Don d'organes

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Don d'organes

Le don d'organes est le prélÚvement d'organes et de tissus (on parle dans ce cas de don de tissus) d'un corps humain (appelé donneur) pour traiter des patients (appelés receveurs) dont les organes essentiels sont gravement atteints. Le prélÚvement chirurgical peut s'effectuer sur des personnes décédées en état de mort cérébrale (don d'organes post mortem) ou sur des personnes vivantes (don d'organes de son vivant). Il s'agit de la premiÚre étape avant la réalisation d'une transplantation chez un receveur.

Un grand nombre d’organes peuvent ĂȘtre donnĂ©s et permettre ainsi de sauver des vies humaines, ou en amĂ©liorer grandement la qualitĂ©. La majoritĂ© des greffes sont rĂ©alisĂ©es Ă  partir d'organes prĂ©levĂ©s sur des personnes dĂ©cĂ©dĂ©es, en Ă©tat de mort encĂ©phalique (c'est-Ă -dire le cƓur continuant Ă  battre).

Sous certaines conditions bien prĂ©cises (contraintes temporelles notamment) les organes (rein et foie) de personnes en arrĂȘt cardiaque et respiratoire dĂ©finitif, aprĂšs Ă©chec de rĂ©animation, peuvent ĂȘtre prĂ©levĂ©s (voir PrĂ©lĂšvement d’organes Ă  cƓur arrĂȘtĂ©). On sait aujourd’hui que les rĂ©sultats des greffes de ces organes sont aussi bons que ceux provenant de donneurs en mort encĂ©phalique.

La compatibilitĂ© HLA est de moins en moins indispensable, compte tenu des progrĂšs des traitements immunosuppresseurs. NĂ©anmoins, lorsque cette compatibilitĂ© est grande, le traitement peut ĂȘtre allĂ©gĂ©.

Le don d'organe se diffĂ©rencie du don du corps Ă  la science. Ce dernier a pour but de faire progresser la mĂ©decine ainsi que les connaissances et le savoir-faire des chercheurs et des Ă©tudiants. On peut ĂȘtre, bien sĂ»r, donneur d'organe et donner en mĂȘme temps son corps Ă  la science.

Sommaire

Dons de son vivant

Une personne en bonne santĂ© a la possibilitĂ© de donner un organe de son vivant. C’est le cas par exemple du rein, d’une partie du foie ou trĂšs rarement du poumon. On peut en effet vivre avec un seul rein, une partie du foie (car c’est un organe qui se rĂ©gĂ©nĂšre rapidement) ou une partie des poumons.

Ce don n’est possible que si le donneur est majeur et trĂšs proche du receveur. La loi de bioĂ©thique en France fixe la liste des personnes qui peuvent donner un organe de leur vivant. Il s’agit du pĂšre, de la mĂšre, du conjoint, du frĂšre, de la sƓur, du fils, de la fille, des grands-parents, de l'oncle, de la tante, du (de la) cousin(e) germain(e), du conjoint du pĂšre ou de la mĂšre, ou de toute personne faisant la preuve d'une vie commune d'au moins deux ans avec le receveur

Les greffes de donneur vivant les plus frĂ©quentes concernent le rein (80%), le risque pour le donneur Ă©tant extrĂȘmement faible, Ă  court et Ă  long terme[1]. Elles prĂ©sentent en outre beaucoup d’avantages pour le receveur : elles fonctionnent en gĂ©nĂ©ral mieux et plus longtemps que les greffes de rein Ă  partir de donneur dĂ©cĂ©dĂ©. En outre, elles permettent de raccourcir ou de supprimer la pĂ©riode difficile d’attente en dialyse, ce qui comporte des avantages considĂ©rables sur les plans familiaux, personnels et professionnels.

LĂ©gislations

La législation du don d'organe dépend de chaque pays.

En Belgique

Depuis la loi du 13 juin 1986, toute personne inscrite au Registre de la Population ou au Registre des Étrangers depuis plus de six mois est rĂ©putĂ©e ĂȘtre donneur d'organe, sauf s’il est Ă©tabli qu’une opposition a Ă©tĂ© exprimĂ©e ou si les proches font valoir la leur.

Toute personne peut signaler expressĂ©ment ses derniĂšres volontĂ©s Ă  cet Ă©gard dans un sens ou dans l'autre en remplissant un formulaire ad hoc Ă  l’administration communale (formulaire de « prĂ©lĂšvement et transplantation d’organe aprĂšs le dĂ©cĂšs Â»).

Les autorités belges ont décidé que les administrations communales présenteraient dorénavant systématiquement ce formulaire à toute personne atteignant ses 18 ans.

Au Canada

Au Canada le don d'organe est rĂ©gi par les provinces, cela relevant des ministĂšres de la santĂ© qui est un champ de compĂ©tence provincial. Cela dit, il existe certaines normes dictĂ©es par SantĂ© Canada ainsi que certains organismes tel que le Conseil canadien pour le don et la transplantation (CCDT) qui agissent au niveau pancanadien. Pour ce qui est des normes fĂ©dĂ©rales, il y eut un tollĂ© lorsqu'Ă  la fin de l'annĂ©e 2007 SantĂ© Canada dĂ©cida de ne plus accepter les dons des hommes ayant eu des rapports sexuels avec d'autres hommes dans les cinq annĂ©es prĂ©cĂ©dentes. Les mĂ©decins canadiens ainsi que la communautĂ© gay protestent contre ce rĂšglement et se dĂ©clarent « prĂ©occupĂ©s du manque de consultation avec Ă  la fois la communautĂ© mĂ©dicale et la communautĂ© gaie et lesbienne [...] ; nous avons les technologies et les moyens de dĂ©pister des maladies dans le sang et les organes[2] Â».

Sociétés provinciales vouées au don d'organe
Flag of Alberta.svg Alberta Southern Alberta HOPE (Human Organ Procurement and Exchange Program
Northern Alberta HOPE Program and Comprehensive Tissue Centre
Flag of British Columbia.svg Colombie-Britannique British Columbia Transplant Society
Flag of Manitoba.svg Manitoba Transplant Manitoba
Flag of New Brunswick.svg Nouveau-Brunswick Don d'organes et de tissus au Nouveau-Brunswick
Flag of Newfoundland and Labrador.svg Terre-Neuve-et-Labrador Organ Procurement and Exchange of Newfoundland and Labrador
Flag of Nova Scotia.svg Nouvelle-Écosse Regional Tissue Bank
Multi-Organ Transplant Program
Flag of Ontario.svg Ontario RĂ©seau Trillium pour le don de vie
Flag of Prince Edward Island.svgÎle-du-Prince-Édouard PEI Coalition on Organ and Tissue Donation
Flag of Quebec.svg Québec Québec-Transplant
Flag of Saskatchewan.svg Saskatchewan Saskatchewan Coalition for Organ Donor Awareness (SCODA)

En France

Le don d'organes repose, depuis la loi Caillavet de 1976, sur le principe du consentement prĂ©sumĂ© : chacun d’entre nous est considĂ©rĂ© comme un donneur potentiel aprĂšs sa mort Ă  moins de s’y ĂȘtre opposĂ© de son vivant en s'Ă©tant inscrit dans le Registre National des Refus[3] .

Les rÚgles relatives au don d'organes en France sont édictées par les articles L.1231-1 et suivants du code de la santé publique, modifiés par la loi bioéthique n°2004-800 du 6 août 2004. Elles distinguent le prélÚvement sur une personne vivante et le prélÚvement sur une personne décédée. Le don d'organes par prélÚvement sur personne vivante, trÚs spécifique, a connu des modifications à l'occasion de la réforme des lois bioéthiques réalisée par la loi du 7 juillet 2011[4]. A ainsi été introduit en France la possibilité du don croisé d'organes.

Un prĂ©lĂšvement est envisagĂ© UNIQUEMENT sur une personne dĂ©cĂ©dĂ©e, Ă©tablie en Ă©tat de mort encĂ©phalique ; attestĂ©e soit par deux Ă©lectro-encĂ©phalogrammes Ă  activitĂ© isoĂ©lectriques, Ă©tablis Ă  quatre heures d'intervalle, ou bien plus employĂ© actuellement, un angioscanner (permettant simultanĂ©ment une Ă©tude morphologique des organes).

En pratique, lorsqu’un prĂ©lĂšvement d’organes est envisagĂ©, si l’équipe mĂ©dicale n'a pas directement connaissance de la volontĂ© du dĂ©funt, elle doit s'efforcer de recueillir auprĂšs de ses proches son opposition au don d'organes Ă©ventuellement exprimĂ©e de son vivant, par tout moyen ; il s'agit du rĂŽle du MĂ©decin RĂ©animateur, assistĂ© de l'Infirmier(e) Coordinateur de prĂ©lĂšvement d'organe, de l'Ă©tablissement de soins.

La situation est beaucoup plus simple si la personne dĂ©cĂ©dĂ©e a fait connaĂźtre de son vivant sa volontĂ© de donner ses organes. Porter sur soi une carte de donneur est un engagement fort, mais pas suffisant en gĂ©nĂ©ral : ce n'est pas un document lĂ©gal, et en pratique les cartes ne sont retrouvĂ©es que trĂšs rarement lorsqu'un don d'organes est envisagĂ©. De plus, les pays qui ont un registre lĂ©gal de donneur d'organes ont un taux de donneurs faible (23 par millions d'habitants pour la France, 15 en Allemagne, 13 en Angleterre : chiffres 2009)[5]. Il est donc primordial de faire connaĂźtre sa volontĂ© Ă  ses proches, pour qu'ils puissent en tĂ©moigner. Pour faciliter cette dĂ©marche, diffĂ©rents organismes proposent gratuitement des cartes de donneur d'organes :

Cependant il faut se souvenir que la carte de donneur ou le passeport de vie n'ont aucune valeur lĂ©gale. Il importe donc de bien faire connaĂźtre ses volontĂ©s Ă  ses proches de son vivant. Les personnes opposĂ©es au don d'organe peuvent s'inscrire sur un registre national des refus qui doit ĂȘtre obligatoirement consultĂ© par les mĂ©decins dĂšs qu'un prĂ©lĂšvement est envisagĂ©. Cette inscription a elle une valeur lĂ©gale.

Le don est par dĂ©finition non rĂ©munĂ©rĂ© car l'organe n'est pas considĂ©rĂ© comme un objet patrimonial au sens juridique, conformĂ©ment au principe d'indisponibilitĂ© du corps humain. Il est totalement anonyme : le receveur ne connaĂźt pas l'identitĂ© du donneur et la famille du donneur l'identitĂ© des diffĂ©rents receveurs. Il existe cependant une exception notoire : lors de la greffe de visage, la famille de la donneuse n'a pu que connaĂźtre l'identitĂ© de la receveuse du fait de sa mĂ©diatisation a posteriori.

Dans l'avenir, la carte SESAM Vitale II devrait comporter un champ permettant à tout médecin de mentionner que son titulaire est informé à propos de la loi sur le don d'organes.

Celui-ci repose en France sur le « consentement prĂ©sumĂ© Â» : chaque Français est considĂ©rĂ© comme un donneur potentiel sauf s'il s'y est opposĂ© de son vivant. En pratique, conformĂ©ment Ă  la loi de bioĂ©thique, si la personne dĂ©cĂ©dĂ©e n'Ă©tait pas inscrite sur le registre national des refus ou n'avait pas fait part Ă  ses proches de son opposition au don d'organes de son vivant, le prĂ©lĂšvement d'organes est possible.

Au Japon

Suite Ă  l'adoption de la loi sur les transplantations d'organes (ja) (è‡“ć™šăźç§»æ€ă«é–ąă™ă‚‹æł•ćŸ‹, zƍki no ishoku ni kansuru hƍritsu?) en 1997, un donneur au Japon devait avoir au minimum 15 ans, avoir prĂ©cisĂ© sa volontĂ© de don par Ă©crit, et sa famille devait Ă©galement donner son accord[6]. Du fait de cette loi, le nombre de greffes sur l'archipel a Ă©tĂ© extrĂȘmement faible depuis lors (81 en 12 ans), et de nombreux demandeurs se sont fait transplanter Ă  l'Ă©tranger, principalement aux États-Unis[6].

En juin 2009, quatre amendements Ă©taient en discussion au Parlement japonais afin de simplifier les conditions de don, et de renforcer la dĂ©finition de « mort cĂ©rĂ©brale[6] Â». L'autorisation de don d'organe pour les enfants a Ă©tĂ© votĂ©e, et le systĂšme du double consentement aboli : « en l'absence de document Ă©crit, une personne est considĂ©rĂ©e par principe comme donneuse potentielle, sauf si la famille s'y oppose Â»[7],[8]. De plus, la mort cĂ©rĂ©brale est dĂ©sormais lĂ©galement considĂ©rĂ©e comme mort, les organes du patient dĂ©funt peuvent donc dĂ©sormais ĂȘtre transplantĂ©s[7].

La loi entre finalement en vigueur le 17 juillet 2010, cependant seuls 13 % des hĂŽpitaux sont alors capables de rĂ©aliser un prĂ©lĂšvement d'organe chez un mineur, 39 % devraient l'ĂȘtre fin 2010[9]. Le premier don d'organe sans accord Ă©crit du donneur a lieu le 9 aout 2010[10].

Au Luxembourg

Une loi de 1982 rÚgle le prélÚvement de substances d'origine humaine[11].

L'article 2 de cette loi dispose qu'on peut prĂ©lever des substances d'origine humaine sur une personne vivante si elle est majeur et jouissant de son intĂ©gritĂ© mental et si l'opĂ©ration est fait en vue d'une greffe. Le donneur doit avoir consenti librement et par Ă©crit. L'article 3 dispose que qu'on peut prĂ©lever des substances d'origine humaine sur une personne vivante mineur en vue d'une greffe sur son frĂšre ou sa sƓur. Le donneur doit ĂȘtre capable de discernement. Son reprĂ©sentant lĂ©gal (c'est-Ă -dire celui qui exerce sa tutelle sur lui) et un comitĂ© de 3 personnes expertes en la matiĂšre composĂ© de 2 mĂ©decins au minimum nommĂ© par le ministre de la santĂ© doivent autorisĂ©s le prĂ©lĂšvement. Le donneur doit Ă©galement avoir consenti librement et par Ă©crit. Si le pĂšre et la mĂšre ne sont pas d'accord s'ils vont autoriser ou refuser le prĂ©lĂšvement, leur dissentement vaut refus. L'article 4 dispose qu'avant le prĂ©lĂšvement de substances sur une personne vivante, des examens mĂ©dicaux doivent ĂȘtre rĂ©aliser afin d'Ă©valuer et de rĂ©duire les risques pour la vie et la santĂ© du donneur. L'article 5 dispose que le mĂ©decin doit avertir le donneur et son reprĂ©sentant lĂ©gal s'il est mineur des consĂ©quences mĂ©dicales, sociales et psychologiques possibles de l'opĂ©ration et de l'intĂ©rĂȘt que reprĂ©sente la greffe pour le receveur avant de rĂ©aliser le prĂ©lĂšvement.

L'article 6 dispose qu'on peut prĂ©lever des substances d'origine humaine sur un cadavre dans un but thĂ©rapeutique ou scientifique, tant que la personne morte n'a pas refuser par Ă©crit de son vivant un tel prĂ©lĂšvement. L'article 7 dispose que si la personne morte sur le cadavre de laquelle on souhaite faire un ou plusieurs prĂ©lĂšvements Ă©tait incapable au moment du dĂ©cĂšs (c'est-Ă -dire si elle Ă©tait mineur; ou si elle Ă©tait majeur, mais qu'un jugement du juge des tutelles l'a placĂ©e sous tutelle), le prĂ©lĂšvement ne peut ĂȘtre fait qu'avec l'autorisation du reprĂ©sentant lĂ©gal et si la personne Ă©tait capable de discernement qu'elle n'est pas fait part de son refus par Ă©crit. L'article 8 dispose que pour pouvoir prĂ©lever des substances sur un cadavre, cette personne devait avoir son dernier domicile au Luxembourg. L'article 9 dispose que le mĂ©decin a l'obligation, avant de prĂ©lever des substances sur un cadavre, de vĂ©rifier que la personne ne s'y est pas opposĂ©. L'article 10 dispose que lorsqu'un agent remet une carte d'identitĂ© ou un passeport Ă  un Ă©tranger, il doit Ă©galement remettre Ă  cette personne une formule de dĂ©claration Ă  2 options que l'intĂ©ressĂ© peut remplir si il entend exprimer qu'il est ou qu'il n'est pas donneur aprĂšs sa mort. Par ailleurs, tout Ă©crit oĂč un Ă©tranger accepte ou refuse un prĂ©lĂšvement de substances sur son cadavre aprĂšs sa mort est valable si il est signĂ©. L'article 11 dispose qu'on ne peut prĂ©lever des substances sur un cadavre que si la mort a Ă©tĂ© constatĂ© par deux mĂ©decins qui ne participent pas aux opĂ©rations ni aux recherches ultĂ©rieures. L'article 12 dispose que le mĂ©decin qui va procĂ©der Ă  un ou plusieurs prĂ©lĂšvements a l'obligation de dresser un procĂšs-verbal des investigations qu'il a fait en vertu des articles 7, 8, 9 et 11. L'article 13 dispose qu'il est interdit de rĂ©vĂ©ler l'identitĂ© du donneur au receveur, ni l'identitĂ© du receveur Ă  la famille du donneur.

En Suisse

Site officiel de Swisstransplant

Les greffes en Suisse pour l'année 2009 (Population 7'707'600)
Nombre d'organes transplantés Nombre d'organes recherchés Patients décédés en liste d'attente
CƓurs 30 60 10
Poumons 39 102 9
Foie 102 250 26
Reins 291 1 132 0
Pancréas 20 61 22
Total 482 1 605 67

Autres pays

  • En IsraĂ«l, depuis janvier 2010, le porteur d'une carte de donneur d'organe est prioritaire pour l'attribution d'un organe par rapport Ă  un patient de gravitĂ© identique mais non porteur d'une carte de donneur, et ce dans le but d'inciter le don d'organe[12].
  • En Égypte, un projet de loi sur le don d'organes Ă  partir de donneurs vivants veut rĂ©guler les greffes illĂ©gales afin de freiner le commerce d'organes illicite[13].

Don d'organe et religion

Église catholique

L'Église catholique est favorable au don d'organes.

En 1996, la Commission sociale de l'Épiscopat lançait cet appel :

« Nous vous invitons instamment Ă  une rĂ©flexion personnelle et Ă  ces Ă©changes en famille et Ă  l'intĂ©rieur des communautĂ©s, paroissiales et autres. En lançant cet appel, nous ne cherchons pas Ă  faire pression sur les consciences. Nous vous invitons surtout Ă  prendre conscience que la mort peut frapper chacun d'entre nous et de nos proches de maniĂšre inopinĂ©e, bien avant une vieillesse avancĂ©e, et que si douloureuse qu'elle soit pour ceux qui nous aiment et que nous aimons, cette mort peut aussi devenir l'occasion d'un acte de solidaritĂ© de trĂšs grande valeur. Oui, l'acceptation de la possibilitĂ© d'un don volontaire d'organes est une forme d'un vĂ©ritable don de soi pour l'autre, un authentique acte d'amour. C'est une des applications inattendues de la parole du Christ : "Nul n'a d'amour plus grand que celui qui donne sa vie pour ceux qu'il aime". (Jn 15, 13)  Â»

Plusieurs fois, le pape Jean-Paul II est intervenu pour appeler Ă  ce don, en rappelant d'ailleurs les conditions dans lesquelles le prĂ©lĂšvement devait ĂȘtre rĂ©alisĂ©. « Je suis certain que les responsables sociaux, politiques et Ă©ducatifs renouvelleront leur engagement Ă  promouvoir une vĂ©ritable culture du don et de la solidaritĂ©. Il faut insuffler dans le cƓur des personnes, et en particulier dans le cƓur des jeunes, une reconnaissance authentique et profonde du besoin d'amour fraternel, un amour qui puisse trouver une expression dans la dĂ©cision de devenir un donneur d'organes. Â» (Discours au 18° CongrĂšs international de transplantation d'organes - 29 aoĂ»t 2000[14]). BenoĂźt XVI possĂšde quant Ă  lui une carte de donneur depuis de nombreuses annĂ©es et a dĂ©clarĂ© rĂ©cemment Ă  un journal italien qu'il la portait sur lui en permanence.Toutefois, selon Radio Vatican, le secrĂ©taire du pape a prĂ©cisĂ© en fĂ©vrier 2011 que cette carte n’était plus valide depuis son Ă©lection au souverain pontificat. En effet, la dĂ©pouille d’un pape dĂ©funt appartient Ă  l’Église toute entiĂšre ; de plus, au cas oĂč le pape serait ultĂ©rieurement canonisĂ©, l’organe greffĂ© deviendrait-il 
une « relique Â» vivante[15] ?

Islam

Les dĂ©cisions de l’AcadĂ©mie du droit musulman (al-Majma‘ al-fiqhĂź al-islĂąmĂź) basĂ©e Ă  la Mecque (et qui est affiliĂ©e Ă  la Ligue islamique mondiale – RĂąbita al-‘alam al-islĂąmĂź) et du Conseil international de jurisprudence basĂ© Ă  Jeddah en Arabie Saoudite (et affiliĂ© Ă  l’Organisation de la confĂ©rence islamique – OCI) sur la transplantation d’organes prĂ©cisent qu'il est permis de prĂ©lever un organe d’un mort pour le greffer dans le corps d’une personne vivante si sa survie dĂ©pend de cette opĂ©ration, ou quand celle-ci est nĂ©cessaire pour assurer une fonction essentielle de son organisme. Pour cette opĂ©ration, il faut avoir le consentement du dĂ©funt, de ses hĂ©ritiers lĂ©gitimes aprĂšs sa mort ou l’accord de l’autoritĂ© musulmane, si le dĂ©funt est un inconnu et (ou) sans hĂ©ritiers.

Cette permission est valable dans le seul cas oĂč les greffes sont pratiquĂ©es sans but commercial et lucratif. Les organes doivent ĂȘtre mis gratuitement Ă  la disposition des Ă©tablissements mĂ©dicaux car il est strictement interdit de faire le commerce d’organes d’origine humaine. En accord avec les donnĂ©es actuelles de la science, le concept de mort encĂ©phalique est reconnu, une personne Ă©tant « lĂ©galement dĂ©cĂ©dĂ©e quand il y a arrĂȘt total, et jugĂ© irrĂ©versible par les mĂ©decins, soit des contractions cardiaques et des mouvements respiratoires, soit des fonctions vitales cĂ©rĂ©brales avec dĂ©but de destruction du cerveau Â».

Ces dĂ©cisions reposent sur l'analyse suivante : en Islam, seul Dieu donne et reprend la vie, nous ne sommes que les usufruitiers de la vie lors de notre passage sur Terre. Cependant, la maladie n'est pas une fatalitĂ© et il faut choisir le moindre d’entre deux maux. L'intĂ©rĂȘt du vivant a donc prioritĂ© sur le respect dĂ» au cadavre. Afin de garantir la prĂ©Ă©minence et le caractĂšre sacrĂ© de la vie, le don d'organe est en consĂ©quence reconnu et valorisĂ© comme une bonne action, Ă  condition d'un consentement, du respect de la personne et d'une non-commercialisation. « Quiconque sauve la vie d’un seul ĂȘtre humain est considĂ©rĂ© comme ayant sauvĂ© la vie de l’humanitĂ© tout entiĂšre ! Â» (Coran 5/32)

Le Conseil europĂ©en de la fatwa (siĂšge social Ă  Dublin, Irlande) a complĂ©tĂ© les rĂ©solutions sur les dons d’organes par les recommandations suivantes relatives au consentement et Ă  la volontĂ© du dĂ©funt : Si, de son vivant, une personne a exprimĂ© par Ă©crit sa volontĂ© de faire don de ses organes aprĂšs sa mort, ce testament est souverain et doit ĂȘtre exĂ©cutĂ©. Les hĂ©ritiers du dĂ©funt n’ont pas le droit d’apporter des modifications Ă  ce testament car la volontĂ© de la personne dĂ©cĂ©dĂ©e prime sur celle des proches. Si la loi du pays prĂ©cise que l’absence d’inscription constitue une prĂ©somption d’accord Ă  un prĂ©lĂšvement d’organes, alors, de son vivant, le musulman doit faire inscrire, dans un registre son opposition Ă  un prĂ©lĂšvement d’organes sur son corps aprĂšs dĂ©cĂšs, sinon il donne son accord implicite.

JudaĂŻsme

Pour le judaĂŻsme, les prĂ©lĂšvements et la transplantation peuvent ĂȘtre effectuĂ©s Ă  condition de respecter des conditions strictes comme la valeur sacrĂ©e de la vie. Devant garder espoir et foi envers le CrĂ©ateur jusqu'au bout, il ne saurait ĂȘtre question de provoquer la mort, qu'il s'agisse d'abrĂ©ger des souffrances ou de vouloir prĂ©lever un organe pour sauver un autre ĂȘtre humain. On ne peut dĂ©grader le corps qui conserve aprĂšs la mort son caractĂšre sacrĂ©. Il faudra donc l'inhumer avec respect ce qui impose un comportement digne de la part des transplanteurs. Dans le mĂȘme ordre d'idĂ©e, on ne peut en tirer profit.

Les penseurs concilient ainsi les rĂšgles religieuses avec le devoir supĂ©rieur de sauver toute personne en danger de mort (Pikouah Nefesh)[16] : « la considĂ©ration majeure du sauvetage de la vie supplante toutes les lois bibliques imposant l’interdiction de la mutilation du mort, de l’utilisation de l’organisme mort et du dĂ©lai imparti pour enterrer le mort et lui rendre les honneurs dus. Â»

Lors d’une audition parlementaire, le Grand rabbin de France indiquait ainsi : « La greffe se heurte Ă  deux interdictions de la religion juive : ne pas porter atteinte au cadavre et ne pas tirer profit du cadavre. Mais il a Ă©tĂ© admis que l’on pourra enfreindre ces deux interdictions quand il s’agira de sauver une vie humaine. Â» Ce devoir religieux d’agir pour « sauvegarder une personne Â» s’impose au nom de la valeur suprĂȘme de la vie, finalitĂ© de tous les commandements[17].

Il faut noter que la mort encĂ©phalique n'est pas considĂ©rĂ©e comme une mort par la grande majoritĂ© des dĂ©cisionnaires depuis plusieurs gĂ©nĂ©rations. Le Hatam Sofer (YorĂ© Dea 338) a dĂ©fini le moment de la mort selon 3 critĂšres :

  1. ArrĂȘt des pulsations du cƓur ;
  2. ArrĂȘt de la respiration ;
  3. Le fait que son corps soit inanimé.

Cette opinion est celle retenue par la grande majorité des décisionnaires religieux juifs à travers le monde. Toutefois, le Rabbinat d'Israël a accepté, dans certains cas de considérer la mort encéphalique comme une mort réelle. Toutefois, cette greffe ne pourra se faire qu'en présence de l'un de ses représentants (afin d'éviter tout abus), ce qui est impossible en dehors d'Israël.

Du don Ă  la greffe

Article dĂ©taillĂ© : Greffe d'organes.

Les dĂ©lais sont souvent trĂšs longs, et variables selon l'organe, mais aussi la rĂ©gion et mĂȘme l'hĂŽpital oĂč le malade est inscrit. Les donnĂ©es chiffrĂ©es sont publiĂ©es chaque annĂ©e dans le rapport annuel de l'Agence de la biomĂ©decine. En 2007, 231 patients sont dĂ©cĂ©dĂ©s en France faute d'avoir pu ĂȘtre greffĂ©s Ă  temps.

Corps du donneur

AprĂšs avoir vĂ©rifiĂ© l’absence d'opposition du dĂ©funt auprĂšs de sa famille et de ses proches, des prĂ©lĂšvements sanguins de vĂ©rification ont lieu sur le corps afin de dĂ©pister d’éventuelles maladies transmissibles. Ces prĂ©lĂšvements sont, si possibles, effectuĂ©s avant toute transfusion ou hĂ©modilution afin que le sang soit Ă  100% celui du donneur. Puis, le prĂ©lĂšvement du ou des organes est effectuĂ© : c’est une intervention chirurgicale respectant les rĂšgles d’hygiĂšne et d’asepsie qui se passe au bloc opĂ©ratoire. En cas de prĂ©lĂšvement multiple les diffĂ©rentes Ă©quipes chirurgicales se concertent afin de dĂ©signer, entre autres, celle qui aura la charge de la restauration tĂ©gumentaire, c'est-Ă -dire, rendre un corps prĂ©sentable (c’est habituellement l’équipe procĂ©dant aux derniers prĂ©lĂšvements).

AprĂšs le prĂ©lĂšvement des organes du donneur par l’hĂŽpital, le corps du dĂ©funt est rendu Ă  la famille. Son aspect extĂ©rieur est prĂ©servĂ©; c’est la restauration tĂ©gumentaire qui est placĂ©e sous la responsabilitĂ© du chirurgien. Ce dernier assure :

  • la suture musculaire (indispensable) ;
  • la fermeture cutanĂ©e complĂšte, hermĂ©tique et esthĂ©tique.

En cas d'atteinte de l'intégrité de la personne décédée (prélÚvement d'un membre ou du visage par exemple), la famille est informée de la nature de l'intervention et doit donner un accord spécifique. Une prothÚse est alors façonnée de maniÚre à respecter l'apparence du corps.

Toutes ces opĂ©rations, du recensement d'une personne donneuse potentielle, Ă  l'expĂ©dition des organes est assurĂ©e par une Ă©quipe spĂ©cifique de l'hĂŽpital de prĂ©lĂšvement ; la Coordination HospitaliĂšre des PrĂ©lĂšvements d'organes et Tissus ; elle est composĂ©e majoritairement d'Infirmiers ayant eu une formation solide Ă  cette mission ; il assure le lien entre les rĂ©animateurs et le Service de RĂ©gulation et d'Appui de l'Agence de BiomĂ©decine, fait rĂ©aliser toutes les opĂ©rations de qualification des organes, l'accompagnement du patient au bloc opĂ©ratoire ; veille Ă  l'application des bonnes pratiques de prĂ©lĂšvements, et est garante, auprĂšs de la famille de la restauration du corps du dĂ©funt ; ensuite, elle assure la gestion du dossier donneur et de son archivage.

RĂ©partition des greffons

L'attribution d'un greffon à un patient se fait en fonction de critÚres médicaux, de justice et logistiques.

En France, La loi de bioĂ©thique prĂ©cise que « Les rĂšgles de rĂ©partition et d'attribution des greffons doivent respecter le principe d'Ă©quitĂ©. Â». Les rĂšgles de rĂ©partition sont publiĂ©es sous forme de dĂ©crets. La liste nationale d'attente, qui regroupe tous les patients en attente de greffe, est gĂ©rĂ©e de façon transparente par l'Agence de la biomĂ©decine, qui est totalement indĂ©pendante des Ă©quipes de prĂ©lĂšvement et de transplantation, ce qui garantit son impartialitĂ©. Aucun patient ne peut ĂȘtre transplantĂ© en France s'il n'a pas prĂ©alablement Ă©tĂ© inscrit sur cette liste. Il n'existe donc pas de possibilitĂ© de « passe-droit Â» pour les malades.

Les critĂšres mĂ©dicaux d'attribution des greffons sont les suivants :

  • La compatibilitĂ© ABO est primordiale :
Comme dans le cas d’une transfusion sanguine, les groupes de sang du donneur et du receveur doivent ĂȘtre compatibles :
  • Le donneur O est le donneur universel (il peut donner ses organes Ă  tous).
  • Le donneur A peut donner ses organes aux receveurs A et AB.
  • Le donneur B peut donner ses organes aux receveurs B et AB.
  • Le donneur AB peut uniquement donner ses organes aux receveurs de mĂȘme groupe (bien que le donneur AB soit receveur universel).

En pratique, les greffes sont en général réalisées en isogroupe, c'est-à-dire O pour O, A pour A, etc.

Au prix d'un traitement immunosuppresseur plus important, il est aujourd'hui possible de rĂ©aliser des greffes en dehors de toute compatibilitĂ© ABO, mĂȘme si cette procĂ©dure reste expĂ©rimentale. Le facteur RhĂ©sus (+ ou – ou Ø) n’a aucune importance pour la transplantation d’organes.

  • La compatibilitĂ© tissulaire
Historiquement, un des principaux facteurs de rĂ©ussite des greffes Ă©tait la compatibilitĂ© HLA entre donneur et receveur : plus les patrimoines gĂ©nĂ©tiques du donneur et du receveur sont proches, moins le greffon a de chance de se faire rejeter. NĂ©anmoins, compte tenu des progrĂšs des traitements immunosuppresseurs, cette rĂšgle est de moins en moins vraie et il est aujourd'hui possible de rĂ©aliser des greffe sans aucune compatibilitĂ© HLA.
  • Le Crossmatch lymphocytaire.
C’est un test consistant Ă  faire rĂ©agir le sĂ©rum du receveur avec les lymphocytes du donneur pour dĂ©couvrir ou non la prĂ©sence d’anticorps HLA chez le receveur
  • Si le Crossmatch est positif, la transplantation ne pourra pas se rĂ©aliser car les anticorps HLA du receveur reconnaissent les antigĂšnes qui leur sont spĂ©cifiques chez le donneur.
  • À l’inverse, si le Crossmatch est nĂ©gatif, il n’existe pas d’anticorps HLA dans le sĂ©rum du receveur capables de reconnaĂźtre les antigĂšnes prĂ©sents sur le greffon. En consĂ©quence, la greffe peut avoir lieu.
  • Les donnĂ©es physiques et morphologiques.
La taille et le poids des organes (futurs greffons) sont pris en compte dans la sĂ©lection du receveur dans la liste d’attente surtout dans les cas d’organes thoraciques (cƓur et poumons) et de transplantations de foie.
  • Le critĂšre logistique.
Le temps d'ischĂ©mie froide correspond Ă  la durĂ©e entre le prĂ©lĂšvement de l'organe et la restauration de la circulation dans l'organe (alors greffĂ©) chez le receveur. Cette durĂ©e doit ĂȘtre la plus courte possible car plus elle s'allonge, plus les organes se dĂ©gradent et plus les chances de rĂ©ussite de la greffe sont compromises.
Le temps d'ischémie froide est propre à chaque organe:
  • le cƓur et les poumons : moins de 6 heures.
  • le foie et le pancrĂ©as : moins de 12 heures.
  • les reins : moins de 48 heures.
Afin de rĂ©duire le temps d'ischĂ©mie, le choix du receveur tient souvent compte de la distance entre l'hĂŽpital oĂč se trouve le greffon et le centre de transplantation dans lequel le receveur doit se rendre dans les meilleurs dĂ©lais.

Lorsqu'un organe est destinĂ© Ă  ĂȘtre greffĂ© dans un hĂŽpital diffĂ©rent de celui oĂč se dĂ©roule le prĂ©lĂšvement, deux possibilitĂ©s existent : soit les chirurgiens de l'hĂŽpital greffeur viennent rĂ©aliser le prĂ©lĂšvement et repartent avec le greffon, soit le greffon voyage seul jusqu'au lieu de la greffe, par voie terrienne, ferroviaire ou aĂ©rienne...

  • La multiplicitĂ© des receveurs.
S’il existe plusieurs receveurs potentiels, la prioritĂ© est donnĂ©e au receveur pour lequel la greffe est la plus urgente ou Ă  celui qui est inscrit en liste d’attente depuis le plus longtemps. Il faut noter Ă©galement que les enfants de moins de 16 ans sont prioritaires.
Le choix du receveur se fait Ă©videmment Ă  l’exclusion de toute considĂ©ration financiĂšre, sociale ou ethnique, du moins dans la majeure partie du monde occidental.

Conditionnement du greffon

Le conditionnement du greffon a pour but de prĂ©server sa qualitĂ© ainsi que sa stĂ©rilitĂ© : l’organe est conservĂ© par le froid Ă  4°C dans un container en plastique ressemblant Ă  une glaciĂšre dans lequel des glaçons pilĂ©s maintiennent la bonne tempĂ©rature. Ce conditionnement est Ă©tanche et assure Ă  l’organe la protection contre les chocs. À l’intĂ©rieur du container se trouve soit une boĂźte en plastique stĂ©rilisĂ© (pour les vaisseaux sanguins et autres) soit une boĂźte en acier inoxydable (pour le foie). Accompagne chaque organe, une boĂźte "immunologique" comprenant un fragment de rate, des ganglions, des tubes de sang (destinĂ©s aux compatibilitĂ©s ultimes, cross-match...) Pour le rein le conditionnement est trĂšs particulier car il est en PSE ce qui en fait un rĂ©cipient isotherme et fortement rĂ©sistant aux chocs. Actuellement, les containers sont uniformisĂ©s, et les organes sont dĂ©posĂ©s dans un container stĂ©rile, emballĂ© par trois sacs stĂ©riles (cƓur, pancrĂ©as, reins,) ; les autres organes, du fait de leur spĂ©cificitĂ© sont transportĂ©s dans des conteneurs spĂ©ciaux

À l’extĂ©rieur du conditionnement est apposĂ© un Ă©tiquetage (orange fluo), comportant toutes les informations nĂ©cessaires au suivi et Ă  la traçabilitĂ© du greffon ;

  • la mention « Ă©lĂ©ment ou produit du corps humain Â».
  • sa nature, sa description et ses caractĂ©ristiques prĂ©cises.
  • un numĂ©ro d’identification anonyme du donneur (le numĂ©ro "CRISTAL").
  • le lieu et la date prĂ©cise du prĂ©lĂšvement (heure de clampage aortique).
  • Les coordonnĂ©es de l’établissement destinataire.
  • le nom et les coordonnĂ©es du transporteur.


À l'intĂ©rieur du caisson de transport se trouve le dossier "organe" comprenant  :

  • le dossier de prĂ©lĂšvement imprimĂ© depuis la base informatisĂ©e "CRISTAL" de l'Agence de BiomĂ©decine, sur lequel sont inscrits les renseignements spĂ©cifiques au donneur et aux bilans morphologiques et biologiques des organes.
  • copie anonymisĂ©e des documents de groupage, sĂ©rologie, morphologiques de l'organe.

Notes et références

  1. ↑ Ibrahim HN, Foley R, Tan LP et Als. Long-term consequences of kidney donation, N Eng J Med, 2009;360:459-469
  2. ↑ (fr) « Transplantation d'organes : Dons refusĂ©s Â» sur le site officiel de Radio-Canada
  3. ↑ Terrasson de FougĂšres A. : << Que votre oui soit oui : plaidoyer pour un registre des acceptations de prĂ©lĂšvement d'organes >> (R.D.Sanit.soc.2000.339)
  4. ↑ A. Cheynet de BeauprĂ© : << La rĂ©vision de la loi relative Ă  la bioĂ©thique >> (D. 2011.2217)
  5. ↑ Alain BĂ©douet, « Sauver une vie en donnant une partie de soi-mĂȘme Â», France Inter. Mis en ligne le 22 juin 2010, consultĂ© le 24 juin 2010
  6. ↑ a, b et c Gilles Campion, « Pas d'espoir de greffe pour les enfants cardiaques au Japon Â» sur Aujourd'hui le Japon, AFP. Mis en ligne le 12 juin 2009, consultĂ© le 12 juin 2009
  7. ↑ a et b Le Japon autorise les dons d'organes pour les enfants sur Aujourd'hui le Japon, AFP. Mis en ligne le 19 juin 2009, consultĂ© le 19 juin 2009
  8. ↑ Adoption d'une loi sur le don d'organes aux enfants au Japon sur Aujourd'hui le Japon, AFP. Mis en ligne le 13 juillet 2009, consultĂ© le 13 juillet 2009
  9. ↑ Anthony RiviĂšre, « Le don d'organes facilitĂ© au Japon Â» sur Aujourd'hui le Japon. Mis en ligne le 20 juillet 2010, consultĂ© le 20 juillet 2010
  10. ↑ Anthony RiviĂšre, « Premier cas de don d'organes sous la nouvelle lĂ©gislation Â», Aujourd'hui le Japon, le 11 aout 2010
  11. ↑ http://www.dondorganes.public.lu/fr/que-dit-loi/index.html
  12. ↑ Lavee J, Ashkenazi T, Gurman G, Steinberg D, A new law for allocation of donor organs in Israel, Lancet, 2010;375:Pages 1131-1133
  13. ↑ Egypte : vers une loi sur la greffe d'organe
  14. ↑ (fr) [PDF] « Discours du pape Jean-Paul II au 18e congrĂšs international sur la transplantation d'organes - mardi 29 aoĂ»t 2000 Â» sur le site officiel de France ADOT
  15. ↑ http://www.lemonde.fr/europe/article/2011/02/07/les-organes-de-benoit-xvi-sont-deja-des-reliques_1476239_3214.html
  16. ↑ Transplantation et don d'organes
  17. ↑ Le judaĂŻsme permet-il le don d’organe pour une transplantation ?

Annexes

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Liens externes


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Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Don d'organes de Wikipédia en français (auteurs)

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