Education

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√Čducation

Ces moyens mnémotechniques mis à disposition des enfants visitant le Field Museum de Chicago permettent d'apprendre les pays formant l'Asie et leurs contours géographiques.
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L'éducation est l'apprentissage et le développement des facultés physiques, psychiques et intellectuelles; les moyens et les résultats de cette activité de développement. Spécifiquement, l'éducation humaine inclut des compétences et des éléments culturels caractéristiques du lieu géographique et de la période historique.

Sommaire

√Čducation, instruction ou enseignement

Le mot ¬ę √©ducation ¬Ľ est directement issu du latin educatio de m√™me sens, lui-m√™me d√©riv√© de ex-ducere (ducere signifie conduire, guider, commander et ex, ¬ę hors de ¬Ľ) : faire produire (la terre), faire se d√©velopper (un √™tre vivant)[1].

Enseigner, c'est transmettre √† la g√©n√©ration future un corpus de connaissances (savoir et savoir-faire) et de valeurs consid√©r√©es comme faisant partie d'une culture commune. Il est souvent facile de confondre enseignement et √©ducation. En effet, ce dernier terme, beaucoup plus g√©n√©ral, correspond √† la formation globale d'un individu, √† divers niveaux (au niveau religieux, moral, social, technique, scientifique, m√©dical, etc.). Le terme enseignement, de son c√īt√©, se r√©f√®re plut√īt √† une √©ducation bien pr√©cise, soit celle 'de la transmission de connaissances √† l'aide de signes'[r√©f. n√©cessaire]. ¬ę Signes ¬Ľ et ¬ę enseignement ¬Ľ d√©rivent d'ailleurs de la m√™me racine latine. Ces signes utilis√©s pour la transmission de connaissances font, entre autres, r√©f√©rence au langage parl√© et √©crit.

Enseigner est donc éduquer, mais éduquer n'est pas forcément enseigner.

L'√©ducation ne se limite pas √† l'instruction stricto sensu qui serait relative seulement aux purs savoir et savoir-faire (partie utile √† l'√©l√®ve : savoir se d√©brouiller dans le contexte social et technique qui sera le sien).

Elle vise également à assurer à chaque individu le développement de toutes ses capacités (physiques, intellectuelles et morales). Ainsi, cette éducation lui permettra d'affronter sa vie personnelle, de la gérer en étant un citoyen responsable dans la société dans laquelle il évolue, capable de réfléchir pour pouvoir éventuellement construire une nouvelle société.

En pratique, tout le monde est d'accord pour considérer que certains savoirs essentiels font partie du bagage minimum du citoyen, et qu'inversement il n'est pas d'enseignement possible sans un minimum de pures conventions (comme l'alphabet par exemple) et de capacités relationnelles, dont d'éducation. Instruction et éducation sont souvent confondues. Les différences, subtiles, restent la base de controverses depuis longtemps, le littré en fait foi dans son choix d'exemple pour sa définition d'éducation

Mais il faut remarquer que l'instruction s'enseigne, et que l'√©ducation s'apprend par un autre mode d'action du ma√ģtre, quel qu'il soit.

Au d√©but du XXe si√®cle, la science de l'√©ducation d√©signait la p√©dagogie. Aujourd'hui, en France, depuis la cr√©ation en 1967 du d√©partement universitaire de Sciences de l'√©ducation l'expression s'emploie au pluriel. Les probl√®mes d'√©ducation s'√©tudient en empruntant √† plusieurs disciplines des sciences humaines (sociologie, psychologie, biologie, √©conomie, philosophie de l'√©ducation, etc.).

Enjeux

L'√©ducation est universellement consid√©r√©e comme un enjeu essentiel, en tant que v√©hicule de transmission aux g√©n√©rations ult√©rieures et en tant que moyen de d√©fense et de pouvoir des personnes bien √©duqu√©es ou, au contraire, d'asservissement de personnes soumise √† un "bourrage de cr√Ęne" (racisme, x√©nophobie, l√©gitimation de la violence contre un ennemi, inculcation du caract√®re normal d'une position sociale inf√©rieure, ...).

Droit à l'éducation

Article d√©taill√© : Droit √† l'√©ducation.

Le droit de toute personne à l'éducation, a été consacré dans la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 (article 26), le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels de 1966 (articles 2, 13 et 14[2]), la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale (articles 1, 2 et 5[3]), la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (articles 1 et 10 [4]) et la Convention relative aux droits de l'enfant (articles 2, 9, 28 et 29 [5]).
Il est aussi présent dans la Charte sociale européenne du Conseil de l'Europe.

Lors du Forum mondial sur l'√©ducation de Dakar (avril 2000), un Cadre d'action a √©t√© adopt√©, qui ¬ę r√©affirme l'objectif d'√©ducation pour tous formul√© lors de la Conf√©rence mondiale sur l'√©ducation pour tous ¬Ľ (Jomtien, Tha√Įlande, 1990) et engage les √Čtats signataires √† r√©aliser les objectifs d'une √©ducation de base de qualit√© pour tous d'ici √† l'an 2015, en mettant particuli√®rement l'accent sur l'acc√®s de tous √† l'√©cole primaire et de l'√©ducation des filles. Ces objectifs ont √©t√© aussi affirm√©s par la D√©claration du Mill√©naire de l'ONU [6].

Interpr√©tation du droit √† l'√©ducation :
La Rapporteuse du Comité des droits de l'homme de l'ONU a énuméré quatre caractéristiques de l’éducation:[7]
‚ÄĘ Dotations: obligation pour l‚Äô√Čtat de mettre en place un syst√®me √©ducatif qui ait un nombre suffisant d‚Äô√©coles, de veiller √† √©radiquer tous les motifs de discrimination interdits par les instruments internationaux et possibilit√© pour les parents de choisir l‚Äôenseignement dispens√© √† leurs enfants;
‚ÄĘ Accessibilit√©: √©limination de tous les obstacles √† l‚Äôacc√®s √† l‚Äô√©ducation pour tous les enfants d‚Äô√Ęge scolaire sans discriminations et √† des co√Ľts raisonnables;
‚ÄĘ Acceptabilit√©: normes minimales de qualit√©, de s√©curit√© et de salubrit√© du milieu dans le respect des droits de l‚Äôhomme, de la libert√© d‚Äôenseignement et du contenu et des m√©thodes d‚Äôinstruction;
‚ÄĘ Adaptabilit√©: concordance des droits en fonction de l‚Äô√Ęge, enseignement extrascolaire pour ceux qui n‚Äôont pas acc√®s aux √©tablissements d‚Äôenseignement (enfants et jeunes priv√©s de libert√©, r√©fugi√©s, personnes d√©plac√©es, enfants qui travaillent et communaut√©s nomades); adaptation de l‚Äô√©ducation pour qu‚Äôelle favorise l‚Äôexercice de tous les droits fondamentaux.;[8]

Un droit reconnu au niveau international

Selon la Convention des droits de l'enfant, l'√©ducation est un droit garanti par les √Čtats, et doit avoir les objectifs suivants [9]:

  • Favoriser l'√©panouissement de la personnalit√© de l'enfant et le d√©veloppement de ses dons et de ses aptitudes mentales et physiques, dans toute la mesure de leurs potentialit√©s ;
  • Inculquer √† l'enfant le respect des droits de l'homme et des libert√©s fondamentales, et des principes consacr√©s dans la Charte des Nations Unies ;
  • Inculquer √† l'enfant le respect de ses parents, de son identit√©, de sa langue et de ses valeurs culturelles, ainsi que le respect des valeurs nationales du pays dans lequel il vit, du pays duquel il peut √™tre originaire et des civilisations diff√©rentes de la sienne ;
  • Pr√©parer l'enfant √† assumer les responsabilit√©s de la vie dans une soci√©t√© libre, dans un esprit de compr√©hension, de paix, de tol√©rance, d'√©galit√© entre les sexes et d'amiti√© entre tous les peuples et groupes ethniques, nationaux et religieux, et avec les personnes d'origine autochtone ;
  • Inculquer √† l'enfant le respect du milieu naturel.

Investir dans l'éducation

Article d√©taill√© : √©conomie de l'√©ducation.

L'économie de l'éducation s'est développée dans les années 1960, pour étudier l'influence de l'éducation sur le développement économique.

La th√©orie du capital humain pr√©sent√©e en 1964 par Gary Becker associait l'√©ducation √† un investissement pour l'individu, pour leurs employeurs et plus g√©n√©ralement pour la soci√©t√©. Il affirme que les savoir transmis par l'√©ducation am√©liorent directement les performances des individus. Cet investissement est alors consid√©r√© comme avantageux si les gains de productivit√©s futurs sont plus importants que les co√Ľts de la formation. Elle peine cependant √† expliquer l'attrait de fili√®res √©ducatives privil√©giant la culture g√©n√©rale par rapport √† celle proposant une formation op√©rationnelle des individus, √† priori plus mobilisables sur le march√© du travail.

Une hypoth√®se alternative, la th√©orie du signal, a donc √©t√© d√©velopp√©e dans les ann√©es 1974 par le Canadien Michael Spence. On retrouve des id√©es similaires dans le r√īle de filtrage assign√© au syst√®me √©ducatif par Kenneth Arrow.

Les grands domaines éducatifs

Savoir, savoir-faire, être et savoir-être

Sch√©matiquement, on peut distinguer quatre grands domaines √©ducatifs : le savoir, le savoir-faire, l'√™tre et le savoir-√™tre.

Le savoir correspond aux connaissances intellectuelles. Les recherches en √©ducation relatives au savoir ont pour objectif de trouver les moyens p√©dagogiques permettant aux apprenants d'acqu√©rir au des connaissances : observation, lecture, √©criture, math√©matiques, connaissances de l'Homme et de l'Environnement, m√©taconnaissances, ...

Le savoir-faire correspond √† des comp√©tences pratiques, √† la ma√ģtrise par l'exp√©rience de l'exercice d'une activit√© artisanale, artistique, domestique ou intellectuelle. Ces comp√©tences s'acqui√®rent par la pratique d'une activit√© et par l'apprentissage d'automatismes moteurs. Les recherches en √©ducation relatives au savoir-faire ont pour objectif de trouver et d'appliquer les moyens p√©dagogiques permettant aux apprenants d'acqu√©rir des comp√©tences et des habilet√©s pratiques et/ou intellectuelles.

L'√™tre correspond √† l'√©tat biologique, physique et psychique d'un individu. Les recherches en √©ducation relatives √† l'existance de l'√™tre ont pour objectif de trouver les moyens p√©dagogiques permettant, dans les situations √©ducatives, de favoriser et d'atteindre l'√©tat d'√™tre optimal : √©tat de sant√©, de bien-√™tre, de motivation, de confiance et de satisfaction des besoins naturels et psychiques (joie, plaisir, "libert√©", "perception", reconnaissance, s√©curit√©, justice, int√©grit√©, authenticit√©, capacit√©, intimit√©, diversit√©, confort, cr√©ativit√©, affection, ...).

Le savoir-√™tre correspond √† la capacit√© de produire des actions et des r√©actions adapt√©es √† la soci√©t√© humaine et √† l'environnement. Cette capacit√© s'acquiert en partie par la connaissance de savoirs et de savoirs-fairesp√©cifiques. Les recherches en √©ducation relatives au savoir-√™tre ont pour objectif de trouver les moyens p√©dagogiques permettant aux apprenants d'acqu√©rir au mieux la ma√ģtrise d'actions et de r√©actions adapt√©es √† leur organisme et √† l'environnement : pr√©servation, hygi√®ne, empathie, contr√īle personnel, comportement ad√©quat, respect, action collective, entraide, affirmation de soi, ma√ģtrise, communication, gestion des conflits ...

Construire son savoir

La p√©dagogie moderne consid√®re que la transmission traditionnelle simple (instruction) doit laisser la place √† une p√©dagogie o√Ļ l'√©l√®ve construit (et non cr√©e) son savoir lui-m√™me. Par exemple, selon cette conception, il semble plus important qu'un √©l√®ve soit capable de construire le concept de d√©partement et d'en identifier un √† partir d'une carte ou d'un dictionnaire, plut√īt que de conna√ģtre par cŇďur tous les d√©partements sans en savoir les attributions, le fonctionnement, etc. De m√™me, il semble plus important de savoir consulter internet ou un dictionnaire, que de connaitre par soi-m√™me un r√©pertoire √©tendu de vocabulaire, avec son orthographe correcte.

Mais ce concept est contest√©, avec parfois des mots tr√®s durs ( terrorisme intellectuel, dressage, formatage, coterie des IUFM, ...). Il lui est reproch√© de porter une part de responsabilit√© dans l'√©chec scolaire et social actuellement imput√© au syst√®me. Les opposants d√©noncent comme artificielle, inefficace et stressante la "construction" par les √©l√®ves d'un savoir qui suppose en r√©alit√© un niveau sup√©rieur au leur, parfois universitaire voire doctoral (exemple : construction des nombres et d'une op√©ration aussi simple que la soustraction, en primaire, par la m√©thode ensembliste)[10], quand elle ne suppose pas des prises de risques inconsid√©r√©s (√† propos du code de la route ou autres situations potentiellement dangereuses, par exemple). Ils soutiennent que les enfants peuvent et doivent, avec non moins de plaisir et de motivation, apprendre "par cŇďur" et par obligation si n√©cessaire, sinon les d√©partements, du moins l'alphabet, les tables de multiplication, les principales r√®gles de toutes sortes (sociales, grammaticales, math√©matiques, physiques...)[11]. Ces contestataires, √† leur tour, se voient accus√©s de d√©marches r√©trogrades et r√©actionnaires, de mauvaise foi, etc.

√Čducation formelle et √©ducation non formelle en France

Ces concepts résultent de textes internationaux, OMS et UNESCO notamment mais ont en France un retentissement particulier.

L'√©ducation formelle, l'√©cole ou l'universit√©, n'est, et loin s'en faut, pas l'unique lieu d'√©ducation. C'est ainsi que la premi√®re source d'√©ducation reste la famille et l'entourage, avec tous les enjeux de ¬ę reproduction sociale ¬Ľ que cela implique. En France, Bourdieu et Passeron ont soutenu que le syst√®me scolaire reproduit le syst√®me social gr√Ęce √† une culture scolaire insuffisante et √† une culture libre que les familles les plus ais√©es transmettent √† leurs enfants pour qu'ils acc√®dent en haut de l'√©chelle sociale.

En outre, √† c√īt√© de ses missions d'√©ducation et d'instruction, le syst√®me √©ducatif est contest√© pour op√©rer, par construction, une s√©lection (orientation vers des m√©tiers, ou vers de hautes carri√®res administratives) : l'√©l√®ve re√ßoit une instruction gratuite, mais il payerait cette gratuit√© en √©tant transform√© en un produit relativement passif du ¬ę syst√®me (de production) scolaire ¬Ľ. L'√©cole exige de l'√©l√®ve qu'il s'int√®gre √† l'institution scolaire, √† travers la ma√ģtrise d'un certain nombre de connaissances de base dont l'ensemble n'est pas toujours formalis√©. D'autre part elle ne peut transmettre qu'un corpus rationalis√© et fait l'impasse sur une grande partie du fond commun culturel (le ¬ę bon sens ¬Ľ, les tabous, la communication non verbale, etc.). Enfin, malgr√© les progr√®s de la formation continue, elle ne dure qu'un temps relativement bref dans la vie d'un individu.

Pour toutes ces raisons, il appara√ģt utile √† certains d'√©largir la r√©flexion sur l'√©ducation, sans la r√©duire au cadre scolaire. Ainsi, l'√©ducation non formelle, qui apporte des comp√©tences sp√©cifiques √† l'individu et que celui-ci ne peut acqu√©rir (Tiehi, 1995) dans le cadre de l'√©ducation formelle, est notamment d√©livr√©e au sein des organisations de jeunesse.

Malgré tout cela, l'éducation a permis, historiquement, en France, à une grande partie des classes défavorisées d'accéder à un statut de classe moyenne. Pour certains, son orientation actuelle vers une professionnalisation précoce d'une partie de la jeunesse serait contradictoire avec sa finalité de culture générale des élèves pour leur épanouissement dans la société en tant que citoyen. Pour d'autres, elle peut faciliter au contraire cette intégration dans la vie sociale et professionnelle, objectif tout aussi essentiel de l'éducation.

√Čducation familiale

Article d√©taill√© : √Čducation_familiale.

Cette √©ducation est g√©n√©ralement accomplie par les parents biologiques de l'enfant en question[12], bien que le gouvernement et la soci√©t√© aient √©galement un r√īle. Dans de nombreux cas, les orphelins ou les enfants abandonn√©s re√ßoivent une √©ducation familiale de la part de parents non-biologiques. Les autres peuvent √™tre adopt√©s, √©lev√©s par une famille d'accueil, ou √™tre plac√©s dans un orphelinat.

√Čducation parentale

Article d√©taill√© : √Čducation_parentale.

L’éducation parentale est, selon Pourtois (1984), une activité volontaire d’apprentissage de la part de parents qui souhaitent améliorer les interactions nouées avec leur enfant, pour encourager l’émergence de comportements jugés positifs et réduire celle de comportements jugés négatifs.

Pour Terrisse (1997), elle a pour but d’aider les parents à mieux actualiser leurs potentialités éducatives, en développant leur sentiment de compétence et en utilisant le mieux possible les ressources que leur offre leur environnement.

L‚Äô√©ducation parentale comprend les mesures prise par l'√Čtat afin de la promouvoir, soit en donnant plus de temps au parent pour √©duquer leurs enfants, soit en leurs proposant une initiation ou une formation.

Systèmes éducatifs

Article d√©taill√© : Histoire de l'√©ducation.

Les syst√®mes √©ducatifs sont tr√®s variables dans l'espace et dans le temps, l'√©ducation √©tant parfois plus adapt√©e aux exigences socio-√©conomiques des adultes (besoin de la main d'Ňďuvre enfantine, travail des adultes et tout particuli√®rement des femmes, etc.) qu'aux besoins des enfants. Cependant, on distingue des formules √† peu pr√®s g√©n√©ralis√©es :

  • l'√©ducation se concentre sur les enfants et ne concerne que marginalement les adultes.
  • pendant la petite enfance, l'√©ducation est prise en charge par la famille, o√Ļ se fait l'apprentissage de la langue orale et des rudiments du savoir-vivre n√©cessaire √† la vie sociale.
  • pendant l'enfance (√† partir d'environ 7 ans jusqu'√† la pubert√©), prise en charge collective (au moins partiellement), pour l'apprentissage de rudiments l√©gaux, religieux et culturels (dont, √©ventuellement, la langue √©crite).
  • pendant l'adolescence, sp√©cialisation, par l'apprentissage chez un ma√ģtre ou (non exclusif) collectivement.

Systèmes éducatifs de différents pays

Europe

  • L'Union europ√©enne s'est engag√©e depuis 1999 dans le processus de Bologne qui a pour but de construire un espace europ√©en de l'enseignement sup√©rieur avant 2010. Il ne s'agit pas de mettre en place un syst√®me universitaire unique mais bien de placer les syst√®mes nationaux diversifi√©s dans un cadre commun.
  • Voir aussi les syst√®mes √©ducatifs en Allemagne, Belgique, Italie, Suisse
France France
Article d√©taill√© : Syst√®me √©ducatif fran√ßais.
Suisse Suisse
Article d√©taill√© : Syst√®me √©ducatif suisse.

Asie

  • Le syst√®me √©ducatif japonais est tr√®s proche du mod√®le anglo-saxon. Contrairement √† l'Allemagne et dans une moindre mesure √† la France, il n'y a pas d'orientation avant l'entr√©e en universit√©. Le syst√®me universitaire √©tant tr√®s √©litiste, les √©coliers travaillent dur depuis l'√©cole maternelle jusqu'√† l'entr√©e en universit√©. Beaucoup d'√©coles maternelles recrutent m√™me sur concours, les questions √©tant bien s√Ľr adapt√©es √† l'√Ęge des enfants (concernant les formes, les couleurs et des connaissances simples sur la nature). De plus, les cours du soir (juku, Ś°ĺ) sont presque une r√®gle pour les lyc√©ens. Le lyc√©e ne se termine non pas par un examen mais par les concours d'entr√©e en universit√©.
  • Autrefois, dans la R√©publique populaire de Chine, l'√©ducation n'√©tait disponible que pour les familles ais√©es. Cependant, l'accession au pouvoir du Parti communiste chinois en 1949 apporta des d√©cennies de r√©volution dans le syst√®me scolaire. Aujourd'hui, le gouvernement s'oriente vers une √©ducation primaire universelle et vers la formation de la main d'Ňďuvre.

Amériques

√Čtats-Unis √Čtats-Unis
  • Le Syst√®me √©ducatif des √Čtats-Unis d'Am√©rique est d√©centralis√©, la plupart des d√©cisions sur les programmes et sur le financement √©tant prises par des instances locales : les school boards. Les programmes √©ducatifs sont en g√©n√©ral √©tablis par chaque √©tat. Le gouvernement f√©d√©ral intervient surtout dans le financement de l‚Äô√©ducation.

Les √©coles priv√©es √©laborent leur programme librement et dans le syst√®me public, seulement 22 √Čtats √©tablissent une liste de manuels recommand√©s. Dans la majorit√© des √Čtats, la libert√© de choix est totale. Les assembl√©es l√©gislatives de chaque √©tat f√©d√©r√© √©tablissent un socle minimum commun de connaissances dans les programmes. Les programmes ne sont pas les m√™mes d'un √©tat √† l'autre. Le secondaire souffre de carences nombreuses mais l'enseignement sup√©rieur est l'un des plus r√©put√© du monde.

Canada Canada
Qu√©bec Qu√©bec
Argentine Argentine
  • Les programmes scolaires pour l'enseignement primaire et secondaire diff√®rent selon les provinces. Cependant, l'apprentissage de l'anglais est obligatoire d√®s le second cycle scolaire. Le fran√ßais, l'italien, l'allemand, le portugais, et le russe peuvent √©galement √™tre √©tudi√©s selon les √©coles. L'enseignement primaire est obligatoire, il existe autant d'√©tablissement publics que d'√©tablissements priv√©s, ces derniers √©tant fr√©quent√©s surtout par la classe moyenne haute ou ais√©e.

La scolarisation primaire d'un √©l√®ve argentin moyen co√Ľte environ 3 100 ARS √† sa famille, soit 800 $US.

Flag of Uruguay.svg Uruguay

Les programmes scolaires pour l'enseignement primaire et secondaire sont les mêmes dans tout le pays. L'enseignement primaire en Uruguay est gratuit et obligatoire. Cependant, il existe des écoles privées à Montevideo et dans toutes les villes du pays. Le système éducatif uruguayen est quasiment le même qu'en Argentine.

Br√©sil Br√©sil
Mexique Mexique
Article d√©taill√© : Syst√®me d'√©ducation mexicain.

Statistiques

Tableau 1 : Population entre 25 et 34 ans √©tant parvenue √† une formation secondaire : Source : Regards sur l'√©ducation, rapport annuel de l'OCDE, 2003, cit√© dans le journal Le Monde, le 13 septembre 2005.

Enseignement secondaire
Rang Pays
1 Corée du Sud
2 Norvège
3 Slovaquie
4 Japon
5 République tchèque
6 Suède
7 Canada
8 Finlande
9 √Čtats-Unis
10 Danemark
11 Allemagne
12 Autriche
13 Nouvelle-Zélande
14 Hongrie
15 France
Rang Pays
16 Irlande
17 Belgique
18 Suisse
19 Pays-Bas
20 Australie
21 Grèce
22 Royaume-Uni
23 Luxembourg
24 Islande
25 Italie
26 Espagne
27 Pologne
28 Portugal
29 Turquie
30 Mexique

Tableau n¬į2 : Taux d'obtention d'un dipl√īme de l'enseignement secondaire dans la population en √Ęge typique de l'obtenir : Source : rapport annuel de l'OCDE, Regards sur l'√©ducation, 2003, cit√© dans le journal Le Monde, le 13 septembre 2005.

Dipl√īme du secondaire
Rang Pays
1 Allemagne
2 Grèce
3 Norvège
4 Japon
5 Irlande
6 Suisse
7 République tchèque
8 Hongrie
9 Danemark
10 Pologne
11 Finlande
Rang Pays
12 France
13 Italie
14 Islande
15 Suède
16 √Čtats-Unis
17 Luxembourg
18 Espagne
19 Slovaquie
20 Turquie
21 Mexique

Tableau 3 : Taux d'acc√®s √† l'enseignement sup√©rieur : Source : rapport annuel de l'OCDE, Regards sur l'√©ducation, 2003, cit√© dans le journal Le Monde, le 13 septembre 2005.

Accès à l'enseignement supérieur
Rang Pays
1 Islande
2 Nouvelle-Zélande
3 Suède
4 Finlande
5 Pologne
6 Hongrie
7 Norvège
8 Australie
9 √Čtats-Unis
10 Italie
11 Danemark
12 Pays-Bas
13 Corée du Sud
Rang Pays
14 Royaume-Uni
15 Espagne
16 Japon
17 Irlande
18 Slovaquie
19 France
20 Suisse
21 Allemagne
22 Autriche
23 Belgique
24 République tchèque
25 Mexique
26 Turquie

Tableau 4 : Taux d'obtention d'un dipl√īme d'enseignement sup√©rieur en trois √† six ans : Source : rapport annuel de l'OCDE, Regards sur l'√©ducation, 2003, cit√© dans le journal Le Monde, le 13 septembre 2005.

Obtention d'un dipl√īme de l'enseignement sup√©rieur
Rang Pays
1 Australie
2 Finlande
3 Pologne
4 Islande
5 Danemark
6 Royaume-Uni
7 Irlande
8 Norvège
9 Suède
10 Hongrie
Rang Pays
11 Japon
12 Espagne
13 √Čtats-Unis
14 Italie
15 France
16 Slovaquie
17 Allemagne
18 Autriche
19 Suisse
20 République tchèque
21 Turquie

Notes et références

  1. ‚ÜĎ gaffiot
  2. ‚ÜĎ http://www.right-to-education.org/node/101
  3. ‚ÜĎ http://www.right-to-education.org/node/125
  4. ‚ÜĎ http://www.right-to-education.org/node/133
  5. ‚ÜĎ http://www.right-to-education.org/node/92
  6. ‚ÜĎ Objectif 2 et 3: http://www.un.org/french/millenniumgoals/education.shtml
  7. ‚ÜĎ (Tomasevski, K. (2002). Rapport annuel sur le droit √† l‚Äô√©ducation. Pr√©sent√© en application de la r√©solution 2001/29, Doc. E/CN.4/2002/60, Commission des Droits de l‚ÄôHomme, cinquante-huiti√®me session. p. 14)
  8. ‚ÜĎ (Tomasevski, K. (2002). Rapport annuel sur le droit √† l‚Äô√©ducation. Pr√©sent√© en application de la r√©solution 2001/29, Doc. E/CN.4/2002/60, Commission des Droits de l‚ÄôHomme, cinquante-huiti√®me session. p. 14)
  9. ‚ÜĎ Convention des droits de l'enfant; article 29
  10. ‚ÜĎ la bosse des maths est-elle une maladie mentale ? Wolf, Marcus, √©d. La D√©couverte, 1984 :
  11. ‚ÜĎ Et vos enfants ne sauront pas lire... ni compter ! Marc Le Bris, Stock, 2004
  12. ‚ÜĎ (en)Majority of Children Live With Two Biological Parents, 2008. Consult√© le 15 juillet 2008

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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  • Education ‚ÄĒ ‚ÄĘ In the broadest sense, education includes all those experiences by which intelligence is developed, knowledge acquired, and character formed. In a narrower sense, it is the work done by certain agencies and institutions, the home and the school ‚Ķ   Catholic encyclopedia

  • Education ‚ÄĒ ¬†¬†¬†Education has been a priority for Israel since independence, although there was already substantial growth of Jewish education under the British mandate. During Israel s earliest years, the educational system was characterized by tremendous… ‚Ķ   Historical Dictionary of Israel

  • Education.au ‚ÄĒ Education.au, established in 1996, is a not for profit ministerially owned national company located in Adelaide, South Australia. It is governed through a Board by nominees from the Australian Government, higher education, school education, and… ‚Ķ   Wikipedia

  • education ‚ÄĒ ed‚Äßu‚Äßca‚Äßtion [ňĆedj äňąke…™ ÜÓÄÖn «Ā ňĆed í…ô ] noun [uncountable] the process of learning, for example at schools and universities, and the process by which your mind develops through doing this: ‚ÄĘ The most important element of business education is… ‚Ķ   Financial and business terms

  • Education ‚ÄĒ Ed u*ca tion (?; 135), n. [L. educatio; cf. F. [ e]ducation.] The act or process of educating; the result of educating, as determined by the knowledge skill, or discipline of character, acquired; also, the act or process of training by a… ‚Ķ   The Collaborative International Dictionary of English

  • √©ducation ‚ÄĒ √ČDUCATION. s. f. Le soin qu on prend de l instruction des enfans, soit en ce qui regarde les exercices de l esprit, soit en ce qui regarde les exercices du corps, et principalement en ce qui regarde les moeurs. Bonne √©ducation. Mauvaise √©ducation ‚Ķ   Dictionnaire de l'Acad√©mie Fran√ßaise 1798

  • education ‚ÄĒ EDUCATION. s. f. Le soin qu on prend de l instruction des enfants, soit en ce qui regarde les exercices de l esprit, soit en ce qui regarde les exercices du corps. Bonne education. mauvaise education. l education des enfants. prendre soin de l… ‚Ķ   Dictionnaire de l'Acad√©mie fran√ßaise

  • Education ‚ÄĒ allergy bullying bullycide bullyproofing car schooling digital native dipstick dormcest dropout fa ‚Ķ   New words

  • education ‚ÄĒ 1530s, childrearing, also the training of animals, from M.Fr. education (14c.) and directly L. educationem (nom. educatio), from pp. stem of educare (see EDUCATE (Cf. educate)). Originally of education in social codes and manners; meaning… ‚Ķ   Etymology dictionary


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