Département des Yvelines

Yvelines

Yvelines
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Localisation des Yvelines
Administration
Région Île-de-France
Préfecture Blason ville fr Versailles (Yvelines).svg Versailles
Préfet de département Anne Boquet
Président du
conseil général
Alain Schmitz
Sous-préfecture(s) Blason Mantes-la-Jolie01.svg Mantes-la-Jolie
Blason Rambouillet.png Rambouillet
Blason ville fr Saint-Germain-en-Laye 2 (Yvelines).svg Saint-Germain-en-Laye
Statistiques
Population totale 1 395 000 hab. (2005)
Densité 611 hab./km2
Superficie 2 284 km2
Subdivisions
Arrondissements 4
Cantons 39
Intercommunalités 13
Communes 262

Les Yvelines (prononcer [ivlin]) sont un département français, appartenant à la grande couronne de la région Île-de-France. Créé en 1968, c'est le plus étendu des départements issus du découpage de l'ancienne Seine-et-Oise et le huitième département français par la population (premier dans la grande couronne parisienne). L'Insee et la Poste lui attribuent le code 78 repris de l'ancienne Seine-et-Oise.

Son chef-lieu, Versailles, qui s'est développé autour de son château, fut sous l'ancien Régime la capitale du royaume de France. Son conseil général est présidé par Alain Schmitz (UMP).

Ses habitants sont les Yvelinois.

Sommaire

Géographie

Article détaillé : Géographie des Yvelines.

Le département des Yvelines fait partie de la Région Île-de-France. Situé au centre du bassin parisien, à l'ouest et au sud-ouest de Paris, à une vingtaine de kilomètres de la capitale (Chatou est à 17 km de Paris, Versailles à 25 km), il est limitrophe des départements du Val-d'Oise au nord, des Hauts-de-Seine à l'est, de l'Essonne au sud-est, d'Eure-et-Loir au sud-ouest et de l'Eure à l'ouest.

L'est du département, ainsi que le nord le long de la Seine, font partie de l'agglomération parisienne, tandis que le reste du département est encore rural, et possède de vastes zones boisées (forêt de Rambouillet).

Montigny-le-Bretonneux, bassin de la Sourderie

Les principales villes (population supérieure à 30 000 habitants) sont dans l'ordre décroissant : Versailles (préfecture), Sartrouville, Mantes-la-Jolie (sous-préfecture), Saint-Germain-en-Laye (sous-préfecture), Poissy, Montigny-le-Bretonneux, Conflans-Sainte-Honorine, Les Mureaux, Plaisir, Houilles. Elles se trouvent en majorité dans le nord-est du département, ainsi que la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines qui comprend sept communes, dont Montigny-le-Bretonneux, regroupées en communauté d'agglomération.

Deux parcs naturels régionaux se trouvent entièrement ou partiellement dans les Yvelines : le parc naturel régional de la haute vallée de Chevreuse (21 300 ha) et une partie du parc naturel régional du Vexin français (11 984 ha sur un total de 65 670 ha).

Relief et géologie

La colline de la Revanche à Élancourt (butte artificielle).

Le relief des Yvelines est celui d'une plaine découpée par des vallées relativement marquées, d'une altitude moyenne de 150 mètres environ. Son point culminant, 201 mètres[1], se situe dans le bois de Galluis à Lainville-en-Vexin, à l'extrême nord du département, dans la bordure sud du Vexin français (toutefois une butte artificielle située à Élancourt atteint 231 mètres[2]). Son point le plus bas, 9 mètres[1], est à Limetz-Villez, point le plus à l'ouest du cours de la Seine au point où elle quitte les Yvelines pour entrer dans l'Eure.

La structure géologique des Yvelines s'insère dans celle de l'Île-de-France et plus généralement du bassin parisien, vaste cuvette sédimentaire, approximativement centrée sur Paris. Elles est formée d'un empilement de couches sédimentaires de l'ère tertiaire, alternant calcaires, marnes, sables et argiles. Ces couches reposent sur un socle épais de craie du crétacé supérieur qui affleure sur les versants de certaines vallées. Les sédiments tertiaires ont été fortement érodés par les cours d'eau, principalement la Seine et remplacés dans le fond des vallées par des alluvions quaternaires. Sur les plateaux, d'importants dépôts éoliens de loess ont donné naissance à de riches sols agricoles.

Hydrographie

La Seine à Poissy.
Les étangs de Hollande, dans la forêt de Rambouillet.

Les Yvelines sont drainées par la Seine qui traverse le nord du département sur environ cent kilomètres entre Carrières-sur-Seine et Limetz-Villez. Son cours à très faible pente est marqué par de profonds méandres qui élargissent considérablement la vallée, notamment la boucle de Saint-Germain-en-Laye qui enserre la forêt du même nom et celle de Moisson à l'ouest entre Mantes-la-Jolie et Bonnières-sur-Seine. Dans son parcours yvelinois, le cours du fleuve, navigable, est régulé par plusieurs barrages, situés à Chatou, Bougival, Andrésy et Méricourt. Il reçoit à Conflans-Sainte-Honorine, sont principal affluent, l'Oise, rivière également navigable, qui parcourt seulement 2,5 kilomètres dans le département.

De nombreuses rivières secondaires, dont beaucoup prennent leur source dans le massif de Rambouillet, véritable « château d'eau » des Yvelines, irriguent le département dans toutes les directions avant de rejoindre la rive gauche de la Seine, directement ou non. Il s'agit principalement de la Bièvre, de l'Orge, de l'Yvette et de la Rémarde (affluents de l'Orge), qui s'écoulent vers l'est, de la Mauldre et de la Vaucouleurs, les seules dont le cours est entièrement situé dans le territoire yvelinois et qui s'écoulent vers le nord, et de la Drouette et de la Vesgre (affluents de l'Eure), qui s'écoulent vers l'ouest.

Au nord de la Seine (rive droite), les seuls affluents notables sont la Montcient et l'Aubette de Meulan, qui se rejoignent à Hardricourt, et l'Epte qui marque la limite avec le département de l'Eure.

Il existe relativement peu d'étendues d'eaux dormantes, les principales sont l'étang de Saint-Quentin (250 hectares) et les étangs de Hollande, dans le secteur de Rambouillet, aménagés au XVIIe siècle pour contribuer à l'alimentation en eau du parc de Versailles.

Le long de la Seine, de nombreux plans d'eaux ont été aménagés dans d'anciennes exploitations de sablières.

Climat

Article détaillé : Climat des Yvelines.

Le climat des Yvelines est tempéré, soumis aux influences océaniques vers l'ouest, et continentales vers l'est, atténuées toutefois par le réchauffement dû à l'agglomération parisienne. Il n'est pas très humide, avec une moyenne annuelle de précipitations de 600 mm. Les vents dominants du secteur Ouest protègent relativement les Yvelines des pics de pollution venant du centre de l'agglomération. Des épisodes orageux sont assez fréquents en été.

Des variations locales (microclimats) affectent en particulier les versants de la vallée de la Seine exposés au nord ou au sud. Il existe aussi de forts contrastes entre les zones urbaines à l'est et les zones rurales à l'ouest, tant au niveau des températures qu'au niveau du nombre de jours de gelées, de neige ou de brouillard.

Occupation du territoire

Occupation du sol dans les Yvelines.

Dans les Yvelines, l'occupation du sol se caractérise par l'importance du caractère rural du territoire.

Les surfaces utilisées par l'agriculture, plus de 1 000 km², représentent presque la moitié du département (47 %), dont la plus grande part (980 km², 43,7 % du département) est consacrée à la « grande culture » largement mécanisée (céréales, oléoprotéagineux, etc.). Celles dédiées aux bois et forêts s'élèvent à 680 km² soit environ 30 % du total. Cela fait des Yvelines le premier département francilien pour les massifs forestiers[3]. Les forêts sont surtout présentes dans la partie sud du département (massif de Rambouillet), sauf dans la pointe extrême qui appartient à la Beauce, ainsi que dans le nord (vallée de la Seine, Vexin français). La protection ancienne des forêts royales a permis de conserver de grands espaces boisés dans le nord-est (forêts de Saint-Germain-en-Laye, de Marly, de Versailles), même si elles ont été écornées, entre autres, par les grandes infrastructures (ligne Paris-Rouen dans la première, autoroute A13 dans la seconde, et si la dernière est très morcelée. Le territoire rural, y compris les surfaces en eau (cours d'eau, étangs), représente 79,5 % de la superficie totale.

Malgré la forte urbanisation qui s'est développée dans le département depuis la fin de Deuxième guerre mondiale, l'espace urbanisé se limite à 21,5 % du territoire, dont 6,4 d'espace urbain ouvert, comprenant principalement les parcs et jardins et les équipements sportifs ouverts. L'espace consacré à l'habitat occupe environ 200 km² soit 8,9 % du territoire, dont plus de 87 % en habitat individuel[4]. Il se concentre dans le nord-est du département.

Les activités industrielles et commerciales, et les autres activités tertiaires, occupent 1,6 % de la surface totale et les équipements collectifs, y compris les infrastructures de transport, 3,6 %.

Infrastructures de transport et communications

Réseau routier

Article détaillé : Réseau routier des Yvelines.
Autoroute A13 à Morainvilliers.

Le réseau routier des Yvelines s'organise selon trois grands axes rayonnant depuis Paris et suivant des itinéraires antiques :

  • la route nationale 13 suit la vallée de la Seine jusqu'à Bonnières-sur-Seine. Elle a été déclassée en CD 113 entre Saint-Germain-en-Laye et Mantes-la-Jolie et est doublée par l'autoroute de Normandie, gratuite jusqu'à cette dernière ville.
  • la route nationale 10 traverse la frange est du département via Versailles et Rambouillet. En partie déclassée en route départementale, elle est doublée pour les destinations lointaines par l'autoroute A10 qui passe plus à l'est dans l'Essonne et traverse la pointe sud du département, avec la barrière de péage de Saint-Arnoult-en-Yvelines ;
  • la route nationale 12, aménagée en voie express à 2x2 voies, se détache de la précédente à Saint-Cyr-l'École et traverse le département en son milieu via Houdan selon une direction est-ouest.

Le réseau des routes départementales et communales assure un maillage relativement dense du territoire, en particulier dans le nord-est du département, partie la plus urbanisée. Cependant il existe peu de voies rapides reliant les axes radiaux tant à l'intérieur du département qu'avec les départements voisins de la grande couronne (91 et 95).

Réseau ferroviaire

Plus encore que le réseau routier, le réseau ferroviaire des Yvelines est fortement polarisé vers Paris, avec le trois mêmes axes principaux :

  • La ligne Paris-Rouen, après avoir franchi deux fois le fleuve en coupant la boucle de Montesson, suit la rive gauche de la Seine via Poissy et Mantes-la-Jolie ; dans cette ville, se débranche la ligne vers Caen ; entre Paris et Mantes-la-Jolie, une deuxième ligne réservée au trafic de banlieue suit la rive droite via Conflans-Sainte-Honorine ;
  • la ligne Paris-Granville, moins importante, suit plus ou moins l'itinéraire de la RN 12 via Plaisir et Houdan ;
  • la ligne Paris-Chartres, est parallèle au tracé de la RN 10 via Versailles et Rambouillet ; cette ligne a perdu l'essentiel de son trafic grande ligne à la suite de la mise en service du TGV Atlantique. La LGV Atlantique traverse la pointe sud du département parallèlement à l'autoroute A10.

La rocade ferroviaire de Paris, dite de Grande Ceinture, est en partie désaffectée dans la traversée des Yvelines.

L'est du département, le plus urbanisé, est aussi le mieux desservi par le réseau de transport en commun de l'Île-de-France. À noter en particulier les branches du RER A aboutissant à Poissy et Saint-Germain-en-Laye, et du RER C à Versailles. La future ligne 6 du tramway d'Île-de-France aboutira à Viroflay.

Fluvial

Barrage-écluses de Méricourt.
Article détaillé : Navigation dans les Yvelines.

La Seine canalisée, accessible aux bateaux et convois de 5 000 tonnes, est une importante voie de transit entre l'agglomération parisienne et la mer. Dans la traversée des Yvelines elles dessert diverses installations privées ou publiques. Ces dernières, gérées par le Port autonome de Paris, incluent notamment le port fluvial de Limay-Porcheville, accessible également aux caboteurs fluvio-maritimes.

Énergie

Le réseau d'oléoducs LHP (Le Havre-Paris), exploité par Trapil (société des transports pétroliers par pipeline), suit le cours de la Seine et dessert notamment le site de Gargenville, d'où se détache une conduite à destination d'Orléans qui dessert au passage un terminal de livraison à Coignières[5]..

La « boucle 400 000 volts », ligne à très haute tension du réseau RTE (Réseau de transport d'électricité) qui ceinture l'Île-de-France, traverse les Yvelines dans le sens nord-sud, desservant deux postes électriques 400 000 / 225 000 V qui alimentent le département : celui de Mézerolles (commune de Boinville-en-Mantois) dans le nord-ouest relié également à la centrale thermique de Porcheville (EDF) et à la Normandie par une autre ligne THT et le poste « Yvelines » (commune de Méré), situé dans le centre géographique du département. Ce dernier, relié par une ligne souterraine à 225 000 volts au poste d'Élancourt qui dessert un million d'habitants dans les Yvelines, a été inauguré le 6 mars 2009[6].

Toponymie

Le nom d’Yvelines aurait pour origine étymologique le mot celtique « ioline » qui signifie « abondant en eau ».

Histoire

Article détaillé : Histoire des Yvelines.

Héraldique

Blason des Yvelines

Les armes des Yvelines se blasonnent : d’azur semé de fleurs de lys d’or aux deux bandes ondées d’argent brochant sur le tout[7]

Ce blason est celui créé en 1944 par la commission héraldique départementale pour l'ancien département de Seine-et-Oise. Le semé de fleur de lys d’or sur fond d’azur est repris de la région et ancienne province d’Île-de-France dont dépend le département, les bandes ondées d’argent symbolisent le cours de la Seine et de l'Oise qui confluent à Conflans-Sainte-Honorine.

Les origines

L'allée de la Justice à Épône, allée couverte du néolithique.

Le territoire actuel des Yvelines est peuplé depuis les temps préhistoriques, en particulier sur les rives de la Seine où la présence de l'homme remonte à l'Elstérien supérieur (deuxième époque glaciaire du Pléistocène), il y a environ 40 000 ans[8]. On a retrouvé dans les alluvions de la Seine (boucles de Moisson et de Guernes) et dans les limons des plateaux de nombreux vestiges des civilisations acheuléennes (paléolithique inférieur), moustériennes (paléolithique moyen). D'autres sites attestent de l'implantation d'Homo sapiens dans le région depuis le paléolithique supérieur jusqu'à l'âge du fer. Les restes de monuments mégalithiques de la fin du Néolithique (environ 3000 ans avant J.C.), notamment des sépultures collectives (allées couvertes) sont encore en place surtout dans le nord du département : notamment l'« allée de la Justice » à Épône, la « cave aux fées » à Brueil-en-Vexin, le dolmen de la Pierre Ardoue à Saint-Arnoult-en-Yvelines.

La période gauloise, au cours de laquelle la région se trouvait dans le domaine des Carnutes, a laissé peu de vestiges, le site le plus remarquable étant le sanctuaire celtique (fanum) de Bennecourt qui a subsisté jusqu'à l'époque gallo-romaine[9].

De l'époque gallo-romaine on a pu reconnaître plusieurs sites, dont celui de Diodurum[10] (près de Pontchartrain), vicus des Carnutes qui se trouvait au croisement de deux importantes voies romaines ainsi que plusieurs villae, notamment à Richebourg, Limetz-Villez et aux Mesnuls (La Millière), et un sanctuaire (mithraeum) dédié au dieu Mithra à Septeuil. Un réseau de voies romaines assez développé quadrillait le territoire. Reconnu par diverses méthodes alliant les observations sur le terrain à la prospection aérienne, il comportait de grands axes est-ouest et nord-sud reliant Paris à la Normandie et Beauvais à Chartres, et trois points de franchissement de la Seine à Mantes, Meulan et Poissy.

De l'époque mérovingienne, on a retrouvé de nombreuses nécropoles, dont la plus importante se trouve à Vicq au centre du département. La présence de croix dans les sépultures atteste de la christianisation du territoire entre le IVe et le VIIIe siècle.

Château de la Madeleine à Chevreuse (XIe siècle)

A l'époque des rois capétiens, le territoire des Yvelines, bordé à l'ouest par la Duché de Normandie, entre progressivement dans le domaine royal[11]. En 987, à l'avènement d'Hugues Capet, seule la chatellenie de Poissy, qui couvre le pays du Pincerais, en fait partie. De nombreux seigneurs locaux sont les vassaux du roi de France, mais certaines familles puissantes contestent sa suzeraineté : les comtes de Meulan, les comtes de Vexin au nord, les comtes de Montfort, les seigneurs de Rochefort au sud et ne seront soumises que sous Philipe Auguste. A cette époque le territoire se couvre de châteaux forts, dont il subsiste peu de vestiges, ainsi que d'abbayes et prieurés.

La guerre de Cent Ans éprouve durement le territoire. Après avoir pris la Normandie, les Anglais occupent les villes de la vallée de la Seine, Mantes, Meulan et Poissy, où le roi d'Angleterre Édouard III s'installe dès août 1346[12] et juste avant la bataille de Crécy. Du 13 au 16 août 1346, c'est la chevauchée du prince de Galles, Édouard de Woodstock, fils aîné d'Édouard III d'Angleterre, dit le Prince noir, âgé de seize ans, qui partant de Poissy incendie l'abbaye de Joyenval et le château de Saint-Germain et poursuit ses dévastations vers l'est jusqu'à Bourg-la-reine[13]. Mantes-la-Jolie n'est définitivement libérée qu'en 1449.

Le Serment du Jeu de paume par Jacques-Louis David (Musée du château de Versailles)

Versailles, ville du roi et siège du gouvernement, fut aussi le théâtre d'événements de portée nationale qui marquèrent la première phase de la Révolution au cours de l'été 1789 : le 4 mai, l'ouverture des États généraux qui se forment en « Assemblée nationale » le 17 juin, puis le 20 juin, les députés du tiers état réunis dans la salle du Jeu de paume prêtent le serment du Jeu de paume et s’engagent à ne pas se séparer avant d’avoir donné une Constitution écrite à la France, enfin le 9 juillet, l'Assemblée se proclame Assemblée constituante. Dès l'automne 1789, Versailles est désertée par le roi, l'Assemblée et les administrations, partis à Paris, et perd rapidement la moitié de sa population qui tombera à moins de 27 000 habitants en 1806.

Le 4 mars 1790, c'est la création du département de Seine-et-Oise, dont le chef-lieu est fixé à Versailles. La ville récupère ainsi l'administration du département, qui comprend une assemblée de 36 membres et un directoire de huit membres. Ces organes de direction étaient flanqués de « représentants du peuple en mission » qui exerçaient la réalité du pouvoir.

Le 9 septembre 1792 et les jours suivants, Versailles fut le théâtre de massacres à l'encontre de prisonniers d'Orléans dont le convoi passait par la ville. On estime le nombre de victimes à 70[14]

De la Seine-et-Oise aux Yvelines

La création du département des Yvelines a été décidée par la loi no 67-792 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, qui a procédé au démembrement des anciens départements de Seine et Seine-et-Oise[15] créés en 1790.

Le nouveau département comprend la partie ouest de la Seine-et-Oise, à savoir la presque totalité des arrondissements de Mantes-la-Jolie (sauf le canton de Magny-en-Vexin), Saint-Germain-en-Laye (sauf le canton de Rueil-Malmaison) et Versailles, une grande partie de l'arrondissement de Rambouillet et une petite partie de l'arrondissement de Pontoise (canton de Houilles).

Il conserve de la Seine-et-Oise, dont il est issu, le code départemental 78, son chef-lieu, Versailles et son blason. Il est découpé en trente-et-un cantons[16]. Par la suite, ce nombre est porté à trente-neuf pour tenir compte de l'évolution démographique.

Par décret no 67-792 du 19 septembre 1967[17], la date officielle de mise en œuvre de cette réforme a été fixée au 1er janvier 1968, date à laquelle est entré en fonction le nouveau conseil général élu en 1967. Le premier président du conseil général des Yvelines fut Jean-Paul Palewski, conseiller général du canton de Saint-Germain-en-Laye et par ailleurs député UDR de la deuxième circonscription (Saint-Germain-en-Laye - Chatou)[18]. Il resta président du conseil général des Yvelines jusqu'à sa mort en décembre 1976.

L'année suivante, en 1969, les communes de Châteaufort et Toussus-le-Noble sont rattachées aux Yvelines au détriment de l'Essonne.

C'est le poète yvelinois Jehan Despert qui est à l'origine du nom du département, inspiré de celui, mis au pluriel, de l'ancienne forêt d'Yveline dont l'actuel massif forestier de Rambouillet est une relique. Charles de Gaulle souhaitait appeler le nouveau département « Versailles » , et « Val de Seine » avait également été proposé. Mais c'est le nom suggéré par Jehan Despert qui a été adopté par l'Assemblée Nationale en 1968, sur proposition de Jean-Paul Palewski.

Les Yvelines depuis 1968

Place Pompidou à Montigny-le-Bretonneux

La croissance démographique soutenue, amorcée au début des années 1960, s'est poursuivie après la création du nouveau département, amplifiée à partir de 1972 par la création de la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines en application de l'art. 3 de la loi n° 70-610 du 10 juillet 1970 tendant à faciliter la création d'agglomérations nouvelles[19].

En novembre 2005, la vague de violence urbaine qui touche la banlieue parisienne n'épargne pas les Yvelines qui comptent plusieurs « cités sensibles ». Elle ne fait pas de victimes mais embrase toutes ces cités à Achères, Les Mureaux, Mantes-la-Jolie, Sartrouville, Trappes-en-Yvelines, Chanteloup-les-Vignes. L'état d'urgence est décrété dans l'ensemble du département le 8 novembre[20] d'abord pour 12 jours, puis prolongé trois mois. Depuis, des incidents se produisent sporadiquement.

Économie

Article détaillé : Économie des Yvelines.

L'économie des Yvelines se situe, par le nombre d'emplois, au troisième rang des départements de l'Île-de-France après Paris et les Hauts-de-Seine, et le premier de la grande couronne, avec 504 000 emplois (recensement 1999), soit 10 % du total régional.

Comme dans le reste de la région, le secteur tertiaire est largement dominant avec 76,6 % des emplois (81,8 % en moyenne régionale), toutefois avec 20,2 % des emplois l'industrie en fait, relativement, le plus industrialisé des départements franciliens. L'agriculture occupe une place marginale avec 0,9 % des emplois, part qui n'est cependant dépassée dans la région qu'en Seine-et-Marne (2,2 %). L'économie départementale s'est montré relativement dynamique entre 1990 et 1999 avec une croissance de l'emploi total de 8,4 % contre une légère régression (-0,7 %) en moyenne régionale.[21],[22].

Répartition des emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2006.
  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d'entreprise
Cadres et professions
intellectuelles supérieures
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Yvelines 0,2 % 4,4 % 24,7 % 27,5 % 27,1 % 16,2 %
Moyenne nationale 2,2 % 6,0 % 15,4 % 24,6 % 28,7 % 23,2 %
Répartition des emplois par secteur d'activité en 2006.
  Agriculture Industrie Construction Commerce Services aux
entreprises
Services aux
particuliers
Yvelines 0,9 % 20,2 % 6,1 % 15,4 % 18,8 % 6,4 %
Moyenne nationale 3,5 % 15,2 % 5,3 % 14,2 % 17,1 % 7,4 %
Sources : Insee[23],[24]
Zones d'emploi des Yvelines.

Le PIB par habitant s'élève à 30 419 euros (année 2005), contre 27 811 euros en moyenne nationale, plaçant les Yvelines au quatrième rang des départements français après Paris, les Hauts-de-Seine et le Rhône[25]. Le revenu fiscal moyen des ménages en 2006 s'élève à 33 024 euros selon l'Insee[26], ce qui classe les Yvelines au deuxième rang des départements français pour ce critère, derrière les Hauts-de-Seine, mais devant Paris. 30 % des foyers fiscaux ne sont pas imposés.

Le département est découpé en sept zones d'emploi qui se partagent très inégalement le territoire. L'Insee définit une zone d'emploi comme un espace géographique à l'intérieur duquel la plupart des actifs résident et travaillent. Celle de Versailles couvre la plus grande partie du territoire, la partie nord (vallée de la Seine) étant divisée en quatre zones d'emploi : Mantes-la-Jolie, Les Mureaux, Poissy et Nanterre, et quelques communes de la frange sud-est étant rattachées aux zones d'emploi d'Orsay et de Dourdan[27].

Agriculture

Récolte de maïs à Épône.

Avec 4 966 actifs (dont 1 280 agriculteurs exploitants) en 2006, soit 0,9 % du total[28], l'agriculture yvelinoise occupe une place marginale dans l'économie du département. Cependant cette activité mobilise et façonne une part importante du territoire. La surface agricole utile (SAU) s'élevait à 91 045 hectares en 2000 (dernier recensement général agricole) soit 43 % du total. Ce territoire agricole, ajouté aux 32 % de territoire boisé, donne aux Yvelines un caractère rural marqué, malgré leur proximité de Paris.

Le nombre d'exploitations agricoles (1 271 en 2000) est en forte baisse (-5,2 % par an entre 1988 et 2000, -59,6 % sur la période 1970-2000), tandis que leur superficie moyenne augmentait fortement, passant de 33,6 à 72,6 ha entre 1970 et 2000, soit une augmentation de 112,9 %[29].

En 2000, environ les deux tiers (65,4 %) des exploitations se consacraient à la grande culture céréalières et 12,6 % à l'élevage, le reste se partageant entre la polyculture, les cultures permanentes (vergers), le maraîchage et l'horticulture (fleurs), la tendance générale à la baisse étant la moins forte pour la grande culture et l'élevage.

Les productions végétales sont dominantes. Les céréales occupaient en 2000 plus de 60 % de la SAU, les oléagineux (colza) et protéagineux (pois, féverolle) 17,6 %, les prairies et fourrages 7,4 % et la jachère 8,4 %[29].

Le cheptel départemental comprenait en 2000 notamment 6 270 bovins, 4 745 ovins, 2 604 équidés et 249 milliers de têtes de volailles. La part de l'élevage dans la production exprimée en valeur est secondaire : 9 % contre 39 % pour les céréales, 19 % pour les fruits et légumes frais, 15 % pour les fleurs et plantes et 10 % pour les oléagineux et protéagineux.

Industrie

Usine Renault de Flins.

En 2006, le secteur de l'industrie occupait dans les Yvelines 96 508 emplois, soit 17,7 % de l'emploi total[26], taux nettement supérieur à la moyenne régionale (10,6 %) mais inférieur à la moyenne nationale (29,6 %). Bien que les Yvelines restent le département le plus industrialisé d'Île-de-France, la part des emplois industriels tend à baisser au fil des ans au profit du secteur tertiaire. Elle s'élevait à 102 075 emplois au recensement de 1999 (20,2 % de l'emploi total) et à baissé de 6,4 % en nombre d'emplois entre 1999 et 2006.

Les principaux secteurs représentés dans les Yvelines sont l'automobile, l'aéronautique, l'industrie aérospatiale et la défense, les équipements électroniques et les services informatiques, les bio-industries cosmétiques, parfumerie, agro-industries, la santé, les éco-industries[30].

Principaux groupes industriels
Secteurs Groupes industriels
Automobile PSA, Renault, BMW, Mercedes-Benz, Fiat, Ford, Nissan
Aéronautique, aérospatiale, défense Astrium, EADS, Matra, Messier-Bugatti, Thales
Équipements électroniques Alcatel, Bouygues, Nortel Networks, Siemens VDO, Steria
Cosmétique, parfumerie, agro-industries, santé GlaxoSmithKline, GE Healthcare, Garnier, Parfums Rochas, Syngenta, Bongrain
Éco-industries Saur, Suez, Veolia, SARP Industries, Air Liquide, SEPUR

Les industries sont concentrées sur un nombre limité de communes situées d'une part dans la vallées de la Seine, dans le nord du département, d'autre part dans la zone Versailles - Saint-Quentin-en-Yvelines dans l'est. Les principales communes industrielles, dans lesquelles l'emploi industriel représente plus de 50 % des emplois, sont Flins-sur-Seine / Aubergenville, Les Mureaux, Poissy, Vélizy-Villacoublay et Saint-Quentin-en-Yvelines (communauté d'agglomération)[31]. Autres communes importantes comptant plus de 30 % d'emploi industriel : Mantes-la-Jolie, Limay, Conflans-Sainte-Honorine, Sartrouville, Houilles, Plaisir, Versailles, Rambouillet.

Recherche

Les Yvelines concentrent un nombre important de chercheurs du secteur privé et du secteur public. La recherche est particulièrement concentrée dans la zone géographique de Versailles - Saint-Quentin-en-Yvelines. Trois secteur sont particulièrement représentés :

Commerce

En 2006, le secteur du commerce occupait 77 526 emplois dans les Yvelines, soit 14,2 % de l'emploi total, en progression de 11,3 % par rapport au recensement précédent (1999)[26].

Les plus grands centres commerciaux du département se trouvent dans l'agglomération versaillaise : Parly 2 et Vélizy 2. L'hypermarché Auchan situé dans ce dernier est le premier de France par son chiffre d'affaires (307 millions d'euros en 2008) et propose 205 000 références sur 19 700 m²[33].

Le département compte, en 2008, 186 grandes surfaces alimentaires, dont 21 hypermarchés[34].

Tourisme

Article détaillé : Tourisme en Yvelines.

Le tourisme dans les Yvelines, favorisé par la proximité de Paris, est fortement marqué par la présence du château de Versailles, qui est l'une des principales attractions touristiques de la France.

Les sites les plus fréquentés par les touristes étaient en 2004 dans l'ordre le château de Versailles (3,3 millions de visiteurs), le parc zoologique de Thoiry (362 000), France Miniature à Élancourt et l'espace Rambouillet (117 000)[35]. En 2008, la fréquentation du château de Versailles s'élevait à 5,6 millions de visiteurs, à la quatrième place des sites payants d'Île-de-France, après Disneyland Resort Paris, le musée du Louvre et la tour Eiffel[36].

Ces sites prestigieux tendent toutefois à éclipser les nombreux points d'intérêt du département, liés principalement à son histoire.

Six villes s'honorent du titre de « villes royales ». Outre Versailles et Saint-Germain-en-Laye, il s'agit de Poissy qui a vu naître Saint Louis, Mantes-la-Jolie, Marly-le-Roi et Rambouillet. De nombreux châteaux, anciennes résidences royales, ou demeures des familles puissantes, proches du pouvoir, sont ouverts à la visite. Les plus connus sont ceux de Versailles, Saint-Germain-en-laye, Rambouillet, Breteuil, Maisons-Laffitte, Thoiry. S'y ajoutent quelques rares vestiges de châteaux-forts plus anciens, comme le château de la Madeleine à Chevreuse.

Le département dispose en 2009 de cent-trente-deux hôtels, dont sept de la catégorie 4 étoiles et luxe, pour 7 552 chambres, de dix-huit terrains de camping pour 3 271 emplacements. Les résidences secondaires représentaient en 1999 seulement 1,8 % du nombre total de logements, soit 10 178 résidences secondaires[37].

Zones franches urbaines

Le département des Yvelines compte quatre zones franches urbaines (ZFU). Ce sont les suivantes : ZFU Bécheville, Les Bougimonts, L’Île-de-France, La Vigne Blanche, Les Musiciens (Les Mureaux), ZFU Le Val-Fourré (Mantes-la-Jolie), ZFU Le Plateau, Cité des Indes (Sartrouville) et ZFU Les Merisiers (Trappes)[38]. Les deux premières ont été créées en 1996, les deux dernières en 2004.

Démographie

Article détaillé : Démographie des Yvelines.

Avec 1 395 807 habitants (recensement de 2006)[37], les Yvelines sont le quatrième département francilien, après Paris, les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis, et le huitième de France. Son poids démographique est de 12,1 % au niveau régional et 2,3 % au niveau national.

La densité de population s'établit à 611 habitants/km² en 2006, très supérieure à la densité moyenne de la France métropolitaine (113 habitants/km²), mais nettement en dessous du niveau régional (960,1 habitants/km²)[37].

Évolution démographique

La population des Yvelines a connu une forte croissance depuis la création du département (elle a quasiment doublé entre 1962 et 1999). Cette croissance, forte jusqu'au milieu des années 1970 s'est ralentie depuis, le taux moyen de croissance annuelle, égal à 3,45 % de 1968 à 1975, tombant à 0,39 % entre 1990 et 1999. Elle est le résultat d'un solde migratoire important jusqu'en 1975, mais qui faiblit ensuite jusqu'à devenir négatif depuis 1999, et d'un solde naturel qui s'est maintenu autour de 1 % par an mais commence à fléchir à partir de 1999[39].

Évolution démographique des Yvelines depuis 1968
1968 1975 1982 1990 1999 2006
854 382 1 082 255 1 196 111 1 307 150 1 354 304 1 395 804
(Sources : Insee[39],[40])
Histogramme
(élaboration graphique par Wikipédia)

Pyramide des âges

Avec 27,8 % de jeunes de moins de 20 ans en 2006 (contre 26,1% au niveau régional et 24,8 % au niveau national - France métropolitaine), les Yvelines sont un département relativement jeune. Toutefois, la population tend à vieillir au fil des recensements.

Pyramide des âges des Yvelines en 1999 (pourcentages)[41].
Hommes Classe d'âge Femmes
0,1  95 ans et +  0,3
3,5  75 à 94 ans  6,1
10,4  60 à 74 ans  11,0
20,5  45 à 59 ans  19,9
22,8  30 à 44 ans  23,1
21,4  5 à 29 ans  20,0
21,3  0 à 14 ans  19,6
Pyramide des âges des Yvelines en 2006 (pourcentages)[42].
Hommes Classe d'âge Femmes
0,3  90 ans et +  0,9
4,1  75 à 89 ans  6,3
11,0  60 à 74 ans  11,4
20,4  45 à 59 ans  20,8
22,2  30 à 44 ans  21,8
20,1  15 à 29 ans  19,0
21,9  0 à 14 ans  19,9


Répartition de la population

Yvelines, densité de population.

La densité moyenne de la population s'établit à 611 habitants/km² en 2006, très supérieure à la densité moyenne de la France métropolitaine (113 habitants/km²), mais nettement en dessous du niveau régional (960 habitants/km²)[37]. Cette moyenne recouvre d'importante disparités. En effet, les 3/4 du territoire situés pour l'essentiel dans l'ouest et dans le sud ont une densité de population inférieure à la moyenne. Dans ces zones, 85 communes rurales représentant un peu plus de la moitié du département ont une densité inférieure à 100 habitants/km². A l'opposé, les zones les plus urbanisées situées dans le nord-est, dans la continuité de l'agglomération parisienne, ont une densité très supérieure, approchant les 7 000 habitants au km² à Houilles et au Chesnay.

Cette répartition fait apparaître deux axes d'urbanisation préférentiels : le premier d'est en ouest de Chatou à Mantes-la-Jolie et Bonnières-sur-Seine le long de la vallée de la Seine, le second du nord-est vers le sud-ouest, de Viroflay et Versailles en direction de Rambouillet le long de la route nationale 10 (et secondairement le long de la route nationale 12 vers Plaisir). Ce dernier a reçu une forte impulsion avec la création de la ville nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines au sud-ouest de Versailles, qui rassemble en 2006 10,5 % de la population du département.

Politique et administration

Article détaillé : Politique des Yvelines.
Préfecture des Yvelines à Versailles

Les Yvelines, qui ont longtemps abrité au château de Versailles la cour du roi de France, jouent encore un rôle, plus modeste, dans la politique nationale : c'est en effet à Versailles que le Parlement se réunit périodiquement en Congrès pour adopter les révisions de la constitution lorsque celles-ci se font par voie parlementaire.

Le département a accueilli à deux reprises une réunion du groupe des pays les plus riches du monde : le G6, première manifestation du genre, en 1975 au château de Rambouillet et le G7 en 1982 au château de Versailles.

Article détaillé : Administration des Yvelines.

Découpage administratif

Arrondissements et cantons des Yvelines.

Le département est découpé en quatre arrondissements, trente-neuf cantons et deux-cent-soixante-deux communes.

Les quatre arrondissements sont les suivants :

  • à l'est, Versailles, 15 500 ha, 10 cantons, 19 communes, qui comptait en 2006 347 496 habitants ;
  • au nord-ouest, Mantes-la-Jolie, 82 542 ha, 8 cantons, 117 communes, qui comptait en 2006 264 269 habitants ;
  • au sud, Rambouillet, 95 030 ha, 5 cantons, 81 communes, qui comptait en 2006 214 219 habitants ;
  • au nord-est, Saint-Germain-en-Laye, 33 983 ha, 16 cantons, 45 communes, qui comptait en 2006 528 320 habitants.

Le département des Yvelines compte trois communautés d'agglomération et douze communautés de communes regroupant 138 communes sur les 262 du département. Ainsi en 2006 près de la moitié des communes n'appartiennent à aucun établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre. Toutefois, il existe de nombreux syndicats intercommunaux créés pour gérer des questions spécifiques telles que l'alimentation en eau potable, la gestion de collèges ou de lycées, de piscines, de bases de loisirs, etc.

Les trois communautés d'agglomération sont les suivantes :

Les douze communautés de communes sont les suivantes :

Intercommunalités des Yvelines - sept. 2009

Voir également l'historique des communes.

Représentation politique

Sa représentation est assurée :

Élections et tendances politiques

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours 
Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores 
Élections sénatoriales, résultats des deux meilleurs scores 
Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores 
Élections référendaires 

Politique locale

Le département des Yvelines est dirigé par le conseil général des Yvelines, assemblée délibérante départementale composée de trente-neuf conseillers généraux dont vingt-six UMP et deux divers droite composant la majorité, huit socialistes, un divers gauche et deux communistes dans l'opposition[52]. Il est présidé par Alain Schmitz (UMP), conseiller général du canton de Versailles-Nord. Le président est assisté de onze vice-présidents. L’Insee attribue au département le code 78, anciennement attribué à la Seine-et-Oise.

Identité visuelle

Logos successifs du département des Yvelines.

Culture

Article détaillé : Culture en Yvelines.

Patrimoine environnemental

Article détaillé : Liste des forêts des Yvelines.

Sites naturels

Les Yvelines comptent neuf sites naturels inscrits dans le réseau Natura 2000[53]. Il s'agit de sites considérés comme exceptionnels en raison de la diversité biologique qu'ils recèlent et qu'il s'agit de maintenir. Ils sont concentrés d'une part dans le nord-ouest du département dans la vallée de la Seine autour de la boucle de Moisson et d'autre part dans le massif boisé de Rambouillet.

Par ailleurs, dans le cadre du « schéma départemental des espaces naturels » (SDEN) adopté en 1994, le département des Yvelines a inscrit en zone de préemption 30 000 hectares d'espaces naturels sensibles[54].

Sites protégés

Les Yvelines comprennent 154 sites protégés (41 % classés, 59 % inscrits) selon la loi du 2 mai 1930 (relative à la protection des monuments naturels et des sites de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque) couvrant 47 000 hectares, soit 21 % du territoire départemental. Parmi les sites classés se trouvent notamment, outre de nombreux parcs de château, la plaine de Versailles (qui protège la perspective vers l'ouest du château de Versailles), la plaine de la Jonction (entre la forêt de Marly et celle de Saint-Germain-en-Laye) et la vallée de Chevreuse[55].

Parcs et jardins

Les jeux d'eau de Marta Pan devant le parc des Sources de la Bièvre à Guyancourt.

Patrimoine architectural

Deux villes de Yvelines bénéficient du label « Villes et pays d'art et d'histoire » : Rambouillet et Saint-Quentin-en-Yvelines[56].

Au total, ce sont cinquante-et-un châteaux et quatre-vingt quatorze monuments religieux répartis sur le territoire qui bénéficient d'un classement ou d'une inscription aux monuments historiques.

Architecture civile

Le pont aux Perches à Meulan entre la rive droite et l'île du Fort

Sur la Seine, trois ponts anciens seulement sont encore visibles, au moins partiellement, dans les Yvelines, tous les ponts ayant été détruits par l'aviation alliée en 1944. Il s'agit du vieux pont de Limay construit aux Xe et XIIe siècles, dont il manque trois arches détruites par le génie français en 1940, du pont de Poissy, construit au XVIe siècle, dont il ne reste que trois arches côté Poissy, et du pont aux Perches, construit au XIIe siècle, à Meulan.

Architecture religieuse

Les musées

La Dame de Brassempouy,
conservée au musée d'Archéologie nationale

On trouve dans les Yvelines une quarantaine de musées[57], y compris les maisons d'écrivains ou artistes, dont deux musée nationaux : le musée national des Granges de Port-Royal à Magny-les-Hameaux et le musée d'archéologie nationale à Saint-Germain-en-Laye, auxquels s'ajoute l'établissement public du musée et du domaine national de Versailles et le domaine national de Marly-le-Roi administré par la présidence de la République.

Maisons d'artistes, d'écrivains et de personnages célèbres

Les Yvelines dans les arts

Peinture

Article détaillé : Peintures sur les Yvelines.
Rameur à Chatou
Pierre-Auguste Renoir, 1879.
Châtaigniers à Louveciennes
Camille Pissarro,1870.

Les peintures sur les Yvelines sont, si l'on excepte les tableaux reproduisant des événements historiques, essentiellement des paysages, genre qui est resté longtemps mineur et s'est développé au cours du XIXe siècle, en particulier vers la fin de ce siècle avec les impressionnistes. L'attrait pour les peintres de la région qui allait devenir les Yvelines tient à la fois à sa proximité de Paris, rendue encore plus accessible avec la création des premières lignes de chemin de fer à partir de 1837, et à sa qualité de département rural, qui subsiste encore largement de nos jours, avec ses paysages de campagne, de forêts et des bords de Seine.

Plusieurs écoles se sont illustrées dans le territoire actuel des Yvelines :

On peut citer aussi Raymond Renefer, le peintre d'Andrésy, également dessinateur qui a illustré la guerre de 1914-1918, et Ernest Meissonnier, le peintre de Poissy qui fut aussi maire de la ville et son fils Charles également peintre.

Cinéma

Vie quotidienne

Sports et loisirs

L'équitation est largement pratiquée dans les Yvelines, premier département français par le nombre de licenciés (20 400 en 2007), et dispose de nombreuses infrastructures (centres équestres, haras, chemins de randonnée dédiés à l'équitation, hippodromes). Pour favoriser le développement des activités équestres dans le département, un accord de partenariat a été conclu en décembre 2007 entre le Conseil général des Yvelines et les haras nationaux [58].

Golf de Saint-Nom-la-Bretèche

L'hippodrome de Maisons-Laffitte est le plus grand d'Île-de-France et dispose d'une ligne droite longue de 2 000 mètres. Exploité par France Galop, il est spécialisé en courses de plat et accueille une trentaine de réunions par an ainsi que diverses manifestations[59].

Il existe dans le département 25 terrains de golf publics ou privés[60]. Celui de Saint-Nom-la-Bretèche a accueilli diverses compétitions, dont le Trophée Lancôme jusqu'en 2003, tandis que le Golf national, construit en 1991 à Guyancourt par la Fédération française de golf accueille chaque année l'Open de France sur le parcours de l'« Albatros »[61].

Le département dispose de trois bases régionales de plein air et de loisirs, créées sous l'égide de la Région et implantées autour de plans d'eau. L'une à Saint-Quentin-en-Yvelines autour de l'étang du même nom, les deux autres en bordure de Seine, à Verneuil-sur-Seine (base du Val-de-Seine) et à Moisson (base des Boucles de Seine)[62]. Ces bases permettent de pratiquer diverses activités de plein air et notamment des sports nautiques tels que baignade, voile, planche à voile, ski nautique, canoë-kayak, etc.

La commune de Houilles organise tous les ans à l'occasion de la Saint-Sylvestre une course pédestre de 10 km, la corrida de Houilles. Parmi les épreuves, la « course des As » attire des participants internationaux de haut niveau[63].

La marche Paris-Mantes, organisée chaque année fin janvier depuis 1935 par l'association sportive de Mantes, se déroule de nuit sur 54 km entre Boulogne-Billancourt et Mantes-la-Jolie[64]. Elle réunit environ 3500 participants.

Personnalités liées au département

Notes, sources et références

  1. a  et b Répertoire géographique des communes (RCG), IGN.
  2. Carte topographique au 1/25000, feuille Versailles, référence 2214 ET - IGN.
  3. Éléments de référence pour l'actualisation du schéma de développement équilibré des Yvelines, Conseil général des Yvelines. Consulté le 5 octobre 2009.
  4. Fiche multicommunale d'occupation des sols en 2003, IAU IdF. Consulté le 5 octobre 2009.
  5. Schéma du réseau LHP, Trapil. Consulté le 5 octobre 2009.
  6. RTE inaugure le nouveau poste électrique Yvelines, RTE. Consulté le 5 octobre 2009
  7. Connaître les Yvelines, 1er semestre 1992, édité par le Conseil général des Yvelines, p. 4.
  8. Les Yvelines de la préhistoire au Moyen Âge , Association des Amis du musée des Yvelines, Les Mesnuls, 1986 (catalogue de l'exposition du même nom), p. 12.
  9. Jacques Meissonnier, « Le sanctuaire rural de Bennecourt (Yvelines), du temple celtique au temple gallo-romain », 2005, Document d’Archéologie Française, n° 77, Revue archéologique de l'Est, Tome 54. Consulté le 8 octobre 2009
  10. Olivier Blin, « Diodurum : l’agglomération antique de Jouars-Pontchartrain », 2005, Inrap. Consulté le 8 octobre 2009
  11. Histoire et patrimoine des Yvelines de Hugues Capet à Philippe Auguste, Connaître les Yvelines, Conseil général des Yvelines, 1988.
  12. Marcel Delafosse, Des Carolingiens à la guerre de Cent Ans in Les Yvelines, Projet Éditions, 1988, p. 61.
  13. François Boulet, op. cit. p.38.
  14. Versailles, ville royale, Jacques Levron, éd. La Nef de Paris, 1964.
  15. Loi n°64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JO du 12 juillet 1964 - Légifrance. Consulté le 4 octobre 2009.
  16. Décret n°67-594 du 20 juillet 1967 portant création et délimitation des cantons du nouveau département des Yvelines, JO du 22 juillet 1967 - Légifrance. Consulté le 4 octobre 2009.
  17. Décret n°67-792 du 19 septembre 1967 relatif à l'entrée en vigueur des dispositions de la loi n° 64-707, JO du 22 septembre 1967 - Légifrance. Consulté le 4 octobre 2009.
  18. Biographie de Jean-Paul Palewski sur Biographies des députés de la IVe République - Assemblée nationale.
  19. Décret du 11 août 1972 portant création de l'agglomération nouvelle de Saint-Quentin-en-Yvelines [pdf]
  20. Fil-info-France.com
  21. INSEE, emplois au lieu de travail - Yvelines.
  22. INSEE, emplois au lieu de travail - Île-de-France.
  23. Rapport statistique départemental sur le site de l'Insee. Consulté le 8 octobre 2009.
  24. Rapport statistique national sur le site de l'Insee. Consulté le 8 otobre 2009.
  25. Produit intérieur brut par département à prix courants, Insee.
  26. a , b  et c Yvelines - Chiffres clés, Insee - Statistiques locales. Consulté le 3 octobre 2009.
  27. Les zones d'emploi de l'Ile-de-France, Chambre régionale de commerce et d'industrie Paris - Île-de-France. Consulté le 5 octobre 2009.
  28. Yvelines (78 - Département) - Chiffres-clés, Insee - Statistiques locales. Consulté le 2 octobre 2009.
  29. a  et b Les Yvelines, le plus grand département agricole de l’Île-de-France-Ouest, janvier 2002, Chambre interdépartementale d'agriculture Île-de-France. Consulté le 2 octobre 2009.
  30. Les Yvelines : terre d'accueil de secteurs d'activité porteurs pour des entreprises de références, Conseil général des Yvelines. Consulté le 3 octobre 2009.
  31. Concentration de l’activité « Industrie », Chambre de commerce et d’industrie de Versailles Val-d’Oise / Yvelines - Atlas socio-économique des Yvelines et du Val-d’Oise. Consulté le 3 octobre 2009.
  32. Un pôle d'excellence dans la recherche et l'innovation, Conseil général des Yvelines. Consulté le 5 octobre 2009.
  33. Comment Auchan Vélizy (78) optimise ses 20 000 m², Linéaires.com. Consulté le 5 octobre 2005.
  34. Commerce - Implantation de grandes surfaces alimentaires en 2008, Insee. Consulté le 5 octobre 2005.
  35. Fréquentation des principaux musées et monuments, Chambre de commerce et d’industrie de Versailles Val d’Oise-Yvelines. Consulté le 5 octobre 2009.
  36. Hausse de fréquentation des principaux sites payants en Ile-de-France, Insee Île-de-France. Consulté le 7 octobre 2009.
  37. a , b , c  et d Yvelines - Chiffres clés -Résumé statistique sur INSEE -. Consulté le 24 septembre 2009.
  38. Les Zones Franches Urbaines, février 2005, Entreprises et territoires - Hors série n° 6, CCI Versailles Val-d'Oise / Yvelines. Consulté le 25 septembre 2009.
  39. a  et b Évolution démographique du département sur le site de l'Insee. Consulté le 24/09/2009.
  40. Population départementale 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 24/09/2009.
  41. Pyramide des âges des Yvelines en 1999 sur le site de l'Insee. Consulté le 3 octobre 2009.
  42. Pyramide des âges des Yvelines en 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 3 octobre 2009.
  43. Communauté d'agglomération des Deux Rives de la Seine, IAURIF. Consulté le 25 septembre 2009.
  44. Résultats départementaux de l'élection présidentielle 2002 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 3 octobre 2009.
  45. Résultats départementaux de l'élection présidentielle 2007 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 3 octobre 2009.
  46. Résultats départementaux de l'élection européenne 2004 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 3 octobre 2009.
  47. Résultats de l'élection européenne 2009 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 3 octobre 2009.
  48. Résultats de l'élection sénatoriale 2004 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 3 octobre 2009.
  49. Résultats départementaux de l'élection régionale 2004 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 3 octobre 2009.
  50. Résultats départementaux du référendum de 2000 sur le site politiquemania.com Consulté le 3 octobre 2009.
  51. Résultats départementaux du référendum de 2005 sur le site du ministère de l'Intérieur. Consulté le 3 octobre 2009.
  52. Liste des conseillers généraux sur le site des fédérations UMP des Yvelines. Consulté le 6 octobre 2009.
  53. Réseau Natura 2000 - Yvelines, Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer, consulté le 3 octobre 2009.
  54. Les Yvelines, le « poumon vert » de l'Île-de-France, Conseil général des Yvelines, consulté le 3 octobre 2009.
  55. La protection des sites des Yvelines, 26 août 2008, Direction régionale de l’environnement Île-de-France - Bassin Seine-Normandie. Consulté le 25 septembre 2009.
  56. Liste des villes et pays d'art et d'histoire, Ministère de la Culture. Consulté le 6 octobre 2009.
  57. Liste des musées en Yvelines, Conseil général des Yvelines
  58. Protocole d’accord entre les Haras nationaux et le Conseil général des Yvelines, 5 décembre 2007, Conseil général des Yvelines. Consulté le 6 octobre 2009.
  59. La Cité du Cheval, Ville de Maisons-Laffitte. Consulté le 8 octobre 2009
  60. Golfs dans les Yvelines, Le Monde. Consulté le 8 octobre 2009
  61. L'Open, histoire d'un centenaire vigoureux, Open de France. Consulté le 8 octobre 2009
  62. Bases de Plein Air et de Loisirs d'Île-de-France, Association des Bases Régionales de Plein Air et de Loisirs d'Île-de-France. Consulté le 9 octobre 2009
  63. 34e Corrida pédestre internationale de Houilles, 20 décembre 2005, Ville de Houilles. Consulté le 9 octobre 2009
  64. Paris-Mantes à la marche, Association sportive mantaise. Consulté le 9 octobre 2009

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • Paysages, vie et visages des Yvelines à l'orée du XXe siècle, Jean H. Prat, éditions du Tigre, Paris, 1970, 222 p.
  • Les Yvelines, événements mémorables, Marcel Delafosse, éditions Horvath, 1984 (ISBN 2-7171-0355-4)
  • La grande histoire des Yvelines, les 262 communes d'Ablis à Voisins-le-Bretonneux, Monique Bardy, Édijac, Pontoise, 1989. (ISBN 2-904625-25-6)
  • Routes et ponts en Yvelines, tome 1 du XVII au XIXe siècle, Claude Vacant, Presses de l'École nationale des ponts et chaussées, Paris, 1989. (ISBN 285978120X)
  • Routes et ponts en Yvelines, tome 2 du XIX au XXe siècle, Claude Vacant, Presses de l'École nationale des ponts et chaussées, Paris, 1996. (ISBN 2859782516)
  • Les Yvelines, collection « Guides des départements », Projets Éditions, Poitiers, 1990.
  • Les Yvelines autrefois, Jean-Michel Vechambre, Éd. Horvath, Écully, 1991.
  • L'atlas des pays et paysages des Yvelines, Alain Mazas et Alain Freytet, Conseil d'architecture et d'environnement de Yvelines, éditions Courcoux, 1992 (ISBN 2-909055-06-X)
  • Cloches & clochers des Yvelines, Lionel Ollivon, Champflour, 1993, (ISBN 2-87655-019-9)
  • Les Yvelines, , Éd. J. Delmas & Cie, Paris, 1993
  • Les Peintres et les Yvelines, Michel Péricard, Grancher, Paris, 1995. (ISBN 2904310886)
  • Les choix de la mémoire - Patrimoine retrouvé des Yvelines, Somogy, éditions d'art, Paris, 1997 [[ISBN|2-85056-291-2}}, 215 p.
  • Les Yvelines vues du ciel au fil de l'histoire, photographies de Yann Arthus-Bertrand, texte de Patrick Wassef, Éd. Altitude, Paris, 1998. (ISBN 2-910767-01-9)
  • L'art des jardins en Yvelines, Histoire et paysages, Florence Collette, Dominique Pinon, Robert césar, éditions Minerva, 1999 (ISBN 2-8307-0549-1)
  • Le Patrimoine des communes des Yvelines (2 vol.), Éd. Flohic, Paris, 2000.
  • Balades en Yvelines, Marie-Noëlle Craissati, Éd. Alexandrines, Paris, 2001.
  • Les Yvelines à travers leurs archives, Archives départementales des Yvelines, éditions Somogy, 2003 (ISBN 2-85056-679-9)
  • Les grandes affaires criminelles des Yvelines, Nathalie Michau, éditions De Borée, 2007, (ISBN 978-284494-597-6)
  • Les cahiers Yvelines, éditions Projection, collection Livre-Jeu, Nantes 2008 (ISBN 978-2-916112-10-7)
  • Parcours nature Yvelines, éditions Projection, Nantes 2009, (ISBN 978-2-916112-22-0), 320 p.


Voir aussi Bibliographie des communes des Yvelines

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48°50′N 1°55′E / 48.833, 1.917

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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Département des Yvelines de Wikipédia en français (auteurs)

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