Dopage (Sport)

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Dopage (Sport)

Dopage (sport)

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Poste de contr√īle anti-dopage, Tour de Ta√Įwan 2008.

Le dopage est la pratique consistant √† absorber des substances ou √† utiliser des actes m√©dicaux afin d'augmenter artificiellement ses capacit√©s physiques ou mentales (h√©matocrite dans le sang, battements du cŇďur, confiance en soi, etc.). Le terme anglais ¬ę doping ¬Ľ fut largement employ√© avant que le Comit√© du langage scientifique n'impose une francisation en 1958.

Le dopage n'existe pas qu'au niveau sportif. La prise de substances vari√©es, dans le but d'accro√ģtre les performances est une pratique de plus en plus courante dans le milieu √©tudiant ou professionnel. On parle alors de ¬ę conduite dopante ¬Ľ.

Sommaire

Définition du dopage

La premi√®re d√©finition l√©gale du dopage en France date de 1965. En effet, la loi du 1er juin 1965 consid√®re comme dop√© : "Quiconque aura en vue ou au cours d'une comp√©tition sportive, utilis√© sciemment l'une des substances d√©termin√©es par le r√®glement d'administration publique, qui sont destin√©es √† accro√ģtre artificiellement et passag√®rement ses possibilit√©s physiques et sont susceptibles de nuire √† sa sant√©".

Cette définition renvoie à une liste de substances très détaillée.

  • La loi du 28 juin 1989 donne une nouvelle d√©finition du dopage : "Il est interdit √† toute personne d'utiliser, au cours des comp√©titions et manifestations sportives organis√©es ou agr√©√©es par des f√©d√©rations sportives ou en vue d'y participer, les substances et les proc√©d√©s qui, de nature √† modifier artificiellement les capacit√©s ou √† masquer l'emploi de substances ou de proc√©d√©s ayant cette propri√©t√©, sont d√©termin√©s par arr√™t√© conjoint des ministres charg√©s des sports et de la sant√©".
  • La loi du 23 mars 1999 donne maintenant la d√©finition suivante : ¬ę Le dopage est d√©fini par la loi comme l‚Äôutilisation de substances ou de proc√©d√©s de nature √† modifier artificiellement les capacit√©s d‚Äôun sportif. Font √©galement partie du dopage les utilisations de produits ou de proc√©d√©s destin√©s √† masquer l‚Äôemploi de produits dopants. La liste des proc√©d√©s et des substances dopantes mise √† jour chaque ann√©e fait l‚Äôobjet d‚Äôun arr√™t√© conjoint des ministres charg√©s des sports et de la sant√© ¬Ľ.

Historique

Le dopage est une pratique tr√®s ancienne. Le premier cas moderne av√©r√© remonte √† 1865 : des nageurs √† Amsterdam. √Ä la m√™me √©poque, le vin Mariani √©tait conseill√© aux sportifs. Il √©tait ¬ę aromatis√© ¬Ľ avec des feuilles de coca. Le premier mort √† cause du dopage le fut en 1896.

On consid√®re que le dopage s'est professionnalis√© et g√©n√©ralis√© dans certains sports √† la fin des ann√©es 1950 et au d√©but des ann√©es 1960 avec l'arriv√©e des sympathicomim√©tiques, de produits √† activit√© hormonale comme l'hormone de croissance, ou des cortico√Įdes. Sur l'√©preuve d'athl√©tisme du 100 m√®tres, dans les ann√©es 1960, les performances connaissent un bond avant de se stabiliser dans les ann√©es 70-80. Mais les performances red√©collent √† partir des ann√©es 1980, soit au moment o√Ļ l'EPO et de nouvelles hormones, anabolisants et produits masquant ind√©tectables sont mis sur le march√©.

Suite au d√©c√®s de Knud Enemark Jensen aux JO de Rome en 1960, la f√©d√©ration internationale de cyclisme effectua des contr√īles officieux sur les cyclistes s√©lectionn√©s aux Jeux de Tokyo en 1964. Ces r√©sultats ne furent jamais divulgu√©s mais, √† Mexico, lors des Jeux Olympiques d'√©t√© de 1968 le CIO officialise les contr√īles anti-dopage et oblige les femmes √† se soumettre √† des tests de f√©minit√©. Pour √©viter les contr√īles positifs aux JO de Montr√©al, les Sovi√©tiques installent sur le Saint-Laurent, un bateau laboratoire, dont l'objectif √©tait de v√©rifier les √©chantillons d'urine des sportifs sovi√©tiques avant de les engager dans les comp√©titions. Il faudra attendre 1989, pour que le CIO mette en place les contr√īles inopin√©s. Le faible pourcentage de sportifs contr√īl√©s positifs montre les limites des contr√īles et la possibilit√© d'utiliser des produits masquants. Les hormones de croissance ne sont pas d√©tect√©es dans les tests de contr√īle anti-dopage actuels (2007).

En 1998, un scandale (affaire Festina) √©clabousse le Tour de France. Le soigneur de l'√©quipe cycliste Festina Willy Voet, √† laquelle appartient Richard Virenque est interpell√© √† la fronti√®re en possession de 500 doses de produits dopants et stup√©fiants dont 235 ampoules d'EPO. Bruno Roussel, directeur sportif de l'√©quipe, avoue l'existence d'une ¬ę gestion concert√©e de l'approvisionnement des coureurs en produits dopants ¬Ľ. Le grand public d√©couvre alors l'√©tendue de ces pratiques dopantes. Dans la publication des recherches (2000) men√©es sur les √©chantillons d'urine congel√©s des coureurs du Tour de France 1998, le laboratoire national de d√©pistage du dopage estime qu'¬ę il est hautement vraisemblable que nous pourrions retrouver les traces d'une prise d'EPO sur un nombre √©lev√© des 102 √©chantillons, peut-√™tre m√™me sur tous ¬Ľ. Suite √† cette affaire, les contr√īles sont renforc√©s et la France se dote d'une loi anti-dopage plus contraignante.

Plusieurs affaires de dopage suivront notamment en Italie avec le Blitz du Giro 2001, le proc√®s de la Juventus, le proc√®s du docteur Michele Ferrari (conseiller m√©dical et ami de Lance Armstrong) ou l'affaire des veuves du Calcio et aux √Čtats-Unis avec l'affaire Balco (voir Tim Montgomery).

Il est maintenant quasiment prouvé (2005) que Lance Armstrong était sous EPO en 1999 (étude rétrospective d'urines[1]).

Aujourd'hui, associ√© aux contr√īles inopin√©s, le suivi longitudinal des sportifs semble √™tre l'arme la plus efficace pour lutter contre le dopage et ses pratiques masquantes, puisqu'il permet non plus de d√©tecter les produits dopants, mais une modification anormale de la physiologie du sportif.

Dopage d'√Čtat

Après la chute du mur de Berlin et l'ouverture des archives de la Stasi, on découvre que la RDA avait mis au point un vaste programme de dopage de ses sportifs. Les injections de testostérone et d'anabolisants étaient une pratique courante, voire systématique, y compris chez des enfants.

Suite √† l'affaire de blanchiment de contr√īles positifs par la F√©d√©ration am√©ricaine d'athl√©tisme r√©v√©l√©e par le cas de Jerome Young en 2003, le Comit√© olympique am√©ricain a reconnu en 2003 que, depuis les ann√©es 80, 24 athl√®tes ont gagn√© des m√©dailles olympiques apr√®s un contr√īle positif laiss√© sans suite. Il faut y ajouter les neuf contr√īles positifs myst√©rieusement disparus lors des Jeux olympiques d'√©t√© de 1984 √† Los Angeles.

Dans les ann√©es 1990, les r√©sultats des Chinois en natation surprennent. Une trentaine de nageurs chinois furent contr√īl√©s positifs par la d√©couverte, le 8 janvier 1998, par les douanes australiennes, de somatotropine (hormone de croissance ind√©tectable) dans les bagages de la nageuse Yuan Yuan.

Les produits et techniques dopantes par effet recherché

Les pratiques dopantes sont généralement complémentaires et associées les unes aux autres augmentant par la même occasion les risques et les inconnues quant aux effets à long terme du dopage sur la santé.

Les connaissances quant aux effets dopants sont essentiellement empiriques et les études scientifiques restent rares à ce sujet[2].

Pour modifier la morphologie

Les hormones de croissance permettent de jouer sur la morphologie du sportif dans les disciplines o√Ļ la taille est d√©terminante (basket-ball et volley-ball pour les sportifs de grande taille et cyclisme et halt√©rophilie pour ceux de petite taille). En RDA l'hormone de croissance √©tait administr√©e tr√®s t√īt dans la formation du sportif (√† l'√Ęge de 14 ans dans le cas de Petra Schneider, m√©daill√©e d'or du 400 m 4 nages en 1980).

Pour augmenter la force et la puissance musculaire

L'int√©r√™t d'une masse musculaire plus importante semble √©vident : la puissance du sportif sera plus grande, ainsi que dans une certaine mesure sa r√©sistance √† l'effort.

Familles de produits permettant d'augmenter la masse musculaire :

  • les st√©ro√Įdes anabolisants (exemple : la THG (t√©trahydrogestrinone) produite par le laboratoire Balco) ;
  • la cr√©atine n'a aucun effet anabolisant ; elle n'est pas consid√©r√©e comme un produit dopant, elle n'est pas interdite par les f√©d√©rations sportives, et est en vente libre dans les principaux pays europ√©ens, ainsi qu'aux USA. Elle augmente la force musculaire de mani√®re temporaire ; elle n'est pas stock√©e par les tissus musculaires et ne favorise donc pas l'augmentation de la masse musculaire ; souvent mise en avant par les sportifs elle s'av√®re √™tre un ¬ę masquant m√©diatique ¬Ľ bien pratique pour dissimuler une prise d'anabolisants et justifier une augmentation suspecte de masse musculaire ;
  • la combinaison de trois acides amin√©s (m√©thionine, arginine, glycine) ;
  • les hormones de croissance permettent d'optimiser le rapport poids/puissance musculaire en fonction des disciplines sportives (par exemple, un cycliste cherche √† limiter sa prise de poids lors de prises r√©p√©t√©s d'hormones de croissance) ;
  • la grossesse a m√™me √©t√© une m√©thode utilis√©e par les gymnastes sovi√©tiques et les nageuses est-allemandes pour b√©n√©ficier du climat hormonal du d√©but de grossesse ; ces jeunes gymnastes et nageuses subissaient une IVG apr√®s l'√©preuve. En d√©but de grossesse, il existe √©galement une augmentation de la masse sanguine (augmentation proportionnelle de la quantit√© globale d'h√©moglobine et de plasma sanguin) aboutissant √† un meilleur transport d'oxyg√®ne par le sang sans modification de l'h√©matocrite.

Pour améliorer l'oxygénation

Le salbutamol est tr√®s utilis√© dans tous les sports : environ 70 % des sportifs des JO de Lillehammer, en 1994, avaient un certificat m√©dical qui les autorisait √† prendre ce m√©dicament afin de soigner leur asthme[3],[4] (de m√™me que 87 % des sprinteurs aux JO d‚ÄôAtlanta, alors qu‚Äôil n‚Äôy a que 2,7 % d‚Äôasthmatiques dans la population globale) ; on retrouve les m√™mes proportions dans de nombreux autres sports, dont le cyclisme. Elle permet d'am√©liorer le passage de l'oxyg√®ne dans le sang, et donc d'en apporter plus aux muscles.

Le stage en altitude permet d'accro√ģtre le nombre de globules rouges dans le sang et, par cons√©quent, assure une meilleure oxyg√©nation. Toutefois, cet effet b√©n√©fique est perdu rapidement au retour √† une altitude normale. Il est possible de pr√©lever du sang au cours du s√©jour en altitude ou d'une cure d'EPO. Le sang est stock√© jusqu'au d√©roulement des √©preuves sportives. √Ä ce moment-l√†, il est transfus√© au sportif pour qu'il b√©n√©ficie √† nouveau de l'avantage d'un plus grand nombre de globules rouges dans le sang. Une autre technique consiste √† placer le sportif dans un caisson hypobare pour recr√©er artificiellement les conditions d'altitude et stimuler ainsi la production de globules rouges.

L'√©rythropo√Į√©tine (EPO) est une hormone naturelle stimulant la production de globules rouges, qui sont produits par la moelle osseuse. L'effet d'augmentation du nombre d'h√©maties se mesure par une √©l√©vation du taux d'h√©moglobine et de l'h√©matocrite dans le sang. Une quantit√© √©lev√©e de transporteurs d'oxyg√®ne permet d'augmenter l'apport en O‚āā aux tissus. L'inconv√©nient r√©side dans l'augmentation outranci√®re de l'h√©matocrite, pouvant provoquer des complications cardiovasculaires. Il a √©t√© intensivement utilis√© dans le cyclisme ‚Äď et probablement l'ensemble des sports d'endurance ‚Äď dans les ann√©es 90.

Les perfluorocarbures (PFC) sont des transporteurs d'oxyg√®ne qui n'augmentent pas l'h√©matocrite, mais ces produits sont tr√®s dangereux. Ils ont pourtant √©t√© utilis√©s par l'√Čquipe Festina.

L'h√©moglobine animale modifi√©e commercialis√©e depuis 1998 n'augmente pas non plus l'h√©matocrite et pr√©sente l'avantage de fonctionner d√®s l'absorption sans augmenter la viscosit√© du sang. Cela ne diminue pas pour autant les risques d'Ňďd√®mes pulmonaires ou c√©r√©braux et d'h√©morragies graves.

La transfusion homologue consiste à transfuser le sang d'un donneur au groupe sanguin et rhésus compatibles. Cette méthode est facilement détectable.[5]

La transfusion autologue est basé sur le même principe que la transfusion homologue, mais utilise le sang de la personne dopée qui a été préalablement retiré et congelé en vue de son stockage. Il n'existe en 2007 pas de méthode de test permettant de déceler ce dopage. Le sang stocké nécessite un appareillage très lourd car il faut passer le sang dans une centrifugeuse afin d'éliminer le sérum du sang exploitable.

Pour accro√ģtre la concentration

Amph√©tamines, alcool, b√©ta-bloquants sont utilis√©s pour vaincre le stress de la comp√©tition ou augmenter la concentration du sportif, par exemple le propanolol en biathlon ou en tir √† la carabine, o√Ļ les meilleurs apprennent √† tirer entre 2 battements de cŇďur pour augmenter la pr√©cision[6].

Pour se dépasser

Stylo d'insuline

C'est dans la classe des narcotiques que l'on trouve les produits pour oublier la douleur, certains produits comme l'h√©ro√Įne faisaient partie du ¬ę pot belge ¬Ľ. Les substances interdites les plus connues sont l'h√©ro√Įne, la morphine et la m√©thadone.

Pour vaincre la sensation de fatigue :

Pour ma√ģtriser le rythme veille-sommeil

L'usage militaire des amphétamines est bien connu, mais cet usage peut aussi être utile dans les disciplines demandant un important maintien de vigilance (Paris-Dakar, course de voile en solitaire…). Ils peuvent être associés aux benzodiazépines pour faciliter le sommeil après l'épreuve.

Pour perdre du poids

Les diur√©tiques permettent de perdre rapidement du poids par l'urine. Cela est tr√®s utile dans les sports o√Ļ rentre en compte les cat√©gories de poids comme la boxe ou lorsque celui-ci est un handicap (aviron (sport), √©quitation). Les diur√©tiques sont √©galement de tr√®s bons masquants : ils permettent de diminuer la concentration des produits dopants d√©tect√©s dans les urines. Mais leur usage n'est pas sans risque : probl√®mes cardiaques, r√©naux, d√©shydratation, crampes‚Ķ

Produits masquants

La Ventoline (salbutamol), outre ses vertus dopantes, masque les amphétamines.

Le probénécide, utilisé en thérapeutique comme urico-éliminateur, favorise l'élimination de nombreuses substances. Certains grands champions cyclistes (Pedro Delgado, leader du tour de France en 1988) ainsi que Romain Poinsot en 1990 échappèrent à la sanction, car ce produit n'était pas interdit par leur fédération.

De plus, le Propecia, sert √©galement √† masquer la prise de st√©ro√Įdes. Cependant, sa v√©ritable utilit√© est d'emp√™cher la chute de cheveux caus√©e par la calvitie. Il a √©t√© prouv√© que le gardien de but de la LNH (hockey), Jos√© Th√©odore, en prenait. Il avait cependant une autorisation d'un m√©decin et de la ligue.

Autres

Certaines drogues sont √©galement consid√©r√©es d'un point de vue l√©gal comme des produits dopant m√™me si les b√©n√©fices sur les capacit√©s physiques sont nuls. C'est ainsi que certains sportifs sont positifs au contr√īle antidopage apr√®s avoir fum√© du cannabis. M√™me si la consommation en est interdite aux sportifs pour des raisons morales, leur effet relaxant peut, dans une certaine mesure, √™tre dopant.

Pendant un temps, l'alcool a fait partie de la liste des produits interdits. Aujourd'hui, il n'est plus interdit que dans quelques sports avec un seuil de tol√©rance : A√©ronautique (0,20 g/l), Automobile (0,10 g/l), Boules (0,10 g/l), Karat√© (0,10 g/l), Motocyclisme (0,10 g/l), Motonautique (0,30 g/l), Pentathlon moderne (0,10 g/l) pour les √©preuves comprenant du tir, Tir √† l'arc (0,10 g/l).

Conséquences sur la santé

Le dopage met en danger la sant√© du dop√©. Plusieurs coureurs cyclistes qui ont avou√© avoir pris de l'EPO, ont racont√© que leur soigneur les r√©veillait la nuit pour leur faire faire de l'exercice. L'objectif est d'√©viter un arr√™t cardiaque √† cause d'un effet secondaire du produit dopant. En effet, l'am√©lioration de l'oxyg√©nation des muscles s'obtient gr√Ęce √† une augmentation du nombre des globules rouges, ce qui √©paissit le sang. Quand le cŇďur, au repos, ralentit, le sang devient de moins en moins fluide, et peut arr√™ter le cŇďur.

Dans son ouvrage le dopage en question, Jean-François Bourg indique que l'espérance de vie d'un joueur professionnel de football américain ne dépassait pas 55 ans dans les années 1990. Selon le docteur Jean-Pierre de Mondenard, qui a étudié les dossiers médicaux des participants du tour de France depuis 1947, pour les coureurs le risque de décès cardiaque avant 45 ans est cinq fois supérieur à la moyenne.

Cas célèbres et aspects juridiques

√Čvolution de la l√©gislation antidopage

Novembre 2007 : le Code mondial antidopage pr√©voit des amendes

Le Code mondial antidopage r√©vis√©, officiellement adopt√© en cl√īture de la Conf√©rence de Madrid le 17 novembre 2007, pr√©voit la possibilit√© d‚Äôinfliger des sanctions financi√®res aux sportifs convaincus de dopage, selon Richard Young, juriste r√©dacteur de ce texte. Chaque f√©d√©ration internationale ou organisation nationale antidopage pourra, au terme de l‚Äôarticle 10.12 du nouveau Code, int√©grer dans son r√®glement la possibilit√© d‚Äôinfliger de telles sanctions et leurs modalit√©s. Cependant, les ¬ę amendes ¬Ľ ne pourront en aucun cas √™tre ¬ę consid√©r√©es comme une raison de r√©duire une p√©riode de suspension ou une autre sanction ¬Ľ ‚ÄĒ comme une annulation de r√©sultat ‚ÄĒ, pr√©voit la version r√©vis√©e du Code mondial. L‚Äôimposition de sanctions financi√®res √©tait l‚Äôune des demandes des sportifs eux-m√™mes et du Comit√© international olympique (CIO)[7]..

Janvier 2008 : peine de prison

Sans que cela ne soit directement l√©gislatif, mais plut√īt une nouveaut√© jurisprudentielle, un tribunal am√©ricain a condamn√© pour la premi√®re fois une sportive √† 6 mois de prison ferme, non pas directement pour son dopage illicite, mais pour parjure durant l'enqu√™te dans l'affaire Balco, ainsi qu'au remboursement de 800 000 $ de primes √† l'AAF.

Le dopage par sport

Ic√īne pour souligner l'importance du texte  Suite √† une mise au point du 30 juin 2005 de la CNIL et ind√©pendamment de l'exactitude des faits, la publication (en France) d'une liste nominative de sportifs convaincus de dopage n'est pas permise, en raison de l'atteinte ind√©finie qu'elle constitue √† la consid√©ration des personnes et √† l‚Äôintimit√© de leur vie priv√©e.
Ic√īne pour souligner l'importance du texte  La liste des sports concern√©s par le dopage n'est √©videmment pas ci-dessous exhaustive.

Cyclisme

  • 1967 : Tom Simpson d√©c√®de pendant une √©tape du Tour de France, suite √† l'absorption massive d'amph√©tamines[8].
  • 1967 : Jacques Anquetil refuse de se soumettre √† un contr√īle antidopage √† la suite de son record de l'heure. Celui-ci ne sera pas homologu√©.
  • 1975 : le multiple champion du monde de cyclocross, Eric de Vlaeminck, est intern√© dans un service psychiatrique, sans doute victime des produits dopants consomm√©s durant sa carri√®re.
  • 1978 : le belge Michel Pollentier, vainqueur √† L'Alpe d'Huez, est exclu du Tour de France pour avoir tent√© de dissimuler son dopage.
  • 1988 : Pedro Delgado, leader du Tour de France, est d√©clar√© positif au prob√©n√©cide, un produit masquant permettant de dissimuler la prise de st√©ro√Įdes anabolisants. Le coureur parvient √† ne pas √™tre exclu et gagne le Tour.
  • 1996 : Bjarne Riis, vainqueur, reconna√ģt en 2007 s'√™tre dop√© pendant la p√©riode concern√©e. Erik Zabel a √©galement reconnu un dopage √† l'EPO[9].
  • 1998 : l'affaire Festina pousse l'√©quipe de Richard Virenque √† quitter le Tour de France.
  • 1999 : Marco Pantani est exclu du Tour d‚ÄôItalie √† la veille de l'arriv√©e, suite √† un contr√īle sanguin montrant un h√©matocrite tr√®s sup√©rieur √† la limite autoris√©e de 50%. En 2001, le dopage le rattrape encore. Il est suspendu 6 mois pour avoir d√©tenu dans sa chambre une seringue d'insuline pendant le Tour d'Italie.
  • 1999 : Lance Armstrong est contr√īl√© positif aux cortico√Įdes. Il pr√©sente un certificat m√©dical a posteriori pour √©chapper aux sanctions[10].
  • 2002 : l'√©pouse du coureur class√© troisi√®me √† l'issue du Tour de France 2002, la Lituanienne Edita RumŇ°as, est prise par les douanes fran√ßaises avec un coffre plein de produits dopants. L'affaire RumŇ°as est jug√©e en France en novembre 2005[11] (ce m√™me coureur, qui nie tout dopage au tour de France, sera contr√īl√© positif au tour d'Italie[12]).
  • 2004 : l'affaire Cofidis r√©v√®le une nouvelle fois un dopage organis√© au sein d'une √©quipe professionnelle. Cette affaire implique notamment Philippe Gaumont.
  • 2004 : lors des Jeux Olympiques d'Ath√®nes puis lors du Tour d'Espagne, Tyler Hamilton est le premier cycliste contr√īl√© positif pour transfusion sanguine[13].
  • 2005 : Roberto Heras, quadruple vainqueur du Tour d'Espagne (2000, 2003 ,2004, 2005), est contr√īl√© positif lors de la 20√®me √©tape de la Vuelta[14].
  • 2006 : En juin, la police espagnole a arr√™t√© cinq personnes dont le directeur sportif de l'√©quipe cycliste Liberty Seguros pour participation √† un vaste r√©seau de dopage concernant de nombreuses √©quipes et de nombreux cyclistes en vue (voir Affaire Puerto). Plusieurs s√©rieux pr√©tendants au Tour de France 2006 dont Ivan Basso et Jan Ullrich ont √©t√© forc√©s de se retirer. On peut √©galement citer d'autres grands noms, tels que Joseba Beloki, Oscar Sevilla, Francisco Mancebo, Angel Casero, Igor Gonz√°lez de Galdeano ou encore Tyler Hamilton.
  • 2006 : Quatre jours apr√®s l'arriv√©e du Tour de France √† Paris, les r√©sultats d'un test men√© une semaine auparavant, donnent un coureur positif aux testost√©rones. Il s'agit du vainqueur et maillot jaune, l'am√©ricain Floyd Landis[15].
  • 2007 : Le Tour de France 2007 est entach√© par la r√©v√©lation du cas de dopage du coureur allemand Patrik Sinkewitz lors d'un entra√ģnement en juin 2007 et de la r√©v√©lation de l'exclusion par sa f√©d√©ration nationale du danois Michael Rasmussen. Il sera, par la suite, pri√© par son √©quipe de quitter le Tour de France la veille de la 17e √©tape alors qu'il √©tait maillot jaune provisoire du Tour (l'organisation du Tour, pr√©venue depuis plusieurs jours de l'irr√©gularit√© de sa situation, n'ayant rien fait). Le Kazakh Alexandre Vinokourov, 33 ans, leader de l'√©quipe Astana, a √©t√© contr√īl√© positif aux transfusions homologues samedi 21 juillet √† l'issue du contre-la-montre individuel du Tour de France qu'il a remport√© √† Albi. Suite au contr√īle positif de son coureur, la formation Astana dont il √©tait le leader a d√©cid√© de quitter le Tour. Le coureur Italien, Cristian Moreni de l'√©quipe Cofidis a √©galement √©t√© contr√īl√© positif mais √† la testost√©rone lors de la 11√®me √©tape du tour. L'√©quipe Cofidis est donc non partante pour la suite des √©tapes.
  • 2008 : En juin 2008, Tom Boonen est contr√īl√© positif √† la coca√Įne.[16]. Durant le Tour de France 2008, Manuel Beltran et Moises Duenas Nevado sont contol√©s positifs √† l'EPO. Riccardo Ricc√≤, alors 9√®me au classement g√©n√©ral et vainqueur de deux √©tapes, est quant √† lui convaincu de dopage √† l'EPO de troisi√®me g√©n√©ration (CERA). Dimitri Fofonov est √©galement contr√īl√© positif √† l'heptaminol. Une analyse plus approfondie effectu√©e 3 mois apr√®s l'arriv√©e du Tour a conclu r√©trospectivement au dopage √† l'EPO CERA de Leonardo Piepoli (vainqueur d'une √©tape), Bernhard Kohl (3√®me et meilleur grimpeur) et Stefan Schumacher (vainqueur de 2 √©tapes et porteur du maillot jaune pendant 2 jours).
  • 2009 : Bernhard Kohl confie s'√™tre toujours dop√© et pr√©cise : ¬ę Je connais les r√®gles dans ce milieu : celui qui parle vraiment ne revient pas[17]. ¬Ľ. L'espagnol Mikel Astarloza vainqueur de la 16e √©tape du Tour de France, est suspendu suite √† un contr√īle positif √† l'EPO ayant eu lieu juste avant le tour[18].

Athlétisme

  • La sprinteuse Marita Koch, d√©tentrice de nombreux records du monde et m√©dailles d'or olympiques entre 1977 et 1987 est convaincue de dopage massif apr√®s ouverture des archives de l'Allemagne de l'Est. Elle admet s'√™tre dop√©e mais ne sera destitu√©e d'aucun de ses titres.
  • 1988 : le sprinteur canadien Ben Johnson est contr√īl√© positif aux anabolisants apr√®s sa victoire en finale du 100 m√®tres des JO de S√©oul. Il est exclu, son record du monde n'est pas homologu√© et il est suspendu 4 ans. Il est toujours suspendu aujourd'hui apr√®s de multiples tentatives de retour en comp√©tition.
  • 1992 : la sprinteuse allemande Katrin Krabbe est contr√īl√©e positive au clenbuterol. Elle sera ensuite blanchie, les √©chantillons d'urine ayant √©t√© manipul√©s √† son insu. L'affaire ne sera jamais √©claircie.
  • 1999 : le champion olympique du 100 m√®tres de 1992, le Britannique Linford Christie est contr√īl√© positif √† la nandrolone et suspendu pour 2 ans.
  • 2003 : l'ancien directeur de 1991 √† 2000 du Comit√© olympique am√©ricain de contr√īle antidopage (USOC) r√©v√®le en 2003 que des centaines d'athl√®tes des √Čtats-Unis ont √©t√© contr√īl√©s positifs entre 1988 et 2000, mais qu'ils ont √©t√© couverts par l'USOC. Il produit de nombreuses pi√®ces attestant ses accusations, y compris des copies des lettres du Comit√© qui pr√©venaient les sportifs de leur contr√īle positif et de leur blanchiment. La f√©d√©ration internationale n'√©tait pas inform√©e de ces cas de dopage. Parmi les athl√®tes incrimin√©s, 19 champions olympiques am√©ricains, et en particulier Carl Lewis. Le plus titr√© des athl√®tes avait √©t√© test√© positif √† trois reprises, y compris en 1988, avant son d√©part pour les Jeux Olympiques de S√©oul. Lorsque le scandale √©clate, il reconna√ģt les faits mais plaide l'inadvertance.
  • 2003 : la championne du monde du 100 et du 200 m√®tres, l'Am√©ricaine Kelli White, est reconnue coupable de dopage et d√©chue de ses titres.
  • 2004 : Les athl√®tes grecs Konstantinos Kenteris et Ekaterini Thanou renoncent √† participer aux Jeux olympiques d'Ath√®nes quelques jours avant les √©preuves. Les deux sportifs √©taient accus√©s de s'√™tre soustraits √† plusieurs contr√īles anti-dopage.
  • 2004 : L'affaire Balco, du nom d'un laboratoire pharmaceutique am√©ricain, am√®ne √† la suspension de plusieurs grands athl√®tes comme le recordman du 100 m√®tres de l'√©poque Tim Montgomery et la triple championne olympique Marion Jones.
  • 2006 : Justin Gatlin, recordman du monde du 100 m√®tres, a annonc√© le 29 juillet avoir √©t√© contr√īl√© positif ¬ę √† la testost√©rone ou √† l'un de ses pr√©curseurs ¬Ľ en avril pr√©c√©dent lors d'un relais disput√© au Kansas.
  • 2006 : Latifa Essarokh a √©t√© contr√īl√©e positive le 25 juillet, o√Ļ elle avait battu le record de France du 1500 m√®tres. Elle venait de progresser de 5 secondes en une saison.
  • 2006 : le 14 ao√Ľt, au lendemain de la cl√īture des Championnats d'Europe disput√©s √† G√∂teborg, la police su√©doise annonce la d√©couverte de ¬ę deux sacs contenant des ampoules, des seringues, des cath√©ters ainsi que du mat√©riel de transfusion sanguine[19] ¬Ľ. Les sacs ont √©t√© d√©couverts le dernier jour des championnats, dimanche 13 ao√Ľt, dans une poubelle situ√©e √† proximit√© de deux h√ītels ayant h√©berg√© plusieurs d√©l√©gations d'athl√®tes dont les Russes pendant la comp√©tition. Par ailleurs, selon le journal populaire su√©dois Dagens Nyheter, les produits retrouv√©s portaient des inscriptions en russe.
  • 2007 : Marion Jones reconna√ģt s'√™tre dop√©e pour gagner ses m√©dailles de Sydney.
  • 2008 : Marion Jones est condamn√©e √† 6 mois de prison ferme pour parjure, ayant auparavant ni√© tout dopage devant la justice am√©ricaine.
  • 2008 : Le proc√®s de l'entra√ģneur jama√Įcain Trevor Graham, provoque les aveux de plusieurs athl√®tes comme Jerome Young et Antonio Pettigrew. Apprenant cette nouvelle, Michael Johnson, champion olympique avec le relais am√©ricain en 2000, a d√©cid√© de rendre sa m√©daille d'or.
  • 2008 : 18 athl√®tes grecs dont 11 halt√©rophiles et la tenante du titre du 400 m haies Fan√≠ Halki√° ont subi des contr√īles positifs lors d'une s√©rie de contr√īles avant les Jeux Olympiques d'√©t√© de 2008.

Football

Tennis

  • 1997 : Mats Wilander et Karel Novacek sont chacun suspendus trois mois pour usage de coca√Įne[20].
  • 1998 : Petr Korda est suspendu un an apr√®s avoir √©t√© contr√īl√© positif √† la nandrolone.
  • 2001 : Guillermo Coria est contr√īl√© positif √† la nandrolone. Sa suspension, initialement fix√©e √† deux ans, est ramen√©e √† trois mois apr√®s qu'il a prouv√© que l'ingestion √©tait accidentelle.
  • 2004 : John McEnroe, num√©ro un mondial dans les ann√©es 1980, avoue avoir pris des st√©ro√Įdes anabolisants pendant six ans, ¬ę √† son insu ¬Ľ.
  • 2005 : Sesil Karatantcheva, quinze ans au moment des faits, est contr√īl√©e positive √† la nandrolone durant les Internationaux de France de Roland-Garros ; sa d√©fense, consistant √† mettre ce taux anormalement √©lev√© sur le compte de compl√©ments alimentaires pris durant une suppos√©e grossesse, n'a pas √©t√© retenu. Son appel rejet√©, elle est suspendue deux ans.
  • D√©j√† test√© positif au clenbuterol en 2003, Mariano Puerta (ex-finaliste √† Roland-Garros) est condamn√© le 21 d√©cembre 2005 √† huit ans de suspension par la FIT ; la peine est ramen√©e √† deux ans en appel.
  • 2007 : l'ancienne num√©ro 1 mondiale Martina Hingis met un terme √† sa carri√®re suite √† un contr√īle positif √† la coca√Įne.
  • 2009 : Richard Gasquet est contr√īl√© positif √† la coca√Įne.

Rugby

  • 2002 : le pilier international fran√ßais Pieter de Villiers, contr√īl√© positif √† la coca√Įne et √† l'ecstasy.
  • 2006 : √† l'issue d'un match du Super 14 entre son club des NSW Waratahs et les Brumbies, l'ailier australien Wendell Sailor (37 s√©lections en √©quipe nationale) subit un contr√īle positif √† la coca√Įne. La F√©d√©ration australienne de rugby a rompu son contrat et l'a suspendu pour deux ans. Le joueur a mis un terme √† sa carri√®re[21].

Catch

En 2007, la World Wrestling Entertainment (WWE) r√©v√®le une liste de 16 catcheurs ayant eu recours au dopage entre 2003 et f√©vrier 2007. La liste r√©v√®le aussi comment ils se sont dop√©s :

  • Chavo Guerrero : Somatropine, Nandrolone et Anastrozol entre avril 2005 et mai 2006 ;
  • Gregory Helms : Genotropine et Nandrolone entre novembre 2003 et f√©vrier 2007 ;
  • Randy Orton : Somatropine, Nandrolone et Stanozolol entre septembre 2004 et f√©vrier 2007 ;
  • John Morrison : Somatropine, Anastrozol, Testost√©rone, Stanozolol et Gonadothropine Chorionique entre juin 2006 et f√©vrier 2007 ;
  • Mr. Kennedy : Anastrozol, Somatropine et Testost√©rone entre octobre 2006 et f√©vrier 2007 ;
  • Funaki : Somatropine en Mars 2006 ;
  • Charlie Haas : Nastrozol, Somatropine, Stanozolol, Nandrolone et Gonadothropine Chorionique entre ao√Ľt 2006 et janvier 2007 ;
  • Umaga : Somatropine de Juillet √† Septembre 2006 ;
  • William Regal : Stanozolol, Somatropine, Genotropine, Anastrozol entre novembre 2004 et novembre 2006 ;
  • Edge : Somatropine, Genotropine et Stanozolol septembre 2004 √† f√©vrier 2007 ;
  • King Booker ;
  • Chris Masters ;
  • Santino Marella ;
  • Simon Dean ;
  • Eugene.

Dix catcheurs ont √©t√© vus par le pr√©sident Mr. McMahon. Tous ont √©t√© suspendus 1 mois sauf six catcheurs. Un catcheur sera suspendu 3 mois pour suspension r√©cidive, et deux renvoy√©. les deux renvoy√©s sont Simon Dean (renvoy√© le 31 ao√Ľt) et Eugene (renvoy√© le 2 septembre). Pour les deux renvoy√©s, seul Eugene catchait encore. Simon Dean √©tait dans la direction. Pour le quatri√®me, Gregory Helms, il ne peut pas √™tre suspendu car il est bless√© et son retour sur le ring et attendu pour seulement juillet 2008 ! Pour le cinqui√®me, Edge, lui aussi √©tait bless√© et a purg√© sa suspension le temps de sa blessure et est revenu comme pr√©vu au Survivor Series 2007. Le sixi√®me, Randy Orton, il n'a pas √©t√© suspendu car √† ce moment l√†, il √©tait le challenger pour le WWE Championship que d√©tenait John Cena et la rivalit√© entre les 2 hommes √©tait trop avanc√©e pour l'arr√™ter. La blessure de John Cena quelques semaines plus tard lui aura profit√© car il a gagn√© le titre peu apr√®s.

Pour dissimuler l'affaire, il suspend les catcheurs impliqu√©s en les faisant passer pour bless√©s, en battant les champions impliqu√©s dans l'affaire ou de ne pas les faire appara√ģtre dans le PPV Unforgiven 2007 pour que leur suspension prenne effet juste apr√®s le 1er septembre.

Ainsi, les trois plus c√©l√®bres catcheurs de RAW, Triple H, Jeff Hardy et John Cena se sont charg√©s de ¬ę blesser ¬Ľ le puissant champion Umaga (Jeff Hardy reprend le titre et Triple H l'attaque sauvagement plus tard dans la soir√©e) et leur General Manager William Regal (John Cena l'attaque sauvagement apr√®s l'annonce de son match contre Randy Orton √† Unforgiven 2007).

Durant l'ECW, c'est CM Punk qui s'est chargé de battre le champion John Morrison.

Désormais la WWE donne des suspensions à ceux qui se sont dopés. Pour la première suspension, elle est d'une durée d'un mois. Pour la seconde, elle est de 2 mois et la troisième, le catcheur est renvoyé de la WWE. Depuis le 1er novembre 2007, ces suspensions sont rendues publiques.

Joey Mercury, l'ancien coéquipier de John Morrison a été renvoyé de la WWE à cause de plusieurs cas de dopage.

2008 : Jeff Hardy, contr√īl√© positif √† la coca√Įne en mars 2008. Il est d√©chu de son titre intercontinental (repris par Chris Jericho) et est suspendu 2 mois.

2008 : en avril 2008, la police am√©ricaine a trouv√© des st√©ro√Įdes dans le grenier de Mike Knox, catcheur √† la WWE, sans pour autant que ce dernier ne se fasse contr√īler positif. Toutefois, il a √©t√© sanctionn√© par la WWE.

2008 : William Regal, contr√īl√© positif en mai 2008. Il est d√©chu de son poste de General Manager de RAW (remplac√© par Mike Adamle lors du RAW du 28 juillet) mais pas de son titre de King Of The Ring 2008 et est suspendu 2 mois.

2008 : Jimmy Wang Yang a √©t√© contr√īl√© positif le 9 juin et est suspendu de la WWE pour une dur√©e d'un mois.

Effets médiatiques sur les sports concernés

Une bannière de spectateurs lors du Tour de France 2006

Le dopage concerne principalement les sportifs de haut niveau, professionnels mais aussi amateurs. Ces derni√®res d√©cennies, le dopage transpara√ģt dans les m√©dias lors de grands scandales : √©limination de coureurs connus lors du Tour de France cycliste, trois footballeurs morts d'arr√™t cardiaque en quelques mois fin 2003 et d√©but 2004, etc.

Outre les morts pr√©matur√©es de jeunes personnes ou les maladies d√©velopp√©es (voir les athl√®tes f√©minines de l'ancienne RDA), ces scandales suscitent la crainte des sponsors des grands √©v√©nements sportifs : ces entreprises pr√™tes √† investir de fortes sommes pour que leur marque apparaissent le plus possible, ne veulent cependant pas que leur nom soit associ√© √† des pratiques ill√©gales.

Pour ne pas effrayer les sponsors, la ¬ę loi du silence ¬Ľ s'impose dans les √©quipes et les m√©dias. Les instances sportives sont √©galement complices :

  • les f√©d√©rations de nombreux sports renoncent quasiment aux contr√īles, celle du base-ball l'autorisant m√™me jusqu'√† il y a peu de temps, sans parler du culturisme ;
  • les f√©d√©rations sont curieusement aveugles lorsqu'elles ne remarquent pas les arcades sourcili√®res saillantes et le menton anormalement fort de certains sportifs, signe d'impr√©gnation √† l'hormone de croissance ;
  • il a fallu attendre l'intervention de la police et des douanes au tour de France et d'Italie pour que le scandale du dopage dans le cyclisme √©clate au grand jour ;
  • aux Jeux Olympiques de Moscou, en 1980, ainsi qu'√† la Coupe du monde de football de 1998 en France, il n'y eu aucun cas de dopage reconnu ;
  • lorsqu'un cas de dopage est trop visible, les f√©d√©rations pr√©f√®rent √©carter le sportif sans vagues apr√®s une victoire (Le retrait brutal de Florence Griffith Joyner en pleine gloire et sans jamais avoir √©t√© officiellement contr√īl√©e positive laisse perplexe) ;
  • une population de 24 000 footballeurs italiens pr√©sente un taux √† la SLA (scl√©rose lat√©rale amyotrophique, maladie mortelle) de 45, contre 0,61 cas attendus ;
  • le contr√īle d'h√©matocrite accepte un taux de 50 %, alors que la plupart des gens ont 45 %.

H√©matocrites : homme 42 √† 54% femme 37 √† 47% (valeurs de r√©f√©rence du centre des concours de l'internat, au-dessus il s'agit de valeurs pathologiques, au-dessus de 50 il n'y a pas de probl√®mes de sant√© mais ce sont des valeurs anormales).

Statistiques

Les statistiques restent difficiles, la pratique √©tant souvent cach√©e. Elles reposent le plus souvent sur des questionnaires anonymes. Les st√©ro√Įdes anabolisants auraient √©t√© utilis√©s par un √† trois millions d'am√©ricains[22].D'autres sondages montrent qu'entre 1 √† 5% des adolescents am√©ricains ont pris occasionnellement des st√©ro√Įdes dans un but de dopage[23]. Ces chiffres peuvent d√©passer 10% dans certains types de population (utilisateurs de salles de sports allemands[24]).

Un autre moyen indirect d'estimer l'importance de sa pratique est d'analyser les demandes individuelles de renseignements aupr√®s d'organismes sp√©cialis√©s dans l'information sur le dopage : en Su√®de, pr√®s d'un tiers des questions √©manent de gymnastes √† propos des st√©ro√Įdes[25].

Dans le cyclisme, un des rares sports o√Ļ les contr√īles sont fr√©quents, pr√®s de 1000 coureurs professionnels ayant √©t√© impliqu√©s dans des affaires de dopage ont √©t√© r√©pertori√©s[26]. Depuis la fin des ann√©es 1990, on compte en moyenne plus de 60 cas chaque ann√©e. Peu de comparaisons sont possible avec d'autres sports, le suivi n'√©tant pas le m√™me.

Notes et références

  1. ‚ÜĎ Armstrong dans la tourmente sur le site de L'√Čquipe
  2. ‚ÜĎ Sj√∂qvist F, Garle M, Rane A, Use of doping agents, particularly anabolic steroids, in sports and society, Lancet, 2008;371:1872-1882
  3. ‚ÜĎ L'allarme del CIO sull'abuso del salbutamolo
  4. ‚ÜĎ Revue de presse du 10 ao√Ľt 2000 - revue de presse - MILDT
  5. ‚ÜĎ ¬ę Une situation surr√©aliste ¬Ľ - Entretien avec G√©rard Dine professeur de biotechnologies √† l'√©cole Centrale de Paris qui explique ce que sont les transfusions homologues dans le dopage - Le Figaro, 24 juillet 2007
  6. ‚ÜĎ http://www.biathlonpatrickcote.com/enter/id8.html
  7. ‚ÜĎ ¬ę Un nouveau code mondial pour lutter contre le dopage ¬Ľ, swissinfo.ch, 17 novembre 2007.
  8. ‚ÜĎ ¬ę Adieu Tom Simpson ¬Ľ, Panorama, ORTF, 14/07/1967
  9. ‚ÜĎ communiqu√© de l'UCI sur les aveux d'anciens coureurs de l'√©quipe Telekom
  10. ‚ÜĎ ¬ę Armstrong positif aux cortico√Įdes ¬Ľ
  11. ‚ÜĎ [1] Prison avec sursis pour le couple Rumsas
  12. ‚ÜĎ [2] Le coureur lituanien, troisi√®me du Tour 2002, a √©t√© contr√īl√© positif √† l‚ÄôEPO le 16 mai dernier lors du Giro
  13. ‚ÜĎ ¬ę Le TAS confirme la suspension de deux ans de Tyler Halmilton ¬Ľ, tsr.ch, 11/02/2006
  14. ‚ÜĎ ¬ę Roberto Heras : Contre-analyse confirm√©e ¬Ľ, L'Equipe, 25/11/2005
  15. ‚ÜĎ ¬ę Floyd Landis, vainqueur du Tour de France 2006, contr√īl√© positif √† la testost√©rone ¬Ľ, Le Monde, 27 juillet 2006
  16. ‚ÜĎ http://www.lesoir.be/sports/cyclisme/tom-boonen-controle-positif-a-2008-06-10-604588.shtml Tom Boonen contr√īl√© positif √† la coca√Įne, Le Soir, 10 juin 2008
  17. ‚ÜĎ ¬ę Cyclisme : confessions d'un dop√© ¬Ľ, Le Monde, 9 juin 2009.
  18. ‚ÜĎ Astarloza positif √† l'EPO sur lequipe.fr, 31 juillet 2009. Consult√© le 31 juillet 2009
  19. ‚ÜĎ ¬ę Soup√ßons de dopage sur l'athl√©tisme russe ¬Ľ, Le Monde, 15 ao√Ľt 2006.
  20. ‚ÜĎ " Wilander and Novacek Are Banned", The New York Times, 15 mai 1997, lien consult√© le 25 juillet 2007
  21. ‚ÜĎ Voir Sport.fr
  22. ‚ÜĎ Tokish JM, Kocher MS, Hawkins RJ, Ergogenic aids: a review of basic science, performance, side effects, and status in sports, Am J Sports Med, 2004;32:1543-1553
  23. ‚ÜĎ Thiblin I, Petersson A, Pharmacoepidemiology of anabolic androgenic steroids: a review, Fundam Clin Pharmacol, 2005;19:27-44
  24. ‚ÜĎ Striegel H, Simon P, Frisch S, et als. Anabolic ergogenic substance users in fitness-sports: a distinct group supported by the health care system, Drug Alcohol Depend, 2006;81:11-19
  25. ‚ÜĎ Ekl√∂f AC, Thurelius AM, Garle M, Rane A, Sj√∂qvist F, The anti-doping hot-line, a means to capture the abuse of doping agents in the Swedish society and a new service function in clinical pharmacology, Eur J Clin Pharmacol, 2003;59:571-577
  26. ‚ÜĎ Cyclisme & Dopage - L'annuaire du dopage

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

Travaux académiques

  • Christophe Brissonneau, Olivier Aubel, Fabien Ohl, L'√©preuve du dopage. Sociologie du cyclisme professionnel, Presses Universitaires de France, coll. ¬ę Le lien social ¬Ľ, 2008, 304 p.
  • Alain Ehrenberg, Le Culte de la performance, Calmann-L√©vy, 1991
  • Jean-Pierre De Mondenard, Dictionnaire du dopage, substances, proc√©d√©s, conduites, √Čditions Masson, 2004, 1138 p.
  • Patrick Laure, Le dopage, Presses Universitaires de France, 1995

Témoignages

  • Daniel Baal, Droit dans le mur. Le cyclisme mis en examen, √Čditions Gl√©nat, 1999
  • Erwann Mentheour, Secret d√©fonce. Ma v√©rit√© sur le dopage, J.-C. Latt√®s, 1999
  • Jos√© Tour√©, Prolongations d'enfer, Jean-Claude Latt√®s, 1998
  • Willy Voet, Massacre √† la cha√ģne. R√©v√©lations sur 30 ans de tricheries, Calmann-L√©vy, 1999

Liens externes

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