Ecluse

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Ecluse

√Čcluse

La porte √† flots ; une √©cluse rudimentaire (Ici sur l'Aure Isigny, Normandie, France)
√Čcluse Fran√ßois Ier, port du Havre, Seine-Maritime
√Čcluse de Grave, Pays-Bas
Mod√®le r√©duit d'√©cluse avec ¬ę portes √† relevage ¬Ľ
√©cluse de bois avec ¬ę portes busqu√©es ¬Ľ, sur petit canal
Péniche dans le sas de l'écluse de l'Aiguille, Canal du Midi

Une √©cluse est un ouvrage d'art hydraulique implant√© dans un canal ou un cours d'eau pour le rendre navigable et permettre aux bateaux de franchir des d√©nivellations. L'√©cluse comprend un sas dans lequel on peut faire varier le niveau de l'eau. Il est isol√© des biefs amont et aval par des portes souvent munies de vannes appel√©es ¬ę ventelles ¬Ľ.

Une √©cluse moderne comprend les √©l√©ments architecturaux suivants :

  • Deux ports d'attente, ou estacades (aval et amont) ;
  • Deux plateaux (rive droite et rive gauche) munis d'organes d'amarrage (bollards) ;
  • Deux bajoyers (rive droite, rive gauche) √©ventuellement √©quip√©s de bollards flottants
  • Le radier qui constitue le fond de l'√©cluse ;
  • Deux portes (amont et aval), les portes et les bajoyers encadrant le sas ;
  • Les aqueducs ou tambours ou encore tunnels de fuite (pour vidanger ou remplir l'√©cluse) ;
  • Les infrastructures annexes et syst√®mes li√©s au fonctionnement de l'√©cluse (√Člectricit√©, √©clairage, local de contr√īle et commande, t√©l√©communication, etc.).
  • Si elle est sur une rivi√®re navigable, elle est accoupl√©e √† un barrage mobile, celui-ci pouvant √™tre √©quip√© d'une centrale hydro√©lectrique.

Sommaire

Histoire

√Ä l'origine (Moyen-√āge, Renaissance), le mot ¬ę √©cluse ¬Ľ d√©signe un vannage simple (latin Aqua exclusa : eau s√©par√©e). S'il s'agit d'un ouvrage de navigation, cela est alors pr√©cis√© ¬ę √©cluse de navigation ¬Ľ, c‚Äôest-√†-dire en fait un pertuis. C'est en rapprochant progressivement deux pertuis encadrant un bassin qui deviendra le sas que l'on √©voluera vers l'√©cluse, par l'√©tape interm√©diaire du bassin √† portes marini√®res. Ceci se passe pendant les XVe et XVIe si√®cles. Ce peut √™tre l'Ňďuvre empirique de meuniers fut√©s cherchant un moyen d'√©conomiser l'eau perdue √† chaque passage de bateau dans une porte marini√®re (un pertuis) simple.

Contrairement √† une id√©e largement r√©pandue, L√©onard de Vinci n'est pas l'inventeur de l'√©cluse √† sas, m√™me s'il a beaucoup travaill√© sur la question et a m√™me con√ßu des canaux. Le principe du sas √† niveau variable existait avant lui, de m√™me que vraisemblablement celui des portes dites ¬ę busqu√©es ¬Ľ qui forment un angle point√© vers l'amont de mani√®re √† r√©sister √† la pression de l'eau selon un principe proche de celui de la vo√Ľte, mais appliqu√© √† l'horizontale. On est pass√© graduellement du pertuis archa√Įque, dangereux et tr√®s consommateur d'eau √† l'√©cluse ¬ę moderne ¬Ľ par l'√©tape interm√©diaire du bassin √† portes marini√®res ou ¬ę pal√©o-√©cluse ¬Ľ qui consiste en un vaste bassin servant de sas, encadr√© en amont et en aval par des pertuis. L√©onard de Vinci a vraisemblablement mis la touche finale √† cet ouvrage en pr√©conisant la forme rectangulaire que nous lui connaissons g√©n√©ralement.

Les noms de nombreux ing√©nieurs de la Renaissance, surtout italiens, sont associ√©s √† cette invention progressive de l'√©cluse √† sas : Bertolo da silva, Fiorivantiti da Bolognaise, et bien s√Ľr L√©onard de Vinci qui, comme nous venons de le voir, s'il n'a pas invent√© l'√©cluse au sens propre, lui a mis sa touche finale en y apportant les derniers perfectionnements, comme par exemple un petit volet plac√© au bas de la porte qui permet un flux d'eau suffisant pour √©quilibrer la pression sur les deux vantaux et en faciliter l'ouverture, pr√©figurant les futures ¬ę vannes papillon ¬Ľ. Les ing√©nieurs hollandais ne sont pas en reste non plus, mais leurs noms ne nous sont pas parvenus.

Par la suite, on ne cessera de perfectionner le syst√®me, mais le principe reste le m√™me. On emploiera parfois, au lieu des portes busqu√©es traditionnelles, des portes √† guillotines ou des portes dites ¬ę secteur ¬Ľ, ou encore des clapets plongeants.

Jusqu'√† la fin du XIXe si√®cle, la chute maximale des √©cluses ne d√©passe gu√®re 4 m, car le syst√®me de vannes plates ne fonctionne plus sous une pression trop forte. C'est l'invention de la vanne cylindrique par l'ing√©nieur Moraillon √† la fin de ce XIXe si√®cle qui va permettre la construction d'√©cluses de haute chute d√©passant 5 m : sur un cylindre vertical, les pressions s'annulent, et l'on n'a aucun mal √† lever une telle vanne.

Quelques records

En France, au gabarit Freycinet, les √©cluses de plus hautes chutes sont :

  1. R√©chicourt, sur le Canal de la Marne au Rhin (dans le d√©partement de la Moselle), avec 15,70 m
  2. Crissey, sur le Canal du Centre (au nord de Chalon/Sa√īne), avec 10,50 m
  3. Flandres, sur le Canal Saint-Denis (√† c√īt√© de la cit√© de la Villette √† Paris), avec 9,80 m
  4. Bourg-le-Comte, sur le Canal de Roanne √† Digoin, avec 7,19 m
  5. Bayard, sur le Canal du Midi (devant la gare Matabiau √† Toulouse) et B√©ziers (juste apr√®s le pont-canal), avec 6,20 m
  6. Artaix et Chassenard, encore sur le Canal de Roanne √† Digoin, avec 6 m chacune
  7. Laroche et Germigny, sur le Canal de Bourgogne, avec 5,50 m chacune
  8. Saverne sur le Canal de la Marne au Rhin, avec 5,43 m
  9. Heuilley-Cotton sur le Canal de la Marne √† la Sa√īne avec 5,23 m
  10. Plusieurs √©cluses du Canal du Centre, avec 5,20 m, et plusieurs du Canal de Briare, avec 5 m.
  11. La nouvellement réhabilitée (20 septembre 2007) écluse de descente en Loire d'Orléans, au bout du canal d'Orléans, avec une chute variable selon le niveau de la Loire, mais supérieure à 5 m.

Sur le Canal du Midi, à proximité de Béziers, l'écluse octuple de Fonséranes permet le franchissement d'un dénivelé de 21,50 mètres sur 300 mètres de long, mais son sas inférieur est hors-service, et on entre directement dans son 2e sas qui est en niveau haut constant (il n'est que le prolongement du bief du pont-canal de Béziers). C'est-à-dire qu'aujourd'hui cet ouvrage ne rattrape plus qu'une chute de l'ordre de 16 m.

Sur le Canal de Briare, le modèle de Fonséranes, l'écluse septuple de Rogny, rattrapait une chute de 24 m sur un peu plus de 220 m de longueur.

En grand gabarit, les plus hautes √©cluses de France se trouvent sur le Rh√īne, la plus haute √©tant Saint-Pierre (Boll√®ne) avec 23 m. √Ä sa mise en service (1953), elle √©tait la plus haute du monde.

En gabarit inf√©rieur √† Freycinet, on peut citer deux √©cluses r√©centes sur le Lot : Castelmoron (10 m) et Villeneuve (13 m).

Dans d'autres pays, on trouvera celle de Zaporoje, sur le Dniepr, qui atteint 37 m, et celle de Carapatello, sur le Douro, qui atteint 34 m. Les toutes r√©centes √©cluses du barrage des Trois Gorges, en Chine, sont encore plus hautes.

En revanche, en France, les √©cluses de plus faible chute se trouvent dans le Marais Poitevin o√Ļ certaines ne d√©passent gu√®re 20 cm, et sur le Canal de l'Ourcq, o√Ļ elle tournent autour de 50 cm.

A noter, également, qu'en matière de profondeur, l'écluse détenant le record mondial est l'écluse François Premier au Havre (voir photo plus haut), accusant un radier à 48 mètres.

Technique

Dans le cas des fleuves ou rivi√®res navigables, les √©cluses sont implant√©es au droit d'un barrage qui cr√©e un plan d'eau en amont. L'ensemble s'appelle un ¬ę barrage √©clus√© ¬Ľ. On en trouve couramment sur la Seine, l'Yonne, la Marne, l'Oise, le Cher, le Lot, le Tarn, la Mayenne, la Sarthe, la Seille, etc.

Le franchissement d'une √©cluse est une op√©ration dont la dur√©e varie avec la conception de l'ouvrage, et pas seulement en fonction de sa hauteur ou de son volume d'eau n√©cessaire (la ¬ę bassin√©e ¬Ľ). Il faut √©quilibrer les niveaux d'eau avec un bief puis avec l'autre, en transf√©rant √† chaque fois une masse d'eau du bief amont vers le bief aval, correspondant au volume de la bassin√©e (soit un parall√©l√©pip√®de rectangle (longueur du sas √ó largeur du sas √ó hauteur de chute). Cela suppose dans le cas d'un canal une alimentation en eau proportionn√©e √† l'intensit√© de la navigation. La d√©nivellation franchissable par une √©cluse est limit√©e √† 25 m environ. Au-del√† il faut cr√©er une s√©rie d'√©cluses en cha√ģne, ce qui complique encore le passage. On en conna√ģt cependant qui d√©passent les 30 m de chute : Carapatello sur le Douro au Portugal : 34 m, et Zaporoje sur le Dniepr : 37 m.

Syst√®me d'√©cluses ¬ę en escalier ¬Ľ √† Caen Hill (Devizes), sur le canal Kenneth-and-Avon, dans le sud de l'Angleterre. Il y a ici 16 √©cluses s√©par√©es par de tr√®s courts biefs pour permettre le croisement des bateaux.

On trouve également des écluses à l'entrée de certains ports soumis à la marée. L'écluse sert à garder une profondeur d'eau constante dans le bassin même à marée basse. Les horaires d'ouverture sont indiqués par rapport aux horaires de marée dans les instructions nautiques. Les jours de faibles coefficients, certains petits ports n'ouvrent pas l'écluse de la journée car, même à marée haute, le niveau d'eau à l'extérieur est trop faible pour la faire fonctionner correctement.

Situ√©e dans le port d'Anvers, en Belgique, l'√©cluse de Berendrecht est la plus grande de la plan√®te : 500 m√®tres de long, 68 m de large et 18 m de profondeur. Avant elle, les √©cluses du port d'Anvers ¬ę Kruiskans ¬Ľ, ¬ę Baudouin ¬Ľ, ¬ę Zandvliet ¬Ľ furent successivement les plus grandes du monde.

En revanche, la plus petite (qui ne soit pas une maquette) est peut-√™tre en France, dans le Marais Poitevin, √† Maill√© au lieu-dit l'Aqueduc. Elle mesure 7 m sur 3, et sa chute oscille entre 0 et 30 cm selon le niveau de la rivi√®re sur laquelle elle se trouve, la Jeune Autize...

√Čvolution dans la construction

√Čcluse √† porte √† relevage (dites ¬ę √† guillotine ¬Ľ)

Porte √† relevage sur le ¬ę Plan inclin√© de Saint-Louis-Arzviller ¬Ľ en Lorraine

C’est la première écluse à sas connue à ce jour, c’est à dire une portion de canal fermé par deux portes, qui présente l’avantage de nécessiter qu’une petite quantité d’eau par rapport au pertuis. C’est en 983, qu’un ingénieur chinois du nom de Chhaio Wei-yo construisit le premier sas doté d'une porte à relevage à ses deux extrémités.

L‚Äôinconv√©nient √©tait que ces portes plates n‚Äô√©taient facilement manŇďuvrables que pour les hauteurs d‚Äôeau assez faibles √† cause de la pression exerc√©e sur elles.

En 1438, en Europe, deux ingénieurs italiens, Filippo Degli Organi et Fiorivanti di Bologna, créent la première écluse à sas sur le Naviglio Grande (via Arena), un des canaux de Milan.

Ce syst√®me est toujours utilis√©, notamment pour les portes aval des √©cluses de haute chute comme sur le Rh√īne, ou celle de Crissey sur le canal du Centre ou sur les √©cluses du Plan inclin√© de Saint-Louis-Arzviller. On les appelle aussi ¬ę portes √† guillotine ¬Ľ.

√Čcluse √† portes busqu√©es

Dessin de Léonard de Vinci (portes busquées et ventelles- (Codice Atlantico. f. 240r.-c)

Pour pallier la pression exercée sur les portes, alors perpendiculaires au flux, en 1460 on inventa les portes dites busquées, c’est-à-dire que, une fois fermées, l’angle qu’elles forment s’oppose au flux de l’eau dont la pression assure la fermeture et l’étanchéité.

L'invention du syst√®me de manŇďuvre et des petits volets √† verrou plac√©s au bas des portes qui permettent le passage de l'eau du bief au sas ou inversement pour √©quilibrer la pression sur les deux battants ou vantaux, et en faciliter l‚Äôouverture est attribu√©e √† L√©onard de Vinci (voir figure de droite : selon le Codice Atlantico, f. 240 r- c. de l'√©tudes pour l‚Äô√©cluse de San Marco √† Milan). Ces petits volets deviendront par la suite les ventelles, c'est-√†-dire des vannes coulissant verticalement. Un dessin de la main de L√©onard (mus√©e du Clos Luc√© √† Amboise) semble accr√©diter cette th√®se.

En 1458, l'ingénieur du duc de Milan, Bertola da Novate, construit le canal de Bereguardo avec ces premières écluses modernes.

En France, cette invention fut mise en Ňďuvre, pour la premi√®re fois semble-t-il, par un ing√©nieur italien dont le nom n'a pas √©t√© conserv√© (peut-√™tre s'agit-il du m√™me Bertola da Novate), sur l'Y√®vre au d√©but du XVIe si√®cle. Il fut repris et am√©lior√© d√®s 1605 par Hugues Cosnier, sur le Canal de Briare (Hugues Cosnier fut aussi l'inventeur de l'√©cluse multiple). Hugues Cosnier substituera aussi aux ventelles dans les portes un syst√®me d'aqueducs dans les ma√ßonneries, les ¬ę tambours ¬Ľ, toujours obtur√© par des vannes, qui permettent un afflux d'eau plus important et mieux r√©parti. En revanche, cela co√Ľte plus cher √† la construction. Cosnier a vu ce syst√®me appliqu√© avec succ√®s en Belgique.

Les portes busquées sont si efficaces qu'elles sont encore très courantes dans tous les canaux du monde, et notamment sur les canaux de France.

√Čcluse √† portes pivotantes ou ¬ę portes secteur ¬Ľ

Ce type de porte a des vantaux dont la courbure de l‚Äôextrados annule la pression de l‚Äôeau. C‚Äôest la m√™me architecture que les battants des barrages mobiles √† axe vertical. Ce syst√®me, qui semble avoir √©t√© exp√©riment√© pour la premi√®re fois sur les pertuis des petits canaux de la haute Seine au XVIIIe si√®cle, se nomme ¬ę portes secteur ¬Ľ. C'est ce principe qui r√©git les portes du barrage de Maeslantkering en Hollande (Barrages mobiles √† battant).

Diverses formes d’écluses

A=écluse ovale, B=écluse droite. 1=portes pivotantes, 2=portes busquées

√Čcluses ovales

Les premières écluses concaves fabriquées en bois avaient une durée de vie assez limitée. En 1548, l'ingénieur italien Jacopo Barozzi da Vignola dit le Vignole, appelé pour améliorer la navigation sur les canaux de Bologne, remplaça ces écluses en bois par des écluses maçonnées en pierre de forme concave pour résister à la pression du terrain. Cette forme avait en plus l'avantage d'accueillir plusieurs embarcations.

Un siècle plus tard, cette disposition a été préconisée et appliquée notamment par Pierre-Paul Riquet pour son canal du Midi, et reprise pour le Lez. À l'étranger, on trouve des écluses à sas ovale en Scandinavie, en Angleterre, en Espagne, en Italie...

√Čcluses rectangulaires

L‚Äôemploi du b√©ton arm√© permet la construction d‚Äô√©cluses √† parois parall√®les, offrant une meilleure r√©sistance √† la pouss√©e du terrain. La mise en Ňďuvre et l‚Äôentretien s‚Äôen trouvent simplifi√©s. Mais avant l'emploi du b√©ton, la forme rectangulaire avait √©t√© adopt√©e pour la grande majorit√© des sas, et ce depuis Hugues Cosnier sur le canal de Briare, au cours de la premi√®re moiti√© du XVIIe si√®cle.

√Čcluse ronde d‚ÄôAgde

Plan de l'écluse ronde d'Agde réalisé par Pierre-Paul Riquet

Construite par Pierre-Paul Riquet de 1679 à 1680, cette écluse est unique au monde: son sas a la particularité d’avoir trois portes et, par une simple rotation, permet au bateau de choisir entre trois directions (l’Hérault, le canal maritime ou le canal du Midi).

Dans les années 70, les travaux de mise aux normes ont modifié l’aspect de l’ouvrage.

√Čcluse ronde des Lorrains

Cette autre √©cluse ronde appartient au canal Lat√©ral √† la Loire. Elle est situ√©e √† l'origine de l'embranchement d'Apremont, qui sert de prise d'eau dans l'Allier pour alimenter le canal depuis le Gu√©tin jusqu'√† Briare. Elle a √©t√© construite de 1835 √† 1841 et mesure 32 m de diam√®tre. En plus de son r√īle alimentaire, elle servait autrefois d'entr√©e sur le r√©seau des canaux aux bateaux construits au Veurdre, un peu en amont sur l'Allier. Elle ne conserve de nos jours plus que son r√īle alimentaire. Sa forme circulaire a √©t√© dict√©e par la n√©cessit√© d'orienter son entr√©e en rivi√®re vers l'aval afin d'en √©viter l'ensablement. Les bateaux effectuaient une rotation presque compl√®te dans le sas, l'entr√©e et la sortie √©tant quasiment c√īte √† c√īte.

D'autres systèmes

Pour franchir les d√©nivellations importantes, on a √©galement con√ßu d'autres dispositifs :

Ascenseur funiculaire de Strépy-Thieu, Hainaut, Belgique

√Čcluses et environnement

Phénomène de pollution lumineuse, qui pourrait être réduit par un asservissement de l'éclairage aux besoins et aux conditions météorologiques

Sans nier les nombreux avantages environnementaux du transport par p√©niches, on peut admettre que les √©cluses contribuent √† quelques probl√®mes environnementaux :

  • Artificialisation des cours d'eau (si elles augmentent localement l'oxyg√©nation, elles contribuent √† remettre en suspension des s√©diments souvent pollu√©s dans les canaux)
  • Pour limiter l'oxydation et l'usure de pi√®ces essentielles de portes d'√©cluses, ces pi√®ces ont longtemps fonctionn√© noy√©es dans un bain de mercure (jusqu'√† plus d'1 kg de mercure par porte), avec des pertes minimes en temps normal mais tr√®s importantes en cas d'accident. Le mercure perdu dans les canaux peut √™tre transform√© en m√©thyl-mercure tr√®s toxique par les bact√©ries des s√©diments, en aval, et il est fortement bioaccumulable.
  • G√™ne √† la remont√©e des cours d'eau par les poissons (probl√®me facilement r√©solu par des √©chelles √† poissons bien con√ßues, voire une gestion particuli√®re et adapt√©e des ouvertures des portes et ventelles)
  • S√©quelles de guerre : Certaines √©cluses ayant fait l'objet durant les guerres r√©centes (depuis 1870) de tirs intensifs, leurs fonds et abords peuvent encore contenir des munitions immerg√©es ou des munitions non explos√©es, √©ventuellement chimiques pour celles de la p√©riode 14-18. Ces munitions seront susceptible de poser des probl√®mes de toxicit√© pour l'environnement et le personnel quand elles commenceront √† fuir suite √† leur corrosion. L'Allemagne, la Belgique et le Nord de la France sont concern√©es.
  • Ce sont des lieux o√Ļ les bateaux doivent ralentir, stopper, puis d√©marrer et acc√©l√©rer, certains mariniers faisant tourner √† plein leurs moteurs. Le fuel parfois non desoufr√© utilis√© par ces moteurs, et l'huile peuvent √™tre √† l'origine d'une pollution de l'air et des sols augment√©e autour de la zone de l'√©cluse. Relativisons cependant : cette pollution reste tr√®s ponctuelle et si l'on se r√©f√®re au tonnage transport√© (250 tonnes pour un automoteur Freycinet de canal, propuls√© par un moteur de 200 cv environ), elle est tr√®s largement inf√©rieure aux √©missions globales d'un semi-remorque (450 cv pour porter 25 tonnes), et le bateau n'encombre pas les routes.
  • Tr√®s √©clair√©es la nuit, pour des raisons de s√©curit√©, sur les grands axes qui fonctionnent 24 h sur 24 (Rh√īne, Seine), elles contribuent au ph√©nom√®ne de pollution lumineuse, qui pourrait √™tre r√©duit avec un √©clairage variant selon le besoin et les conditions m√©t√©orologiques.

Voir aussi

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Ecluse de Wikipédia en français (auteurs)

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  • √©cluse ‚ÄĒ [ eklyz ] n. f. ‚ÄĘ escluse v. 1200; bas lat. exclusa, p. p. f√©m. de excludere, ¬ę (eau) s√©par√©e du courant ¬Ľ ‚ô¶ Ouvrage hydraulique, form√© essentiellement de portes munies de vannes, destin√© √† retenir ou √† l√Ęcher l eau selon les besoins. √Čcluse… ‚Ķ   Encyclop√©die Universelle

  • √©cluse ‚ÄĒ √ČCLUSE. sub. f. Cl√īture, barri√®re faite de terre, de pierre, de bois, sur une rivi√®re, sur un canal, ayant une ou plusieurs portes qui se l√®vent et se baissent pour retenir et l√Ęcher l eau. B√Ętir une √©cluse. Les √©cluses sont ruin√©es. Raccommoder… ‚Ķ   Dictionnaire de l'Acad√©mie Fran√ßaise 1798

  • Ecluse ‚ÄĒ (spr. ekl√ľs , soviel wie Klause), Engpa√ü im franz. Depart. Ain, Arrond. Gex, der von der Rhone beim Durchbruch des Jura zwischen dem Grand Cr√©do (1624 m) und dem Vuache (1111 m) gebildet wird. Der Pa√ü wird von der Stra√üe und Eisenbahn von Lyon… ‚Ķ   Meyers Gro√ües Konversations-Lexikon

  • Ecluse [1] ‚ÄĒ Ecluse (spr. Ekl√ľs), 1) (Fortl E.), Fort u. Pa√ü im Bezirk Gex des franz√∂sischen Departements Ain, auf einem Felsen des Jura u. 120 Fu√ü √ľber der Rhone; 2) Flecken an der Cense im Bezirk Douai des franz√∂sischen Departements Nord; 17,000 Ew.; 3)… ‚Ķ   Pierer's Universal-Lexikon

  • Ecluse [2] ‚ÄĒ Ecluse (spr. Ekl√ľs, lat. Clusius), Charles l E., geb. 1526 in Arras, Botaniker, bereiste fast ganz Europa, war 1573‚Äď87 Aufseher des Botanischen Gartens in Wien, lebte von 1590 an in England u. in Frankfurt a. M., wurde 1593 Professor der Botanik… ‚Ķ   Pierer's Universal-Lexikon

  • √Čcluse ‚ÄĒ Pour les articles homonymes, voir L √Čcluse. La porte √† flots ; une √©cluse rudimentaire (Ici sur l Aure Isigny, Normandie, France) ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • √©cluse ‚ÄĒ (√© klu z ) s. f. 1¬į¬†¬†¬†Construction en ma√ßonnerie faite pour retenir au besoin, dans sa partie appel√©e la chambre de l √©cluse, l eau n√©cessaire pour faire monter ou descendre d un bief √† un autre le bateau qui parcourt un canal, LEGOARANT. Les… ‚Ķ   Dictionnaire de la Langue Fran√ßaise d'√Čmile Littr√©

  • √ČCLUSE ‚ÄĒ s. f. Cl√īture, barri√®re faite de terre, de pierre, de bois, sur une rivi√®re, sur un canal, etc., ayant une ou plusieurs portes qui se l√®vent et se baissent ou qui s ouvrent et se ferment, pour retenir et pour l√Ęcher l eau. B√Ętir une √©cluse. Les… ‚Ķ   Dictionnaire de l'Academie Francaise, 7eme edition (1835)

  • √ČCLUSE ‚ÄĒ n. f. Cl√īture en forme de bassin, faite de terre, de pierre, de bois ou de toute autre mati√®re dans un port, sur une rivi√®re, sur un canal, etc., ayant une ou plusieurs portes qui se l√®vent et se baissent ou qui s‚Äôouvrent et se ferment, pour… ‚Ķ   Dictionnaire de l'Academie Francaise, 8eme edition (1935)

  • √©cluse ‚ÄĒ ‚óŹ n. f. ‚ĖļCOP Autre traduction du terme anglais firewall, qui est plus souvent traduit par coupe feu ou pare feu. En fait √©cluse est tr√®s rare, ses syn. francophones l ont √©limin√© ‚Ķ   Dictionnaire d'informatique francophone


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