Elisee Reclus

ï»ż
Elisee Reclus

ÉlisĂ©e Reclus

ÉlisĂ©e Reclus
ÉlisĂ©e Reclus, par Nadar
ÉlisĂ©e Reclus, par Nadar

Naissance 15 mars 1830
Sainte-Foy-la-Grande (Gironde)
DĂ©cĂšs 4 juillet 1905 (Ă  75 ans)
Torhout, Belgique
Nationalité Française
Profession(s) GĂ©ographe

ÉlisĂ©e Reclus, de son vrai nom Jean Jacques ÉlisĂ©e Reclus, nĂ© Ă  Sainte-Foy-la-Grande (Gironde) le 15 mars 1830 et mort Ă  Torhout en Belgique le 4 juillet 1905, est un gĂ©ographe, militant et penseur de l’anarchisme français.

ÉlisĂ©e Reclus est le frĂšre, entre autres, du gĂ©ographe OnĂ©sime Reclus et du journaliste Élie Reclus.

Sommaire

Biographie

Son pĂšre Jacques Reclus, nĂ© en 1796, Ă©tait pasteur calviniste français (tout d’abord rĂ©munĂ©rĂ© par l’État, puis indĂ©pendant) et a aussi Ă©tĂ© quelques annĂ©es professeur au collĂšge protestant de Sainte-Foy-la-Grande. Le pasteur eut, avec son Ă©pouse ZĂ©line Trigant (nĂ©e en 1805), dix-sept enfants (dont trois ne survĂ©curent pas Ă  la naissance). Parmi les frĂšres d'ÉlisĂ©e : Élie Reclus trĂšs liĂ© Ă  ÉlisĂ©e, OnĂ©sime Reclus (1837-1916), Armand Reclus (1843-1927) et Paul Reclus (1847-1914).

QuatriĂšme enfant du pasteur Jacques Reclus, ÉlisĂ©e est Ă©levĂ© jusque vers l’ñge de 13 ans par ses grands-parents maternels, Ă  La Roche-Chalais prĂšs de Sainte-Foy-la-Grande, suite Ă  la dĂ©cision prise par son pĂšre de ne plus ĂȘtre pasteur rĂ©tribuĂ©. En 1838 il regagne le foyer parental, Ă  Orthez, aprĂšs le dĂ©cĂšs de son grand-pĂšre. En 1843 son pĂšre, qui souhaite le destiner Ă  une charge de pasteur, l’envoie rejoindre son frĂšre Élie Ă  Neuwied, en Prusse sur les bords du Rhin, dans un collĂšge tenu par les FrĂšres Moraves. Mais ÉlisĂ©e supporte mal le caractĂšre superficiel de l’enseignement religieux de cette Ă©cole : il rentre en 1844 Ă  Orthez en passant par la Belgique. Son sĂ©jour Ă  Neuwied ne fut cependant pas entiĂšrement nĂ©gatif : il eut l’occasion d’y apprendre des langues vivantes (allemand, anglais, nĂ©erlandais), et le latin, ainsi que d’y rencontrer des personnalitĂ©s qu’il reverra plus tard.

ÉlevĂ© pendant quelques annĂ©es par une sƓur de sa mĂšre Ă  Sainte-Foy, il est inscrit au collĂšge protestant de cette ville pour y prĂ©parer le baccalaurĂ©at. Il rencontre vraisemblablement Ă  cette pĂ©riode un ancien ouvrier parisien ce qui lui permet de lire Saint-Simon, Auguste Comte, Fourier et Lamennais.

En 1848 ÉlisĂ©e et Élie s’inscrivent Ă  la facultĂ© de thĂ©ologie protestante de Montauban. Ils en sont exclus en 1849 Ă  la suite d’une fugue qu’ils firent en juin vers la MĂ©diterranĂ©e. C’est sans doute au cours de ces annĂ©es qu’il prit goĂ»t Ă  ce qui devait devenir sa conception de la gĂ©ographie sociale. ÉlisĂ©e dĂ©cide alors d’abandonner dĂ©finitivement les Ă©tudes thĂ©ologiques. Il se rend cependant au collĂšge de Neuwied oĂč il est engagĂ© comme maĂźtre rĂ©pĂ©titeur. TrĂšs vite il est Ă  nouveau déçu par l’atmosphĂšre du collĂšge qu’il quitte pour se rendre Ă  Berlin (1851). Vivant assez chichement de leçons de français, il s’inscrit Ă  l’universitĂ© pour y suivre les cours du gĂ©ographe allemand Carl Ritter.

En septembre 1851 ÉlisĂ©e retrouve son frĂšre Élie Ă  Strasbourg et ensemble ils dĂ©cident de rentrer Ă  Orthez Ă  pied en traversant la France profonde, ce qui a certainement contribuĂ© Ă  former son caractĂšre. C’est Ă  cette Ă©poque qu’il rĂ©dige son premier texte anarchisant qui ne sera publiĂ© que bien plus tard, en 1925 (DĂ©veloppement de la libertĂ© dans le monde).

Apprenant le coup d’État du 2 dĂ©cembre 1851, les deux frĂšres manifestent publiquement leur hostilitĂ© au nouveau cours des choses. MenacĂ©s d’ĂȘtre arrĂȘtĂ©s, ils s’embarquent pour Londres oĂč ils connaissent l’existence misĂ©reuse des exilĂ©s.

AprĂšs avoir sĂ©journĂ© en Angleterre et en Irlande (oĂč il est ouvrier agricole), ÉlisĂ©e quitte Liverpool pour les États-Unis Ă  la fin de 1852 et dĂ©barque Ă  la Nouvelle-OrlĂ©ans, en Louisiane, dĂ©but 1853. Il y exerce divers petits mĂ©tiers (dont celui d’homme de peine), puis il est embauchĂ© comme prĂ©cepteur des trois enfants d’une famille de planteurs d’origine française (les Fortier) de la rĂ©gion de la Nouvelle-OrlĂ©ans. C’est au cours de cette pĂ©riode, oĂč il observa de prĂšs le systĂšme esclavagiste qu’il a acquis sa haine de l’exploitation de l’homme par l’homme. Pendant ses vacances, il visite le Mississippi et va mĂȘme jusqu’à Chicago. Bien que son employeur n’ait pas Ă©tĂ© parmi les plus fĂ©roces esclavagistes, ÉlisĂ©e ne supporte pas cet environnement et quitte la famille Fortier pour se rendre en Nouvelle-Grenade (actuellement la Colombie) afin d’y rĂ©aliser un projet d’exploitation agricole Ă  Riohacha, dans la Sierra Nevada de Sainte Marthe. MalgrĂ© l’aide financiĂšre consentie par la famille Fortier pour son projet, des difficultĂ©s de toutes sortes (notamment la maladie), s’accumulent devant lui, l’empĂȘchant de mener Ă  bien son projet de crĂ©er une plantation de cafĂ©.

En juillet 1857, ÉlisĂ©e s’embarque pour rentrer en France et il se fixe dĂ©sormais chez son frĂšre Élie Ă  Paris. Tout en donnant des cours de langues Ă©trangĂšres, ÉlisĂ©e s’engage dans ce qui allait par la suite devenir sa principale occupation : il entre dans la SociĂ©tĂ© de GĂ©ographie. Fin 1858, il retourne Ă  Orthez en compagnie de son pĂšre qui revenait d’Angleterre oĂč il Ă©tait allĂ© chercher des aides financiĂšres pour un asile de vieillards qu’il avait crĂ©Ă© dans son village. Le 14 dĂ©cembre de la mĂȘme annĂ©e ÉlisĂ©e se marie civilement avec Clarisse Brian et il retourne Ă  Paris chez Élie.

En 1860, en compagnie d’Élie, ÉlisĂ©e est admis dans une loge maçonnique (les Émules d’Hiram). Il n’y fut jamais actif et au bout d’un an, il quitte la franc-maçonnerie, ne supportant pas l’esprit qui y rĂ©gnait. La maison Hachette dĂ©cide d’employer ÉlisĂ©e pour rĂ©diger des guides pour voyageurs (guides Joanne), ce qui va l’amener Ă  parcourir de nombreux pays europĂ©ens (Allemagne, Suisse, Italie, Angleterre, Sicile, Espagne 
).

En 1862 ÉlisĂ©e se rend Ă  Londres Ă  l’occasion de l’Exposition universelle.

Dans le courant de l'annĂ©e 1863 les deux frĂšres vont s’installer Ă  VascƓuil (Eure, Haute Normandie) chez leur ami Alfred Dumesnil, gendre de Jules Michelet. AdĂšle Dumesnil, la fille de l'historien Ă©tant dĂ©cĂ©dĂ©e en 1855, Dumesnil, veuf, Ă©pousera en 1871 Louise Reclus, sƓur d'ÉlisĂ©e et d'Élie.

Le 1er octobre 1863, en collaboration avec plusieurs personnes (dont son frĂšre ÉlisĂ©e), Élie fonde une banque (la sociĂ©tĂ© du CrĂ©dit au Travail) dont le but Ă©tait d’aider Ă  la crĂ©ation de sociĂ©tĂ©s ouvriĂšres. Dans le mĂȘme temps Élie s’occupe de la publication d’un journal (l’Association) dont il est Ă  la fois le directeur et le principal rĂ©dacteur ; pendant ses absences, il est remplacĂ© par ÉlisĂ©e. Mais l’expĂ©rience du CrĂ©dit au Travail s’achĂšvera sur un constat d’échec en 1868.

En septembre 1864 les deux frĂšres Élie et ÉlisĂ©e adhĂšrent Ă  la section des Batignolles de l’Association internationale des travailleurs (AIT, fondĂ©e le 28 septembre Ă  Londres). En novembre de la mĂȘme annĂ©e Élie et ÉlisĂ©e rencontrent Bakounine (Ă  Paris) avec qui ils entretiendront des liens amicaux et politiques forts. Ils militent ensemble Ă  la FraternitĂ© Internationale, sociĂ©tĂ© secrĂšte fondĂ©e par Bakounine. En 1865 ÉlisĂ©e se rend Ă  Florence, oĂč il revoit Bakounine et fait la connaissance de rĂ©volutionnaires italiens.

En 1867 ÉlisĂ©e Reclus participe Ă  deux rĂ©unions internationales : du 2 au 7 septembre, deuxiĂšme CongrĂšs de l’AIT Ă  Lausanne ; du 9 au 12 septembre, premier CongrĂšs de la Ligue de la Paix et de la LibertĂ© Ă  GenĂšve. Du 21 au 25 septembre 1868 il participe activement au 2e CongrĂšs de la Ligue de la Paix et de la LibertĂ©, Ă  Berne. Il y fait une intervention que l’on considĂšre gĂ©nĂ©ralement comme sa premiĂšre adhĂ©sion publique Ă  l’anarchisme. ÉlisĂ©e, Bakounine et quelques autres s’opposent Ă  la majoritĂ© des congressistes sur la question de la dĂ©centralisation. Ils en tirĂšrent les consĂ©quences en quittant la Ligue.

Le 22 fĂ©vrier 1869 la femme d’ÉlisĂ©e, Clarisse, dĂ©cĂšde, ce qui va passablement le perturber et l’éloigner temporairement de l’action politique. Du 6 juillet au 17 aoĂ»t 1869, ÉlisĂ©e est invitĂ© Ă  une sĂ©ance du Conseil gĂ©nĂ©ral de l’Internationale Ă  Londres. Il rĂ©dige cette mĂȘme annĂ©e son Histoire d’un ruisseau.

Soucieux de donner un foyer Ă  ses filles (Ă  la mort de leur mĂšre, elles furent confiĂ©es Ă  deux sƓurs d’ÉlisĂ©e habitant le midi de la France), il s’unit librement Ă  Fanny Lherminez, lors d’une rĂ©union de famille en mai 1870. La mĂȘme annĂ©e ÉlisĂ©e s’engage comme volontaire dans la Garde mobile, puis dans le bataillon des aĂ©rostiers, aux cĂŽtĂ©s de son ami Nadar.

Avec la guerre franco-prussienne de 1870, puis la Commune de Paris, ÉlisĂ©e s’engage activement dans l’action politique. Il commence par se prĂ©senter aux Ă©lections lĂ©gislatives de fĂ©vrier 1871, puis aprĂšs la proclamation de la Commune (28 mars 1871), ÉlisĂ©e participe, en tant qu’engagĂ© volontaire dans la Garde nationale, Ă  une sortie Ă  ChĂątillon au cours de laquelle il est fait prisonnier par les Versaillais (4 avril 1871). Il est emprisonnĂ© Ă  QuĂ©lern, puis Ă  l’üle de TrĂ©bĂ©ron (prĂšs de Brest), enfin Ă  Saint-Germain-en-Laye et Versailles. Le 15 novembre 1871, le Conseil de guerre le condamne Ă  la dĂ©portation simple (transportation) en Nouvelle-CalĂ©donie. Une pĂ©tition internationale regroupant essentiellement des scientifiques anglais et amĂ©ricains et rĂ©unissant une centaine de noms (dont vraisemblablement Darwin), obtient que la peine soit commuĂ©e en dix annĂ©es de bannissement. Pendant toute cette pĂ©riode d’emprisonnement, et malgrĂ© des conditions peu favorables, ÉlisĂ©e commence Ă  rĂ©diger certains de ses grands textes gĂ©ographiques : Histoire d’une montagne, ainsi que les premiers Ă©lĂ©ments de sa Nouvelle GĂ©ographie universelle, dont la publication sera poursuivie trĂšs rĂ©guliĂšrement jusqu’en 1894.

À la suite de la dĂ©cision de bannissement prononcĂ©e par le Conseil de guerre, ÉlisĂ©e et sa famille se rendent en Suisse, Ă  Lugano puis Ă  Vevey oĂč ils resteront quelque temps. Il assiste au congrĂšs de la Paix de Lugano (septembre 1872).

En fĂ©vrier 1874 sa compagne Fanny meurt en couches. Le 10 octobre 1875, il Ă©pouse Ermance Trigant-Beaumont et le couple se fixe Ă  Clarens, sur les bords du LĂ©man, oĂč il restera jusqu’en 1891. Pendant toute cette pĂ©riode il reçoit de nombreux rĂ©volutionnaires (dont Kropotkine). Il continue aussi Ă  voyager (AlgĂ©rie, États-Unis, Canada, puis BrĂ©sil, Uruguay, Argentine et Chili) ; en fĂ©vrier 1886, il se rend Ă  Naples et y rencontre le rĂ©volutionnaire hongrois Kossuth. Au dĂ©but de 1891, ÉlisĂ©e et sa famille se fixent Ă  SĂšvres. En 1892, il reçoit la mĂ©daille d’or de la SociĂ©tĂ© de gĂ©ographie de Paris. Cette mĂȘme annĂ©e, Ă  la suite de la condamnation de Ravachol, la situation devenant dangereuse pour lui, il dĂ©cide d’accepter une proposition de l’UniversitĂ© libre de Bruxelles (ULB) qui lui offre une chaire de gĂ©ographie comparĂ©e en lui dĂ©cernant le titre d’agrĂ©gĂ©. Ce cours sera en fait annulĂ© au dĂ©but de 1894, malgrĂ© des protestations d’une partie du corps enseignant au sein mĂȘme de l’ULB et de la loge maçonnique « Les Amis Philantropes Â» qui avait Ă©tĂ© Ă  l’origine de la fondation de l’ULB.

Il en rĂ©sulta la fondation de l’UniversitĂ© nouvelle, inaugurĂ©e le 25 octobre 1894, qui lui permet de donner ses cours de gĂ©ographie[1]. Son frĂšre Élie le rejoint pour y donner des cours de mythologie.

C'est en 1886 qu'ÉlisĂ©e Reclus va rencontrer Ă  Bruxelles une jeune fille appelĂ©e Ă  devenir cĂ©lĂšbre par la suite : Alexandra David-NĂ©el. Il a cinquante-six ans, elle en a dix-huit. Une forte amitiĂ© se noue entre eux, qui ne cessera qu'Ă  la mort d'ÉlisĂ©e. Il eut sur sa jeune admiratrice une influence certaine : le premier ouvrage Ă©crit par Alexandra David (Pour la vie) parut en 1898 avec une prĂ©face d'ÉlisĂ©e Reclus. Ils s'Ă©crivirent Ă  plusieurs reprises, notamment lors du sĂ©jour d'Alexandra Ă  HanoĂŻ, en 1895.

AprĂšs 1892, il occupa la chaire de gĂ©ographie comparĂ©e de l'universitĂ© de Bruxelles et fournit plusieurs mĂ©moires importants aux journaux scientifiques français, allemands et anglais. Parmi ceux-ci, peuvent ĂȘtre mentionnĂ©s :

  • « The Progress of Mankind Â» (Contemp. Rev., 1896)
  • « Attila de Gerando Â» (Rev. GĂ©ograph., 1898)
  • « A Great Globe Â» (Geograph. Journ., 1898)
  • « L'ExtrĂȘme-Orient Â» (Bul. Antwerp Geo. Soc., 1898), une Ă©tude suggestive de gĂ©ographie politique concernant l'ExtrĂȘme-Orient et les changements qui pouvaient y advenir.
  • « La Perse Â» (Bul. Soc. NeuchĂąteloise, 1899)
  • « La PhĂ©nicie et les PhĂ©niciens Â» (ibid., 1900)
  • « La Chine et la diplomatie europĂ©enne Â» (sĂ©rie L'HumanitĂ© nouvelle, 1900)
  • « L'Enseignement de la gĂ©ographie Â» (Instit. GĂ©ograph. de Bruxelles, No. 5, 1901)

En 1893 ÉlisĂ©e se rend Ă  Florence pour tĂ©moigner dans un procĂšs d’anarchistes italiens, qui sont relaxĂ©s. En 1898, il a la douleur de perdre sa fille cadette. Il fonde l’Institut gĂ©ographique, qui dĂ©pend de l’UniversitĂ© nouvelle. Cette mĂȘme annĂ©e, il crĂ©e aussi une sociĂ©tĂ© d’édition de cartes gĂ©ographiques qui fera faillite en 1904.

Durant les derniĂšres annĂ©es de sa vie, ÉlisĂ©e Reclus qui souffre d’angine de poitrine, voyagera encore (France, Angleterre, Écosse, Berlin). Fin juin 1905, il apprend la rĂ©volte des marins du cuirassĂ© Potemkine, ce qui constitue l’une de ses derniĂšres joies. Il meurt le 4 juillet 1905 Ă  Torhout, prĂšs de Bruges. ConformĂ©ment Ă  ses derniĂšres volontĂ©s, aucune cĂ©rĂ©monie n’eut lieu et il fut enterrĂ© au cimetiĂšre d’Ixelles, (commune faisant partie de l'agglomĂ©ration de Bruxelles), dans la mĂȘme tombe que son frĂšre Élie mort l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente.

Il est apparentĂ© Ă  Franz Schrader (1844-1924), gĂ©ographe, alpiniste, cartographe et peintre paysager, fils de sa cousine germaine Marie-Louise Ducos, ainsi qu'Ă  Élie Faure (1873-1937), critique d'art.

Les idĂ©es d’ÉlisĂ©e Reclus

Le bannissement politique d’ÉlisĂ©e Reclus pour ses idĂ©es anarchistes a certainement Ă©tĂ© Ă  l’origine de l’oubli relatif dans lequel on le voit aujourd’hui. Ce qui est cependant remarquable, c’est que, bien qu’ÉlisĂ©e Reclus ait toujours refusĂ© d’ĂȘtre pris pour un « maĂźtre Â», on le prĂ©sente souvent comme le fondateur de certains mouvements, ce qu’il n’aurait jamais acceptĂ©. Il a beaucoup Ă©crit, notamment des articles, dans lesquels il dĂ©veloppait ses idĂ©es ; Ă  aucun moment il n’a imposĂ© celles-ci. Minoritaire, il prĂ©fĂ©rait se retirer du dĂ©bat ; on peut ainsi citer au moins trois exemples de cette attitude. Tout d’abord en quittant la franc-maçonnerie oĂč il ne se sentait pas Ă  l’aise. Ensuite au congrĂšs de la Ligue de la Paix Ă  Berne en 1868. Enfin lorsque la maison Hachette lui imposa de mettre ses idĂ©es sociales en retrait lors de la rĂ©daction de la Nouvelle GĂ©ographie universelle. En ce qui concerne les idĂ©es religieuses, il est remarquable de constater qu’ÉlisĂ©e Reclus, bien que formĂ© dans sa jeunesse pour devenir pasteur, s’est complĂštement dĂ©tachĂ© de la religion et chacun des actes de sa vie en a Ă©tĂ© la dĂ©monstration la plus claire.

Il croyait fermement en la valeur du progrÚs qui seul, pensait-il, pouvait apporter une amélioration des conditions de vie et des relations entre les hommes.

Pour certains penseurs, dont Yves Lacoste, il serait le pĂšre de la rĂ©flexion gĂ©opolitique française (mĂȘme si Reclus n'emploie jamais ce mot dans son Ɠuvre).

L'un des aspects les plus marquants de la personnalitĂ© d'ÉlisĂ©e Reclus concerne, outre ses idĂ©es libertaires et anarchistes, sa facultĂ© de penser et d'agir par lui-mĂȘme. Autrement dit, sa libre pensĂ©e. En effet, avec ses frĂšres, quelques amis et certains membres de sa famille, le gĂ©ographe anarchiste adhĂ©rera trĂšs tĂŽt Ă  la FĂ©dĂ©ration de la libre pensĂ©e crĂ©Ă©e en 1848, qui deviendra la FĂ©dĂ©ration nationale de la libre pensĂ©e (Paris).

L’anarchiste

Il s’agit sans doute de ce qui le dĂ©finit en premier lieu. ÉlisĂ©e Reclus rĂ©digea de trĂšs nombreux articles, prononça nombre de confĂ©rences sur le thĂšme de l’anarchie. Il participa aussi Ă  des congrĂšs d’organisations ouvriĂšres (AIT notamment, ligue de la Paix et de la LibertĂ©) dans lesquels il se retrouva avec d’autres rĂ©volutionnaires libertaires (Bakounine, Kropotkine, Dumartheray, Jean Grave, James Guillaume, Max Nettlau). Il dĂ©veloppa ses idĂ©es dans plusieurs brochures (le dĂ©veloppement de la libertĂ© dans le monde, Évolution et rĂ©volution, La peine de mort). De nos jours les mouvements anarchistes et libertaires se rĂ©clament encore de lui.

La franc-maçonnerie

ÉlisĂ©e Reclus et son frĂšre Élie firent une brĂšve incursion dans le monde de la franc-maçonnerie. TrĂšs rapidement ils s’en dĂ©tachĂšrent (ÉlisĂ©e plus vite qu’Élie) et aucun ne remit les pieds dans une rĂ©union, sauf lors de leur dernier exil Ă  Bruxelles, mais pour y faire des confĂ©rences. La soif de libertĂ© et d’indĂ©pendance de deux frĂšres ne pouvait se satisfaire des rites prĂ©sidant aux rĂ©unions des loges.

L’union libre

ÉlisĂ©e Reclus eut trois Ă©pouses, avec chacune desquelles le contrat social fut diffĂ©rent. Une constante fut cependant trĂšs marquĂ©e : il refusa toujours le mariage religieux.

  • La premiĂšre, Clarisse, qu’il Ă©pousa civilement Ă  Orthez le 14 dĂ©cembre 1858, et dont il eut deux filles, Ă©tait d’origine Peul (sa mĂšre Ă©tait une Peul du SĂ©nĂ©gal qui avait Ă©pousĂ© un armateur bordelais). ÉlisĂ©e et Clarisse vĂ©curent dix ans ensemble ; c’est la mort de sa femme qui les sĂ©para en fĂ©vrier 1869. Ce mariage avait une signification toute particuliĂšre pour l’anti-esclavagiste de retour de Louisiane.
  • Il s’unit avec la seconde, Fanny, en union libre (mariage « sous le soleil Â») en mai 1870, Ă  VascƓuil. Une trĂšs grande unitĂ© de vues entre les deux Ă©poux se manifesta tout au long de leur courte vie commune. Fanny mourut en mettant au monde un enfant qui ne vĂ©cut pas, en fĂ©vrier 1874.
  • C’est avec la derniĂšre Ă©pouse (Ermance, qui lui survĂ©cut) qu’il passa les trente derniĂšres annĂ©es de sa vie. Ils se mariĂšrent civilement Ă  Zurich en octobre 1875. Ils n’eurent aucune descendance.

À l’occasion des unions libres de ses deux filles cĂ©lĂ©brĂ©es simultanĂ©ment, il prononça une allocution dans laquelle Ă©taient dĂ©taillĂ©es ses principales idĂ©es sur le mariage et l’éducation des enfants.

Le géographe

Il s’agit certainement de la dĂ©finition d’ÉlisĂ©e Reclus la plus connue du grand public. Suivant des idĂ©es (le naturalisme), dĂ©jĂ  dĂ©veloppĂ©es par Carl Ritter, le gĂ©ographe allemand du XIXe siĂšcle, ÉlisĂ©e Reclus observa la nature et en dĂ©duisit de nombreux ouvrages de gĂ©ographie (la Nouvelle GĂ©ographie universelle, en 19 tomes, et L'Homme et la Terre sont sans doute les plus connus) que l’on peut considĂ©rer comme une premiĂšre tentative de faire de la gĂ©ographie sociale : pour Reclus, il s’agissait d’inclure l’Homme dans le processus gĂ©ographique. Il rĂ©flĂ©chit aussi intensĂ©ment Ă  l’enseignement de la gĂ©ographie et souhaitait mettre Ă  la portĂ©e de chacun des outils originaux de comprĂ©hension (Projet de globe terrestre au 10 000e en collaboration avec l'architecte Louis Bonnier[2]). ÉlisĂ©e Reclus se qualifiait volontiers de « gĂ©ographe, mais anarchiste Â».

L’espĂ©ranto

Dans la prĂ©face Ă  l’ouvrage qui peut ĂȘtre considĂ©rĂ© comme celui oĂč il eut l’occasion de dĂ©velopper le plus complĂštement ses idĂ©es (L’Homme et la Terre), mais qui ne parut qu’aprĂšs sa mort, ÉlisĂ©e Reclus Ă©voque les langues internationales qui Ă©taient en train de se dĂ©velopper, et il cite l’espĂ©ranto comme l’une des plus abouties. L’internationaliste convaincu qu’il Ă©tait ne pouvait qu’applaudir Ă  l’émergence d’outils devant faciliter les Ă©changes entre humains.

Le naturisme

ÉlisĂ©e Reclus pensait que la nuditĂ© Ă©tait l'un des moyens de dĂ©velopper la socialisation entre individus, il en vantait les bienfaits hygiĂ©niques moralement comme physiologiquement, et il la mettait en perspective dans de vastes vues englobantes sur l'histoire et la gĂ©ographie des cultures. Certains le considĂšrent comme le fondateur du naturisme.

Le végétarien

TrĂšs tĂŽt rebutĂ© par la viande, ÉlisĂ©e Reclus fut un « lĂ©gumiste Â» convaincu, comme il aimait Ă  le dire. Il partageait cette conception avec son frĂšre Élie.

Publications

Anarchisme
Anarchy-symbol.svg
« L'anarchie c'est l'ordre sans le pouvoir Â»
Courants

Agoriste ‱ Autonome
Capitaliste ‱ ChrĂ©tien
Collectiviste
Communiste ‱ FĂ©ministe
Écologique ‱ Individualiste
Insurrectionnel ‱ Mutualiste
Philosophique ‱ Primitiviste
Socialiste ‱ Syndicaliste

Concepts

Acratie ‱ Action directe
Amour libre ‱ Anationalisme
Anticapitalisme
AnticlĂ©ricalisme ‱ AntiĂ©tatisme
Antifascisme ‱ Antimilitarisme
Antiparlementarisme
Antipatriotisme
AntithĂ©isme ‱ AthĂ©isme
Autogestion ‱ Black Bloc
Classe ouvriùre ‱ Collectivisme
Entraide ‱ FĂ©dĂ©ralisme
Gradualisme
GrĂšve gĂ©nĂ©rale ‱ IllĂ©galisme
Mutuellisme ‱ Naturisme
NĂ©o-malthusianisme ‱ Nudisme
Objection de conscience
Pacifisme ‱ Plateformisme
Propagande par le fait
RĂ©appropriation
Reprise individuelle ‱ Sabotage
Symbolisme ‱ SynthĂ©sisme
Végétarisme

Histoire

Précurseurs de l'anarchisme
Histoire de l'anarchisme
Chronologie de l'anarchisme
Presse anarchiste
1ere internationale
CongrĂšs de Saint-Imier
Fédération jurassienne
Commune de Paris ‱ Christiania
Makhnovtchina
Bande Ă  Bonnot
Affaire Sacco et Vanzetti
Mai 68
Premier mai ‱ Mouvement punk
RĂ©volution mexicaine
RĂ©volte de Kronstadt
RĂ©volution espagnole
RĂ©volte du Chiapas

Presse anarchiste

Alternative libertaire
Courant Alternatif
CQFD ‱ Ekintza Zuzena
Freedom ‱ Green Anarchy
Infos et analyses libertaires
Le Monde libertaire
Rojo y Negro ‱ Sicilia libertaria
Solidaridad Obrera
Tierra y Libertad
UmanitĂ  Nova

Organisations

Action Autonome
Anarchists Against the Wall
CNT ‱ CGA ‱ GARAS
Fédération anarchiste
Alternative Libertaire
NEFAC
OCL ‱ OLS
SCALP
UCL

Sabcat2.svg
« Ă€ mauvaise paye mauvais travail ! Â»
Portail de l'anarchisme
Nombreux articles dans des revues géographiques ou anarchistes
  • Bulletin de la SociĂ©tĂ© de gĂ©ographie (Paris)
  • Revue des Deux Mondes (Paris)
  • Revue germanique (Paris)
  • Le RĂ©veil (Paris)
  • Le Globe (Paris)
  • Le Travailleur (Paris)
  • Le RĂ©voltĂ© (GenĂšve)
  • The Anarchist (Londres)
  • Les Temps Nouveaux (Paris)
  • The Contemporary Review (Londres)
  • HumanitĂ© Nouvelle (Paris-Bruxelles)
  • Bulletin de la sociĂ©tĂ© belge d’astronomie (Bruxelles)
  • La Science illustrĂ©e (Paris)
  • Revue belge de gĂ©ographie (ISSN 0770-0717 - SociĂ©tĂ© Royale Belge de GĂ©ographie-Bruxelles)
Ouvrages
  • Guide du voyageur Ă  Londres et aux environs, Guides Joanne, Hachette, Paris, 1860
  • Voyage Ă  la Sierra Nevada de Sainte Marthe. Paysages de la nature tropicale, Hachette, Paris, 1861
  • Les Villes d’hiver de la MĂ©diterranĂ©e et les Alpes maritimes, Guides Joanne, Hachette, Paris, 1864
  • Introduction au Dictionnaire des Communes de France, en collaboration avec Élie Reclus, Hachette, Paris, 1864
  • La Terre. Description des phĂ©nomĂšnes de la vie du globe, Hachette, Paris, 1868
  • Histoire d’un ruisseau, Hetzel, Paris, 1869
  • Nouvelle GĂ©ographie universelle, tome I, Hachette, Paris, 19 volumes, 1876-1894
  • La Peine de mort GenĂšve, 1879
  • Histoire d’une montagne, La Science illustrĂ©e, Paris 1875-1876 - Hetzel, Paris, 1880
  • Évolution et rĂ©volution, GenĂšve, 1880
  • Unions libres, (Chamerot, Paris),
  • PrĂ©face Ă  Dieu et l’État, de Bakounine, GenĂšve, 1882
  • L'Anarchie (1894)
  • Projet de construction d’un globe terrestre Ă  l’échelle du cent milliĂšme, Bruxelles, 1895-1896
    • 1896, Renouveau d’une CitĂ©, Bruxelles, 1896
  • L’Évolution, la rĂ©volution et l’idĂ©al anarchique, Stock, Paris, 1897
  • L'Ă©volution, la rĂ©volution et l'idĂ©al anarchique (extraits de la troisiĂšme Ă©dition, 1898)
  • Discours Ă  la sĂ©ance solennelle de rentrĂ©e du 22 Octobre 1895 de l’UniversitĂ© Nouvelle de Bruxelles. Bruxelles : Imprimerie veuve Ferdinand Larcier, 39 p.
  • À mon frĂšre le paysan, Paris, Groupe de propagande communiste anarchiste, impr. "Les temps nouveaux", 1899.
  • Anarchie, (Londres), rĂ©Ă©ditĂ© en 2006 aux Ă©ditions du sextant
  • L’Enseignement de la gĂ©ographie. Globes, disques globulaires et reliefs, Bruxelles, 1901
  • L’Afrique australe, avec OnĂ©sime Reclus, Hachette, Paris, 1901
  • L’Empire du Milieu, avec OnĂ©sime Reclus, Hachette, Paris, 1902
  • PrĂ©face Ă  Pour la vie, d'Alexandra David-NĂ©el, Bruxelles, 1902
  • PrĂ©face Ă  Patriotisme-Colonisation de Jean Grave, Paris, 1903
  • PrĂ©face Ă  Michel Bakounine de Max Nettlau, Messine, 1903
  • Le dĂ©veloppement de la libertĂ© dans le monde, [1851] 1925
  • L’Homme et la Terre, 1905-1908
  • Élie Reclus, 1905
  • Les volcans de la Terre, 1906-1909
  • Correspondance, 1911-192

Bibliographie

Ouvrages
  • Joseph Ishill, ÉlisĂ©e and Élie Reclus, The Oriole Press, Berkeley Heights, New Jersey, USA, 1927
  • Cahiers PensĂ©e et Action, ÉlisĂ©e Reclus, savant et anarchiste, Paris Bruxelles, 1956
  • Paul Reclus, Les frĂšres Élie et ÉlisĂ©e Reclus, ou du Protestantisme Ă  l'Anarchisme, Les Amis d'ElisĂ©e Reclus, Paris, 1964
  • BĂ©atrice Giblin, ÉlisĂ©e Reclus, gĂ©ographe (thĂšse), 1971
  • Revue HĂ©rodote n°2, ÉlisĂ©e Reclus, GĂ©ographe, Anarchiste, 1976
  • Revue HĂ©rodote n°117, ÉlysĂ©e Reclus, 2005
  • Gary S. Dunbar, ÉlisĂ©e Reclus, Historian of Nature, Archon Books, Hamden, Connecticut, USA, 1978
  • Revue HĂ©rodote n°22, ÉlisĂ©e Reclus, un gĂ©ographe libertaire, 1981
  • HĂ©lĂšne Sarrazin, ÉlisĂ©e Reclus ou la passion du monde, Editions du Sextant, Paris, 2006
  • Marie Fleming, The Geography of Freedom, the Odyssey of ÉlisĂ©e Reclus, Black Roses Books, Montreal, New York, 1988
  • JoĂ«l Cornuault, ÉlisĂ©e Reclus, gĂ©ographe et poĂšte, fĂ©dĂ©rop, Église-Neuve d'Issac, 1995
  • Roger Gonot, ÉlisĂ©e Reclus, ProphĂšte de l'idĂ©al anarchiste, Covedi, 1996
  • Henriette Chardak, ÉlisĂ©e Reclus. L'homme qui aimait la Terre, Stock, 1997
  • ItinĂ©raire n°14, ÉlisĂ©e Reclus, Chelles, 1998
  • JoĂ«l Cornuault, ÉlisĂ©e Reclus, Ă©tonnant gĂ©ographe, Fanlac, PĂ©rigueux, 1999
  • Crestian Lamaison, ÉlisĂ©e Reclus, l'OrthĂ©zien qui Ă©crivait la Terre, Orthez CitĂ© du Livre, 2005
  • JoĂ«l Cornuault, ÉlisĂ©e Reclus et les Fleurs Sauvages, Librairie La BrĂšche, Bergerac, 2005
  • JoĂ«l Cornuault, Les Cahiers ÉlisĂ©e Reclus, Librairie La BrĂšche, Bergerac, 1996 - 2006
  • Ernesto MĂ€chler Tobar (Introduction et choix de textes), Un nom confisquĂ©: ElisĂ©e Reclus et sa vision des AmĂ©riques, Paris, Editions Indigo & CotĂ©-Femmes, 2007.
Articles
  • Philippe Pelletier, La "plus grande merveille de l'histoire", le Japon vu par ÉlisĂ©e Reclus, HĂ©rodote, 117, p. 183-191, 2005
  • Philippe Pelletier, La gĂ©ographie innovante d'ÉlisĂ©e Reclus, les Amis de Ste Foy et sa rĂ©gion, n°86-2, p. 7-38, 2005
  • Philippe Pelletier, La gĂ©ographie innovante d'ÉlisĂ©e Reclus (version longue), Orthez, CitĂ© du Livre, confĂ©rence du 10 dĂ©cembre 2005
  • Philippe Pelletier, La grande sĂ©paration Ă  rĂ©sorber : l'Orient et l'Occident vus pas ÉlisĂ©e Reclus, Transtext(e)s-Transcultures, p. 80-99, 2005
  • Ernesto MĂ€chler Tobar, "Un avantage pour des hommes sans peur. El sueno anarquista de ElisĂ©e Reclus en el Caribe Colombiano", in AmĂ©rica, Cahiers du CRICCAL, Voyages et Fondations, 1Ăšre SĂ©rie, N° 35, Paris, Presses de la Sorbonne Nouvelle, 2006, p. 75-85.

Notes et références

  1. ↑ voir revue belge de gĂ©ographie - actes du colloque des 1er et 2 fĂ©vr. 1985
  2. ↑ Soizic Alavoine-Muller, « Un globe terrestre pour l'exposition universelle de 1900. L'utopie gĂ©ographique d'ÉlisĂ©e Reclus Â», dans L'Espace gĂ©ographique, vol. 32, no 2, 2003, p. 156-170 [texte intĂ©gral (page consultĂ©e le 10 septembre 2009)] 

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes

  • Portail de la gĂ©ographie Portail de la gĂ©ographie
  • Portail de la France au XIXe siĂšcle Portail de la France au XIXe siĂšcle
  • Portail de l’anarchisme Portail de l’anarchisme
  • Portail de l’espĂ©ranto Portail de l’espĂ©ranto
Ce document provient de « %C3%89lis%C3%A9e Reclus ».

Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Elisee Reclus de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • ÉlisĂ©e Reclus — ÉlisĂ©e Reclus, par Nadar Naissance 15 mars 1830 Sain 
   WikipĂ©dia en Français

  • ElisĂ©e Reclus — ÉlisĂ©e Reclus ÉlisĂ©e Reclus ÉlisĂ©e Reclus, par Nadar Naissance 15 mars 1830 
   WikipĂ©dia en Français

  • ÉlisĂ©e Reclus — Nombre Jacques ÉlisĂ©e Reclus 
   Wikipedia Español

  • ÉlisĂ©e Reclus — Reclus bei der LektĂŒre von Le Cri du Peuple in seinem BrĂŒsseler Garten Jean Jacques ÉlisĂ©e 
   Deutsch Wikipedia

  • ElisĂ©e Reclus — ÉlisĂ©e Reclus. Jean Jacques ÉlisĂ©e Reclus (* 15. MĂ€rz 1830 in Sainte Foy la Grande, Gironde; † 4. Juli 1905 in Thourout bei Bruges) war ein französischer Geograph und Anarchist. Leben 
   Deutsch Wikipedia

  • ÉlisĂ©e Reclus — Infobox Person name = ÉlisĂ©e Reclus image size = 200px caption = birth date = March 15 1830 birth place = Sainte Foy la Grande, France death date = death date and age|1905|07|04|1830|03|15 death place = Torhout, Belgium occupation = Geographer,… 
   Wikipedia

  • ElisĂ©e Reclus — «La anarquĂ­a es la mĂĄs alta expresiĂłn del orden. Para que el socialismo llegue a su perfecta expresiĂłn, es preciso que salvaguarde al mismo tiempo los derechos del individuo y los derechos colectivos. El hombre no es un accidente sino un ser… 
   Enciclopedia Universal

  • Avenue ÉlisĂ©e-Reclus — 7e arrt 
   WikipĂ©dia en Français

  • RECLUS — Cette page d’homonymie rĂ©pertorie les diffĂ©rents sujets et articles partageant un mĂȘme nom. Sommaire 1 Sens premier 2 Patronyme 3 Toponymie 
   WikipĂ©dia en Français

  • Reclus — ist der Name von: Armand Reclus (1843 1927), französischer Geograph, Erforscher Mittelamerikas (Panamakanalzone) Élie Reclus (1827 1904), französischer Ethnologe, Journalist und Anarchist ÉlisĂ©e Reclus (1830 1905), französischer Geograph und… 
   Deutsch Wikipedia


Share the article and excerpts

Direct link

 Do a right-click on the link above
and select “Copy Link”

We are using cookies for the best presentation of our site. Continuing to use this site, you agree with this.