Douleur

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Douleur
Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la douleur physique. Pour la douleur au sens large, voir Souffrance.
Douleur
Classification et ressources externes
Injured Bystrov.JPG
Un joueur souffrant de douleur.
CIM-10 R52
CIM-9 338
DiseasesDB 9503
MedlinePlus 002164
MeSH D010146

Une douleur est une sensation dĂ©sagrĂ©able ressentie par un organisme dont le systĂšme nerveux dĂ©tecte un stimulus nociceptif. Elle peut ĂȘtre provoquĂ©e par un traumatisme (brĂ»lure, plaie, choc) ou une maladie, mais aussi par un mauvais fonctionnement du systĂšme nerveux responsable de sa transmission. Habituellement, elle correspond Ă  un signal d'alarme de l'organisme pour signifier une remise en cause de son intĂ©gritĂ© physique. Un individu pourrait ressentir une sensation extrĂȘmement dĂ©sagrĂ©able, voire insupportable, qui peut provoquer un mouvement rĂ©flexe de retrait (au niveau des membres et des extrĂ©mitĂ©s) ou un changement de position du corps.

D’aprĂšs l’IASP (International Association for the Study of Pain), « la douleur est une expĂ©rience sensorielle et Ă©motionnelle dĂ©sagrĂ©able, liĂ©e Ă  une lĂ©sion tissulaire rĂ©elle ou potentielle, ou dĂ©crite en termes d'une telle lĂ©sion. Â»[1].

Sommaire

Physiologie

Circuit

Les connaissances concernant les voies neurologiques de la douleur sont actuellement en pleine mutation. Actuellement, il est individualisĂ© par les voies nociceptives ascendantes de la pĂ©riphĂ©rie du corps vers le cortex cĂ©rĂ©bral en passant par la moelle Ă©piniĂšre et les voies de contrĂŽles de la sensation nociceptive partant du cortex cĂ©rĂ©bral vers la pĂ©riphĂ©rie. Leur but est la modulation de la perception de la douleur dans le sens d'une diminution ou aggravation de la sensation douloureuse. Ces voies nociceptives transmettent l'information du stimulus nociceptif grĂące Ă  des mĂ©canismes Ă©lectro-biochimiques faisant intervenir de nombreuses molĂ©cules et acides aminĂ©s. La douleur est vĂ©hiculĂ©e en premier lieu par les fibres A-delta qui conduisent le message nocicepteur Ă  une vitesse de 15 Ă  30 m/s

Conséquences

Outre le sentiment de souffrance, la douleur peut provoquer un malaise vagal par stimulation des nerfs vagues (nerfs pneumogastriques). Les symptĂŽmes de cette excitation vagale sont toutes ou parties des signes incluent notamment une baisse du dĂ©bit sanguin par bradycardie et hypotension ; une syncope ; un myosis (diminution du diamĂštre des pupilles par contraction de l'iris) ; une transpiration aux extrĂ©mitĂ©s des membres ; une sĂ©crĂ©tion excessive de salive ; une hyperchlorhydrie (excĂšs de sĂ©crĂ©tion d'acide chlorhydrique par la muqueuse de l'estomac) ; une constipation ou des diarrhĂ©es ; des spasmes et des troubles de la respiration.

La douleur prolongĂ©e est inhibĂ©e par le corps par sĂ©crĂ©tion d'endorphines (ou endomorphines). La production d'endorphine se fait initialement aux niveaux des nerfs proches du siĂšge de la douleur ; lorsque cette production ne suffit plus (douleur prolongĂ©e), c'est un site plus proche du cerveau qui prend le relais dans la sĂ©crĂ©tion. La douleur revient ainsi par vagues.

Classification

La douleur compte trois grands mĂ©canismes de genĂšse : la douleur de nociception, la douleur neurogĂšne et la douleur psychogĂšne.

Les douleurs de nociception sont provoquĂ©es par la mise en jeu normale des voies neuro-physiologiques de la douleur. C'est ce qui se passe lorsque vous frappez votre index au lieu du clou avec le marteau. Elles rĂ©sultent de lĂ©sions des tissus pĂ©riphĂ©riques, qui provoquent un influx douloureux transmis par le systĂšme nerveux intact. La douleur est, dans ce cas, normale, et mĂȘme souhaitable dans la plupart des cas, car constitue un signal d'alarme sur une agression. Elle peut ĂȘtre abolie dans certaines maladies gĂ©nĂ©tiques exceptionnelles comportant une mutation du gĂšne SC9A codant pour un certain type de canal membranaire[2].

La caractĂ©ristique de la douleur neurogĂšne, encore appelĂ©e douleur neuropathique[3], est d'ĂȘtre ressentie comme des dĂ©charges Ă©lectriques, des Ă©lancements, des sensations de brĂ»lures, des sensations de froid douloureux et des picotements dans le territoire des nerfs atteints. Ce sont des qualificatifs proposĂ©s par le questionnaire de la douleur St-Antoine (QDSA), mais aussi le DN4 (Douleur neuropathique - 4 questions). C'est aussi la douleur que ressentent les malades amputĂ©s et en particulier la sensation perçue dans un membre qui a disparu (membre fantĂŽme).

La douleur psychogÚne existe en l'absence de lésion. C'est une douleur réellement ressentie par l'individu (à différencier de la simulation). Les mécanismes physiologiques de ces douleurs ne sont pas clairement définis mais l'utilisation d'antalgique semble inefficace. Ces manifestations douloureuses sont liées à la somatisation des problÚmes psychologiques, psychiques ou sociaux de l'individu et c'est en traitant ces problÚmes que les douleurs sont ainsi traitées.

Types

Plusieurs types de douleurs sont dénombrés. La douleur aiguë est une douleur vive, immédiate, et généralement brÚve. Elle est causée par une stimulation nociceptive de l'organisme, tel une lésion tissulaire, pouvant se produire sous la forme d'un stimulus thermique (contact de la peau avec du feu) ou mécanique (un pincement, un coup).

Les douleurs chroniques sont des douleurs prolongĂ©es dans le temps :elles sont dĂ©finies par des douleurs qui Ă©voluent depuis plus de 6 mois. Elles sont insupportables tout autant par leur chronicitĂ© que par leur intensitĂ© : une douleur peu intense mais permanente peut ĂȘtre trĂšs difficile Ă  vivre.

MĂ©canismes

Les douleurs surviennent à partir de systÚmes complexes. Elles se résument schématiquement en douleurs par excÚs de nociception, douleurs neurogÚnes, douleurs psychogÚnes, douleurs aiguës et chroniques. Les douleurs par excÚs de nociception sont des douleurs mettant en jeu les voies normalement fonctionnelles de la transmission nociceptive. Les douleurs neurogÚnes sont liées à un défaut majeur de la transmission douloureuse avec genÚse d'influx douloureux au sein des voies de la douleur alors qu'aucune lésion apparente n'existe. Elles surviennent de façon spontanée ou pour des mouvements minimes, persistant en fond douloureux accentués par des paroxysmes. Les douleurs psychogÚnes sont dépendantes du psychisme. Elles sont aussi appelées douleurs fonctionnelles ou psychosomatiques. Néanmoins, ce sont de vraies douleurs. Alors que les mécanismes biologiques de la douleur sont assez bien connus chez l'homme et chez les animaux proches de lui (vertébrés), les connaissances concernant la nociception et la douleur chez les animaux invertébrés sont encore trÚs fragmentaires[4].

La douleur inflammatoire est plus importante le soir et en dĂ©but de nuit (lorsque le taux sanguin de cortisol naturel est au plus bas). Elle diminue ou disparaĂźt aprĂšs Ă©chauffement et Ă  l'effort (activitĂ© professionnelle ou sportive) : douleur de dĂ©rouillage.

La douleur mĂ©canique est constante, ne diminue pas voire s'accentue Ă  l'effort. Elle n'augmente pas le soir, ni en dĂ©but de nuit, et diminue lorsque la mobilisation s'arrĂȘte.

Lors de l'examen mĂ©dical des muscles, en particulier en mĂ©decine du sport, ces diffĂ©rents temps de l'examen permettent de faire la distinction entre les diffĂ©rentes pathologies possibles. La douleur musculaire est prĂ©sente Ă  l'effort. L'arrĂȘt de l'effort physique ou la baisse de son intensitĂ© fait diminuer ou disparaĂźtre la douleur. Elle est prĂ©sente au repos, lorsque les muscles sont "froids". La palpation du muscle concernĂ© provoque ou augmente la douleur : rictus douloureux sur le visage du sujet examinĂ©, rĂ©action de retrait. La contraction volontaire provoque ou augmente la douleur. L'Ă©tirement du muscle provoque ou augmente la douleur[rĂ©f. nĂ©cessaire].

Diagnostic

La perception de la douleur, de son intensitĂ©, est en partie subjective. Le mĂȘme phĂ©nomĂšne (traumatisme, maladie) sera ressenti diffĂ©remment selon la personne et selon la situation. La douleur peut aller d'une simple incommodation jusqu'Ă  un malaise, voire la mise en danger du pronostic vital ou psychiatrique de la personne. Par ailleurs, la douleur va ĂȘtre mĂ©morisĂ©e, et ce souvenir risque de « ressortir Â» lors d'un Ă©vĂ©nement similaire et donc notamment de « parasiter Â» le diagnostic dans l'avenir ; par exemple, une personne ressent une douleur aigĂŒe au rĂ©veil d'une opĂ©ration, mais ce n'est en fait que le souvenir de la douleur initiale, ou bien une personne se blessant deux fois ressent une douleur « surĂ©valuĂ©e Â» lors du second traumatisme car le traumatisme prĂ©cĂ©dent Ă©tait extrĂȘmement douloureux. Il importe donc de pouvoir Ă©valuer le ressenti par la douleur lors du diagnostic[rĂ©f. nĂ©cessaire].

Lorsqu'un clinicien recherche les signes fonctionnels dans l'examen clinique de son patient, va demander et noter les diffĂ©rentes caractĂ©ristiques de la douleur que son patient lui reporte le siĂšge, le type de douleur, l'intensitĂ©, l'Ă©volution de la douleur, les possibles irradiations, les facteurs dĂ©clenchant, (par exemple la prise d'un repas), les facteurs apaisant, (par exemple la prise d'un mĂ©dicament), et les signes associĂ©s. Cela va permettre au clinicien de mieux comprendre l'origine de cette douleur et mieux la soigner[rĂ©f. nĂ©cessaire].

Auto-Ă©valuation

L'auto-Ă©valuation consiste Ă  demander directement au patient le niveau de sa douleur. Il nĂ©cessite une coopĂ©ration et une bonne comprĂ©hension. Le systĂšme le plus simple et le plus couramment utilisĂ© est l'Ă©chelle numĂ©rique (EN) qui consiste Ă  demander au patient de noter sa douleur de 0 Ă  10, 0 Ă©tant l'absence de douleur et 10 la douleur maximale imaginable. L'Ă©chelle visuelle analogique ou EVA consiste Ă  prĂ©senter une rĂ©glette graduĂ©e et Ă  demander au patient de positionner un curseur, la position Ă  gauche Ă©tant l'absence de douleur et la position Ă  droite une douleur insupportable. CĂŽtĂ© praticien, la rĂ©glette est graduĂ©e de 0 Ă  10, 1 Ă©tant une lĂ©gĂšre incommodation et 10 Ă©tant une douleur insupportable. Une estimation supĂ©rieure Ă  5 est en gĂ©nĂ©ral considĂ©rĂ©e comme Ă©tant une douleur importante devant ĂȘtre prise en compte spĂ©cifiquement (c'est-Ă -dire qu'il faut prendre en compte Ă©galement la douleur et pas seulement le traumatisme et la maladie)[rĂ©f. nĂ©cessaire].

L'« Ă©chelle verbale simple Â» (EVS) est utilisĂ©e : une sĂ©rie d'adjectifs est proposĂ©e au patient pour qualifier la douleur (absente > faible > modĂ©rĂ©e > intense > extrĂȘmement intense > douleur maximale imaginable), qui est ensuite convertie en une valeur numĂ©rique (de 0 pour absente Ă  5 pour la douleur maximale). Dans certains cas, l'« Ă©chelle verbale relative Â» (EVR) est utilisĂ©. Le principe est similaire Ă  l'EVS, mais les diffĂ©rents types de douleur et leurs rĂ©percussions sont distinguĂ©s et quantifiĂ©s comme notamment : fourmillements, dĂ©charges Ă©lectriques, Ă©lancement, coup de poignard, douleur Ă©nervante et Ă©puisante[rĂ©f. nĂ©cessaire].

Hétéro-évaluation

Ces échelles sont basées sur l'observation du comportement du patient. Contrairement aux échelles d'auto-évaluation elles ne nécessitent pas la participation du patient et sont de ce fait recommandées dans l'évaluation de la douleur chez les personnes ùgées ou non communicantes mais aussi chez l'enfant.

  • personne ĂągĂ©e, notamment atteinte de troubles cognitifs comme la maladie d'Alzheimer (Échelle Doloplus[5])
  • les handicapĂ©s cĂ©rĂ©bro-moteurs. Il faut alors s'aider de l'interrogatoire de l'entourage qui les connait au quotidien et Ă©valuer les changements survenus.
  • les nourrissons. Le signe majeur pour le petit enfant est le cri que la mĂšre arrive souvent Ă  distinguer des autres cris (peur, faim...). À un stade supĂ©rieur de douleur le nourrisson est souvent prostrĂ©. Deux Ă©chelles existent, bien que peu utilisĂ©es en pratique, il s'agit de la grille DESS (Douleur Enfant San Salvadour) et de l'Ă©chelle NCCPC (Non Communicating Children’s Pain Checklist) ou GED-DI (Grille d’Évaluation de la Douleur DĂ©ficience Intellectuelle)

Le problÚme principal de ces échelles et qu'elles comportent des items longs à répertorier et ne sont pas utilisable en urgence.

  • Chez l'animal, l'Ă©valuation relĂšve parfois de la gageure. Suivant l'espĂšce animale et le type de douleur, l'Ă©valuation peut ĂȘtre relativement facile ou impossible. En gĂ©nĂ©ral, les douleurs chroniques sont silencieuses et se manifestent par des troubles fonctionnels plus ou moins marquĂ©s(position antalgique, comportements d'Ă©vitement, irritabilitĂ©, anorexie et parfois apathie). Les douleurs aiguĂ«s sont plus visibles et faciles Ă  mettre en Ă©vidence par une palpation-manipulation appropriĂ©e. Il existe des grilles de notations pour certaines affections et espĂšces mais elles sont surtout employĂ©es en recherche.

Traitements

Le traitement inadéquat de la douleur est trÚs répandu à travers le domaine chirurgical et dans le domaine hospitalier et d'urgence en général[6],[7],[8],[9],[10],[11],[12]. Cette négligence s'étend depuis toute époque[13]. Les africains et latino-américains seraient les plus nombreux à souffrir entre les mains d'un physicien[14],[15]; et la douleur chez les femmes et moins traitée que chez les hommes[16].

L'International Association for the Study of Pain explique notamment que la douleur devrait ĂȘtre reprĂ©sentĂ©e dans les droits de l'Homme et que la douleur chronique devrait ĂȘtre considĂ©rĂ©e en tant que maladie[17]. Ces notifications sont, pour l'heure, seulement reprĂ©sentĂ©es en Chine et en Australie[18].

En France, le traitement de la douleur a longtemps Ă©tĂ© considĂ©rĂ© comme secondaire, pour de nombreuses raisons culturelles[rĂ©f. nĂ©cessaire] : longtemps Ă©tait pensĂ© que les nourrissons ne souffraient pas, car leur systĂšme nerveux n'est pas mature (les neurones sont incomplĂštement myĂ©linisĂ©es) et, par ailleurs, ils n'expriment pas leur douleur de maniĂšre spĂ©cifique (autre que par des cris et des pleurs, qui sont leur mode de communication habituel) ; la douleur rĂ©vĂšle une affection, l'enlever supprime un Ă©lĂ©ment de diagnostic : ceci n'est valable qu'avant le diagnostic (il est vrai qu'une autre douleur peut apparaĂźtre et ĂȘtre masquĂ©e par le traitement antalgique) ; par ailleurs, certains actes diagnostics sont eux-mĂȘmes gĂ©nĂ©rateurs de douleur, notamment les actes invasifs comme une ponction osseuse ; et le traitement de la douleur aiguĂ« fait appel Ă  des mĂ©dicaments classĂ©s comme stupĂ©fiants, on avait peur que le patient devienne dĂ©pendant : ceci est insignifiant dans le cas d'un patient en fin de vie. Certains avancent le poids de la culture judĂ©o-chrĂ©tienne dans laquelle l'homme et la femme ont Ă©tĂ© destinĂ©s Ă  souffrir en Ă©tant chassĂ©s du paradis. Actuellement, la douleur est considĂ©rĂ©e comme une affection spĂ©cifique, et parfois mĂȘme comme une urgence (par exemple, colique nĂ©phrĂ©tique)[rĂ©f. nĂ©cessaire].

MĂ©dicaments

La douleur aigĂŒe est habituellement soignĂ©e Ă  l'aide de mĂ©dicaments comme les analgĂ©siques et anesthĂ©siants. Concernant la douleur chronique, cependant, celle-ci est plus complexe et requiert les efforts coordonnĂ©es d'une Ă©quipes de professionnels de la santĂ©, ce qui implique typiquement mĂ©decins, psycho-clinicienss, physiothĂ©rapeutes, ergothĂ©rapeutes et infirmiers[19],[20].

L'Organisation mondiale de la santĂ© (OMS) dĂ©finit trois paliers de douleur auxquels elle associe des principes thĂ©rapeutiques. Au niveau 1, si des douleurs faibles ou modĂ©rĂ©es sont diagnostiquĂ©es, des antalgiques non morphiniques (paracĂ©tamol, anti-inflammatoire non stĂ©roĂŻdien (AINS) comme par exemple, aspirine ou ibuprofen) peuvent ĂȘtre prescrits. Au niveau 2, si des douleurs modĂ©rĂ©es sont diagnostiquĂ©es, un antalgique dĂ©rivĂ© de la morphine (codĂ©ine (associĂ©e Ă  du paracĂ©tamol), tramadol et nefopam) peut ĂȘtre prescrit. Au niveau 3, des douleurs intenses, de la morphine et de l'oxycodone peuvent ĂȘtre utilisĂ©s[21]. À noter la classification dĂ©licate du nĂ©fopam (Acupan) dans les paliers de l'OMS. Il s'agit d'un antalgique non morphinique (= palier 1 de l'OMS) mais de puissance Ă©quivalente Ă  un mĂ©dicament de palier 2. Le traitement de la douleur dĂ©pend de l'intensitĂ© et de son origine, le traitement dĂ©finitif Ă©tant le traitement de la cause, lorsque cela est possible. Il peut faire appel Ă  un rĂ©confort, au fait de dĂ©tourner l'attention, au fait d'expliquer ce qui se passe (diminuer l'anxiĂ©tĂ©) ; cela est particuliĂšrement flagrant avec : les enfants, Ă  une position d'attente (installation du patient dans une position qui minimise la douleur ; le patient adopte en gĂ©nĂ©ral instinctivement cette position), au froid ou au chaud (suivant le type de douleur mĂ©canique ou inflammatoire, et appliquĂ© localement et avec modĂ©ration, il calme la douleur), Ă  la dentisterie (douleurs posturales (muscles, myalgies) induites par une hauteur inadaptĂ©e des dents naturelles[22] (voir : Science de l'occlusion dentaire)), Ă  la kinĂ©sithĂ©rapie (massage, physiothĂ©rapie), Ă  l'hypnose, Ă  des anti-inflammatoires, Ă  des antalgiques, Ă  des sĂ©datifs (dans les cas extrĂȘmes Ă  l'anesthĂ©sie) et, dans certains cas, l'antalgie interventionnelle est utilisĂ©e[rĂ©f. nĂ©cessaire].

Dans le cas de douleurs intenses, un patient possĂšde la possibilitĂ© de gĂ©rer l'antalgie lorsque celle-ci est administrĂ©e par perfusion de morphine : le patient dispose d'un bouton poussoir qui active l'injection de morphine, la quantitĂ© injectĂ©e Ă©tant limitĂ©e par un rĂ©glage de l'appareil sur prescription mĂ©dicale. Cette modalitĂ© d'analgĂ©sie est appelĂ©e analgĂ©sie contrĂŽlĂ©e par le patient (ACP) ou PCA en anglais. Le traitement de la douleur peut aussi reposer sur des mĂ©thodes de traitement physique incluant notamment kinĂ©sithĂ©rapie, ostĂ©opathie, ergothĂ©rapie et rĂ©Ă©ducation sensitive de la douleur[rĂ©f. nĂ©cessaire].

Psychologiques

Les individus qui reçoivent une soutien social réduisent les risques de souffrir de cancers[23].

Il est possible que certains patients souffrant de douleurs chroniques soient tellement absorbés dans une activité ou un divertissement qu'ils ne sentent plus la douleur, ou que celle-ci est grandement diminuée[24].

La psychothérapie cognitivo-comportementale (PCC) est efficace pour réduire les souffrances associées aux douleurs chroniques chez certains patients, mais cette diminution des douleurs reste modeste, et la méthode de PCC semblerait n'avoir aucun réel effet appaisant[25].

MĂ©decine alternative

La douleur est la principale raison pour laquelle les individus font appel à la médecine non conventionnelle[26]. Une analyse sur 13 études dans le traitement haute qualité des douleurs par acuponcture, publiée en janvier 2009 dans le journal britannique British Medical Journal, conclut qu'il existe une petite différence dans les traitements qui n'incluent pas l'acuponcture[27].

Une revue de 2007 sur 13 études affirme que l'hypnose réduit la douleur dans certaines conditions, bien que le nombre de patients ayant participé à cette étude était relativement bas[28].

Douleur animale

La douleur animale a longtemps Ă©tĂ© nĂ©gligĂ©e pour diverses raisons : sous mĂ©dicalisation de plusieurs espĂšces, un sondage INSEE a donnĂ© il y a quelques annĂ©es un taux de mĂ©dicalisation des chiens de 50 % et de 30 % pour les chats[rĂ©f. nĂ©cessaire]; ignorance plus ou moins volontaire, les animaux n'exprimant pas toujours leur douleur par des moyens comprĂ©hensibles par des humains inattentifs ; la prise en charge de la douleur exige une certain investissement pas toujours compatible avec les exigences de l'Ă©levage ou du budget du mĂ©nage. Les mĂ©dicaments ne sont pas toujours dĂ©pourvu d'effets secondaires. Les posologies de ces mĂ©dicaments ne sont pas toujours connues pour toutes les espĂšces. Parfois, la suppression de la douleur peut mener Ă  des complications: entorse dĂ©gĂ©nĂ©rant en luxation parce que l'animal, ne souffrant plus, a forcĂ© l'articulation fragilisĂ©e[rĂ©f. nĂ©cessaire]. Mais plusieurs Ă©tudes rĂ©centes[Lesquelles ?] montrent l'intĂ©rĂȘt de la prise en charge dans diverses affections, par exemple arthrose du chien et rĂ©cupĂ©ration post-opĂ©ratoire dans plusieurs espĂšces. De plus, chaque jour de nouveaux mĂ©dicaments et leurs posologies sont disponibles que ce soit en publication ou moins souvent sous une forme commerciale. Toutes les thĂ©rapies humaines sont applicables aux animaux mais certaines doivent encore ĂȘtre adaptĂ©e. L'ostĂ©opathie a dĂ©montrĂ© ses vertus chez le cheval, le chien et le chat. La kinĂ©sithĂ©rapie fait son apparition sur la scĂšne des thĂ©rapies vĂ©tĂ©rinaires, le plus souvent sous forme de conseils aux propriĂ©taire de l'animal mais quelques personnes se lancent dans diverses physiothĂ©rapies plus ou moins efficace. L'acupuncture commence aussi Ă  faire ses preuves. Le problĂšme des ces thĂ©rapies est qu'il y a encore peu de gens rĂ©ellement compĂ©tents et qu'il y a encore du travail de recherche Ă  faire dans les indications et adaptations des traitements[rĂ©f. nĂ©cessaire].

RĂ©action

La rĂ©action Ă  la douleur est utilisĂ©e pour Ă©valuer l'Ă©tat neurologique d'un patient, et notamment son Ă©tat de conscience. Il fait partie du bilan des secouristes ainsi que de l'Ă©chelle de Glasgow. Si la victime n'a pas de rĂ©action spontanĂ©e, ni au bruit ou au toucher, sa rĂ©action Ă  la douleur est testĂ©e. Il convient d'exercer une stimulation qui ne cause pas de blessure ni d'aggravation de l'Ă©tat. Plusieurs mĂ©thodes peuvent ĂȘtre employĂ©es.

Un pincement de la peau a longtemps Ă©tĂ© pratiquĂ© ; celui-ci doit ĂȘtre Ă©vitĂ©. Sur une personne consciente, un lĂ©ger pincement aux extrĂ©mitĂ©s est utilisĂ© (dos de la main ou dessus du pied, face interne du bras) pour vĂ©rifier si la personne ressent ce qui lui est fait, mais pas comme mĂ©thode de stimulation d'une personne sans rĂ©action.Une pression avec les doigts sur l'arriĂšre de la mĂąchoire infĂ©rieure (nomenclature internationale = mandibule), sous les oreilles, et une pression appuyĂ©e au niveau sus-orbitaire.

ÉpidĂ©miologie

La douleur est la principale cause de visite dans les milieux hospitaliers dans 50 % des cas[29], est est une pratique de visite prĂ©sente dans 30 % des familles[30]. De nombreuses Ă©tudes Ă©pidĂ©miologiques de diffĂ©rents pays rapportent une prĂ©valence Ă©levĂ©e de douleur chronique prĂ©sents chez 12-80 % de la population[31]. Elle devient plus Ă©vident Ă  l'approche du dĂ©cĂšs chez les individus. Une Ă©tude de 4 703 patients affirme que 26 % des patients souffrant de douleurs durant les deux derniĂšres annĂ©es de leur vie, guĂ©rissent Ă  46 % le mois d'aprĂšs[32].

Une enquĂȘte de 6 636 enfants (ĂągĂ©s entre 0–18 ans) affirme que, sur 5 424 enfants interrogĂ©s, 54 % ont fait l'expĂ©rience de douleurs durant les trois derniers mois. Un quart d'entre eux rapportent qu'ils font l'expĂ©rience de douleurs prĂ©sentes ou prolongĂ©es depuis trois mois voire plus, et un tiers d'entre eux rapportent qu'ils font l'expĂ©rience de douleurs frĂ©quentes et intenses. L'intensitĂ© des douleurs chroniques Ă©tait plus Ă©levĂ©e chez les filles, et la douleur chronique augmente chez les filles ĂągĂ©es entre 12 et 14 ans[33].

Tolérance

La perception de la douleur peut ĂȘtre augmentĂ©e ou diminuĂ©e par certains mĂ©dicaments. Sans mĂ©dication, elle dĂ©pend fortement du type de douleur, du contexte et de la culture du patient. Dans un contexte rassurant, ou au contraire trĂšs difficile (situation de guerre) l'intensitĂ© de la douleur peut diminuer. Par exemple, expĂ©rimentalement, la simple prĂ©sence de plantes vertes dans une chambre diminue l’intensitĂ© perçue d'une douleur[34] et de l'Ă©tat psychologique du patient.

Anthropologie, sociologie

La douleur n’est pas du tout considĂ©rĂ©e ni prise en compte de la mĂȘme maniĂšre selon les cultures ou les religions. Chaque peuple a sa propre conception de la douleur, et plus gĂ©nĂ©ralement de la souffrance. Cette notion s’applique aussi bien aux bĂ©nĂ©ficiaires de soins qu’aux valeurs des soignants. En effet, « ce ne sont pas seulement les malades qui intĂšgrent leur douleur dans leur vision du monde, mais Ă©galement les mĂ©decins et les infirmiĂšres qui projettent leurs valeurs, et souvent leurs prĂ©jugĂ©s, sur ce que vivent les patients dont ils ont la charge. Â»[35].

Voici un exemple qui illustre trĂšs bien les diffĂ©rences qui existent entre les cultures en ce qui concerne le sens mĂȘme que donnĂ© Ă  la douleur : « Un ethnologue raconte que dans la sociĂ©tĂ© qu’il Ă©tudie, une femme sachant qu’il possĂšde une trousse de secours lui amĂšne son enfant dont elle dit qu’il a un lĂ©ger « bobo Â» au pied, la mĂšre comme l’enfant ne semblent pas considĂ©rer la blessure avec gravitĂ©. Lorsque l’ethnologue dĂ©tache le bandage en feuille de bananier de l’enfant, il dĂ©couvre avec stupĂ©faction que l’os de l’enfant dont le pied ressemble, selon les termes de l’ethnologue Ă  « une masse gĂ©latineuse Â» est aperçu. Dans cette mĂȘme sociĂ©tĂ©, il est appelĂ© une autre fois au chevet d’une petite fille souffrant d’une constipation. Ce dernier cas, d’une gravitĂ© moindre aux yeux de l’ethnologue est considĂ©rĂ© comme trĂšs grave par les membres de cette sociĂ©tĂ© du sud-ouest de la Tanzanie, car la constipation peut-ĂȘtre due Ă  une action malveillante, par exemple celle d’un sorcier. Â». Pour Ă©valuer la douleur, il est donc primordial de prendre en considĂ©ration l’origine ethnique, la religion ou la philosophie de vie des personnes soignĂ©es, et, dans le cas d’enfants hospitalisĂ©s, de l’origine de leurs parents. Ils exercent un Ɠil critique sur la prise en charge de la douleur de leur enfant, en fonction de leurs croyances et de leurs origines ethniques[rĂ©f. nĂ©cessaire].

Globalement les patients pratiquant une religion du livre (juif, chrĂ©tien, musulman) considĂšrent que la douleur est une volontĂ© de Dieu, une Ă©preuve et l'attitude courageuse face Ă  celle-ci (leur) permet de racheter les fautes de l'humanitĂ©. A contrario, il est Ă©tonnant que certains patients qualifiĂ©s de "mĂ©diterranĂ©ens" pratiquant les religions du livre extĂ©riorisent bruyamment leur douleur et exagĂšrent leur souffrance, ce qui au milieu du XXe siĂšcle a donnĂ© naissance au mythe du "syndrome mĂ©diterranĂ©en". Outre le fait qu'il ne s'agit pas d'un syndrome avec des symptĂŽmes prĂ©cis, il est constatĂ© qu'outre atlantique, des personnes de mĂȘmes cultures religieuses en sont d'excellents exemples. Concernant les douleurs de l'accouchement, une grande retenue des femmes asiatiques (en particulier du Sud-est) qui, par leur attitude craignent de jeter la honte sur leurs familles, est observĂ©e tandis que les latino-amĂ©ricaines sont, par croyance, dans le registre tout Ă  fait opposĂ©, plus elle crie, plus l'enfant leur appartient et sera beau[rĂ©f. nĂ©cessaire]. La manifestation de la douleur a donc une composante culturelle Ă  ne pas nĂ©gliger[rĂ©f. nĂ©cessaire].

Psychologie

La prise en charge de la douleur peut s’expliquer par le fait que « (
) la pratique quotidienne d’actes douloureux oblige le soignant Ă  mettre en Ɠuvre un certain nombre de mĂ©canismes de dĂ©fense visant Ă  le protĂ©ger, Ă  le prĂ©munir contre l’enlisement et la contamination par la souffrance de l’autre
 Â» Un aspect intĂ©ressant de l’écho que peut produire la douleur de l’enfant est notĂ© chez le soignant : le dĂ©ni. « ReconnaĂźtre, admettre la rĂ©alitĂ© de la douleur de l’enfant est un exercice difficile pour beaucoup d’équipes accueillant des enfants. D’autant que la non reconnaissance de la douleur est plus facile chez l’enfant car ses moyens d’expression sont plus limitĂ©s. Â» (
) « Ce dĂ©ni est souvent le reflet d’un malaise chez les soignants, d’une incomprĂ©hension de l’attitude de l’enfant, d’un dysfonctionnement au sein d’un service. Â» . Dans les services[Lesquels ?], il est dit que : « Ce n’est pas de la douleur, c’est de la peur ou de l’anxiĂ©té  Â», ou bien : « C’est de la douleur mais il oubliera
 Â», ou bien encore : « C’est dans la tĂȘte, c’est psychologique
 Â». Le dĂ©ni de la rĂ©alitĂ© est un mĂ©canisme de dĂ©fense des soignants qui nient totalement une part plus ou moins importante de la rĂ©alitĂ© externe. « Le dĂ©ni est un mĂ©canisme psychologique oĂč la personne rĂ©agit comme si sa pensĂ©e Ă©tait toute puissante et qu’il suffisait de refuser la pensĂ©e d’une chose pour que cette chose n’existe pas. MĂ©canisme pathologique quand il est prĂ©valent et rigide mais qui se retrouve sous une forme attĂ©nuĂ© chez tout un chacun sous la forme : « il ne faut pas penser au malheur, Ă  la mort, etc. Â» ; hĂ©ritage de la pensĂ©e magique chez les jeunes enfants. Dans la relation de soin, ce dĂ©ni se manifeste rarement de façon ouverte mais plutĂŽt de maniĂšre inconsciente qui peut se traduire par la persistance d’attitudes nocives (le dĂ©ni favorise les conduites Ă  risque)
 Â». Il existe une autre notion qui peut rentrer en ligne de compte dans ce dĂ©ni des soignants face Ă  la douleur de l’enfant : le concept d’amnĂ©sie infantile qui fait partie du dĂ©veloppement psychologique de l’enfant. Il est vrai « que nous avons tous Ă©tĂ© des enfants Â». Mais cette pĂ©riode de notre vie que nous avons tous en commun est recouverte « d’un voile d’étrangetĂ© Â», peu, voir aucun souvenir de cette Ă©poque nous revient consciemment Ă  la mĂ©moire. « Qu’il est donc difficile de comprendre ce que veut, ce que cherche, ce que demande un enfant ! Â» : cela explique cette facilitĂ© des soignants Ă  ne pas prendre en compte la douleur de l’enfant qu’il soigne, ne se souvenant pas eux-mĂȘmes de ce qu’ils ont ressenti et vĂ©cu Ă  cette pĂ©riode de leur vie. Un autre concept intĂ©ressant concernant le vĂ©cu de la douleur par les soignants est le transfert. Les soignants adultes rĂ©sistent mieux Ă  la douleur en gĂ©nĂ©ral, et donc transfĂšrent leurs ressentis et leurs Ă©motions sur la personne qu’ils soignent. Ils pensent que l’enfant supporte la douleur de la mĂȘme façon qu’ils le feraient[rĂ©f. nĂ©cessaire].

Pousser un juron peut Ă©galement avoir un effet anti-douleur[36].

Chez les animaux

Portrait de René Descartes par Jan Baptist Weenix (1647-1649).

L'une des mĂ©thodes pour repĂ©rer la douleur chez les humains est de poser une question : une personne peut exprimer une douleur qui ne peut ĂȘtre dĂ©tectĂ©e par des mesures physiologiques connues. Cependant, comme chez les nourrissons, les animaux non-humains ne peuvent poser de question sur ce qu'ils ressentent ; ainsi les critĂšres dĂ©finis aux humains ne peuvent ĂȘtre attribuĂ©s aux animaux. Les philosophes et scientifiques se sont penchĂ©s sur ces difficultĂ©s d'expression. RenĂ© Descartes, par exemple, explique que les animaux manquent de conscience et font l'expĂ©rience d'une douleur diffĂ©rente de celle ressentie par les humains[37]. Bernard Rollin de l'UniversitĂ© d'État du Colorado, principal auteur de deux lois fĂ©dĂ©rales concernant la douleur animale[38], rĂ©dige que les chercheurs, durant les annĂ©es 1980, restaient incertains concernant l'expĂ©rience de la douleur ressentie par les animaux, et que les vĂ©tĂ©rinaires, formĂ©s aux États-Unis avant 1989, apprenaient Ă  ignorer la douleur chez les animaux[39]. Lors de ses discussions avec des scientifiques et autres vĂ©tĂ©rinaires, il lui Ă©tait demandĂ© de « prouver Â» que les animaux sont conscients et de fournir des preuves « scientifiquement acceptables Â» qui permettraient de mettre en avant la douleur animale[39]. Carbone rĂ©dige que la perception dans laquelle les animaux souffrent diffĂ©remment des humains reste peu rĂ©pandue. La capacitĂ© des espĂšces invertĂ©brĂ©es chez les animaux, telles que les insectes, Ă  ressentir la douleur et la souffrance reste Ă©galement incertaine[40],[41].

La prĂ©sence de la douleur chez les animaux reste incertaine pour quelques uns, mais elle peut ĂȘtre repĂ©rĂ©e Ă  l'aide de rĂ©actions comportementales ou physiques[42]. Les spĂ©cialistes croient actuellement que tout animal vertĂ©brĂ© peut ressentir la douleur, et que certains invertĂ©brĂ©s, comme la pieuvre, le peuvent Ă©galement [43],[44]. Quant aux autres animaux, plantes et autres entitĂ©s, la capacitĂ© physique Ă  ressentir la douleur reste une Ă©nigme dans la communautĂ© scientifique, car aucun mĂ©canisme par lequel la douleur peut ĂȘtre ressentie n'a Ă©tĂ© dĂ©tectĂ©. En particulier, il n'existe aucun nocicepteurs connus dans des groupes tels que les plantes, champignons et la plupart des insectes[45].

Notes et références

  1. ↑ Chapitre 5 - Douleur, cours en ligne sur le site de la FacultĂ© de MĂ©decine PitiĂ©-SalpĂȘtriĂšre, http://www.chups.jussieu.fr, page consultĂ©e le 22 janvier 2008.
  2. ↑ Raouf R, Quick K, Wood JN, Pain as a channelopathy, J Clin Invest, 2010;120:3745–3752
  3. ↑ Douleurs neuropathiques, e-journal libre d'accùs[1]
  4. ↑ Georges Chapouthier, La douleur : des animaux Ă  l’homme, dans (sous la direction de T. Auffret Van Der Kemp et J. C. NouĂ«t) "Homme et animal : de la douleur Ă  la cruautĂ©", Collection «  Le mouvement des savoirs Â», Editions de l’Harmattan, Paris, 2008, pp 25-38
  5. ↑ Échelle Doloplus
  6. ↑ (en) Brown AK, Christo PJ, Wu CL, Strategies for postoperative pain management, vol. 18, dĂ©cembre 2004, 703–17 p. 
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Annexes

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Bibliographie

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  • De la douleur, Jean-Pierre Peter, Éd Quai Voltaire, Paris, 1993
  • Douleur et mĂ©decine, la fin d'un oubli, Isabelle Baszanger du CERMES, Ed. Seuil, 1995
  • Anthropologie de la douleur, David Le Breton, Éditions MĂ©tailiĂ©, Paris, 1995, 237 pages
  • « La prise en charge de la douleur Â», dans Ann. Pharm. Fr., vol. 58, no 2, mars 2000, p. 75-144 (ISSN 0003-4509) [texte intĂ©gral (page consultĂ©e le 23 mai 2010)] 
  • Histoire de la douleur, Roselyne Rey, Ed. La DĂ©couverte Poche (sciences humaines et sociales), 2000
  • La douleur, le rĂ©seau et le mĂ©decin gĂ©nĂ©raliste, Francine Hirszowski, Francis Diez et François Boureau, Ed. John Libbey Eurotext, 2001
  • Combattre la douleur, Raoul Relouzat et Jean-Pierre Thiollet, Anagramme Ed., 2002
  • Manuel de rĂ©Ă©ducation sensitive, Claude Spicher, Ed. MĂ©decine & HygiĂšne, GenĂšve, Paris, 2003 (ISBN 2-88049-200-9)
  • Apprivoiser la douleur, Bernard Calvino (Le Pommier, 2004) (ISBN 2746501791)
  • Penser l'humain Ă  l'aune de la douleur, Ophir Levy, Éd L'Harmattan, Paris, 2009
  • ExpĂ©rience de la douleur. Entre destruction et renaissance, David Le Breton, Éditions MĂ©tailiĂ©, Paris, 2010, 272 p. (ISBN 978-2-86424-728-9)

Liens externes


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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Douleur de Wikipédia en français (auteurs)

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   Dictionnaire Français-Savoyard

  • douleur — n.f. La douleur, individu pĂ©nible, difficile Ă  supporter : Salut, la douleur ! / Comprendre sa douleur, rĂ©aliser sa dĂ©convenue : Quand il a fallu payer, j ai compris ma douleur. / Au pl. Rhumastismes 
   Dictionnaire du Français argotique et populaire


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