Emirats Arabes Unis

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Emirats Arabes Unis

Émirats arabes unis

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Dawlat al-ÊŸImārāt al-Êżarabiyya al-muttaáž„ida (ar)
Émirats arabes unis (fr)
Drapeau des Émirats arabes unis
(DĂ©tails)
Devise nationale : Allah,la nation et le président.
carte
Langues officielles Arabe
Capitale Abou Dabi
24°28'1.2"N, 54°22'1.2"E
Plus grande ville DubaĂŻ
Forme de l’État
 - PrĂ©sident
Premier ministre
État fĂ©dĂ©ral
Khalifa bin Zayid Al Nahyan
Mohammed ben Rachid al-Maktoum
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 114e
82 880 kmÂČ
NĂ©gligeable
Population
 - Totale (2008)
 - DensitĂ©
Classé 136e
4 621 399 hab.
47 hab./kmÂČ
Indépendance
 - Date
Royaume-Uni
2 dĂ©cembre 1971


GentilĂ© Émirati, Émirien


Monnaie Dirham des Émirats arabes unis (AED)
Fuseau horaire UTC +4
Hymne national Tahiat Alalam
Domaine internet .ae
Indicatif
téléphonique
+971


Les Émirats arabes unis (EAU) sont un État fĂ©dĂ©ral regroupant sept Ă©mirats mitoyens, Abou Dabi, Ajman, Charjah, DubaĂŻ, FujaĂŻrah, Ras el KhaĂŻmah et Oumm al QaĂŻwaĂŻn[1], situĂ©s au Moyen-Orient entre le golfe Persique et le golfe d'Oman. Les Émirats arabes unis sont l'un des plus importants producteurs et exportateurs de pĂ©trole et sont membres de l'Organisation des pays exportateurs de pĂ©trole. Les principales rĂ©serves gaziĂšres et pĂ©troliĂšres sont dans l'Ă©mirat d'Abou Dabi, par ailleurs capitale politique du pays tandis que l'Ă©mirat de DubaĂŻ, capitale Ă©conomique du pays, s'est tournĂ© depuis quelques annĂ©es vers de nouvelles ressources tels que les ports francs, les nouvelles technologies mais surtout le tourisme de luxe.

La forme tronquĂ©e du nom, Émirats, est couramment utilisĂ©e pour dĂ©signer le pays. Elle peut nĂ©anmoins, sans majuscule (Ă©mirats), dĂ©signer l'ensemble des États de la pĂ©ninsule arabique ayant cet intitulĂ© (c'est-Ă -dire, outre les Émirats arabes unis, le KoweĂŻt, le Qatar, BahreĂŻn (mĂȘme si ce pays est devenu un « royaume Â» en 2002) et, Ă©ventuellement et par assimilation, le sultanat d'Oman).

Sommaire

Histoire

Article dĂ©taillĂ© : Histoire des Émirats arabes unis.
Tour de garde datant du XVIIIe siĂšcle siĂšcle Ă  Hatta

La formation des Émirats arabes unis remonte Ă  1853 lorsque les cheikhs locaux et le Royaume-Uni signĂšrent un accord prĂ©voyant l'arrĂȘt de la piraterie contre les navires britanniques;: les États de la TrĂȘve (Trucial States en anglais) sont nĂ©s. Peu Ă  peu, la rĂ©gion passa sous contrĂŽle britannique. En 1892, un nouveau traitĂ© Ă©rigea les États de la TrĂȘve en protectorat et les firent entrer dans l'empire colonial britannique[2].

Préhistoire

De rĂ©centes dĂ©couvertes faites dans les Monts Hajar permettent de retracer l'histoire des Émirats arabes unis Ă  l'apparition des premiers hommes dans la rĂ©gion, il y a plus de 7500 ans. Ces peuples entretenaient dĂ©jĂ  des relations avec les civilisations du Nord, qui sont peu Ă  peu devenues des partenaires commerciaux importants[3].

ConquĂȘte islamique

Devenu une véritable plaque tournante pour le commerce, le port d'Omana (à présent Umm al-Qaiwain), fut utilisé par les marchands pour transporter leur marchandise de la Syrie et du sud de l'Irak jusqu'en Inde. Le commerce de perles commença à se développer et à s'imposer comme un commerce important dans la région[4]

En 630 aprÚs J.C., les émissaires du prophÚte de l'islam Mahomet arrivÚrent dans la région et convertirent la population à l'islam. Les armées islamiques se servirent de Julfar (à présent Ras al-Khaimah) comme avant-poste pour conquérir l'Iran. Au fil du temps, Julfar devint un centre perlier et un port important pour le commerce dans l'océan Indien.

ConquĂȘtes europĂ©ennes

Au XVIe siĂšcle, alors que les grandes puissances europĂ©ennes se disputaient le contrĂŽle de l'ocĂ©an Indien, les Portugais luttĂšrent contre les populations arabes de Julfar et d'autres ports dans le Golfe. À l'intĂ©rieur des terres, de grandes familles commencĂšrent Ă  prendre le contrĂŽle de diffĂ©rents Ă©mirats. À cause de sa puissance, la famille des Qawasim attira notamment l'attention des Britanniques qui voulaient s'assurer le contrĂŽle des routes de commerce.

Les Bani Yas régnaient sur l'oasis de Liwa, centre des activités économiques de la région, depuis le début du XVIe siÚcle. Au début des années 1790, une branche des Bani Yas, les Al Bu Falah, s'installÚrent à Abou Dabi sous le pouvoir d'un cheikh de la famille Al Nahyan. Peu aprÚs, en 1833, une autre branche de la tribu des Bani Yas, les Al Bu Falasah, s'établit dans la crique de Dubaï, instaurant ainsi la domination des Maktoum dans cet endroit[5].

Les États de la TrĂȘve

Flag of the Trucial Coast

AprĂšs la dĂ©faite des Qawasim en 1820, les Britanniques signĂšrent une sĂ©rie d'accords et de traitĂ©s avec les cheikhs de chaque Ă©mirat, garantissant une trĂȘve maritime dans la rĂ©gion, d'oĂč le nom des États de la TrĂȘve donnĂ© aux Émirats Arabes Unis. Les Britanniques prirent soin de renforcer les liens qui les liaient aux États de la TrĂȘve, afin de freiner les convoitises d’autres grandes puissances europĂ©ennes. Ainsi, un traitĂ© signĂ© en 1892 par les cheikhs, les engagea Ă  ne pas entretenir de relations diplomatiques avec des pays autres que le Royaume-Uni sans le consentement de ce dernier. En retour, le Royaume-Uni garantit la protection des États de la TrĂȘve contre toute attaque maritime ou terrestre. Cette pĂ©riode de calme permit Ă  l’industrie perliĂšre de prospĂ©rer Ă  la fin du XIXe siĂšcle et au dĂ©but du XXe siĂšcle. Cependant, les deux guerres mondiales eurent un effet trĂšs nĂ©faste sur cette industrie, qui finit par s’éteindre juste aprĂšs la Seconde Guerre mondiale, lorsque le gouvernement indien se mit Ă  imposer des taxes sur les perles importĂ©es du Golfe.

La fédération

Zayed bin Sultan Al Nahyan.

Au dĂ©but des annĂ©es 1960, un premier puits de pĂ©trole fut dĂ©couvert Ă  Abou Dabi, ce qui permit le dĂ©veloppement rapide de l’émirat, sous la conduite de Sheikh Zayed bin Sultan Al Nahyan, qui fit construire des Ă©coles, des hĂŽpitaux, des logements et des routes. DubaĂŻ fut Ă©galement gagnĂ© par cet Ă©lan de dĂ©veloppement Ă©conomique, aidĂ© par les recettes des exportations pĂ©troliĂšres. Les diffĂ©rents Ă©mirats commencĂšrent Ă  se rapprocher et Ă  prendre le contrĂŽle des mains des Anglais, notamment en formant un conseil qui leur permit de dĂ©cider eux-mĂȘmes des enjeux politiques les concernant. À la tĂȘte de ce conseil se trouvait Adi Bitar, le conseiller de Cheikh Rashid bin Saeed Al Maktoum. Enfin, en 1968, les britanniques se retirĂšrent de la rĂ©gion et mirent fin aux États de la TrĂȘve, qui Ă©taient composĂ©s Ă©galement des Ă©tats du Bahrein et du Qatar. Les 9 Ă©tats tentĂšrent de former une union, mais ne parvenant pas Ă  se mettre d’accord, BahreĂŻn et Qatar dĂ©clarĂšrent leur indĂ©pendance respectivement en aout et en septembre 1971.

Le 2 dĂ©cembre 1971, six Ă©mirats accĂšdent Ă  l'indĂ©pendance sous la forme d'une fĂ©dĂ©ration et prennent le nom d'Émirats arabes unis. Ils seront rejoints en 1972 par Ras el KhaĂŻmah. Le pays connaĂźt alors une importante pĂ©riode de dĂ©veloppement Ă©conomique et dĂ©mographique.

La construction d'une nation

La prospĂ©ritĂ© et le dĂ©veloppement moderne que connaissent aujourd'hui les Émirats arabes unis sont en grande partie le fruit des efforts de Cheikh Zayed, premier prĂ©sident des E.A.U. Le nouvel État nait dans une pĂ©riode d'instabilitĂ© politique dans la rĂ©gion. Deux jours avant sa crĂ©ation, l'Iran s'Ă©tait emparĂ©e des Ăźles de la Grand et de la Petite Tunb, qui faisaient partie de Ras Al-Khaimah. Des troupes iraniennes avaient Ă©galement dĂ©barquĂ© Ă  Abu Musa, un territoire de Sharjah[6].

Sheikh Zayed bin Sultan al Nahyan fut Ă©lu premier prĂ©sident des EAU en 1971, puis fut rĂ©Ă©lu tous les cinq ans jusqu’à sa mort en 2004. Il jouit d’un grand prestige sur la scĂšne internationale, grĂące Ă  son plus grand respect des lois humanitaires internationales et Ă  ses efforts pour maintenir la paix dans la rĂ©gion. Sous sa prĂ©sidence, les EAU envoyĂšrent des troupes afin de combattre pour la libĂ©ration du KoweĂŻt en 1990-1991 et contribua au mouvement pour le maintien de la paix au Kosovo[7].

Sous son influence, les EAU connurent un grand essor économique leur permettant de se développer rapidement et de devenir une force importante dans la région. Estimant que tous les citoyens avaient leur rÎle à jouer dans la construction du pays, Cheikh Zayed prit rapidement des mesures pour améliorer le statut des femmes dans la société en facilitant leur accÚs à l'éducation et en leur donnant une place plus importante dans la vie politique du pays.

À sa mort, son fils aĂźnĂ©, Chikh Khalifa bin Zayed Al Nahyan, lui succĂ©da en qualitĂ© de prĂ©sident des EAU et de souverain d'Abou Dabi.

GĂ©ographie

Article dĂ©taillĂ© : GĂ©ographie des Émirats arabes unis.
Vue satellitale des Émirats arabes unis
Le désert à Dubai
Les montagnes (dans le nord)
Paysage de l’üle de Sir Bani Yas

Les Émirats Arabes Unis sont situĂ©s dans le sud-ouest de l’Asie, dans la pĂ©ninsule arabique, entre le golfe Persique et le golfe d'Oman, sur les rives du Golfe d’Oman et du Golfe Persique, entre Oman et l’Arabie Saoudite (frontaliers)
Une enclave omanaise (Madha) se situe dans les montagnes à l'est du pays, formant le détroit d'Ormuz, face à l'Iran.
Les E.A.U. se situent entre 22°50â€Č et 26° de latitude Nord, et entre 51° et 56°25â€Č de longitude Est.

La totalité du territoire est désertique ou semi-désertique. Le sud du pays est constitué d'une partie du Rub' al Khali (le désert des déserts), tandis que l'est et le nord sont occupés par des montagnes. Quelques oasis (Al Ain, Manama...) permettent de maintenir une vie dans le désert. Des sebkhas occupent le sud et l'ouest du pays, notamment le long de la cÎte, à l'ouest d'Abou Dabi.

Des revendications territoriales, sur trois Ăźles (Grande Tumb, Petite Tumb et Abu Mussa) du dĂ©troit d'Ormuz et du golfe Persique, l'opposent Ă  l'Iran. Outre le fait mĂȘme de la possession de ces Ăźles et Ăźlots, c'est surtout l'Ă©tablissement des zones Ă©conomiques exclusives qui est en jeu, avec, Ă  la clĂ©, les rĂ©serves pĂ©troliĂšres et miniĂšres offshore.[8]

Le pays est situĂ© dans une zone de grande importance gĂ©ostratĂ©gique, au sud du DĂ©troit d'Ormuz, un lieu de passage vital oĂč est transportĂ© le PĂ©trole[9]. Le pays partage 530 kilomĂštres de frontiĂšre avec l’Arabie Saoudite Ă  l’ouest, au sud et au sud-ouest et 450 kilomĂštres de frontiĂšre avec Oman au sud-ouest et au nord-ouest. La frontiĂšre avec le Qatar dans la rĂ©gion de Khawr al Udayd n’atteint que 19 kilomĂštres au nord-ouest, mais n’en demeure pas moins une source de conflit [10]. La superficie totale des E.A.U. est d’environ 77,700 kmÂČ.
Abou Dabiest l’émirat le plus grand, occupe 87% de la superficie totale du pays (67,340 kmÂČ). L’émirat le plus petit, Ajman, a une superficie de seulement 259 kmÂČ. Les E.A.U. s’étendent sur plus de 650 km sur la rive sud du Golfe Persique. Le plus grand port se trouve Ă  Dubai, mais il y a Ă©galement des ports Ă  Abou Dabi et Sharjah. On trouve de nombreuses Ăźles dans le Golfe dont certaines sont l’objet de disputes avec l’Iranet le Qatar. Les plus petites Ăźles ainsi que les barriĂšres de corailconstituent un risque pour les navigateurs. De forts courantsainsi que des tempĂȘtesreprĂ©sentent Ă©galement un danger courant pour les bateaux dans la rĂ©gion. Au sud et Ă  l’ouest d’Abou Dabi, de vastes dunes s’étendent jusqu’à Rub al Khali en Arabie Saoudite. Le dĂ©sert d’Abou Dabi abrite deux oasis importantes avec des rĂ©serves d’eau souterraines ; L’oasis de Liwa se trouve dans le sud prĂšs de la frontiĂšre avec l’Arabie Saoudite. À 100 km au nord-ouest de l’oasis de Liwa, se trouve l’oasis d’Al Buraymiqui s’étend des deux cotĂ©s de la frontiĂšre entre Abou Dabi et Oman. Avant de se retirer du pays en 1971, le Royaume-UnidĂ©limita les frontiĂšres des 7 Ă©mirats afin d’éviter des disputes territoriales qui auraient pu ralentir la formation de l’état fĂ©dĂ©ral. Les gouverneurs des Ă©mirats acceptĂšrent en grande majoritĂ© les frontiĂšres imposĂ©es par les britanniques, mais il y eut tout de mĂȘme une dispute territoriale entre Abou Dabi et DubaĂŻ et entre DubaĂŻ et Sharjah. Ces conflits ne furent rĂ©solus qu’aprĂšs l’indĂ©pendance.
La frontiĂšre la plus problĂ©matique est celle des montagnes d’Al Hajar al Gharbi, oĂč cinq Ă©mirats se contestent la souverainetĂ© de plus de 12 enclaves diffĂ©rentes.

Environnement, développement durable

Le pays est aride et connait des problĂšmes qualitatifs et quantitatifs d'alimentation en eau que les systĂšmes de dĂ©salinisation ne peuvent Ă  ce jour compenser ;
Il n'accueille une végétation exubérante que dans les oasis, mais les zones sÚches abritent de nombreuses espÚces rares ou devenues rares, menacées ou protégées. Les fonds marins abritent une grande richesse en biodiversité, notamment dans les milieux coralliens.

Longtemps le pétrole presque gratuit (environ 2,5 millions de barils de pétrole quotidiennement extraits dans le pays en 2008/2009) a découragé la recherche d'efficience énergétique et la sobriété du développement (Chaque habitant des EAU consomme environ 17.000 kWh/an d'électricité et 219.000 litres/an d'eau, soit plus qu'un américain moyen [11]).

L'usage de l'essence plombĂ©e Ă  contribuĂ© au saturnisme Ă  la pollution de l'air et des sols dans les villes, et l'air est souvent empoussiĂ©rĂ© par les vents nocturnes ou les tempĂȘtes.

Mais la perspective du peak-oil (Pic pétrolier) et de la fin du pétrole a modifié le point de vue des dirigeants et de la population. Le pays accueille maintenant le siÚge de l'Agence internationale pour les énergies renouvelables [12] s'est doté d'un ministÚre de l'écologie qui prépare notamment la transition vers l'aprÚs-pétrole, c'est à dire le développement d'énergies douces, sûres et renouvelables. Ls EAU disposent notamment d'une ressource inépuisable en énergie solaire. Les recettes du pétrole sont maintenant pour partie investie dans le solaire et l'éolien.

  • Le projet d'Ă©co-citĂ© de Masdar (mot signifiant "source" en arabe) qui soit accueillir 50.000 habitants prĂšs de l'aĂ©roport international d'Abou Dabi, sera un laboratoire et une des vitrines de la future ville durable moyen-orientale. La ville devrait Ă  terme ĂȘtre autonome en Ă©nergie et exclusivement Ă  partir d'Ă©nergies solaires (210 MW prĂ©vus) et Ă©olienne, y compris pour le dessalement de l'eau de mer. 22 milliards d'euros sont dĂ©jĂ  investis pour y dĂ©velopper une architecture Ă  la pointe de la haute efficacitĂ© Ă©nergĂ©tique.
  • Le pays ne souhaite pas acheter les modules photovoltaĂŻques et thermiques nĂ©cessaires, mais les construire lui-mĂȘme. Il achĂšte donc les usines ad hoc, clĂ© en main, visant une production annuelle de modules solaires correspondant Ă  la production de 630 MW.
  • une grande centrale solaire (de 100 puis 500 MW) est prĂ©vue dans le dĂ©sert. Elle sera financĂ©e par 350 millions de pĂ©trodollars). 35 installations sont en tests (les matĂ©riaux doivent rĂ©sister aux chocs thermiques, Ă  la chaleur et Ă  l'abrasion induite par les tempĂȘtes de sable). L'exploitant devrait ĂȘtre choisi avant fin 2009.
  • La dispersion des masses d'air surchauffĂ©es dans le dĂ©sert le jour est source de vents rĂ©guliers, forts et presque constants la nuit, ce qui est un atout pour l'Ă©olien en tant que complĂ©ment du solaire. Le pays pourrait mĂȘme Ă  l'avenir produire plus d'Ă©nergie qu'il en consomme et alimenter d'autres pays ou zones du monde, via la production et vente d'hydrogĂšne Ă  partir de l'hydrolyse d'eau de mer par exemple.

Faune et Flore

Les principaux animaux vivant aux Émirats arabes Unis sont les suivants:

  • L’oryx d’Arabie

L’oryx d’Arabie (Oryx leucoryx), qui parcourait jadis l’entiĂšre pĂ©ninsule d’Arabie, a disparu Ă  l’état sauvage au dĂ©but des annĂ©es 1960. Son aire de rĂ©partition naturelle aux Émirats est incertaine, mais on le trouvait probablement Ă  Liwa et dans ses environs, ainsi que dans les plaines montagneuses.

Depuis le dĂ©but des annĂ©es 1960, quand Cheikh Zayed a ordonnĂ© de retirer quelques animaux du dernier troupeau sauvage d’oryx d’Arabie afin de les Ă©lever en captivitĂ©, des progrĂšs remarquables ont Ă©tĂ© accomplis aux Émirats dans ce domaine. Alors que l’espĂšce Ă©tait au bord de l’extinction, son avenir est aujourd’hui assurĂ©. Il existerait de nos jours entre 3 500 et 4 000 oryx, rĂ©partis entre plusieurs troupeaux, dans les collections Ă©miriennes. La premiĂšre phase d’un grand projet visant Ă  remettre 100 oryx en libertĂ© a Ă©tĂ© mise en Ɠuvre dĂ©but 2007.

  • La gazelle des sables

La gazelle des sables (Gazella subgutturosa marica), d’un poids maximum de 22 kilos, est la deuxiĂšme antilope des Émirats par sa taille. L’observation de petits groupes de ces crĂ©atures charmantes, dont l’espĂšce est en danger critique d’extinction, est signalĂ©e de temps Ă  autre dans le Sud de l’Émirat d’Abou Dabi.

  • La gazelle d’Arabie

La gazelle d’Arabie (Gazella gazella cora) se rencontre dans les plaines de gravier, les dĂ©serts de sable et les montagnes, son aire de rĂ©partition naturelle s’étendant Ă  l’ensemble des Ă©mirats, Ă  l’exception des zones de sable trĂšs doux de Liwa oĂč seule la gazelle des sables s’aventurait. La gazelle des montagnes au corps gracieux, qui ne pĂšse que 10 Ă  14 kilogrammes, peut atteindre une vitesse de 65 kilomĂštres Ă  l’heure pour fuir un danger. Elle est Ă©galement en danger critique d’extinction.

  • Le tahr d’Arabie

À la diffĂ©rence de la gazelle d’Arabie, le tahr d’Arabie (Hemitragus jayakari) lui aussi en danger critique d’extinction, a besoin de s’abreuver tous les jours. Grimpeur agile, cet animal ne se rencontre que dans les montages. Il Ă©lit rĂ©sidence sur les rochers abrupts, se nourrissant de l’herbe et des arbustes Ă©pars qui poussent parmi les roches. Le tahr descend rĂ©guliĂšrement s’abreuver dans les oueds.

  • Le lĂ©opard d’Arabie

Malheureusement, le lĂ©opard d’Arabie (Panthera pardus nimr) est Ă©galement au bord de l’extinction Ă  l’état sauvage. Le mĂąle pesant environ 30 kilogrammes et la femelle autour de 20 kilogrammes, le lĂ©opard d’Arabie est beaucoup plus petit que la plupart des spĂ©cimens des races africaine ou asiatique.

  • Le liĂšvre d’Arabie

Absent des montagnes, le liĂšvre d’Arabie (Lepus capensis) se rencontre partout ailleurs aux Émirats. AdaptĂ© Ă  l’environnement rude, le liĂšvre local est beaucoup plus petit que son homologue europĂ©en et on le prend souvent pour un lapin, espĂšce qui n’est pas prĂ©sente en Arabie.

  • Le lĂ©zard Ă  queue Ă©pineuse

Les deux espĂšces Ă©troitement liĂ©es de lĂ©zards Ă  queue Ă©pineuse (Uromastix microlepis et U. leptieni) ou dhub peuvent mesurer jusqu’à 65 centimĂštres de longueur. Ils vivent gĂ©nĂ©ralement en colonies plus ou moins structurĂ©es, les terriers se trouvant Ă  une distance de 20 Ă  50 mĂštres environ les uns des autres.

États et territoires

Les E.A.U sont divisĂ©s en 7 Ă©mirats et s’étendent sur une cĂŽte de plus de 400km, divisĂ©e en 3 rĂ©gions. L’émirat de DubaĂŻ s’étend le long du Golfe Persique sur 72km et occupe 5% de la superficie totale du pays, soit environ 3,885kmÂČ. L’émirat de Sharjah s’étend sur 16km sur la cĂŽte et sur 80km Ă  l’intĂ©rieur des terres. Les Ă©mirats du nord Fujairah, Ajman, Ras Al Khaimah, et Umm al-Quwain ont une superficie totale de 3,881kmÂČ et occupent 5% de la superficie totale du pays.

Carte des Emirats Arabes Unis

DĂ©mographie

Les Émirats arabes unis comptaient 2 563 212 habitants en 2006 mais 73,9 % de cette population n'Ă©tait pas Ă©mirati. La moitiĂ© de la population des Ă©mirats est originaire du sous-continent Indien (Pakistan, Inde, Maldives, etc) le reste provenant des autres pays arabes, d'Iran et d'Asie du Sud-Est (Malaisie, IndonĂ©sie, etc). Selon d'autres estimations (fin 2006), la population des Émirats arabes unis s'Ă©lĂšve Ă  5,6 millions d'habitants dont 84 % d'immigrĂ©s[13].

En 2007, on recensait prĂšs de 700 000 travailleurs immigrĂ©s Ă  DubaĂŻ[14].

L'arabe est la langue officielle du pays mais, pour des raisons économiques et commerciales, l'anglais occupe une place importante, notamment dans le monde des affaires et du tourisme. L'hindß, l'ourdou, le farsi sont aussi trÚs parlés du fait de la population immigrée.

Politique

Khalifa ben Zayed an-Nahyan, actuel prĂ©sident des Émirats arabes unis

Depuis la création de la fédération en 1971, les sept émirats qui constituent les EAU se sont forgés une identité nationale propre grùce à la consolidation de leur statut fédéral. Au cours des trois derniÚres années, des mesures ont été prises au niveau fédéral comme au niveau local pour réformer la structure gouvernementale afin de mieux répondre aux défis du développement à l'aide d'une administration plus efficace. Ce processus a été dirigé au niveau fédéral par le président du pays, le cheikh Khalifa bin Zayed Al-Nahyan et par le vice-président et Premier ministre le cheikh Mohammed bin Rashid Al-Maktoum, qui est également le souverain de Dubaï.

Le systĂšme politique

Chacun des Ă©mirats membres disposait dĂ©jĂ  avant 1971 de ses propres institutions gouvernementales. Afin d'assurer le gouvernement effectif du nouvel État, les souverains Ă©laborĂšrent une Constitution provisoire prĂ©cisant les pouvoirs qui allaient ĂȘtre confĂ©rĂ©s aux nouvelles institutions fĂ©dĂ©rales. Selon les articles 120 et 121 de la constitution, les domaines de responsabilitĂ© assignĂ©s aux autoritĂ©s fĂ©dĂ©rales Ă©taient les affaires Ă©trangĂšres, la sĂ©curitĂ© et la dĂ©fense, les questions de nationalitĂ© et d'Ă©migration, l'Ă©ducation, la santĂ© publique, la monnaie, les services postaux et tĂ©lĂ©phoniques ainsi que tous les autres services de communication. Abou Dabi fut dĂ©signĂ©e comme capitale de l'État[15].

Le systĂšme fĂ©dĂ©ral comprend un Conseil suprĂȘme, un cabinet ou Conseil des Ministres, une instance parlementaire, le Conseil national fĂ©dĂ©ral, et un corps judiciaire indĂ©pendant chapeautĂ© par la Cour suprĂȘme fĂ©dĂ©rale.

Le Conseil suprĂȘme, constituĂ© des sept Ă©mirs, est le plus haut organisme de l'État. Il Ă©lit pour cinq ans le prĂ©sident et le vice-prĂ©sident et a le pouvoir lĂ©gislatif et exĂ©cutif. Il ratifie les lois et dĂ©cret fĂ©dĂ©raux, planifie la politique Ă©trangĂšre et a le pouvoir de relever le premier ministre de ses fonctions sur incitation du prĂ©sident. Le Conseil suprĂȘme Ă©lit Ă©galement le Conseil des ministres. En pratique, le prĂ©sident est toujours un membre du clan al-Nahyan d'Abou Dabi et le vice-prĂ©sident et premier ministre de la tribu al-Maktoum de DubaĂŻ[16].

Le Conseil des ministres, dirigé par le premier ministre, est l'organe exécutif de la fédération. Le premier ministre propose une liste de ministres qui est ratifiée par le président.

Les lois sont soumises au Conseil national fédéral constitué de quarante membres venant de chaque émirat. La législation est fondée sur la charia pour les cours fédérales de justice civile, criminelle et la Haute Cour.

En 1996, le caractĂšre provisoire de la constitution disparaĂźt lors de son adoption.

Affaires étrangÚres et armée

Un avion F-16 Block 60 Ă©mirati

Le climat libĂ©ral des E.A.U. envers la coopĂ©ration internationale, l’investissement et la modernisation ont permis au pays d’avoir d’excellentes relations diplomatiques et commerciales avec d’autres pays. Les Émirats jouent un rĂŽle important au sein de l’OPEC, des Nations Unies et est l’un des membres fondateurs du Gulf Cooperation Council. Sur le plan rĂ©gional, les Émirats Arabes Unis sont trĂšs proches des autres pays du Golfe et des autres pays arabes de maniĂšre gĂ©nĂ©rale. Les Émirats ont des relations diplomatiques trĂšs proches avec Égypte et investissent plus que n’importe quel autre pays arabe. [17]Les E.A.U. ont Ă©galement fourni une aide financiĂšre importante au Pakistan, avec lequel ils ont toujours eu de bonnes relations diplomatiques. Le Pakistan fut le premier pays Ă  reconnaĂźtre la fĂ©dĂ©ration de maniĂšre officielle lors de sa formation et est devenu aujourd’hui un partenaire commercial et Ă©conomique important. Environ 400,000 expatriĂ©s d’origine pakistanaise sont actuellement employĂ©s Ă  DubaĂŻ. [18][19]La forte communautĂ© d’expatriĂ©s d’origine indienne aux E.A.U. s’est Ă©galement bien intĂ©grĂ©e et reprĂ©sente aujourd’hui la plus forte minoritĂ© Ă©trangĂšre rĂ©sident aux E.A.U.[20]Comme beaucoup de pays dans cette partie du monde, les Émirats Arabes Unis et l’Iran se disputent la souverainetĂ© de plusieurs Ăźlots dans le Golfe persique mais cela n’a pas eu d’impact sĂ©vĂšre sur les relations diplomatiques entre les deux pays. En effet, il y a un nombre significatif d’Iraniens Ă  DubaĂŻ et les deux pays coopĂšrent sur le plan Ă©conomique.[21]

Khalifa bin Zayed Al Nahyan avec Vladimir Putin

Suite Ă  l’invasion du KoweĂŻt en 1990, les Émirats Arabes Unis ont entretenu de bonnes relations avec ses alliĂ©s occidentaux dans le domaine militaire. Les Émirats Arabes Unis ont coopĂ©rĂ© avec les forces occidentales afin de libĂ©rer le KoweĂŻt et ont signĂ© des traitĂ©s de dĂ©fense et de coopĂ©ration militaire avec la France et les États-Unis, lesquels lui ont fourni aide et matĂ©riel militaires.[22]RĂ©cemment, les E.A.U. ont signĂ© un traitĂ© de dĂ©fense militaire dans lequel la France s’engage Ă  protĂ©ger les E.A.U. en cas d’atteinte Ă  leur souverainetĂ© nationale. Les français ont Ă©galement ouvert une base militaire dans la capitale des Émirats et les deux pays ont signĂ© un accord nuclĂ©aire civil. Ce dernier a pour but de forger une coopĂ©ration dans le domaine de l’énergie nuclĂ©aire entre les deux pays et demeure tout Ă  fait pacifique. Les Émirats Arabes Unis ont un accord similaire avec les États-Unis qui leur permet de recevoir l’expertise amĂ©ricaine en matiĂšre d’énergie nuclĂ©aire.[23]

Au niveau commercial, ce sont le Royaume Uni et l’Allemagne qui reprĂ©sentent les plus gros marchĂ©s d’exportation pour les Émirats. Les relations bilatĂ©rales entre les E.A.U. et le Royaume Uni d’une part, et entre les E.A.U. et l’Allemagne d’autre part, sont trĂšs bonnes grĂące au commerce et aux larges communautĂ©s d’expatriĂ©s anglais et allemands vivant aux E.A.U.[24]

Les relations diplomatiques entre les Émirats Arabes Unis et le Japon ont commencĂ© dĂšs la crĂ©ation de la fĂ©dĂ©ration en dĂ©cembre 1971.[25] Les deux pays ont toujours eu de bonnes relations diplomatiques et commerciales; les produits exportĂ©s les plus exportĂ©s par les Émirats au Japon sont le pĂ©trole et le gaz naturel tandis que le Japon exporte des voitures et des appareils Ă©lectriques aux E.A.U.[25]

Relations diplomatiques avec la France

Sheikh Mohammed Bin Zayed Al Nahyan, sa fille et Nicolas Sarkozy Ă  Abou Dabi

Les Émirats Arabes Unis entretiennent de trĂšs bonnes relations diplomatiques avec la France depuis plus d’un siĂšcle. Les deux pays ont rĂ©cemment renforcĂ© leur collaboration sur les plans nuclĂ©aire, Ă©conomique, militaire et enfin culturel. Ces liens sont marquĂ©s par une forte convergence de vues sur les dossiers rĂ©gionaux et par les liens personnels tissĂ©s entre les dirigeants des deux pays. À la suite du dĂ©cĂšs du prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration, Cheikh Zayed bin Sultan Al-Nahyan, le PrĂ©sident de la RĂ©publique, Jacques Chirac s’est rendu le 5 novembre 2004 Ă  Abou Dhabi pour une visite de condolĂ©ances et s’est entretenu avec son fils et successeur, Cheikh Khalifa bin Zayed tandis qu’à la suite du dĂ©cĂšs de l’émir de Dubai, en fĂ©vrier 2006, Cheikh Maktoum bin Rached Al Maktoum, le Ministre français des Affaires Ă©trangĂšres, M. Philippe Douste-Blazy, a effectuĂ© une visite du mĂȘme type dans l’émirat et s’est entretenu avec le nouvel Ă©mir Cheikh Mohammed bin Rached Al Maktoum. Le prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration des Émirats Arabes Unis, Ă©mir d’Abou dabi, Cheikh Khalifa bin Zayed Al Nahyan, s’est rendu en visite en France entre le 17 et le 22 juillet 2006. Le Ministre, M. Philippe Douste-Blazy, s’est rendu en visites officielles Ă  Abou Dabi les 9 et 10 septembre 2006 puis le 11 mars 2007. Il s’est entretenu, Ă  ces deux occasions avec le prince hĂ©ritier d’Abou Dabi, Cheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan, ainsi qu’avec son homologue, Cheikh Abdallah bin Zayed. Le prince hĂ©ritier d’Abou Dabi, Cheikh Mohammed bin Zayed, (27 juin 2007), puis Cheikh Khalifa bin Zayed Al Nahyan, Ă©mir d’Abou Dabi (20 juillet 2007), tous deux reçus par le PrĂ©sident de la RĂ©publique, se sont rendus en visites officielles en France dĂšs le lendemain de son Ă©lection. Le ministre des affaires Ă©trangĂšres, Cheikh Abdallah, qui accompagnait l’émir dans sa visite, s’est entretenu en marge de celle-ci avec le Ministre.

En janvier 2008, la France et les Émirats Arabes Unis ont signĂ© un accord nuclĂ©aire civil, Ă©tablissant les fondements pour une coopĂ©ration entre les deux pays dans le domaine de l’énergie nuclĂ©aire. Areva, GDF Suez et Total se disputent le contrat pour fournir la technologie qui permettra aux Émirats Arabes Unis de concevoir leur premier programme nuclĂ©aire. Le traitĂ© nuclĂ©aire fut signĂ© en mĂȘme temps qu’un accord sur le transport, l’infrastructure et la sĂ©curitĂ© routiĂšre. Les Émirats Arabes Unis vont en effet coopĂ©rer avec la France dans le domaine des transports, dans le cadre du plan 2030 d’Abou Dhabi qui comprend la construction d’un train Ă  grande vitesse allant de la capitale Ă  DubaĂŻ. De nombreux hommes d’affaires français sont intĂ©ressĂ©s par le projet et vont jouer un rĂŽle important dans le dĂ©veloppement des transports dans la rĂ©gion. Le PrĂ©sident de la RĂ©publique, accompagnĂ© de quatre membres du gouvernement, a effectuĂ© une visite officielle aux Émirats arabes unis le 15 janvier 2008.[26]

Il a, Ă  cette occasion, Ă©tĂ© reçu par l’émir d’Abou Dabi, prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration des Émirats arabes unis, Cheikh Khalifa bin Zayed Al Nahyan. Plusieurs importants accords ont Ă©tĂ© signĂ©s Ă  cette occasion [27] :

  • un accord pour le dĂ©veloppement des utilisations pacifiques de l’énergie nuclĂ©aire ;
  • un accord portant sur une prĂ©sence militaire permanente aux Émirats arabes unis ;
  • un arrangement administratif relatif Ă  l’établissement dans les Ă©tablissements pilotes d’Abou Dabi de classes de mathĂ©matiques et de sciences physiques ;
  • un arrangement administratif sur la coopĂ©ration en matiĂšre de propriĂ©tĂ© intellectuelle ;
  • un arrangement sur la coopĂ©ration dans le domaine des transports.

L’émir de DubaĂŻ et Premier ministre des Émirats arabes unis, Cheikh Mohammed bin Rachid Al Maktoum, s’est, pour la premiĂšre fois, rendu en visite officielle en France les 20 et 21 mai 2008. Il a, Ă  cette occasion, Ă©tĂ© reçu par le PrĂ©sident de la RĂ©publique pour un dĂ©jeuner de travail.

Plusieurs membres du gouvernement français se sont rĂ©cemment rendus en visite aux Émirats arabes unis : le SecrĂ©taire d’État au Commerce extĂ©rieur, Mme Anne-Marie Idrac, les 20 et 21 octobre 2008 (Abou Dabi et DubaĂŻ), qui s’est entretenue Ă  cette occasion par le ministre des affaires Ă©trangĂšres, Cheikh Abdallah bin Zayed Al Nahyan et le ministre de l’économie, Cheikha Lubna Al Qasimi ; le ministre de l’écologie, de l’énergie, du dĂ©veloppement et de l’amĂ©nagement durables, M. Jean-Louis Borloo Ă  l’occasion du World Future Energy Summit le 19 janvier 2009, le ministre de la dĂ©fense, M. HervĂ© Morin, pour le salon IDEX d’Abou Dabi, les 22 et 23 fĂ©vrier 2009, reçu pour un entretien par Cheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan, Prince hĂ©ritier d’Abou Dabi et vice-commandant suprĂȘme des forces armĂ©es des Émirats arabes unis ; le ministre de la culture et de la communication, Mme Christine Albanel (22 et 23 mars 2009), le ministre auprĂšs du Premier ministre, chargĂ© de la mise en Ɠuvre du plan de relance, M. Patrick Devedjian, le 8 avril 2009 pour le Global City Forum d’Abou Dabi, reçu pour des entretiens par Cheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan, Prince hĂ©ritier d’Abou Dabi et vice-commandant en chef des forces armĂ©es des Émirats arabes unis et M. Khaldoun Al Moubarak, responsable du fonds d’investissement Mubadala.
Le ministre fĂ©dĂ©ral de l’éducation, M. Hasan Hanif s’est rendu en visite en France du 11 au 14 mars 2009 et s’est entretenu Ă  cette occasion avec M. Xavier Darcos, ministre de l’éducation nationale. Le ministre Ă©mirien des affaires Ă©trangĂšres, Cheikh Abdallah bin Zayed, a Ă©tĂ© reçu le 2 avril 2009 pour un dĂ©jeuner de travail par le ministre des affaires Ă©trangĂšres et europĂ©ennes, M. Bernard Kouchner. [28]

Au-delĂ  de la coopĂ©ration Ă©conomique entre les deux pays, des efforts ont Ă©tĂ© faits pour augmenter les Ă©changes culturels. Des initiatives telles que le Louvre Abou Dabi, l’UniversitĂ© de la Sorbonne aux E.A.U. et le projet de construction d’une ville qui ressemblerait goutte pour goutte Ă  la ville de Lyon Ă  DubaĂŻ d’ici 2012. Lors de sa visite rĂ©cente aux E.A.U. Ă  l’occasion de l’inauguration du camp militaire d’Al Salam, la nouvelle base militaire française Ă  Abou Dhabi, Nicolas Sarkozy a Ă©galement dĂ©posĂ© la premiĂšre brique du Louvre Abou Dhabi. Le gouvernement a payĂ© la somme totale de 360 millions d’Euros pour utiliser le nom du Louvre et espĂšre pouvoir ouvrir le musĂ©e d’ici 2012. L’émirat payera Ă©galement 520 millions d’Euros pour l’emprunt d’Ɠuvres d’art et pour recevoir le conseil d’experts français en matiĂšre de conservation d’art. Des Ɠuvres d’art du monde entier seront exposĂ©es dans ce musĂ©e, qui a pour but de tisser des liens entre l’art occidental et l’art oriental. Cette initiative tend Ă  renforcer la coopĂ©ration entre la France et les Émirats Arabes Unis, mais elle contribue Ă©galement Ă  rĂ©aliser le rĂȘve des E.A.U. de devenir la capitale culturelle du Moyen Orient.

Relations diplomatiques avec la Chine

Les relations diplomatiques entre la Chine et les Émirats Arabes Unis ont commencĂ© en novembre 1984. Depuis, les relations, politiques, Ă©conomiques et commerciales entre les deux pays n’ont cessĂ© d’évoluer. RĂ©cemment, les relations Ă©conomiques bilatĂ©rales entre la Chine et les Émirats Arabes Unis ont Ă©voluĂ© de maniĂšre positive. En 2002, le volume d’échanges commerciaux s’élevait Ă  $3.895 milliards de dollars ; les exportations de la Chine s’élevaient Ă  $3.45 milliards de dollars et ses importations Ă  $445 millions. Les produits exportĂ©s par la Chine aux Émirats Arabes Unis sont les textiles, les vĂȘtements, les produits industriels, les mĂ©taux (or, argent, cuivre et fer), produits artisanaux et Ă©lectroniques. Le Chine importe de l’aluminium, des fertilisants et du pĂ©trole des Émirats Arabes Unis. En 1985, la Chine et les Émirats Arabes Unis ont signĂ© un accord Ă  propos de la coopĂ©ration Ă©conomique, commerciale et technologique entre les deux pays. En novembre 1985, les deux pays ont fondĂ© une commission pour la coopĂ©ration Ă©conomique, commerciale et technique.
Lors de sa visite en Chine, le prĂ©sident des Émirats Arabes Unis, Sheikh Zayed a fait une donation gĂ©nĂ©reuse Ă  la Chine pour l’ouverture d’un centre de recherche islamique Ă  l’universitĂ© de Beijing. C’est Ă©galement Ă  l’aide de ces donations que fut ouverte une imprimerie pour l’association islamique de la Chine dans le Nord de la chine, dans la province d’Hebei. La Chine a ouvert une branche de Xinhua News Agency et des bureau pour les journaux People's Daily et Economic Daily aux Émirats Arabes Unis. Les deux pays ont Ă©galement coopĂ©rĂ© dans le domaine de la santĂ© et il y a plus de 60 infirmiĂšres chinoises aux Émirats Arabes Unis. Il y a Ă©galement des centres mĂ©dicaux chinois Ă  Abou Dabi, Sharjah, Al Ain et Ajman. De plus, les Ă©changes non-gouvernementaux entre les deux pays demeurent Ă©galement trĂšs dynamiques. On trouve un nombre important d’expatriĂ©s chinois aux Émirats Arabes Unis surtout dans le milieu sportif, le secteur tertiaire et le monde du business.
Les accords signĂ©s entre les deux pays sont comme suit : accord sino-Ă©mirati sur la coopĂ©ration culturelle (1989), accord sur la coopĂ©ration technique dans le domaine mĂ©dical entre les ministĂšres de la santĂ© chinois et Ă©mirati, un accord pour l’envoi de mĂ©decins chinois aux Émirats Arabes Unis( 1992), un accord pour l’envoi d’infirmiĂšres chinoises aux Émirats Arabes Unis (1992), un accord sino-Ă©mirati pour l’extradition judiciaire (2002) et un accord pour la coopĂ©ration culturelle la mĂȘme annĂ©e. La Chine et les Émirats Arabes Unis ont Ă©galement coopĂ©rĂ© dans le domaine de l’aviation. Les deux pays ont signĂ© un accord bilatĂ©ral sur l’aviation et le transport aĂ©rien civil en 1980 et en 1989.

Relations diplomatiques avec l'Inde

Les relations commerciales entre les Émirats Arabes Unis et l’Inde ont commence en l’an 3000 avant JC. Les relations diplomatiques entre les deux pays ont toujours Ă©tĂ© proches et amicales et reposent sur des fondements politiques, Ă©conomiques et culturels solides. Les premiers Ă©changes entre les deux pays Ă©taient surtout commerciaux : on Ă©changeait des vĂȘtements et Ă©pices venus d’Inde contre des perles et des dates. Sharjah et DubaĂŻ Ă©taient les principaux lieux de commerce avec la cote ouest de l’Inde, en particulier la cote de Malabar. Suite Ă  la formation de la fĂ©dĂ©ration et Ă  la prĂ©sidence de Sheikh Zayed Bin Sultan Al Nahyan, les relations entre l’Inde et les Émirats Arabes Unis n’ont cesse de s’amĂ©liorer. Suite au dĂ©cĂšs de son pĂšre, Sheikh Khalifa bi Zayed Al Nahyan a entretenu, en tant que prĂ©sident des Émirats Arabes Unis et gouverneur d’Abou Dhabi, de trĂšs bonnes relations avec l’Inde. Les Émirats Arabes Unis ont accueilli plus d’un million d'expatriĂ©s indiens qui jouent un rĂŽle actif dans l’économie du pays.[29]

Il y a eu de nombreuses visites officielles et de contacts bilatĂ©raux entre l’Inde et les Émirats Arabes Unis. Les deux pays ont Ă©galement signĂ© de nombreux accord sur l’extradition judiciaire, le trafic de drogues, l’aviation civile, la coopĂ©ration culturelle, technique et militaire. Les deux pays ont notamment collaborĂ© dans le domaine de la dĂ©fense militaire. L’Inde a accueilli des professionnels dans le domaine en provenance des Émirats Arabes Unis et leur a fourni l’entrainement nĂ©cessaire. L’Inde participe Ă©galement Ă  tous les salons internationaux de dĂ©fense militaire (IDEX) organisĂ©s par les Émirats Arabes Unis. En juin 2003, Sheikh Mohammed bin Zayed Al Nahyan s’est rendu en Inde pour la signature d'un accord sur la coopĂ©ration en matiĂšre de dĂ©fense militaire. Il fut Ă©galement dĂ©cidĂ© qu’une commission sur la dĂ©fense se rĂ©unirait une fois par an. [30]

L’Inde et les Émirats Arabes Unis jouissent de trĂšs bonnes relations diplomatiques axĂ©es sur une longue histoire d’échanges entre les deux pays et sur des valeurs et traditions partagĂ©es. Ces relations n’ont fait que s’amĂ©liorer avec les flux d’immigration importants en provenance d’Inde vers les Émirats Arabes Unis et par des Ă©changes commerciaux en plein essor. Plus qu’une simple entente diplomatique, les deux pays entretiennent un vĂ©ritable partenariat dans les secteurs Ă©conomique et commercial. En effet, les Émirats Arabes Unis reprĂ©sentent le second marchĂ© le plus important pour les produits indiens. Dans le mĂȘme temps, les indiens sont devenus des investisseurs importants aux Émirats Arabes Unis. Les Émirats exportent Ă©galement beaucoup de produits manufactures en Inde. Les Ă©changes commerciaux indo-Ă©miratis, qui atteignaient la valeur de 180 millions de dollars en 1970, s’élĂšvent Ă  prĂ©sent Ă  plus de 18 milliards de dollars.[31]

En tant que centre commercial du monde Arabe, les Émirats Arabes Unis sont Ă©galement devenus le troisiĂšme centre de rĂ©exportation dans le monde aprĂšs Hong Kong et Singapour. De ce fait, les Émirats Arabes Unis reprĂ©sentent un lieu stratĂ©gique en tant que centre d’approvisionnement pour d’autres marchĂ©s importants tels que l’Iran, l’Irak et l’Afrique.[32] L’émergence des Émirats Arabes Unis en tant que centre de rĂ©exportation est reflĂ©tĂ© dans les Ă©changes commerciaux croissants entre les deux pays. Le commerce bilatĂ©ral entre l’Inde et les Émirats Arabes Unis a connu une augmentation significative au cours de ces derniĂšres annĂ©es et les exports indiens vers les Émirats sont passĂ©s de 7,3331.38 millions en 2005-2006 Ă  10,671.88 millions de dollars en 2006-2007. Les importations de produits Ă©miratis en Inde sont passĂ©s de 3,787.91 millions de dollars en 2005-2006 Ă  7,500.61 millions de dollars en 2005-2006. La balance commerciale est passĂ©e de 3,171.27 millions de dollars en 2006-2007 Ă  3,543.46 millions en 2006-2007.[33]
Les Émirats Arabes Unis sont le second marchĂ© le plus important pour les produits indiens aprĂšs les États-Unis d’AmĂ©rique. De nombreuses sociĂ©tĂ©s indiennes ont contribuĂ© Ă  l’essor de certains secteurs aux Émirats Arabes Unis tels que la production et la transmission d’énergie, l’infrastructure et les transports et la tĂ©lĂ©communication. La prĂ©sence d’un certain nombre d’entrepĂŽts de diffĂ©rentes sociĂ©tĂ©s indiennes aux Émirats Arabes Unis a Ă©galement eu pour effet d’augmenter les Ă©changes commerciaux entre l’Inde et les Émirats Arabes Unis, mais aussi avec les autres pays du Golfe. [34]

L’Inde exporte des produits trĂšs divers aux Émirats Arabes Unis. Cependant, les produits les plus importants sont le coton, les accessoires, les bijoux et pierres prĂ©cieuses, les produits artisanaux, les tissus, les mĂ©taux, les produits industriels et Ă©lectroniques, le plastic et le linoleum, le thĂ©, la viande et autres produits alimentaires. Les Émirats Arabes Unis, quant Ă  eux, exportent du pĂ©trole, de l’or, de l’argent, du mĂ©tal, des perles et des pierres prĂ©cieuses et semi-prĂ©cieuses vers l’Inde.[35]

Relations diplomatiques avec les États-Unis

Robert Gates et Sheikh Mohammad bin Zayed Al Nahyan, en août 2007

Les Émirats Arabes Unis sont une source de stabilitĂ©, de tolĂ©rance et d’innovation dans le Golfe et dans le monde. C’est pourquoi les États-Unis et les Émirats Arabes Unis sont des alliĂ©s loyaux l’un envers l’autre et partagent des intĂ©rĂȘts communs :

  • Augmenter la stabilitĂ© et la sĂ©curitĂ© dans le Golfe Arabe et dans le reste du Moyen Orient
  • Assurer l’approvisionnement en Ă©nergie aux marchĂ©s internationaux
  • Encourager le commerce et l’investissement au niveau international
  • Confronter le terrorisme et l’extrĂ©misme dans la rĂ©gion et dans le reste du monde

Partenariat Ă©conomique

L’une des Ă©conomies les plus innovantes et les plus libĂ©rales au monde, les Émirats Arabes Unis sont un partenaire important pour les États Unis.

  • Les Émirats Arabes Unis reprĂ©sentent le plus gros marchĂ© au Moyen Orient pour les produits exportĂ©s par les États-Unis. La valeur totale des exportations amĂ©ricains aux Émirats Arabes Unis a atteint la valeur de 14.4 milliards de dollars en 2008.
  • Les sociĂ©tĂ©s amĂ©ricaines ont jouĂ© un rĂŽle majeur dans le dĂ©veloppement des ressources Ă©nergĂ©tiques des Émirats, qui reprĂ©sentent environ 10% des rĂ©serves de pĂ©trole mondiales.
  • Les Émirats Arabes Unis demeurent l’unique producteur de pĂ©trole dans le Golfe Ă  accepter la participation du secteur privĂ© dans l’industrie pĂ©troliĂšre.
  • On trouve plus de 750 firmes amĂ©ricaines aux Émirats Arabes Unis, telles que Bechtel et Exxon Mobil, Starbucks et Cold Stone Creamery.
  • Les investissements provenant des Émirats Arabes Unis ont contribuĂ© Ă  l’essor de l’économie amĂ©ricaine par le biais de l’injection de capital, du dĂ©veloppement des marchĂ©s et de la crĂ©ation d’emplois. Cela a contribuĂ© Ă  la richesse des deux pays.

Bonnes relations diplomatiques

Les relations diplomatiques entre les États-Unis et les Émirats Arabes Unis ne cessent de s’amĂ©liorer, en particulier dans le secteur social et le secteur culturel.

  • Les institutions amĂ©ricaines telles que l’universitĂ© d’Harvard, l’universitĂ© de New York, l’universitĂ© nationale du Michigan et le musĂ©e Guggenheim, qui collaborent de prĂšs avec de nombreuses associations culturelles et Ă©ducatives aux Émirats Arabes Unis pour l’ouverture de nouvelles institutions dans le pays.
  • L’hĂŽpital Johns Hopkins, la Clinique de Cleveland et la Clinique Mayo contribuent aux services de santĂ© des Émirats Arabes Unis.
  • Les Émirats Arabes Unis ont fait don de 100 millions de dollars aux États-Unis suite Ă  la tragĂ©die causĂ©e par l’ouragan Katrina.

Adresser des problĂšmes dĂ©licats :

  • Les Emirats Arabes Unis collaborent de prĂšs avec de nombreuses organisations internationales afin de rĂ©tablir et de maintenir la paix au Moyen Orient.
  • Avec l’aide du Gulf Cooperation Council (GCC), les Émirats Arabes Unis Ɠuvrent pour que la rĂ©gion du Golfe soit vide d’armes nuclĂ©aires et a directement approchĂ© le sujet avec l’Iran.
  • Les Émirats Arabes Unis, ainsi que les autres pays du Golfe, soutiennent la formation d’un Ă©tat palestinien indĂ©pendant.
  • Les Émirats Arabes Unis, de mĂȘme que les États-Unis, souhaitent que l’intĂ©gritĂ© territoriale de l’Irak soit prĂ©servĂ©e et que le processus politique enclenchĂ© par les États-Unis garantisse la stabilitĂ© dans le pays et intĂšgre tous les citoyens irakiens.

Confronter le terrorisme et l’extrĂ©misme :

  • Les Émirats Arabes Unis combattent le terrorisme et l’extrĂ©misme dans la rĂ©gion et dans le reste du monde. Ils coopĂšrent avec les États-Unis dans un nombre d’initiatives pour la dĂ©fense et la sĂ©curitĂ©.
  • Les Émirats Arabes Unis ont contribuĂ© militairement et financiĂšrement Ă  beaucoup d’initiatives pour la paix et la sĂ©curitĂ© internationale.
  • Les vaisseaux militaires amĂ©ricains visitant le port des Émirats Arabes Unis plus que n’importe quel autre port au monde. 600 d’entre eux s’y sont rendu en 2006.
  • Des lois ont Ă©tĂ© votĂ©es par les deux pays afin de contrĂŽler les transactions monĂ©taires illĂ©gales et le transport de marchandises dangereuses.[36]

LĂ©gislation

ComparĂ© Ă  d’autres pays de la rĂ©gion du Golfe tels que l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis ont des lois assez libĂ©rales. Le pays a un systĂšme juridique civil mais la Shari'a est appliquĂ©e aux lois concernant la famille , l’hĂ©ritage et certains crimes. Les femmes ont les mĂȘmes droits que les hommes et tous les citoyens sont Ă©gaux en droit.

Drogues

L’importation, la consommation, la production ou la dĂ©tention de stupĂ©fiants (rĂ©sine de cannabis, haschich, marijuana, hĂ©roĂŻne, cocaĂŻne) ou de substances considĂ©rĂ©es comme stupĂ©fiants (un prĂ©cĂ©dent avec un mĂ©dicament contenant de la codĂ©ine), mĂȘme en quantitĂ© infinitĂ©simale (de l’ordre du milligramme) sont totalement interdites et sĂ©vĂšrement punies.[37]

Alcool

Les rĂ©sidents non musulmans peuvent acheter de l’alcool dans les magasins habilitĂ©s s’ils possĂšdent une licence d’alcool (obtenue sous certaines conditions). Bien que la consommation de boissons alcoolisĂ©es soit autorisĂ©e dans les hĂŽtels et les restaurants pour les non musulmans (dans tous les Émirats sauf celui de Charjah), la prĂ©sence d’alcool dans le sang d’un conducteur est un dĂ©lit.

La consommation d’alcool est, par ailleurs, interdite dans tous les Émirats pendant les fĂȘtes religieuses et il est interdit d’offrir des boissons alcoolisĂ©es Ă  un musulman.

Subdivisions

Article dĂ©taillĂ© : Subdivisions des Émirats arabes unis.

Les Émirats arabes unis sont subdivisĂ©s en sept Ă©mirats, eux-mĂȘmes formĂ©s de plusieurs enclaves dont les frontiĂšres ont Ă©tĂ© abolies mais dont la souverainetĂ© est parfois floue.

Liberté d'expression

Internet

Les EAU bloquent l'accĂšs Ă  l'intĂ©gralitĂ© du domaine de premier niveau israĂ©lien [38]. Ils tentent de faire de mĂȘme pour les sites homosexuels, de rencontres en anglais (mais pas en arabe), ceux critiques de l'islam et quelques-uns au contenu politique [38].

Économie

Abou Dabi
Hotel sept Ă©toiles de Burj, Ă  Dubai
Hotel Atlantis (Palm Jumeirah à Dubai, dans l'un des secteurs touristiques les plus développés du Moyen-Orient.
Article dĂ©taillĂ© : Économie des Émirats arabes unis.

L'Ă©conomie des Émirats arabes unis, dont la balance commerciale est largement excĂ©dentaire, est Ă©troitement liĂ©e Ă  l’industrie du pĂ©trole et du gaz naturel qui reprĂ©sentent un tiers du PIB. En 2005, les Émirats arabes unis Ă©taient le troisiĂšme producteur de pĂ©trole dans le golfe Persique aprĂšs l'Arabie saoudite et l'Iran.

Depuis l'indĂ©pendance en 1971, les Émirats arabes unis sont passĂ©s d'un niveau de vie trĂšs bas au quatriĂšme PIB par habitant au niveau mondial (43 400 US$ en 2005). Le PIB des E.A.U, aux prix courants, est passĂ© de 624 milliards de dirhams en 2006 Ă  729,73 milliards de dirhams en 2007. En 2007, le taux de croissance a atteint un chiffre de 5,25% contre 11,5% en 2006. Dans le mĂȘme temps; le PIB nominal a augmentĂ© de 16,8% en 2007, contre 28,7% en 2006 et 25,6% en 2005. MalgrĂ© la rĂ©cente stabilisation de la croissance Ă©conomique, le pays demeure parmi les Ă©conomies mondiales connaissant la plus forte expansion. Ceci est en partie dĂ» Ă  la valeur des secteurs pĂ©trolier et gazier qui ont enregistrĂ© une hausse de 18,2% en 2007 avec l'augmentation du prix du pĂ©trole.

Ces derniĂšres annĂ©es, du fait de l’épuisement prĂ©vu des rĂ©serves pĂ©troliĂšres, le gouvernement a cherchĂ© Ă  diversifier ses sources de revenus et Ă  diminuer sa dĂ©pendance Ă  l'Ă©gard du secteur des Ă©nergies fossiles. Cette diversification se caractĂ©rise notamment par le dĂ©veloppement de l’industrie touristique centrĂ©e sur les cĂŽtes, le dĂ©sert ou encore les complexes sportifs. La performance du secteur non pĂ©trolier a atteint une valeur de 467,9 milliards de dirhams, soit 64,1% du PIB global.

On doit cette croissance économique à divers facteurs clés, dont un développement sans précédent dans le secteur du bùtiment et des travaux publics (25,6%) et à une croissance significative des industries manufacturiÚres (19,8%), de l'immobilier (16,9%), du secteur financier (11,5%), des transports et des communications (8,3%) et du tourisme dont le taux de croissance s'est maintenu à 6,4%.

Le succĂšs touristique des Émirats Arabes Unis ainsi que d’autres facteurs (prix modĂ©rĂ©s des biens de consommation, tempĂ©ratures Ă©levĂ©es durant toute l'annĂ©e, projets touristiques immenses, etc.) lui donne le surnom de Singapour ou Hong-Kong du Moyen-Orient. Par Ă©gard Ă  la totale sĂ©curitĂ© des biens et des personnes ainsi qu’au volume des opĂ©rations financiĂšres, c'est parfois le surnom de Suisse du Moyen Orient qui est attribuĂ©. Des projets tels que les RĂ©sidences de Jumeirah Beach, l'un des plus grands ensembles immobiliers du monde; Palm Jumeirah, une vaste Ăźle artificielle; l'Ă©norme projet d'amĂ©nagement du MarchĂ© central d'Abou Dabi; Burj Dubai (destinĂ© Ă  ĂȘtre la tour la plus haute du monde); la mosquĂ©e Cheikh Zayed ainsi que d'autres projets en cours tels que l'Ăźle de Saadiyat, de Palm Jebel Ali, de l'aĂ©roport international d'Al Maktoum et de Dubailand sont le signe d'une Ă©volution trĂšs rapide du pays.

Politique Ă©conomique

Les gouvernements fĂ©dĂ©ral et locaux ont rĂ©cemment publiĂ© des documents de planification stratĂ©gique, dĂ©taillant les mesures de dĂ©veloppement qui vont ĂȘtre prises par les E.A.U. aux cours des prochaines annĂ©es. Ces plans visent Ă  stimuler la croissance Ă©conomique et Ă  renforcer la compĂ©titivitĂ© de l'Ă©conomie nationale.

  • Plan stratĂ©gique d'Abou Dabi

En mai 2008, le Conseil pour le développement économique d'Abou Dabi (ADCED) a publié son plan stratégique pour la période 2008-2012. Selon ce plan, l'émirat adoptera des politiques économiques plus libérales, renforcera ses infrastructures industrielles et apportera un plus grand soutien aux petites et moyennes entreprises pour leur permettre de jouer un rÎle plus dynamique dans le développement de l'émirat. L'émirat veut également attirer davantage d'investissements étrangers et utiliser les gains générés par l'exploitation des hydrocarbures pour établir de nouvelles industries.

Contrairement au plan stratĂ©gique d'Abou Dabi, celui de DubaĂŻ minimise l'importance des revenus pĂ©troliers. À l'horizon 2015, le plan se fixe pour objectif de maintenir la croissance rĂ©elle de l'Ă©conomie Ă  un taux de 11% par an, de maniĂšre Ă  atteindre un PIB de 108 milliards de dollars en 2015 et de porter le PIB par habitant Ă  44000 dollars.

Infrastructure

Une intersection d'autoroute Ă  Dubai.

Les E.A.U. continuent Ă  consacrer des milliards de dollars Ă  des projets d’infrastructure. Ils reprĂ©sentent le plus grand marchĂ© de projets de la rĂ©gion, soit 37% de la valeur totale des projets dans les domaines du bĂątiment, du pĂ©trole et du gaz, de la pĂ©trochimie, de l’électricitĂ© et de l’eau, ainsi que du traitement des dĂ©chets. Au cours des 12 derniers mois, d’énormes sommes ont Ă©tĂ© injectĂ©es dans l’immobilier, le tourisme et les loisirs. Des amĂ©nagements tels que Masdar City et l’üle de Saadiyat Ă  Abou Dabi transforment la capitale en un marchĂ© Ă©mergent.

Mais c’est plus particuliĂšrement l’émirat voisin de Dubai qui est renommĂ© pour l’exĂ©cution de projets innovants avec des projets tels que The Palm et The World. Le promoteur Nakheel, division de DubaĂŻ World, est chargĂ© de la plupart de ces amĂ©nagements off-shore. La construction a commencĂ© en 2001 avec l’üle de Palm Jumeirah. Aujourd’hui, plus de 2000 logements sont occupĂ©s et les travaux se poursuivent sur l’üle. La construction de Palm Jebel Ali a commencĂ© en 2002. Deux fois plus grand que Palm Jumeirah, ce projet devrait accuellir 1,7 million de personnes d’ici 2020. Le projet de Palm Deira, qui a Ă©tĂ© annoncĂ© en 2004, aura cinq fois la taille de Palm Jebel Ali, ce qui en fera la plus grande Ăźle artificielle du monde.

Les trois Ăźles artificielles ainsi que d’autres projets tels que The World, Dubai Waterfront et l’Arabian Canal conçus par Nakheel auront la capacitĂ© de loger 3 millions de personnes. Dubai World Central un dĂ©veloppement de 140 kmÂČ actuellement sous construction Ă  cĂŽtĂ© de Jebel Ali crĂ©era plus de 900,000 postes, et abritera l’aĂ©roport international d’Al Maktoum, qui sera le plus grand aĂ©roport du monde en 2020. Le Burj Dubai, conçu par le promoteur immobilier Emaar est la plus haute tour du monde et culmine Ă  818 mĂštres. Le projet Dubailand a Ă©galement Ă©tĂ© inaugurĂ© ; le complexe de 279 millions de mĂštres carrĂ©s reprĂ©sente les diffĂšrents continents de la planĂšte et a un coĂ»t total de 235 milliards de Dirham ($64 milliards). Plusieurs des Ăźles ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© achetĂ©es par des cĂ©lĂ©britĂ©s telles que Richard Branson ou encore Michael Schumacher.

Cependant, les gouvernements des Ă©mirats du nord suivent de prĂšs les efforts de leur voisin prodige et encouragent les promoteurs immobiliers Ă  construire des propriĂ©tĂ©s aussi bien commerciales que privĂ©es.[39] De plus, le prĂ©sident des Émirats Arabes Unis le Sheikh Khalifa bin Zayed Al Nahyan a consacrĂ© 16 milliards de dirhams ($4.4 milliards) Ă  des projets d’infrastructure dans les Ă©mirats du nord. Cette somme sera utilisĂ©e pour financer la construction de routes, de nouveaux quartiers rĂ©sidentiels, des systĂšmes d’égouts et d’autres projets pour pallier les besoins en infrastructure de ces rĂ©gions.[40]

Le port deJebel Ali est le plus grand port au Moyen Orient et le septiÚme port le plus fréquenté au monde

Il y a plusieurs ports dans le pays. Les plus importants sont les suivants: le Port de Jebel Ali, le Port Rashid, le Port Khalid, le Port Saeed, le Port Khor Fakkan, et le Port Zayed.[41] Le Terminal 3 Ă  DXB est l’un des plus grands bĂątiments du monde en terme de surface au sol[42] et a augmentĂ© la capacitĂ© totale de l’aĂ©roport de 60 millions de passagers. Il existe beaucoup d’autres aĂ©roports Ă  travers le pays. Mais l’aĂ©roport international de DubaĂŻ (DXB) est l’aĂ©roport principal du pays. En 2008, cet aĂ©roport Ă©tait le 20Ăšme aĂ©roport le plus frĂ©quentĂ© au monde en termes de passagers et le 11Ăšme le plus frĂ©quentĂ© au monde pour les cargos. L’aĂ©roport de Dubai est Ă©galement l’un des aĂ©roports les plus frĂ©quentĂ©s par les passagers internationaux.[43] Les autres aĂ©roports importants sont l’aĂ©roport international d’Abou Dabi, l’aĂ©roport international de Sharjah et l’aĂ©roport international d’Al Ain. On trouve par ailleurs des aĂ©roports dans quelques petites villes ainsi que des pistes d’atterrissage Ă  usage domestique dans les rĂ©gions rurales de l’ouest du pays.
Les Émirats Arabes Unis ont un systĂšme d’autoroutes qui relient toutes les villes principales des diffĂ©rents Ă©mirats. Les calculs les plus rĂ©cents datent de 1998, mais dĂ©jĂ  Ă  cette date, on mesurait 1,088 kilomĂštres d’autoroute aux E.A.U, qui se joignent ensuite au vaste systĂšme routier du Golfe jusqu’en Arabie Saoudite. Les routes dans les rĂ©gions du sud et de l’ouest sont beaucoup moins dĂ©veloppĂ©es et sont considĂ©rĂ©es comme Ă©tant dangereuses. C’est pourquoi l’usage de l’avion comme mode de transport est devenu une habitude pour les habitants des E.A.U.

Les autres aĂ©roports importants sont l’aĂ©roport international d’Abou Dabi, l’aĂ©roport international de Sharjah et l’aĂ©roport international d’Al Ain. On trouve par ailleurs des aĂ©roports dans quelques petites villes ainsi que des pistes d’atterrissage Ă  usage domestique dans les rĂ©gions rurales de l’ouest du pays. Il y a des vols quotidiens entre l’est et l’ouest des Émirats Arabes Unis, pratiques pour ceux qui souhaitent se rendre Ă  Bani Yas par exemple.[44] Les Émirats Arabes Unis possĂšdent la plus grande compagnie aĂ©rienne au Moyen Orient : Emirates Airline. Son hub est l’aĂ©roport international de DubaĂŻ et elle dessert plus de 100 destinations et 6 continents. Emirates est la compagnie aĂ©rienne qui a transportĂ© le plus de passagers internationaux dans le monde.[45]

Etihad Airways, la compagnie aĂ©rienne d’Abou Dabi, est Ă©galement en plein essor avec plus de 200 avions en cours d’acquisition.

Le mĂ©tro de DubaĂŻ devrait ouvrir ses portes en septembre 2009 et permettre de se rendre d’un bout Ă  l’autre de la ville beaucoup plus rapidement qu’en voiture. Le projet, qui a coĂ»tĂ© 15.5 milliards de Dirham (US$4.2 milliards) comprend un viaduc de 52 km qui parcourt le long de la route Sheikh Zayed entre Al Rashidiya et Jebel Ali, fur complĂ©tĂ© rĂ©cemment aprĂšs trois ans de travaux. La ligne de mĂ©tro devrait permettre Ă  environ 27,000 passagers par heure de se rendre d’un bout Ă  l’autre de la ville dans 42 trains.[46] Des travaux sont Ă©galement en cours pour construire une autre ligne de mĂ©tro qui reliera Al Qusais Ă  Dubai Healthcare City, et dont la mise en service est prĂ©vue en mars 2010.

Abou Dabi prĂ©pare Ă©galement un projet pour la construction d’un mĂ©tro et d’un service ferroviaire national qui relierait toutes les grandes villes. Ceci permettra Ă©galement de voyager par train vers d’autres pays du golfe. [47]

La Federal Electricity and Water Authority (Fewa) est l’agence qui gĂšre l’ensemble des services d’eau et d’électricitĂ© dans le pays. Chaque Ă©mirat a Ă©galement sa propre agence, telles que Abu Dhabi Water and Electricity Authority (Adwea), Dubai Water and Electricity Authority (Dewa)

La tour Etisalat à Dubaï. Etisalat avait le monopole sur le secteur de la télécommunication à Dubaï avant 2006.[48]

et Sharjah Water and Electricity Authority (Sewa), qui supervisent la distribution d’eau et d’électricitĂ© dans leur Ă©mirat. Les Émirats Arabes Unis ont l’intention de construire 68 barrages rechargeables dans les 5 prochaines annĂ©es qui viendront s’ajouter aux 114 barrages dĂ©jĂ  existants afin de pallier les besoins croissants de la population en Ă©nergie. Les Émirats Arabes Unis sont Ă©galement sur le point de dĂ©velopper un programme nuclĂ©aire pacifique afin de gĂ©nĂ©rer davantage d’électricitĂ©. Les E.A.U. ont signĂ© un accord pour le dĂ©veloppement des utilisations pacifiques de l’énergie nuclĂ©aire avec la France, les États Unis, et la CorĂ©e du Sud, ainsi qu’un accord avec le Royaume-Uni.[49]

Les Émirats Arabes Unis ont actuellement deux opĂ©rateurs tĂ©lĂ©phoniques : Etisalat et du. Etisalat avait le monopole sur les tĂ©lĂ©communications jusqu’à l’arrivĂ©e des services de tĂ©lĂ©phonie mobile sur le marchĂ© en fĂ©vrier 2007. Etisalat domine avec 74% du marchĂ©, mais du gagne du terrain et tend Ă  s’imposer comme un important concurrent. D’ici 2010, ils espĂšrent gagner 30% du marchĂ©. Entre 2002 et 2007, le nombre d’abonnĂ©s de tĂ©lĂ©phone mobile aux Émirats Arabes Unis a augmentĂ© en moyenne de 25.6%, presque quatre fois plus vite que le taux de population. Les prĂ©visions indiquent que le marchĂ© de la tĂ©lĂ©phonie mobile aux Émirats Arabes Unis sera en plein essor et passera de 7.7 millions d’abonnĂ©s en 2007 Ă  9.2 millions en 2008 et Ă  11.9 millions en 2012.[50] La connexion Internet Ă  haute vitesse est largement rĂ©pandue dans le pays et il y a environ 2.4 utilisateurs par abonnement Internet. Les prĂ©visions de la Telecommunications Regulatory Authority (agence pour la rĂ©gulation des tĂ©lĂ©communications) indiquent que, au cours des prochaines annĂ©es, la croissance du nombre d’utilisateurs et d’abonnĂ©s se doublera d’une baisse du nombre d’utilisateurs par abonnement : selon les prĂ©visions, le nombre d’abonnĂ©s devrait augmenter et passer de 0.904 million en 2007 Ă  1.15 million en 2008, 1.44 million en 2009 et 2.66 millions en 2012.[51] L’utilisation d’Internet est trĂšs Ă©tendue ; en 2007, on trouvait dĂ©jĂ  1.7 million d’utilisateurs (InternetWorldStats.com). Selon Reporters Sans FrontiĂšres, les autoritĂ©s filtrent les sites dont le contenu pourrait ĂȘtre nuisible aux citoyens, en particulier les sites pornographiques ou dont le contenu est particuliĂšrement offensif aux mƓurs et croyances Ă©miraties. [52]

Religions

La mosquée de Sheikh Zayed à Abou Dabi est la plus grande mosquée aux E.A.U. et une des six plus grandes mosquées du monde.[53]

Selon les estimations officielles, 96% de la population serait musulmane (80% de sunnites et 16% de chiites), les 4% restants seraient chrétiens, hindous ou bouddhistes[54].

Le Vatican estime Ă  1 million le nombre de chrĂ©tiens, essentiellement catholiques, travaillant aux Émirats arabes unis (chiffre donnĂ© lors de l'Ă©tablissement de relations diplomatiques entre le Vatican et les Émirats arabes unis le jeudi 31 mai 2007).

MĂȘme si l’islam est la religion d’état, le gouvernement se montre tolĂ©rant envers les autres appartenances religieuses et autorise la pratique d’autres religions que l’islam.[55] Il y a 31 Ă©glises Ă  travers le pays et un temple hindou Ă  Bur Dubai [56]. - - Depuis la crĂ©ation des sept Ă©mirats en 1971, du fait de l’immigration massive en provenance d’Asie et du Moyen Orient, les religions se sont multipliĂ©es. Ainsi, en plus des sikhs, des chrĂ©tiens et des hindous, on trouve des zoroastriens, des bouddhistes et des bahaĂŻstes.

Éducation

Université Américaine de Sharjah

Le systĂšme d'enseignement Ă©mirien est gratuit et universel pour tous, de la maternelle Ă  l'universitĂ©. Il existe Ă©galement un secteur privĂ©. Le systĂšme Ă©ducatif est gĂ©rĂ© par le ministĂšre de l'Éducation nationale et entiĂšrement financĂ© par l'État. Le programme scolaire est en harmonie avec les principes et le projet de dĂ©veloppement des EAU. Les cours sont donnĂ©s dans la langue officielle, l'arabe, et, dans la premiĂšre langue Ă©trangĂšre du pays, l'anglais.

Le systĂšme d'enseignement supĂ©rieur dĂ©pend du ministĂšre de l'Enseignement supĂ©rieur ; les plus importantes universitĂ©s sont les suivantes : l'UniversitĂ© d'Abou Dabi, l'UniversitĂ© Zayed, Le CollĂšge de mĂ©decine du Golfe et les Higher Colleges of Technology. Les Ă©tablissements privĂ©s sont Ă©galement nombreux et comprennent l'UniversitĂ© de Sharjah, l'UniveristĂ© de Wollogong Ă  DubaĂŻ, l'UniversitĂ© amĂ©ricaine de Sharjah, l'UniversitĂ© amĂ©ricaine de DubaĂŻ, l'Institute of Management Technology Ă  DubaĂŻ et l'UniversitĂ© de Science et de Technologie d'Al Ain. De nombreuses universitĂ©s Ă©trangĂšres ont construit un campus aux EAU., comme Paris IV, dont un campus se trouve Ă  Abou Dabi. En outre, l'institut BITS, Pilani s'est Ă©tabli en 2000 Ă  DubaĂŻ.

Culture

Article dĂ©taillĂ© : Culture des Émirats arabes unis.

FĂȘtes et jours fĂ©riĂ©s

Date Nom français Nom local
1er janvier jour de l'an
10 di alhija - 1er mouharam FĂȘte du Sacrifice - nouvel an islamique AĂŻd al-Adha - Al-Hijra
Rabii al awal Naissance de Mahomet Mouloud
6 août AvÚnement de Cheikh Zayed
27 Rajab Montée au ciel de Mahomet Leilat al-Meiraj
Ramadan Fin du Ramadan AĂŻd al-Fitr
2 dĂ©cembre FĂȘte Nationale

Les EAU. ont une culture trĂšs diverse, enrichie par l’arrivĂ©e de populations immigrĂ©es venant d’abord de l’Iran au dĂ©but du XXe siĂšcle, puis d’Inde et du Pakistan dans les annĂ©es 1960. En dĂ©pit de la diversitĂ© de la population, il y a eu peu de tensions ethniques entre les diffĂ©rents groupes de population.

La culture Ă©miratie est fondĂ©e sur les principes de l’Islam et de la culture traditionnelle arabe et bĂ©douine. L’influence arabe est prĂ©sente dans l’architecture, la musique, la cuisine et le mode de vie des Émiratis. Les musulmans sont conviĂ©s Ă  faire la priĂšre cinq fois par jour par le muezzin, qui les appelle du haut du minaret dans les mosquĂ©es. Le weekend commence le vendredi, jour saint pour les musulmans.

Deux jours fĂ©riĂ©s importants aux Émirats Arabes Unis sont les jours ou l’on fĂȘte l’Eid al Fitr, qui marque la fin du Ramadan, et la journĂ©e nationale qui a lieu le 2 dĂ©cembre et qui commĂ©more la formation du pays .[57] La culture Ă©miratie est fondĂ©e sur la religion musulmane et la culture traditionnelle Arabe et BĂ©douine. Étant donnĂ© son caractĂšre cosmopolite, les Émirats Arabes Unis ont une culture diverse et vibrante. L’influence de la culture Islamique est traduite dans l’architecture, la musique, les vĂȘtements, la cuisine et le mode de vie.[58]

Le dĂ©veloppement socio-Ă©conomique sans prĂ©cĂ©dent dont le Golfe Persique a joui, a contribuĂ© Ă  libĂ©raliser les Émirats Arabes Unis. Tandis que l’Islam reste la religion la plus importante, ainsi que celle de l’état, les autres religions sont tout Ă  fait respectĂ©es et tolĂ©rĂ©es. On trouve d’ailleurs des Ă©glises, des temples hindous et des synagogues Ă  cĂŽtĂ© des mosquĂ©es. Le pays abrite de nombreuses populations qui ont fui la persĂ©cution dans leur pays d’origine. L’aspect cosmopolite de DubaĂŻ en particulier, est de plus en plus Ă©vident et il n’est pas rare de trouver des centres culturels asiatiques, des Ă©coles europĂ©ennes et de nombreux restaurants spĂ©cialisĂ©s dans la cuisine Ă©trangĂšre.

Mode

Des hommes portant le dishdasha

Les Émirats Arabes Unis n’imposent pas le port du voile, contrairement Ă  l’Iran, mais beaucoup d’émiratis prĂ©fĂšrent se vĂȘtir selon la mode traditionnelle. Ainsi, les homes portent le thawb ou le dishdasha, une chemise longue qui recouvre les jambes jusqu’aux chevilles gĂ©nĂ©ralement en coton blanc. Les femmes portent l’abaya, une longue tunique noire qui recouvre le corps entier; certaines d’entre elles portent Ă©galement un voile noir qui recouvre leurs cheveux. [59] Cet accoutrement est particuliĂšrement adaptĂ© au climat chaud et humide des Émirats Arabes Unis. Cependant, la mode occidentale reste trĂšs populaire, en particulier parmi les jeunes. On trouve toutes les grandes marques occidentales dans les centres commerciaux et le femmes peuvent s’habiller comme elles le souhaitent. Cependant, suite Ă  des comportements qui ont offensĂ© une partie de la population locale, il est conseillĂ© de se vĂȘtir modestement et d’éviter les vĂȘtements trop courts et provocants dans les endroits frĂ©quentĂ©s par les familles Ă©miraties. MalgrĂ© le climat tolĂ©rant, les Ă©trangers sont invitĂ©s Ă  respecter les coutumes locales afin de n’offenser personne.[60]

Architecture

Tours Ă  vent ou Badgir Ă  DubaĂŻ

Les ressources Ă©tant limitĂ©es et les conditions de vies rudes, les matĂ©riaux de constructions utilisĂ©s par les Ă©miratis Ă©taient simples, tout en Ă©tant adaptĂ©s au climat et Ă  l’environnement. Tandis qu’elles utilisaient des tentes facilement transportables durant leurs voyages, les premiĂšres tribus construisirent Ă©galement des maisons faites de boue et recouverte par des feuilles de palmier. Ces matĂ©riaux isolaient l’intĂ©rieur des maisons de la forte chaleur (jusqu'Ă  50 °C le jour). Les piĂšces des maisons Ă©taient gĂ©nĂ©ralement disposĂ©es autour d’une cour intĂ©rieure oĂč les repas Ă©taient prĂ©parĂ©s pour toute la maisonnĂ©e. Pour amĂ©liorer la ventilation, des tours Ă  vent ou « bagir Â» furent construites.

Les bĂątiments publics Ă©taient traditionnellement des forts oĂč siĂ©geait le gouvernement local.

La croissance Ă©conomique rapide des derniĂšres dĂ©cennies permit aux E.A.U. de rĂ©pondre aux besoins nouveaux en termes de logements et de bĂątiments publics. Une nouvelle forme d’architecture plus moderne remplaça l’architecture traditionnelle et donna naissance aux buildings de verre et d’acier que l’on peut admirer aujourd’hui, changeant ainsi le paysage urbain. Cependant, dans un effort de prĂ©servation de l’architecture traditionnelle, le gouvernement incite la construction de bĂątiments Ă  l’aspect traditionnel.

Cuisine

Poudre de curcuma


Les E.A.U. ont adoptĂ© la cuisine de ses pays voisins tels que l’Iran, l’Arabie Saoudite et Oman. La viande, le poisson et le riz constituent la base de la cuisine Ă©miratie. La viande est gĂ©nĂ©ralement grillĂ©e et consommĂ©e sous forme de Kebab. Les Ă©miratis utilisent beaucoup d’épices dans leur cuisine, notamment le coriandre, la cardamone, le safran et le curcuma.

Durant le mois du Ramadan, on consomme le Harees, plat composĂ© de viande hachĂ©e, de blĂ© et d’eau. Les desserts les plus rĂ©pandus sont al halwa, al Kul Wiskut et al Jibeet, qui sont trĂšs riches en sucre. Les dattes sont Ă©galement consommĂ©es rĂ©guliĂšrement par les Ă©miratis soit au moment de rompre le jeĂ»ne du mois de Ramadan soit en dessert accompagnĂ© de thĂ© ou de cafĂ©. Du fait de la diversitĂ© de la culture Ă©miratie, on peut Ă  prĂ©sent trouver toutes sortes de cuisines Ă©trangĂšres. La cuisine indienne y est notamment trĂšs rĂ©pandue et de bonne qualitĂ©.



Poésie et littérature

Bien qu’on ne trouve pas de prix Nobel parmi les poĂštes des Émirats Arabes Unis, la richesse des compositions littĂ©raires arabes et de leurs thĂšmes est tenue en haute estime. La poĂ©sie fait depuis toujours partie intrinsĂšque de la culture nationale, s’inscrivant dans une longue tradition de communication orale, en grande partie favorisĂ©e par la transmission du Coran. Cette poĂ©sie trouve d’ailleurs le plus clair de son inspiration dans la foi et rend hommage au Dieu suprĂȘme Allah. Dans la culture bĂ©douine, tout homme capable d’éloquence et sachant composer des vers fait l’objet d’un respect presque religieux. Les thĂšmes qui dominent dans la poĂ©sie locale sont la satire, la chevalerie, l’éloge de soi-mĂȘme, le patriotisme, la religion, la famille et l’amour. Le style et la forme de la poĂ©sie dans les Ă©mirats ont Ă©tĂ© largement influences par l’érudit arabe du VIIIe siĂšcle Al Khalil Bin Ahmed puis par la civilisation islamique en Andalousie et aussi par l’Occident, quand, au XXe siĂšcle, la prose a commence Ă  faire son apparition dans la littĂ©rature locale.
Le premier poĂšte connu dans les Ă©mirats est Ibn Majid, nĂ© entre 1432 et 1437 Ă  Ras Al-Khaimah. Issu d’une prospĂšre famille de marins, Ibm Majid a laissĂ© 40 compositions. Au XVIIe siĂšcle le poĂšte Ibn Dahir pratiquait la poĂ©sie populaire dite Nabati qui utilisait le dialecte quotidien contrairement Ă  la poĂ©sie arabe classique. Moubarak al-Owais (1887-1959) et Ahmed bin Sulayem (1905-1976) ont Ă©tĂ© les plus grandes figures littĂ©raires des Ă©mirats au XXe siĂšcle, en particulier dans le domaine de la poĂ©sie arabe classique. Trois autres poĂštes de Sharjah, connus sous le nom de Hirah Group, ont Ă©galement exercĂ© leur talent au cours du XXe siĂšcle : Khalfan Musaba (1923-1946), Sheikh Saqr al-Qasimi (1925-1993), ancien dirigeant de Sharjah, et Sultan bin Ali al-Owais (1925-2000), qui reprend surtout le style de la poĂ©sie populaire dite Nabatie, une forme vernaculaire trĂšs rĂ©pandue depuis le XVIe siĂšcle.[61]

Musique et danse

Oud

Comme la poĂ©sie, la musique et la danse tiennent une grande place dans la culture arabe. En raison de nombreuses relations commerciales que la ville entretenait avec l’étranger, les instruments de musique traditionnels, que l’on peut dĂ©couvrir au cours des cĂ©lĂ©brations publiques ou privĂ©es sont ici les mĂȘmes que ceux utilises dans tout le reste du golfe Arabo-persique. Et tout d’abord l’oud, l'un des principaux instruments arabes, assez proche d’une mandoline ou d’une petite guitare. Son corps est fait d’un bois solide mais flexible (oud signifie d’ailleurs « bĂąton flexible Â»), comme l’acajou par exemple. Autre instrument original mais trĂšs populaire le habban ou la cornemuse arabe, fait d’un corps en peau de chĂšvre surmontĂ© deux pipes (l’une pour souffler l’air dans le sac et l’autre pour produire un son). Parmi les percussions : le manior, une ceinture en coton ornĂ©e de sabots de chĂšvre produisant des cliquetis au grĂ© des mouvements du danseur ; ou encore le taba, un tambour empruntant diffĂ©rentes tailles et formes
 Tous ces instruments sont faits dans des matĂ©riaux locaux et disponibles sur place tels que peaux de bĂȘte, sabots, ossements, bois, etc.
Les nombreuses danses folkloriques traditionnelles sont encore pratiquĂ©es lors des mariages ou des manifestations festives. ReflĂ©tant les modes de vie ancestraux et leurs rites, elles rythmaient le quotidien comme les Ă©vĂ©nements les plus importants. Ainsi, avant d’attaquer un autre clan, les bĂ©douins entamaient les danses al-ayaala, dans le but de rĂ©veiller le courage des guerriers. Munis de bĂątons ou de sabres, les hommes, rangĂ©s sur deux lignes face Ă  face, se dĂ©hanchaient et chantaient tour Ă  tour en cĂ©lĂ©brant l’unitĂ© de la tribu. Un film consacrĂ© Ă  cette danse du courage et de la bataille peut ĂȘtre visionnĂ©e au musĂ©e de DubaĂŻ.
Le liwa, au tempo beaucoup plus rapide ressemble plus Ă  une danse africaine Ă  la rythmique trĂšs soutenue. ImportĂ©e par les marchands du continent africain, cette danse est restĂ©e trĂšs populaire Ă  DubaĂŻ. Les travailleurs des navires perliers, qui partaient parfois pour de longs et difficiles mois en mer, s’encourageaient aussi Ă  la tĂąche Ă  l’aide de mĂ©lopĂ©es. Danse et musique rythmaient Ă©galement les mariages ou cĂ©lĂ©braient les Ă©preuves de la vie du prophĂšte Mahomet ainsi que ses bienfaits.

MusĂ©es et galeries d’art

De nombreux Ă©mirats ont construit des musĂ©es rĂ©putĂ©s, en particulier l’émirat de Sharjah avec son Heritage District qui abrite 17 musĂ©es[62], et qui Ă©tait la capitale culturelle du monde arabe en 1998.[63] La fondation culturelle d’Abou Dabi est aussi un lieu important pour l’exposition d’art indigĂšne et Ă©tranger. A Dubai, dans le quartier d’Al Quoz, on trouve de nombreuses galeries d’art. [64] Abou Dabi a pour ambition de devenir un centre d’art Ă  renommĂ©e internationale en crĂ©ant un lieu rĂ©servĂ© uniquement Ă  la culture sur l’üle de Saadiyat. Six grands projets vont voir le jour sur cette Ăźle: le musĂ©e national de Sheikh Zayed conçu par Foster + Partners, un musĂ©e d’art moderne Guggenheim Abu Dhabi qui sera conçu par Frank Gehry, un musĂ©e classique, leLouvre Abu Dhabi conçu parJean Nouvel, un musĂ©e maritime conçu par Tadao Ando, un centre de spectacles conçu par Zaha Hadid, et un parc Biennale avec 16 pavillons.[65] Dubai a Ă©galement pour projet de construire un musĂ©e Kunsthal et un quartier uniquement rĂ©servĂ© aux galeries d’art et aux artistes.[66]

Sports et loisirs

Tiger Woods au Dubai Desert Classic

Les Émirats, qui jouissent dĂ©jĂ  d’une solide rĂ©putation sur la scĂšne sportive internationale, accueillent de nombreuses rencontres de premier plan dans des disciplines sportives trĂšs diverses, allant du hippisme Ă  la course automobile en passant par le golf, le tennis, le football, le rugby, le cricket, la voile, les courses de hors-bord et presque tous les autres sports de compĂ©tition. Non seulement ces manifestations attirent de nombreux passionnĂ©s de sport et de la compĂ©tition du monde entier, mais elles permettent aussi d’admirer certains des plus grands champions et championnes Ă©miriens.

En dehors des Ă©vĂ©nements du circuit international, les E.A.U. bĂ©nĂ©ficient d’un excellent environnement sportif local, de nombreux Émiriens adhĂ©rant Ă  des clubs et Ă©tablissements divers. Les sept Ă©mirats se rencontrent rĂ©guliĂšrement lors des matches de championnats nationaux organisĂ©s dans diverses disciplines, sous la tutelle d’instances dirigeantes spĂ©cialisĂ©es. GrĂące aux installations sportives de grande qualitĂ© que possĂšde le pays (en intĂ©rieur comme en extĂ©rieur) et au climat favorable, les activitĂ©s se poursuivent pendant l’hiver.

Le sport joue un rĂŽle de plus en plus important dans les efforts dĂ©ployĂ©s par les E.A.U. pour dĂ©velopper le secteur du tourisme. La plupart des hĂŽtels offrent dĂ©jĂ  d’excellentes installations, mais on est en train d’en rĂ©nover un grand bon nombre et d’en amĂ©nager de nouvelles. Les terrains de golf trĂšs bien entretenus et les installations Ă©questres de classe internationale ne sont que deux des Ă©lĂ©ments qui attirent les visiteurs en grand nombre.

BaignĂ©s par le golfe d’Arabie Ă  l’ouest et par l’ocĂ©an Indien Ă  l’est, les E.A.U. sont un lieu de prĂ©dilection pour les amateurs de sports nautiques. Les Ă©mirats de la cĂŽte du Golfe sont dotĂ©s de longues plages de sable, oĂč l’on peut pratiquer des sports tels que la voile, le jet-ski, le surf, la natation ou encore le kitesurf. Le snorkelling et la plongĂ©e sous-marine sont Ă©galement des passe-temps trĂšs populaires : sur la CĂŽte Est des Émirats, on peut admirer toutes sortes de poissons exotiques ainsi que des rĂ©cifs coralliens. Parmi les sites favoris des plongeurs figurent la fameuse « Snoopy Island Â» et la zone situĂ©e au nord de Dibba.

RĂ©sidents et visiteurs peuvent profiter des nombreux parcs et terrains de loisirs du pays, oĂč sont organisĂ©s des matches de football, de basket et de cricket, tandis que les zones dĂ©sertiques et montagneuses voisines des grandes villes offrent un cadre idĂ©al pour des activitĂ©s plus aventureuses. Il serait trĂšs difficile de dire quel sport n’est pas pratiquĂ© aux Émirats, car de nouveaux clubs, centres ou associations se crĂ©ent constamment dans la rĂ©gion.[67]

Golf

DubaĂŻ est depuis quelques annĂ©es la destination prĂ©fĂ©rĂ©e des amateurs et professionnels de golf. Avec plus de 12 parcours signĂ©s par de grands architectes internationaux, DubaĂŻ s’est bĂąti une rĂ©putation mondiale dans le domaine. De plus, depuis 1989, DubaĂŻ organise le DubaĂŻ DĂ©sert Classic, premier tournoi de golf au Moyen Orient. De nombreux joueurs internationaux participent Ă  ce tournoi, qui fait partie du Tour EuropĂ©en depuis sa crĂ©ation en 1989. Le joueur a renommĂ©e internationale Ernis Els a gagnĂ© le tournoi trois fois. Ce tournoi a gĂ©nĂ©ralement lieu Ă  l’Emirates Golf Club.[68]

Courses de chameaux

Chameaux dans le desert

Les courses de chameaux sont un sport traditionnel important aux Émirats Arabes Unis qui trouve son origine dans les dĂ©serts de la pĂ©ninsule Arabique, de l’Afrique du Nord et du Moyen Orient. Les chameaux ont toujours jouĂ© un rĂŽle vital dans les vies des bĂ©douins, leur offrant transport, nourriture et bien davantage. En effet, les chameaux ont depuis longtemps Ă©tĂ© utilisĂ©s pour les compĂ©titions, les festivals et les cĂ©lĂ©brations importantes. Des courses Ă©taient organisĂ©es lors de ces Ă©vĂ©nements entre les diffĂ©rents propriĂ©taires. MalgrĂ© l’avĂšnement de la technologie et de la modernitĂ©, les chameaux ont gardĂ© un rĂŽle symbolique important dans la culture des Émirats Arabes Unis. Des courses de chameaux sont organisĂ©es tous les ans, financĂ©es entiĂšrement par le gouvernement. Elles ont lieu d’octobre Ă  avril les jeudi, vendredi et samedi et l’entrĂ©e est libre. Il est interdit de parier sur les chameaux, car cela est contraire aux croyances musulmanes. Cependant, les gagnants reçoivent de gĂ©nĂ©reuses sommes d’argent, le prix le plus convoitĂ© Ă©tant le King’s Cup Ă  DubaĂŻ.[69]

Courses Ă©questres

Les chevaux arabes sont connus pour leur intelligence et leur endurance.

En 1985, les Émirats Arabes Unis ont rejoint la FĂ©dĂ©ration Équestre Internationale (FEI), puis ont formĂ© leur propre fĂ©dĂ©ration en 1992 : la UAE Equestrian and Racing Federation. Depuis, de nombreuses courses Ă©questres ont lieu aux Émirats Arabes Unis tous les ans, qui ont propulsĂ© le pays sur la scĂšne Ă©questre internationale. Les habitants des Émirats Arabes Unis, et en particulier la famille rĂ©gnante et les cheikhs, entretiennent depuis longtemps une relation passionnĂ©e avec les magnifiques chevaux arabes. Les purs-sangs arabes Ă©taient autrefois remarquablement bien entraĂźnĂ©s par leurs maĂźtres bĂ©douins comme chevaux de guerre, pour leur intelligence et leur incroyable endurance. Ils sont aussi incontestablement reconnus pour leur beautĂ© et leur comportement doux envers l’homme.
Des courses de chevaux sont rĂ©guliĂšrement organisĂ©es Ă  Abou Dabi, les plus populaires chaque annĂ©e Ă©tant la « Coupe de Son Altesse le PrĂ©sident Â», la « Coupe de la fĂȘte nationale Â» et le « Championnat des Émirats Â». Des concours de saut d’obstacles ont aussi rĂ©guliĂšrement lieu au Centre Ă©questre d’Abou Dabi ou l’ADEC. L’ADEC possĂšde 2000 mĂštres de pistes d’entraĂźnement au sein de l’hippodrome et plus de 250 Ă©curies climatisĂ©es abritant les chevaux de course ainsi que des chevaux de particuliers. L’école d’équitation de l’ADEC dispose de plus de 90 chevaux, ainsi que de moniteurs diplĂŽmĂ©s pouvant enseigner aux cavaliers dĂ©butants ou confirmĂ©s. De plus, la UAE Equestrian and Racing Federation organise chaque annĂ©e une course d’endurance, oĂč les participants concourent sur des distances allant jusqu’à 160 kilomĂštres. La premiĂšre course d’endurance moderne a eu lieu en 1993 et depuis, les organisateurs remportent de plus en plus de succĂšs. Les concurrents de la course annuelle d’endurance incluent des membres de la famille rĂ©gnante et de la famille royale, des habitants des Émirats arabes unis, des cavaliers expatriĂ©s et mĂȘme des touristes Ă©trangers. La saison des courses d’endurance Ă  Abou Dabi dĂ©bute normalement en novembre et dure jusqu’en mai de l’annĂ©e suivante.[70] En outre le Sheikh Mohammad Bin Rashid Al Maktoum, est un grand Ă©leveur de chevaux et participe Ă  de nombreuses compĂ©titions internationales.

Fauconnerie

Fauconnerie dans le désert à Dubai

Au mĂȘme titre que celle du dromadaire, l’image du faucon perpĂ©tue l’attachement du peuple des Émirats arabes Unis Ă  ses traditions bĂ©douines. La fauconnerie est une activitĂ© sportive traditionnelle, pratiquĂ©e notamment par Sheikh Mohammed, le prince hĂ©ritier de DubaĂŻ. Un centre national entiĂšrement consacrĂ© Ă  la fauconnerie se trouve Ă  DubaĂŻ et peut se visiter sur la route qui mĂšne Ă  l’hippodrome.

Notes et références

  1. ↑ Site officiel du ministĂšre français des Affaires Ă©trangĂšres
  2. ↑ Revue Annuelle des Émirats Arabes Unis, 2009
  3. ↑ Revue Annuelle des Émirats Arabes Unis, 2009
  4. ↑ http://www.uaeinteract.com/french/heritage/#2
  5. ↑ http://www.uaeinteract.com/history/e_walk/con_3/con3_60.asp
  6. ↑ http://www.globalsecurity.org/wmd/world/iran/abu-musa.htm
  7. ↑ Revue Annuelle des Émirats Arabes Unis 2009
  8. ↑ Revue Annuelle des Émirats Arabes Unis 2009
  9. ↑ http://www.uae.gov.ae/Government/oil_gas.htm
  10. ↑ http://www.arabmediawatch.com/amw/CountryBackgrounds/SaudiArabia/SaudiUAEdisputes/tabid/174/Default.aspx
  11. ↑ La consommation d'Ă©lectricitĂ© d'un amĂ©ricain moyen Ă©tait d'environ 12.500 kWh/hab/an en 2007 aux US
  12. ↑ Bulletin ADIT Allemagne n°444 datĂ© du 2009/07/09
  13. ↑ « La proportion d'Émiriens aux Émirats Â» dans Courrier international du 25-02-2008, [lire en ligne]
  14. ↑ Abdel Bari Atwan, « Ă‰mirats arabes unis. L'intifada des travailleurs indiens  Â», citĂ© dans Courrier international du 02/11/2007, [lire en ligne]
  15. ↑ Revue Annuelle des Émirats Arabes Unis
  16. ↑ (en) David C. King, The United Arab Emirates, Marshall Cavendish, 2008, 144 p. (ISBN 0761425659), p. 34 
  17. ↑ Egypt State Information Service - Egypt and U.A.E Relations
  18. ↑ Pakistan Observer - Newspaper online edition - Editorial, 2008-11-26
  19. ↑ Business New | Pakistan Observer Newspaper online edition, 2008-09-06
  20. ↑ Embassy of India, UAE - India-UAE Bilateral Relations
  21. ↑ UAE Government: Foreign policy, 2008-01-01
  22. ↑ UAE Confirms Discussions With France On Purchase Of Rafale - Page 3 - Defence Talk Forum
  23. ↑ url=http://www.lexpress.fr/actualite/monde/sarkozy-aux-emirats-pour-des-accords-sur-le-nucleaire-civil_469280.htm|titre=L'express
  24. ↑ Gulfnews: UAE and France sign landmark nuclear cooperation agreement, 2008-01-16
  25. ↑ a  et b  Japan-United Arab Emirates Relations Ministry of Foreign Affairs of Japan
  26. ↑ http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/emirats-arabes-unis_428/index.html
  27. ↑ http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/emirats-arabes-unis_428/index.html
  28. ↑ http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/emirats-arabes-unis_428/index.html
  29. ↑ http://www.indembassyuae.org/induae_bilateral.phtml
  30. ↑ http://www.indembassyuae.org/induae_bilateral.phtml
  31. ↑ http://www.indembassyuae.org/induae_bilateral.phtml
  32. ↑ http://www.indembassyuae.org/induae_bilateral.phtml
  33. ↑ http://www.indembassyuae.org/induae_bilateral.phtml
  34. ↑ http://www.indembassyuae.org/induae_bilateral.phtml
  35. ↑ http://www.indembassyuae.org/induae_bilateral.phtml
  36. ↑ http://www.uae-embassy.org/uae-us-relations
  37. ↑ http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs_909/pays_12191/emirats-arabes-unis_12240/index.html
  38. ↑ a  et b  (en) Naomi Sakr, Arab media and political renewal: community, legitimacy and public life, I.B.Tauris, 2007, 208 p. (ISBN 1845113276), p. 58 
  39. ↑ UAE yearbook 2009. Mis en ligne le 15 juillet 2009
  40. ↑ Dh16 billion allocated for infrastructure development of Northern Emirates. Mis en ligne le 15 juillet 2007
  41. ↑ UAE Ports. Mis en ligne le 15 juillet 2009
  42. ↑ Dubai airport passengers top 37m
  43. ↑ Dubai world’s sixth busiest airport
  44. ↑ Airports UAE United Arab Emirates. Mis en ligne le 15 juillet 2009
  45. ↑ Scheduled Passengers Carried
  46. ↑ Welcome to Zawya. Mis en ligne le 15 juillet 2009
  47. ↑ Welcome to Zawya. Mis en ligne le 15 juillet 2009
  48. ↑ United Arab Emirates. OpenNet Interactive. 2008
  49. ↑ UAE nuclear plans revealed - Energy. Mis en ligne le 15 juillet 2009
  50. ↑ http://www.telecompaper.com/news/SendArticle.aspx?u=True
  51. ↑ UAE telecom market grows with competition | Mobile telecomms report. Mis en ligne le 15 juillet 2009
  52. ↑ UAE reports high website censorship - The National Newspaper. Mis en ligne le 15 juillet 2009
  53. ↑ http://www.halcrow.com/html/our_projects/projects/grand_mosque.htm
  54. ↑ Estimations officielles de la rĂ©partition religieuse
  55. ↑ United Arab Emirates International Religious Freedom Report, Bureau of Democracy, Human Rights, and Labor
  56. ↑ http://archive.gulfnews.com/uae/about_uae/more_stories/10203234.html
  57. ↑ Official holidays in UAE
  58. ↑ UAE Culture, 2000-06-01
  59. ↑ Clothing in the UAE
  60. ↑ Blame Europeans for topless displays, British women say
  61. ↑ Welcome to Abu Dhabi - Literature and Poetry, 2009-07-01
  62. ↑ Erreur de paramĂ©trage de {{Lien web}} : les paramĂštres url et titre sont obligatoires(url : http://www.sharjahmuseums.ae).
  63. ↑ http://www.sharjahtourism.ae/en/category/about-sharjah/
  64. ↑ http://www.dubaifaqs.com/art-galleries-in-dubai.php
  65. ↑ http://www.saadiyat.ae/en/#cultural
  66. ↑ http://www.arabianbusiness.com/558467-dubai-eyeing-new-fashion-design-district
  67. ↑ http://uaeinteract.com/french/sports/
  68. ↑ http://www.dubaigolf.info/dubaigolfhistory.html
  69. ↑ http://www.uae.gov.ae/Government/sports.htm
  70. ↑ http://www.visitabudhabi.ae/fr/what.to.do/sports/wquestrian.riding.aspx

Divers

Capital: Abu Dhabi
Population des Émirats arabes unis  : 4 041 000 habitants (en 2005) ; 0-14 ans : 28,86 % ; 15-64 ans : 68,74 % ; +65 ans : 2,4 %
FrontiĂšres terrestres : 867 km (Oman 410 km ; Arabie saoudite 457 km)
Littoral : 1 318 km
ExtrĂ©mitĂ©s d'altitude : 0 m > + 1 527 m
EspĂ©rance de vie des hommes : 74 ans (en 2001)
EspĂ©rance de vie des femmes : 72 ans (en 2001)
Taux de croissance de la population : 1,59 % (en 2001)
Taux de natalitĂ© : 18,11 ‰ (en 2001)
Taux de mortalitĂ© : 3,79 ‰ (en 2001)
Taux de mortalitĂ© infantile : 16,88 ‰ (en 2001)
Taux de fĂ©conditĂ© : 3,2 enfants/femme (en 2001)
Taux de migration : 18,11 ‰ (en 2001)
IndĂ©pendance : 2 dĂ©cembre 1971 (ancienne colonie britannique)
Lignes tĂ©lĂ©phoniques : 915 223 (en 1998)
TĂ©lĂ©phones portables : un million (en 1999)
Postes de radio : 820 000 (en 1997)
Postes de tĂ©lĂ©vision : 310 000 (en 1997)
Utilisateurs d'Internet : 400 000 (en 2000)
Nombre de fournisseurs d'accĂšs Internet : 1 (en 2000)
Prix moyen pour 20h de connexion: 10 euros
Routes : 4 835 km (la totalitĂ© goudronnĂ©e) (en 1998) dont un trĂšs important rĂ©seau autoroutier gratuit Ă  4 ou 8 voies Ă©clairĂ©es
Voies ferrĂ©es : 0 km
Voies navigables : 0 km
Nombre d'aĂ©roports : 40 (dont 22 avec des pistes goudronnĂ©es) (en 2000)
ainsi que 32 internationaux

Codes

Les Émirats arabes unis ont pour codes :

Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

  • Monarchies du Golfe, RĂ©my Leveau, FrĂ©dĂ©ric Charillon (dir), La Documentation française, 2005


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