Earendil

Eärendil

Eärendil
Personnage de l'œuvre de J. R. R. Tolkien
Emblema Eärendil.svg
Emblème d'Eärendil
Alias Eärendel le Marin
Ardamírë
Azrubêl
Naissance Vers l'an 503 du PA
Origine Gondolin
Décès Vers l'an 587 du PA (dernière apparition en Terre du Milieu pendant la Guerre de la Grande Colère)
Genre Masculin
Espèce Semi-Elfe, Peredhil
Caractéristique(s) Héraut des peuples de la Terre du Milieu auprès des Valar
Affiliation Fils de Tuor et d'Idril
Mari d'Elwing
Père d'Elrond et d'Elros
Entourage Tuor,
Idril,
Elwing
Ennemi(s) Melkor
Créé par J. R. R. Tolkien
Roman(s) Le Silmarillion,
Contes et légendes inachevés,
le Livre des Contes Perdus,
The Peoples of Middle-earth

Eärendil est un personnage de l'œuvre de J. R. R. Tolkien qui apparaît dans son roman posthume Le Silmarillion. C’est un semi-elfe, fils unique de Tuor, un homme de la Maison de Hador, et d'Idril Celebrindal, une elfe appartenant à la lignée des Noldor.

Il fut le premier personnage imaginé par J. R. R. Tolkien pour faire partie de sa mythologie. La création d'Eärendil (appelé durant de nombreuses années Earendel) fut inspirée par le poème religieux Christ II, de l'auteur anglo-saxon Cynewulf[1]. Le personnage fut soumis à une constante évolution pendant des décennies avant d'aboutir à la version définitive de son histoire, telle qu'elle apparaît dans Le Silmarillion.

Sommaire

Étymologie

Le nom d'Eärendil est composé en quenya, une langue fictive créée par J. R. R. Tolkien pour les elfes. En fonction de l’usage des termes qui le forme, le nom peut recevoir différentes significations : Ear signifie « mer », et le suffixe -ndil exprime la dévotion et peut se traduire par « amoureux de » ou « ami de ». Ainsi, le nom peut signifier « ami de la mer » ou « amoureux de la mer ».

Par ailleurs, la tradition chez les Elfes veut que le père donne un nom à ses enfants et la mère un autre, souvent prophétique. Eärendil est le nom paternel du personnage ; sa mère Idril lui donne le nom d’Ardamírë, qui signifie « Joyau du Monde » en quenya[2]. Il reçut également différents surnoms ou epessi comme « le Semi-Elfe », « le Béni », « le Navigateur » et « le Resplendissant ».

Généalogie

Finwë
 
Indis
 
Maison de Hador
 
Maison de Haleth
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Fingolfin
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Turgon
 
Elenwë
 
Huor
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Idril
 
 
 
Tuor
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Eärendil

Histoire

Tuor et Idril, les parents d'Eärendil.

Eärendil naît au printemps de l'an 503 du Premier Âge (P.A.)[3], dans la cité cachée de Gondolin. En 510 P.A., le neveu du roi Turgon, Maeglin, révèle à Morgoth la position du royaume, et les armées d'Angband attaquent la cité. Maeglin profite de la situation pour s'emparer d'Eärendil et de sa mère, dont il est amoureux, mais Tuor les découvre et lutte contre lui jusqu'à ce que Maeglin meure en tombant dans le précipice de Caragdûr. Eärendil et ses parents, rejoints par quelques autres habitants de de Gondolin, réussissent à échapper au désastre par les tunnels secrets de la cité.

Les survivants s'enfuient vers le sud, le long de la vallée du Sirion, et séjournent quelque temps dans la forêt de Nan-tathren. Tuor compose alors pour Eärendil une chanson sur le Vala Ulmo, et cette chanson réveilla chez eux la nostalgie de la mer. Ils continuent ainsi leur voyage en suivant le cours du Sirion jusqu'à son embouchure et s’installent en Arvernien, une terre déjà peuplée par les survivants de la chute du royaume de Doriath.

Avant de partir pour Aman en compagnie de Tuor, Idril donne à Eärendil la pierre Elessar. En tant que nouveau dirigeant de son peuple, il soigne avec elle les blessures de l'Arvernien afin qu'il prospère. Eärendil épouse une autre semi-elfe, Elwing, princesse de Doriath, et de l'union des deux naissent les jumeaux Elrond et Elros.

En Arvenien, Eärendil devient l'ami de l’elfe Círdan, charpentier de navires. Grâce à son aide, Eärendil construisit le navire Vingilot. À partir de l'an 534, il parcourt la mer avec trois compagnons, Aerandir, Falathar et Erellont, à la recherche d'Aman, dans le but de revoir ses parents et de plaider auprès des Valar la cause des Edain et des Eldar en Terre du Milieu, soumis au joug de Morgoth.

Elwing a sauvé de la destruction de Doriath le Silmaril que ses grands-parents, Beren et Lúthien, avaient arraché à Morgoth. Quand les fils de Fëanor l'apprennent, ils attaquent l'Arvenien pour récupérer le joyau conçu par leur père, qu'ils estiment leur de droit : c'est le troisième Massacre Fratricide entre elfes. Eärendil se trouve alors en mer, et ignore tout de l'attaque jusqu'à ce que son épouse, transformée en oiseau par Ulmo, arrive en volant jusqu'au Vingilot et le lui raconte. Ses fils étant donnés pour morts, Eärendil estime n'avoir plus rien à espérer en Terre du Milieu et met le cap vers l'ouest.

Carte du Beleriand, submergé après la guerre de la Grande Colère

Grâce à l'aide du Silmaril, en 542 P.A., ils parviennent sur les rivages d'Eldamar. Eärendil réussit à obtenir la pitié et l'aide des Valar, déclenchant la guerre de la Grande Colère. Concernant le sort d'Eärendil et Elwing, les Valar ne les laissent pas entrer en Aman, et Manwë décrète que les Semi-Elfes devront choisir s'ils veulent vivre comme des elfes immortels ou comme des hommes mortels. Elwing choisit de rejoindre les Elfes, et Eärendil, qui préfère pourtant le peuple de son père, la suit dans son choix.

Le Vingilot est béni par les Valar et traverse la Porte de la Nuit, avec Eärendil à son bord, le Silmaril au front : il devient une étoile, signe d'espoir pour les habitants de la Terre du Milieu, qui l'appellent Gil-Estel « étoile de l'espérance ». Lors de la guerre de la Grande Colère, il conduit « tous les oiseaux du ciel » au combat contre les dragons volants, et abat lui-même Ancalagon, le plus grand d'entre eux.

Depuis lors, Eärendil voyage à travers le firmament, portant toujours le Silmaril et, selon les elfes, la lumière qui émane de lui correspond à l'étoile Vénus, le plus brillant des astres.

Inspiration et création

Durant l'été 1914, alors qu’il passait une partie de ses vacances scolaires dans la ferme de sa tante Jane, dans le Nottinghamshire, J. R. R. Tolkien écrivit un poème d'une importance capitale pour la naissance de son futur legendarium. Déjà à l'époque, il était intéressé par le vieil anglais et lisait diverses œuvres dans cette langue, parmi lesquelles le poème Christ II, de Cynewulf[1], dont deux vers en particulier le marquèrent :


Eálá Earendel engla beorhtast
Ofer middangeard monnum sended
(Salut, Éarendel, le plus brillant des anges
envoyé aux hommes sur la terre du milieu)

Inspiré par ces lignes, Tolkien écrivit le poème « Le Voyage d'Éarendel, l'étoile du soir » ; qui racontait le voyage dans le ciel du Navigateur Éarendel, plus tard transformé en Eärendil[4]. En novembre 1914, Tolkien lut le poème aux membres du T.C.B.S. (Tea Club and Barrovian Society), un club semi-secret formé par quelques amis. Il fut bien accueilli[5], mais quand l'un de ses amis l'interrogea sur la signification du poème, Tolkien lui-même ne sut que répondre[6].

Plus tard, Tolkien fit dériver des premiers vers de Christ II, la phrase utilisée pour activer le pouvoir de la Fiole de Galadriel[7], un objet dans lequel l’elfe Galadriel gardait la lumière qui se détachait du navire d'Eärendil après avoir été élevé aux cieux par les Valar :


Aiya Eärendil, elenion ancalima
(Salut Eärendil, la plus brillante des étoiles)

Évolution du personnage

Poèmes

Avant que l'histoire se transforme en prose et évolue jusqu'à celle qui apparaît dans Le Silmarillion, Tolkien composa trois autres poèmes dédiés à Eärendil (nommé Eärendel dans tous trois), dont les dernières versions durent publiées par Christopher Tolkien dans Le Second Livre des contes perdus (1984).

À Oxford, pendant l'hiver 1914, Tolkien écrivit le deuxième poème, intitulé «  L'Ordonnance du ménestrel » et dédié au navire d'Eärendil, baptisé plus tard Vingilot[8].

Photographie de J. R. R. Tolkien, en 1916.

Dans le troisième, intitulé « Les Rives de Faërie » et commencé en juillet 1915 à Birmingham, Tolkien commença à introduire les premiers éléments qui firent partie de son legendarium, comme la région de Valinor, la montagne Taniquetil et les Deux Arbres. Le poème décrit la vision qu'a Eärendel du pays de Valinor, « à l'Ouest du Soleil, à l'Est de la Lune »[9].

Le quatrième poème, « Les Marins heureux », fut aussi commencé en juillet 1915, dans la ville de Barnt Green, près de Birmingham. Quelques années après, en 1923, ce poème sera publié à Leeds, dans le recueil A Northern Venture, avec « L'Homme de la lune est descendu trop tôt » (par la suite inclus dans le recueil Les Aventures de Tom Bombadil). Vers 1940, Tolkien réalisa une révision des « Marins heureux », l'amplifiant considérablement[10].

Premières esquisses en prose

En 1917, quand il retourna à Great Haywood à cause d'une maladie contractée pendant son service lors de la Première Guerre mondiale, Tolkien écrivit une histoire en prose sur la destruction du royaume elfique de Gondolin, dans laquelle il introduisit le personnage d'Eärendel, le petit-fils du roi. Cette histoire serait incluse dans le livre qu'il avait appelé Le Livre des contes perdus. Le biographe de Tolkien, Humphrey Carpenter, indique que l'histoire était une invention totale de l'écrivain, où l'on ne peut qu'apprécier certaines influences superficielles, comme l'expériences de Tolkien dans les tranchées de la bataille de la Somme et le style de William Morris[11]. La chute de Gondolin s'achève avec l'arrivée d'Eärendel et du reste des survivants à l'embouchure du fleuve Sirion, où ils s'établissent.

D'une certaine façon, Tolkien décida de continuer l'histoire d'Eärendel dans Le Conte du Nauglafring, un autre des Contes Perdus, qui commence avec l'arrivée d'Elwing à l'embouchure du Sirion ; cependant, il décida finalement que l'histoire serait indépendante. Pour créer le nouveau conte, qu'il baptisa Le Conte d'Eärendel, il écrivit une série d'esquisses dans lesquelles il résuma les points que devait suivre l'histoire, mais comme il s'agissait de la première étape de composition, les idées étaient en constante évolution[12].

La première esquisse raconte l'amour entre Eärendel et Elwing depuis l'enfance et comment Tuor, se sentant vieillir, prend la mer. Après en avoir été informé, Eärendel part à sa recherche, mais à cause de la malédiction du Nauglafring, il fait naufrage et est sauvé par le Vala Ulmo, qui lui ordonne d'aller à Kôr (ancien nom de la cité de Tirion). La malédiction le fait faire à nouveau naufrage, mais il parvient à rentrer chez lui, où il apprend que sa mère a aussi pris la mer. Eärendel construit la nef Vingilot et, après s'être séparé d'Elwing, prend la direction de Valinor. Alors, les oiseaux de Gondolin arrivent à Kôr et apprennent à ses habitants la chute du royaume, si bien que les Eldar marchent contre Melkor et se saisissent de lui. En arrivant à Kôr, Eärendel la trouve donc déserte, et il fait demi-tour pour rentrer à l'embouchure du Sirion. Une fois là-bas, il découvre que sa cité a été saccagée et qu'Elwing est morte. Il reprend donc la mer vers Tol Eressëa, arrivant au final à l'Île des Oiseaux-Marins, où il commence son voyage jusqu'au ciel[12].

L'esquisse suivante lui ressemble beaucoup, à ceci près que Voronwë accompagne tout le temps Eärendel et qu'Elwing ne meurt pas, mais se transforme en oiseau et son mari attend son retour avec les autres oiseaux dans l'Île des Oiseaux-Marins. Dans une aventure sur la mer est aussi incluse l'apparition d'Ungweliantë (la future araignée Ungoliant). L'esquisse continue en décrivant comment des décennies après, Eärendel navigua jusqu'à la vallée située au bord du monde et monte au ciel, rencontrant Elwing, mais, étant poursuivi par le marin de la lune (plus tard le Maia Tilion), il traverse la Porte de la Nuit, d'où il ne peut retourner dans le monde sous peine de mourir[12].

La dernière esquisse présente plus de modifications par rapport aux versions antérieures. Eärendel sait que Tuor a pris la mer et c'est même lui qui pousse son bateau ; Voronwë disparaît à nouveau du récit et ce n'est pas Ulmo qui sauve Eärendel du naufrage, mais les Oarni (sirènes). Toute la partie sur les Valar, les Eldar et la capture de Melkor est omise[12]. Tolkien abandonna finalement les Contes perdus au début des années 1920, laissant le Conte d'Eärendel inachevé.

L'Esquisse de la mythologie

En 1926, alors qu'il écrivait Les Lais du Beleriand, Tolkien prêta une copie du Lai des enfants de Húrin à Richard W. Reynolds, un de ses anciens professeurs à Birmingham, et y joignit un résumé de la toile de fond du poème. Ce résumé, intitulé « L'Esquisse de la mythologie », incluait en plus quelques histoires des Contes Perdus pour que Reynolds comprenne le contexte du poème[13].

Pour le résumé de l'histoire d'Eärendel, Tolkien utilisa la deuxième esquisse qu'il avait réalisée pour les Contes Perdus, avec quelques modifications : Elwing et les survivants de Doriath arrivent à l'embouchure du Sirion avant les rescapés de Gondolin, et ce sont eux qui accueillent Eärendel et ses gens ; les Valar se joignent à l'attaque lancée contre Morgoth, mais les oiseaux de Gondolin disparaissent et c'est Ulmo qui parvient par ses reproches à les convaincre ; Tuor et Idril partent ensemble vers l'Ouest ; Elrond apparaît pour la première fois, comme fils d'Eärendel et d'Elwing, sauvé du massacre à l'embouchure du Sirion par Maedhros ; Voronwë ne part pas avec Eärendel dès le début, mais uniquement après le massacre, et c'est lui qui l'apprend à Eärendel ; le Vingilot est élevé au ciel par les Valar et plus par les oiseaux, et ils confient à Eärendel le Silmaril après la Guerre de la Colère avec la tâche de surveiller Morgoth[13].

La Quenta

En 1930, Tolkien réécrivit et développa l’Esquisse de la mythologie, intitulant le manuscrit la Quenta. Le texte fut écrit en une seule fois et il révisa l'histoire seulement à partir de la chute de Gondolin. Dans la première version de cette révision, l'histoire d'Eärendel est identique à celle qui apparaît dans l’Esquisse, mais dans la deuxième, bien que la rédaction en soit différente, l'histoire suit la même ligne narrative que Le Silmarillion, excepté sur quelques points mineurs, comme le fait qu'Ulmo demande encore aux Valar le pardon pour les elfes et les hommes de la Terre du Milieu, bien que ceux-ci ne l'acceptent pas, ou que les Aigles de Manwë n’accompagnent pas Eärendel pendant la Guerre de la Colère, mais simplement des oiseaux[14].

Vers 1937, quand le roman Bilbo le Hobbit fut publié, Tolkien recommença à réviser et amplifier la Quenta, l'appelant maintenant Quenta Silmarillion, dont la narration est très semblable à celle du Silmarillion publié[15]. Des années après avoir finalisé le Seigneur des Anneaux, Tolkien introduisit de petits changements dans le Quenta Silmarillion, qui formèrent la version définitive de l'histoire telle qu'elle fut publiée par Christopher Tolkien, comme la substitution d'Eärendil à Eärendel[16].

Notes et références

  1. a  et b Carpenter, p. 79
  2. The Peoples of Middle-earth, p. 348
  3. Toutes les dates de la vie d'Eärendil sont incertaines, Tolkien ayant abondamment révisé la chronologie du dernier siècle du Premier Âge. Voir The War of the Jewels, p. 342-354
  4. J. R. R. Tolkien, le livre des Contes Perdus [détail des éditions], « le conte d'Eärendel - I. Éalá Eärendel Engla Beorhtast » 
  5. Lettres, p. 8
  6. Carpenter, p. 92
  7. Lettres, p. 385-386
  8. J. R. R. Tolkien (trad. Adam Tolkien), Le Second Livre des contes perdus [« The Book of Lost Tales: Part 2 »] [détail des éditions] , « le Conte d'Eärendel - II. L'Ordonnance du ménestrel »
  9. J. R. R. Tolkien (trad. Adam Tolkien), Le Second Livre des contes perdus [« The Book of Lost Tales: Part 2 »] [détail des éditions] , « le Conte d'Eärendel - III. Les Rives de Faërie »
  10. J. R. R. Tolkien (trad. Adam Tolkien), Le Second Livre des contes perdus [« The Book of Lost Tales: Part 2 »] [détail des éditions]  « le Conte d'Eärendel - IV. Les marins heureux »
  11. Carpenter, p. 109
  12. a , b , c  et d J. R. R. Tolkien (trad. Adam Tolkien), Le Second Livre des contes perdus [« The Book of Lost Tales: Part 2 »] [détail des éditions]  « le Conte d'Eärendel »
  13. a  et b J. R. R. Tolkien (trad. Daniel Lauzon), La Formation de la Terre du Milieu [« The Shaping of Middle-earth »] [détail des éditions]  « le premier Silmarillion »
  14. J. R. R. Tolkien (trad. Daniel Lauzon), La Formation de la Terre du Milieu [« The Shaping of Middle-earth »] [détail des éditions]  « le Quenta »
  15. J. R. R. Tolkien (trad. Daniel Lauzon), La Route perdue et autres textes [« The Lost Road and Other Writings »] [détail des éditions]  « Quenta Silmarillion »
  16. (en) J. R. R. Tolkien et Christopher Tolkien, The War of the Jewels, HarperCollins, 2002, 470 p. (ISBN 0-261-10324-5)  « le Quenta silmarillion postérieur »

Bibliographie

  • J. R. R. Tolkien (trad. Daniel Lauzon), La Formation de la Terre du Milieu [« The Shaping of Middle-earth »] [détail des éditions] 
  • J. R. R. Tolkien (trad. Daniel Lauzon), La Route perdue et autres textes [« The Lost Road and Other Writings »] [détail des éditions] 
  • (en) Humphrey Carpenter, J. R. R. Tolkien: A biography 

Voir aussi


J. R. R. TolkienLe Silmarillion

Ainulindalë · Valaquenta · Quenta Silmarillion · Akallabêth · Les Anneaux de Pouvoir et le Troisième Âge
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