Eglise de Jesus-Christ des Saints des Derniers Jours

ï»ż
Eglise de Jesus-Christ des Saints des Derniers Jours

Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours

L’Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours (surnommĂ©e l’Église mormone ou Église SDJ) est une Église chrĂ©tienne fondĂ©e par Joseph Smith en 1830, aprĂšs qu'il eut Ă©tĂ© tĂ©moin d'une sĂ©rie de manifestations spirituelles, telle que la PremiĂšre Vision. Le siĂšge de cette Église se trouve Ă  Salt Lake City en Utah. Elle revendique treize millions de membres dans le monde[1].

L'Église, qui affirme ĂȘtre dirigĂ©e par un prophĂšte vivant, se considĂšre comme le rĂ©tablissement de l’Église Ă©tablie Ă  l’origine par JĂ©sus-Christ[2].

Outre la Bible, les saints des derniers jours croient aux Ă©crits du Livre de Mormon, ouvrage rĂ©digĂ© par Joseph Smith qu'il prĂ©senta comme la traduction de plaques anciennes, retraçant plus de mille ans d'histoire d'une famille qui serait partie de JĂ©rusalem avant sa destruction pour arriver sur le continent amĂ©ricain et de ses descendants. Leur religion diffĂšre du christianisme ƓcumĂ©nique par des croyances particuliĂšres, comme le rejet du pĂ©chĂ© originel[3], une conception diffĂ©rente de la TrinitĂ©, et la croyance en un plan de salut, permettant Ă  l'homme qui en est digne d'atteindre l'exaltation et de devenir lui-mĂȘme un dieu. La notion de famille tient une place prĂ©pondĂ©rante : les saints des derniers jours pensent que la famille peut ĂȘtre Ă©ternelle au travers des ordonnances rĂ©alisĂ©es dans un temple de l'Église.

L’Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours est reconnue comme une religion dans de nombreux pays, notamment aux États-Unis. En France, elle est organisĂ©e comme association cultuelle depuis 2009[4]. Certaines de ses pratiques et doctrines l'ont toutefois amenĂ©e Ă  ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme une secte par plusieurs organisations de lutte contre les sectes. Le mouvement est Ă©galement critiquĂ© en raison de la pratique de la polygamie au XIXe siĂšcle, de sa conception du rĂŽle de la femme, de sa politique Ă  l'Ă©gard des homosexuels et de son refus, de 1844 Ă  1978, d'ordonner des Noirs Ă  la prĂȘtrise.

Les termes mormons et mormonisme, appellation non officielle mais reconnue, dĂ©signent gĂ©nĂ©ralement l’Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours et ses membres. D'autres mouvements issus du mormonisme sont parfois erronĂ©ment assimilĂ©s Ă  l'Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours.

En avril 2008, lors de la 178e confĂ©rence gĂ©nĂ©rale annuelle de l'Église, Thomas S. Monson a Ă©tĂ© soutenu comme 16e PrĂ©sident de l'Église. Ses conseillers dans la PremiĂšre PrĂ©sidence sont Henry B. Eyring et Dieter F. Uchtdorf. En 2009, les Douze ApĂŽtres de l'Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours sont : Boyd K. Packer, L. Tom Perry, Russel M. Nelson, Dallin H. Oaks, Russell Ballard, Richard G. Scott, Robert D. Hales, Jeffrey R. Holland, David A. Bednar, Quentin L. Cook, D. Todd Christofferson et Neil L. Andersen

Sommaire

Nom de l'Église

L'Église a tout d'abord Ă©tĂ© appelĂ©e Église du Christ, ses membres voyant en elle l'Église rĂ©tablie de JĂ©sus-Christ. En 1830, elle est appelĂ©e Église des saints des derniers jours, 'saints' signifiant 'disciples' et 'derniers jours' afin de la distinguer de celle Ă©tablie par le Christ dans les premiers temps. Finalement, en 1838 Joseph Smith lui donne son nom actuel : Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours.

MĂȘme si le surnom de 'mormons' est tolĂ©rĂ© par les membres de l'Eglise, leur dĂ©nomination est Saints des Derniers Jours, pouvant ĂȘtre abrĂ©gĂ©e par : 'SDJ'.

Symboles

MORONI2.JPG

La croix chrétienne n'est pas utilisée comme symbole, les saints des derniers jours préférant l'idée du Christ ressuscité et vivant, ce qui, selon leur croyance, est sa réalité actuelle.

Le symbole le plus utilisĂ© est l'ange Moroni, proclamant l'Évangile Ă©ternel aux habitants de la terre (cf. Apocalypse 14:6).

Une statue reprĂ©sentant l'ange soufflant dans une trompette orne la flĂšche de nombreux temples de l'Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours.

Histoire

ÉvĂ©nements fondateurs

Les membres de l'Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours, appelĂ©s « saints des derniers jours Â» ou plus couramment « mormons Â», croient que leur Église a Ă©tĂ© rĂ©tablie par JĂ©sus-Christ lui-mĂȘme, par l'intermĂ©diaire d'un prophĂšte, et qu'elle a Ă©tĂ© organisĂ©e comme l'Église antique, celle du Nouveau Testament, aprĂšs une pĂ©riode de 18 siĂšcles de changements et de pertes appelĂ©e la Grande apostasie.

Selon ses dires, Joseph Smith aurait priĂ© dans un bosquet prĂšs de chez lui en 1820, pour savoir Ă  quelle Église il devait se joindre. Il raconte que deux personnages lui apparurent : Dieu le PĂšre et son Fils JĂ©sus-Christ. Il ajoute que JĂ©sus-Christ lui dĂ©clara alors que la vraie Église avait Ă©tĂ© transformĂ©e et perdue par les hommes, et que, s'il restait fidĂšle, il serait plus tard celui par qui elle serait rĂ©tablie.

  • Visites de Moroni

Joseph Smith affirme que trois ans plus tard, en septembre 1823, il reçut la visite d'un ancien prophĂšte nommĂ© Moroni qui lui rĂ©vĂ©la l'emplacement de saintes Écritures (colline de Cumorah), Ă©crites en Ă©gyptien rĂ©formĂ© sur des plaques mĂ©talliques et aujourd'hui parues sous le titre de Livre de Mormon. Selon Joseph Smith, ces Ă©crits Ă©taient l'Ɠuvre de prophĂštes d'origine juive ayant vĂ©cu sur le continent amĂ©ricain entre 600 ans av. J.-C. et 420 ap. J.-C.

Portrait de Joseph Smith vers 1842 (auteur inconnu).
  • RĂ©tablissement de la PrĂȘtrise

Joseph Smith raconte Ă©galement que son secrĂ©taire Oliver Cowdery et lui-mĂȘme, travaillant en 1829 Ă  la rĂ©daction du Livre de Mormon, y lurent le rĂ©cit de la visite du Messie aux anciens habitants de l'AmĂ©rique et ses enseignements sur le baptĂȘme. Selon leur rĂ©cit, le 15 mai, ils allĂšrent prier sur les bords de la riviĂšre Susquehanna, prĂšs de la maison de Joseph, Ă  Harmony. Ils racontent qu'un ĂȘtre cĂ©leste leur apparut, se prĂ©sentant comme Ă©tant Jean-Baptiste ; que ce personnage leur confĂ©ra la prĂȘtrise d'Aaron et leur commanda de se baptiser et de s'ordonner mutuellement. Ils racontent que plus tard dans le mois, les apĂŽtres d'autrefois Pierre, Jacques et Jean leur apparurent aussi et leur confĂ©rĂšrent la prĂȘtrise de MelchisĂ©dek et les ordonnĂšrent apĂŽtres.

  • RĂ©tablissement des clĂ©s

Le 27 mars 1836, Joseph Smith consacra le temple de Kirtland. Joseph Smith raconte qu’une semaine plus tard, le 3 avril 1836, JĂ©sus-Christ apparut Ă  lui et Ă  Oliver Cowdery dans le temple, en dĂ©clarant : « J'ai acceptĂ© cette maison, et mon nom sera ici ; et je me manifesterai avec misĂ©ricorde Ă  mon peuple dans cette maison Â» (Doctrine et Alliances 110:7). Il ajoute que trois messagers de l’époque de l'Ancien Testament, MoĂŻse, Élias et Élie, apparurent Ă©galement et rĂ©tablirent des clĂ©s et l'autoritĂ© de la prĂȘtrise qui avaient Ă©tĂ© perdues depuis longtemps sur la terre. Toujours selon Joseph Smith, l'autoritĂ© de rassembler IsraĂ«l des extrĂ©mitĂ©s de la terre et de sceller ensemble les familles pour le temps et toute l'Ă©ternitĂ© furent rĂ©tablies (Doctrine et Alliances 110:11-16).

Exode des pionniers

Article dĂ©taillĂ© : Pionniers mormons.

Les premiers pionniers mormons Ă©taient les membres de l'Eglise de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours Ă©galement connus sous le nom de saints des derniers jours qui subirent l'exode lorsqu'ils furent chassĂ©s de Nauvoo en Illinois (États-Unis) et entreprirent Ă  pied ou en chariot le trajet de plus de 2 000 kilomĂštres qui les mena jusqu'Ă  la vallĂ©e du Grand Lac SalĂ©, un endroit totalement dĂ©sertique dans les Montagnes Rocheuses, situĂ© dans l'actuel État d'Utah, oĂč ils s'Ă©tablirent dĂ©finitivement Ă  partir de 1847.

L'exode des premiers pionniers chassĂ©s de Nauvoo, en Illinois a commencĂ© le 4 fĂ©vrier 1846, sous la direction de Brigham Young. Entre 1847 et 1860 (date d'achĂšvement du chemin de fer transcontinental), 86 000 pionniers se rendirent dans la vallĂ©e du Grand Lac SalĂ©. 6 000 d'entre eux moururent au cours du voyage. Les premiers pionniers Ă©taient AmĂ©ricains, puis des dizaines de milliers de Britanniques, d'Allemands, de Scandinaves, de Français, de Suisses, etc. traversĂšrent l'Atlantique pour se rendre Ă  Salt Lake City oĂč, sous l'impulsion de Brigham Young, ils prospĂ©rĂšrent.

Un Français, Louis Auguste Bertrand, rédacteur au journal Le Populaire et communiste icarien raconte sa conversion en 1850 et son expérience de la traversée des plaines dans Mémoires d'un mormon[5].

Mariage plural

Article dĂ©taillĂ© : Mariage plural (mormonisme).

Le mariage plural Ă©tait le nom donnĂ© par l'Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours Ă  la pratique de la polygamie parmi les saints des derniers jours jusqu'en 1889. Avec l'autorisation du prĂ©sident de l'Église, les mariages pluraux Ă©taient cĂ©lĂ©brĂ©s uniquement dans les premiers temples de l'Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours. Seules les femmes membres de l'Église et seuls les hommes dĂ©tenteurs de la prĂȘtrise de MelchisĂ©dek pouvaient accĂ©der au mariage dans ces temples. Selon la doctrine mormone, le mariage plural avait pour fondement la rĂ©vĂ©lation moderne, et comme toile de fond la pratique biblique de la pluralitĂ© des Ă©pouses. Le rĂ©tablissement du mariage plural faisait partie du rĂ©tablissement de toutes choses, prĂ©dit par les anciens prophĂštes, et fut temporairement rĂ©tabli par Dieu Ă  la fois pour mettre son peuple Ă  l'Ă©preuve et l'accroĂźtre.

Le mariage plural Ă©tait pratiquĂ© par 2 % Ă  3 % de la population masculine de l'Église.

Le 7 avril 1889, Wilford Woodruff, prĂ©sident de l'Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours, mit fin Ă  la pratique du mariage plural.

Les minoritĂ©s, localisĂ©es aux États-Unis, pratiquant aujourd'hui la polygamie, interdite par la loi de ce pays, comme l'Église fondamentaliste de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours, ne sont pas reconnus comme mormons par l'Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours[6].

En France

John Taylor, qui devait devenir plus tard le troisiĂšme PrĂ©sident de l'Église arrive le 18 juin 1850 au port maritime de Boulogne-sur-Mer sur le vapeur Emerald avec ses deux collĂšgues Curtis Bolton et William Howells. Il est reçu par le maire de Boulogne-sur-Mer, L. Fontaine et obtient l’autorisation de prĂȘcher. L'instabilitĂ© politique crĂ©e des crises frĂ©quentes qui entravent l’Ɠuvre des premiers missionnaires. Lorsqu'en 1852, NapolĂ©on III renverse la PremiĂšre RĂ©publique, John Taylor est obligĂ© de quitter la France, non sans avoir supervisĂ© la traduction du Livre de Mormon, pour la premiĂšre fois en français. Puis en 1899, des missionnaires des missions belgo-hollandaise et germano-suisse viennent Ă©vangĂ©liser parmi les Français, les Suisses et les Belges. En 1912, la mission française est officiellement organisĂ©e. La PremiĂšre Guerre mondiale oblige tous les missionnaires Ă  Ă©vacuer le territoire, et la mission est fermĂ©e le 30 aoĂ»t 1914. Elle sera Ă  nouveau ouverte 5 ans aprĂšs l'armistice de 1918.

En 1936, les missionnaires sont retirĂ©s de France au fur et Ă  mesure qu'ils terminent leur mission Ă  cause de la crise Ă©conomique qui paralyse les États-Unis. En 1939, suite Ă  la dĂ©claration de la guerre, ils reçoivent l'ordre de leur consulat de rentrer aux États-Unis. 21 missionnaires se rassemblent Ă  Valence et les autres Ă  Paris. Un dĂ©tenteur de la prĂȘtrise de MelchisĂ©dek exerce alors son sacerdoce en France : LĂ©on Fargier de Valence. Paris, Lyon, Grenoble, St-Diez, Besançon, Montpellier, St Etienne, Valence, Tarbes, NĂźmes et St-Florent sont les villes oĂč les membres sont non organisĂ©s puisque sans prĂȘtrise. En cette annĂ©e 1939, la ville de Grenoble compte le nombre le plus important de membres de l'Église en France. Dans toutes les villes, seule l'organisation de la SociĂ©tĂ© de Secours subsiste avec LĂ©on Fargier comme dirigeant de prĂȘtrise. Pendant toute cette pĂ©riode de Seconde guerre mondiale, il leur rend visite tous les deux mois et pour cela doit franchir la zone occupĂ©e par les Allemands[7].

Son activitĂ© attire l’attention de la grande presse. Le lundi 1er juillet 1941, Paris-Soir titre en premiĂšre page : « M. Fargier, seul pasteur mormon de la zone libre a baptisĂ© ses quinze ouailles dans la piscine municipale de Grenoble. Â»[8]

Au dĂ©but de 1945, chaque membre en France reçoit du siĂšge de l'Église un colis de vĂȘtements, de vivres et de vitamines. Chaque colis comporte Ă©galement l'adresse de LĂ©on Fargier en tant que dirigeant de l'Église. Malheureusement, ces colis sont frappĂ©s d'un droit de douane de 30 000 anciens francs chacun. LĂ©on Fargier Ă©crit alors au ministre des finances en lui indiquant la teneur des colis et l'appartenance de leurs destinataires Ă  l'Église de JĂ©sus-Christ de saints des derniers jours. Suite Ă  cette lettre, les colis sont tous exonĂ©rĂ©s de frais de douane et distribuĂ©s aux membres de l'Église.

En 1946, aprĂšs la guerre, un nouveau prĂ©sident de mission arrive avec 16 missionnaires qui se rĂ©partissent entre les petits groupes de membres existants. Les unitĂ©s locales sont rĂ©organisĂ©es. LĂ©on Fargier devient le prĂ©sident de district pour toute la France jusqu'en 1950 oĂč le district de Lyon est rĂ©organisĂ©.

En 1955, le ChƓur du Tabernacle fait une tournĂ©e en Europe et se produit au Palais de Chaillot Ă  Paris. À l'Ă©poque, il y a environ 1 500 membres de l'Église dans tout le pays. La construction du premier lieu de culte en France sera terminĂ©e Ă  Bordeaux en 1965.

En 2009, la loi de 1905 relative Ă  la sĂ©paration des Églises et de l'État prĂ©voyant que le culte soit organisĂ© par le rĂ©gime juridique des associations cultuelles entre en vigueur pour l'Église en France mĂ©tropolitaine. [9]


En Polynésie française

  • Fondation de l’Église dans le Pacifique

En 1843, Joseph Smith appela des missionnaires Ă  se rendre dans les Ăźles du Pacifique. C’était la premiĂšre fois que l’Église se tournait vers une langue et une culture Ă©trangĂšres. Cette mission fut accomplie essentiellement par deux missionnaires ayant reçu pour instructions de rester dans leur champ de mission jusqu’à ce qu’on les relĂšve ou qu’on les remplace. Ils restĂšrent attachĂ©s Ă  leur mission pendant neuf ans et davantage. Le 30 avril 1843, Addison Pratt, F. Hanks, Noah Rogers et Benjamin F. Grouard accostĂšrent pour la premiĂšre fois en PolynĂ©sie, Ă  l’üle de Tubuai, dans les Ăźles de la SociĂ©tĂ©. En PolynĂ©sie, les Français et les Anglais Ă©tait alors en guerre. NĂ©anmoins, l’arrivĂ©e des Français et l’installation du protectorat en 1842 furent favorables Ă  l’entrĂ©e des missionnaires mormons dans les Ăźles. En proclamant la libertĂ© religieuse pour les catholiques, les Français proclamaient la libertĂ© religieuse pour tous. [10] NĂ©anmoins, Ă  Tahiti, l’état de guerre et les missionnaires anglais excitant les insulaires contre les missionnaires mormons fit que Benjamin F. Grouard ne compta que neuf convertis aprĂšs six mois de travail.

  • Premiers convertis Ă  TubuaĂŻ

À TubuaĂŻ, Addison Pratt dĂ©couvrit une situation diffĂ©rente. Il n’y avait pas de missionnaires britanniques dans l’üle depuis longtemps et la conquĂȘte française de Tahiti n’y avait pas eu de rĂ©percussion. Les habitants de TubuaĂŻ, aussi bien les chefs que les prĂ©dicateurs insistĂšrent pour que Pratt fĂ»t leur instructeur. Le 29 juillet 1844 Ă©tait organisĂ©e la branche de TubuaĂŻ de l’Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours, la premiĂšre dans le Pacifique, avec onze membres. Le nombre de baptĂȘmes augmenta jusqu’à ce qu’il y eĂ»t fin fĂ©vrier 1845, soixante convertis sur une population d’environ deux cents insulaires. Au bout de dix mois, Addison Pratt Ă©crivit Ă  Brigham Young : « Le Seigneur a considĂ©rablement bĂ©ni mes faibles efforts pour rĂ©pandre l’Évangile. J’ai baptisĂ© cinquante-sept personnes dans cette Ăźle... Parmi elles, il y a la reine,...un vice-roi, sa femme et sa fille,... le chef principal et sa femme... et plusieurs chefs subalternes... Â»

  • Anaa et Tuamotu

Le 1er mai 1845, Benjamin F. Grouard aborda l’üle d’Anaa et fut accueilli par les chefs de l’üle. L’un d’eux dĂ©clara : « Vous ĂȘtes le premier missionnaire du pays des blancs qui soit jamais venu dans notre pauvre pays pour vivre parmi nous, les missionnaires anglais de Tahiti n’ont jamais voulu venir parce que notre pays n’a pas beaucoup de bonnes choses Ă  manger comme ils ont lĂ -bas... Et maintenant, puisque vous nous avez aimĂ©s au point de venir auprĂšs de nous, nous nous sentons vraiment trĂšs heureux et nous allons essayer de vous mettre Ă  l’aise et de vous rendre heureux Â». Les premiers baptĂȘmes eurent lieu le 25 mai 1845, trois semaines aprĂšs son premier sermon. Le 1er aoĂ»t, il avait baptisĂ© 355 insulaires, dont le gouverneur, les chefs et les juges. À la date du 21 septembre, il avait organisĂ© cinq branches avec dix-sept officiers et 60 membres. Le 24 septembre 1846, la premiĂšre confĂ©rence de saints des derniers jours en PolynĂ©sie fut organisĂ©e dans l’üle d’Anaa. Dix branches de l’Église y Ă©taient reprĂ©sentĂ©es avec un total de 866 Ăąmes ‘honorablement connues’.

  • Passage Ă  la direction locale

Le dĂ©part de Addison Pratt et ses compagnons marqua la fin de la premiĂšre pĂ©riode de l’histoire de l’Église en PolynĂ©sie française et inaugura une deuxiĂšme pĂ©riode caractĂ©risĂ©e par les efforts des dirigeants locaux pour prĂ©server l’organisation et les enseignements de l’Église. Au cours d’une pĂ©riode de violentes persĂ©cutions religieuses, partiellement pour Ă©viter l’arrestation et aussi pour pouvoir poursuivre les services religieux, les saints insulaires donnĂšrent de nouveaux noms Ă  leurs groupes, entrĂšrent dans la clandestinitĂ© et tentĂšrent de continuer. Avec le temps, on finit par trouver les groupes suivants : israĂ©lites, abrahamites, darkites, siffleurs et ‘mormons’. En dĂ©pit d'une impression d’apostasie donnĂ©e par ces groupes, l’organisation en branches et les formes de culte furent prĂ©servĂ©es jusqu’à l’arrivĂ©e de missionnaires d’Utah en 1892.

Temple de Tahiti

Pendant les annĂ©es 1890, cinq prĂ©sidents de mission dirigĂšrent les saints polynĂ©siens. La mission des Iles de la SociĂ©tĂ©, rouverte en 1892, englobait les habitants de six groupes d’üles, les Ăźles de la SociĂ©tĂ©, les Ăźles Australes, l’archipel des Tuamotu, les Ăźles Marquises, les Ăźles Gambier et les Ăźles Cook. À la date du 31 dĂ©cembre 1895, il y avait 984 saints des derniers jours dans les Ăźles et au dĂ©but du siĂšcle, environ 1000. Sur une population de 429 Ăąmes Ă  Tubuai, 159 Ă©taient des saints des derniers jours. Sur une population totale de 4 743 Ăąmes dans les Tuamotu, 905 Ă©taient membres de l’Église, soit le cinquiĂšme de la population des Ăźles.

Au 31 dĂ©cembre 1993, la population de l’Église en PolynĂ©sie française Ă©tait de 11 644 membres inscrits dans les registres.

  • École et temple

Avec l’accord du gouvernement, le 25 mai 1963 fut donnĂ© le premier coup de pioche pour la construction de l’École Primaire ÉlĂ©mentaire SDJ Ă  Papeete. En 1983, Gordon B. Hinckley, prĂ©sident de l’Église, consacra le temple de Tahiti.[11]

Ouvrages canoniques

Un des aspects de la doctrine mormone qui distinguent les saints des derniers jours des autres confessions chrĂ©tiennes est la croyance en de saintes Écritures complĂ©mentaires Ă  la Bible, ce qui porte Ă  quatre le nombre d'ouvrages considĂ©rĂ©s comme canoniques et qui conduisent les saints des derniers jours, par une Ă©tude personnelle et quotidienne, Ă  acquĂ©rir un tĂ©moignage spirituel personnel de leur vĂ©racitĂ© :

La Bible

Les mormons croient que la Bible est la parole de Dieu dans la mesure oĂč elle est traduite correctement (8e articles de foi). La Bible, c'est-Ă -dire l'Ancien Testament et le Nouveau Testament, est l'un des fondements de la foi mormone.

Le Livre de Mormon

Article dĂ©taillĂ© : Livre de Mormon.

Le Livre de Mormon est un ouvrage rĂ©digĂ© par Joseph Smith, publiĂ© en 1830, et se prĂ©sentant comme la traduction de plaques qui lui auraient Ă©tĂ© remises par un ange. Le livre relaterait, de 600 ans avant JĂ©sus-Christ Ă  421 ans aprĂšs JĂ©sus-Christ, la vie et l'histoire de deux peuples de l'AmĂ©rique ancienne, les NĂ©phites et les Lamanites. L’ouvrage tire son nom d’un de ses personnages, le prophĂšte Mormon, qui aurait vĂ©cu de 311 Ă  385 environ aprĂšs JĂ©sus-Christ. Ce dernier aurait rassemblĂ© les annales de ses prĂ©dĂ©cesseurs pour en faire une compilation religieuse et historique. C'est en rĂ©fĂ©rence Ă  ce livre que sont tirĂ©s les termes « mormon Â» et « mormonisme Â».

Joseph Smith affirme avoir traduit ce document Ă  l'aide de l'ourim et thoummim. Selon lui, il s'agissait d'instruments qui Ă©taient en usage parmi les prophĂštes de l'Ancien Testament (se rĂ©fĂ©rant Ă  Esdras 2:63) et qui se trouvaient avec les plaques. L’Église considĂšre l’ouvrage comme historiquement authentique et affirme qu’il est possible d’obtenir le tĂ©moignage de la vĂ©racitĂ© du Livre de Mormon au travers de la priĂšre. Ce livre constitue pour les mormons la « clef de voĂ»te de [leur] religion Â»[12].

Les scientifiques et critiques rejettent les aspects surnaturels du rĂ©cit de Joseph Smith et estiment que celui-ci a rĂ©digĂ© le livre lui-mĂȘme, seul ou avec l’aide d’associĂ©s plus instruits, en se servant vraisemblablement d’autres ouvrages. Ils rejettent l’historicitĂ© du Livre de Mormon en pointant des Ă©lĂ©ments du rĂ©cit considĂ©rĂ©s comme anachroniques et l'absence de preuves scientifiques.

Doctrine et Alliances

À la Bible et au Livre de Mormon, s’ajoutent les Doctrine et Alliances qui, selon la doctrine mormone, sont des Écritures canoniques de composition moderne, Ă©manant de prophĂštes modernes pour l'Ă©tablissement et le gouvernement de l'Église.

La Perle de Grand Prix

La Perle de Grand Prix est un choix de textes relatifs Ă  de nombreux aspects de la foi et de la doctrine de l’Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours. Ces textes sont :

  • le Livre de MoĂŻse (extraits de la version de la GenĂšse par Joseph Smith),
  • le Livre d'Abraham, prĂ©sentĂ© comme la traduction, par Joseph Smith, de papyrus Ă©gyptiens qu'il obtint en 1835,
  • Joseph Smith, Matthieu, extrait de l'Ă©vangile de Matthieu, selon la version de la Bible par Joseph Smith,
  • Joseph Smith, Histoire, extrait de l'histoire de l'Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours que Joseph Smith Ă©crivit en 1838 et
  • les Articles de foi de l'Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours, qui sont treize dĂ©clarations de foi et de doctrine.

La Perle de Grand Prix tire son nom du Nouveau Testament, qui compare le royaume des cieux Ă  une « perle de grand prix Â» (Mt 13:45–46).

Théologie

Article dĂ©taillĂ© : ThĂ©ologie du mormonisme.
Reproduction de la statue du Christ de Bertel Thorvaldsen, Centre des visiteurs Nord Ă  Temple Square, Salt Lake City.

Selon la thĂ©ologie mormone, l' Évangile de JĂ©sus-Christ englobe un Ă©ventail de connaissances et de pratiques. Le plan de salut dĂ©signe le plan par lequel Dieu rĂ©alise l'immortalitĂ© et la vie Ă©ternelle de l'homme :

  • La vie prĂ©mortelle avec Dieu : pour les saints des derniers jours, tous les ĂȘtres humains ont choisi dans la vie prĂ©mortelle de venir sur la terre et sont ici-bas pour faire l'expĂ©rience de la vie dans un corps de chair et d'os et pour acquĂ©rir les vertus chrĂ©tiennes avant de retourner en prĂ©sence de Dieu.
  • Quitter la prĂ©sence de Dieu : La chute d'Adam et Ève Ă©tait une Ă©tape nĂ©cessaire Ă  la venue au monde des enfants d'esprit du PĂšre. Sans l'Ă©tape de la Chute, Adam et Ève n'auraient pas eu de postĂ©ritĂ©, et n'auraient pas connu le bien et le mal ni plus tard la vie Ă©ternelle (2 NĂ©phi 2:22-25).
  • Communiquer avec Dieu : selon la doctrine, la priĂšre, les enseignements des prophĂštes et l'Ă©tude des Écritures sont les moyens de communiquer avec Dieu.
  • JĂ©sus-Christ : Le point central de la thĂ©ologie mormone est JĂ©sus-Christ : sa naissance, sa vie, son sacrifice expiatoire et sa rĂ©surrection. La crĂ©ation a permis la Chute qui a nĂ©cessitĂ© l'expiation de JĂ©sus-Christ. Le sacrifice expiatoire de JĂ©sus-Christ est considĂ©rĂ© comme l'Ă©vĂ©nement le plus important de l'histoire de l'humanitĂ©. Parce qu'il a menĂ© une vie parfaite, le Christ Ă©tait qualifiĂ© pour offrir sa vie en rançon pour les pĂ©chĂ©s de l'humanitĂ©. Le sacrifice expiatoire permet la foi au Christ et en son salut.
  • Contracter des alliances avec Dieu : la foi, la repentance, le baptĂȘme par immersion pour la rĂ©mission des pĂ©chĂ©s, le don du Saint-Esprit par imposition des mains et la persĂ©vĂ©rance dans l'obĂ©issance aux commandements jusqu'Ă  la fin sont nĂ©cessaires au salut. La Sainte-CĂšne permet de renouveler les alliances contractĂ©es lors du baptĂȘme.
  • Le perfectionnement des saints : le respect du jour de sabbat, la loi de chastetĂ© (abstinence avant le mariage et fidĂ©litĂ© aprĂšs), le paiement de la dĂźme, le jeĂ»ne, le travail et la responsabilitĂ© personnelle, la Parole de Sagesse (s'abstenir de tabac, de boissons alcoolisĂ©es, de cafĂ© et de thĂ©), l'Ɠuvre missionnaire, l'obĂ©issance aux commandements permettent de se perfectionner dans les vertus chrĂ©tiennes
  • La famille Ă©ternelle : Atteindre l'exaltation, soit la continuitĂ© des vies, nĂ©cessite d'avoir prĂ©alablement reçu le sacrement du mariage Ă©ternel dans le temple. C'est ainsi que les couples saints des derniers jours sont mariĂ©s ou « scellĂ©s Â» pour l'Ă©ternitĂ© et que les enfants sont « scellĂ©s Â» Ă  leurs parents.
  • L'Ɠuvre du temple et la gĂ©nĂ©alogie : Selon la doctrine, l'Évangile est enseignĂ© aux morts dans le monde des esprits oĂč ils ont l'occasion d'accepter librement les sacrements accomplis pour eux dans cette vie[13]. Ces sacrements, Ɠuvre de salut pour les morts, sont accomplis par procuration dans les temples par les membres de l'Église considĂ©rĂ©s dignes. Les saints des derniers jours font des recherches gĂ©nĂ©alogiques pour dĂ©couvrir les noms et dates de naissance de leurs ancĂȘtres afin que les ordonnances salvatrices (baptĂȘme, confirmation, ordination, dotation, mariage, scellement aux parents et aux enfants) soient accomplies pour eux.
  • La vie aprĂšs la mort :
    • Le monde des esprits post-terrestre est l'endroit oĂč attend l'esprit de l'homme entre la mort et la rĂ©surrection. Il comporte deux parties distinctes ou Ă©tats sĂ©parĂ©s : le paradis, oĂč sont reçus ceux qui ont acceptĂ© l'Évangile ; et la prison des esprits, oĂč sont reçus ceux qui n'ont pas obĂ©i Ă  l'Évangile ou qui ne l'ont pas acceptĂ© pendant qu'ils Ă©taient sur la terre ou qui n'ont pas eu l'occasion de l'entendre. L'Évangile est enseignĂ© dans la prison des esprits et ceux qui acceptent le sacrement du baptĂȘme cĂ©lĂ©brĂ© en leur faveur dans les temples vont dans le paradis. Ces sacrements, Ɠuvre de salut pour les morts, sont accomplis par procuration.
    • La rĂ©surrection universelle : rĂ©surrection de chaque ĂȘtre humain avant qu'il ne soit emmenĂ© devant Dieu pour le jugement.
    • Le jugement dernier oĂč il sera tenu compte de la globalitĂ© de la personne jugĂ©e (connaissance, actes, paroles, pensĂ©es, dĂ©sirs, repentance).
    • L'attribution d'un degrĂ© de gloire : au jugement est attribuĂ© Ă  chacun, selon ses choix dans la mortalitĂ© et dans l'au-delĂ , l'un des trois degrĂ©s de gloire : tĂ©leste, terrestre, ou cĂ©leste.

Structure

Bñtiments administratifs de l'Église à Salt Lake City

Il existe deux niveaux d’administration dans l'Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours : le niveau gĂ©nĂ©ral et le niveau local. Au niveau gĂ©nĂ©ral se trouvent les officiers et bureaux gĂ©nĂ©raux et quelques employĂ©s. Au niveau local se trouvent, dans les rĂ©gions oĂč les membres de l'Église sont nombreux, les pieux (diocĂšses) et les paroisses, et dans les rĂ©gions oĂč ils sont moins nombreux, les missions, les districts et les branches.

Niveau général

Un conseil de trois hommes compose la PremiĂšre PrĂ©sidence, qui prĂ©side l'Église au niveau mondial. Il est composĂ© du prĂ©sident de l’Église et de ses deux conseillers. La PremiĂšre PrĂ©sidence est assistĂ©e par un collĂšge de douze hommes, les douze apĂŽtres, qui forment un collĂšge de voyageurs qui dirigent l’implantation et la croissance de l’Église dans le monde entier[14].

Le prĂ©sident de l'Église est choisi parmi les douze apĂŽtres. Le prĂ©sident actuel de l'Église est Thomas S. Monson (nĂ© en 1927). Les collĂšges de soixante-dix (au nombre de huit fin 2007) et l’épiscopat prĂ©sident complĂštent l’organisation des officiers gĂ©nĂ©raux de l’Église. Les soixante-dix ont la responsabilitĂ© de prĂȘcher l'Évangile. Un Ă©piscopat prĂ©sident, formĂ© de trois hommes, s'occupe des affaires temporelles de l'Église. AidĂ©s d'architectes, d'experts paysagistes, d'ingĂ©nieurs et d'autres spĂ©cialistes, ils gĂšrent les bĂątiments construits un peu partout dans le monde et les autres constructions, dont l’investissement se chiffre Ă  des millions de dollars. Ils gĂšrent Ă©galement le programme humanitaire de l'Église. Les membres de l'Ă©piscopat prĂ©sident sont aussi les dirigeants de la PrĂȘtrise d'Aaron. À ce titre ils supervisent plusieurs dizaines de milliers de collĂšges de garçons et de jeunes gens ordonnĂ©s Ă  la prĂȘtrise. Les membres de la PremiĂšre PrĂ©sidence, du CollĂšge des Douze ApĂŽtres, les prĂ©sidents des soixante-dix, les deux premiers collĂšges des soixante-dix et l’épiscopat prĂ©sident composent le groupe des AutoritĂ©s gĂ©nĂ©rales de l’Église. Les AutoritĂ©s gĂ©nĂ©rales travaillent Ă  plein temps pour l’Église et ce qu'ils reçoivent de sa part est dĂ©signĂ© diffĂ©remment selon les sources : l'Église parle d'une « allocation d’entretien[15] Â» quand d'autres sources font mention d'un « salaire[16] Â» ainsi que d' « avantages[17] Â», ou encore d'une « rĂ©munĂ©ration[18] Â». En plus des officiers gĂ©nĂ©raux, il existe des bureaux gĂ©nĂ©raux Ă  la tĂȘte des organisations auxiliaires et des programmes de l’Église. Ces bureaux supervisent le travail des organisations et des programmes au niveau de l'Église tout entiĂšre. S'ajoutent Ă  ceux-ci quelques spĂ©cialistes et une Ă©quipe d'employĂ©s qui sont salariĂ©s de l'Église.

Niveau local

  • Pieux : un pieu englobe plusieurs paroisses et est prĂ©sidĂ© par trois hommes, le prĂ©sident et deux conseillers. Ils sont assistĂ©s, eux aussi, par un conseil de douze hommes, les membres du grand conseil du pieu. Le bureau de pieu supervise le travail des organisations auxiliaires des paroisses du pieu. Ce bureau se compose d'un Ă©chantillon d'instructeurs et d'administrateurs des diverses paroisses. Au cours de leurs visites des paroisses, ils forment les officiers de paroisse.
Eglise Ă  Heidelberg-Wieblingen (Allemagne)
  • Paroisses : L'unitĂ© locale de l'organisation de l'Église est la paroisse qui peut atteindre plusieurs centaines de personnes. L'autoritĂ© qui dirige la paroisse est l'Ă©piscopat, formĂ© de trois hommes, un Ă©vĂȘque et ses deux conseillers, et aidĂ© par un ensemble d'officiers et d'instructeurs. C'est au niveau de la paroisse que sont formĂ©s les collĂšges de prĂȘtrise. Chaque collĂšge de la prĂȘtrise est dirigĂ© par un prĂ©sident et deux conseillers, assistĂ©s par un secrĂ©taire. Chaque organisation auxiliaire est dirigĂ©e par une prĂ©sidence de trois personnes, et pourvue d'un secrĂ©taire, d'un directeur de la musique, d'un organiste et d'un groupe d'instructeurs. L'Ă©vĂȘque a des responsabilitĂ©s semblables Ă  celles des pasteurs ou des prĂȘtres des autres Églises. Il prĂ©pare et dirige les services de culte, bĂ©nit les malades, veille Ă  ce que de l’aide soit apportĂ©e aux nĂ©cessiteux, dirige les funĂ©railles, etc. Cependant, il exerce son sacerdoce de façon bĂ©nĂ©vole et temporaire, en plus de ses responsabilitĂ©s familiales et professionnelles
  • Missions, districts et branches : Dans les rĂ©gions oĂč les membres de l’Église sont moins nombreux, plusieurs branches forment un district et plusieurs districts forment une mission. Jusqu'Ă  ce qu'un pieu soit crĂ©Ă©, le prĂ©sident de mission prĂ©side non seulement les missionnaires Ă  plein temps mais aussi les membres de l'Église. Les prĂ©sidents de mission sont appelĂ©s Ă  oeuvrer Ă  plein temps pour une pĂ©riode de trois ans. À part les AutoritĂ©s gĂ©nĂ©rales, ils sont les seuls Ă  recevoir une indemnitĂ© pour leur ministĂšre. Alors qu'une paroisse fait nĂ©cessairement partie d'un pieu, une branche peut faire partie d'un pieu ou d'un district. Une branche est comme une paroisse en miniature, et un district est comme pieu en miniature. Dans les deux cas, la diffĂ©rence, outre les effectifs, rĂ©side dans les clefs d'autoritĂ© que reçoivent leurs dirigeants respectifs.

Fonctionnement

PrĂȘtrise

Article dĂ©taillĂ© : PrĂȘtrise (mormonisme).

Le terme « prĂȘtrise Â» est un gĂ©nĂ©rique qui englobe tous les offices du sacerdoce. Il existe deux ordres :

Les offices de la prĂȘtrise d’Aaron sont ceux de diacre, d’instructeur, de prĂȘtre et d’évĂȘque (cependant un Ă©vĂȘque doit aussi dĂ©tenir la prĂȘtrise de MelchisĂ©dek).

Statue 'RĂ©tablissement de la PrĂȘtrise de Melchisedek' Ă  Temple Square

Les offices de la prĂȘtrise de MelchisĂ©dek sont ceux d’ancien, de grand-prĂȘtre, de patriarche, de soixante-dix et d’apĂŽtre.

Les dĂ©tenteurs de la prĂȘtrise sont organisĂ©s en collĂšges et ont l'autoritĂ© d'administrer les sacrements et d'exercer certaines fonctions administratives dans l'Église. Ces sacrements sont le baptĂȘme, la confirmation (ou don du Saint-Esprit), l’ordination Ă  la prĂȘtrise de MelchisĂ©dek pour les hommes, la dotation et le mariage cĂ©leste.

D’autres sacrements existent, comme : la bĂ©nĂ©diction d'un nouveau-nĂ©, la bĂ©nĂ©diction patriarcale, les bĂ©nĂ©dictions de santĂ©, les bĂ©nĂ©dictions pour conseiller et rĂ©conforter, les bĂ©nĂ©dictions paternelles, les mises Ă  part dans une fonction dans l’Église et la bĂ©nĂ©diction d'une tombe. D’autres sacrements ne s’adressent pas Ă  l’individu : la consĂ©cration d'un temple, d'une Ă©glise ou d’un autre bĂątiment, la consĂ©cration d'un pays Ă  la prĂ©dication de l'Évangile, etc. Les sacrements sont administrĂ©s par la prĂȘtrise. Les sacrements suivants se font par imposition des mains : la confirmation, les ordinations, les mises Ă  part et la plupart des bĂ©nĂ©dictions.

Le terme « prĂȘtrise Â» dĂ©signe Ă©galement l'ensemble des hommes qui dĂ©tiennent un office dans la prĂȘtrise. Les femmes reçoivent des responsabilitĂ©s dans l’Église mais ne dĂ©tiennent pas la prĂȘtrise.

Les collĂšges de prĂȘtrise sont : collĂšge des diacres (garçons de 12-13 ans), collĂšge des instructeurs (garçons de 14-15 ans), collĂšge des prĂȘtres (garçons de 16-17 ans), collĂšge des anciens (hommes de 18 ans et plus), collĂšge des grand-prĂȘtres (ensemble des grands-prĂȘtres d'un pieu).

Organisations auxiliaires

  • l'École du Dimanche. L'École du Dimanche concerne toute personne de 12 ans et plus. Elle a pour buts d'enseigner l'Évangile de JĂ©sus-Christ, de fortifier les personnes et les familles en les invitant Ă  Ă©tudier les Écritures, Ă  obĂ©ir aux commandements, Ă  recevoir les ordonnances essentielles et Ă  garder les alliances qui y sont associĂ©es.

Les organisations auxiliaires suivantes sont dirigĂ©es par des femmes au niveau gĂ©nĂ©ral comme au niveau local de la hiĂ©rarchie de l'Église :

  • la SociĂ©tĂ© de Secours. À l'Ă©poque oĂč elle Ă©tĂ© fondĂ©e, la SociĂ©tĂ© de Secours avait deux objectifs principaux : porter secours aux pauvres et aux nĂ©cessiteux et sauver les Ăąmes. Cette organisation reste aujourd'hui fidĂšle aux principes directeurs de son origine.
  • les Jeunes-Filles de 12 Ă  17 ans ont un programme complet pour leur enseignement. Toutes les jeunes filles sont encouragĂ©es Ă  participer au programme 'ProgrĂšs personnel'. Le 'ProgrĂšs personnel' est un programme d'accomplissement qui les aide Ă  vivre des expĂ©riences des vertus pour les Jeunes Filles par des projets et des activitĂ©s
  • la Primaire, organisation destinĂ©e Ă  tous les enfants ĂągĂ©s de 3 Ă  11 ans et qui a lieu pendant deux heures tous les dimanches pendant que les parents participent Ă  leurs rĂ©unions hebdomadaires. La Primaire est divisĂ©e en deux parties, la ‘pĂ©riode d’échange’ et les classes. La pĂ©riode d’échange permet aux enfants de participer Ă  des activitĂ©s, Ă  apprendre et Ă  chanter des chants qui enseignent les principes de l’Evangile. De plus, des "journĂ©es d'accomplissement" leur offrent des occasions d'interagir les uns avec les autres en ayant des divertissements sains par des activitĂ©s physiques, crĂ©atives, culturelles et des activitĂ©s de service. [19]

Programmes et activités

  • D'autres programmes rĂ©pondent Ă  des nĂ©cessitĂ©s plus spĂ©cifiques. Ainsi, estimant que personne n'est immunisĂ© contre l'Ă©pidĂ©mie sociale des violences domestiques, l'Eglise a t'elle crĂ©Ă© le 'LDS Family Services' (Services Ă  la famille de l'Eglise de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours), organisation privĂ©e et sans but lucratif pour aider les individus et les familles[22].
  • De mĂȘme, pratiquement tous les saints des derniers jours en Afrique ayant des amis ou des membres de leur famille qui sont sĂ©ropositifs ou atteints du SIDA, l’Eglise a mis au point un programme et du matĂ©riel Ă©ducatif pour aider les membres de l’Eglise[23].
  • Le programme Mains Serviables[24] est un programme de services Ă  la sociĂ©tĂ© visant Ă  amĂ©liorer et embellir les lieux de vie. En collaboration avec les dirigeants civiques, les membres de l'Église donnent bĂ©nĂ©volement de leur temps pour amĂ©liorer ou embellir les communautĂ©s locales lĂ  oĂč ils vivent ou mettent en oeuvre des projets de service. Ces projets comprennent le nettoyage gĂ©nĂ©ral de lieux publics : parcs, bĂątiments publics et voieries, hĂŽpitaux, ou personnes prĂ©sentant des besoins particuliers (3Ăšme Ăąge ou handicapĂ©s). En gĂ©nĂ©ral, les matĂ©riaux requis sont fournis par les bĂ©nĂ©ficiaires de ces projets de service. Les participants portent des gilets au logo Mains Serviables[25]. Ce programme permet Ă©galement la mise Ă  disposition des Ă©glises pour des actions de soutien aux organismes de type humanitaire comme pour le don du sang. [26]

Relais de communication

À tous les niveaux de la hiĂ©rarchie, diffĂ©rentes rĂ©unions ecclĂ©siastiques sont tenues pour le bon fonctionnement de l’Église : confĂ©rences, rĂ©unions de prĂ©sidence, rĂ©unions de conseil, rĂ©unions de comitĂ©, rĂ©unions de coordination. À ces rĂ©unions s'ajoutent d'autres relais de communication : visites et entretiens.

Documentation

Le siĂšge de l'Église Ă©dite des manuels d'instructions adaptĂ©s aux diffĂ©rents niveaux de l'autoritĂ© ecclĂ©siastique, de l'administration, des organisations et des programmes, auxquels peuvent s'ajouter des courriers et notes internes.

L'Église publie les Écritures (Bible, Livre de Mormon, Doctrine et Alliances, Perle de Grand Prix) des manuels de cours[27] et le magazine Le Liahona[28] qui servent de support Ă  l'instruction donnĂ©e dans les diffĂ©rentes classes.

Offices et réunions

Centre de confĂ©rence de l'Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours oĂč se tient la confĂ©rence gĂ©nĂ©rale semi-annuelle

Les membres participent à des réunions au niveau général, régional et local.

  • Niveau gĂ©nĂ©ral

La ConfĂ©rence gĂ©nĂ©rale est diffusĂ©e deux fois par an (avril et octobre) depuis Salt Lake City, Utah. En 2008, la confĂ©rence gĂ©nĂ©rale a Ă©tĂ© retransmise en direct les 5 et 6 avril par le biais d'Internet et a Ă©tĂ© d'une importance particuliĂšre dans la mesure oĂč un nouveau prĂ©sident de l'Église, Thomas S. Monson, a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© pour un vote de soutien lors d'une assemblĂ©e solennelle.

  • Niveau rĂ©gional

La conférence de pieu, au niveau régional, a lieu deux fois par an et rassemble les membres des paroisses qui en dépendent.

  • Niveau local

Au niveau local, les rĂ©unions du dimanche de l’Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours sont rĂ©parties sur trois heures consĂ©cutives, soit trois rĂ©unions avec deux poses de 10 minutes entre chaque. Ces rĂ©unions sont ouvertes au public.

    • RĂ©union de Sainte-CĂšne : les familles rĂ©unies participent Ă  la distribution de la Sainte-CĂšne (pain et eau), suivie gĂ©nĂ©ralement de trois discours prĂ©parĂ©s Ă  l'avance par les membres sur un thĂšme proposĂ©. Le premier dimanche de chaque mois, jour de jeĂ»ne, la rĂ©union de Sainte-CĂšne est une rĂ©union de tĂ©moignages. Aucun discours n'est demandĂ©, mais les membres de l'Église qui le dĂ©sirent, viennent s'adresser librement Ă  l'assemblĂ©e sur des thĂšmes spirituels.
    • École du Dimanche : par tranches d'Ăąge.
    • RĂ©union de prĂȘtrise (pour les hommes) et de SociĂ©tĂ© de Secours (pour les femmes) Pendant ces deux plages horaires, les personnes prĂ©sentes participent librement aux discussions. ParallĂšlement, les enfants assistent Ă  la Primaire, classes d'instruction et d'activitĂ©s.

Instruction au foyer

Article dĂ©taillĂ© : Instruction au foyer (mormonisme).

Comme il serait impossible Ă  l'Ă©vĂȘque et Ă  ses conseillers de visiter le foyer de tous les membres de la paroisse, l'Ă©piscopat dispose d’un ensemble de collĂšges de la prĂȘtrise parmi lesquels des hommes Ă  qui il dĂ©lĂšgue la responsabilitĂ© de visiter les foyers et Ă  oeuvrer comme instructeurs au foyer. Les instructeurs au foyer rendent visite Ă  chaque foyer de la paroisse au moins une fois par mois. Ils forment des Ă©quipes de deux chargĂ©es de veiller au bien-ĂȘtre temporel et spirituel des familles. Lorsque l'Ă©piscopat veut transmettre un message Ă  ces familles, il peut le faire par les instructeurs au foyer. Ceux-ci sont attentifs aux besoins des familles qu’ils visitent. Si une aide s’avĂšre nĂ©cessaire, les instructeurs au foyer en font immĂ©diatement part Ă  leurs dirigeants pour que les mesures nĂ©cessaires soient prises.

Les femmes ont leur propre programme de visites d'instruction. Elles forment des Ă©quipes de deux. Chaque Ă©quipe Ă©tablit un contact mensuel avec une ou plusieurs femmes de la paroisse. À la diffĂ©rence des hommes qui visitent une famille entiĂšre, les femmes se visitent entre elles.

Culture

Corridor mormon

Une culture de l'Église de JĂ©sus-Christ des Saints des Derniers Jours reflĂ©tant l'impact culturel des croyances de base et des traditions de l'Eglise, distingue les membres de l'Eglise, leurs pratiques et leurs activitĂ©s. La culture est gĂ©ographiquement concentrĂ©e dans le corridor mormon (ou "Jell-O Belt") aux États-Unis, mais elle est, dans une moindre mesure, prĂ©sente dans de nombreux endroits du monde oĂč vivent les saints des derniers jours.

Appels Ă  servir

Chaque membre de l'Église qui le dĂ©sire et qui en est capable reçoit une ou plusieurs tĂąches Ă  remplir dans l'Église. Le nombre de personnes qui reçoivent un appel Ă  servir est, dans une paroisse moyenne, d’environ deux cents. Chacune de ces personnes a une responsabilitĂ© bien dĂ©finie. Chaque membre de l'Église reçoit, au cours de sa vie, des possibilitĂ©s variĂ©es de servir dans l’Église. Ceux qui le dĂ©sirent reçoivent une responsabilitĂ©. L'Ă©piscopat local et les autres personnes qui remplissent une tĂąche au niveau local dans l'Église le font en plus de leurs responsabilitĂ©s familiales et professionnelles et sans compensation financiĂšre. Chacun est appelĂ© pour une pĂ©riode indĂ©terminĂ©e, jusqu'Ă  ce qu'il soit relevĂ© de son poste par une mainlevĂ©e de remerciement pour son travail. Une autre personne est alors appelĂ©e Ă  sa place.

Divertissements

L’Eglise SDJ encourage les activitĂ©s sociales telles que le sport, la danse, les activitĂ©s rĂ©crĂ©atives. Les Jeunes Gens et les Jeunes Filles ont des activitĂ©s hebdomadaires sponsorisĂ©es par l’Eglise.

Education

Fonds perpétuel d'études

Article dĂ©taillĂ© : Fonds perpĂ©tuel d'Ă©tudes.

InspirĂ© du Fonds PerpĂ©tuel d’Immigration, systĂšme de prĂȘt Ă  taux trĂšs bas qui permettait aux convertis de se rendre en Utah au milieu du XIXe siĂšcle, Gordon B. Hinckley, prĂ©sident de l'Église, a annoncĂ© en 2001 l'instauration d'un fonds perpĂ©tuel d'Ă©tudes, aprĂšs avoir constatĂ© que beaucoup de jeunes gens et de jeunes femmes, de retour dans leur pays aprĂšs leur mission Ă  plein temps, ne trouvaient pas d'emploi correctement rĂ©munĂ©rĂ©, faute d'avoir trouvĂ© un financement nĂ©cessaire pour entamer un cursus scolaire ou une formation professionnelle.

Université Brigham Young (BYU)

Article dĂ©taillĂ© : Brigham Young University.

Les saints des derniers jours pensent que l'un des aspects les plus importants de la vie sur terre est l'occasion pour les individus d'apprendre et de progresser. Ils sont en outre convaincus que, quelles que soient les connaissances obtenues dans cette vie, elles restent acquises pour la vie aprĂšs la mort. En consĂ©quence, l'Eglise met fortement l'accent sur l'Ă©ducation et finance Brigham Young University (BYU ou the Y), Brigham Young University Hawaii, Brigham Young University–Idaho, BYU Jerusalem Center, BYU Salt Lake Center, LDS Business College

Généalogie

BibliothÚque généalogique de Salt Lake City
Article dĂ©taillĂ© : SociĂ©tĂ© gĂ©nĂ©alogique d'Utah.

Les saints des derniers jours considĂšrent que leur premiĂšre obligation est d'accomplir, par procuration, les ordonnances du temple pour les membres dĂ©cĂ©dĂ©s de leur famille afin de leur permettre de recevoir les bĂ©nĂ©dictions de l'Évangile. Les saints des derniers jours croient que ces ordonnances scellent ou lient les familles ensemble, l'objectif Ă©tant une chaĂźne ininterrompue jusqu'Ă  Adam.

Cette volonté a motivé l'invention de la norme GEDCOM et la recherche d'actes anciens, notamment grùce à la technologie du microfilm.

Humanitaire

L’Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours considĂšre que le service humanitaire est une part essentielle de sa mission (Actes 10:38). L’aide humanitaire de l’Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours est apportĂ©e Ă  ceux qui en ont besoin, oĂč qu’ils vivent et quelles que soient leur appartenance religieuse, leur race, leur ethnie ou leur rĂ©gime politique. Les fonds permettant le fonctionnement de ces organisations reposent sur le bĂ©nĂ©volat et proviennent du don de jeĂ»ne des membres de l’Église.

Société de Secours

Article dĂ©taillĂ© : SociĂ©tĂ© de Secours.

En 1842, Joseph Smith organisa la SociĂ©tĂ© de Secours, avec pour objectif d’apporter du secours aux membres de l’Église en difficultĂ©. La SociĂ©tĂ© de Secours continue Ă  remplir cette mission aujourd'hui, tandis que l'Église a Ă©largi ses efforts humanitaires[29].

Dans les premiĂšres annĂ©es de l'Église aprĂšs sa fondation en 1830, l'action humanitaire systĂ©matique a Ă©tĂ© ralentie en raison de l’appauvrissement des membres et les persĂ©cutions continues. La premiĂšre organisation humanitaire permanente de l'Église a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e en 1955 Ă  l’UniversitĂ© Brigham Young (BYU)

Centre humanitaire

Un silo blé à Welfare Square

EdifiĂ© en 1991 dans la pĂ©riphĂ©rie de Temple Square, prĂšs du temple de Salt Lake, Ă  Salt Lake City, le centre humanitaire de l'Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours (LDS Humanitarian Center) est destinĂ© Ă  rĂ©pondre aux situations mondiales d’urgence et Ă  soutenir les programmes de la LDS Foundation (Fondation des saints des derniers jours)[30]destinĂ© Ă  rĂ©pondre aux situations mondiales d’urgence

Il est également nommé Welfare Square.

LDS Fondation

Article dĂ©taillĂ© : Fondation des saints des derniers jours.

La Fondation des saints des derniers jours (LDS Foundation), Ă©galement nommĂ©e LDS Charities, est l’une des branches de l’Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours. Cette organisation vise Ă  aider les familles dĂ©shĂ©ritĂ©es dans le monde en amĂ©liorant leur autonomie, leur santĂ© et leur instruction, ainsi qu'Ă  fournir de l'aide dans les situations d'urgence dues aux guerres ou aux catastrophes naturelles.

Magasins de l'EvĂȘque

Localement, le Magasin de l’évĂȘque fait partie du programme d'entraide de l'Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours. Il profite aux familles de l'Église en difficultĂ©. Un magasin de l’évĂȘque (Ă©galement connu sous le nom de 'magasin du Seigneur'), dans l'Église de JĂ©sus-Christ des Saints des Derniers Jours fait gĂ©nĂ©ralement rĂ©fĂ©rence Ă  un centre de ressources de base utilisĂ© par les EvĂȘques de l'Église pour fournir des biens aux personnes nĂ©cessiteuses. Le magasin entrepose des aliments de base et des articles mĂ©nagers essentiels.

Le terme ‘magasin de l’EvĂȘque’ peut Ă©galement ĂȘtre utilisĂ© au figurĂ© pour dĂ©signer l'ensemble du temps, des talents, des compĂ©tences, des matĂ©riels, les services compatissants, et les moyens financiers des membres de l'Ă©glise disponibles pour ĂȘtre utilisĂ©s au service des nĂ©cessiteux[31].

Musique

ChƓur du Tabernacle

Choeur du Tabernacle mormon
Article dĂ©taillĂ© : ChƓur du Tabernacle mormon.

Le ChƓur du Tabernacle mormon, crĂ©e en 1847, est l'une des institutions chorales les plus rĂ©putĂ©es du monde. Il est formĂ© de 360 voix et est habituellement accompagnĂ© par un orgue de 11 623 tuyaux et l'Orchestre de Temple Square composĂ© de 110 musiciens. Tous les membres du ChƓur du Tabernacle sont des bĂ©nĂ©voles de l’Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours.

Chants

Toutes les rĂ©unions dominicales de l'Église commencent par un cantique choisi dans le recueil de cantiques[32]'. Plusieurs chants et hymnes sont spĂ©cifiques Ă  l'Église. Parmi les plus connus : Je suis enfant de Dieu ; Oh mon PĂšre ; Seigneur, merci pour le prophĂšte ; L'esprit du Dieu Saint ; Venez, venez sans craindre le devoir ; Si tu pouvais jusqu'Ă  Kolob.

Les enfants de la Primaire utilisent un recueil intitulé Chants pour les enfants[33]

ƒuvre missionnaire

Missionnaires
Article dĂ©taillĂ© : Missionnaire mormon.

Des cĂ©libataires ou couples retraitĂ©s, membres de l'Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours, peuvent se porter candidats pour remplir une mission Ă  plein temps. S'ils sont considĂ©rĂ©s comme moralement dignes et physiquement aptes, ils sont envoyĂ©s pour 18 ou 24 mois prĂȘcher l'Évangile avec le soutien de leur famille ou de leur paroisse. C'est ainsi que plus de 50 000 missionnaires sont en permanence en activitĂ© dans environ 145 pays[34].

Politique

L’Eglise prend ses distances et ne s’implique pas en politique, mĂȘme si elle encourage les membres Ă  ĂȘtre politiquement actifs et Ă  accomplir leur devoir civique en votant. Chaque annĂ©e d'Ă©lection, l'Eglise adresse un courrier Ă  chaque Ă©vĂȘque (chef de la congrĂ©gation) Ă  lire au pupitre dĂ©clarant que l'Eglise ne soutient aucun des partis politiques ou candidats, ne permet pas que ses bĂątiments puissent ĂȘtre utilisĂ©s pour des Ă©vĂ©nements politiques, et qu'aucun des titres ou positions qu’un membre de l’Eglise peut avoir ne peut ĂȘtre utilisĂ©s pour impliquer l’Eglise dans le soutien d'aucun parti ou candidat.

Cependant, l'Église a approuvĂ© ou dĂ©sapprouvĂ© des positions politiques spĂ©cifiques qu'elle considĂšre comme des questions morales:

  • Opposition au LGM-118A - MX (Peacekeeper) missile basĂ© en Utah et au Nevada[35].
  • Opposition Ă  ‘l’Equal Rights Amendment’ dans les annĂ©es 1970.
  • Soutien Ă  la Proposition 22 (2000) dĂ©finissant le mariage en Californie entre un homme et une femme.
  • Soutien en 2004 Ă  l’amendement constitutionnel dĂ©finissant le mariage en Utah entre un homme et une femme.
  • Soutien Ă  ‘l’acte de dĂ©fense du mariage’ dĂ©finissant aux États-Unis le mariage entre un homme et une femme.

Au cours des derniĂšres dĂ©cennies, le Parti rĂ©publicain a remportĂ© de façon importante une majoritĂ© de votes mormons dans la plupart des Ă©lections nationales et au niveau de l'Etat. En consĂ©quence, l’Utah, Ă©tat avec une majoritĂ© Ă©crasante de population mormone, est aussi l'un des Etats les plus rĂ©publicains du pays. Cependant, Harry Reid (Nevada), du Parti dĂ©mocrate, chef de la majoritĂ© du SĂ©nat, est un membre de l’Eglise mormone.

Pratiques courantes

Les pratiques courantes des saints des derniers jours comprennent le respect de la Parole de Sagesse, de la loi de chastetĂ©, le paiement de la dĂźme, la participation au clergĂ© laĂŻcs de l'Eglise , de s’abstenir de travailler le dimanche si possible, la soirĂ©e familiale, l’enseignement au foyer et les visites d’enseignement. Les tatouages et piercings, sauf pour une paire de boucle d’oreilles pour les femmes, sont fortement dĂ©conseillĂ©s.

Les membres de l'Église sont encouragĂ©s Ă  se marier et avoir des enfants, les familles de saints des derniers jours ont donc tendance Ă  ĂȘtre plus nombreuses que la moyenne. Toute activitĂ© sexuelle, hĂ©tĂ©rosexuelle et homosexuelle, en dehors du mariage est considĂ©rĂ©e comme un pĂ©chĂ© grave. Les mariages entre gens de mĂȘme sexe ne sont pas pratiquĂ©s ou soutenus par l'Eglise.

Les pĂšres saints des derniers jours dĂ©tenant la PrĂȘtrise donnent gĂ©nĂ©ralement une 'bĂ©nĂ©diction pour les enfants' peu aprĂšs leur naissance, pour leur attribuer officiellement un nom et pour les enregistrer comme membres de l’Eglise. NĂ©anmoins, les enfants ne pourront pas ĂȘtre baptisĂ©s avant l'Ăąge de huit ans, considĂ©rĂ© comme l’ñge de raison.

L'Eglise insiste sur le fait que les normes morales auxquelles les mormons croient furent enseignĂ©es par JĂ©sus-Christ, elles comprennent notamment l'honnĂȘtetĂ©, l'intĂ©gritĂ©, l'obĂ©issance aux lois, la chastetĂ© en dehors du mariage et la fidĂ©litĂ© dans le mariage. L'Eglise met l'accent sur l’importance de la famille, ainsi que le concept qu’une famille unie vit et progresse Ă©ternellement, concept au cƓur de la doctrine des saints des derniers jours.

L'Église s'oppose Ă  l'avortement, sauf dans des circonstances exceptionnelles, comme dans les cas de viol ou d'inceste, ou pour sauver la vie de la mĂšre. Toutefois, l’Eglise respecte le droit de l'individu au libre arbitre, et la dĂ©cision est finalement Ă  prendre par l'individu, inspirĂ© par Dieu, par la priĂšre et le jeĂ»ne sincĂšre. Elle s'oppose Ă©galement Ă  la pornographie, aux jeux de hasard, ainsi qu'aux jeux rĂ©gis par l’état, ou parrainĂ©s par des organismes de bienfaisance[36]. Il est conseillĂ© aux saints des derniers jours de ne pas prendre part Ă  toute forme de mĂ©dias obscĂšnes ou pornographiques, ainsi que ceux montrant des reprĂ©sentations graphiques de sexe ou de violence.

Préparation personnelle

L’Eglise encourage vivement chaque famille Ă  se prĂ©parer Ă  tous les types de catastrophes, y compris Ă©conomique, en temps difficiles. Les membres sont encouragĂ©s Ă  planter des jardins, Ă  emmagasiner des rĂ©serves pour un an, et Ă  dĂ©tenir une "trousse de 72 heures", contenant les fournitures nĂ©cessaires Ă  l’autonomie en cas de catastrophe naturelle. L'Eglise est organisĂ©e pour des rĂ©ponses rapides aux besoins immĂ©diats , mais il est attendu des membres qu’ils soient autonomes, pour pourvoir Ă  leurs propres besoins, et qu'ils soient en mesure d'aider leurs voisins et leur entourage. La rĂ©ponse de l’Eglise aux situations d'urgence ou de catastrophes est dirigĂ©e par le magasin de l’évĂȘque et ne se limite pas qu'aux membres de l'Eglise.

L'Église soutient Ă©galement des programmes qui aident ses membres Ă  devenir opĂ©rateurs de radioamateur, pour assurer les communications entre les installations de l'Eglise, en cas de catastrophe. Les Ă©quipements des radio-amateurs Ă  Haute FrĂ©quence permettent des communications suivies dans le monde entier, tandis que les opĂ©rations en TrĂšs Haute FrĂ©quence relient les dirigeants locaux. Dans les zones Ă  risques, telles que le sud de la Californie exposĂ© aux tremblements de terre, des sessions de cours et examens de licence de radio-amateur sont rĂ©guliĂšrement assurĂ©es dans les chapelles locales et sont ouvertes Ă  tous, sans distinction d'Ăąge ou d'appartenance religieuse.

PriĂšres

Les priĂšres publiques et personnelles sont adressĂ©es au "PĂšre CĂ©leste", offertes au nom de JĂ©sus-Christ et suivies de amen. Quand la priĂšre est donnĂ©e en public, il est d’usage que les participants disent "amen" Ă  la fin de la priĂšre. Les membres anglophones sont invitĂ©s Ă  utiliser "the", "thou", "thy" et "thine" (tutoiement) quand ils s’adressent Ă  Dieu, comme forme de familiaritĂ© et de respect. Les membres parlant d'autres langues utilisent des syntaxes familiĂšres similaires de respect dans la priĂšre. La plupart des priĂšres sont improvisĂ©es et peuvent ĂȘtre faites Ă  genoux, debout ou assis ou autres. Courber la tĂȘte et croiser les bras pendant la priĂšre est habituel et encouragĂ©.

BĂątiments et constructions

Temple Square

Article dĂ©taillĂ© : Temple Square.
Temple Square en 1897

Temple Square[37] est un site de 40 000 mÂČ situĂ© Ă  Salt Lake City, Utah, aux États-Unis, appartenant Ă  l'Eglise de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours. À Temple Square se trouvent deux centres de visiteurs ainsi que le Temple de Salt Lake,le Tabernacle, le Assembly Hall (Salle de l'AssemblĂ©e), le Seagull Monument (Monument des Mouettes)

Ces derniĂšres annĂ©es, l'usage du nom de Temple Square s'est modifiĂ© incluant d'autres immeubles immĂ©diatement adjacents Ă  Temple Square le Joseph Smith Memorial Building, le centre humanitaire faisant partie de la Fondation des saints des derniers jours (LDS Foundation), le centre de confĂ©rence, les bĂątiments administratifs de l'Église, le Family History Library (BibliothĂšque d'Histoire de la Famille), le musĂ©e d'Histoire de l'Eglise, la bibliothĂšque d'histoire de l'Eglise, le bĂątiment administratif de la SociĂ©tĂ© de Secours (Relief Society Building) [38]

Temples

Temple de Zollikofen, Berne, Suisse

L'Église construit Ă©galement des temples. Le temple se distingue d'une Ă©glise comme le temple de JĂ©rusalem se distingue d'une synagogue. Les rĂ©unions dominicales n'y sont pas tenues.

Le temple est pour les saints des derniers jours la maison du Seigneur, un lieu sanctifé. Ils sont construits pour permettre aux hommes d'accomplir des ordonnances sacrées et se préparer à la vie aprÚs la mort.

La plus importante de ces ordonnances est le mariage Ă©ternel, ou scellement. Seul un homme ayant l'autoritĂ© requise peut prononcer les paroles d'union permettant Ă  un couple, une famille, d'ĂȘtre unis Ă©ternellement.

La condition pour que les Ă©poux puissent entrer dans le temple et ĂȘtre unis pour toujours avec leurs familles (ancĂȘtres et descendants), est de rester digne en obĂ©issant aux lois et commandements de Dieu. Une recommandation Ă©crite, Ă©mise par l'Ă©vĂȘque, symbolise cette dignitĂ© et permet l'accĂšs au temple. Toutes les autres ordonnances du temple sont accomplies non seulement pour les vivants, mais aussi pour les morts, par procuration. Elles servent Ă  enseigner l'homme sur le but de sa crĂ©ation et sur son potentiel Ă©ternel.

L'objectif principal de toutes ces ordonnances est le retour de l'homme en présence de Dieu.

Eglise de Marseille

Églises

Les églises sont le lieu du culte dominical, ainsi que le lieu d'activités multiples durant la semaine.

Statistiques

     Pays et territoires comportant au moins un temple      Pays et territoires sans temple mais avec des membres et des missionnaires      Pays et territoire sans prĂ©sence officielle de l'Eglise

Le nombre des membres de l'Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours en fait la quatriĂšme religion des États-Unis[39]. Elle revendiquait treize millions de membres dans le monde en 2007[40]. Elle affirmait avoir atteint le nombre de 13 508 509 membres en 2008[41] dont 166 000 au Canada[42] (avec 10 226 au QuĂ©bec[43]) , 34 906 en France[44], 6 043 en Belgique[45] et 7 939 en Suisse[46]. Plus de la moitiĂ© des membres de l'Église vivent en dehors des États-Unis, rĂ©partis dans prĂšs de 180 pays, et en 178 langues.[3].

En 2004, le Mexique est devenu le premier pays, en dehors des États-Unis, Ă  dĂ©passer un million de membres. Depuis, le BrĂ©sil est devenu le second. La croissance dans le reste du monde continue d'ĂȘtre plus rapide qu'aux États-Unis.

D'aprĂšs le Yearbook of American and Canadian Churches de 2005, de toutes les Églises qui communiquent leurs statistiques, l'Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours est la quatriĂšme par la taille aux États-Unis, comptant plus de 5,5 millions de membres aux États-Unis, fin 2003.

En 2007 :

  • La population de l’Église avait atteint 13 millions.
  • Le nombre de missionnaires appelĂ©s depuis 1830 avait atteint un million.

Au 31 dĂ©cembre 2007 :

  • Nombre d'unitĂ©s de l'Église : Pieux (diocĂšses) : 2 790 ; Missions : 348 ; Districts (petits diocĂšses) : 618 ; Paroisses et branches (petites paroisses) : 27 827
  • Population de l'Église : Population totale de l'Église : 13 193 999 ; Accroissement du nombre d'enfants inscrits en 2007 : 93 698 ; Convertis baptisĂ©s en 2007 : 279 218
  • Missionnaires : Missionnaires Ă  plein temps : 52 686
  • Temples : Temples consacrĂ©s en 2006 : 0 ; Temples reconsacrĂ©s en 2006 : 1 ; Temples en service : 124

Statistiques par pays et par langue (au 31 dĂ©cembre 2003) :

(Sources : Le Liahona, mai 2007 ; aoĂ»t 2005, Nouvelles de l'Église, p. 2 ; janv. 2005, Nouvelles de l'Église, pp. 2-3)

Le rapport de l'Eglise sur la population de membres comprend tous les membres baptisĂ©s ainsi que "l’enregistrement des enfants" non baptisĂ©s de moins de huit ans. (Les enfants ne sont pas baptisĂ©s avant l'Ăąge de huit ans.) Bien que l'Eglise ne publie pas les chiffres de frĂ©quentation du public, les chercheurs estiment que la prĂ©sence effective au culte hebdomadaire des saints des derniers jours au niveau mondial est d'environ 4 millions[47]. Les membres vivant aux États-Unis et au Canada constituent 46% de l'assistance, 38% en AmĂ©rique Latine et le reste de la population mondiale, 16%[48].

Un sondage effectuĂ© par le ‘City College of New York’ en 2001 estima qu’il y avait 2 787 000 saints des derniers jours identifiĂ©s aux États-Unis en 2001, soit 1,3% de la population des États-Unis, rendant l’Eglise de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours, par leur enquĂȘte tĂ©lĂ©phonique auprĂšs de plus de 50.000 mĂ©nages, le 10Ăšme organisme religieux par ordre d’importance[49]. Une source cite qu'elle est la seconde religion, pour la progression aux États-Unis, avec un taux de croissance annuel de 1,63 %[50].

2007 EnquĂȘte de 'Pew Forum on Religion & Public Life' Mormons (USA.) Moyenne USA
Mariés 71% 54%
Divorcés ou séparés 9% 12%
3 enfants ou plus au foyer 21% 9%
Assistance hebdomadaire (ou plus) au service religieux 75% 39%

En 2007, le ‘Pew Forum on Religion & Public Life’ publia une Ă©tude sur les croyances religieuses de 35.556 adultes vivant aux États-Unis,[51], dont 1,7% ont affirmĂ© qu'ils Ă©taient mormons. Comparativement, l’Eglise de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours a dĂ©clarĂ© avoir 5.873.408 membres, soit 1,9% de la population des États-Unis, Ă  la fin de l'annĂ©e 2007. Les rĂ©ponses Ă  cette Ă©tude estiment que 3,9 millions de Mormons des États-Unis, seulement, soit 1,3% de la population des États-Unis, assistent Ă  des services une fois par semaine, ou plus d'une fois par semaine.

Finances

Les principaux revenus de l'Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours proviennent de la dĂźme[52] et du don de jeĂ»ne versĂ©s par ses membres.

L'Église fait appel Ă  un cabinet d'experts comptables (actuellement Deloitte Touche) pour rĂ©aliser les contrĂŽles annuels, aux États-Unis, de ses entitĂ©s Ă  but non lucratif[53], lucratif[54], et Ă©ducatives[55],[56]. L'Église possĂšde un service d'audit interne vĂ©rifiant que les dons et charges soient utilisĂ©s et rĂ©partis conformĂ©ment aux rĂšgles de l'Église, et qui rend son avis, sans chiffres ni dĂ©tail financier, Ă  chaque confĂ©rence gĂ©nĂ©rale semestrielle de l'Église.[57]..

L'Église n'a pas publiĂ© ses Ă©tats financiers aux États-Unis depuis 1959[58] et ne le fait que dans les pays oĂč cela est requis par la loi, comme au Royaume-Uni[59] oĂč l'audit financier est effectuĂ© par le bureau PricewaterhouseCoopers.

L'Église affirme que sa situation financiĂšre est semblable Ă  celle d'autres organisations religieuses Ă  but non lucratif. Elle affirme Ă©galement que si elle reçoit plus de dons qu'elle n'a de charges, elle en utilise l'excĂ©dent pour constituer une rĂ©serve en immobilisation en prĂ©vision des annĂ©es futures, pour des pĂ©riode oĂč les charges seraient supĂ©rieures aux dons.

L'Église utilise les fonds de la dĂźme pour la construction et l'entretien de ses bĂątiments et autres installations, l’impression des Écritures, l'oeuvre de mission, la protection sociale et de secours, pour soutenir ses missionnaires, l'Ă©ducation, et les autres programmes qu'elle parraine. [60].

L'Église a Ă©galement investi dans des sociĂ©tĂ©s Ă  but lucratif et des entreprises commerciales , telles que Bonneville International, Deseret Book Company, et des fermes bovines en Utah, en Floride et au Canada. Mais ces fermes sont rĂ©parties entre l'aide sociale de l’Église (magasins de l’EvĂȘque et le centre humanitaire), pour lesquels les fonds de la dĂźme sont utilisĂ©s et qui sont sans but lucratif. [rĂ©f. nĂ©cessaire]. Les fermes Ă  but lucratif sont en partie auto-suffisantes mais n’utilisent jamais l’argent de la dĂźme.

L'Église soutient que son objectif est de maintenir son capital, de gĂ©nĂ©rer des bĂ©nĂ©fices Ă  un taux raisonnable, et qu'elle oriente ses investissements vers la production de biens qui correspondent Ă  sa mission, comme ceux de ses terres agricoles et de ses sociĂ©tĂ©s de communication.

Les comptes de l'Église n'Ă©tant pas publiĂ©s, aucune dĂ©claration de l'Église Ă  leur sujet ne peut ĂȘtre pleinement vĂ©rifiĂ©e. C'est ainsi qu'Ă  l'extĂ©rieur de l'Église, de nombreux observateurs lui reprochent son manque de transparence financiĂšre et l'Ă©tendue de son capital financier et commercial (voir Critique du mormonisme). En 1997, le Time Magazine estimait le capital de l'Église Ă  plus de trente milliards de dollars et son chiffre d'affaires annuel Ă  5,9 milliards de dollars[61].

Multiculturalisme

Saints des derniers jours et musulmans

L’apprĂ©ciation de l’Église pour le rĂŽle de Mahomet dans l’Histoire peut se lire dans la dĂ©claration de 1978 de la PremiĂšre PrĂ©sidence. Cette dĂ©claration compte Mahomet parmi les «grands chefs religieux du monde» qui ont reçu «une portion de la lumiĂšre divine» et elle affirme que «des vĂ©ritĂ©s morales
 ont Ă©tĂ© donnĂ©es par Dieu [Ă  ces dirigeants] pour instruire des nations entiĂšres et pour apporter un degrĂ© supĂ©rieur de comprĂ©hension Ă  chaque ĂȘtre humain» [62] Selon B. H. Roberts (1857-1933), des soixante-dix, : " L’Église de JĂ©sus-Christ des Saints des Derniers Jours est Ă©tablie pour l’instruction des hommes et c’est l’un des moyens que Dieu utilise pour faire connaĂźtre la vĂ©ritĂ© mais il ne se limite pas Ă  cette institution pour accomplir ce but, il n’est pas limitĂ© en temps ni en lieu. Dieu suscite ici et lĂ , parmi tous les enfants des hommes, des sages et des prophĂštes qui sont de leur propre langue et de leur propre nationalitĂ© et qui parlent aux gens de façon Ă  ce qu’ils comprennent. 
Tous les grands maĂźtres sont des serviteurs de Dieu ; dans tous les pays et Ă  toutes les Ă©poques. Ce sont des hommes inspirĂ©s, choisis pour instruire les enfants de Dieu, selon les conditions dans lesquelles ils vivent" [63]

Lors des derniĂšres annĂ©es, le respect du patrimoine spirituel de Mahomet et des valeurs religieuses de la communautĂ© musulmane a conduit les saints des derniers jours et les musulmans du monde entier Ă  avoir de plus en plus de contacts et Ă  coopĂ©rer davantage. L’Église respecte les lois et les traditions musulmanes qui interdisent la conversion des musulmans Ă  d’autres religions. Elle a donc adoptĂ© une politique de non-prosĂ©lytisme dans les pays musulmans du Moyen-Orient. Cependant, dialogues et de coopĂ©rations sont nombreux, comme les visites de dignitaires musulmans au siĂšge de l’Église Ă  Salt Lake City, l’utilisation des conserveries de l’Église par des musulmans pour produire des aliments halal (purifiĂ©s par un rituel), l’aide humanitaire et l’aide de premiĂšre urgence de l’Église destinĂ©es Ă  des rĂ©gions majoritairement musulmanes, notamment la Jordanie, le Kosovo et la Turquie, les accords universitaires entre l’UniversitĂ© Brigham Young et divers Ă©tablissements universitaires et gouvernementaux du monde musulman, l’existence de l’Association des Étudiants Musulmans de l’UniversitĂ© Brigham Young, et collaboration entre l’Église et des organisations musulmanes pour la sauvegarde des valeurs familiales traditionnelles. [64]. Egalement, la publication de la 'Islamic Translation Series' (collection d’ouvrages islamiques traduits en anglais) est parrainĂ©e par l’universitĂ© Brigham Young et par l’Église et a engendrĂ© de multiples Ă©changes entre des autoritĂ©s musulmanes et des dirigeants de l’Église de JĂ©sus-Christ des Saints des Derniers Jours. Un ambassadeur musulman aux Nations Unies a dit que cette collection d’ouvrages traduits «jouera un rĂŽle positif dans l’effort de l’Occident pour acquĂ©rir une meilleure comprĂ©hension de l’Islam». [65]. De plus, l’installation de deux centres d’échanges universitaires et culturels au Moyen-Orient, en 1989 (Ă  JĂ©rusalem et Ă  Amman), reflĂštent le respect traditionnel des dirigeants de l’Église pour l’Islam. Un membre du Conseil des ministres Ă©gyptien a dit Ă  Howard W. Hunter, du CollĂšge des douze apĂŽtres : « Si on arrive un jour Ă  combler le fossĂ© entre le christianisme et l’islam, cela se fera nĂ©cessairement par l’Église mormone Â» [66]

Mormonisme et judaĂŻsme

Article dĂ©taillĂ© : Mormonisme et judaĂŻsme.

Les saints des derniers jours se disent de la Maison d'IsraĂ«l, soit descendants directs, soit par adoption. En tant que tel, le judaĂŻsme est Ă  la base de l'histoire du mormonisme. Les Juifs sont considĂ©rĂ©s comme un peuple de l'alliance de Dieu, tenu en haute estime et respectĂ©s dans la foi mormone. L'Église est par consĂ©quent trĂšs philosĂ©mite dans sa doctrine. Du point de vue de la communautĂ© juive, les croyances mormones concernant leur appartenance Ă  la Maison d'IsraĂ«l sont gĂ©nĂ©ralement rejetĂ©es tant du point de vue thĂ©ologique que culturel.

Le concept de revendication d’appartenance Ă  la Maison d'IsraĂ«l produit divers problĂšmes interconfessionnels. Bien que des conflits existent, les relations atteignent rarement, voire jamais l'antisĂ©mitisme ou l’anti-mormonisme.

Situation des noirs dans le mormonisme

Article dĂ©taillĂ© : Situation des Noirs dans le mormonisme.

Pendant et aprĂšs le Mouvement des droits civiques aux États-Unis l'attitude de l’Église Ă  l'Ă©gard d'autres cultures et des personnes de couleur, qui avaient Ă©tĂ© partagĂ©es par la majoritĂ© des blancs amĂ©ricains, a commencĂ© Ă  apparaĂźtre raciste et nĂ©o-coloniale. L'Église fut soumise Ă  de vives rĂ©actions en raison de ses positions sur la question des Noirs et des AmĂ©rindiens. Les Noirs ont toujours Ă©tĂ© officiellement bienvenus dans l'Église et Joseph Smith, anti-esclavagiste, a ordonnĂ© des hommes noirs Ă  la prĂȘtrise et a luttĂ© contre l'esclavagisme en tant que candidat Ă  la prĂ©sidence des États-Unis. Smith soutint cependant la croyance commune en son temps selon laquelle les Noirs Ă©taient les descendants maudits de Cain. AprĂšs sa mort, la doctrine de l’Église enseigna que si les Noirs pouvaient ĂȘtre baptisĂ©s, ils ne pouvaient pas ĂȘtre ordonnĂ©s Ă  la prĂȘtrise et donc entrer dans le temple. Selon Brigham Young, cette discrimination Ă©tait voulue par Dieu. Il affirma Ă©galement que si l'Église y mettait un jour fin, la prĂȘtrise serait retirĂ©e de l'Église et celle-ci irait Ă  sa destruction. À la fin des annĂ©es 1960, l'Église se dĂ©veloppa au BrĂ©sil, aux CaraĂŻbes et en Afrique. Dans le cas de l'Afrique et des CaraĂŻbes, l'Église n'avait pas encore commencĂ© ses efforts missionnaires Ă  grande Ă©chelle dans la plupart des États. Des groupes importants au Ghana et au NigĂ©ria ont voulu se joindre Ă  l'Église et de nombreux membres de l'Église brĂ©siliens Ă©taient d'origine africaine. Le 9 Juin 1978, sous la prĂ©sidence de Spencer W. Kimball, l'Église dĂ©cida de changer cette politique.[67] Aujourd'hui, les Noirs membres de l'Église sont nombreux et de nombreuses congrĂ©gations sont Ă  prĂ©dominance noire.

Mormonisme et PremiÚres Nations d'Amérique

Au cours de la pĂ©riode post-seconde guerre mondiale, l'Église commença Ă  concentrer son expansion vers un certain nombre de cultures amĂ©rindiennes et d'OcĂ©anie que de nombreux mormons considĂšrent ĂȘtre de la mĂȘme ethnie. Ces peuples ont Ă©tĂ© appelĂ©s « Lamanites Â» en raison de leur descendance supposĂ©e des Lamanites dans le Livre de Mormon. En 1947, l'Église a commencĂ© un Programme de placement des Indiens oĂč les Ă©tudiants amĂ©rindiens (Ă  la demande de leurs parents) ont Ă©tĂ© volontairement placĂ©s dans des foyers de saints des derniers jours blancs qui les accueillaient pour l'annĂ©e scolaire oĂč ils frĂ©quentaient les Ă©coles publiques et assimilaient la culture mormone. En 1955, l'Église commença Ă  ordonner des MĂ©lanĂ©siens noirs Ă  la prĂȘtrise. En 1981, l'Église publia une nouvelle Ă©dition du Livre de Mormon qui reprenait l'Ă©dition de 1840 supervisĂ©e par Joseph Smith. On modifia alors le passage disant que les Lamanites (considĂ©rĂ©s par beaucoup de saints des derniers jours comme Ă©tant des AmĂ©rindiens) vont « devenir blancs et agrĂ©ables Â» aprĂšs avoir acceptĂ© l'Évangile de JĂ©sus-Christ. Dans la nouvelle Ă©dition, qui reprenait celle de 1840, c'est le terme pur qui est utilisĂ© dans ce passage (et non celui de blanc), terme qui qualifie la spiritualitĂ© plutĂŽt que la couleur de peau.

Perception mormone de l'homosexualité

Article dĂ©taillĂ© : Perception mormone de l'homosexualitĂ©.

Dans le mormonisme, le mariage entre un homme et une femme est ordonnĂ© de Dieu et est essentiel au plan Ă©ternel de Dieu pour le salut de ses enfants.[68]. L’homosexualitĂ© est officiellement perçue comme un ensemble « de pensĂ©es, de sentiments, et de comportements Â», et non pas comme une « condition Â» immuable, ou l’indication d’une « identitĂ© Â» innĂ©e. L’Église dĂ©clare qu’elle souhaite la bienvenue officiellement Ă  ses membres gays et lesbiens, dans certaines conditions. Elle enseigne que les sentiments homosexuels sont peut-ĂȘtre innĂ©s. et que bien que ceux-ci soient parfois non dĂ©sirĂ©s, ils peuvent et doivent ĂȘtre contrĂŽlĂ©s. La loi de la chastetĂ© interdit la sexualitĂ© gay et lesbienne qui, tout comme la sexualitĂ© prĂ©nuptiale, peut ĂȘtre passible d’excommunication. NĂ©anmoins, les mormons Ă©prouvant des penchants homosexuels peuvent rester au sein de l’Église, Ă  condition qu’ils s’abstiennent de relations sexuelles. En plus de condamner l’homosexualitĂ© tant masculine que fĂ©minine, l’Église s’oppose aussi et fait campagne contre l’extension des droits lĂ©gaux aux familles gays et lesbiennes qui, Ă  son avis, minerait la tradition du mariage monogame hĂ©tĂ©rosexuel. La question du mariage entre personnes du mĂȘme sexe demeure l’un des premiers combats politiques de l’Église.

Mormonisme et théorie de l'évolution

Bien que l’Église n'ait pas de position sur la thĂ©orie de l'Ă©volution, elle a prononcĂ© un certain nombre de dogmes sur l’origine de l'homme. Ces dĂ©clarations adoptent gĂ©nĂ©ralement la position approuvĂ©e par l'EncyclopĂ©die du mormonisme [69] [70]

La premiĂšre dĂ©claration officielle de 1909 sur la question de l'Ă©volution a marquĂ© le centenaire de la naissance de Charles Darwin et le 50e anniversaire de son Ɠuvre sur l’origine des espĂšces. En cette annĂ©e, la PremiĂšre PrĂ©sidence dirigĂ©e par Joseph F. Smith a publiĂ© une dĂ©claration sur le point de vue religieux prĂ©dominant du crĂ©ationnisme, appelant la thĂ©orie de l'Ă©volution comme une « thĂ©orie de l'homme Â» fausse ou mauvaise. « Il est tenu par certains qu’Adam n'Ă©tait pas le premier homme sur la terre et que l'origine de l'homme est un dĂ©veloppement descendant de la crĂ©ation de l'animal. Ce sont cependant les thĂ©ories de l'homme Â»[71] Dans son message de NoĂ«l en 1910, la PremiĂšre PrĂ©sidence a fait rĂ©fĂ©rence Ă  la position de l'Église vis-Ă -vis de la science :

« La diversitĂ© d'opinions ne nĂ©cessite pas l'intolĂ©rance de l'esprit et ne doit ni aigrir ou dresser des ĂȘtres rationnels les uns contre les autres... Notre religion n'est pas hostile Ă  une vĂ©ritable science. Ce qui est dĂ©montrĂ©, nous l’acceptons avec joie, mais nous n'acceptons pas la vaine philosophie, la thĂ©orie de l'homme ou de simples spĂ©culations humaines, et nous n’adoptons quoi que ce soit de contraire Ă  la rĂ©vĂ©lation divine ou au bon sens commun. Â»[72]

En 1925, une nouvelle présidence a publié une déclaration officielle qui a réaffirmé la doctrine selon laquelle Adam a été le premier homme sur la terre et qu'il a été créé à l'image de Dieu.[73] L'Eglise SDJ n'a pas publié de déclaration officielle sur la théorie de l'évolution depuis 1925.[74]

Distinction des valeurs familiales

La remise de la distinction pour les valeurs familiales dĂ©cernĂ©e par l'Eglise aux « membres de la collectivitĂ© qui ont accompli de grandes choses pour soutenir Ă  la famille Â» a lieu Ă  Londres depuis 2004. En 2009, elle a Ă©tĂ© remise au rĂ©vĂ©rend Hon John Battle, membre du Parlement, envoyĂ© du Premier Ministre auprĂšs de toutes les confessions du Royaume-Uni, mais aussi Ă  Jill Kirby, directrice du Centre d’études politiques et fondatrice et prĂ©sidente de Full Time Mothers (MĂšres Ă  plein temps).

Entre autres, ont dĂ©jĂ  reçu cette distinction Mary Crowley, membre de l’Ordre de l’Empire britannique, et le rĂ©vĂ©rend Hon Paul Boateng, ancien premier secrĂ©taire des finances. [75]

Films

Personnalités

  • Affaires

Critique du mormonisme

Article dĂ©taillĂ© : Critique du mormonisme.

Le mormonisme, comme toute religion, a Ă©tĂ© l’objet de critiques depuis sa formation. Les critiques Ă©manent de groupes religieux, de scientifiques et d'anciens membres. Les critiques se divisent en trois axes principaux :

Les critiques théologiques

Le mormonisme est critiqué pour certaines de ses doctrines, en désaccord avec les dogmes chrétiens généralement admis. Les principales critiques portent sur la nature de la divinité: Dieu le PÚre possÚde un corps physique immortel et est un homme exalté, et sur la notion de révélation continue (le canon n'est pas fermé).

Les critiques scientifiques

L'Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours considĂšre que le Livre de Mormon est non seulement un texte religieux, mais aussi le rĂ©cit historique de civilisations prĂ©colombiennes. Les critiques du mormonisme y ont ainsi relevĂ© de nombreux Ă©lĂ©ments considĂ©rĂ©s comme des anachronismes: mention de l'acier, des chevaux, etc.; ou des incohĂ©rences linguistiques. Il s'agit d'un domaine oĂč exĂ©gĂštes et apologistes mormons tentent activement de dĂ©monter les arguments des critiques.

Les critiques Ă©thiques

Le mormonisme est Ă©galement critiquĂ© pour certaines doctrines, passĂ©es ou prĂ©sentes, posant des problĂšmes Ă©thiques, principalement :

  • le rĂŽle de la femme : seul l'homme peut dĂ©tenir la prĂȘtrise, la femme ayant pour rĂŽle distinctif mais non exclusif de mettre au monde et d'Ă©lever des enfants. De plus, jusqu'en 1890, le mariage plural Ă©tait pratiquĂ© par une partie des mormons.
  • le racisme : l’Église a longtemps refusĂ© d’ordonner des personnes de race noire Ă  la prĂȘtrise (1844-1978), ce qui a suscitĂ© de nombreuses critiques face Ă  une disposition jugĂ©e raciste, jusqu’à son abrogation (voir Situation des Noirs dans le mormonisme).
Manifestants devant le temple de Newport Beach Californie exprimant leur opposition au soutien de l'Eglise Ă  la Proposition 8 de Californie
  • l'homophobie : l’Église condamne sĂ©vĂšrement l'homosexualitĂ©, les dĂ©clarations de ses dirigeants Ă©tant parfois jugĂ©es homophobes (voir Perception de l'homosexualitĂ© dans le mormonisme).
  • le massacre de Mountain Meadows : en septembre 1857, une centaine d'Ă©migrants d'Arkansas et du Missouri, en route pour la Californie, furent massacrĂ©s par des miliciens mormons assistĂ©s par des Indiens (voir Massacre de Mountain Meadows).
  • les aspects financiers : l'Église tire la majoritĂ© de ses revenus de la dĂźme payĂ©e par ses membres (10% de leurs revenus). Elle contrĂŽle de nombreuses sociĂ©tĂ©s commerciales et se refuse Ă  publier son bilan financier. De plus, l'Église prĂ©tend avoir un clergĂ© non rĂ©munĂ©rĂ©, alors que les AutoritĂ©s gĂ©nĂ©rales sont rĂ©tribuĂ©es.
CaractĂšre sectaire
Article dĂ©taillĂ© : Mormonisme et caractĂšre sectaire.

Le caractĂšre potentiellement sectaire de l'Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours a Ă©tĂ© examinĂ© au cours des commissions d'enquĂȘte sur les sectes en France et en Belgique et l'Église n'a pas Ă©tĂ© mentionnĂ©e dans la liste des sectes, dressĂ©e par la commission française (en Belgique, seule une liste de mouvements Ă©tudiĂ©s a Ă©tĂ© dressĂ©e).

L'association française UNADFI dĂ©nonce le comportement sectaire du mouvement, en raison du rĂŽle de la femme qu'elle trouve subalterne, et de l'enseignement religieux aux enfants qu'elle qualifie d'endoctrinement. Elle dĂ©nonce, comme d'autres associations Ă  l'Ă©tranger, l’organisation de cours d’anglais donnĂ©s gratuitement par les missionnaires amĂ©ricains pour « appĂąter Â» le public[77],[78].

D'autres associations,CCMM, CIAOSN, la Mission interministĂ©rielle de lutte contre les sectes (MILS) et MIVILUDES, en revanche, n'ont pas considĂ©rĂ© que celle-ci devrait ĂȘtre qualifiĂ©e de secte. L'Église n'est pas non plus reprise comme secte dans le rapport parlementaire français sur les sectes ni par Jean Vernette, secrĂ©taire national de l'Ă©piscopat français pour l'Ă©tude des sectes et nouveaux mouvements religieux pour l'Église catholique de France.

Annexes

Bibliographie

  • LeGrand Richards, Une Ɠuvre merveilleuse et un prodige, Salt Lake City, 1950[79]
  • James E. Talmage, Articles de foi, Salt Lake City, 1890[80]
  • Joseph Fielding Smith,
    • Enseignements du prophĂšte Joseph Smith (1805-1844), Salt Lake City, 1976[81]
    • L'essentiel de l'histoire de l'Église, Salt Lake City, 1922, 1950, Frankfurt, 1973
  • William E. Berret, L'Église rĂ©tablie, Salt Lake City, 1961, Torcy, 1985, ISBN 2-903879-15-X
  • Carter E. Grant, Le royaume de Dieu rĂ©tabli, 1955, 1964
  • John A. Widsoe, Discours de Brigham Young, Salt Lake City, 1926[82]
  • Parley P. Pratt, Voix d'avertissement, 1837[83]
  • Louis Auguste Bertrand, MĂ©moires d'un mormon, Collection Hetzel, Paris, 1862[84]
  • Sabine Delmarti, Les Mormons - BĂątisseurs du royaume de Dieu, 1997
  • Deborah Laake, CĂ©rĂ©monies secrĂštes : journal intime d'une femme chez les mormons, 1993
  • Bernadette Rigal-Cellier, Être Français dans une Église d'origine amĂ©ricaine : Les mormons de France (universitĂ© du QuĂ©bec Ă  Chicoutimi, 2000)[85]
  • Jad Hatem, Les Trois NĂ©phites , le Bodhisattva et le MahdĂź ou l'ajournement de la bĂ©atitude comme acte messianique, Paris, Ed. du Cygne, 2007

Liens internes

Liens externes

Notes et références

  1. ↑ One Million Missionaries, Thirteen Million Members, CommuniquĂ© de presse de l'Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours, 25 juin 2007.
  2. ↑ . Le mot saint dĂ©signe les disciples ; la mention derniers jours fait la diffĂ©rence avec les premiers disciples du Christ
  3. ↑ 'Nous croyons que les hommes seront punis pour leurs propres pĂ©chĂ©s, et non pour la transgression d'Adam' (2e article de foi).
  4. ↑ Journal Officiel du 4 juillet 2009
  5. ↑ MĂ©moires d'un mormon, Paris, Collection Hetzel, E. Dentu, libraire, Palais Royal, 1862
  6. ↑ L'Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours dĂ©clare que les sectes polygames ne sont pas des 'Mormons'
  7. ↑ TĂ©moignage de LĂ©on Fargier
  8. ↑ Paris-Soir, 1er juillet 1941, article de Merry Bromberger
  9. ↑ L'Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours, loi 1905, Journal Officiel
  10. ↑ Document du 9 septembre 1842 signĂ© par la Reine Pomare : 4. Le peuple restera libre de considĂ©rer Dieu selon ses dĂ©sirs ; 5. Les Églises des missionnaires britanniques qui existent actuellement ne seront pas molestĂ©es et les missionnaires britanniques s’acquitteront de leurs fonctions. Il en va de mĂȘme pour toutes les autres personnes, elles ne seront pas molestĂ©es pour leur attitude vis-Ă -vis de Dieu.
  11. ↑ S. George Ellsworth et Kathleen C. Perrin : Chronique de la foi et du courage, l’Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours en PolynĂ©sie française, cent cinquante ans d’histoire, 1843-1993
  12. ↑ Enseignements du prophùte Joseph Smith, p. 156
  13. ↑ Condie, Spencer J (2003), "Le Sauveur visite les esprits en prison", Ensign (Eglise de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours): 32–36, [1]. Retrieved on 6 March 2007"No one will be coerced into accepting ordinances performed on his or her behalf by another. Baptism for the dead offers an opportunity, but it does not override a person’s agency. But if this ordinance is not performed for them, deceased persons are robbed of the choice to accept or reject baptism."
  14. ↑ Organizational structure of the church
  15. ↑ Gordon B. Hinckley, “Questions and Answers,” Ensign, Nov 1985, 49
  16. ↑ entre autres Salt Lake Tribune (4/10/97) et Utah Lighthous Ministry, General Information FAQ, et aussi « systĂšme de salaires Â» pour D. Michael Quinn, The Mormon Hierarchy - Extensions of Power, p 198 et suivantes
  17. ↑ par exemple Sandra Tanner, Do Mormon Leaders Receive Financial Support? mentionnant rĂ©sidence de fonction et carte de crĂ©dit
  18. ↑ [voir par exemple D. Michael Quinn, op. cit., se rĂ©fĂ©rant Ă  plusieurs AutoritĂ©s gĂ©nĂ©rales mentionnant le terme (entre autres Lorenzo Snow), terme d’ailleurs Ă©galement employĂ© dans Doctrine & Alliances 42:71-73]
  19. ↑ Children in the church
  20. ↑ EFY : Especially For Youth (SpĂ©cialement pour la Jeunesse)
  21. ↑ Conference annuelle francophone 2009 des jeunes adultes à Lamoura Jura
  22. ↑ Church program helps victims of domestic violence
  23. ↑ The church responds to VIH/AIDS
  24. ↑ Mormon helping hands
  25. ↑ Mormon helping hands program a decade of service (Le programme Mains Serviables, une dĂ©cenie de service)
  26. ↑ Mains Serviables, collaboration avec le Centre de Transfusion Sanguine
  27. ↑ Manuels et guides d'Ă©tude
  28. ↑ Le Liahona
  29. ↑ (en) The Mormons : humanitarian efforts (video) [2]
  30. ↑ Latter-day Saint Humanitarian Center
  31. ↑ LDS Church (2004). Providing in the Lord's Way: A Leader's Guide to Welfare p. 8.
  32. ↑ Recueil de cantiques
  33. ↑ Chants pour les enfants
  34. ↑ LDS Newsroom - One Million Missionaries, Thirteen Million Members
  35. ↑ "First Presidency Statement on Basing of MX Missile", Ensign, June 1981, 76.
  36. ↑ Gambling, Gordon B. Hincley
  37. ↑ Temple Square
  38. ↑ Relief Society Building
  39. ↑ Yearbook of American and Canadian Churches, 2005
  40. ↑ One Million Missionaries, Thirteen Million Members, CommuniquĂ© de presse de l'Église de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours, 25 juin 2007.
  41. ↑ Statistiques pour le monde sur le site lds.org ; consultĂ© le 11 juin 2009.
  42. ↑ Deseret Morning News 2007 Church Almanach
  43. ↑ Statistiques pour le QuĂ©bec sur le site lds.org ; consultĂ© le 11 juin 2009.
  44. ↑ Statistiques pour la France sur le site lds.org ; consultĂ© le 10 juin 2009.
  45. ↑ Statistiques pour la Belgique sur le site lds.org ; consultĂ© le 11 juin 2009.
  46. ↑ Statistiques pour la Suisse sur le site lds.org ; consultĂ© le 11 juin 2009.
  47. ↑ Fletcher, Peggy. "Keeping Members a Challenge for LDS Church". Salt Lake Tribune, June 22, 2006.
  48. ↑ Statistical Information, Retrieved December 1, 2007
  49. ↑ American Religious Identification author, Egon Mayer, Ph.D.; Barry A. Kosmin, Ph.D.; Ariela Keysar, Ph.D.. ConsultĂ© le 27 juillet 2007
  50. ↑ Duin, Julia : Mormons in mourning, The Washington Times (February 1, 2008). ConsultĂ© le 2008-02-01.
  51. ↑ Religion dans la culture amĂ©ricaine -- Pew Forum on Religion & Public Life
  52. ↑ La loi de la düme
  53. ↑ "Why Deseret Trust Company?" Accessed 15 May 2007
  54. ↑ Belo Corp Form 8-K. Accessed 16 May 2007.
  55. ↑ "Financial Planning". finserve.byu.edu. Accessed 16 May 2007.
  56. ↑ Accessed 16 May 2007 page 9 "Finance". accredit.byu.edu.
  57. ↑ Robert W. Cantwell, « Church Auditing Department Report, 2006 Â», dans Ensign, vol. 37, no 5, May 2007, p. 6 [texte intĂ©gral (page consultĂ©e le 2008-02-22)] 
  58. ↑ "Order to release financial data has LDS Church, courts on collision course".Salt Lake Tribune. July 13, 2007. Accessed 13 July 2007
  59. ↑ The Church of Jesus Christ of Latter-day Saints, Great Britain Financial Statements - provided by the Charity Commission based on the Charities Act
  60. ↑ Church Finances
  61. ↑ David Van Biema, Kingdom Come, Time Magazine, 4 aoĂ»t 1997, p.2
  62. ↑ « Questions et rĂ©ponses Â», L’Étoile, avril 1988, p. 32.
  63. ↑ Defense of the Faith and the Saints, 2 volumes (1907), 1:512-513.
  64. ↑ Les activitĂ©s qui ont trait Ă  la famille sont coordonnĂ©es par le World Family Policy Center (Centre mondial pour une politique en faveur de la famille) Ă  l’UniversitĂ© Brigham Young. Ce centre parraine une coalition internationale entre personnes de religions diffĂ©rentes, le World Congress of Families (CongrĂšs mondial de la famille), qui comprend des reprĂ©sentants de nombreux pays musulmans
  65. ↑ Islamic diplomats hosted in New York Â», Michael R. Leonard, Church News, 3 avril 1999, p. 6.
  66. ↑ â€čAll Are Alike unto Godâ€ș , Howard W. Hunter, Ensign, June 1979, p. 74.
  67. ↑ Doctrine et allianceschap.2
  68. ↑ La famille : dĂ©claration au monde
  69. ↑ William E. Evenson and Duane E. Jeffrey (2005). Mormonism and Evolution: The Authoritative LDS Statements (Salt Lake City, Utah: Greg Kofford Books) p. 35 states that the entry on evolution in the Encyclopedia of Mormonism was approved by Apostles Neal A. Maxwell and Dallin H. Oaks.
  70. ↑ « les textes expliquent pourquoi l'homme a Ă©tĂ© crĂ©Ă©, mais ils ne disent pas comment ; cependant, le Seigneur a promis qu'il le dira quand il reviendra Â».ref name = EOM>William E. Evenson, "Evolution" in Daniel H. Ludlow (ed.) (1992). Encyclopedia of Mormonism (New York: Macmillan) 2:478.
  71. ↑ First Presidency (Joseph F. Smith, John R. Winder, Anthon H. Lund), "The Origin of Man", Improvement Era 13:75–81 (Nov. 1909).
  72. ↑ First Presidency (Joseph F. Smith, John R. Winder, Anthon H. Lund), "Words in Season from the First Presidency", Deseret Evening News, 1910-12-17, sec.1, p.3.
  73. ↑ First Presidency(Heber J. Grant, Anthony W. Ivins, Charles W. Nibley),Mormon View of Evolution", Deseret News, 1925-07-18, reprinted in Improvement Era 28:1090–1091 (Sep. 1925)
  74. ↑ William E. Evenson and Duane E. Jeffrey (2005). Mormonism and Evolution: The Authoritative LDS Statements (Salt Lake City, Utah: Greg Kofford Books) ISBN 1589580931.
  75. ↑ Distinction des valeurs familiales dĂ©cernĂ©e dans le cadre du parlement britannique
  76. ↑ De l'autre cĂŽtĂ© du paradis
  77. ↑ RĂ©publique française, AssemblĂ©e Nationale, Rapport du 12 dĂ©cembre 2006 de la Commission d'enquĂȘte relative Ă  l'influence des mouvements Ă  caractĂšre sectaire et aux consĂ©quences de leurs pratiques sur la santĂ© physique et mentale des mineurs. Rapporteur M. Philippe VUILQUE, DĂ©putĂ©
  78. ↑ Redune, Las Sectas al Descubierto, p.66
  79. ↑ [lire en ligne]
  80. ↑ [lire en ligne]
  81. ↑ [lire en ligne]
  82. ↑ [lire en ligne]
  83. ↑ [lire en ligne]
  84. ↑ [lire en ligne]
  85. ↑ [lire en ligne]
  • Portail des saints des derniers jours Portail des saints des derniers jours
  • Portail du christianisme Portail du christianisme

Ce document provient de « %C3%89glise de J%C3%A9sus-Christ des saints des derniers jours ».

Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Eglise de Jesus-Christ des Saints des Derniers Jours de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Eglise de Jesus Christ des Saints des Derniers Jours — Église de JĂ©sus Christ des saints des derniers jours Temple de Salt Lake. L’Église de JĂ©sus Christ des saints des derniers jours (surnommĂ©e l’Église mormone ou Église SDJ) est une Église chrĂ©tienne fondĂ©e par Joseph Smith en 1830, aprĂšs qu il eut 
   WikipĂ©dia en Français

  • Eglise de JĂ©sus-Christ des Saints des Derniers Jours — Église de JĂ©sus Christ des saints des derniers jours Temple de Salt Lake. L’Église de JĂ©sus Christ des saints des derniers jours (surnommĂ©e l’Église mormone ou Église SDJ) est une Église chrĂ©tienne fondĂ©e par Joseph Smith en 1830, aprĂšs qu il eut 
   WikipĂ©dia en Français

  • Eglise de JĂ©sus-Christ des saints des derniers jours — Église de JĂ©sus Christ des saints des derniers jours Temple de Salt Lake. L’Église de JĂ©sus Christ des saints des derniers jours (surnommĂ©e l’Église mormone ou Église SDJ) est une Église chrĂ©tienne fondĂ©e par Joseph Smith en 1830, aprĂšs qu il eut 
   WikipĂ©dia en Français

  • Eglise de JĂ©sus Christ des Saints des Derniers Jours — Église de JĂ©sus Christ des saints des derniers jours Temple de Salt Lake. L’Église de JĂ©sus Christ des saints des derniers jours (surnommĂ©e l’Église mormone ou Église SDJ) est une Église chrĂ©tienne fondĂ©e par Joseph Smith en 1830, aprĂšs qu il eut 
   WikipĂ©dia en Français

  • Eglise de JĂ©sus Christ des saints des derniers jours — Église de JĂ©sus Christ des saints des derniers jours Temple de Salt Lake. L’Église de JĂ©sus Christ des saints des derniers jours (surnommĂ©e l’Église mormone ou Église SDJ) est une Église chrĂ©tienne fondĂ©e par Joseph Smith en 1830, aprĂšs qu il eut 
   WikipĂ©dia en Français

  • Église de Jesus-Christ des Saints des Derniers Jours — Église de JĂ©sus Christ des saints des derniers jours Temple de Salt Lake. L’Église de JĂ©sus Christ des saints des derniers jours (surnommĂ©e l’Église mormone ou Église SDJ) est une Église chrĂ©tienne fondĂ©e par Joseph Smith en 1830, aprĂšs qu il eut 
   WikipĂ©dia en Français

  • Église de JĂ©sus-Christ des Saints des Derniers Jours — Temple de Salt Lake. L’Église de JĂ©sus Christ des saints des derniers jours (surnommĂ©e l’Église mormone ou Église SDJ) est une Église chrĂ©tienne fondĂ©e par Joseph Smith en 1830, aprĂšs qu il eut Ă©tĂ© tĂ©moin d une sĂ© 
   WikipĂ©dia en Français

  • Église de JĂ©sus-Christ des Saints des derniers jours — Temple de Salt Lake. L’Église de JĂ©sus Christ des saints des derniers jours (surnommĂ©e l’Église mormone ou Église SDJ) est une Église chrĂ©tienne fondĂ©e par Joseph Smith en 1830, aprĂšs qu il eut Ă©tĂ© tĂ©moin d une sĂ© 
   WikipĂ©dia en Français

  • Église de JĂ©sus Christ des Saints des Derniers Jours — Temple de Salt Lake. L’Église de JĂ©sus Christ des saints des derniers jours (surnommĂ©e l’Église mormone ou Église SDJ) est une Église chrĂ©tienne fondĂ©e par Joseph Smith en 1830, aprĂšs qu il eut Ă©tĂ© tĂ©moin d une sĂ© 
   WikipĂ©dia en Français

  • Église de JĂ©sus Christ des saints des derniers jours — Temple de Salt Lake. L’Église de JĂ©sus Christ des saints des derniers jours (surnommĂ©e l’Église mormone ou Église SDJ) est une Église chrĂ©tienne fondĂ©e par Joseph Smith en 1830, aprĂšs qu il eut Ă©tĂ© tĂ©moin d une sĂ© 
   WikipĂ©dia en Français


Share the article and excerpts

Direct link

 Do a right-click on the link above
and select “Copy Link”

We are using cookies for the best presentation of our site. Continuing to use this site, you agree with this.