Elvis Presley

ÔĽŅ
Elvis Presley
Page d'aide sur les redirections ¬ę Elvis ¬Ľ et ¬ę Presley ¬Ľ redirigent ici. Pour les autres sens, voir Elvis (homonymie) et Presley (homonymie).
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir King.
Elvis Presley
Elvis Presley en 1957.
Elvis Presley en 1957.

Surnom The King
Nom Elvis Aaron Presley
Naissance 8 janvier 1935
Tupelo, Mississippi
Drapeau des √Čtats-Unis √Čtats-Unis
D√©c√®s 16 ao√Ľt 1977 (√† 42 ans)
Memphis, Tennessee
Drapeau des √Čtats-Unis √Čtats-Unis
Activité principale Chanteur
Acteur
Genre musical Rock 'n' roll
Blues
Country
Gospel
Pop
Pop rock
Rockabilly
R&B
Rock
Instruments Guitare, Piano
Ann√©es d'activit√© 1953-1977

Elvis Aaron Presley, dit ¬ę The King ¬Ľ (en fran√ßais : ¬ę Le Roi ¬Ľ) (8 janvier 1935 √† Tupelo, Mississippi - 16 ao√Ľt 1977 √† Memphis, Tennessee), est un chanteur et acteur am√©ricain. Il a eu sur la culture musicale une influence √† l'√©chelle mondiale, ce qui lui vaut d'√™tre consid√©r√© comme l'un des chanteurs les plus importants du XXe si√®cle.

De son vivant, il s'est vendu 700 millions de disques. √Ä l'heure actuelle[1],[2], on estime qu'il s'en est vendu au moins 1 milliard et demi dans le monde[3],[4]. Il a jou√© dans 31 films, donn√© 1 156 concerts aux √Čtats-Unis et trois au Canada (Vancouver, Toronto, Ottawa en 1957), et a donn√© 525 spectacles √† Las Vegas[5]. Il a √©t√© le premier artiste √† donner un concert retransmis par satellite. Le concert eut lieu le 14 janvier 1973 √† Hawa√Į et passe pour avoir √©t√© regard√© simultan√©ment par un milliard et demi de t√©l√©spectateurs dans 43 pays : un record d'audience jamais √©gal√© √† ce jour par un autre artiste ou groupe. Il est apparu dans sept √©missions de t√©l√©vision. √Ä sa mort, sa fortune personnelle repr√©sentait 56 millions de dollars am√©ricains.

Il est l'artiste solo qui a vendu le plus de disques dans le monde. Pendant quatre années consécutives, il a été l'artiste décédé qui a rapporté le plus d'argent.

D'après le magazine américain Forbes, en 2008, Elvis arrive en tête des personnalités décédées les plus riches du monde avec 56 millions de dollars devant John Lennon et Charles Schultz, dessinateur américain. Il avait déjà atteint cette place en 2005.

Sommaire

Biographie

Enfance et débuts musicaux

Né le 8 janvier 1935 (à environ 4h35 selon Last Train To Memphis) , dans une famille pauvre de Tupelo dans le Mississippi, Elvis Aaron[6] Presley est le fils unique de Gladys Love Smith et de Vernon Elvis Presley. Il a un frère jumeau mort-né, Jesse Garon Presley. Les ancêtres de Presley sont principalement des Européens avec un mélange Ecossais-Irlandais, avec des Français Normands; une des arrières-grands-mères de Gladys était Cherokee[7].

Elvis grandit au sein d'une famille très religieuse qui fréquente régulièrement l'Eglise de la Pentecostal First Assembly of God dans laquelle les fidèles chantent du gospel. A onze ans, ses parents lui offrent une guitare et le jeune Elvis se passionne très vite pour le blues, qu'il écoute en cachette à la radio[8].

Il grandit √† Tupelo jusqu'√† l'√Ęge de treize ans. Sa m√®re travaille en tant qu'ouvri√®re dans une fabrique de v√™tements et son p√®re dans une √©picerie, mais en grande difficult√© financi√®re, ils d√©m√©nagent √† Memphis, grande ville dans le Tennessee. Vivant dans un deux-pi√®ces social, Gladys fait des m√©nages et travaille la nuit dans un h√īpital, Vernon travaille ici et l√†. Tr√®s vite, Elvis travaille √©galement : il tond des pelouses, lave des voitures et vend des cornets de glace en dehors de l'√©cole. Apr√®s l'√©cole secondaire, il trouve tr√®s vite un travail dans une soci√©t√© d'outillage, mais r√™vant de conduire un camion, il trouve finalement un emploi √† la Crown Electric Company comme chauffeur-livreur, un travail qui ne lui convient pas.

Amateur de gospel, de blues et de country, Elvis d√©cide de tenter sa chance et, pendant l'√©t√© 1953, pousse la porte d'un petit studio d'enregistrement sp√©cialis√© dans la musique noire, le Studio Sun Records √† Memphis. Re√ßu par la secr√©taire Marion Keisker, il enregistre √† ses frais (pour 4 dollars) deux chansons, My Happiness et That's When Your Heartaches Begin et repart avec le disque sous le bras pour l'offrir √† sa m√®re. Keisker, qui sait que son patron Sam Phillips est √† la recherche de jeunes chanteurs, note le num√©ro de t√©l√©phone du jeune Elvis. Bien qu'elle lui trouve un style bizarre, elle lui reconna√ģt une certaine belle voix. Elle note sur sa fiche ¬ę EP : voix √† √©couter, bon chanteur de ballade ¬Ľ.

Lorsque Keisker en parle √† Phillips, celui-ci recontacte Elvis pour un essai. Le t√©l√©phone √† peine raccroch√©, Elvis est dans le studio devant Phillips. Apr√®s plusieurs essais peu concluants, Sam Phillips est n√©anmoins impressionn√© par la grande m√©moire du jeune homme ¬ę √† la queue de canard ¬Ľ, il dira plus tard √† ce sujet ¬ę C'√©tait incroyable, Elvis connaissait par cŇďur toutes les chansons dont je lui parlais. Si sa voix n'√©tait pas souvent juste, je dois dire par contre qu'elle avait un rythme assez particulier. H√©las, je n'avais pas le temps de lui apprendre √† placer sa voix, mais Elvis √©tait tenace et je lui permettais de revenir le lendemain. ¬Ľ

En 1954, Phillips, a demand√© √† un groupe musical d'√™tre pr√©sent √† une nouvelle audition afin de soutenir Elvis musicalement : Scotty Moore √† la guitare, et Bill Black √† la contrebasse. Si Moore est plus ou moins impressionn√©, Black l‚Äôest encore moins[9]. Le 5 juillet, ils sont en studio. Alors que rien de convenable ne sort, et que Phillips, tr√®s d√©√ßu, s'appr√™te √† fermer le studio, Elvis commence √† entamer les premi√®res notes d'une ancienne chanson, That's All Right Mama d'Arthur Crudup. Le c√©l√®bre trio Presley-Moore-Black porte le nom ¬ę The Blue Moon Boys. En octobre 1954, le batteur D.J. Fontana se joint √† Scotty Moore et Bill Black¬Ľ[10].

Voici le commentaire de Phillips :

¬ę Ce que venait de faire Elvis avec That's All Right me donna imm√©diatement la chair de poule. Je savais qu'on tenait quelque chose. Ce n'√©tait pas la chanson √† proprement parler, mais ce qu'en faisait Elvis, la chanson √©tait √† l'origine un blues, Elvis l'a transform√©e en rock and roll. Je peux vous dire que pour moi c'√©tait un choc. Je d√©cidais qu'il devait l'enregistrer. Ce fut son premier vrai succ√®s √† Memphis. ¬Ľ

D√©but de carri√®re musicale aux √Čtats-Unis

Phillips l'envoie en tourn√©e dans le sud des √Čtats-Unis. Les d√©buts sur sc√®ne du futur ¬ę King ¬Ľ du rock and roll sont assez maladroits, mais certainement pas timides. Les coups brusques de bassin du jeune homme, une innovation provocante pour l'√©poque, lui valent le surnom de ¬ę Pelvis ¬Ľ et amplifient sa notori√©t√©.

Si les jeunes reconnaissent imm√©diatement en Elvis Presley un des leurs, il n'en va pas de m√™me pour leurs parents qui, scandalis√©s devant les d√©hanchements de plus en plus suggestifs d'Elvis, cherchent √† le faire interdire. En cons√©quence, certains de ses concerts seront purement et simplement annul√©s et ses disques br√Ľl√©s en public. Elvis ne laisse personne indiff√©rent : s'il agace l'Am√©ricain puritain, il devient une idole pour des millions de jeunes adolescents. En Floride, en ao√Ľt 1956, √† Jacksonville, alors que la jeune vedette s'appr√™te √† monter sur sc√®ne devant 22 000 admirateurs en d√©lire, on le pr√©vient que la police est pr√©sente dans la salle pour filmer ses fameux d√©hanchements. Elvis d√©cide alors de ne bouger que son petit doigt pendant toute la dur√©e du concert, et l'hyst√©rie est √† son comble. Le dernier de ses cinq 45 tours, I Forgot to Remember to Forget, accompagn√© de Mystery Train, atteint la premi√®re place au classement des ventes de ¬ę singles ¬Ľ.

√Ä cette √©poque, Elvis ne cesse de se produire dans le sud et le sud-ouest. Il est notamment pr√©sent √† 50 reprises √† l'√©mission r√©gionale Louisiana Hayride. Le fondateur et producteur d‚ÄôHayride, Horace Logan, a en effet la bonne id√©e de faire signer Elvis pour une apparition hebdomadaire, alors que celui-ci est encore peu connu. Lors de la derni√®re participation d'Elvis √† cette √©mission, Logan annonce qu'Elvis a quitt√© le b√Ętiment afin de calmer les adolescentes qui essaient d'apercevoir la vedette apr√®s l'√©mission. Il ne sait pas que cette phrase va devenir un rituel c√©l√®bre √† la fin de chaque concert : ¬ę Elvis has left the building. ¬Ľ (La c√©l√®bre phrase sera reprise par Al Dvorin dans les ann√©es 1970), ce que Dire Straits reprendra dans leur chanson hommage "Calling Elvis".

Elvis, qui est alors c√©l√®bre dans le sud et sud-ouest des √Čtats-Unis, rencontre √† la fin d'un concert un homme qui est vaguement impresario, mais plus connu en tant qu'aboyeur de cirque. Thomas Andrew Parker ou Tom Parker dit ¬ę le colonel ¬Ľ, qui fut un temps impresario du jeune chanteur Eddy Arnold, mais c'est avec Elvis qu'il va se hisser au sommet de sa profession dans le ¬ę show business ¬Ľ. Il signe en 1955 un contrat d'exclusivit√© avec Elvis sur vingt ans, avec √† la cl√© 15 % de tous les revenus de Presley. (Dans les ann√©es 1970, ce pourcentage est port√© √† 50 % parce que Presley est son seul client). Le ¬ę colonel ¬Ľ impressionne Elvis, c'est un homme autoritaire et √† qui rien n'√©chappe. N'a-t-il pas dit √† Elvis pour l'approcher : ¬ę Jeune homme, pour l'instant vous valez un million de dollars, bient√īt vous les aurez comptant ¬Ľ. Ce sont ces phrases qui impressionnent le jeune Elvis qui r√™ve de r√©ussite et de dollars tout autant que Parker lui-m√™me. Ce duo atypique change le monde du spectacle. Elvis, avec son look de jeune premier qui deviendra le plus grand sex symbol de l'histoire, sait comment attirer les foules sur sc√®ne avec sa voix, ses mimiques, ses pas de danse os√©s et son sens de l'humour. Quant √† Parker, il a le sens des affaires et organise la carri√®re du King comme un v√©ritable show commercial : tubes, films √† succ√®s, produits d√©riv√©s, posters, photos‚Ķ Le monde de la musique en est ainsi √† jamais transform√© car beaucoup de ses techniques ont √©t√© reprises par d'autres artistes. Cependant, m√™me si leur collaboration est tr√®s fructueuse, les critiques fusent des uns et des autres, surtout dans le milieu du spectacle. Les uns reprochent au colonel de ne voir en Elvis qu'une machine √† sous, les autres reprochent √† Elvis d'√™tre devenu un homme sans caract√®re ni volont√©. La presse nationale aussi se d√©chaine contre lui. Les grands journaux se disent choqu√©s et outrag√©s. Certains √©ditorialistes vont jusqu'√† le comparer √† "une saucisse qui en plus ne sait pas chanter". De grands journalistes le m√©prisent, ils m√©prisent cette fa√ßon de bouger en chantant, on peut m√™me lire "Elvis hurle, beugle plus qu'il ne chante, il est une honte pour notre pays". La presse devient m√™me hargneuse et alarmiste. Le puissant Times Magazine parlera ainsi d'Elvis en √©voquant son d√©hanchement suggestif : "S'il faisait cela dans la rue, on l'arr√™terait".

Lorsque le contrat entre en vigueur, Parker offre trois cadeaux √† Presley. Le premier est un contrat avec la plus puissante maison de disques au monde, la RCA. C'est elle qui va miser sur Elvis et lui avancer les millions de dollars n√©cessaires √† un essor plan√©taire. Le deuxi√®me est un premier disque d'or avec Heartbreak Hotel ; Elvis a tout juste vingt ans. Le troisi√®me et dernier cadeau au jeune chanteur est son arriv√©e sur le petit √©cran de millions de t√©l√©spectateurs. Ce soir-l√†, l'√©mission atteint une audience record de plus de cinquante millions de t√©l√©spectateurs, ce qui repr√©sente plus de 80 % de part d'audience. Lors de sa deuxi√®me apparition au Ed Sullivan Show (le 28 octobre de la m√™me ann√©e), il se teint les cheveux en noir, alors qu'ils √©taient jusque-l√† blond chatain[11]. Le ¬ę King du rock and roll ¬Ľ vient de na√ģtre.

Si ces apparitions t√©l√©vis√©es enchantent les plus jeunes, les vieux, eux, r√©primandent et condamnent la tenue du ¬ę King ¬Ľ. Ses d√©hanchements lascifs et/ou brusques choquent l'Am√©rique, les moralistes et bien-pensants veulent faire interdire Elvis √† la t√©l√©vision. En cons√©quence, si Elvis ne sera jamais interdit d'antenne, par contre les r√©alisateurs ont ordre de ne filmer la star qu'au-dessus de la ceinture. C'est ainsi qu'Elvis interpr√®te ses plus grands succ√®s du milieu des ann√©es 1950 : Heartbreak Hotel, Blue Suede Shoes, I Want You, I Need You, I Love You, Don't Be Cruel, et le tr√®s suggestif Hound Dog .

Parall√®lement √† la t√©l√©vision, Elvis poursuit ses tourn√©es de concerts qui deviennent tr√®s vite une sorte de kermesse, une foire dangereusement incontr√īlable. La vedette se produit devant des foules immenses, arrivant en Cadillac rose et surprot√©g√© par une nu√©e de policiers, l'Am√©rique veut voir et toucher ce jeune chanteur devenu en moins d'un an une idole pour ses enfants. L'ann√©e 1956 se termine en beaut√©, Elvis d√©croche son 48e disque d'or de l'ann√©e, il fait l'objet d'une v√©ritable v√©n√©ration hyst√©rique et d√©clare au fisc pas moins de 22 millions USD en revenus.

Poursuivi jour et nuit par ses admirateurs, Elvis finit par se r√©fugier derri√®re les murs d'une forteresse. Il s'offre le 19 mars 1957 pour 120 500 $ USD une grande maison sur le Highway 51 dans Memphis Sud (nom de boulevard chang√©e le 19 janvier 1972 en Elvis-Presley Boulevard). Baptis√©e Graceland, elle poss√®de vingt-quatre pi√®ces sur un terrain de treize hectares. Imm√©diatement, Elvis y investit un demi-million USD en travaux pour faire de Graceland son royaume et y installe sa m√®re, son p√®re, ses oncles et ses tantes, ses cousins et tout un groupe d'amis ou d'anciens camarades d'√©cole qui deviennent jardiniers, chauffeurs ou comptables pour la vedette. √Ä cette √©poque, il est consid√©r√© comme la plus grande vedette du rock and roll.

Unique tourn√©e d'Elvis au Canada et en dehors des √Čtats-Unis

En 1957, Elvis fit sa seule tournée canadienne[12]. Il était accompagné de Scotty Moore, D.J. Fontana, Bill Black et le groupe vocal The Jordanaires.

  • 2 avril : Toronto
  • 3 avril : Ottawa
  • 31 ao√Ľt : Vancouver

Elvis aurait aim√© faire une tourn√©e europ√©enne, mais le colonel Parker n'a jamais voulu, pr√©f√©rant investir dans des tourn√©es aux √Čtats-Unis[13].

Service militaire en 1958

Le 20 janvier 1958, Presley re√ßoit un courrier de l'US Army qui lui signifie qu'il doit accomplir son service militaire pendant deux ans. Il est affect√© en Allemagne, o√Ļ il conduira une jeep pour le sergent Ira Jones (qui relatera leur relation dans un livre). Son service est suspendu le 5 mars 1960. Il habite √† Bad Nauheim pendant son service militaire qui est fait au Ray Barracks √† Friedberg. Depuis, beaucoup se sont questionn√©s sur la l√©gitimit√© de cette mobilisation, alors que l'on √©tait en temps de paix et qu'Elvis √©tait le seul appui de ses parents et de sa grand-m√®re. Certains pensent que le but de cette action √©tait de pr√©server la jeunesse am√©ricaine de l'influence du chanteur, ou encore de vouloir pr√©server Elvis des d√©bordements du rock and roll.

C'est peu avant son d√©part pour l'Allemagne, alors qu'il est encore au Texas pour y faire ses classes, que sa m√®re meurt subitement √† 46 ans. Elvis, qui adorait sa m√®re, ne va jamais vraiment s'en remettre. Bien plus tard, John Lennon devait dire : ¬ę Elvis est mort le jour o√Ļ il est entr√© √† l'arm√©e ¬Ľ, mais on peut √©galement dire ceci : Elvis est mort le jour o√Ļ sa m√®re est morte. Le jeune homme ne sera plus jamais le m√™me, et la joie qui l'accompagnait va le quitter.

Les années à l'armée sont des années sombres pour Elvis. Dans un pays étranger, loin de ses amis et de ses admirateurs, Elvis déprime. Bien qu'il soit aussi célèbre que dans son pays, il ne sort pratiquement jamais. C'est au cours d'une soirée chez son capitaine qu'il fait la connaissance d'une toute jeune fille de 14 ans, Priscilla Beaulieu. Il en tombe amoureux et décide même de l'accueillir à Graceland à partir de 1962[14]. C'est aussi en Allemagne que son père, venu le rejoindre, rencontre sa future deuxième épouse, Dee Stanley.

Lorsqu'il est d√©mobilis√©, le ¬ę show business ¬Ľ l'attend et Elvis reprend le cours de sa carri√®re.

Presley est tr√®s religieux et il enregistre de nombreux albums de gospel. Les trois Grammy Awards qu'il re√ßoit lui sont tous d√©cern√©s pour des morceaux de gospel. Il n'aime pas qu'on lui d√©cerne le titre ¬ę The King ¬Ľ, car selon lui, le seul roi est J√©sus-Christ[15].

Carrière au cinéma

Dès 1954, Hollywood s'intéresse à lui. Sa première apparition sur écran en tant qu'acteur est surprenante. Au début, il ne devait pas y avoir de chanson, mais les producteurs en rajoutent quatre et The Reno Brother's (titre original) est rebaptisé Love Me Tender, titre de son dernier succès. Le film parle de la guerre de Sécession et est mal perçu par les admirateurs d'Elvis qui s'indignent de voir leur idole dans un mauvais western.

N√©anmoins, le film est un succ√®s. Le film suivant, fait cette fois enti√®rement sur mesure pour Elvis, est Loving You, titre de son dernier succ√®s. Il joue pratiquement son propre r√īle, celui d'un petit chanteur qui devient une superstar gr√Ęce au travail et √† un manager affairiste. Loving You obtient un immense succ√®s[r√©f. n√©cessaire] et Elvis devient une vedette du cin√©ma. Son troisi√®me film est l'arch√©type du film violent. Elvis y joue un employ√© qui aime chanter. Mais, suite √† une bagarre, il tue un gars et est envoy√© en prison. L√†, il se met √† chanter et devient la coqueluche de ses co-d√©tenus. Lib√©r√©, il devient une vedette avant de conna√ģtre les affres de la c√©l√©brit√©. Le film, Jailhouse Rock, √©galement le titre de son dernier succ√®s, manque de profondeur et montre un personnage superficiel, mais remporte un succ√®s retentissant aupr√®s des jeunes[r√©f. n√©cessaire].

Son dernier film, King Creole, tourn√© avant qu'il parte pour l'arm√©e sera consid√©r√© comme son meilleur. Le sc√©nario √©tait pr√©vu pour James Dean et le personnage passe du boxeur au chanteur. Une fois de plus, Elvis interpr√®te un gar√ßon simple qui s'en sort gr√Ęce √† la chanson.

√Ä partir de 1960, d√®s son retour de l'arm√©e, Elvis abandonne sa carri√®re de chanteur et se retire de la sc√®ne pour se consacrer √† Hollywood. De ces longues ann√©es (neuf ans), seuls quelques films sur 27 m√©ritent d'√™tre cit√©s : Flaming Star (1960), Blue Hawaii (1961), Fun in Acapulco (1962) avec Ursula Andress, Viva Las Vegas (1964) avec Ann-Margret et Charro (1969).

Toutes ces productions n'ont qu'un seul but : distribuer Elvis dans le monde entier sans que la vedette n'ait besoin de se d√©placer. Le succ√®s est ph√©nom√©nal, mais au fil des ann√©es, la magie se perd et les films d'Elvis deviennent des caricatures. Ses disques tir√©s uniquement des bandes sonores des films connaissent √©galement une chute et Elvis ne rencontre plus le succ√®s qu'il avait avant. Le monde a chang√© et de nouveaux chanteurs et groupes ont fait leur apparition, et pour faire bonne figure, Elvis accepte de rencontrer les Beatles chez lui, le 27 ao√Ľt 1965, dans sa maison de Bel Air √† Los Angeles.

Plus que jamais isol√© dans des maisons pour milliardaires de Beverly Hills, Elvis n'a plus aucun contact avec le monde ext√©rieur. Entour√© jour et nuit par les m√™mes gens depuis ses d√©buts (la ¬ę Memphis Mafia ¬Ľ), il semble ne plus √™tre en mesure de mener sa carri√®re. La carri√®re si √©poustouflante du ¬ę King ¬Ľ sombre dans le d√©sastre et l'image d'Elvis en devient ridicule.

D√®s 1966, sa production cin√©matographique accouche de navets, tous plus insalubres les uns que les autres, au point que m√™me les plus fid√®les admirateurs se d√©tournent de leur idole. Chaque nouveau film est alors accueilli dans une indiff√©rence glaciale et les recettes ne sont plus remarquables.[non neutre] Elvis d√©testait profond√©ment les films qu'on l'obligeait √† tourner pensant que les sc√©naristes n'exploitaient pas tous ses talents de jeu.[r√©f. n√©cessaire] Ses disques √©galement qui √©taient directement tir√©s de ses films ne correspondaient plus √† ce qu'il voulait faire. Bien qu'entour√© d'une foule d'amis, personne ne pouvait comprendre ce qu'il ressentait: un artiste jadis adul√© par des millions de gens dans le monde entier mais qui √©tait maintenant "has been". Il se mit √† douter de ses propres capacit√©s de chanteur et se tourna bient√īt vers le spiritualisme pour trouver des r√©ponses √† ses questions. En effet, en 1964, il eut une v√©ritable r√©v√©lation lorsqu'il rencontra Larry Geller, un coiffeur, qui lui fit lire des livres sur la philosophie et la religion : '... Larry, I don't believe it. I mean, what you're talking about is what I secretly think about all the time... there has to be a purpose... there's got to be a reason... why I was chosen to be Elvis Presley.'[112], "Larry, je n'arrive pas √† le croire. Je veux dire, tout ce que ce que tu me dis l√†, c'est √† quoi je pense tout le temps en secret. Il doit y avoir un but. Il doit y avoir une raison pour laquelle j'ai √©t√© choisi pour √™tre Elvis Presley". Tr√®s anxieux, il lut des tonnes de livres sur le sens de la vie tels que The Voice of Silence, Tibetan Book of the Dead, The Wisdom of the Overself et The Impersonal Life qu'il emmenait partout et consid√©rait comme son livre de chevet. Geller devient alors son seul v√©ritable confident et la star lui raconta tous ses d√©boires : ¬ę I swear to God, no one knows how lonely I get and how empty I really feel ¬Ľ. (¬ę Je jure devant Dieu que personne ne sait combien je suis seul et combien je me sens vide. ¬Ľ)

Lorsque son contrat cinématographique prend fin en 1969, Elvis, fatigué et critiqué, décide de mettre un terme à sa carrière à Hollywood.

Les années 1960

Suite au d√©sastre hollywoodien, Elvis n'est plus consid√©r√© comme une valeur s√Ľre. De plus, la musique a consid√©rablement chang√©, la sc√®ne aussi, le public ne se contente plus de ces petits spectacles sans fastes, les Beatles et les Rolling Stones ont su apporter du sang neuf au rock. Elvis reste toutefois celui qui a lanc√© le rock, mais n'est plus qu'une r√©f√©rence. Les professionnels lui conseillent de faire encore quelques films, puis de se retirer. Amer et d√©√ßu, Elvis envisage alors de voyager √† l'√©tranger et surtout en Europe et de prendre du bon temps. Mais il est tr√®s vite retenu par son manager qui le dissuade de partir pour l'Europe. En effet Elvis n'a jamais donn√© de concert en Europe et sa venue pourrait semer le trouble ce que ne souhaite pas Parker. Essuyant ce nouveau revers, Elvis entreprend alors une vie cach√©e, faite d'exc√®s en tous genres, de nuits blanches et de soir√©es mondaines. Si la star refuse syst√©matiquement toutes les invitations qu'il re√ßoit, Elvis pr√©f√®re organiser ses f√™tes chez lui dans sa maison de Beverly Hills, dans lesquelles il re√ßoit bon nombre de starlettes et o√Ļ il peut s'adonner sans retenue √† toutes les fac√©ties. Fatigu√© et rong√© par le remords d'une carri√®re cin√©matographique avort√©e, sa vie devient monotone et sans relief, il perd le go√Ľt du travail bien fait et se laisse aller dans les derni√®res com√©dies musicales qu'il doit encore jouer pour les studios.

Elvis Presley se marie à Las Vegas

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Merci d'ajouter en note des références vérifiables ou le modèle {{Référence souhaitée}}.

Le 1er mai 1967, il √©pousa Priscilla Ann Beaulieu √† l'Aladdin Hotel de Las Vegas lors d'une c√©r√©monie priv√©e r√©unissant parents et amis. La sŇďur de Priscilla, Michelle, fut demoiselle d'honneur et les gar√ßons d'honneur √©taient Joe Esposito et Marty Lacker. Ce mariage soudain et avec une c√©r√©monie √©clair √©tonne tout le monde. Beaucoup pensent alors que ce mariage ne sert qu'√† entretenir le nom d'Elvis dans une p√©riode perdue entre films d√©sastreux et mauvaises chansons. Un mariage qui doit donner l'illusion qu'Elvis est toujours l√†... Ce mariage ne fut pourtant pas un mariage heureux. Elvis, forc√© de tous c√īt√©s par le Colonel (qui d√©cida qu'il √©tait enfin temps pour lui de se marier), par le p√®re de Priscilla (qui le menaca d'ailleurs de r√©v√©ler √† la presse leurs petites histoires), ainsi que par Priscilla elle-m√™me, fut contraint de l'√©pouser. Priscilla profita plus d'Elvis qu'autre chose, m√™me s'il est ind√©niable qu'il y eut de l'amour au tout d√©but de leur relation. Pourtant, cet amour √©tait assez diff√©rent de celui que l'on peut imaginer : Elvis voyait en elle une seconde m√®re, il voulait la fa√ßonner de mani√®re √† ce qu'elle soit apte √† la remplacer. Cilla, elle, voyait l'occasion d'obtenir l'objet qui √©veilla sa sexualit√© lorsqu'elle n'avait que onze ans.

Naissance de sa fille Lisa Marie

Lisa-Marie est n√©e le 1er f√©vrier 1968 pr√©cis√©ment √† 17h01 (5h01 PM) au Baptist Memorial Hospital de Memphis. Elle pesait 6 livres et 15 onces, tout en mesurant 20 pouces. Le docteur T.A. Turman assista l'accouchement de Priscilla. Lisa Marie fut baptis√©e en l'honneur de Marie Mott, l'√©pouse du Colonel Parker. Elvis surnommait sa fille ¬ę Lisa ¬Ľ. Elle est l'h√©riti√®re de toute la fortune d'Elvis. Lorsque Lisa Marie appelait son p√®re "Elvis" comme le faisaient alors tous les fans devant Graceland, Elvis lui r√©pondait : "N'appelle pas ton papa "Elvis"". Cela faisait beaucoup rire la petite fille.

Le ¬ę Comeback ¬Ľ de 1968 au r√©seau NBC

Le colonel Parker fait signer un contrat qui relance la carri√®re musicale d'Elvis Presley : celui-ci r√©appara√ģt √† la t√©l√©vision apr√®s sept ans d'absence. Sa derni√®re apparition date de son retour de l'arm√©e et n'avait dur√© que six minutes, aux c√īt√©s de Frank Sinatra. Cette fois, il est seul devant la cam√©ra, dans une sorte de one-man show au cours duquel il interpr√®te ses anciens succ√®s, mais √©galement de nouveaux. L'√©mission, appel√©e Elvis, '68 Comeback Special, est annonc√©e √† grands frais. Elle est diffus√©e le 3 d√©cembre 1968 sur le r√©seau NBC. Elvis revient avec ses anciens musiciens, habill√© de cuir.

Pour cette occasion, il est accompagn√© sur sc√®ne par :

  • D.J. Fontana : batteur utilisant une bo√ģte √† guitare comme instrument ;
  • Alan Fortas : tapant au dos d'une guitare et voix d'accompagnement ;
  • Charlie Hodge : guitare acoustique et voix d'accompagnement ;
  • Lance LeGault : tapant au dos d'une guitare et jouant du tambourin ;
  • Scotty Moore : guitariste (acoustique et √©lectrique) ;
  • ainsi que plusieurs autres musiciens et figurants.

Ce retour a un tel retentissement que son manager n'a aucun mal √† remettre Elvis Presley sur une sc√®ne, pourtant, le Colonel avait pr√©vu √† l'origine un simple show avec des chansons de no√ęl. Elvis tentait d√©j√† de reprendre sa carri√®re et sa vie en main, en imposant les chansons, la mise en sc√®ne, et le costume.

Elvis en Concert (1969 - 1977)

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Merci d'ajouter en note des références vérifiables ou le modèle {{Référence souhaitée}}.
Le 21 décembre 1970, Elvis rencontre Richard Nixon en audience privée à la Maison Blanche.

En 1969, dans la continuit√© de son succ√®s au NBC-TV Special diffus√© en d√©cembre 1968, Elvis Presley d√©cide d'enregistrer de nouvelles chansons dans des tonalit√©s actuelles ; ainsi le 13 janvier 1969, Elvis rentre dans les locaux de l'American Studio pour enregistrer l'une des sessions les plus riches de sa carri√®re. Il travaille avec Chips Moman, le fondateur du studio, r√©put√© pour son perfectionnisme. Une v√©ritable alchimie entre les deux hommes permet √† Elvis d'offrir √† ses fans de v√©ritables chefs-d'Ňďuvre parmi lesquels : Suspicious Minds, In The Guetto, Don't Cry Daddy, Long Black Limousine, Inherit The Wind, Rubberneckin', Without Love... Ces sessions aboutiront √† la sortie de 2 albums: From Elvis In Memphis sorti en juin 1969 qui restera plus de 20 semaines dans les charts aux Etats-Unis et se classera m√™me n¬į1 au Royaume-Uni. En novembre 1969, un second album, un double cette fois, tir√© des m√™mes sessions ainsi que des extraits de la tourn√©e de l'√©t√© 1969 √† Las Vegas, se classera 5e dans les Charts Country aux Etats-Unis o√Ļ il restera class√© 24 semaines. Ces sessions ont pour but de donner le plus de mati√®res possible pour le retour d'Elvis Presley sur sc√®ne.

Le 26 f√©vrier 1969, Elvis Presley accompagn√© du Colonel Parker, se rend sur le chantier de l'International Hotel qui est encore en construction √† Las Vegas o√Ļ il signe un pr√©-contrat qui sera finalis√© le 15 avril suivant, dans lequel il est pr√©vu qu'Elvis assurera pendant 4 semaines deux shows par soir dans le show-room de l'h√ītel. Le cachet s'√©l√®ve √† 100 000 $ par semaine. En mars 1969, Elvis commence le tournage de Change Of Habit qui sera le dernier film qu'il tournera (deux films suivront en 1970 et en 1972 mais seront en r√©alit√© des films documentaires sur les coulisses des concerts d'Elvis Presley).

Le tournage termin√©, Elvis Presley commence activement les r√©p√©titions en vue de la premi√®re qui est pr√©vue le 31 juillet 1969. Il a demand√© au guitariste James Burton de former le groupe qui l'accompagnera pendant toute cette s√©rie de spectacles : √† la batterie, Ronnie Tutt, √† la basse Jerry Scheff, √† la guitare rythmique John Wilkinson, au piano Larry Muhoberac. Concernant le groupe vocal, Elvis souhaitant que l'on y retrouve les racines blues, gospel, rock et soul, ce seront deux groupes qui finalement seront sur sc√®ne avec Elvis : The Imperial Quartet qui a d√©j√† travaill√© avec Elvis sur les sessions de l'album gospel "How Great Thou Art" et les Sweet Inspiration qui ont travaill√© avec Aretha Franklin, compos√©s notamment de Cissy Houston (la m√®re de la chanteuse Whitney Houston), Myrna Smith, Sylvia Shenwell et Estelle Brown. Enfin, un orchestre de 27 musiciens dirig√© par Bobby Morris terminera de former l'√©quipe qui sera sur sc√®ne pour accompagner Elvis Presley pour son grand retour sur sc√®ne.

Commencent alors pour Elvis Presley et ses musiciens de longues semaines de r√©p√©titions o√Ļ plus de 150 chansons seront r√©p√©t√©es ; Elvis Presley souhaite proposer √† son public un m√©lange judicieux compos√© de ses succ√®s des ann√©es 1950 et 60, des titres r√©cents enregistr√©s pendant l'Hiver 1969 √† l'American Studio mais aussi les titres mythiques qui ont √©t√© enregistr√©s par d'autres pendant son absence √† l'image de Words des Bee Gees ou de Yesterday / Hey Jude des Beatles. D√®s le 15 juillet 1969, tous les concerts sont d√©j√† complets. Le 24 juillet 1969, les r√©p√©titions commencent dans la salle o√Ļ se tiendront tous les 57 show pr√©vus du 31 juillet au 28 ao√Ľt 1969. Pour la premi√®re, Elvis Presley est bien entendu tr√®s tendu. Pourtant, c'est un succ√®s total et les critiques sont dithyrambiques : Rolling Stone : "Elvis est surnaturel, il s'est r√©incarn√© en lui-m√™me" ; Rock Music : "Elvis une reconnaissance artistique. Elvis est un bon musicien, un grand chanteur et peut √™tre bien l'homme de sc√®ne le plus magn√©tique de l'histoire du show business !" Au terme de cette premi√®re tourn√©e marathon, plus de 100 000 personnes se seront rendues √† Vegas pour assister √† son retour et les b√©n√©fices tir√©s de cette tourn√©e seront sup√©rieurs √† 1,5 million de dollars.

Ce succ√®s a bien √©videmment pour effet qu'une seconde tourn√©e √† Vegas est pr√©vue d√®s le mois de janvier suivant ; ainsi le 26 janvier 1970 commence une nouvelle s√©rie de spectacles ; alors que de nombreux journalistes pr√©disaient un fiasco, Las Vegas √©tant assez vide en hiver et Elvis Presley s'y √©tant produit seulement 6 mois plus t√īt, il s'av√®re que non seulement tous les concerts seront pleins mais que les records de recettes atteints pour la premi√®re saison seront d√©pass√©s pour cette seconde saison !

Entre juillet et ao√Ľt 1970, pour sa troisi√®me saison √† Las Vegas et dans le cadre d'un documentaire du nom de "That's the way it is" plusieurs r√©p√©tions et concerts seront film√©s.

Le 21 d√©cembre 1970, Elvis Presley rencontre le pr√©sident am√©ricain Richard Nixon √† la Maison Blanche, en compagnie de ses gardes du corps et amis, Jerry Schilling et Sonny West. La rencontre est initi√©e par Elvis : il avait √©crit une lettre de six pages au pr√©sident Nixon pour le rencontrer √† Washington et lui avait sugg√©r√© d'√™tre nomm√© √† titre d'agent f√©d√©ral sp√©cial au ¬ę Bureau of Narcotics and Dangerous Drugs ¬Ľ (Bureau des Narcotiques et des Drogues dangereuses). √Ä cette occasion, Elvis offre √† Nixon un pistolet Colt 45, ainsi que des photos de famille.

En 1972 la MGM produit un nouveau documentaire "Elvis on tour" ou sont filmés quatre concerts entre le 9 et le 18 avril 1972. Le documentaire obtiendra le Golden Globe du meilleur documentaire de l'année 1972.

Elvis et Priscilla se s√©parent en f√©vrier 1972 et ils divorcent officiellement en octobre 1973. Ils b√©n√©ficient de la garde partag√©e de leur fille Lisa-Marie, qui va vivre avec sa m√®re √† Los Angeles. Elvis devient l'ic√īne de l'Am√©rique profonde, la vedette qui fait entrer le rock √† Las Vegas en y m√©langeant des gospels, des trompettes et des tambours. En 1972, il donne une s√©rie de concert les 9, 10 et 11 juin au Madison Square Garden de New York. C'est un grand retour √† New York apr√®s 15 ans d'absence. Sa derni√®re visite dans la ville remonte alors √† son passage √† l'√©mission The Ed Sullivan Show en 1957. Par la suite, il donne le premier concert par satellite de l'histoire, depuis Hawa√Į. Ce grand √©v√©nement a lieu le 14 janvier 1973 au International Center Arena d'Honolulu : 1,5 milliard de t√©l√©spectateurs assistent au concert du King en direct, c'est la meilleure audience de l'histoire de la t√©l√©vision devant les premiers pas du premier homme sur la lune 4 ans auparavant: le spectacle est de grande qualit√©, cependant Elvis est rest√© "sage" et le petit grain de folie habituel est contenu.

L'ann√©e 1973 voit aussi les premiers gros probl√®mes de sant√© d'Elvis li√©s √† sa surconsommation de m√©dicaments (Glaucome, hypertension...). Depuis son service militaire, Presley a pris l'habitude d'utiliser toutes sortes de pilules suivant ses besoins croissants pour r√©pondre aux attentes de son public. √Ä ces habitudes, s'ajoute son divorce qu'il n'acceptera jamais, les concerts √©reintants et sa pharmaco-d√©pendance s'aggravant. Pour ne rien arranger, Elvis est aussi victime de maladies h√©r√©ditaires telles des maladies du cŇďur (comme sa m√®re morte d'une crise cardiaque et plus tard son p√®re) et autres probl√®mes mineurs.

Las Vegas devient une deuxi√®me maison pour le ¬ę King ¬Ľ, o√Ļ il donne quelque 600 spectacles et de 1969 √† 1976. Il parcourt aussi le pays dans tous les sens, √† bord d'un gigantesque avion personnel o√Ļ, dans chaque ville, il est f√™t√©. De 1969 √† sa mort, il donne 1 500 concerts √† travers les √Čtats-Unis. Il arrive sur sc√®ne v√™tu d'un costume nomm√© jumpsuit et d'une cape garnie de rubis et de diamants au son d'un impressionnant Ainsi parlait Zarathoustra de Richard Strauss √† partir de janvier 1971. Cette pi√®ce d'entr√©e constitue son th√®me d'ouverture, suivi par That's All Right Mama de 1971 √† 1972, puis de 1972 √† 1977 par See See Rider.

Elvis en 1970

S'il ne se d√©place jamais en dehors des √Čtats-Unis, Elvis Presley chante √† Las Vegas devant un public international, car depuis de nombreuses ann√©es c'est le public entier qui vient √† lui. Le reste de ses tourn√©es le fait parcourir les √Čtats-Unis d'Est en Ouest, du Nord au Sud sans discontinuer.

√Ä partir de la tourn√©e de l'√©t√© 1973 √† Las Vegas, on peut noter une rupture voire une incompr√©hension entre Elvis et la presse ; les relations fusionnelles entretenues entre Elvis et son public l'am√®nent √† lui parler entre les chansons (surtout √† Las Vegas o√Ļ la proximit√© entre la sc√®ne et le public a tendance √† favoriser ce type d'√©changes). La presse ne semble pas appr√©cier, les critiques ne sont pas tendres : "C'est la plus indiff√©rente, inint√©ressante et d√©plaisante prestation d'Elvis. Le mythe vivant √©tait gras et grotesque, se singeant lui m√™me" (Hollywood Reporter, ao√Ľt 1973). Pour autant, Elvis Presley continue √† remplir deux fois par soir le show-room de l'h√ītel Hilton de Las Vegas.

Le 2 septembre 1974, √† l'occasion du concert cl√īturant sa saison d'√©t√© √† Las Vegas, Elvis Presley pour la premi√®re fois s'en prend en public √† un journaliste l'ayant accus√© quelques jours auparavant d'√™tre consommateur d'h√©ro√Įne : "je ne fais pas attention aux rumeurs, je ne pr√™te aucune attention aux magazines (...) Ce n'est pas mon habitude de les d√©molir, ils font leur m√©tier, mais quand ils n'ont rien √† dire, ils inventent... j'√©tais malade et pendant ce temps l√†, on me d√©molit ! un salopard est all√© raconter que je prenais de l'h√©ro√Įne, que j'√©tais cam√© ! (...) Excusez-moi de parler ainsi, ce n'est pas apr√®s vous que j'en ai (...) √ßa me nuit √† moi, √† ma fille, √† mon p√®re, mes amis, mon docteur, √† mes relations avec Priscilla. Si je trouve ce salaud, je l'envoie aux enfers !" (le concert ayant √©t√© enregistr√©, l'int√©gralit√© du monologue est disponible aupr√®s du grand public). Le lendemain, la presse en fait ses choux gras, et le bruit commence √† courir qu'Elvis Presley menace les journalistes.

Quelques jours plus tard, Elvis Presley rencontre de s√©rieux probl√®mes de sant√© ; malgr√© la fi√®vre, il se produit sur sc√®ne le 29 septembre √† D√©troit : il ne peut pas terminer son concert. La tourn√©e se termine sous de meilleurs auspices mais pour la premi√®re fois, les proches d'Elvis sont frapp√©s par la d√©gradation de son apparence physique : son p√®re appelle en urgence son m√©decin. √Ä partir de cette date, la sant√© d'Elvis est fluctuante mais il se produit pourtant de plus en plus en public : de 1975 √† 1977, Elvis Presley se produira √† un rythme effr√©n√©, chaque ann√©e le record du nombre de concerts √©tant d√©pass√©.

Ainsi, il se produit le 31 d√©cembre 1975 √† Pontiac (60 000 personnes) ainsi que le 31 d√©cembre 1976 √† Pittsburgh devant 16 000 personnes. M√™me √† ces dates, Elvis reste au sommet de sa forme et garde l'√©nergie in√©puisable des grands de ce monde.

1977 marque pour lui la première année sans engagement prévu à Las Vegas depuis 1969; pourtant, le nombre de concerts ne se réduit pas, ce qui l'oblige à prendre énormément l'avion et accroit sensiblement sa fatigue ainsi que ses problèmes de santé au point qu'il doit interrompre sa tournée de mars 1977 et se fait hospitaliser de nouveau pendant plusieurs jours pour des soucis gastriques et d'hypertension.

Le 21 avril 1977, il reprend les chemins des tourn√©es : il semble en meilleure forme physique bien que tr√®s fatigu√©. Les tours 30 et 31 sont de fait de bonne facture, la voix est solide et il semble heureux d'√™tre sur sc√®ne comme le prouvent les nombreuses photos et enregistrements r√©alis√©s pendant cette p√©riode.

Le tour #32 qui doit d√©buter √† la mi-juin 1977 sera la derni√®re tourn√©e d'Elvis Presley. Le destin a voulu qu'Elvis accepte d'√™tre suivi par les √©quipes de la cha√ģne t√©l√©vis√©e CBS qui filmera les derniers moments d'Elvis Presley avec son public.

Le dernier concert à Indianapolis en juin 1977

Le 26 juin 1977, il donna un concert √† l'auditorium de Indianapolis, devant 18 000 personnes. La foule tremble d'√©motion quand le ¬ę King ¬Ľ arrive devant elle sur l'immense sc√®ne. Sa voix l√©gendaire ne l'a pas quitt√© : plus puissante que jamais. Le public aussi est toujours l√†, peut-√™tre plus fid√®le encore. Si sa voix est intacte, son physique s'est consid√©rablement d√©grad√© : il apparait ob√®se, son visage est tellement bouffi qu'on aper√ßoit √† peine ses yeux. Son jeu de sc√®ne est lourd et ses pas mal assur√©s. Ses chansons sont entrecoup√©es de quelques trous de m√©moire. Mais m√™me dans cet √©tat, √Ęg√© de quarante-deux ans, six semaines avant sa mort, Elvis reste une star adul√©e par son public : le King.

La tourn√©e de juin 1977 d√©bute le 18 √† Kansas City pour se terminer le 26 √† Indianapolis. Elvis doit incorporer √† cette occasion les cam√©ras de t√©l√©vision du r√©seau am√©ricain CBS lors de deux concerts. En effet, des prises ¬ę live ¬Ľ sont pr√©vues pour pr√©senter Elvis en tourn√©e, ce qui sera le troisi√®me sp√©cial t√©l√© de sa carri√®re, pr√©vu pour l'automne de la m√™me ann√©e. Le 1er juin, √† Macon GA, c'est l'annonce officielle de l'√©mission t√©l√©vis√©e ¬ę Elvis on stage in person ¬Ľ. Les villes d'Omaha, Lincoln et Rapid City sont choisies dans l'ordre le 19, 20 et 21 juin. Elvis n'est pas tr√®s en forme √† ces concerts et refuse les cam√©ras le 20 juin mais comme il doit honorer le contrat qui a √©t√© pass√© avec CBS, il doit les accepter le 21 juin, les cam√©ras sont aussi pr√©sentes le 26 juin mais seulement pour filmer les fans.

Enregistrements les 19 et 21 juin 1977 dans le cadre du spécial télévisé de CBS

Alors qu'Elvis semble d√©j√† √™tre ailleurs et √† bout de souffle, la cha√ģne de TV am√©ricaine CBS souhaite pouvoir filmer ce qu'elle pense √™tre les derni√®res images possibles d'Elvis sur sc√®ne en concert. Elvis qui n'a plus toutes ses facult√©s et son rythme d'antan ne souhaite pas donner un avis favorable √† la demande de la cha√ģne. Pourtant le colonel Parker arrive √† le dissuader et le pousse √† accepter ce qu'il appellera √™tre un ¬ę d√©fi ¬Ľ pour Elvis. L'entourage du King pense la m√™me chose, pour sortir Elvis de sa solitude et de sa l√©thargie, il faut lui organiser un d√©fi. CBS et ses cam√©ras arrivent au bon moment. Mais, √† la surprise g√©n√©rale, Elvis n'apportera rien et ne d√©fiera rien. Il est trop tard et Elvis se moque d√©j√† de son apparence physique. Il ne changera rien √† ses habitudes, bien au contraire Elvis semble m√™me vouloir se montrer pire qu'il n'est en v√©rit√©. Souhaitait-il casser son image par le biais des cam√©ras de CBS, certains le pensaient alors. RCA profite alors du projet pour obtenir un nouvel album d'Elvis, Moody Blue, enregistr√© directement √† Graceland. √Ä l'avis g√©n√©ral, ce projet aurait d√Ľ √™tre abandonn√© devant le manque d'int√©r√™t du principal int√©ress√© : Elvis lui-m√™me. Tout le monde s'accorde √† dire qu'Elvis √©tait trop mal en point pour √™tre film√©. A cela s'ajoute l'envie d'Elvis d'√™tre seul avec son public, celui qui l'a toujours suivi et aim√©.

Le 20 juin, Elvis est √† Lincoln, Nebraska, et il donne un meilleur concert que la veille. Il interpr√©ta notamment la chanson ¬ę Unchained Melody ¬Ľ. Le 21 juin, √† Rapid City, Elvis loge √† l'h√ītel Holiday Inn et il donne son concert en soir√©e devant environ 7 500 fans au Rushmore Plaza Civic Center. Avant d'entrer sur sc√®ne, Elvis re√ßoit dans sa loge un repr√©sentant des indiens sioux de la r√©serve voisine, qui lui remettent un cadeau nomm√© ¬ę The medaillon of life ¬Ľ, en compagnie d'une petite indienne √Ęg√©e d'une dizaine d'ann√©es. Elvis les remercie avant de faire son concert.

Lors de cette dernière tournée, Elvis a présenté son père Vernon et sa fiancée Ginger Alden, pratiquement à tous les concerts.

Le sp√©cial t√©l√©vis√© de CBS sera renomm√© ¬ę Elvis in Concert ¬Ľ et il sera diffus√© le 3 octobre 1977 aux √Čtats-Unis. Il sortira plus tard en Europe, notamment en France, sous une version √©court√©e. Apr√®s la mort d'Elvis, CBS rajoutera rapidement un message de remerciement de la part de Vernon au sujet des cartes re√ßues suite au d√©c√®s d'Elvis et il racontera tr√®s rapidement les d√©buts d'Elvis avec le Colonel Parker. La version am√©ricaine est plus longue que la version fran√ßaise, car elle pr√©sente les pr√©paratifs de la sc√®ne avant le concert. Le montage de l'√©poque a √©t√© tr√®s critiqu√© par beaucoup de fans qui trouvaient √©trange le fait de voir des messages et des commentaires de fans au milieu de ce concert. Cela en brisait le rythme. Le concert t√©l√©vis√© n'est jamais sorti officiellement en VHS ou DVD, mais il existe des copies officieuses qui circulent lors des conventions. La compagnie Elvis Presley Entreprises Inc. n'a pas l'intention d'autoriser prochainement la sortie officielle de ce concert en raison du mauvais √©tat de sant√© d'Elvis √† cette √©poque. Il avait pris beaucoup de poids et il √©tait devenu la cible de plusieurs journalistes qui le ridiculisaient. Cependant, il semble qu'EPE ne soit pas contre l'id√©e de faire publier ce concert historique sur DVD, mais elle pr√©f√®re attendre pour l'instant.

Sa mort

La tombe d'Elvis dans le Jardin de la méditation à Graceland.

La cause serait due √† une arythmie cardiaque caus√©e par un abus de m√©dicaments sur une longue p√©riode. On croit qu'il √©tait atteint d'une maladie rare et incurable : Lupus √©ryth√©mateux[r√©f. n√©cessaire]. Elvis mesurait 1,83 m (6 pieds) et pesait 102 kilos (224 livres) lors de sa mort.

Le 15 ao√Ľt 1977, Elvis loue pour la soir√©e le Th√©√Ętre Ridgeway de Memphis. Le dernier film qu'Elvis regarde est MacArthur. Quelques heures plus tard, il se rend chez le dentiste Lester Hofman, car il avait un rendez-vous pour 22 h 30 (des rumeurs mentionnent qu'il lui fournit une dose dangereuse d'analg√©siques). Il revint √† Graceland vers h 30, le 16 ao√Ľt. C'est √† ce moment que la derni√®re photo d'Elvis vivant fut prise, par monsieur Robert Call, de Pierceton, Indiana, au moyen d'une cam√©ra Instamatic. Le 16 ao√Ľt 1977 √† h 30, Elvis appelle Dick Grob, le chef de la s√©curit√© de Graceland, afin qu'il pr√©pare des partitions musicales pour une insertion √©ventuelle dans sa nouvelle tourn√©e. Par la suite, Elvis a appel√© son infirmi√®re favorite, Marian Cocke, afin de la saluer avant son d√©part en tourn√©e. Elvis devait entamer une nouvelle tourn√©e de 14 concerts √† guichets ferm√©s qui devait d√©buter le 17 ao√Ľt 1977, √† Hartford au Connecticut. Durant la nuit, Elvis joue au racquetball (dans un b√Ętiment situ√© sur le terrain de Graceland) avec son cousin Billy Smith et sa femme Jo, ainsi que sa fianc√©e Ginger Alden. Lors de sa derni√®re nuit, Elvis joue du piano devant Ginger Alden, pr√®s du court de raquette, et il chante les chansons Blue Eyes Crying in the rain de Willie Nelson et Unchained Melody des Righteous Brothers. Ce fut les derni√®res interpr√©tations de son existence.

Apr√®s avoir absorb√© des somnif√®res (selon sa compagne Ginger Alden, il se coucha tr√®s tard, autour de 6 ou 7 heures le matin du 16 ao√Ľt), au milieu de l'apr√®s-midi, Elvis fut trouv√© inanim√© dans sa salle de bains par Ginger Alden. Al Strada contacta √† son tour Joe Esposito. Ce dernier, de m√™me que tante Delta Mae Presley, auraient pratiqu√© le bouche √† bouche sur Elvis afin d'essayer de le ranimer. Sa fille Lisa Marie, alors √Ęg√©e de neuf ans, et qui ce jour-l√† s√©journait chez lui, sera t√©moin de la sc√®ne. Appel√©s sur les lieux, deux ambulanciers de Memphis viendront 40 minutes plus tard √† son secours. Il est trop tard, Elvis est mort d'une crise d'arythmie. Les tentatives de r√©animation √† l'h√īpital de Memphis furent vaines. √Ä un certain moment, une mince lueur d'espoir montrait un signe de vie, mais trop faible pour le r√©animer compl√®tement. Elvis avait plusieurs probl√®mes de sant√© depuis 1974. Il souffrait notamment d'un probl√®me de poids, de glaucome, d'un probl√®me aux intestins (constipation chronique) et d'une grave d√©pendance aux m√©dicaments que son m√©decin personnel, le docteur George Constantine Nichopoulos, lui prescrivait. Celui-ci sera soup√ßonn√© de faute professionnelle grave en ayant favoris√© par abus de prescriptions les nombreuses surdoses de m√©dicaments dont il fut victime durant les dix derni√®res ann√©es de sa vie, et qui laisseront le soup√ßon d'une derni√®re overdose fatale. Il fut radi√© de l'ordre des m√©decins. Certaines personnes de son entourage, dont la soprano Kathy Westmoreland, persistent √† dire qu'il aurait eu un cancer des os. Cette th√®se √©tait aussi soutenue par son ami Charlie Hodge. Cependant, rien n'est officiel. Il s'agit d'une rumeur et cette maladie possible ne saurait expliquer sa mort. Il semble que son probl√®me cardiaque ait pu √™tre g√©n√©tique, car son p√®re Vernon et son oncle Vester sont morts aussi d'une crise cardiaque.

L'autopsie

Les m√©decins ont constat√© que le c√īt√© gauche du cŇďur d'Elvis √©tait deux fois plus gros que la normale[16].

Ils ont trouv√© quatorze m√©dicaments dans son syst√®me sanguin, dont notamment du Demerol et des anti√©m√©tiques[17] :

  1. Amytal
  2. Avental
  3. Carbrital
  4. Codéine
  5. Demerol
  6. Diazépam
  7. Elavil
  8. Morphine
  9. Nembutal
  10. Placidyl
  11. Quaaludes
  12. Sinutab
  13. Valmid

Une des th√©ories r√©centes, concernant le peu d'attention qu'Elvis pr√™ta √† sa sant√© physique durant les dix derni√®res ann√©es de sa vie (outre le rythme infernal de tourn√©es que lui faisait subir son agent Tom Parker), est que son ami proche Jerry Schilling (auteur de Me and a Guy Named Elvis : My Lifelong Friendship with Elvis Presley, publi√© en 2005) le convainquit peu √† peu de sa quasi-immortalit√© ou du moins qu'il poss√©dait une essence divine que son existence dissolue ne pouvait en rien affecter. Elvis √©tait dans un √©tat d√©pressif. Il chantait les m√™mes chansons qu'il interpr√©tait plusieurs fois dans ses tourn√©es. Au milieu des ann√©es 1970. il avait aussi des probl√®mes financiers, mais ses tourn√©es lui permettaient de se renflouer financi√®rement. √Ä sa mort, il n'avait que cinq millions de dollars sur son compte en banque. Depuis son enfance, Elvis √©tait membre de l'√©glise pentec√ītiste ¬ę Assembly of God Church ¬Ľ, une mouvance protestante √©vang√©lique. Sans √™tre en manque de spiritualit√© et s'interrogeant sur le sens de son existence, il en serait venu √† prendre pour acquis les th√©ories bouddhistes et spiritualistes de penseurs tels que Khalil Gibran, Krishnamurti, Helena Blavatsky, Berkeley, pr√īnant que seul l'esprit existe, et que la vraie r√©alit√© est immat√©rielle. Larry Geller, son coiffeur et ami personnel, lui apportait r√©guli√®rement des livres concernant la spiritualit√© et les diverses religions. Quelques heures avant sa mort, Elvis lisait un livre sur le Saint-Suaire de Turin, livre qui fut retrouv√© pr√®s de lui.[r√©f. n√©cessaire]

La plus grande voix d'Am√©rique (selon John Lennon) est morte et sa mort pr√©matur√©e fera l'effet d'une bombe, d'abord aux √Čtats-Unis, puis dans le monde entier. On parlera d'overdose, d'assassinat, de mort d√©guis√©e et m√™me de fausse mort.

Ses funérailles

Le 18 ao√Ľt, le corps d'Elvis fut expos√© √† Graceland. On estime entre 50 000 et 100 000 personnes venues rendre un dernier hommage √† Elvis[18].

Le 19 ao√Ľt, Elvis eut des obs√®ques dignes d'un chef d'√Čtat.

Des fun√©railles intimes furent c√©l√©br√©es par le c√©l√®bre t√©l√©-√©vang√©liste Rex Humbard (en) √† Graceland dans la salle de musique situ√©e pr√®s du salon. Des chants gospels furent interpr√©t√©s dont How Great Thou Art et Sweet, Sweet Spirit. Sa d√©pouille ¬ę royale ¬Ľ fut transport√©e de Graceland dans un corbillard blanc et argent√© flanqu√© de six motards de la garde r√©publicaine le long de son boulevard, le Elvis-Presley Boulevard de Memphis en direction du Forest Hill Cemetery de Memphis. Le corps d'Elvis fut d√©pos√© dans une crypte. Cependant, pour des questions de s√©curit√©, sa d√©pouille fut transf√©r√©e, le 3 octobre 1977, sur le terrain de Graceland[19].

Ainsi, le ¬ę King ¬Ľ repose √† Graceland au milieu des siens ; sa m√®re Gladys morte en 1958, son p√®re Vernon mort en 1979 et sa grand-m√®re paternelle Minnie-Mae Hood d√©c√©d√©e en 1980[20]. Selon le site web officiel d'Elvis, Graceland est visit√© par plus de 600 000 personnes chaque ann√©e.

Parmi les mythes fondateurs de l'Am√©rique contemporaine la mort d'Elvis s'inscrira rapidement parmi les th√©ories de la conspiration, comme celle de John Kennedy et de Marilyn Monroe. En 2005, 24 % des Am√©ricains interrog√©s sur la question dans un sondage du USA Today estimaient qu'Elvis n'√©tait probablement pas mort. L'immense culte de la personnalit√© qui s'ensuivra et sa persistante influence sur la musique des ann√©es 2000 prouveront en quelque sorte son immortalit√©. Cette sacralisation, g√©r√©e par son ex-√©pouse Priscilla et sa fille Lisa-Marie, rapporte d√©sormais d'immenses dividendes : Elvis Presley Enterprises, Inc. qui administre, parmi des dizaines de produits d√©riv√©s, le mausol√©e pittoresque qu'est devenu Graceland a d√©clar√© en 2007 les revenus posthumes les plus importants (pr√®s de 280 millions US) attribu√©s √† un artiste depuis sa disparition. Et Graceland demeure, entre le Capitole, le Grand Canyon et la Statue de la Libert√©, une des attractions touristiques les plus fr√©quent√©es d'Am√©rique, le monument historique le plus visit√© apr√®s la Maison blanche.

Influence mondiale

Elvis Presley est largement consid√©r√© comme la personnification du rock and roll : sa voix, sa musique, sa gestuelle provocatrice, ses habitudes vestimentaires excentriques, ainsi que son parcours (c√©l√©brit√© fulgurante, descente aux enfers et mort pr√©matur√©e) contribuent √† forger l'ic√īne d'Elvis √† la fois idole populaire et symbole d'une certaine r√©bellion adolescente. Elvis peut √™tre consid√©r√© comme le principal acteur de la popularisation du rock and roll aupr√®s du grand public blanc am√©ricain puis europ√©en. En effet, si le jazz avait d√©j√† associ√© √©troitement musique et sexualit√©, et si plusieurs interpr√®tes blancs √©taient aux c√īt√©s d'Elvis dans son r√īle de pionnier du rock (par exemple, Bill Haley), Presley est le premier blanc √† associer le sex-appeal (un physique avantageux, des inflexions de voix et des mouvements du bassin tr√®s suggestifs) √† la nouvelle forme de musique, tout en y ajoutant un son plus dynamique et plus percutant issu des studios Sun de Memphis. Bien que consid√©r√© comme choquant par la frange conservatrice am√©ricaine, il contribue √† rendre acceptable le genre musical et ouvre ainsi la voie de la reconnaissance √† de nombreux artistes noirs, tels Chuck Berry, Bo Diddley et Little Richard, ainsi qu'aux rockers blancs, tels Buddy Holly et Jerry Lee Lewis.

Sa popularité, en particulier auprès des adolescentes, atteint des sommets inédits et ses concerts et ses apparitions en public donnent lieu à des mouvements de foule. Le succès d'Elvis auprès des jeunes, dont le pouvoir d'achat est grandissant, dicte la mode non seulement musicale, mais également capillaire ou vestimentaire. C'est un véritable phénomène de société.

C'est principalement gr√Ęce √† Elvis Presley que l'Europe d√©couvre le rock, m√™me derri√®re le rideau de fer. Cliff Richard s'en inspire et devient la plus grande star du Royaume Uni, et John Lennon lui-m√™me avoua que "s'il n'y avait pas eu un Elvis, il n'y aurait pas eu les Beatles". En France, Dick Rivers[21] copie Presley, mais c'est surtout Johnny Hallyday qui popularise cette musique venue d'outre-Atlantique, devenant la vedette qu'il est encore aujourd'hui. Presley ouvre la voie √† de nombreux rockers am√©ricains qui vendent leurs disques en Europe et y font des tourn√©es. Les adolescents du monde entier commencent √† copier la coiffure d'Elvis et la demande pour les transistors augmente √©norm√©ment, permettant ainsi √† Sony de passer du statut de petit fabricant japonais de radio √† celui de multinationale[r√©f. n√©cessaire].

Aujourd'hui, 30 ans apr√®s la mort du rocker, il demeure une ic√īne du XXe si√®cle. D'innombrables artistes de la seconde moiti√© du si√®cle se d√©finissent par rapport √† son influence, soit en revendiquant son h√©ritage, soit pour le rejeter comme symbole d'une musique d√©pass√©e (en particulier √† partir du mouvement punk). L'artiste Elvis Costello a, par exemple, emprunt√© le pr√©nom Elvis pour faire d√©coller sa carri√®re. Le crooner pop Chris Isaac en est aussi la personnification directe. Dire Straits √©crira une chanson hommage "Calling Elvis". En France, le chanteur rockabilly Jesse Garon emprunta son nom de sc√®ne √† celui du fr√®re d√©c√©d√© d'Elvis et le rockeur australien Nick Cave consacra l'une de ses plus puissantes chansons (Tupelo) √† la mythification d'Elvis. Le King d√©clencha aussi dans plusieurs pays, et en particulier dans la francophonie, une avalanche de clones plus ou moins cr√©dibles dont parmi ceux qui lui surv√©curent ou en furent influenc√©s profond√©ment : Johnny Hallyday, Dick Rivers, Eddy Mitchell bien s√Ľr, parmi des centaines d'imitateurs, n'en sont pas les moindres.

Mentionnons aussi que le groupe californien Dread Zeppelin avec son leader Greg Tortell (alias Tortelvis) personnifiant et parodiant Elvis jusqu'au ridicule (distribuant foulards et colliers hawaiiens dans la foule lors des concerts), connut une fructueuse carri√®re durant les ann√©es 1980. Enfin, remarquable hommage, le groupe U2 enregistra sur l'album The Unforgettable Fire, en 1984, la tr√®s belle chanson : Elvis Presley And America. Sans oublier certains imitateurs am√©ricains dont Jimmy ¬ę Orion ¬Ľ Ellis (1945-1998) et Doug Church dont les voix rapprochent √©norm√©ment celle d'Elvis[22].

Popularité au Québec

Le chanteur Johnny Farago donne une s√©rie de concert hommage √† Elvis √† la fin des ann√©es 1970 et au d√©but des ann√©es 1980. La station de t√©l√©vision T√©l√©-M√©tropole lance un concours d'imitateurs √† l'√©mission Les Tannants. Ce concours ternit l'image d'Elvis au Qu√©bec jusqu'√† la fin des ann√©es 1980, en associant √† Elvis une image de mauvais go√Ľt.

En 1995, le producteur Jean Pilote et le Th√©√Ętre du Capitole de Qu√©bec redorent l'image d'Elvis Presley au Qu√©bec en pr√©sentant, sous licence d'EPE, une production musicale estivale sophistiqu√©e nomm√©e Elvis Story, √† laquelle assistent des centaines de milliers de personnes, venues de partout. Le spectacle est pr√©sent√© √† Paris, Toronto, Gatineau, Biloxi au Mississippi, Atlantic City et au Japon. Les chanteurs Martin Fontaine et Jamie Aaron Kelley incarnent Elvis jusqu'en 2007. En 2009, le spectacle est am√©lior√© et il est pr√©sent√© au Th√©√Ętre du Palais Municipal de La Baie (Saguenay) et √† la salle L'√Čtoile DIX30 de Brossard. C'est actuellement Brandon Bennett qui joue le r√īle d'Elvis.

Toujours au Qu√©bec o√Ļ, chez certains, Elvis personnifie l'exc√®s du mythe am√©ricain face aux revendications nationalistes et culturelles, le cin√©aste Pierre Falardeau consacrera √† la l√©gende une trilogie humoristique intitul√©e Elvis Gratton qui s'av√©rera d'abord un succ√®s d'estime en court m√©trage et vingt ans plus tard, en 2005, un vaste succ√®s public en salle. Le personnage comique aura sa s√©rie t√©l√©vis√©e intitul√©e Bob Gratton : ma vie, my life au r√©seau TQS (renomm√© V en 2009) de 2007 √† 2009.

C'est dans la province francophone du Québec que les albums d'Elvis Presley sont les plus vendus au Canada.

Regain de popularité mondiale au début du XXIe siècle

Elvis conna√ģt aussi un regain de popularit√© lors de la coupe du monde de football de 2002 lorsque Nike utilise un remix de sa chanson A Little Less Conversation comme fond sonore d'une publicit√© mettant en sc√®ne des vedettes internationales de football. Ce morceau devient num√©ro 1 dans plus de 20 pays, y compris aux √Čtats-Unis. √Ä peu pr√®s au m√™me moment, sort une compilation qui se terminera en deux volets, des plus grandes chansons d'Elvis : Elv1s 30 #1 Hits. Le remix est ajout√© √† l'album comme 31e morceau, juste avant la sortie du CD en octobre 2002. 25 ans apr√®s sa mort, l'album qui regroupe ses tubes et dont la restauration sonore est rien moins que ph√©nom√©nale, atteint la premi√®re place des classements.

Parmi ses nombreuses réussites, Elvis est l'un des deux chanteurs, avec Roy Orbison, à avoir eu simultanément deux albums dans le Top 5 des classements de ventes d'albums. Il fait partie du Rock and Roll Hall of Fame, du Country Music Hall of Fame et du Gospel Music Hall of Fame.

SES CERTIFICATIONS OR, PLATINE, MULTI-PLATINE ET DIAMANT : -OR : 90. -PLATINE : 50. -MULTI-PLATINE : 25. -DIAMANT : 1 (Elvis Christmas Album, RCA CAMDEM, certifi√© le 9 septembre 2011 par la RIAA)

Tournée mondiale virtuelle Elvis The Concert (1997 à aujourd'hui)

En 1997, le tout premier concert virtuel d'Elvis voit le jour. Intitul√© Elvis The Concert, ce spectacle pr√©sente Elvis Presley sur grand √©cran, avec par ailleurs ses musiciens des ann√©es 1970 r√©unis sur sc√®ne. Le tout est synchronis√© par ordinateur. Ils feront des tourn√©es dans le monde entier. C'est un vŇďu exauc√© pour Elvis, qui voulait donner des concerts √† l'ext√©rieur des √Čtats-Unis. Il n'a jamais pu r√©aliser son r√™ve, le colonel Tom Parker souhaitant concentrer ses efforts sur Las Vegas et les tourn√©es am√©ricaines, qui lui rapportaient des millions chaque ann√©e.

Le concert est dirig√© par Joe Guercio avec la participation du TCB Band, des groupes vocaux The Sweet Inspirations et The Imperials. Les images vid√©os d'Elvis proviennent du NBC '68 Comeback Sp√©cial, du concert satellite Elvis: Aloha from Hawaii, ainsi que les concerts film√©s de la MGM, That's the Way It Is (1970) et Elvis on Tour (1972). Le concert est test√© aux √Čtats-Unis en 1997 et 1998 avant d'√™tre pr√©sent√© en Europe en 1999[23]. Il sera de retour en Am√©rique du Nord pour une tourn√©e en 2012.

Discographie

Article d√©taill√© : Discographie d'Elvis Presley.

Filmographie

Sur Elvis

  • Films documentaires
    • 1970 : That's the Way It Is, de Denis Sanders. Ce film pr√©sente Elvis en studio et √† Las Vegas.
    • 1972 : Elvis On Tour, de Robert Abel et Pierre Adidge. Une √©quipe de tournage suit Elvis en tourn√©e. On peut y apercevoir des extraits de son concert du Madison Square Garden de New York. Prim√© au Golden globe en 1972 comme meilleur documentaire, montage de Martin Scorsese.
    • 2001 : Elvis Presley, r√©alis√© par Jeremy Marre. Ponctu√©e d'images d'archives et d'extraits de chansons, une plong√©e dans la jeunesse du King, jusqu'√† la naissance du ph√©nom√®ne ¬ęElvis Presley¬Ľ
  • Spectacles hommages
    • 1995-2007 : Elvis Story, spectacle canadien avec Martin Fontaine dans le r√īle titre.
    • 1997-2007 : Elvis The Concert, concert virtuel international.
  • Ouvrages de r√©f√©rence :
    • 2003 : "50 ans avec Elvis: L'histoire vraie du King", de Jean-Marie Pouzenc, Editions Didier Carpentier, 280 pages, ISBN 2-84167-244-1

Notes

  1. ‚ÜĎ Why Elvis is Still The King, The Daily Record
  2. ‚ÜĎ Elvis Presley Article, BBC
  3. ‚ÜĎ For The Billionth And The Last Time, elvis.com.au
  4. ‚ÜĎ http://www.time.com/time/nation/article/0,8599,337778,00.html Time Magazine article
  5. ‚ÜĎ Elvis Presley
  6. ‚ÜĎ La famille Presley, y compris Elvis, √©crivait son nom central ¬ę Aron ¬Ľ. Le certificat de naissance d'Elvis et son certificat de d√©c√®s indiquent ¬ę Aaron ¬Ľ.
  7. ‚ÜĎ http://blog.breizh.bz/?216-elvis-presley-l-ecossais
  8. ‚ÜĎ Peter Guralnick: "Lost Highway" Edition Rivage Rouge 2010, p.153
  9. ‚ÜĎ Selon les sources, l‚Äôhistoire change. Les auteurs Jerry Hopkins et Dave Marsh affirment qu‚Äôil y a eu quelques semaines de pratique entre la premi√®re audition de Presley avec Moore et Black, et le premier enregistrement, du trio. Peter Guralnick semble dire qu‚Äôils se sont rencontr√©s une premi√®re fois le 4 juillet, veille de l‚Äôenregistrement.
  10. ‚ÜĎ Ce c√©l√®bre trio a jou√© avec Elvis de 1954 √† 1958. Bill Black a quitt√© le trio en 1958 et il est d√©c√©d√© d'un cancer du cerveau en 1965. Scotty Moore et D.J. Fontana ont continu√© √† travailler avec Elvis jusqu'en 1968.
  11. ‚ÜĎ C'est le colonel Parker qui lui avait sugg√©r√© de teindre ses cheveux en noir, car selon lui, cette couleur √©tait plus attirante pour les femmes.
  12. ‚ÜĎ Elvis devait donner un concert au Forum de Montr√©al, mais le cardinal Paul-√Čmile L√©ger fit des pressions pour emp√™cher la tenue du spectacle en raison des d√©hanchements inappropri√©s d'Elvis qui portaient atteinte √† la moralit√©. Cependant, il semble que le colonel aurait sign√© une entente pour pr√©senter un concert √† Montr√©al au stade olympique en 1978. Malheureusement, cela n'a pas pu se r√©aliser.
  13. ‚ÜĎ Le colonel Parker, d'origine hollandaise, aurait √©t√© impliqu√© dans un crime en Europe et il avait peur de perdre son visa s'il y effectuait un retour. Il donnait toutes sortes de raison pour emp√™cher Elvis de faire une tourn√©e europ√©enne.
  14. ‚ÜĎ Ils se mari√®rent √† Las Vegas en 1967.
  15. ‚ÜĎ Elvis fera cette mention lors d'une entrevue au Madison Square Garden de New York en 1972.
  16. ‚ÜĎ Voir le site Elvis Presleys News
  17. ‚ÜĎ (en) elvispresleynews.com
  18. ‚ÜĎ Stastiques tir√©es des journaux de l'√©poque.
  19. ‚ÜĎ Le 27 ao√Ľt 1977, la d√©pouille de Gladys Love Presley fut d√©terr√©e et amen√©e √† la crypte du cimeti√®re Forest Hill pour √™tre d√©pos√© au m√™me endroit qu'Elvis. Le 3 octobre, da d√©pouille sera de nouveau transf√©r√© pour √™tre d√©pos√©e √† Graceland en compagnie de la d√©pouille d'Elvis.
  20. ‚ÜĎ Le grand-p√®re paternel d'Elvis se nommait Jessie D. McClowell Presley (1896-1973) et il √©pousa Minnie-Mae Hood en 1913. Ils divorc√®rent en 1947 et Jessie D. Presley se remaria avec Vera K. Presley (1892-1981) quelques ann√©es plus tard. En 1958, il avait enregistr√© un 45 tours intitul√© The Roots of Elvis. La face 1 contient la chanson Who's That Kickin' my dog around/The Billy Goat Song et la face 2 contient la chanson Swingin' in the Orchard. Le 9 juillet 1958, il fit m√™me une apparition au r√©seau CBS √† l'√©mission I've Got a Secret en compagnie du batteur Gary Moore et du guitariste Gene Klingman. Jessie D. est d√©c√©d√© le 19 mars 1973 √† Louisville dans le comt√© de Jefferson au Kentucky. Il est enterr√© au Louisville Memorial Gardens. Elvis avait tr√®s peu de contact avec son grand-p√®re.
  21. ‚ÜĎ Son pseudonyme s'inspire du nom du personnage Deke Rivers jou√© par Elvis dans le film Loving You.
  22. ‚ÜĎ Doug Church est reconnu comme √©tant le seul qui poss√®de un timbre de voix qui ressemble √©norm√©ment √† celui qu'Elvis avait dans les ann√©es 1970. On peut consulter son site web ici DOUG CHURCH USA/
  23. ‚ÜĎ Consulter la page http://www.elvis.com/concert/default.asp pour obtenir plus de pr√©cisions sur cette tourn√©e.

Sources et bibliographie

  • S√©bastian Danchin, Elvis Presley ou la revanche du Sud. Paris : Fayard, 2004. 477 p.-[16] p. de pl., 24 cm. (ISBN 2-213-62128-4).
  • Elvis par les Presley : souvenirs intimes de Priscilla Presley, Lisa Marie Presley et d'autres membres de la famille (propos recueillis par David Ritz ; photographie d'objets, Henry Leutwyler ; traduit de l'anglais par Alain Le Kim). Paris : Michel Lafon, 2005. 247 p., 31 cm. (ISBN 2-7499-0334-3). Titre original : Elvis by the Presleys.
  • Elvis: √Ä Biography par Jerry Hopkins, Warner Books Inc, 1972, (ISBN 0446816655)
  • Elvis par Dave Marsh, Rolling Stone Press Book/Times Books, 1982, (ISBN 081290947)
  • Last Train to Memphis: The Rise of Elvis Presley par Peter Guralnick, Little, Brown and Company, 1re √©dition, 1994, (ISBN 0316332208)
  • Elvis & the birth of rock de Lew Allen, Genesis Publications, 2007
  • Elvis et le livre des tr√©sors de Robert Gordon, √Čditions K&B, 2007
  • Remember Elvis Produced by Joe Esposito and Daniel Lombardy(2006) TCBJOE Publishing (ISBN 0-9778945-2-5)

Revues, magazines…

  • Blues Again !, n¬į10, juillet/ao√Ľt/septembre 2007

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :


Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Elvis Presley de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Elvis Presley ‚ÄĒ Elvis Presley, 1970 Elvis Presleys Signatur ‚Ķ   Deutsch Wikipedia

  • Elvis Presley ‚ÄĒ Saltar a navegaci√≥n, b√ļsqueda Elvis Presley Informaci√≥n personal Nombre real Elvis Aaron Presley o Elvis Aron Presley, seg ‚Ķ   Wikipedia Espa√Īol

  • Elvis Presley ‚ÄĒ For other uses, see Elvis (disambiguation) and Elvis Presley (disambiguation). Elvis Presley ‚Ķ   Wikipedia

  • Elvis Presley ‚ÄĒ noun United States rock singer whose many hit records and flamboyant style greatly influenced American popular music (1935 1977) ‚ÄĘ Syn: ‚ÜĎPresley, ‚ÜĎElvis Aron Presley ‚ÄĘ Instance Hypernyms: ‚ÜĎrock star * * * Elvis Presley [ ‚Ķ   Useful english dictionary

  • Elvis Presley ‚ÄĒ Elvis Aaron Presley (Tupelo, Mississippi, 8 de enero de 1935 Memphis, Tennessee, 16 de agosto de 1977), cantante de m√ļsica rock estadounidense considerado un √≠cono de la m√ļsica popular que inspir√≥ a muchos cantantes, tanto dentro como fuera del… ‚Ķ   Enciclopedia Universal

  • Elvis Presley ‚ÄĒ ‚ě° Presley * * * ‚Ķ   Universalium

  • Elvis Presley ‚ÄĒ Elvis (umgangssprachlich); der King (umgangssprachlich) ‚Ķ   Universal-Lexikon

  • Elvis Presley ‚ÄĒ ‚Ķ   –í–ł–ļ–ł–Ņ–Ķ–ī–ł—Ź

  • Elvis Presley ‚ÄĒ 1. (car sales) car with many dents in the body and scratches in the duco (i.e. it has had many hits); 2. (fishing) leatherjacket ‚Ķ   Dictionary of Australian slang

  • elvis presley ‚ÄĒ Australian Slang 1. (car sales) car with many dents in the body and scratches in the duco (i.e. it has had many hits); 2. (fishing) leatherjacket ‚Ķ   English dialects glossary


Share the article and excerpts

Direct link
… Do a right-click on the link above
and select ‚ÄúCopy Link‚ÄĚ

We are using cookies for the best presentation of our site. Continuing to use this site, you agree with this.