Cyclone Tropical

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Cyclone Tropical

Cyclone tropical

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Cyclone ; voir aussi les autres sens des synonymes rĂ©gionaux : Ouragan (homonymie) et Typhon (homonymie).

En mĂ©tĂ©orologie, un cyclone tropical est un type de cyclone (dĂ©pression) qui prend forme dans les ocĂ©ans de la zone intertropicale Ă  partir d'une perturbation qui s'organise en dĂ©pression tropicale puis en tempĂȘte. Son stade final est connu sous divers noms Ă  travers le monde : ouragans dans l'Atlantique Nord et le Pacifique Nord-Est, typhons dans le Pacifique Nord-Ouest et simplement cyclones ailleurs.

Structurellement, un cyclone tropical est une large zone de nuages orageux en rotation autour de son centre et accompagnĂ©e de forts vents. On peut les classer dans la catĂ©gorie des systĂšmes convectifs de mĂ©so-Ă©chelle puisqu'ils ont un diamĂštre infĂ©rieur Ă  une dĂ©pression classique, dite synoptique, et que leur source d'Ă©nergie principale est le dĂ©gagement de chaleur latente causĂ© par la condensation de vapeur d'eau en altitude dans leurs orages. On peut ainsi considĂ©rer le cyclone tropical comme une machine thermique, au sens de la thermodynamique. Le dĂ©gagement de chaleur latente dans les niveaux supĂ©rieurs de la tempĂȘte Ă©lĂšve la tempĂ©rature Ă  l'intĂ©rieur du cyclone de 15 Ă  20 Â°C au-dessus de la tempĂ©rature ambiante dans la troposphĂšre Ă  l'extĂ©rieur du cyclone. Pour cette raison, on dit des cyclones tropicaux qu'ils sont des tempĂȘtes Ă  « noyau chaud Â».

Le cyclone tropical est redoutĂ© par les populations en raison de sa capacitĂ© de destruction : inondations des cĂŽtes, pluies torrentielles et vents violents. Il est classĂ© parmi les risques naturels les plus courants et fait chaque annĂ©e des milliers de victimes. Les rĂ©gions les plus menacĂ©es ont mis sur pied des mesures de surveillance mĂ©tĂ©orologique, sous la coordination de l'Organisation mĂ©tĂ©orologique mondiale, ainsi que des programmes de recherche et de prĂ©vision du dĂ©placement des cyclones.

L'ouragan Ivan prĂšs de la Grenade, le 7 septembre 2004.

Sommaire

Classification et terminologie

Origine du terme

Le terme cyclone, appliquĂ© aux cyclones tropicaux, a Ă©tĂ© forgĂ© par le capitaine de marine anglais Henry Piddington (1797–1858) Ă  la suite de ses Ă©tudes sur la terrible tempĂȘte tropicale de 1789 qui avait tuĂ© plus de 20 000 personnes dans la ville cĂŽtiĂšre indienne de Coringa. En 1844, il publia ses travaux sous le titre The Horn-book for the Law of Storms for the Indian and China Seas (MĂ©moires sur les tempĂȘtes de l'Inde[1]). Les marins du monde reconnurent la grande qualitĂ© de ses travaux et le nommĂšrent prĂ©sident de la Marine Court of Inquiry (Cour de marine) de Calcutta. En 1848, dans une nouvelle version agrandie et complĂ©tĂ©e de son livre, The Sailor's Horn-book for the Law of Storms (Guide du marin sur la loi des tempĂȘtes... [2]), ce pionnier de la mĂ©tĂ©orologie compara le phĂ©nomĂšne mĂ©tĂ©orologique Ă  un serpent s'enroulant en cercle, kyklos en grec, d'oĂč cyclone[1],[3].

Nomenclature

Article dĂ©taillĂ© : Nomenclature des cyclones tropicaux.
Noms donnĂ©s aux cyclones tropicaux par bassin: 1) Ouragan 2) Typhon 3) Cyclone.

Les cyclones tropicaux sont divisĂ©s en trois stades de vie : les dĂ©pressions tropicales, les tempĂȘtes tropicales, et un troisiĂšme groupe dont le nom varie selon les rĂ©gions. Ces stades sont en fait trois niveaux d'intensitĂ© et d'organisation qu'un cyclone tropical peut ou non atteindre. On retrouve donc dans l'ordre croissant d'intensitĂ© :

  • La dĂ©pression tropicale : Un systĂšme organisĂ© de nuages, d'eau et d'orages avec une circulation cyclonique fermĂ©e en surface et des vents dont la vitesse maximum est infĂ©rieure Ă  17 mĂštres par seconde (33 nƓuds ou 38 mi/h ou 62 km/h)
  • La tempĂȘte tropicale : Un systĂšme cyclonique dont les vents ont une vitesse maximum comprise entre 17 et 33 mĂštres par seconde (34-63 nƓuds ou 39-73 mi/h ou 62-119 km/h)
  • Le cyclone tropical : Un systĂšme cyclonique dont les vents ont une vitesse qui excĂšde 33 mĂštres par seconde (environ 119 km/h) et qui a un Ɠil dĂ©gagĂ© en son centre. Le terme utilisĂ© pour les dĂ©signer varie selon les rĂ©gions, comme suit[4] :
    • Ouragan dans l'Atlantique Nord et l'ocĂ©an Pacifique Ă  l'est de la ligne de changement de date. L'origine du mot est contestĂ©e : d'huricĂĄn, du caraĂŻbe pour « dieux du mal Â»[5],[6] ou « dieu des tempĂȘtes Â»[7], ou encore de l'arawak huracana signifiant « vent d'Ă©tĂ© Â»[rĂ©f. nĂ©cessaire]
    • Typhon dans le Pacifique Nord Ă  l'ouest de la ligne de changement de date. Le mot viendrait du grec ancien tuphƍn (΀υφώΜ), un monstre de la mythologie grecque responsable des vents chauds, et qui aurait voyagĂ© vers l'Asie par l'arabe (tĂ»fĂąn) puis rĂ©cupĂ©rĂ© par les navigateurs portugais (tufĂŁo). D'autre part, les chinois utilisent 揰风 (grand vent) prononcĂ© tai fung en cantonais[8]
    • Cyclone tropical dans le Pacifique Sud et dans l'ocĂ©an Indien. Cependant, on utilise localement le terme de forte tempĂȘte tropicale dans l'ocĂ©an Indien Nord.
    • Dans l'Atlantique Sud, le terme Ă  utiliser n'est pas dĂ©terminĂ©. Jusqu'Ă  prĂ©sent on a rĂ©pertoriĂ© qu'un seul systĂšme de ce type Ă  cause des conditions dĂ©favorables dans cette rĂ©gion.

Cette terminologie est définie par l'Organisation météorologique mondiale (OMM). En d'autres endroits dans le monde, les cyclones tropicaux ont reçu les noms de baguio aux Philippines, de chubasco au Mexique et taino en Haïti. Le terme willy-willy retrouvé souvent dans la littérature comme un terme local en Australie est erroné car il désigne en fait un tourbillon de poussiÚre[9],[10].

Catégories

Destruction Ă  Grenade par l'ouragan Ivan en septembre 2004.

Les ingrédients d'un cyclone tropical incluent une perturbation météorologique pré-existante, des mers tropicales chaudes, de l'humidité, et des vents relativement faibles en altitude. Si les conditions requises persistent suffisamment longtemps, elles peuvent se combiner pour produire les vents violents, les vagues élevées, les pluies torrentielles, et les inondations qui sont associées à ce phénomÚne.

Comme mentionnĂ© antĂ©rieurement, le systĂšme devient d'abord une dĂ©pression tropicale, puis une tempĂȘte et on utilise ensuite des catĂ©gories d'intensitĂ© qui varient selon le bassin. La dĂ©finition de vents soutenus, recommandĂ©e par l'OMM, pour cette classification est une moyenne sur dix minutes. Cette dĂ©finition est adoptĂ©e par la plupart des pays mais quelques pays utilisent une pĂ©riode de temps diffĂ©rente. Les États-Unis, par exemple, dĂ©finissent les vents soutenus en vertu d'une moyenne d'une minute, mesurĂ©e Ă  10 mĂštres au-dessus de la surface[11].

Une Ă©chelle de 1 Ă  5 est utilisĂ©e pour catĂ©goriser les ouragans de l'Atlantique Nord selon la force de leurs vents : l'Ă©chelle de Saffir-Simpson. Un ouragan de catĂ©gorie 1 a les vents les plus faibles, alors qu'un ouragan de catĂ©gorie 5 est le plus intense[12],[13]. Dans d'autres bassins, on utilise une nomenclature diffĂ©rente que l'on retrouve dans le tableau ci-dessous.

Classification des systÚmes tropicaux sur le bassin (vent moyen sur 10 minute sauf sur 1 minute pour les centres américains)[12],[14]
Échelle de Beaufort Vent soutenus sur 10 minutes (nƓuds) OcĂ©an Indien nord
Service météorologique indien
Océan Indien sud-ouest
Météo-France
Australie
Bureau of Meteorology
Pacifique sud-ouest
Fiji Meteorological Service
Pacifique nord-ouest
Japan Meteorological Agency
Pacifique nord-ouest
Joint Typhoon Warning Center
Pacific nord-est et
Atlantique nord
National Hurricane Center et Central Pacific Hurricane Center
0–6 <28 DĂ©pression Perturbation tropicale DĂ©pression tropicale DĂ©pression tropicale DĂ©pression tropicale DĂ©pression tropicale DĂ©pression tropicale
7 28–29 DĂ©pression profonde DĂ©pression
30–33 TempĂȘte tropicale TempĂȘte tropicale
8–9 34–47 TempĂȘte cyclonique TempĂȘte tropicale modĂ©rĂ©e Cyclone tropical (1) Cyclone tropical TempĂȘte tropicale
10 48–55 TempĂȘte tropicale sĂ©vĂšre TempĂȘte tropicale sĂ©vĂšre Cyclone tropical (2) TempĂȘte tropicale sĂ©vĂšre
11 56–63 Typhon Ouragan (1)
12 64–72 TempĂȘte tropicale trĂšs sĂ©vĂšre Cyclone tropical Cyclone tropical sĂ©vĂšre (3) Typhon
73–85 Ouragan (2)
86–89 Cyclone tropical sĂ©vĂšre (4) Ouragan majeur (3)
90–99 Cyclone tropical intense
100–106 Ouragan majeur (4)
107–114 Cyclone tropical sĂ©vĂšre (5)
115–119 Cyclone tropical trùs intense Super typhon
>120 Super tempĂȘte cyclonique Ouragan majeur (5)


Le National Hurricane Center (le centre de prĂ©vision des cyclones tropicaux aux États-Unis) classifie les ouragans de catĂ©gorie 3 (178 km/h) et plus comme Ă©tant des ouragans majeurs. Le Joint Typhoon Warning Center classifie les typhons dont les vents atteignent au moins 150 mi/h (241 km/h) comme Ă©tant des « super typhons Â»[15]. Cependant, toute classification est relative, car des cyclones de catĂ©gories infĂ©rieures peuvent tout de mĂȘme causer des dommages plus importants que ceux des catĂ©gories supĂ©rieures, selon l'endroit frappĂ© et les dangers qu'ils provoquent. Les tempĂȘtes tropicales peuvent elles aussi causer de graves dommages et des pertes en vies humaines, surtout en raison des inondations.

BaptĂȘme des cyclones

Article dĂ©taillĂ© : Nomenclature des cyclones tropicaux.

Le fait de donner un nom aux cyclones tropicaux remonte Ă  plus de deux siĂšcles (XVIIIe siĂšcle). Cela rĂ©pond Ă  un besoin de diffĂ©rencier chaque Ă©vĂ©nement des prĂ©cĂ©dents. Ainsi les Espagnols donnaient au cyclone le nom du saint patron du jour. Ainsi les ouragans ayant frappĂ© Porto Rico le 13 septembre 1876, puis Ă  la mĂȘme date en 1928, s'appellent tous les deux San Felipe[16]. Celui de 1928 avait frappĂ© la veille la Guadeloupe et reste appelĂ© le « Grand Cyclone Â» de 1928 Ă  cet endroit.

Le premiĂšre utilisation de noms de personnes donnĂ©s Ă  ces systĂšme fut amorcĂ©e par Clement Lindley Wragge, un mĂ©tĂ©orologiste australien du dĂ©but du XXe siĂšcle. Il prenait des prĂ©noms de femmes, des noms de politiciens qu'il n'aimait pas, des noms historiques et de la mythologie[17],[18].

L'armĂ©e amĂ©ricaine, du dĂ©but du XXe siĂšcle jusqu'Ă  la Seconde Guerre mondiale, avait l'habitude d'utiliser l'alphabet phonĂ©tique des transmissions militaires avec l'annĂ©e. De leur cĂŽtĂ©, les mĂ©tĂ©orologistes de l'American Air Force (prĂ©curseur de la US Air Force) et de la US Navy du thĂ©Ăątre Pacifique, pendant la Seconde guerre mondiale, donnaient des prĂ©noms fĂ©minins aux cyclones tropicaux[17]. En 1950, le systĂšme d'alphabet phonĂ©tique (Able-Baker-Charlie-etc.) fut officialisĂ© dans l'Atlantique Nord par le service mĂ©tĂ©orologique amĂ©ricain (National Weather Service). En 1953, la liste rĂ©pĂ©titive fut remplacĂ©e par une autre liste utilisant exclusivement des prĂ©noms fĂ©minins et en 1954, la liste prĂ©cĂ©dente fut reprise mais il fut dĂ©cidĂ© de changer de liste chaque annĂ©e[17].

Depuis 1979, suite aux critiques des mouvements fĂ©ministes, les ouragans sont baptisĂ©s avec des prĂ©noms alternativement masculins et fĂ©minins (en anglais, espagnol et français) dans le bassin atlantique[17]. Un principe de cycles fut aussi Ă©tabli. BasĂ© sur 6 ans et six listes, les annĂ©es paires dĂ©butent par un prĂ©nom masculin et impaires un prĂ©nom fĂ©minin. Ainsi la liste de 2000 est la mĂȘme que celle de 1994 ; la liste de 2001 reprend celles de 1989 et 1995. Les six listes prĂ©voient 21 prĂ©noms courants de A Ă  W mais sans Q ni U, plutĂŽt pauvres en prĂ©noms. Ensuite, il est prĂ©vu d'utiliser les lettres grecques. En 2005, annĂ©e de record avec 27 cyclones, la liste fut totalement utilisĂ©e jusqu'Ă  Wilma, puis jusqu'Ă  la lettre grecque Zeta.

Comme les cyclones tropicaux ne se limitent pas au bassin Atlantique, des listes similaires sont confectionnées pour les différents secteurs des océans Atlantique, Pacifique et Indien. Dans le bassin de l'océan Atlantique, le National Hurricane Center (NHC) de Miami est officiellement chargé de nommer les cyclones. Le bassin de l'océan Pacifique est divisé en plusieurs secteurs vu son étendue. Le NHC de Miami nomme ceux de la portion Est, le Central Pacific Hurricane Center de Honolulu baptise ceux du centre-nord, le centre japonais ceux nord-ouest et le sud-ouest revient au Bureau of Meteorology (BOM) australien et aux centres météorologiques de Fidji et de Papouasie-Nouvelle-Guinée.

La dĂ©nomination dans l'ocĂ©an Indien revient au BOM, au service mĂ©tĂ©orologique indien et au centre mĂ©tĂ©orologique de l'Île Maurice, selon le secteur. Dans les secteurs nord, sous-continent indien et Arabie, les cyclones n'Ă©taient pas nommĂ©s avant 2006 alors que ceux dans le sud-ouest ont des noms depuis la saison 1960/61[17].

Les noms restent des prĂ©noms dans l'Atlantique Nord et le Pacifique nord-est, mais ailleurs les diffĂ©rents pays soumettent des noms de fleurs, d'oiseaux, etc., pas nĂ©cessairement dans un ordre alphabĂ©tique, Ă  l'OMM[17]. Lors de graves cyclones, les noms de ces derniers sont supprimĂ©s des listes et remplacĂ©s afin de ne pas choquer la population en lui rappelant de trop mauvais souvenirs. Ainsi, dans la liste 2004, Matthew a remplacĂ© le nom de Mitch car l'Ouragan Mitch tua environ 18 000 personnes en AmĂ©rique Centrale en 1998.

Lieux de formation

Carte montrant la trace de tous les cyclones tropicaux entre 1985 et 2005. La couleur correspond Ă  l'Ă©chelle de Saffir-Simpson en dessous. Un seul cyclone dans l'Atlantique Sud : c'est Catarina

Presque tous les cyclones tropicaux se forment Ă  moins de 30° de l'Ă©quateur et 87% Ă  moins de 20° de celui-ci. Comme la force de Coriolis donne aux cyclones leur rotation initiale, ceux-ci se dĂ©veloppent cependant rarement Ă  moins de 10° de l'Ă©quateur (la composante horizontale de la force de Coriolis est nulle Ă  l'Ă©quateur). L'apparition d'un cyclone tropical Ă  l'intĂ©rieur de cette limite est toutefois possible si une autre source de rotation initiale se manifeste. Ces conditions sont extrĂȘmement rares et de telles tempĂȘtes se produisent, croit-on, moins d'une fois par siĂšcle.

La plupart des cyclones tropicaux apparaisent dans une bande d'orages tropicaux qui encercle le globe terrestre, et qu'on appelle la zone de convergence intertropicale (ZCIT). Leur parcours affecte le plus souvent des zones au climat tropical et au climat subtropical humide.

De par le monde, on rapporte en moyenne 80 cyclones tropicaux par année.

Bassins principaux

Il y a sept principaux bassins de formation des cyclones tropicaux[19] :

  • L'ouest du Pacifique Nord : les cyclones tropicaux dans cette rĂ©gion affectent souvent la Chine et TaĂŻwan, le Japon et les Philippines. Ils y sont appelĂ©s typhons (du chinois : 揰风(taifeng)). C'est de loin le bassin le plus actif, comptant pour le tiers de tous les cyclones tropicaux dans le monde. Les agences mĂ©tĂ©orologiques nationales, ainsi que le Joint Typhoon Warning Center (JTWC) ont la responsabilitĂ© d'Ă©mettre les prĂ©visions et les avertissements dans ce bassin.
  • L'est du Pacifique Nord : il s'agit de la deuxiĂšme zone la plus active au monde, et aussi la plus dense (le plus grand nombre de tempĂȘtes dans une zone relativement rĂ©duite d'ocĂ©an). Les tempĂȘtes qui se dĂ©veloppent dans ce bassin peuvent atteindre l'ouest du Mexique, HawaĂŻ et trĂšs rarement la Californie. Le Central Pacific Hurricane Center est responsable des prĂ©visions pour la partie ouest de cette zone, et le National Hurricane Center est chargĂ© de la partie est.
Bassins et Centres de l'OMM responsables[19]
Bassin océanique Centre responsable
Atlantique Nord National Hurricane Center (Miami)
Pacifique Nord-est National Hurricane Center (Miami)
Pacifique Centre-nord Central Pacific Hurricane Center (Honolulu)
Pacifique Nord-ouest Japan Meteorological Agency (Tokyo)
Pacifique Sud
et Sud-ouest
Fiji Meteorological Service (Nadi)†
Meteorological Service of New Zealand Limited (Wellington)
Papua New Guinea National Weather Service (Port Moresby)†
Bureau of Meteorology (Darwin et Brisbane)†
Indien Nord India Meteorological Department (New Delhi)
Indien Sud-ouest Météo-France (La Réunion)
Indien Sud-est Bureau of Meteorology† (Perth)
Meteorology and Geophysical Agency of Indonesia (Jakarta)†
†: Indique un centre d'avertissements des cyclones tropicaux
Les différents bassins et les centres responsables
  • L'ouest du Pacifique Sud : les cyclones dans cette rĂ©gion affectent gĂ©nĂ©ralement l'Australie et l'OcĂ©anie. Ils sont suivis et prĂ©vus par l'Australie et la Nouvelle-GuinĂ©e. Ils atteignent parfois la Nouvelle-CalĂ©donie.
  • Le nord de l'ocĂ©an Indien : on divise ce bassin en deux rĂ©gions, le Golfe du Bengale et la Mer d'Oman. Le Golfe du Bengale domine le dĂ©compte, avec 5 Ă  6 fois plus de cyclones que la mer d'Arabie. Les cyclones qui se forment dans ce bassin sont historiquement les plus meurtriers. Notons particuliĂšrement le cyclone de Bhola de 1970, qui fit 200 000 victimes. Les pays affectĂ©s par ce bassin incluent l'Inde, le Bangladesh, le Sri Lanka, la ThaĂŻlande, la Birmanie et le Pakistan. Chacun de ces pays Ă©met des prĂ©visions et des avertissements. En de rares occasions, un cyclone provenant de ce bassin peut affecter la PĂ©ninsule arabique. Comme en 1981 lorsque une tempĂȘte tropicale a touchĂ© le dĂ©troit d'Ormuz et le sultanat d'Oman et dĂ©versĂ© des quantitĂ©s d'eau totalement inhabituelles dans cette rĂ©gion (65 millimĂštres Ă  Mascate).
  • Le sud-est de l'ocĂ©an Indien : les cyclones apparaissant dans cette rĂ©gion affectent l'Australie et l'IndonĂ©sie. Ils sont suivis et prĂ©vus par ces pays. Ils touchent Ă©galement les Îles Cocos et l'ile Christmas.
  • Le sud-ouest de l'ocĂ©an Indien : il s'agit du bassin le moins bien compris, en raison d'un manque de donnĂ©es historiques. Ces cyclones affectent Madagascar, le Mozambique, l'Ăźle de la RĂ©union, l'ile Rodrigues, l'Ăźle Maurice, les Comores (dont Mayotte), la Tanzanie et le Kenya. Les prĂ©visions pour ces cyclones sont Ă©mises par le Centre MĂ©tĂ©orologique RĂ©gional SpĂ©cialisĂ© de l'Ăźle de la RĂ©union, service de MĂ©tĂ©o-France. Les baptĂȘmes sont par contre rĂ©alisĂ©s par le centre mĂ©tĂ©orologique de l'Ăźle Maurice et par celui de Madagascar.
  • L'Atlantique Nord : c'est le bassin tropical le plus Ă©tudiĂ©. Il inclut l'ocĂ©an Atlantique, la mer des CaraĂŻbes et le Golfe du Mexique. Le nombre de cyclones tropicaux formĂ©s dans ce bassin varie grandement d'une annĂ©e Ă  l'autre, entre un seul et une vingtaine. Ils y sont appelĂ©s ouragans (de l'espagnol huracĂĄn). Les États-Unis, le Mexique, l'AmĂ©rique centrale, les CaraĂŻbes et le Canada peuvent ĂȘtre affectĂ©s par ces cyclones. Les prĂ©visions pour ces cyclones sont Ă©mis pour tous les pays de la rĂ©gion par le National Hurricane Center, basĂ© Ă  Miami (Floride) ; le Centre canadien de prĂ©vision d'ouragan, basĂ© Ă  Halifax (Nouvelle-Écosse) Ă©met des prĂ©visions et des avertissements concernant les cyclones tropicaux qui menacent le territoire et les eaux canadiennes.

Zones de formation inhabituelles

Les zones suivantes produisent trĂšs rarement des cyclones tropicaux :

  • Atlantique Sud : des eaux moins chaudes (courant de Benguela), l'absence d'une zone de convergence inter-tropicale, et la prĂ©sence de cisaillement vertical du vent contribuent Ă  rendre trĂšs difficile le dĂ©veloppement de cyclones tropicaux dans cette rĂ©gion. On y a toutefois observĂ© deux cyclones tropicaux : en 1991, une faible tempĂȘte tropicale au large de l'Afrique (qui a touchĂ© l'Ăźle Sainte-HĂ©lĂšne), et le cyclone Catarina (parfois aussi appelĂ© Aldonça), qui frappa la cĂŽte brĂ©silienne en 2004.
  • Le centre du Pacifique Nord : le cisaillement dans cette zone limite grandement les chances de dĂ©veloppement de cyclones tropicaux. Toutefois, cette rĂ©gion est souvent frĂ©quentĂ©e par des cyclones nĂ©s dans le bassin beaucoup plus favorable de l'est du Pacifique Nord.
  • La MĂ©diterranĂ©e : des tempĂȘtes qui semblent apparentĂ©es par leur structure Ă  des cyclones tropicaux se produisent parfois dans le bassin mĂ©diterranĂ©en. De telles tempĂȘtes ont Ă©tĂ© signalĂ©es en septembre 1947, septembre 1969, janvier 1982, septembre 1983 et janvier 1995. La nature tropicale de ces tempĂȘtes demeure matiĂšre Ă  dĂ©bats.
  • Grands Lacs (AmĂ©rique du Nord) : bien que trĂšs au nord, la grande superficie de ces lacs peut devenir un terrain propice au dĂ©veloppement convectif intense quand leur tempĂ©rature est Ă  son maximum et que de l'air trĂšs froid d'altitude y passe en automne. Une tempĂȘte en 1996 (voir Cyclone de 1996 sur le Lac Huron) sur le Lac Huron avait des caractĂ©ristiques similaires Ă  celles d'un cyclone tropical ou subtropical, dont un Ɠil au centre durant un temps bref[20].
  • Le Pacifique Sud : sans ĂȘtre une rĂ©gion Ă  fort risque, le Pacifique Sud Ă  l'est du mĂ©ridien 180 n'est pas Ă©pargnĂ© par les perturbations de ce type. Entre 1831 et 1998 au moins 30 cyclones (vent moyen Ă©gal ou supĂ©rieur Ă  118 km/h) et environ 22 tempĂȘtes tropicales (90km/h < vent moyen < 118km/h) ont affectĂ© les Îles Cook et la PolynĂ©sie française dont 16 cyclones et 4 tempĂȘtes entre 1981 et 1991. Ces nombres sont probablement sous-estimĂ©s en raison de donnĂ©es inexistantes ou incomplĂštes jusqu'en 1940. Le cyclone de 1906 qui frappa l'atoll de Anaa dans les Tuamotu vida l'atoll de ses habitants (environ 500 personnes emportĂ©es par la mer). Cet inventaire ne prend pas en compte des phĂ©nomĂšnes ayant pris naissance Ă  l'est du 180e qui ont Ă©voluĂ© vers l'ouest, Ă©pargnant la PolynĂ©sie française.

Saisonnalité

Sur l'ensemble du globe, la fréquence des cyclones tropicaux atteint son maximum vers la fin de l'été, alors que l'eau est la plus chaude. Chaque bassin a toutefois ses propres caractéristiques saisonniÚres.

Dans l'Atlantique Nord, une saison des ouragans bien démarquée commence au début juin et se termine fin novembre, avec une forte poussée au début de septembre. Le nord-est du Pacifique a une période d'activité plus large mais similaire à celle de l'Atlantique. Le nord-ouest du Pacifique produit des cyclones tropicaux toute l'année, avec un minimum en février et une pointe au début de septembre. Dans le bassin du nord de l'océan Indien, les cyclones sont plus fréquents d'avril à décembre, avec des pointes en mai et en novembre.

Dans l'hémisphÚre Sud, la formation de cyclones tropicaux commence à la fin octobre et se termine en mai. Les pointes surviennent en mi-février et début mars.

Voici un tableau rĂ©capitulatif qui donne les moyennes d'Ă©vĂ©nements annuels par zone, classĂ©es par ordre de frĂ©quence dĂ©croissante :

Moyennes saisonniĂšres[21],[22]
Bassin DĂ©but Fin TempĂȘtes tropicales (>34 nƓuds) Cyclones tropicaux (>63 nƓuds) CatĂ©gorie 3+ (>95 nƓuds)
Nord-ouest du Pacifique Avril Janvier 26,7 16,9 8,5
Sud de l'océan Indien Octobre Mai 20,6 10,3 4,3
Nord-est du Pacifique Mai Novembre 16,3 9,0 4,1
Nord-Atlantique Juin Novembre 10,6 5,9 2,0
Australie et sud-ouest du Pacifique Octobre Mai 10,6 4,8 1,9
Nord de l'océan Indien Avril Décembre 5,4 2,2 0,4

Formation et développement

Article dĂ©taillĂ© : CyclogĂ©nĂšse tropicale.

L'importance de la condensation comme source principale d'énergie différencie les cyclones tropicaux des autres phénomÚnes météorologiques, comme les dépressions des latitudes moyennes qui puisent leur énergie plutÎt dans les gradients de température préexistants dans l'atmosphÚre. Pour conserver la source d'énergie de sa machine thermodynamique, un cyclone tropical doit demeurer au-dessus de l'eau chaude qui lui apporte l'humidité atmosphérique nécessaire. Les forts vents et la pression atmosphérique réduite au sein du cyclone stimulent l'évaporation, ce qui entretient le phénomÚne.

La formation des cyclones tropicaux est toujours un sujet de recherche scientifique intensive, et n'est pas encore complĂštement comprise. Cinq facteurs sont en gĂ©nĂ©ral requis pour que la formation d'un cyclone tropical soit possible[23],[24] :

  1. La tempĂ©rature de la mer doit dĂ©passer 26,5 degrĂ©s Celsius jusqu'Ă  une profondeur d'au moins 60 mĂštres, avec une tempĂ©rature des eaux de surface atteignant ou dĂ©passant 28 Ă  29°C. L'eau chaude est la source d'Ă©nergie des cyclones tropicaux. Lorsque ces tempĂȘtes se dĂ©placent sur la terre ou sur des eaux plus froides, elles faiblissent rapidement.
  2. Les conditions doivent ĂȘtre favorables Ă  la formation d'orages. La tempĂ©rature atmosphĂ©rique doit diminuer rapidement avec l'altitude, et la troposphĂšre moyenne doit ĂȘtre relativement humide.
  3. Une perturbation atmosphérique pré-existante. Le mouvement vertical ascendant au sein de la perturbation aide au démarrage du cyclone tropical. Un type de perturbation atmosphérique relativement faible, sans rotation, appelé onde tropicale sert généralement de point de départ à la formation des cyclones tropicaux.
  4. Une distance de plus de 10 degrés de l'équateur. La force de Coriolis démarre la rotation du cyclone et contribue à son maintien. Dans les environs de l'équateur, la composante horizontale de la force de Coriolis est quasi-nulle (nulle à l'équateur), ce qui interdit le développement de cyclones.
  5. Absence de cisaillement vertical du vent (un changement de force ou de direction du vent avec l'altitude). Trop de cisaillement endommage ou dĂ©truit la structure verticale d'un cyclone tropical, ce qui empĂȘche ou nuit Ă  son dĂ©veloppement.

À l'occasion, un cyclone tropical peut se former en dehors de ces conditions. En 2001, le typhon Vamei s'est formĂ© Ă  seulement 1,5° au nord de l'Ă©quateur, Ă  partir d'une perturbation prĂ©-existante et des conditions atmosphĂ©riques relativement fraĂźches reliĂ©es Ă  la mousson. On estime que les facteurs qui ont menĂ© Ă  la formation de ce typhon ne se rĂ©pĂštent que tous les 400 ans. Il est Ă©galement arrivĂ© que des cyclones se soient dĂ©veloppĂ©s avec des tempĂ©ratures de surface de la mer Ă  25 degrĂ©s Celsius ou moins (ex. Vince en 2005).

Quand un cyclone tropical de l'Atlantique atteint les latitudes moyennes et prend sa course vers l'est, il peut se ré-intensifier sous la forme d'une dépression de type barocline (aussi appelée frontale). De telles dépressions des latitudes moyennes sont parfois violentes et peuvent à l'occasion conserver des vents de force d'ouragan lorsqu'elles atteignent l'Europe.

Structure

Structure d'un cyclone tropical : bandes de pluie concentriques, l'Ɠil et son mur. Les flĂšches jaunes et bleues montrent le mouvement de l'air et des nuages (source : NOAA).

Un cyclone tropical intense comprend donc les Ă©lĂ©ments suivants[25] :

  • DĂ©pression : tous les cyclones tropicaux sont en rotation autour d'une zone de basse pression atmosphĂ©rique Ă  la surface de la Terre. Les pressions mesurĂ©es au centre des cyclones tropicaux sont parmi les plus basses que l'on puisse mesurer au niveau de la mer.
  • Une couverture nuageuse centrale dense : une zone concentrĂ©e d'orages et de bandes de pluie entourant la dĂ©pression centrale. Les cyclones tropicaux avec une couverture centrale symĂ©trique ont tendance Ă  ĂȘtre intenses et Ă  bien se dĂ©velopper.
  • ƒil : un cyclone tropical intense dĂ©veloppe en son centre une zone de subsidence (mouvement descendant). Les conditions dans l'Ɠil sont normalement calmes et sans nuages, bien que la mer puisse ĂȘtre extrĂȘmement agitĂ©e. L'Ɠil est l'endroit le plus froid du cyclone Ă  la surface, mais le plus chaud en altitude. Il est habituellement de forme circulaire et son diamĂštre varie de 8 Ă  200 km. Dans les cyclones de moindre intensitĂ©, la couverture nuageuse centrale dense couvre le centre du cyclone et il n'y a pas d'Ɠil.
  • Mur de l'Ɠil : il s'agit d'une bande circulaire de convection et de vents intenses sur la bordure immĂ©diate de l'Ɠil. On y retrouve les conditions les plus violentes dans un cyclone tropical. Dans les cyclones les plus intenses, on observe un cycle de remplacement du mur de l'Ɠil, en vertu duquel des murs concentriques se forment et remplacent le mur de l'Ɠil. Le mĂ©canisme Ă  l'origine de ce phĂ©nomĂšne est encore mal compris.
  • Écoulement divergent : dans les niveaux supĂ©rieurs d'un cyclone tropical, les vents s'Ă©loignent du centre de rotation et manifestent une rotation anticyclonique. Les vents de surface sont fortement cycloniques, mais faiblissent avec l'altitude et changent de direction de rotation prĂšs du sommet de la tempĂȘte. Ceci est une caractĂ©ristique unique des cyclones tropicaux.

Le dĂ©gagement de chaleur latente dans les niveaux supĂ©rieurs de la tempĂȘte Ă©lĂšve la tempĂ©rature Ă  l'intĂ©rieur du cyclone de 15 Ă  20°C au-dessus de la tempĂ©rature ambiante dans la troposphĂšre Ă  l'extĂ©rieur du cyclone. Pour cette raison, on dit des cyclones tropicaux qu'ils sont des tempĂȘtes Ă  « noyau chaud Â». Notons toutefois que ce noyau chaud n'est prĂ©sent qu'en altitude — la zone touchĂ©e par le cyclone Ă  la surface est habituellement plus froide de quelques degrĂ©s par rapport Ă  la normale, en raison des nuages et de la prĂ©cipitation.

Énergie

Indice de l'Ă©nergie cumulative annuelle et moyenne par systĂšme tropical de 1950 Ă  2006 dans l'Atlantique Nord

Il y a plusieurs façons de mesurer l'intensité d'un systÚme tropical, parmi lesquelles la technique de Dvorak, qui est une façon d'estimer la pression centrale et les vents d'un cyclone à partir de son organisation sur les photos satellitaires et de la température des sommets des nuages. Les météorologues utilisent aussi la mesure directe par reconnaissance aérienne, ou évaluent, a postériori, les effets dévastateurs sur les zones traversées.

Le National Weather Service amĂ©ricain estime que l'Ă©nergie rĂ©elle d'un systĂšme tropical se situe entre 2,2 x 1012 et 1,6 x 1018 watts, mais ce calcul utilise plusieurs approximations sur les paramĂštres mĂ©tĂ©orologiques. Le NWS a donc dĂ©veloppĂ© une mĂ©thode rapide pour estimer l'Ă©nergie totale dĂ©gagĂ©e dans un tel systĂšme en tenant compte de la vitesse des vents, estimĂ©e ou notĂ©e, ainsi que la durĂ©e de vie du cyclone : l'indice d'Énergie cumulative d'un cyclone (Accumulated cyclone energy ou ACE en anglais).


Cet indice utilise le vent maximum soutenu (vmax), sans la rafale, comme approximation de l'énergie cinétique. On calcule l'indice en utilisant le vmax dans le cyclone, noté ou estimé, pour chaque période de six heures durant la durée de vie du systÚme. On divise le tout par 104 pour réduire le chiffre à une valeur raisonnable[26],[27].

L'Ă©quation est donc :

IECC = \sum_{i}^{} \frac{{v^2_\mathrm{max_i}} }{10^4} \qquad  \begin{cases} v_\mathrm{max_i}\ en\ noeuds\ durant\ la\ p\acute{e}riode\ i\ de\ six\ heures\\ i\ est\ le\ nombre\ de\  p\acute{e}riodes\  de\ 6\ heures\ que\ dure\ le\ cyclone  \end{cases}


Comme l'énergie cinétique est {(Masse \times  v_\mathrm{max}^2)}/2, cet indice est proportionnel à l'énergie développée par le systÚme en prenant comme hypothÚse que la masse par unité de volume des systÚmes est identique mais il ne tient pas compte de la masse totale de ceux-ci. Ainsi l'indice peut comparer des systÚmes de dimensions semblables mais pourra sous-estimer un systÚme ayant des vents moins violents tout en ayant un plus large diamÚtre. Un sous-indice est celui du Potentiel de destruction d'ouragan, qui est le calcul de l'indice cumulatif mais seulement durant la période durant laquelle le systÚme tropical est de niveau cyclone tropical/ouragan/typhon[26].

Dans le graphique Ă  droite, on peut voir la variation de l'indice d'Ă©nergie cumulative pour les systĂšmes dans l'Atlantique Nord en noir et la moyenne annuelle de cette Ă©nergie par systĂšme en brun. On remarque la trĂšs grande variabilitĂ© de ces valeurs annuellement mais que la moyenne par systĂšme suit la mĂȘme tendance que le total annuel. Ce dernier Ă©tait particuliĂšrement Ă©levĂ© au dĂ©but des annĂ©es 1950, puis est passĂ© par un creux de 1970 Ă  1990, et semble en train de remonter depuis ce temps.

Observations et prévisions

Observations

Avions de la National Oceanic and Atmospheric Administration (USA) : les chasseurs de cyclones.

Les cyclones tropicaux intenses posent un problĂšme particulier quant Ă  leur observation. Comme il s'agit d'un phĂ©nomĂšne ocĂ©anique dangereux, on dispose rarement d'instruments sur le site mĂȘme du cyclone, sauf lorsque celui-ci passe sur une Ăźle ou une zone cĂŽtiĂšre, ou si un navire infortunĂ© se trouve pris dans la tempĂȘte. MĂȘme dans ces cas, la prise de mesures en temps rĂ©el n'est possible qu'en pĂ©riphĂ©rie du cyclone, oĂč les conditions sont moins catastrophiques.

La prise de mesures au sein mĂȘme du cyclone est toutefois possible par avion. Des avions spĂ©cialement Ă©quipĂ©s, gĂ©nĂ©ralement de gros quadrimoteurs turbopropulsĂ©s, peuvent voler dans le cyclone, prendre des mesures directement ou Ă  distance, et y lĂącher des catasondes.

On peut aussi repĂ©rer la pluie associĂ©e avec la tempĂȘte par radar mĂ©tĂ©orologique lorsque qu'elle s'approche relativement prĂšs des cĂŽtes. Ceci donne des informations sur la structure et l'intensitĂ© des prĂ©cipitations. Les satellites gĂ©ostationnaires et circumpolaires peuvent obtenir des informations en lumiĂšre visible et en infrarouge partout au-dessus du globe. On en tire l'Ă©paisseur des nuages, leur tempĂ©rature, leur organisation et la position du systĂšme ainsi que la tempĂ©rature de surface de la mer. Certains nouveaux satellites Ă  orbite basse sont mĂȘme Ă©quipĂ©s de radars.

Prévisions

Article dĂ©taillĂ© : PrĂ©vision des cyclones tropicaux.
Diminution évidente de l'erreur de position de la trajectoire depuis les années 1970

Les systĂšmes tropicaux se situent Ă  la limite infĂ©rieure de l'Ă©chelle synoptique. Comme les systĂšmes des latitudes moyennes, ils dĂ©pendent donc de la position des crĂȘtes baromĂ©triques, anticyclones et des creux environnants mais la structure verticale des vents et le potentiel de convection y est Ă©galement critique, comme pour les systĂšmes de mĂ©so-Ă©chelle. Les prĂ©visionnistes tropicaux considĂšrent encore que le meilleur indicateur instantanĂ© du dĂ©placement de ces systĂšmes est encore le vent moyen dans la troposphĂšre oĂč se trouve le cyclone et la trajectoire lissĂ©e notĂ©e antĂ©rieurement. Dans le cas d'un environnement avec beaucoup de cisaillement, l'utilisation du vent moyen de basse altitude, comme celui de 700 hPa Ă  environ 3 000 mĂštres, est cependant meilleure[28].

Pour une prévision à plus long terme, des modÚles de prévision numérique du temps ont été développés spécialement pour les systÚmes tropicaux. En effet, la combinaison d'une circulation en général assez faible dans les Tropiques et une grande dépendance de la convection sur les cyclones tropicaux nécessite une analyse et un traitement à trÚs fine résolution qui ne sont pas présents dans les modÚles normaux. De plus, ceux-ci incorporent des paramÚtres des équations primitives atmosphériques qui sont souvent négligés à plus large échelle. Les données d'observations obtenues par le biais des satellites météorologiques et des chasseurs d'ouragans sont injectées dans ces modÚles pour accroßtre la précision. On voit à droite un graphique de l'évolution de l'erreur sur la position de la trajectoire depuis les années 1970, en milles marins, dans le bassin de l'Atlantique Nord sur les prévisions du National Hurricane Center[29]. On remarque qu'à toutes les périodes de prévision, l'amélioration est trÚs importante. Pour ce qui est de l'intensité des systÚmes, l'amélioration a été moindre[30] à cause de la complexité de la micro-physique des systÚmes tropicaux et des interactions entre les échelles méso et synoptiques.

Tendances et réchauffement climatique

Le dĂ©veloppement de cyclones est un phĂ©nomĂšne irrĂ©gulier et le dĂ©but des mesures fiables de la vitesse des vents ne remonte seulement qu'au milieu du XXe siĂšcle[24]. Une Ă©tude publiĂ©e en 2005 montre une augmentation globale de l'intensitĂ© des cyclones entre 1970 et 2004, leur nombre total Ă©tant en diminution pendant la mĂȘme pĂ©riode[31],[32],[33]. Selon cette Ă©tude, il est possible que cette augmentation d'intensitĂ© soit liĂ©e au rĂ©chauffement climatique, mais la pĂ©riode d'observation est trop courte et le rĂŽle des cyclones dans les flux atmosphĂ©riques et ocĂ©aniques n'est pas suffisamment connu pour que cette relation puisse ĂȘtre Ă©tablie avec certitude. Une seconde Ă©tude, publiĂ©e un an plus tard, ne montre pas d'augmentation significative de l'intensitĂ© des cyclones depuis 1986[34],[35]. La quantitĂ© d’observations Ă  notre disposition n’est en fait statistiquement pas suffisante.

Ryan Maue, de l'université de Floride, dans un article intitulé "Northern Hemisphere tropical cyclone activity", observe pour sa part une baisse marquée de l'activité cyclonique depuis 2006 dans l'hémisphÚre nord par rapport aux trente derniÚres années[36]. Il ajoute que la baisse est probablement plus marquée, les mesures datant de trente ans ne détectant pas les activités les plus faibles, ce que permettent les mesures d'aujourd'hui. Pour Maue, c'est possiblement un plus bas depuis cinquante ans que l'on observe en termes d'activité cyclonique. Christopher Landsea, de la NOAA et un des anciens co-auteurs du rapport du GIEC, estime lui aussi que les mesures passées sous-estiment la force des cyclones passés et sur-valorisent la force des cyclones actuels[37],[38].

On ne peut donc pas dĂ©duire que l'augmentation de spectaculaires ouragans depuis 2005 est une consĂ©quence directe du rĂ©chauffement climatique. Cette augmentation pourrait ĂȘtre due Ă  l’oscillation entre pĂ©riodes froides et chaudes de la tempĂ©rature de surface des bassins ocĂ©aniques comme l’oscillation atlantique multidĂ©cennale. Le cycle chaud de cette variation Ă  lui seul permet de prĂ©dire des ouragans plus frĂ©quents pour les annĂ©es 1995 Ă  2020 dans l'Atlantique Nord[24].

Les simulations informatiques ne permettent Ă©galement pas dans l'Ă©tat actuel des connaissances de prĂ©voir d'Ă©volution significative du nombre de cyclones liĂ© Ă  un rĂ©chauffement climatique Ă  cause des autres effets mentionnĂ©s qui brouillent la signature[39]. Dans la seconde moitiĂ© du XXIe siĂšcle, lors de la prochaine pĂ©riode froide de l’Atlantique Nord, le rĂ©chauffement climatique pourrait donner un signal plus clair[24].

Effets

L'aprĂšs-coup de l'ouragan Andrew (1992), le second cyclone tropical le plus coĂ»teux de l'histoire des États-Unis, aprĂšs Katrina (2005).

Le relĂąchement de chaleur dans un cyclone tropical mature peut excĂ©der 2x1019 joules par jour[40],[41]. Cela Ă©quivaut Ă  faire dĂ©toner une bombe thermonuclĂ©aire de 10 mĂ©gatonnes toutes les 20 minutes [42] ou 200 fois la capacitĂ© instantanĂ©e de production Ă©lectrique mondiale[41]. Les cyclones tropicaux au grand large causent de grosses vagues, de la pluie forte, et des vents violents. Ceci compromet la sĂ©curitĂ© des navires en mer et peut engendrer le naufrage de certains d'entre eux. Toutefois, les effets les plus dĂ©vastateurs des cyclones tropicaux se produisent quand ils frappent la cĂŽte et entrent dans les terres. Dans ce cas, un cyclone tropical peut causer des dommages de quatre façons :

  • Vents violents : des vents de force d'ouragan peuvent endommager ou dĂ©truire des vĂ©hicules, des bĂątiments, des ponts, etc. Les vents forts peuvent aussi transformer des dĂ©bris en projectiles, ce qui rend l'environnement extĂ©rieur encore plus dangereux.
  • Onde de tempĂȘte : les tempĂȘtes de vent, y compris les cyclones tropicaux, peuvent causer une montĂ©e du niveau de la mer et des inondations dans les zones cĂŽtiĂšres.
  • Pluie forte : les orages et les fortes pluies provoquent la formation de torrents, emportant les routes et provoquant des glissements de terrain. Fin novembre 2004, l'un de ces Ă©pisodes pluvieux a touchĂ© le nord des Philippines et a fait quelque 500 morts et disparus.
  • Tornades : les orages imbriquĂ©s dans le cyclone donnent souvent naissance Ă  des tornades. Bien que ces tornades soient normalement moins intenses que celles d'origine non-tropicale, elles peuvent encore provoquer d'importants dommages. Elles se produisent surtout Ă  la bordure externe du systĂšme aprĂšs son entrĂ©e sur les terres, lĂ  oĂč le cisaillement des vents est important Ă  cause de la friction[43],[44],[45],[46].

Les effets secondaires d'un cyclone tropical sont souvent aussi destructeurs, notamment les épidémies. Effectivement, le milieu humide et chaud dans les jours qui suivent le passage du cyclone, conjugué à la destruction des infrastructures sanitaires, augmente le risque de propagation d'épidémies, qui peuvent tuer longtemps aprÚs le passage du cyclone.

À ce problĂšme peut s'ajouter celui des pannes de courant : les cyclones tropicaux causent souvent de lourds dommages aux installations Ă©lectriques, privant de courant la population, coupant les communications et nuisant aux moyens de secours et d'intervention. Ceci rejoint le problĂšme des transports, puisque les cyclones tropicaux dĂ©truisent souvent des ponts, viaducs, et routes. Ceci ralentit considĂ©rablement le transport de vivres, de mĂ©dicaments et de matĂ©riel de secours vers les zones sinistrĂ©es.

Paradoxalement, le passage meurtrier et destructeur d’un cyclone tropical peut avoir des effets positifs ponctuels sur l’économie des rĂ©gions touchĂ©es, et du pays en gĂ©nĂ©ral, ou plutĂŽt sur son PIB. Par exemple, en octobre 2004, aprĂšs une saison cyclonique particuliĂšrement intense dans l'Atlantique, 71 000 emplois ont Ă©tĂ© crĂ©Ă©s dans le bĂątiment pour rĂ©parer les dĂ©gĂąts subis, notamment en Floride.

Protection et prévention

Maison conçue pour résister aux cyclones (ici aprÚs l'ouragan Dennis de 2005)

On ne peut totalement se protĂ©ger des effets des cyclones tropicaux. Cependant, en zone Ă  risque, un amĂ©nagement adaptĂ© et prudent du territoire peut permettre de limiter les dĂ©gĂąts humains et matĂ©riels dus aux vents, aux prĂ©cipitations et aux inondations. Une architecture offrant moins de prise au vent, l'absence de construction en zones humides, des rĂ©seaux Ă©lectriques enterrĂ©s et isolĂ©s de l'eau, le maintien ou la restauration de zones humides tampon, et de mangroves et forĂȘts littorales, la prĂ©paration des populations, des antennes et Ă©oliennes qu'on peut « coucher Â» le temps de la tempĂȘte, etc. peuvent y contribuer.

En 2008, la FAO a par exemple estimĂ© que si la mangrove du delta de l'Irrawaddy (Birmanie), existant avant 1975 (plus de 100 000 hectares), avait Ă©tĂ© conservĂ©e, les consĂ©quences du cyclone Nargis auraient Ă©tĂ© au moins deux fois moindres[47].

Cyclones notables

Il n' y a guĂšre de donnĂ©es Ă©crites antĂ©rieures au XIXe siĂšcle sur le continent amĂ©ricain concernant spĂ©cifiquement des donnĂ©es mĂ©tĂ©orologiques. En extrĂȘme-orient, les donnĂ©es sont beaucoup plus anciennes et complĂštes. Il existe par exemple, un registre des typhons qui se sont produits sur les Philippines entre 1348 et 1934.

Il existe cependant des mĂ©thodes scientifiques permettant d'identifier et de dater des Ă©vĂ©nements anciens[48], constituant une palĂ©otempestologie, terme crĂ©Ă© en 1996. Ce sont en particulier l'Ă©tude des sĂ©diments des lacs cĂŽtiers montrant la prĂ©sence de sable marin, la relative pauvretĂ© en oxygĂšne 18, un isotope lourd, qu'on peut retrouver dans les cernes des arbres ou dans les concrĂ©tions des grottes.

Cyclones historiques

Avant le XXe siĂšcle, comme mentionnĂ© antĂ©rieurement, il n'y avait pas de façon systĂ©matique de nommer les cyclones, ouragans et typhons, mais certains sont quand mĂȘme passĂ©s Ă  l'histoire. La plupart des pays dans les zones affectĂ©es ont suivi la tradition lancĂ©e par les AmĂ©ricains et les Australiens depuis ce temps. L’Organisation mĂ©tĂ©orologique mondiale, lors de la rencontre annuelle du comitĂ© de surveillance des cyclones tropicaux en mars ou avril, dĂ©cide des listes de noms potentiels pour les cyclones tropicaux. Les pays affectĂ©s par des cyclones particuliĂšrement intenses et ayant causĂ©s de forts dommages peuvent proposer de retirer le nom de ceux-ci des listes futures ce qui les fait aussi passer Ă  l'histoire.

Océan Atlantique

Parmi les ouragans cĂ©lĂšbres, dont le nom a Ă©tĂ© retirĂ© ou non, de l'Atlantique Nord, on note :

Ouragans les plus coûteux
Relatifs aux dommages matériels
Rang Ouragan Saison Coût ($US de 2005)
1 Katrina 2005 81,2 milliards
2 Andrew 1992 44,9 milliards
3 Ike 2008 31,5 milliards
4 Wilma 2005 20,6 milliards
5 Charley 2004 15,4 milliards
6 Ivan 2004 14,6 milliards
Ouragans les plus meurtriers  
Rang Ouragan Saison Morts
1 Grand ouragan 1780 27 500
2 Mitch 1998 11 000 – 18 000
3 Ouragan de Galveston 1900 8 000 – 12 000
4 Fifi 1974 8 000 – 10 000
5 RĂ©publique dominicaine 1930 2 000 – 8 000
6 Flora 1963 7 186 – 8 000
7 "Pointe-a-Pitre" 1776 6 000+
8 Ouragan de Terre-Neuve 1775 4 000 – 4 163
9 Ouragan d'Okeechobee 1928 4 075+
10 Ouragan San Ciriaco 1899 3 433+
Ouragans les plus intenses
Mesurés par la pression centrale
Rang Ouragan Saison Pression (hPa)
1 Wilma 2005 882
2 Gilbert 1988 888
3 Ouragan de la FĂȘte du travail 1935 892
4 Rita 2005 895
5 Allen 1980 899
6 Katrina 2005 902
7 Camille 1969 905
Mitch 1998 905
9 Dean 2007 906
10 Ivan 2004 910

D'autres ouragans cĂ©lĂšbres :

Océan Pacifique

Ouragans et cyclones
importants
Nom Catégorie Pression
hPa(mbar)
Année
Ouragan Ioke 5 920 2006
Cyclone Ingrid 5 924 2005
Cyclone Larry 5 915 2006
Cyclone Erica 5 915 2003
Cyclone Heta 5 915 2003
Typhons les plus intenses
du Pacifique Ouest
Rang Nom Pression
hPa(mbar)
Année
1 Typhon Tip 870 1979
2 Typhon Gay 872 1992*
2 Typhon Ivan 872 1997*
2 Typhon Joan 872 1997*
2 Typhoon Keith 872 1997*
2 Typhon Zeb 872 1998*
*Pression centrale estimée avec les données
des satellites météorologiques seulement.

Océan Indien

ExtrĂȘmes mondiaux

Intensité

Cyclone tropical le plus intense par bassin selon la pression ou les vents

Mer d'Oman

Australie

Golfe du
Bengale

Pacifique
central

Pacifique
Nord-est

Atlantique
Nord

Pacifique
Sud

Océan Indien
Sud-ouest

Pacifique Ouest

Cyclone Gonu
920 hPa
(2007)

Cyclone Inigo
900 hPa
(2003)

Cyclone d'Orissa
912 hPa
(1999)

Ouragan Ioke
915 hPa
(2006)

Ouragan Linda
902 hPa
(1997)

Ouragan Wilma
882 hPa
(2005)

Cyclone Zoe
890 hPa
(2002)

Cyclone Gafilo
895 hPa
(2004)

Typhon Tip
870 hPa
(1979)


Dimensions

Dimensions relatives entre le typhon Tip et le cyclone Tracy sur une carte des États-Unis.

Typhon Tip, en octobre 1979, est le cyclone tropical de plus grand diamĂštre, 2 170 km[49],[25]. À contrario, le cyclone Tracy, en dĂ©cembre 1974, est le plus petit avec seulement 96 km[25],[50]. Ces diamĂštres reprĂ©sentent la distance intĂ©rieure au systĂšme oĂč les vents atteignent au moins la force de coups de vents (62 km/h).

Ondes de tempĂȘte

Les cyclones tropicaux causent des ondes de tempĂȘte qui dĂ©ferlent sur les cĂŽtes. Celles-ci dĂ©pendent de la force du vent et du diamĂštre de la tempĂȘte. Plus les vents sont forts, plus la poussĂ©e sur l’ocĂ©an est grande mais des vents plus faibles peuvent ĂȘtre compensĂ©s par un plus grand diamĂštre autour du systĂšme oĂč on les retrouve. De plus, le contour du fond marin le long de la cĂŽte va les amplifier, en particulier une rapide remontĂ©e du fond.

Parmi les trois ondes les plus hautes jamais rapportĂ©es, celle de l’ouragan Katrina de 2005 : le plus large ouragan de catĂ©gorie 5, a eu la plus haute onde de tempĂȘte des ouragans de l’Atlantique Nord avec 8,5 mĂštres[51]. Vient ensuite l’ouragan Camille de 1969, avec des vents de force identique Ă  ceux de Katrina mais de diamĂštre plus petit, les mĂ©tĂ©orologues ayant relevĂ© une onde de 7,2 mĂštres.

Cependant, c'est le cyclone Mahina de 1899 qui est en gĂ©nĂ©ral reconnu comme celui ayant produit la plus haute onde de tempĂȘte mondialement consignĂ©e, 14,6 mĂštres[52],[53],[54]. Une Ă©tude en 2000 a remis en question ce record en regardant les dĂ©pĂŽts marins dans la rĂ©gion concernĂ©e et en utilisant un modĂšle de simulation mathĂ©matique pour calculer l'onde de tempĂȘte avec les donnĂ©es mĂ©tĂ©orologiques et ocĂ©anographiques disponibles[55].

Finalement, il est possible que de plus importantes ondes aient déferlé avant les prises de mesure modernes.

Annexes

Articles connexes

Liens externes

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Gouvernementaux ou universitaires 
PrivĂ©s 

Bibliographie

  • Les cyclones sĂšment la tempĂȘte chez les scientifiques, article du Courrier International (pages 48-49, Ă©dition du 12 au 18 janvier 2006) : dĂ©bat sur le rĂ©chauffement climatique et ses consĂ©quences sur une possible augmentation du nombre de cyclones.
  • Le rĂ©sultat de recherches publiĂ© dans le magazine scientifique Nature du 4 aoĂ»t 2005, par Kerry Emanuel («Aggravation de l'effet destructeur des cyclones tropicaux sur les 30 derniĂšres annĂ©es»), suggĂšre que l'augmentation des tempĂ©ratures des eaux de surface des ocĂ©ans, consĂ©cutive au rĂ©chauffement global, entraĂźnera des cyclones plus violents. D'aprĂšs les analyses menĂ©es par le Professeur Kerry Emanuel, climatologue, du Massachusetts Institute of Technology, les grandes tempĂȘtes dans l'Atlantique et le Pacifique ont augmentĂ© en intensitĂ© d'environ 50% depuis les annĂ©es 1970. Cette tendance est Ă©troitement liĂ©e Ă  l'Ă©lĂ©vation de la tempĂ©rature moyenne de la surface des ocĂ©ans.
  • Henry Piddington, The Horn-book for the Law of Storms for the Indian and China Seas, 1844 
  • Henry Piddington, The Sailor's Horn-book for the Law of Storms, London, Smith, Elder and Co., 1848, 360 p. 

Notes et références

  1. ↑ a  et b  (fr)Henry Piddington, Dictionnaire biographique, Imago Mundi. ConsultĂ© le 2008-12-06
  2. ↑ (fr)Henry Piddington, Guide du marin sur la loi des tempĂȘtes, ou exposition pratique de la thĂ©orie et de la loi des tempĂȘtes et de ses usages, pour les marins de toute classe, dans toutes les parties du monde; et explication de cette thĂ©orie au moyen de roses d'ouragan transparentes et d'utiles leçons., Mallet-Bachelier, 317 p. [prĂ©sentation en ligne].
    Version française de 1859, traduite par F.J.T. Chardonneau, lieutenant de vaisseau
     
  3. ↑ (en)Abhijit Mukherjee, « Henry Piddington Â», Banglapedia. ConsultĂ© le 2007-06-18
  4. ↑ (fr)M-F Nouvelle-CalĂ©donie, « Qu'est-ce qu'un ouragan, un typhon ou un cyclone tropical ? Â», 2006, MĂ©tĂ©o-France. ConsultĂ© le 2008-11-22
  5. ↑ (en) What is the origin of the word "hurricane", Wetherdudes Ă  partir de la dĂ©finition de l'American Meteorological Society. ConsultĂ© le 2007-03-17
  6. ↑ (fr) Terminologie dans le monde, MĂ©tĂ©o-France. ConsultĂ© le 2007-03-17
  7. ↑ (en)Atlantic Oceanographic and Meteorological Laboratory, Hurricane Research Division, « Frequently Asked Questions: What is the origin of the word "hurricane"? Â». ConsultĂ© le 2006-07-25
  8. ↑ (fr)Typhon dans le dictionnaire Wiki
  9. ↑ (fr) Glossaire terminologique, MĂ©tĂ©o-France
  10. ↑ (en) Steve Symonds, « Willy Willies and other Weird Winds Â», TĂ©lĂ©vision australienne ABC. ConsultĂ© le 2007-03-17
  11. ↑ (fr)Chris Landsea (NOAA), « Que signifie vents moyens maximaux ? Comment sont-ils reliĂ©s aux rafales dans les cyclones tropicaux ? Â», 2003-09-16, Foire aux questions, traduction de MĂ©tĂ©o-France en Nouvelle-CaĂ©lĂ©donie. ConsultĂ© le 2008-11-28
  12. ↑ a  et b  (fr)Comment catĂ©gorise-t-on les ouragans?, 2003-09-16, Centre canadien de prĂ©vision d'ouragan. ConsultĂ© le 2008-11-28
  13. ↑ (en) The Saffir-Simpson Hurricane Scale, 2006-06-22, National Hurricane Center. ConsultĂ© le 2008-11-28
  14. ↑ (en)Guide to Tropical Cyclone Forecasting, 2008, Bureau of Meteorology. ConsultĂ© le 2008-11-28
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  55. ↑ (en)Jonathan Nott (UniversitĂ© James Cook) et Matthew Hayne (Australian Geological Survey Organisation), « How high was the storm surge from Tropical Cyclone Mahina? Â», automne 2000, Emergency Management Australia. ConsultĂ© le 2008-11-27[pdf]
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