 15e √©dition se soucie beaucoup plus de ses formes que de la pr√©servation de l‚Äôinformation[41]. Des critiques de la American Library Association ont pu constater qu‚Äôun bon nombre d‚Äôarticles p√©dagogiques ont √©t√© supprim√©s de la Macrop√¶dia en 1992, notamment l‚Äôarticle sur la psychologie[42].

Les contributeurs de la Britannica ont eux-m√™mes parfois des propos erron√©s ou non scientifiques. Une des illustrations notoires est le rejet de la loi universelle de la gravitation de Newton par l‚Äô√©diteur en chef de la 3e √©dition (1788‚Äď1797), George Gleig, qui √©crivit que la gravit√© √©tait caus√©e par le feu, un des quatre √©l√©ments[5]. Cependant, la Britannica a aussi fermement d√©fendu une approche scientifique des th√®mes √©motionnels, comme l‚Äôa fait William Robertson Smith dans ses articles sur la religion dans la 9e √©dition. Il affirme notamment que la Bible n‚Äôest pas historiquement exacte[5]. En outre, Wendy Doniger, qui est membre du comit√© de r√©daction de la Britannica[43], a √©t√© critiqu√©e pour sa pr√©sentation n√©gative de l‚Äôhindouisme[44],[45].

Racisme et sexisme

Nombreuses furent les critiques contre le racisme et le sexisme des √©ditions pr√©c√©dentes[28],[46]. Par exemple, la 11e √©dition (1910‚Äď1911) qualifie le Ku Klux Klan comme prot√©geant la race blanche et restaurant l‚Äôordre dans les √Čtats conf√©d√©r√©s d'Am√©rique apr√®s la guerre de S√©cession. L‚Äôarticle cite le besoin de ¬ę contr√īler le noir ¬Ľ et les ¬ę fr√©quents viols par les noirs sur les femmes blanches ¬Ľ[47]. De m√™me, l‚Äôarticle sur la civilisation plaide pour l‚Äôeug√©nisme[48].

Concernant le sexisme, la 11e √©dition ne comporte pas de biographie de Marie Curie malgr√© son prix Nobel de Physique en 1903 et son prix Nobel de Chimie en 1911. Elle est bri√®vement mentionn√©e en-dessous de la biographie de son mari Pierre Curie[49]. De plus, un grand nombre de r√©dacteurs de la Britannica √©taient des femmes, qui ont contribu√© √† des centaines d‚Äôarticles sans que leur nom ne f√Ľt jamais mentionn√©[28].

Inexactitudes

En 1912, le mathématicien L. C. Karpinski a critiqué la 11e édition de l’Encyclopædia Britannica pour ses inexactitudes dans les articles sur l’histoire des mathématiques, dont aucun n’a été écrit par des spécialistes[50].

En 1917, le critique d’art Willard Huntington Wright publie l’ouvrage Désinformer la nation[51], qui fait remarquer les imprécisions et la partialité de certains articles sur les sciences humaines dans la 11e édition. Par la suite, il s’attaque aussi aux éditions ultérieures. Néanmoins, le livre de Wright a été lui-même critiqué par la presse comme étant un ouvrage polémique, et dont les critiques n’ont pas de fondement objectif[5].

En 1947, l‚Äô√©crivain et ancien pr√™tre Joseph McCabe pr√©tend qu‚Äôapr√®s la 11e √©dition la Britannica a fait l‚Äôobjet de censures, sous la pression de l‚Äô√Čglise catholique romaine[52].

Le physicien Harvey Einbinder détaille les inexactitudes de la 14e édition dans son ouvrage Le Mythe de la Britannica publié en 1964.

En f√©vrier 2010, le journal irlandais Evening Herald d√©clare que la Britannica offre une ¬ę grotesque version inexacte ¬Ľ de l‚Äôhistoire de l‚ÄôIrlande. Un s√©nateur de l‚Äôopposition affirme : ¬ę Cette version tordue des √©v√©nements est une insulte grossi√®re √† notre peuple et notre histoire. Que ce soit utilis√© pour √©duquer nos enfants est encore plus ridicule. ¬Ľ Le minist√®re de l‚Äô√©ducation irlandais, qui avait d√©pens√© 450 000 euros pour donner aux √©l√®ves un acc√®s en ligne √† l‚ÄôEncyclop√¶dia, a avou√© qu‚Äôil √©tait ¬ę d√©√ßu ¬Ľ[53],[54].

Les √©diteurs de la Britannica ont toujours conc√©d√© que les erreurs √©taient in√©vitables. √Ä propos de la 3e √©dition (1788‚Äď1797), l‚Äô√©diteur en chef George Gleig √©crit que ¬ę la perfection semble √™tre incompatible avec la nature du travail accompli sur un tel plan, et avec une telle vari√©t√© de sujets ¬Ľ. En mars 2006, les √©diteurs √©crivent : ¬ę En aucun cas nous ne laissons entendre que la Britannica soit exempte d‚Äôerreurs ; nous n‚Äôavons jamais pr√©tendu une telle chose[10]. ¬Ľ

Dans la pr√©face de la premi√®re √©dition de l‚ÄôEncyclop√¶dia Britannica[55], l‚Äô√©diteur William Smellie d√©clare : ¬ę En ce qui concerne les erreurs en g√©n√©ral, que celles-ci soient qualifi√©es de mentales, typographiques ou accidentelles, nous sommes conscients d‚Äô√™tre en mesure de signaler plus d‚Äôerreurs que n‚Äôimporte quel critique. Les hommes qui connaissent les innombrables difficult√©s √† la r√©alisation d‚Äôun travail d‚Äôune telle ampleur auront l‚Äôindulgence appropri√©e. C‚Äôest √† eux que nous en appelons et resterons satisfaits du jugement qu‚Äôils prononceront. ¬Ľ

Situation actuelle

15e √©dition de la Britannica. Le premier volume (en haut √† gauche) avec la cote verte est la Prop√¶dia ; les volumes rouge et noir sont respectivement la Microp√¶dia et la Macrop√¶dia, . Les trois derniers volumes sont le Book of the Year de 2002 (cote noire) et l'index en deux volumes (cote cyan).

Version imprimée

Depuis 1985, la Britannica est compos√©e de quatre parties : la Microp√¶dia, la Macrop√¶dia, la Prop√¶dia, et un index en deux volumes. Les articles se trouvent dans la Microp√¶dia et la Macrop√¶dia, qui englobent respectivement 12 et 17 volumes, chaque volume comportant environ mille pages. En 2007 la Macrop√¶dia comporte 699 articles, d‚Äôune longueur variant de 2 √† 310 pages et incluant les r√©f√©rences et noms des contributeurs. En revanche, en 2007 la Microp√¶dia comporte √† peu pr√®s 65 000 articles, dont la plupart (97%) contient moins de 750 mots, sans r√©f√©rence ni nom du contributeur[25]. Les articles de la Microp√¶dia sont destin√©s √† une v√©rification rapide des informations, et aident √† trouver davantage de donn√©es dans la Macrop√¶dia. Les articles de la Macrop√¶dia sont reconnus comme √©tant de qualit√©, faisant autorit√© sur leurs th√©matiques, et regroupant des informations qui ne sont pas trait√©es autre part[1]. L‚Äôarticle le plus long est consacr√© aux √Čtats-Unis (310 pages), et r√©sulte de la fusion des articles sur chacun des √Čtats f√©d√©r√©s.

Les informations de la Britannica peuvent être trouvées en suivant les références croisées de la Micropædia et la Macropædia. Cependant, ces références sont assez rares (généralement une référence par page)[2]. Par conséquent, les lecteurs sont invités à consulter l’index alphabétique ou la Propædia, qui organise les articles de la Britannica par thème[8].

Le cŇďur de la Prop√¶dia est sa ¬ę ligne directrice du savoir ¬Ľ, qui a pour but de fournir une structure logique de la connaissance humaine[8]. Ainsi, cette ligne directrice est √©tudi√©e par les r√©dacteurs de la Britannica pour d√©cider quels articles seront inclus dans la Microp√¶dia ou la Macrop√¶dia[8]. Elle est √©galement un guide qui place les sujets dans leur perspective, et qui sugg√®re une s√©rie d‚Äôarticles aux √©tudiants qui souhaitent approfondir un sujet. Cependant, les biblioth√®ques ont constat√© que cet outil est peu utilis√©, et les critiques recommandent de le supprimer de l‚Äôencyclop√©die[42]. La Prop√¶dia comporte √©galement des transparents en couleur de l‚Äôanatomie humaine, et plusieurs annexes √©num√©rant le personnel, les conseillers et les collaborateurs de l‚Äôensemble de la Britannica.

Pris ensemble, la Microp√¶dia et la Macrop√¶dia comprennent autour de 40 millions de mots de 24 000 images[8]. L‚Äôindex en deux volumes comporte 2 350 pages, et liste les 228 274 sujets trait√©s par la Britannica, ainsi que les 474 675 donn√©es secondaires relatives √† chaque article[2]. La Britannica pr√©f√®re g√©n√©ralement utiliser l'anglais britannique plut√īt qu‚Äôam√©ricain[2].

Depuis 1936, les articles de la Britannica ont √©t√© r√©vis√©s selon un calendrier r√©gulier, avec au moins 10% des articles r√©vis√©s chaque ann√©e[2],[6]. Selon la Britannica, entre 35% et 46% des articles ont √©t√© corrig√©s au cours des trois derni√®res ann√©es[56],[57]. L‚Äôordre alphab√©tique des articles de la Microp√¶dia et Macrop√¶dia suit des r√®gles strictes[58]. Les signes diacritiques et les lettres non-anglaises sont ignor√©s, tandis que les entr√©es num√©riques telles que ¬ę 1812, Guerre de ¬Ľ sont alphab√©tis√©s comme si le nombre √©tait √©crit en toutes lettres (¬ę Mille huit-cent douze, Guerre de ¬Ľ). Les articles dont les titres sont identiques sont ordonn√©s selon les personnes, puis les lieux, puis les objets. Les personnes c√©l√®bres ayant des noms identiques sont class√©es d‚Äôabord dans l‚Äôordre alphab√©tique du pays, puis chronologiquement. Ainsi, le roi de France Charles III pr√©c√®de Charles Ier d'Angleterre : dans l‚Äôordre alphab√©tique, ¬ę France ¬Ľ se place avant ¬ę Grande-Bretagne ¬Ľ. De m√™me, les lieux qui partagent le m√™me nom sont organis√©s dans l‚Äôordre alphab√©tique du pays, puis par la taille d√©croissante de l‚Äôentit√© g√©opolitique.

Les produits dérivés imprimés

Britannica Junior a été imprimée pour la première fois en 1934 en 12 volumes. Elle a été étendue à 15 volumes en 1947, et renommée Britannica Junior Encyclopaedia en 1963. Elle a été retirée du marché après la version de 1984.

Children's Britannica

Children's Britannica, d‚Äôorigine britannique, est √©dit√©e par John Armitage √† Londres en 1960[59]. Elle est publi√©e aux √Čtats-Unis en 1988, pour un public de 7 √† 14 ans. En 1961, la Young Children's Encyclopaedia en 16 volumes est destin√©e aux enfants qui apprennent √† lire. My First Britannica est quant √† elle destin√©e aux enfants de 6 √† 12 ans, et la Britannica Discovery Library (publi√©e entre 1974 et 1991)[60] aux enfants de 3 √† 6 ans.

Il existe plusieurs versions abr√©g√©es des encyclop√©dies Britannica. Le volume unique Britannica Concise Encyclop√¶dia contient 28 000 courts articles qui condensent les 32 volumes de la Britannica. Compton's by Britannica, publi√©e en 2007, int√®gre l‚Äôancienne Compton's Encyclopedia. Elle est destin√©e aux 10-17 ans et comporte 11 000 pages dans 26 volumes. Depuis 1938, la soci√©t√© Encyclop√¶dia Britannica, Inc. a publi√© chaque ann√©e un ¬ę Book of the Year ¬Ľ couvrant les √©v√©nements de l‚Äôann√©e pass√©e. Ce livre est √©galement disponible en ligne jusqu‚Äô√† l‚Äô√©dition de 1994 (qui retrace les √©v√©nements de 1993). Par ailleurs, la soci√©t√© a publi√© plusieurs ouvrages sp√©cialis√©s de r√©f√©rence, tels que Shakespeare. Guide essentiel sur la vie et les travaux du po√®te, en 2006.

Versions numériques, optiques, mobiles

Richard Feynman pr√©disait en 1959 qu'il serait possible de stocker les 24 volumes de l'Encyclop√¶dia Britannica dans une t√™te d'√©pingle. Le DVD-ROM Britannica Ultimate Reference Suite 2006 DVD contient plus de 55 millions de mots et seulement un peu plus de 100 000 articles. Cela inclut 73 645 articles issus de la Britannica imprim√©e, le reste provenant de la Britannica Student Encyclop√¶dia, de la Britannica Elementary Encyclop√¶dia, et de la Britannica Book of the Year (entre 1993 et 2004), ainsi que quelques articles ¬ę classiques ¬Ľ des anciennes √©ditions de l‚Äôencyclop√©die. Le DVD contient √©galement du nouveau contenu, incluant des cartes, vid√©os, extraits sonores, animations, et des liens Internet. Enfin, il propose des outils p√©dagogiques, un dictionnaire, et un th√©saurus.

Le site Internet Encyclop√¶dia Britannica Online compte plus de 120 000 articles, mis √† jour r√©guli√®rement[61]. Il comporte des nouveaut√©s quotidiennes, des mises √† jour et des liens renvoyant vers des articles d‚Äôactualit√© sur le site du The New York Times et de la BBC. Environ 60% des revenus de la soci√©t√© Encyclop√¶dia Britannica Inc. provient des services Internet, dont 15% par les abonnements √† la version grand public du site[62]. Les abonnements sont valables pour une dur√©e annuelle, mensuelle ou hebdomadaire[63]. Des offres sp√©ciales sont destin√©es aux √©tablissements scolaires et aux biblioth√®ques. Ces institutions repr√©sentent la majorit√© de la client√®le de la Britannica. Les articles sont tous accessibles en ligne de fa√ßon gratuite, mais ne sont affich√©es que les premi√®res lignes du texte. √Ä partir du d√©but 2007, la Britannica propose des articles enti√®rement gratuits, si ceux-ci disposent d‚Äôun lien sur un site externe[64]. Ces liens externes permettent en effet d‚Äôam√©liorer la visibilit√© de la Britannica dans les moteurs de recherche.

Le 20 f√©vrier 2007, la soci√©t√© Encyclop√¶dia Britannica, Inc. annonce qu‚Äôelle travaille avec la soci√©t√© de t√©l√©phonie mobile AskMeNow, pour lancer une version mobile de l‚Äôencyclop√©die[65]. Les utilisateurs peuvent envoyer leur question par SMS et AskMeNow trouve parmi 28 000 articles de la Britannica la r√©ponse correspondante. Des actualit√©s quotidiennes envoy√©es directement sur t√©l√©phone mobile ont √©galement √©t√© pr√©vues.

Le 3 juin 2008 est annoncée une initiative visant à faciliter la coopération entre les collaborateurs experts et amateurs de la Britannica en ligne, dans l’esprit d’un wiki, avec une supervision éditoriale du personnel de la Britannica[66],[67]. Les contributions approuvées sont créditées[68], bien que cela donne automatiquement à l’Encyclopædia Britannica, Inc. des droits perpétuels et irrévocables sur la contribution[69].

Le 22 janvier 2009, le pr√©sident de la Britannica Jorge Cauz annonce que la soci√©t√© acceptera les modifications et ajouts par le public sur la version en ligne. La version imprim√©e de l‚Äôencyclop√©die n‚Äôest cependant pas affect√©e par les changements[70]. Les particuliers qui souhaitent contribuer doivent s‚Äôinscrire au pr√©alable sous leurs vrais nom et adresse[71]. Toutes les modifications sont soumises, v√©rifi√©es, et doivent √™tre approuv√©es par les professionnels de la Britannica[71]. Les contributions provenant des utilisateurs non-universitaires sont plac√©es dans une section distincte du contenu r√©dig√© par les experts[70],[72] (autres que les contributeurs professionnels de la Britannica). Quant au contenu ¬ę officiel ¬Ľ de la Britannica, il est lui-m√™me distingu√© du contenu g√©n√©r√© par les utilisateurs[73].

Le 14 septembre 2010, l’Encyclopædia Britannica, Inc. annonce un partenariat avec la société de développement pour téléphone mobile Concentric Sky pour lancer une série de produits optimisés pour iPhone[74].

Personnel et management

Contributeurs

En 2007, la version imprim√©e de la Britannica comprend 4 411 contributeurs, dont beaucoup de figures √©minentes dans leurs domaines respectifs, tels que le Prix Nobel d‚Äô√©conomie Milton Friedman, l‚Äôastronome Carl Sagan, et le chirurgien Michael DeBakey[75]. Environ un quart des contributeurs sont aujourd‚Äôhui d√©c√©d√©s, et un quart est √† la retraite ou √©m√©rite. Pr√®s de 98% des contributeurs n‚Äôont particip√© √† la r√©daction que d‚Äôun seul article. 64 contributeurs ont r√©dig√© trois articles, 23 ont contribu√© √† quatre articles, 10 ont contribu√© √† cinq articles, et seulement 8 ont contribu√© √† plus de cinq articles. Dr. Christine Sutton, de l‚Äôuniversit√© d‚ÄôOxford, est particuli√®rement prolifique puisqu‚Äôelle a contribu√© √† 24 articles sur les particules physiques.

Personnel

Portrait de Thomas Spencer Baynes, r√©dacteur de la 9e √©dition. Peint en 1888, il est aujourd'hui expos√© √† l'universit√© de St Andrews en √Čcosse.

La pr√©paration et la publication de la Britannica requi√®rent une √©quipe exp√©riment√©e. Le personnel est organis√© en dix d√©partements, dont certains pratiquent une gestion hi√©rarchique du personnel. Selon la page finale de la Prop√¶dia de 2007, l‚Äôorganisation est la suivante :

  1. équipe éditoriale (19 rédacteurs et un assistant exécutif)
  2. art et cartographie (9 employés)
  3. technologie de composition et design (4 employés)
  4. département des reproductions (12 employés)
  5. technologie d’édition et de publication (5 employés)
  6. management de l’information (9 employés)
  7. contr√īle de la production (4 employ√©s)
  8. bibliothécaires de référence (3 employés)
  9. données mondiales (5 employés)
  10. manufacture (1 employé).

Le sinologue Dale Hoiberg est le premier vice-pr√©sident et r√©dacteur en chef de la Britannica[76]. Ses pr√©d√©cesseurs ont √©t√© notamment Hugh Chisholm (1902‚Äď1924), James Louis Garvin (1926‚Äď1932), Franklin Henry Hooper (1932‚Äď1938)[77], Walter Yust (1938‚Äď1960), Harry Ashmore (1960‚Äď1963), Warren E. Preece (1964‚Äď1968, 1969‚Äď1975), Sir William Haley (1968‚Äď1969), Philip W. Goetz (1979‚Äď1991)[1], et Robert McHenry (1992‚Äď1997)[78].

L’actuelle équipe éditoriale est constituée de cinq rédacteurs en chef et neuf rédacteurs en chef adjoints, sous la direction notamment de Dale Hoiberg. L’équipe éditoriale aide à la rédaction des articles de la Micropædia et certains passages de la Macropædia[79].

Conseillers éditoriaux

L‚ÄôEncyclop√¶dia Britannica poss√®de un comit√© de r√©daction constitu√© de conseillers, dont douze √©minents chercheurs[80],[81] :

La Prop√¶dia et sa ligne directrice ont √©t√© √©labor√©es par des dizaines de conseillers sous la direction de Mortimer Adler[82]. Pr√®s de la moiti√© de ces conseillers sont d√©c√©d√©s depuis, parmi lesquels Rene Dubos, Loren Eiseley, Harold Dwight Lasswell, Mark Van Doren, Peter Ritchie Calder, et Mortimer Adler. En outre, la Prop√¶dia √©num√®re presque 4 000 conseillers consult√©s pour les articles non sign√©s de la Microp√¶dia[83].

Structure de l’entreprise

En janvier 1996 la Britannica, qui appartenait √† Benton Foundation, a √©t√© rachet√©e par le millionnaire suisse Jacqui Safra[84]. En 1997, Don Yannias, associ√© de longue date et conseiller en investissement de Safra, devient le CEO d‚ÄôEncyclop√¶dia Britannica, Inc. [85]. Une nouvelle soci√©t√©, Britannica.com Inc., voit le jour en 1999 afin de d√©velopper les versions num√©riques de l‚Äôencyclop√©die. Yannias assume le r√īle de CEO de cette nouvelle soci√©t√©, tandis que le poste de CEO de l‚ÄôEncyclop√¶dia Britannica, Inc. reste vacant durant deux ans. Le mandat de Yannias √† la t√™te de la Britannica.com Inc. a √©t√© marqu√©e par des faux-pas, des licenciement massifs et des pertes financi√®res[86]. En 2001, Yannias est remplac√© par Ilan Yeshua, qui reprend le contr√īle des deux soci√©t√©s[87]. Yannias reste n√©anmoins au conseil d‚Äôadministration de la Britannica.

En 2003, l’ancien consultant en management Jorge Aguilar-Cauz est nommé président de l’Encyclopædia Britannica, Inc. Il est à la tête de l’exécutif et dépend directement du conseil d’administration. Il forme des alliances avec d’autres entreprises et étend la marque Britannica à d’autres produits pédagogiques, continuant ainsi la stratégie de l’ancien CEO Elkan Harrison Powell dans les années 1930[88].

Sous Jacqui Safra, la soci√©t√© a connu d‚Äôimportantes difficult√©s financi√®res, et a du y r√©pondre en r√©duisant le prix de ses produits et mettant en Ňďuvre des diminutions de co√Ľts drastiques. Selon un rapport du New York Post en 2003, la soci√©t√© a d√©cid√© de licencier les salari√©s les plus on√©reux, et a encourag√© l‚Äôutilisation d‚Äôimages gratuites. Ces changements ont eu des cons√©quences n√©gatives. Par exemple, les contributeurs ind√©pendants ont attendu jusqu‚Äô√† six mois pour recevoir leur paye, et le personnel a travaill√© des ann√©es sans augmentation de salaires.

Encyclopædia Britannica, Inc. possède aujourd’hui les marques déposées sur les mots Britannica, Encyclopædia Britannica, Macropædia, Micropædia, et Propædia, tout comme son logo représentant un chardon. La société a notamment exercé ses droits de propriété en 2005[89],[90].

Concurrence

√Čtant donn√© que la Britannica est une encyclop√©die g√©n√©raliste, elle ne cherche pas √† concurrencer les encyclop√©dies sp√©cialis√©es telles que l‚ÄôEncyclop√©die de Math√©matiques, ou le Dictionnaire du Moyen √āge, qui consacrent beaucoup plus de place √† leurs sujets respectifs. D√®s les premi√®res ann√©es, le principal concurrent de la Britannica est l‚Äôencyclop√©die g√©n√©rale de Ephraim Chambers, et peu de temps apr√®s la Rees's Cyclopaedia et l‚ÄôEncyclopaedia Metropolitana de Coleridge. Au XXe si√®cle, les concurrents s√©rieux sont la Collier's Encyclopedia, l‚ÄôEncyclopedia Americana, et le World Book Encyclopedia. N√©anmoins, √† partir de la 9e √©dition, la Britannica a √©t√© largement consid√©r√©e comme la plus importance r√©f√©rence en mati√®re d‚Äôencyclop√©dies en langue anglaise[28], notamment en raison de l‚Äô√©tendue des sujets trait√©s et de l‚Äô√©minence de leurs auteurs[1],[2]. Cependant, la version imprim√©e de la Britannica est nettement plus ch√®re que les encyclop√©dies concurrentes[1],[2].

Depuis le d√©but des ann√©es 1990, la Britannica a d√Ľ relever de nouveaux d√©fis, avec l‚Äôapparition de m√©dias num√©riques. L‚ÄôInternet, avec le d√©veloppement des moteurs de recherche, est devenu une source ordinaire d‚Äôinformation, et offre un acc√®s facile √† des ressources fiables et des opinions d‚Äôexperts. En g√©n√©ral, l‚ÄôInternet tend √† fournir des informations plus r√©centes que les m√©dias sur papier en √©tant plus facile √† mettre √† jour. Dans des mati√®res qui √©voluent rapidement, comme la science, la technologie, la politique, la culture et l‚Äôhistoire moderne, la Britannica a lutt√© pour rester √† jour. Aujourd‚Äôhui, bien que la Britannica comporte des versions multim√©dia et en ligne, sa pr√©√©minence est √† nouveau mise en question avec le d√©veloppement d‚Äôautres encyclop√©dies en ligne, telles que Wikip√©dia.

Encyclopédies imprimées

L‚ÄôEncyclop√¶dia Britannica a √©t√© compar√©e avec les autres encyclop√©dies sur papier, aussi bien sur le plan qualitatif que quantitatif[1],[2],[25]. En 1994, Kenneth Kister a r√©alis√© une comparaison c√©l√®bre entre la Britannica, la Collier's Encyclopedia et l‚ÄôEncyclopedia Americana[1]. S‚Äôagissant de l‚Äôanalyse quantitative, dix articles ont √©t√© choisis au hasard : la circoncision, Charles Drew, Galil√©e, Philip Glass, les maladies cardiaques, le quotient intellectuel, le panda g√©ant, le harc√®lement sexuel, le Suaire de Turin, et l‚ÄôOuzb√©kistan. Des notes allant de A √† F ont √©t√© attribu√©es selon quatre crit√®res : couverture, pr√©cision, clart√©, et actualit√©. Dans la cat√©gorie pr√©cision, la Britannica et la Collier's Encyclopedia re√ßurent chacune un ¬ę D ¬Ľ et sept ¬ę A ¬Ľ, tandis que l‚ÄôEncyclopedia Americana re√ßut huit ¬ę A ¬Ľ. En 1994, la Britannica a √©t√© bl√Ęm√©e pour avoir publi√© un article controvers√© sur Charles Drew. Dans la cat√©gorie actualit√©, la Britannica re√ßut un score de 86%, l‚ÄôAmericana 90% et la Collier‚Äôs 85%. Apr√®s une analyse plus approfondie sur le plan qualitatif, Kenneth Kister a recommand√© la Collier's Encyclopedia, avant tout pour son √©criture excellente, sa pr√©sentation √©quilibr√©e et sa navigation facile.

Collier's Encyclopedia n’a pas été rééditée depuis 1998. Au contraire, la plus récente Encyclopedia Americana date de 2006. La Britannica a été publiée dernièrement en 2010.

Encyclopédies sur les supports optiques

Le concurrent le plus notable face √† la Britannica en mati√®re de CD/DVD-ROM √©tait Encarta[91], aujourd‚Äôhui retir√© du march√©, qui int√©grait trois encyclop√©dies imprim√©es : Funk & Wagnalls, Collier's et New Merit Scholar. Encarta a √©t√© l‚Äôencyclop√©die multim√©dia ayant enregistr√© les meilleures ventes aux √Čtats-Unis entre 2000 et 2006[92]. Les CD/DVD de la Britannica et d‚ÄôEncarta √©taient tous les deux vendus environ au m√™me prix, autour de 50 dollars. La Britannica contient 100 000 articles ainsi que le Merriam-Webster's Dictionary and Thesaurus, et du contenu pour les √©l√®ves d‚Äô√©cole primaire et secondaire. Encarta comportait des cartes interactives, des outils de math√©matiques et de langues, un dictionnaire anglais, et une version pour la jeunesse. Comme Encarta, la Britannica a √©t√© critiqu√©e pour sa partialit√© en faveur du public am√©ricain. Les articles relatifs √† la Grande-Bretagne sont actualis√©s moins souvent, les cartes des √Čtats-Unis sont plus pr√©cises que celles des autres pays, et le dictionnaire britannique comporte des lacunes[91]. Tout comme la Britannica, Encarta √©tait accessible en ligne contre un abonnement, m√™me si certains contenus √©taient disponibles gratuitement.

Encyclopédies sur Internet

Le plus s√©rieux concurrent en ligne √† la Britannica est Wikip√©dia, une encyclop√©die gratuite en ligne bas√©e sur un contenu libre. Une diff√©rence majeure entre les deux encyclop√©dies r√©side dans la paternit√© des articles. Les 699 articles de la Macrop√¶dia sont g√©n√©ralement r√©dig√©s par des contributeurs identifi√©s, et les 65 000 articles de la Microp√¶dia sont le travail de l‚Äô√©quipe √©ditoriale et de consultants ext√©rieurs bien identifi√©s. Ainsi, les articles de la Britannica sont bien attach√©s √† un auteur ou √† une √©quipe de r√©dacteurs. Les auteurs sont souvent des sp√©cialistes dans leur domaine, certains sont m√™me laur√©ats du prix Nobel[75].

À l’inverse, les articles de Wikipédia sont rédigés par une communauté d’internautes dont l’expertise est variable. La plupart d’entre eux ne revendique aucune autorité particulière, et si c’est le cas, beaucoup sont anonymes. Une autre différence est le rythme de modification de l’article. La Britannica est rééditée à intervalle de quelques années, tandis que les articles Wikipédia sont en constante évolution. Wikipédia connait elle aussi des critiques[93]. Par exemple l’ancien vice-président et rédacteur en chef de la Britannica, Robert McHenry, a déclaré que Wikipédia ne pouvait pas espérer rivaliser avec la Britannica en matière de précision[94].

Le 14 décembre 2005, la revue scientifique Nature a rapporté que sur 42 articles de sciences choisis au hasard, il y avait 162 erreurs sur Wikipédia contre 123 dans la Britannica[95]. Dans sa réponse détaillée de vingt pages, Encyclopædia Britannica, Inc. a qualifié le travail de Nature de défectueux et trompeur, et a appelé à une prompte rétractation[10]. Le rapport note également que deux articles de l’étude étaient issus du livre annuel de la Britannica et non de l’encyclopédie elle-même. Il mentionne par ailleurs que certains des articles présentés aux examinateurs étaient des combinaisons de plusieurs articles, et que d'autres articles n’étaient que des extraits. La société note enfin qu’une partie des erreurs relevées par Nature étaient en fait des variantes orthographiques mineures, et que beaucoup de ces prétendues erreurs étaient sujettes à interprétation. La revue Nature a maintenu son analyse et refusé de rétracter ses propos, affirmant que la comparaison entre Wikipédia et la version en ligne de la Britannica impliquait l’utilisation de toutes sortes de contenus disponibles sur le site de celle-ci[96].

Interview√© en f√©vrier 2009, le directeur de la branche britannique de l‚ÄôEncyclop√¶dia Britannica a d√©clar√© : ¬ę Wikip√©dia est un site amusant √† utiliser et qui comporte beaucoup de pages int√©ressantes, mais son approche ne marcherait pas avec l‚ÄôEncyclop√¶dia Britannica ¬Ľ[62].

Récapitulatif des éditions

√Čdition/suppl√©ment Ann√©es de publication Taille R√©dacteur en chef Remarques
1e 1768‚Äď1771 3 volumes, 2 670 pages William Smellie Essentiellement le travail d‚Äôun r√©dacteur, William Smellie ; 30 articles plus longs que trois pages
2e 1777‚Äď1784 10 volumes, 8 595 pages James Tytler 150 articles long ; toutes les cartes dans l‚Äôarticle ¬ę G√©ographie ¬Ľ
3e 1788‚Äď1797 18 volumes, 14 579 pages Colin Macfarquhar and George Gleig ¬£42 000 de b√©n√©fices pour 10 000 exemplaires vendus ; premi√®re d√©dicace au monarque
supplement √† la 3e 1801 2 volumes, 1 624 pages George Gleig Propri√©t√© de Thomas Bonar
4e 1801‚Äď1809 20 volumes, 16 033 pages James Millar Les auteurs autoris√©s √† conserver les droits d‚Äôauteurs
5e 1817 20 volumes, 16 017 pages1 James Millar Pertes financi√®res de Millar et des h√©ritiers d‚ÄôAndrew Bell ; vente √† Archibald Constable
suppl√©ment √† la 5e 1816‚Äď1824 6 volumes, 4 933 pages Macvey Napier Recrutement de contributeurs c√©l√®bres, tels que Sir Humphry Davy, Sir Walter Scott, Malthus
6e 1820‚Äď1823 20 volumes Charles Maclaren Archibald Constable connait la banqueroute en janvier 1826
7e 1830‚Äď1842 21 volumes, 17 101 pages, index de 187 pages Macvey Napier, assist√© de James Browne Extension du r√©seau de contributeurs connus, tels que Sir David Brewster, Thomas de Quincey, Antonio Panizzi
8e 1853‚Äď1860 21 volumes, 17 957 pages, index de 239 pages2 Thomas Stewart Traill De nombreux longs articles sont extraits de la 7e √©dition ; 344 contributeurs, incluant William Thomson
9e 1875‚Äď1889 24 volumes, plus un index Thomas Spencer Baynes (1875‚Äď80); puis W. Robertson Smith √Čdition la plus savante ; largement plagi√©e aux √Čtats-Unis3
10e,
supplément à la 9e
1902‚Äď1903 11 volumes, plus les 24 volumes de la 9e √©dition4 Sir Donald Mackenzie Wallace et Hugh Chisholm √† Londres; Arthur T. Hadley & Franklin Henry Hooper √† New York Les partenaires am√©ricains ach√®tent les droits le 9 mai 1901 ; nouvelles m√©thodes de vente
11e 1910‚Äď1911 28 volumes, plus un index Hugh Chisholm √† Londres, Franklin Henry Hooper √† New York Nouveau point culminant d‚Äô√©rudition ; plus d‚Äôarticles que dans la 9e √©dition, mais plus courts et simples ; difficult√©s financi√®res pour le propri√©taire, Horace Everett Hooper ; droits vendus √† Sears Roebuck en 1920
12e,
supplément à la 11e
1921‚Äď1922 3 volumes, plus les 28 volumes de la 11e 5 Hugh Chisholm √† Londres, Franklin Henry Hooper √† New York R√©sum√© de l‚Äô√©tat du monde avant, pendant et apr√®s la Premi√®re Guerre mondiale
13e,
supplément à la 11e
1926 3 volumes, plus les 28 volumes de la 11e 6 James Louis Garvin à Londres, Franklin Henry Hooper à New York Meilleure perspective des événements de 1910-1926
14e 1929‚Äď1933 24 volumes 7 James Louis Garvin √† Londres, Franklin Henry Hooper √† New York La publication juste avant la Grande D√©pression est financi√®rement catastrophique
14e √©d. r√©vis√©e 1933‚Äď1973 24 volumes 7 Franklin Henry Hooper jusqu‚Äôen 1938; puis Walter Yust, Harry Ashmore, Warren E. Preece, William Haley Politique de r√©vision continue d√®s 1936 : chaque article r√©vis√© au moins deux fois par d√©cennie
15e 1974‚Äď1984 30 volumes 8 Warren E. Preece, puis Philip W. Goetz Introduction de la structure en trois parties, division des articles entre la Microp√¶dia et Macrop√¶dia ; cr√©ation de la Prop√¶dia avec la suppression de l‚Äôindex
1985‚Äďaujourd'hui 32 volumes 9 Philip W. Goetz, puis Robert McHenry, actuellement Dale Hoiberg Restauration de l‚Äôindex en deux volumes, fusion d‚Äôarticles de la Microp√¶dia et Macrop√¶dia, nouvelles versions publi√©es r√©guli√®rement
Notes sur les éditions

1Supplément à la quatrième, cinquième, and sixième édition de l'Encyclopaedia Britannica. Avec des exposés préliminaires sur l'histoire des sciences.

2Volume d'index distinct de la 8e à la 14e édition.

3La 9e √©dition comporte des articles de notables contemporains : James Maxwell sur l'√©lectricit√© et le magn√©tisme, William Thomson sur la chaleur.

4La 10e édition inclut un volume de cartes et un volume d'index des 9e et 10e éditions.

5 Volumes 30 à 32 qui constituent, avec les 29 volumes de la onzième édition, la douzième édition.

6 Ce suppl√©ment remplace l'ancien suppl√©ment : Les trois nouveaux volumes suppl√©mentaires constituant, avec les volumes de la derni√®re √©dition standard, la treizi√®me √©dition.

7 Cette édition est la première à adopter la politique de révision continue.

8 La 15e √©dition (appel√©e Britannica 3) a √©t√© publi√©e en trois parties : une Microp√¶dia de dix volumes qui contient de courts articles et sert d'index, une Macrop√¶dia de 19 volumes, plus une Prop√¶dia. L'√©dition a √©t√© r√©organis√©e en 1985, pour garder la Microp√¶dia (12 volumes) et la Macrop√¶dia (17 volumes).

9 En 1985, le syst√®me a √©t√© modifi√© en ajourant un index s√©par√© de deux volumes, les articles de la Macrop√¶dia ont √©t√© par la suite consolid√©s dans des articles plus complets (par exemple, les cinquante √Čtats am√©ricains sont maintenant inclus dans l'article sur les √Čtats-Unis d'Am√©rique); les articles moins grands sont transf√©r√©s dans la Microp√¶dia.

Le premier CD-ROM est sorti en 1994. Une version en ligne a également été proposée par abonnement.

Références

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  • Encyclop√¶dia Britannica ‚ÄĒ ¬† […™nsa…™kl…ô piňźdj…ô br…™ t√¶n…™k…ô], Enzyklop√§die ‚Ķ   Universal-Lexikon

  • Encyclop√¶dia Britannica ‚ÄĒ Oldest and largest English language general encyclopaedia. Its three volume first edition was published in 1768‚Äď71 in Edinburgh, Scot. In subsequent editions it grew in size and reputation. The most famous editions include the ninth (1875‚Äď89),… ‚Ķ   Universalium

  • Encyclop√¶dia Britannica ‚ÄĒ La m√°s antigua y vasta enciclopedia general en lengua inglesa. Su primera edici√≥n de tres vol√ļmenes fue publicada en 1768‚Äď71 en Edimburgo, Escocia. En las ediciones subsiguientes, aument√≥ no s√≥lo su tama√Īo sino tambi√©n su reputaci√≥n. Entre las… ‚Ķ   Enciclopedia Universal

  • Encyclop√¶dia Britannica ‚ÄĒ ‚Ķ   –í–ł–ļ–ł–Ņ–Ķ–ī–ł—Ź

  • Encyclop√¶dia Britannica (edici√≥n de 1911) ‚ÄĒ Encyclop√¶dia Britannica Eleventh Edition. La und√©cima edici√≥n de la Encyclop√¶dia Britannica (1910‚Äď1911) es la edici√≥n m√°s famosa de la Encyclop√¶dia Britannica. Algunos de sus art√≠culos fueron escritos por los mejores eruditos conocidos de la… ‚Ķ   Wikipedia Espa√Īol

  • Encyclop√¶dia Britannica, Inc. ‚ÄĒ Encyclop√¶dia Britannica, Inc. Encyclop√¶dia Britannica, Inc. Dates cl√©s 1768 : Cr√©ation Personnages cl√©s ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais


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