Emile de Girardin

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Emile de Girardin

Émile de Girardin

Émile de Girardin
photographié par Nadar.
Caricature d'Émile de Girardin parue dans Le Trombinoscope de Touchatout en 1872.

Émile de Girardin, nĂ© Ă  Paris le 21 juin 1806 et mort Ă  Paris le 27 avril 1881, est un journaliste, publiciste et homme politique français.

Théoricien du double marché, il est le fondateur de La Presse, quotidien parisien (1836), il réduit de moitié le prix de l'abonnement pour multiplier les souscripteurs et, par voie de conséquence, augmenter le nombre d'insertions publicitaires. L'autre grande innovation à mettre à son crédit fut la parution par La Presse des premiers romans-feuilletons (dont il partage l'invention avec Armand Dutacq, directeur du SiÚcle).

Sommaire

Biographie

Son enfance et ses débuts dans la littérature

Émile de Girardin naĂźt le 21 juin 1806, 4 rue Chabanais Ă  Paris, chez l'accoucheur Bigot, sous le nom d’Émile Delamothe[1]. Toutefois, selon le Dictionnaire des contemporains de Vapereau, "Son Ă©tat civil, qui lui donne pour famille des personnages imaginaires, le fait naĂźtre le 21 juin 1806 ; mais l'acte de notoriĂ©tĂ© qu'il a dĂ» substituer plus tard Ă  cette fausse dĂ©claration reporte l'annĂ©e de sa naissance Ă  1802". Conçu hors mariage, il a Ă©tĂ© abandonnĂ© par ses parents, il est Ă©levĂ© dans une institution parisienne qu’il quitte en 1814 pour dix annĂ©es d’apprentissage aux Haras du Pin, en Normandie. Il Ă©tudie au collĂšge d’Argentan et dĂ©couvre les livres dans la riche bibliothĂšque du chĂąteau du Bourg-Saint-LĂ©onard.

A 18 ans il revient Ă  Paris Ă  la recherche de ses parents. Son pĂšre lui ouvre sa porte, mais pas sa mĂšre. Émile se rend rĂ©guliĂšrement Ă  Chatenay-Malabry oĂč son pĂšre lui remet une pension. En 1827, Émile a 21 ans et se rĂ©approprie son nom, il signe Émile de Girardin son premier roman Émile, en partie autobiographique qui traite de sa jeunesse, et dans le goĂ»t romantique de l’époque. En 1829, il s’établit sur l’avenue des Champs ElysĂ©es et il est nommĂ© inspecteur adjoint des Beaux Arts.

Sa famille

Il est le petits fils de RenĂ© Louis Marquis de Girardin, marĂ©chal de camp. Il est nĂ© Ă  Paris en 1735, il Ă©tait issu de la noblesse des Gherardini de Florence. il est l’un des premiers en France qui aient su embellir les jardins et leur donner des formes pittoresques. Il offrit la retraite de Jean Jacques Rousseau sur sa terre d’Ermenonville. Il fit Ă©lever aprĂšs la mort du philosophe un tombeau dans l’üle des Peupliers. Il a Ă©crit un TraitĂ© de la composition des Paysage en 1777 avant de mourir en 1808.

Il est le fils de Stanislas Xavier de Girardin, nĂ© en 1762 Ă  LunĂ©ville, qui eut pour maĂźtre, un instant, Jean-Jacques Rousseau. À 17 ans, il entre au service, et embrasse les principes, de la RĂ©volution. Il fut dĂ©putĂ© du bailliage de Senlis. Il fut incarcĂ©rĂ© pendant la Terreur et en recouvra la libertĂ© qu’au 9 thermidor (juillet 1794). Il devient an 1812 : prĂ©fet de la Seine-InfĂ©rieur (la Seine Maritime) mais il en sera destituĂ© lors de la Restauration. En 1820, il devient dĂ©putĂ© de la Seine-InfĂ©rieur. À la chambre des dĂ©putĂ©s, il se fit remarquer par sa constance Ă  soutenir les doctrines constitutionnelles.

Émile de Girardin est mariĂ© Ă  Delphine Gay, la fille de la cĂ©lĂšbre Sophie de Gay. Elle est nĂ©e en 1805 Ă  Aix La Chapelle. Elle publie ses premiers poĂšmes dans la Muse Française. DĂ©s 1824, elle publie sous le titre d’Essais PoĂ©tiques, un recueil de ses productions qui fut accueillit avec un grand succĂšs : ce qui lui vaut la pension de 1500 francs par Charles X. En 1827, elle reçoit, Ă  Rome, une ovation pour sa piĂšce Le Retour de Romains Captif Ă  Alger. Elle a Ă©crit des romans Ă  succĂšs tels que : Le Lorgnon, Le Marquis de Pontanges, La Canne de Balzac, Marguerite mais aussi des comĂ©dies Ă  succĂšs : L’École des Journalistes, Lady tartuffe, La Joie fait Peur. Puis, elle Ă©crivit pour le journal La Presse de son mari. C’était une femme distinguĂ©e par son esprit et son talent littĂ©raire. (Elle Ă©crivit sous divers pseudonyme comme LĂ©o LespĂšs, Charles de Launay, Vicomte de Launay
)

CarriĂšre journalistique

Ses débuts

Avec un ancien camarade de classe, du collĂšge d’Argentan : Charles Lautour-MĂ©zeray, Émile de Girardin fonde en 1828 : un journal Le Voleur. ComposĂ© d’articles pillĂ©s dans d’autres journaux, ce journal paraĂźt tous les cinq jours. Avec les bĂ©nĂ©fices engrangĂ©s, il crĂ©e La Mode, oĂč l'on retrouvera les plumes d'HonorĂ© de Balzac, Charles Nodier, Alphonse de Lamartine, EugĂšne Sue, et les crayons de Valmont et Tony Johannot pour les illustrations. Girardin frĂ©quente le salon de Sophie Gay ce qui lui permet de rencontrer des Ă©crivains romantiques, mais aussi Delphine de Girardin qui devient sa femme en 1830.

AprĂšs la Mode, il fonde , le Journal des connaissances utiles qui aura jusqu’à 120 000 abonnĂ©s [rĂ©f. nĂ©cessaire], et le MusĂ©e des familles en 1833.

La presse

La publicité

Émile de Girardin va transformer le visage de la presse de l’époque en initiant le principe du quotidien Ă  bon marchĂ© en fondant La Presse, en 1836 en mĂȘme temps que Le SiĂšcle d’Armand Dutacq (Le SiĂšcle Ă©tait financĂ© par l’avocat et le dĂ©putĂ© Odilon Barrot, il reprĂ©sentait sous la Monarchie de Juillet la gauche opposĂ©e Ă  Guizot).

C’est le 16 juin 1836 que parut pour la premiĂšre fois en kiosque La Presse : un journal quotidien politique, agricole, industriel et commercial. Émile le qualifia de « journal qui occupe parmi les journaux français la place du Times en Angleterre et qui assiste le gouvernement sans ĂȘtre dans la dĂ©pendance d’aucun cabinet. Â» [rĂ©f. nĂ©cessaire].

Il souhaitait crĂ©er un quotidien dans lequel la publicitĂ© jouerait un aussi grand rĂŽle que la rĂ©daction. Les frais de fabrication des journaux Ă©tant Ă©levĂ©s, le quotidien se vendait relativement cher pour les budgets de l’époque, et les tirages Ă©taient parallĂšlement assez bas. L’abaissement du prix d’abonnement, grĂące Ă  l’introduction massive de la publicitĂ©, permet ainsi Ă  La Presse de conquĂ©rir un large lectorat, alors que la baisse du cens Ă©lectoral Ă©largit le nombre d'Ă©lecteurs potentiels [2]. Il s’oppose ainsi aux journaux de parti, rĂ©servĂ©s Ă  un petit nombre de lecteurs et produit du mĂȘme coup une presse grand public en divisant le prix de l’abonnement qui passa de 80 Ă  40 francs. Le manque Ă  gagner Ă©tant compensĂ© par les annonceurs auxquels il ouvre les colonnes du journal.

Girardin Ă©crit ainsi, en 1838 :

« En France, l'industrie du journalisme repose sur une base essentiellement fausse, c'est-Ă -dire plus sur les abonnements que sur les annonces. Il serait dĂ©sirable que ce fĂ»t le contraire. Les rĂ©dacteurs d'un journal ont d'autant moins de libertĂ© de s'exprimer que son existence est plus directement soumise au despotisme Ă©troit de l'abonnĂ©, qui permet rarement qu'on s'Ă©carte de ce qu'il s'est habituĂ© Ă  considĂ©rer comme des articles de foi. [2] Â»

Le fort succĂšs de La Presse suscita beaucoup de jalousie et de haine auprĂšs des concurrents d’Émile Girardin, notamment d'une feuille de chou appelĂ©e Le Bon Sens (qui disparaĂźtra en 1839) [2]. Poursuivie en diffamation par Girardin, Le Bon Sens fut soutenu par un entrefilet d'Armand Carrel, le fondateur du National (avec Thiers et Mignet). Une polĂ©mique Ă©clate alors entre Armand Carrel et Émile de Girardin. Le directeur du National accuse Girardin de concurrence dĂ©loyale. Ce dernier contre-attaque en publiant un article oĂč il menace, entre les lignes, de rĂ©vĂ©ler le nom de la femme d'un officier avec qui Carrel entretenait une liaison [2]. Un duel, courant Ă  l'Ă©poque dans le monde de la presse, oppose les deux rivaux, qui s'Ă©taient dĂ©jĂ  prĂȘtĂ©s Ă  l'exercice auparavant, au bois de Vincennes, le 22 juillet 1836. Les deux coups de feu partent en mĂȘme temps : Girardin est blessĂ© Ă  la cuisse, Carrel Ă  l'aine; il succombera Ă  sa blessure deux jours plus tard, tandis que Girardin Ă©vite de peu l'amputation et jure de ne plus accepter de duel [2]. Chateaubriand dĂ©plora par la suite que le duel ait « privĂ© la sociĂ©tĂ© d'un de ces hommes rares qui ne viennent qu'aprĂšs le travail d'un siĂšcle. Â» [2]

Le roman feuilleton

Le succĂšs de la Presse est immĂ©diat, Ă  son moindre coĂ»t, mais il est vital pour Girardin de fidĂ©liser son lectorat grĂące Ă  la formule du roman feuilleton et Ă  la prĂ©publication de romans Ă  paraĂźtre tels que la Vieille Fille d'HonorĂ© de Balzac qui fit la une d’un des premiers numĂ©ros et provoqua un scandale. La Presse publie d'abord La Comtesse de Salisbury d'Alexandre Dumas, puis Les MystĂšres de Paris d'EugĂšne Sue et d'autres Ɠuvres de Dumas. Le journal embauche des Ă©quipes d’auteurs qui Ă©crivent au goĂ»t du public, la publication de roman-feuilleton devenant un argument publicitaire attirant un large Ă©lectorat. L’auteur est donc au service du journal et ne doit donc pas dĂ©plaire aux lecteurs : en cas de succĂšs, il faut rallonger son rĂ©cit, quitte Ă  le terminer brutalement quand le public se lasse.

Le tirage qui Ă©tait de 13 480 exemplaires passa Ă  63 000 [rĂ©f. nĂ©cessaire], grĂące, notamment, Ă  son association avec le banquier Dujarrier.

Girardin confie Ă  ThĂ©ophile Gautier le rĂŽle de critique d’art : son premier article eut pour sujet les « Peintures de la Chambre des dĂ©putĂ©s Â» d'EugĂšne Delacroix. ThĂ©ophile Gautier faisait Ă©galement critique dramatique. La femme d’Émile Girardin Ă©crit le Courrier de Paris sous le pseudonyme de Vicomte de Launay.

DiffĂ©rents romans feuilletons apparus dans La Presse :

La Presse est vendue par Girardin en 1856, ce journal connaßt plusieurs propriétaires successifs comme Nefftaer, Alphone Peysrat, Adolphe Guéroult de Mirés, ArsÚne Houssaye, puis il le récupÚre en 1862 mais son succÚs décline et Girardin crée en 1868 un nouveau journal, La Liberté, dont la vente est interdite dans la rue. Puis paraissent Le Petit Journal, Le Moniteur universel en 1872.

CarriĂšre politique

Un personnage hésitant

Depuis 1840, le pouvoir est au conservateur Guizot, auquel s’oppose Girardin. Mais pendant la rĂ©volution de fĂ©vrier 1848, Girardin ne rentre pas tout Ă  fait dans l’opposition, mais dĂšs que le gĂ©nĂ©ral Cavaignac rĂ©tablit le cautionnement autrefois exigĂ© des journaux, il participe aux JournĂ©es de Juin, il est emprisonnĂ© quelques jours Ă  la Conciergerie Ă  partir du 25 juin 1848, La Presse sera suspendu (mais va reparaĂźtre dĂšs le mois d’aoĂ»t 1848).

La Presse a successivement soutenu une chose et son contraire. Ainsi en 1848, le journal de Girardin appuya la candidature de Louis NapolĂ©on Bonaparte Ă  la prĂ©sidence de la rĂ©publique mais dĂ©s le Coup d’État du 2 dĂ©cembre 1851, Émile de Girardin est menacĂ© et part en exil Ă  Bruxelles, avec sa femme Delphine, aux cĂŽtĂ©s de Victor Hugo ; quelques mois aprĂšs ils seront de retour Ă  Paris. En 1852, dans le Bien ĂȘtre universel attaquant NapolĂ©on III, son coup d’état, et ses lois rĂ©trogradantes, il insiste ses lecteurs Ă  rĂ©sister, Ă  s’unir pour dĂ©fendre une vĂ©ritable rĂ©publique dĂ©mocratique « C’est en ce sens, ĂŽ mes complices que je vous ai dit et que je vous rĂ©pĂšte : "Conspirons ! Conspirons pour l’affermissement de la RĂ©publique DĂ©mocratique ! Conspirons pour le rĂ©tablissement du suffrage universel Â»

Ce qui explique les contradictions d’Émile de Girardin est : que ce dernier affirme qu’il est ni dĂ©mocrate ni monarchiste qu’il est juste pour un bon gouvernement, mais qu’avant tout il est « contre l’anarchie et le despotisme, contre l’absence de gouvernement Â». Il donne pour exemple que ce qu’il avait Ă©tĂ© sous le gouvernement monarchique, il a continuĂ© Ă  l’ĂȘtre sous le gouvernement rĂ©publicain. Mais il affirme ĂȘtre contre l’arbitraire, mais surtout qu’il choisit ou s’oppose Ă  un gouvernement selon les lois concernant la censure, la libertĂ© de la presse


Opposition Ă  la censure

Dans ses Ă©crits de L’ Empire avec la LibertĂ© et La RĂ©volution LĂ©gale ainsi que journal d’un journaliste tenu au secret, Émile de Girardin explique bien qu’il tient pour l’homme politique qui dĂ©fendra libertĂ© de la presse, qui ne la censurera pas. En 1857, il explique que son journal La Presse avait Ă©chappĂ© de 1852 Ă  1856 Ă  la suspension, mais venait d’ĂȘtre suspendu pour deux mois, Ă  cause d’un article qui parlait du progrĂšs, de la vĂ©ritable libertĂ© du suffrage universel et de la vĂ©ritable libertĂ© des Ă©lections, puisque NapolĂ©on III tentait de tout contrĂŽler malgrĂ© le suffrage universel, en imposant des candidats Ă  voter. Puis il explique qu’il met au premier rang des libertĂ©s publique : « incontestablement la libertĂ© de la presse et la libertĂ© individuelle Â», pour lui les trois derniĂšres rĂ©volutions sont avant tout pour la dĂ©fense de ses libertĂ©s bafouĂ©es : la rĂ©volution de 1830, fĂ©vrier 1848, juin 1848. Quand il devient dĂ©putĂ© Ă  partir de 1834, Émile de Girardin devient dĂ©putĂ©, et, en 1835, vote contre les lois restreignant la libertĂ© de la presse : Ă  partir de lĂ  il deviendra un opposant Ă  Guizot et Thiers (il Ă©crivit une lettre Ă  Thiers sur l’abolition de la misĂšre par l’élĂ©vation des salaires). Puis, dans le Bien Être Universel en 1852, Émile de Girardin affirme qu’il s’oppose Ă  la loi rĂ©tablissant le timbre qui contraint les journaux d’élever leur prix d’abonnement.

Son opposition Ă  l'empire ottoman

De son livre La Honte de l’Europe, Émile de Girardin affirme que l'Empire ottoman remet en question la paix du monde. Pour Ă©voquer cela, il s’appuie beaucoup sur les articles du Times, un journal anglais. Il en veut Ă  la Sublime Porte, qui selon lui ne tient aucun de ses engagements. Girardin s’oppose au prĂȘt d’argent de la France pour l'Empire Ottoman puisqu’il ne sert qu’aux sultans dont il Ă©crit « dĂ©mence hĂ©rĂ©ditaire et incurable des Sultans Â»Ă  le dĂ©penser inutilement « Ă  ces sultans qui dĂ©pensent follement les millions de l’Angleterre et de la France Â». Il explique qu’avec cet argent les sultans prĂ©fĂšrent se construire des palais, au lieu de dĂ©velopper et augmenter les voies de communication, les voies de transports, et les Ă©changes. Il donne mĂȘme l’exemple de paver les rues de Constantinople au lieu de « se construire des palais qu’ils dĂ©molissent aprĂšs les avoir bĂątis Â». Il qualifie l'islam de religion intolĂ©rante ; « le Coran ne repose que sur une guerre Ă©ternelle aux infidĂšles, le Coran dĂ©fend aux croyants de s’arrĂȘter dans leur carnage et dans leur conquĂȘte avant que le monde entier ait Ă©tĂ© soumis Ă  l’islamisme Â». Émile de Girardin va mĂȘme Ă  dire que les Turc ne se sont pas modernisĂ©s et qu’ils sont toujours restĂ©s quatre siĂšcles en arriĂšre : c'est-Ă -dire au XVe siĂšcle (puisqu’il Ă©crit son livre en 1876).

Résumé

Émile de Girardin est parti de rien. Ambitieux il fit fortune dans la presse. Il se battit constamment contre la censure, et pour les diffĂ©rentes libertĂ©s de l’individu[3]. Il fut aussi un innovateur en intĂ©grant la publicitĂ© dans ses journaux pour baisser le prix de l’abonnement, et il fut l’un des premiers Ă  instaurer le roman-feuilleton dans son journal pour fidĂ©liser son lectorat.

Il mourut en 1881, l’annĂ©e du vote de la loi qui institue la libertĂ© de la presse en France.

Principaux Ă©crits politiques et sociaux

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  • De la presse pĂ©riodique au XIXe siĂšcle (1837)
  • De l'instruction publique (1838)
  • Études politiques (1838)
  • De la libertĂ© de la presse et du journalisme (1842)
  • Le Droit au travail au Luxembourg et Ă  l'AssemblĂ©e Nationale (2 volumes, 1848)
  • Les Cinquante-deux (1849), une sĂ©rie d'articles sur les questions parlementaires courantes
  • La Politique universelle, dĂ©crets de l'avenir (1852)
  • Le CondamnĂ© du 6 mars (1867), un compte rendu de ses propres diffĂ©rends avec le gouvernement en 1867 quand il sera condamnĂ© Ă  une amende de 5000 fr. pour un article paru dans La LibertĂ©
  • Le Dossier de la guerre (1877), recueil de documents officiels
  • Questions de mon temps, 1836 Ă  1846 (12 volumes, 1858), articles extraits de la presse quotidienne et hebdomadaire
  • Journal d’un journaliste au secret, Paris, Libraires-Éditeurs : Michel Levy FrĂšres, 1848, 144 p.
  • La honte de l’Europe, Paris, Imprimeurs-Éditeurs: E. Plon et Cie, 1876, 79 p.
  • La RĂ©volution LĂ©gale par la prĂ©sidence d’un ouvrier : solution dĂ©mocratique de 1852, Paris, A la libraire nouvelle, 1851, 24 p.
  • L’Empire avec la libertĂ©, Libraires-Éditeurs : Michel Levy FrĂšres, 1859, 160 p.

Notes et références

  1. ↑ Ces Creusois qui ont fait l'histoire de Robert Guinot Édition Lucien Souny 2006 Page 104
  2. ↑ a , b , c , d , e  et f  Jean-NoĂ«l Jeanneney, « Le duel Carrel-Girardin Â», in L'Histoire, n°342, mai 2009, p. 88-89.
  3. ↑ "Chaque fois que le gouvernement, quel qu'il fĂ»t, s'est dĂ©fiĂ© de la libertĂ©, M. Émile de Girardin l'a prĂ©venu qu'il s'exposait Ă  un danger. Sur ce point il Ă©tait intraitable, nous dirons intransigeant pour user d'un mot Ă  la mode.", La Presse, Ă©dition du 28 avril 1881

Voir aussi

Articles internes

Bibliographie

  • BNF.fr
  • Garrigues, Jean Claude, Lacombrade, Philippe, La France au XIXe siĂšcle 1814-1914, Paris, Armand Colin, 2004, 191 p.
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