Accept

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Accept
Accept
Pays d’origine Drapeau d'Allemagne Allemagne
Genre musical Heavy metal
Speed metal
Hard FM (Eat the Heat)
Hard Rock
AnnĂ©es d'activitĂ© 1968 - 1971 (Band X)

1971 - 1989 (Accept)
1992 - 1996 (1re reformation)
2005 (2e reformation)
2009- Aujourd'hui (3e reformation)

Labels Nuclear Blast
Epic
Polygram
Site officiel http://www.acceptworldwide.com/

Membres Mark Tornillo

Wolf Hoffmann
Herman Frank
Peter Baltes
Stefan Schwarzmann

Anciens membres Udo Dirkschneider

David Reece
Jorg Fischer
Jan Koemmet
Jim Stacey
Frank Friedrich
Gerhard Wahl
Dieter Rubach
Hansi Heitzer
Michael Wagener
Stefan Kaufmann
Michael Cartellone


Accept logo.svg

Accept est un groupe de heavy metal allemand. Il a été fondé par le chanteur Udo Dirkschneider et par le guitariste Michael Wagener (devenu producteur depuis). Le groupe a d'abord débuté sous le nom de Band X en 1968, avant de prendre le nom d'Accept en 1971. Il ne commencera une carriÚre professionnelle qu'à la fin des années 1970. Le groupe s'est dissout et reformé plusieurs fois, et s'est récemment réformé en 2009. Il est notamment reconnu pour avoir joué un rÎle important dans l'essor du speed metal avec leur chanson Fast as a Shark. Leur album Balls to the Wall, sorti en 83, est souvent vu comme un des disques classiques de l'histoire du metal.

Au niveau esthétique, leur musique est plus particuliÚrement connue pour un style de heavy metal incisif et puissant. Elle est aussi marquée par de nombreuses références au classique. Le groupe a également exploré différentes possibilités stylistiques (entre autres dans le hard FM, le speed metal, le hard rock, le metal alternatif, etc...). Au niveau des paroles, une partie importante de leur répertoire est marquée par des textes engagés liés aux questions sociales et aux droits de l'homme (l'oppression des minorités dans le monde, la dénonciation du racisme, des préjugés, de la peine de mort, de la guerre et du militarisme, du fondamentalisme religieux ou encore du conformisme social, etc.).

Le groupe a connu un succĂšs important au cours des annĂ©es 1980. Il fut souvent considĂ©rĂ© comme la seconde figure importante du heavy metal allemand aprĂšs les Scorpions. Il fit Ă©galement l'objet de controverses au cours des annĂ©es 1980, dans lesquelles il fut accusĂ©, sans fondement, de sympathies nazies (en France et en Pologne), de sympathies soviĂ©tiques (aux États-unis), d'attitudes anti-soviĂ©tiques (en URSS). On leur a aussi reprochĂ© la thĂ©matique apparemment gay-friendly de certaines de leurs chansons et imageries. Ces controverses se sont dissipĂ©es avec le temps.


Sommaire

Caractéristiques générales

Accept est originaire de Solingen dans la Ruhr, ville industrielle Ă©quidistante d'Essen, Dusseldorf et Cologne[1]. Il connaĂźt un succĂšs important au cours des annĂ©es 80. À ses dĂ©buts, le groupe joue une forme de hard rock inspirĂ©e de Deep Purple, puis d’AC/DC. C'est sous l'influence de Judas Priest, que leur musique se radicalise progressivement, au dĂ©but des annĂ©es 80: Ă  partir de l'album "Breaker" (1981), le groupe se tourne, en effet, vers un heavy metal de plus en plus incisif et agressif, mettant l'emphase sur l'accroche des riffs et des mĂ©lodies, un chant agressif et des refrains accrocheurs en forme d'hymnes militants souvent chantĂ©s en chƓur Ă  l'instar de leur chanson phare "Balls to the Wall" [2]. C’est sous cette formule heavy/speed que le groupe rencontrera le plus de succĂšs dans sa carriĂšre.

Un des aspects marquants de la musique d'Accept Ă  cette Ă©poque, comme le note, entre autres, le musicologue Dr. Esa Lilja, c'est son style d'arrangement pour deux guitares dans lequel les deux instruments se complĂštent en utilisant, par exemple, des positions d'accords diffĂ©rentes [3][4] ou des lignes mĂ©lodiques harmonisĂ©es. Comme le souligne Lilja, alors que les ensembles instrumentaux du genre se contentaient dans les annĂ©es 70 d'un arrangement pour une seul guitare[3](Black Sabbath, Deep Purple, Led Zeppelin), l'instrumentation Ă  deux guitares va devenir standard dans les annĂ©es 80 avec justement des groupes comme Accept, Iron Maiden, Judas Priest[3] ou mĂȘme les Scorpions. Ce dispositif instrumental sera d'ailleurs exploitĂ© et developpĂ© en termes visuels par Accept, pour en faire un marque de fabrique[5]: un duel de deux guitares Gibson flying V croisĂ©es.« On a dĂ©libĂ©remment travaillĂ© sur ça, se souvient le guitariste Wolf Hoffmann. Les flying V avaient quelque chose d'unique et on a chorĂ©graphiĂ© autour. Les mouvements sur scene Ă©taient quelque chose de nouveaux et donnait aux prestations scĂ©niques un aspect plus grandiose qu'auparavant[5] Â». Selon le guitariste, c'est Gaby Hauke leur manager (et future femme du guitariste), qui en aurait eu l'idĂ©e et qui l'aurait creusĂ©e pour en faire un visuel de marketing [5]. Cela a d'ailleurs bien fonctionnĂ© et a permis d'attirer l'attention sur eux en se dĂ©marquant des autres en termes de visuel[5].

Leur musique est aussi marquĂ©e par de nombreuses rĂ©fĂ©rences au classique, Beethoven, Tchaikovsky, Khatchatourian, Elgar, Grieg, Bizet, Ravel tout particuliĂšrement. Le guitariste et principal compositeur Wolf Hoffmann, Ă©tant un fan de musique classique. Le groupe a Ă©galement explorĂ© diffĂ©rentes possibilitĂ©s stylistiques allant du hard FM au speed metal, revenant parfois Ă  un style plus hard rock (« Man Enough to Cry Â», « Rich and Famous Â», « Donation Â», « Hard Attack Â»), ou s’aventurant occasionnellement dans le domaine du jazz (avec une chanson comme « Teach Us to Survive Â»). Le groupe intĂšgre frĂ©quemment certaines touches d'inspiration (pseudo-)orientale avec l’usage d’un sitar (« Metal Heart Â», « Stone Evil Â», «Crossroads Â») ou l’emploi de gammes Ă  double seconde augmentĂ©e(« Metal Heart Â»Â« Bucket Full of Hate Â» « Make Me Scream Â», « Sodom and Gommora Â», « Lay it down on Me Â»).

À la fin des annĂ©es 80, le groupe adoucit sa musique et cherche Ă  s’orienter vers une musique plus accessible de type Hard FM avant de revenir Ă  sa formule la plus populaire au dĂ©but des annĂ©es 90. Au milieu des annĂ©es 1990, marquĂ© par le succĂšs de groupes comme Nirvana, Rage Against the Machine ou Pantera, le groupe se laisse influencer par le metal alternatif et le groove metal avec plus ou moins de succĂšs. Lors des ses deux reformations successives au cours des annĂ©es 2000, le groupe privilĂ©gie Ă  nouveau la formule qui a fait son succĂšs dans les annĂ©es 80.

Biographie

Les débuts (1968-1978)

« Tout a commencĂ© avec une guitare, une guitare que j'ai achetĂ©e avec mon premier salaire en 1962. J'avais 13 ans et j'ai fait mes premiers pas avec Udo Dirkschneider dans un groupe qui deviendrait plus tard Accept. Le nom a Ă©tĂ© choisi en rĂ©fĂ©rence Ă  l'album de 71 du groupe de blues britannique Chicken Shack, se souvient Michael Wagener[6] [Note 1] Â»

Le groupe dĂ©bute sous le nom Band X en 1968[7], avant de prendre le nom Accept en 1971[7]. Il Ă©tait alors constituĂ© de Udo Dirkschneider, des guitaristes Michael Wagener et Jan Koemmet et du batteur Birke Hoe[7]. À la fin des annĂ©es 1960, le groupe n'en est encore qu'Ă  un stade embryonnaire et se contente d'« expĂ©rimenter»[6]. Band X joue son tout premier concert Ă  Wuppertal, la ville natale de Dirkschneider[8]. « Nous avons gagnĂ© 20 deutschmarks Â» se souvient le chanteur (l'Ă©quivalent de 10 euros) « et interprĂ©tĂ© trois morceaux. Je m'occupais simultanĂ©ment du chant et des claviers. La sono ne fonctionnait pas trĂšs bien. Il a fallu que nous rĂ©parions des trucs en cours de concert. Mais bon, comme premiĂšre expĂ©rience live, il y a pire[8]. Â» Les activitĂ©s de Band X sont interrompues aux dĂ©but des annĂ©es 1970, lorsque Wagener et Dirkschneider sont appelĂ©s sous les drapeaux[6]. En 72, aprĂšs le service militaire, Wagener trouvera un emploi en tant qu'ingĂ©nieur Ă©lectrique, au Stramp Audio de Hambourg[6]. Dirkschneider, quant Ă  lui, fait la connaissance du guitariste Gerhard Wahl et dĂ©cide de relancer les activitĂ©s de son groupe. Viendront s'ajouter bientĂŽt Hansi Heitzer Ă  la guitare et Franck Friedrich Ă  la batterie[7]. Glad to Be Alone fut la toute premiĂšre vĂ©ritable chanson composĂ©e sous le nom d'Accept[8]. La chanson figurera plus tard sur leur premier album. « C'Ă©tait longtemps avant que nous n'enregistrions notre premier disque se rappelle Dirkschneider, Peter Baltes et Wolf Hoffmann ne faisaient pas encore partie du groupe, c'est dire[8]... Â»

En 1975, le bassiste Dieter Rubach rejoint le groupe mais le quitte cette mĂȘme annĂ©e. Plus tard, il se joindra Ă  nouveau Ă  Dirkschneider au sein du groupe U.D.O. en 1987. Jan Koemmet quitte Ă©galement cette annĂ©e-lĂ [7] mais reviendra briĂšvement en 1982. Durant ses premiĂšres annĂ©es, le groupe rĂ©pĂšte des standards de l’époque Ă  Solingen en Allemagne. En 1976, le groupe est repĂ©rĂ© par les organisateurs du festival Rock Am Rhein (cette mĂȘme annĂ©e Michael Wagener quitte le groupe pour une carriĂšre de producteur). Ces derniers invitent Accept Ă  jouer durant le festival. C'est cette mĂȘme annĂ©e que Wolf Hoffmann rejoint le groupe en tant que second guitariste[7].

« J’avais seize ans quand j’ai rejoint Accept, se rappelle le guitariste. Je n’avais jamais jouĂ© dans un groupe sĂ©rieux auparavant. Ma premiĂšre performance publique a eu lieu en 1976 dans notre ville natale de Solingen. Je me sentais trĂšs nerveux, et rien que le fait d’assurer le concert en entier me paraissait un exploit ! Je me souviens plus de la setlist, mais je pense que certains morceaux jouĂ©s ce soir-lĂ  apparaissent sur notre premier album qui renferme de nombreux titres Ă©crits Ă  cette Ă©poque[9]. Â»

Le bassiste Peter Baltes (ex-Pythagoras) rejoint le groupe aussi à cette époque[7]. Gerhard Wahl prendra la place de Wagener en tant que second guitariste[7]. Jörg Fischer (de Frenzy) viendra prendre la place de Wahl par la suite. Le groupe donne ses premiers concerts dans la région en 1977 et décroche un contrat avec le label allemand Metronome de Hamburg, l'année suivante[1],[10].

Les premiers albums (1979-1982)

Les deux premiers albums du groupe sortirent respectivement en 1979 et 1980, mais tous deux furent publiĂ©s confusĂ©ment sous le titre Accept et sous de nombreuses variantes de couvertures[7]. Le premier est « souvent appelĂ© Lady Lou Â», Ă©crit HervĂ© Picart, « tant pour le titre qui porte ce nom que pour la ravissante Ă  la tronçonneuse qui orne la pochette[1] Â». Le second est parfois dĂ©nommĂ© d'aprĂšs son titre d'ouverture I'm a Rebel[1].

Accept (Lady Lou) (1979)

Le premier album sera enregistrĂ© Ă  la fin de l'annĂ©e 1978, (de septembre Ă  dĂ©cembre)[1]. Peu de temps, aprĂšs l'enregistrement, le batteur Franck Friedrich les quitte. Il sera remplacĂ© par un ami du groupe Stefan Kaufmann Ă©galement originaire de Soligen[10]. Le disque sort dĂ©but 1979. Ce premier album reprend des chansons qu'ils jouaient depuis des annĂ©es dĂ©jĂ . Sur deux chansons de cet album, Sounds of War et Seawind, le bassiste Peter Baltes prend la place de Udo au chant. Au niveau de la qualitĂ© des chansons, Weitzmann estime que cet album ne met pas encore en valeur toutes les possibilitĂ©s du groupe : « DĂ» au fait d'une production faible, ce disque montre un groupe encore hĂ©sitant, surtout au niveau des compositions, mais certains morceaux tels que Tired of Me, Glad to be Alone ou le fulgurant That's Rock'n'Roll dĂ©notent une virulence indĂ©niable[10] Â». HervĂ© Picart rejoint plus ou moins cette analyse. Selon lui, « si un morceau comme That's Rock'n'Roll y atteste qu'Accept possĂšde dĂ©jĂ  une Ă©norme Ă©nergie, ce disque Ă  la production un peu fruste n'impose pas vraiment un groupe encore raide et n'allant pas au bout de ses possibilitĂ©s, tant pour la voix Ă©raillĂ©e d'Udo que pour les duels de guitare[1]. Â»

Suite Ă  la parution du disque, le groupe entame une tournĂ©e Ă  travers l'Allemagne pour promouvoir l'album[1]. Le groupe, Ă©crit Picart, « put dĂ©crocher quelques premiĂšres parties intĂ©ressantes, mais les choses restent longtemps difficiles pour lui car l'Allemagne de 1979 se passionnant davantage pour une new wave spectrale que pour le hard rock. Accept tombait Ă  un mauvais moment. Cela ne fit que lui donner davantage de hargne et cette annĂ©e d'adversitĂ© contribua Ă  le faire murir, Ă  radicaliser ses riffs. Udo, souvent amenĂ© Ă  s'imposer dans des conditions difficiles, força sa voix qui devint ce rugissement indescriptible que nous connaissons Ă  prĂ©sent[1]. Â»

I'm a Rebel (1980)

En octobre 1979, ils retournent en studio pour enregistrer leur deuxiĂšme album : I'm a Rebel, produit par Dirk Steffens[10]. La chanson titre a Ă©tĂ© Ă  l'origine Ă©crite en 1976 pour le groupe australien AC/DC, par Alex Young (sous le pseudonyme de George Alexander)[11],[12],[13].

« Nous avons eu vent de ce morceau, explique Hoffmann, par le biais de notre Ă©diteur Ă  Hambourg. Elle a Ă©tĂ© Ă©crite par Alex Young, un des frĂšres de Malcom et Angus de AC/DC. Ils n'ont jamais sorti la chanson mais nous avions une cassette dĂ©mo avec Bon Scott au chant. J'aimerais remettre la main sur cette cassette, mais je crains de l'avoir Ă©garĂ©e par inadvertance aprĂšs toutes ces annĂ©es[11][Note 2] Â»

Ils rĂ©aliseront leur premier clip pour cette chanson. Weitzmann et Picart estiment que cet album fait ressortir d'incontestables progrĂšs[10],[1]. Comme le remarque ce dernier :

« Les compositions y sont plus denses, plus acharnĂ©es. On retrouve dans Accept ce concentrĂ© de fureur qui fit l'excellence des meilleurs albums d'AC/DC. La voix d'Udo s'exprime cette fois Ă  plein et les passes d'armes de Wolf et Jörg montrent davantage de brio, de fiĂšvre et de mise au point. La personnalitĂ© musicale du groupe commence Ă  se dessiner, et s'oriente vers un heavy rock au martĂšlement rĂ©gulier, tenacement scandĂ©[
]. Quelques recrĂ©ations plus mĂ©lodiques signalent toutefois, Ă  l'instar de China Lady, que l'on se situe dans la patrie des Scorpions[1]. Â»

Ce sera leur premier disque Ă  franchir les frontiĂšres allemandes et sera distribuĂ© en Grande-Bretagne et aux États-Unis[10]. Leur champ d'activitĂ© s'Ă©largit, le groupe aura l'occasion de jouer notamment en Hollande et en Belgique[1]. Picart observe toutefois que « malgrĂ© la qualitĂ© de son second album, le groupe continuait Ă  vĂ©gĂ©ter Â». RĂ©trospectivement, le groupe reste peu satisfait de ces deux disques. Wolf Hoffmann, le guitariste remarquait Ă  ce propos : « Le premier album Ă©tait en fait une compilation des morceaux que l'on avait jouĂ©s des annĂ©es auparavant, si bien que l'album tout en Ă©tant heavy, partait dans des directions diverses. Le deuxiĂšme album Ă©tait plus professionnel. Cependant pour nous il reprĂ©sente un temps mort dans notre Ă©volution et un pas pris dans la mauvaise direction[14]. Â»

Breaker (1981)

Article dĂ©taillĂ© : Breaker.

Suite aux tentatives commerciales infructueuses de l'album prĂ©cĂ©dent, le groupe dĂ©cida de ne plus se « laisser influencer musicalement par qui que ce soit d'extĂ©rieur au groupe[15] Â». En 1981, il enregistre Breaker (mixĂ© par Michael Wagener). Dirkschneider considĂšre que Breaker fait partie des meilleurs albums d'Accept et marque le dĂ©but de l'Ăšre la plus glorieuse du groupe[16]. HervĂ© Picart parle de « chef-d'Ɠuvre Â» Ă  propos de cet album[1] : « Cette fois, Ă  cĂŽtĂ© des lancinantes piĂšces aux riffs Ă  la Space Invaders, la machinerie Accept s'emballe pour de bon. On ne sait qui a versĂ© du mĂ©thylĂšne dans son rĂ©servoir, mais le fait est que le groupe se dĂ©bride et passe au travers des murs. Starlight, Breaker, Son of a Bitch (qui connaĂźtra d'ailleurs quelques problĂšmes de censure, les paroles d'Accept n'Ă©tant pas vraiment du Chantal Goya), autant de piĂšce d'artillerie lourde qui vont devenir des classiques du groupe. Mais le titre qui semble le plus rĂ©vĂ©lateur s'avĂšre Burning, car l'on y sent que nos Germains manifestent Ă  prĂ©sent sans retenir un tempĂ©rament incendiaire[1]. Â»

Accept connaĂźt ses premiers succĂšs et se lance dans une tournĂ©e europĂ©enne. C’est aussi l’annĂ©e oĂč le groupe engage Gaby Hauke comme manager[9]. Celle-ci fut l'une des premiĂšres et des rares manageuses dans le rock[17] . Comme le soulignait rĂ©trospectivement Mad Scott, en 1986, l'efficacitĂ© et l'autoritĂ©, dont elle fera preuve, contribueront largement Ă  leur succĂšs par la suite[17] . Eut Ă©gard aux fans, elle exigeait systĂ©matiquement des organisateurs de concert que « les prix soient les plus bas possibles[17] Â». À la sortie de Breaker, cette derniĂšre leur permettra d'assurer la premiĂšre partie de Judas Priest en Angleterre et en Allemagne[9]. Ce qui pour le jeune groupe, constituait, une opportunitĂ© de rĂȘve. Mais la tournĂ©e s'avĂ©ra difficile pour le groupe dĂ» au manque de soutien de la maison de disques[9], c'est le groupe lui-mĂȘme qui a du payer de sa poche[10],[9].

« Ce fut une expĂ©rience Ă©trange et un sale coup de notre maison de disques. Personne ne nous connaissait lĂ -bas et les kids nous regardaient assis en attendant Judas. On n'a pas eu de promotion, aucune facilitĂ©, la maison de disques s'en foutait[14]. Â»

« On Ă©tait sans un rond et on mourrait littĂ©ralement de faim la plupart du temps, se rappelle Hoffmann. C'Ă©tait une tournĂ©e auto-financĂ©e sans le moindre soutien de label. Alors il nous arrivait Ă  l'occasion de nous faufiler dans les vestiaires de Judas Priest et de piquer quelques trucs sur leurs plateaux de traiteur. Un jour on s'est fait prendre par leur manager de tournĂ©e et on s'est fait virer de la piĂšce, ah! La tournĂ©e fut quand mĂȘme une expĂ©rience super qui nous a ouvert les yeux, c'Ă©tait notre premiĂšre tournĂ©e avec un « vrai Â» groupe. Bien sĂ»r, on voulait faire exactement comme eux et les albums suivants ont Ă©tĂ© marquĂ©s par quelques influences de Judas Priest[11][18]. Â»

Juste aprĂšs la tournĂ©e en Angleterre, Jörg Fischer quitte le groupe[19]. Hoffmann en explique les circonstances dans une interview accordĂ© au magazine britannique Kerrang. Selon lui, c'Ă©tait surtout un problĂšme d'ordre personnel, plus qu'artistique. Il explique que le groupe est un peu comme une "unitĂ© soudĂ©e" oĂč chacun se donne Ă  100%, "si quelqu'un dĂ©cide qu'il ne peut plus tout donner, alors l'unitĂ© se rompt. C'est ce qui s'est passĂ© avec Jörg et nous avons donc dĂ©cidĂ©, en tant que groupe, qu'il devait partir."[19]. Fischer quitte donc le groupe avant mĂȘme qu'ils aient commencĂ© Ă  enregistrer l’album suivant[19]. Le groupe, exigent sur la qualitĂ© du guitariste, mettra longtemps avant de pouvoir trouver un remplaçant[19]. Selon Hoffmann, une trentaine de personnes ont Ă©tĂ© auditionnĂ©es, mais aucun ne semblait vraiment convenir[19].

Restless and Wild (1982)

Articles dĂ©taillĂ©s : Restless and Wild et Fast as a Shark.

C'est durant l'annĂ©e 1982, parallĂšlement aux recherches d'un remplaçant pour Fischer, que le groupe commence Ă  travailler sur le successeur de Breaker[19]. Pour se faire, ils font appel Ă  un vieil ami, ancien membre d’Accept, Jan Koemmet[10][19], pour travailler sur les Ă©bauches de chansons et pour les aider Ă  trouver le feeling et l’état d’esprit souhaitĂ©[19].Ces Ă©bauches sont encore assez diffĂ©rentes du rĂ©sultat final[19]. Les couplets, ont entre temps, Ă©tĂ© remaniĂ©s, les soli altĂ©rĂ©s et les paroles d'une des chansons (qui deviendra plus tard "Get Ready") complĂštement rĂ©Ă©crites[19]. Quelque semaines plus tard, le groupe enregistre le quatriĂšme album qui s'intitulera Restless and Wild - album produit par Michael Wagener, ancien guitariste du groupe. Ils trouvent finalement un guitariste remplaçant idĂ©al en la personne de Herman Frank[7][19]. Hoffmann l'a repĂ©rĂ© lors d'un petit concert dans la rĂ©gion de Nuremberg[19]. Il lui proposa de faire quelques essais. Le courant passant bien au niveau personnel, le groupe lui propose la place de guitariste[19]. Mais le nouveau guitariste Ă©tant encore peu rĂŽdĂ© Ă  la musique du groupe, il ne participera que trĂšs peu Ă  l'enregistrement du disque[20]. C'est essentiellement Hoffmann qui se chargera de l'enregistrement de toutes les parties de guitare[20].

Avant mĂȘme sa sortie, l'album acquiĂšre une renommĂ©e underground du fait de la circulation de milliers cassettes bootleg quelques mois avant sa mise en vente[7]. L’album eut beaucoup de succĂšs notamment grĂące aux chansons Fast as a Shark (chanson gĂ©nĂ©ralement considĂ©rĂ©e comme l'un des premiers morceaux de speed metal[21]) et Princess of the Dawn. Picart considĂšre cet album comme dĂ©cisif dans la carriĂšre du groupe[1]. Il dĂ©crit ainsi l'album comme un parfait mĂ©lange de « speed hystĂ©rique [
] et de heavy flibustier[1] Â». Le disque achĂšve donc de propulser le groupe « au premier rang des espoirs majeurs Â» de la scĂšne metal de l'Ă©poque[1]. Pour la promotion de l'album, Dirkschneider « modifie son look, taille ses cheveux longs pour une coupe plus austĂšre et adopte une allure paramilitaire[1] Â» - attitude qui, selon Picart, « achĂšve d'imposer Dirkschneider comme une figure essentielle du heavy des annĂ©es 1980[1]. Â»

La critique, Ă  la sortie de l'album est Ă©logieuse. Enfer Magazine Ă©crit :

« Que dire de cet album, sinon qu'il porte bien son titre, il est rĂ©ellement « remuant et sauvage Â». Tous les morceaux tel le premier, sont Ă©crits sur un tempo rapide mis Ă  part Shake Your Heads, Neon Nights, et Princess of the Dawn, qui sont plutĂŽt lents et lourds mais qui vous aplatissent tout autant. Notons, Ă©galement, que Don't Go Stealing My Soul Away sonne trĂšs AC/DC, tout comme Midnight Highway sur Breaker. Restless and Wild est indispensable Ă  tous les fans de JUDAS et de SAXON. Â»

La sociologue américaine et spécialiste du heavy metal, Deena Weinstein, compte également ce disque parmi les cent albums de metal les plus référentiels[22].

Le succĂšs (1983-1986)

Accept au Wacken Open Air 2005.

Balls to The Wall (1983)

En 1983, juste aprĂšs la tournĂ©e Accept enregistre un autre album, Balls to the Wall (mixĂ© par Michael Wagener). La chronique d'un des magazines français de l'Ă©poque, Metal Attack, est Ă©logieuse :

« Difficile de trouver des formules pour parler de Balls to the Wall. À cause d'une raison trĂšs simple: Rien dans la musique d'Accept n'est fondamentalement original. Et pourtant
et pourtant, cet album est fondamentalement fabuleux! Comment expliquer ce miracle.[
] Un mot peut aider Ă  comprendre, et ce mot est magie...ou si vous prĂ©fĂ©rez gĂ©nie pour transfigurer ce qu'on croyait rabĂąchĂ© un milliard de fois en un son neuf. Écoutez bien Balls to the Wall, le morceau titre : Jamais encore aucun groupe n'avait portĂ© Ă  ce paroxysme impitoyable le caractĂšre d'hymne guerrier du metal. Une violence, une puissance, une incandescence, qui se poursuit sur London Leather Boys avec une intensitĂ© qui ne se dĂ©ment pas un instant.[
]Accept n'est pas un nouveau Led Zep ou Deep Purple, mais un hĂ©ritier qui a su assimiler tout ce que lui ont lĂ©guĂ© ses ainĂ©s pour se frayer sa propre voix royale[23]. Â»

À partir de cet album, les textes seront signĂ©s par un mystĂ©rieux parolier attitrĂ©, Deaffy, dont on ignorera longtemps l'identitĂ©, jusqu'Ă  ce que le voile soit levĂ© Ă  la fin des annĂ©es 1990, sur le site web du guitariste. Il s'agissait de Gaby Hauke (manager du groupe et Ă©pouse de Wolf Hoffmann). Lors d’un concert de NoĂ«l, Jörg Fischer rencontre le groupe qui lui propose de rĂ©intĂ©grer les rangs. En 1984, Fischer rĂ©intĂšgre Accept alors que le groupe achĂšve sa tournĂ©e avec notamment un concert tonitruant aux Monsters Of Rock Allemand pour clore celle-ci. En fin d’annĂ©e Accept entre en studio avec le producteur Dieter Dierks (qui avait dĂ©jĂ  travaillĂ© avec Scorpions) pour un album qui est annoncĂ© comme novateur.

Metal Heart et Kaizoku-Ban (1985)

Articles dĂ©taillĂ©s : Metal Heart et Kaizoku-Ban.

En 1985, Metal Heart sort et s'avĂšre effectivement novateur. On y remarque l‘apport de synthĂ©tiseurs et de parties oĂč le groupe reprend des morceaux de musique classique (comme La Marche Slave de TchaĂŻkovski (pour l'intro) et La Lettre Ă  Élise de Beethoven (pour le solo), dans le morceau Metal Heart). Accept fait une grande tournĂ©e mondiale et dĂ©croche le gros lot au Japon. L'album se caractĂ©rise par une tentative prudente vers une plus grande accessibilitĂ©[24], et place un certaine emphase sur l'accroche et la mĂ©lodie. MalgrĂ© son lĂ©ger adoucissement, cet album est gĂ©nĂ©ralement considĂ©rĂ© comme un des meilleurs du groupe au cĂŽtĂ© des albums Balls to the wall, Restless and Wild et Breaker. Il rencontra un grand succĂšs dĂšs sa sortie. les chroniques des revues spĂ©cialisĂ©es de l'Ă©poque sont Ă©logieuses. Jean-François Bouquet de Metal Attack, par exemple, chroniquait l'album en ces termes : « Est-il possible que l'album de l'annĂ©e 1985 soit celui-ci? En tout cas, 'Metal Heart' s'impose comme un sacrĂ© disque. Nous savions tous depuis longtemps, qu'Accept est un excellent groupe, mais lĂ ...attention! Dieter Dierks, producteur gĂ©nial, a mis son talent au service d'un des groupes de metal les plus douĂ©s. Lorsque je suis allĂ© Ă  Cologne, en compagnie de Zegut, pour Ă©couter cet album, je ne savais ce qui m'attendait: Une grande claque! [
] Udo et sa bande signent, lĂ , un album dont on n'a pas fini de dire du bien![
] Wolf Hoffmann,[
] nous a expliquĂ© Ă  quel point ils avaient soignĂ© Metal Heart, mĂȘme au niveau de la pochette [
] Accept veut faire de ce nouvel album une bombe.[
] Metal Heart, un cƓur de metal qui n'a pas fini de battre dans celui des hardos[25] Â»

De la tournĂ©e est tirĂ© un mini-live, Kaizoku Ban, destinĂ© au public japonais. Hoffmann explique les circonstances qui les ont amenĂ©s Ă  sortir ce disque : « Notre Label japonais avait besoin d'un produit live pour son marchĂ© intĂ©rieur. Ils nous ont envoyĂ© un vingt-quatre pistes mobile qui a enregistrĂ© deux concerts Ă  Nagoya. Cela ne nous paraissait pas vraiment sĂ©rieux. En Ă©coutant les bandes, nous nous sommes ensuite aperçus qu'elles Ă©taient bonnes[17]. Â»

Le titre Kaizoku-Ban, signifie bootleg en japonais[17]. Le disque avait Ă©tĂ© conçu Ă  l'origine comme un pirate officieux[17]. Baltes remarque rĂ©trospectivement : « Kaizoku-Ban a constituĂ© une excellente expĂ©rience. La plupart des albums en public sont bourrĂ©s de dubs, de rĂ©enregistrements. La premiĂšre fois que nous l'avons Ă©coutĂ©, nous avons Ă©tĂ© surpris : il Ă©tait bon, sans mĂȘme le trafiquer. Aujourd'hui,nous savons que nous sommes capables de faire un live qui tient la route. C'est plutĂŽt agrĂ©able comme sensation[17]. Â»

Cette mĂȘme annĂ©e, le groupe sort un album Best of, Hungry Years, proposant de nouveaux remixes de chansons issues des albums I'm a Rebel, Breaker et Restless and Wild.

Russian Roulette (1986)

Article dĂ©taillĂ© : Russian Roulette.

En 1985, le groupe entreprend l'enregistrement d'un nouvel album qui sortira au dĂ©but de l'annĂ©e 1986[7]. AprĂšs avoir tentĂ© une approche plus commerciale avec Metal Heart, le groupe, peu satisfait ressentait le besoin de revenir Ă  un son plus agressif, plus proche de Balls to the Wall avec leur nouvel album Russian Roulette. Hoffmann explique :

« Pour bien sentir l'Ă©volution, il faut se reporter Ă  Balls to the Wall. Cet album abordait les mĂȘmes sujets que Russian Roulette, d'une façon trĂšs agressive. Nous avons voulu faire ensuite un disque moins direct, avec Metal Heart. Pour ĂȘtre tout-Ă -fait honnĂȘte, je crois que nous pensions que les AmĂ©ricains recevraient mieux un album plus doux que Balls. Nous avons donc essayĂ©, mais le rĂ©sultat ne nous pas comblĂ©s. Alors, nous sommes revenus Ă  ce que nous ressentons rĂ©ellement.[
]Cela ne veut pas dire que l'album est meilleur que Metal Heart. Cela signifie seulement qu'il nous ressemble plus[17]. Â»

Ce disque sort Ă  un moment oĂč le groupe est Ă  l'apogĂ©e de sa popularitĂ©. L'album fut trĂšs bien reçu Ă  l'Ă©poque, et entre mĂȘme directement Ă  la dixiĂšme place dans les charts allemands[7]. En France, la critique est Ă©logieuse, en tĂ©moigne la chronique d'Enfer Magazine en 1986 : « Si le barillet est plein, la roulette russe devient un jeu dangereux. Et Accept est devenu un groupe dangereux. Dangereusement bon.[
] MĂ©lange subtilement dosĂ© de pĂšche ravageuse et d'harmonies convaincantes. [
] Dix morceaux percutants construits, que les germains vous balancent sur le museau avec talent. Et, en plus, c'est variĂ©: du tempo lourd de TV Wars, on passe au hit single Monster Man. AprĂšs le crescendo oppressant de Russian Roulette [
] on arrive Ă  la pseudo-ballade (allez danser lĂ  dessus !) : It's Hard to Find a Way. Et puis pas de descriptif. Écoutez tout parce que tout est bon. Retenez simplement l'aplatissant et complexe Heaven is Hell, le riff purpelien de Man Enough to Cry et le rythme un peu dĂ©glinguĂ© de Stand Tight. En passant, un mot des guitaristes qui glissent vers un lyrisme tantĂŽt exaltĂ©, tantĂŽt dĂ©sespĂ©rĂ©, Wolf Hoffmann a fait des progrĂšs assez extraordinaires. S'il n'est pas encore un gĂ©nie du manche, il sait quand mĂȘme lui transmettre les mouvements de son Ăąme et c'est parfois beau Ă  en pleurer. Une grande rĂ©ussite[26]. Â»

Le groupe entreprend une gigantesque tournĂ©e mondiale comprenant des dates en Grande-Bretagne avec le groupe Dokken (et UFO lors de leur passage en Allemagne)[7]. Le show marquera notamment les mĂ©moires pour la chorĂ©graphie provocatrice[7] durant la chanson anti-militariste Russian Roulette, oĂč les musiciens habillĂ©s en militaires exĂ©cutent une marche au pas de l'oie, en jouant de leurs instruments[7]. Au cours de la tournĂ©e, Baltes, Hoffmann et Gaby Hauke dĂ©cident de vivre aux États-Unis : « Je suis parti lĂ -bas Â», explique Baltes « [
] car la plupart du business se trouve aux USA. Nous passions dĂ©sormais plus de temps lĂ -bas qu'en Allemagne! Les tournĂ©es US sont plus longues, il y a des tas de studio pour bosser et il faut reconnaĂźtre que les gens sont plus cool aux States. C'est incontestablement le pays de la musique et c'est une sorte de paradis pour un musicien[27]. Â»

Nouveau tournant (1987-1989)

Changement d'orientation et de personnel (1987-1988)

Au cours de l'annĂ©e 1987, le groupe fait part de son envie d'explorer de nouvelles approches stylistiques inspirĂ©s par le hard FM amĂ©ricain. Dirkschneider ne se sentant pas capable d'assurer des parties vocales appropriĂ©es Ă  ce genre, prĂ©fĂšre partir pour fonder son propre groupe U.D.O.. Peter Baltes en Ă©voque les circonstances : « AprĂšs la fin de la tournĂ©e japonaise durant l'Ă©tĂ© 86, nous avons composĂ© de nouveaux morceaux puis nous nous sommes rendus compte qu'ils ne convenaient pas Ă  Udo. On s'est tous rĂ©unis. Udo nous a dit qu'il ne pouvait pas chanter nos nouvelles compositions. Nous avons donc dĂ©cidĂ©s de nous sĂ©parer pour que chacun puisse faire son truc[27]. Â»

Le chanteur explique les raisons de son dĂ©part :

« Le problĂšme remonte Ă  la pĂ©riode Metal Heart, pour ĂȘtre prĂ©cis. Chacun a pu noter une orientation plus mĂ©lodique chez Accept. Le groupe voulait Ă  tout prix composer des titres plus FM. Cela posait un grave problĂšme en soi: j'ai ma voix et je ne peux en changer. Je ne pouvais pas me limiter Ă  du matĂ©riel trop lĂ©ger. Il me fallait du vrai heavy, quelque chose d'agressif qui corresponde Ă  mon timbre. C'est un problĂšme vocal: je peux chanter que sur du hard avec juste un peu de mĂ©lodie, pas trop, comme c'Ă©tait en train de le devenir[28]. Â»

Article dĂ©taillĂ© : Animal House.

Pour l'aider Ă  lancer sa carriĂšre solo, le reste d'Accept et la paroliĂšre Deaffy lui proposent un album entiĂšrement Ă©crit, Animal House[27], composĂ© de chansons d'Accept[29] qui avaient Ă©tĂ© originellement enregistrĂ©es en dĂ©mo, mais jugĂ©es trop agressives pour un successeur de Russian Roulette[7]. « C'Ă©tait notre cadeau pour Udo Â» explique Hoffmann, « pour lui donner un bon dĂ©part dans sa carriĂšre solo[30] Â». Suite Ă  son dĂ©part, Rob Armitage, ex-chanteur de Baby Tuckoo est engagĂ© par le groupe comme nouveau chanteur[27]. Mais le groupe jugea que le chanteur « n'avait pas assez de personnalitĂ© pour s'intĂ©grer au groupe et la collaboration n'a pas durĂ©[27] Â». Le groupe est reparti Ă  la recherche d'un nouveau chanteur au cours de l'annĂ©e 1988. Le groupe sollicitera, pour se faire, les services d'« une agence Ă  Los Angeles qui s'est spĂ©cialisĂ©e dans la recherche de musiciens. Â» L'agence rĂ©colte « les cassettes et tous les contacts de musiciens Ă  la recherche d'un groupe et les envoie dĂšs qu'un groupe a besoin de quelqu'un[27] Â». Le groupe a finalement arrĂȘtĂ© son choix sur une cassette du chanteur amĂ©ricain David Reece[27] (ex-Dare Force). L'agence Ă©tait tenue par Lucy Forbes, une amie du chanteur, qui l'a mis en relation avec le groupe. « Celle-ci, explique le chanteur, connaissait Dieter Dierks le producteur. J'ai enregistrĂ© quelques dĂ©mos avec Mitch Perry, il les a Ă©coutĂ© et m'a demandĂ© de passer une audition pour Accept et le reste c'est de l'histoire[31],[Note 3] ! Â»

Le groupe est enthousiasmĂ© par la voix du chanteur : « On est parti au Japon pour faire des essais en studio, se souvient Baltes, et nous avons immĂ©diatement rĂ©alisĂ© qu'il Ă©tait l'homme qu'il nous fallait. Il a une voix fantastique et c'est un personnage hors du commun[27]. Â» Cependant Hoffmann remarque rĂ©trospectivement que si le chanteur correspondait,alors, Ă  leurs attentes artistiques, cela n'a, en revanche, jamais vraiment fonctionnĂ© au niveau personnel[32]. C'est Ă©galement Ă  cette Ă©poque que Jörg Fisher quitte le groupe. Comme l'explique Baltes :

« Juste avant de dĂ©buter l'enregistrement de l'album, nous Ă©tions tous trĂšs excitĂ©s Ă  l'idĂ©e de travailler avec Dave et refaire un album diffĂ©rent ensemble, mais Jörg semblait peu enthousiaste. Il n'avait pas vraiment envie de bosser et il apparu qu'il devenait presqu'un boulet pour Accept. Il nous stoppait dans notre lancĂ©e et nous avons dĂ©cidĂ© de nous sĂ©parer de lui[27]. Â»

Eat the Heat (1989)

Article dĂ©taillĂ© : Eat the Heat.

Entre l'Ă©tĂ© 1988 et le dĂ©but 1989, le groupe peaufine de nouvelles chansons. En recevant la dĂ©mo, Dieter Dierks est Ă©merveillĂ© et dĂ©cide de produire l’album. Mais sa rĂ©alisation prend beaucoup de temps, car le groupe voulait rĂ©aliser « l'album ultime d'Accept, pas seulement un de plus[28] Â». À l'arrivĂ©e du nouveau chanteur, une grande partie de l'Ă©criture de l'album est dĂ©jĂ  finie au niveau instrumental et mĂ©lodique. Reece apportera, malgrĂ© tout, sa contribution en complĂ©tant ou en modifiant certains arrangements vocaux et en proposant certaines idĂ©es mĂ©lodiques pour le chant[27]. Au final, le groupe est trĂšs satisfait de l'album et prĂȘt Ă  partir sur les routes. Le guitariste londonien Jim Stacey (ex-Breakpoint) rejoint le groupe Ă  ce moment, prenant la place de Fisher[27]. Il a Ă©tĂ© contactĂ© par Gaby Hauke le manager, aprĂšs lui avoir envoyĂ© une cassette. Mais il est recrutĂ© tardivement aprĂšs l'enregistrement de l'album[27]. Le guitariste apparaĂźt malgrĂ© tout sur les photos de l'album[27]. C'est donc Hoffmann, comme souvent auparavant, qui a assurĂ© l'enregistrement de toutes les parties de guitares[27].

L'album s'avĂšre trĂšs diffĂ©rent du style de musique pour lequel le groupe s'Ă©tait fait connaĂźtre, tant au niveau de la composition, de la production que du style de chant. La musique se tourne vers un style de Hard FM amĂ©ricain proche de la musique de Bon Jovi. La presse de l'Ă©poque ne manque pas de souligner qu'un tel album risque de dĂ©router les anciens fans du groupe[27]. Mais le groupe reste confiant :

« Au bout de 6 ou 7 ans, je crois qu'il est stupide d'essayer de refaire ce que tu as fait auparavant, explique Baltes, tu tournes trĂšs vite en rond. Cela devient ennuyeux et tu lasses ton public si tu n'Ă©volues pas. Il est Ă©vident que Eat the Heat marque un tournant dans la carriĂšre d'Accept, mais nous avions besoin de ce changement et je pense que nos fans ne seront pas déçus, je ne crois pas qu'ils dĂ©sirent entendre la mĂȘme chose Ă  chaque fois, ils Ă©voluent aussi. Je pense Ă©galement que pas mal de gens qui n'Ă©taient pas rĂ©ceptifs Ă  ce qu'on faisait vont dĂ©couvrir un nouvel Accept et vont adorer cet album[27]. Â»

L'album est bien reçu par la presse, notamment Metal Hammer et Hardforce. Ce dernier estime mĂȘme que le groupe revient en force et voit dans cet album un condensĂ© des sensations rythmiques de Metal Heart et de la musicalitĂ© de Russian Roulette[33]. Il considĂšre, par ailleurs, que le chant est parfaitement tenu par David Reece avec un style relativement agressif et trĂšs performant[33].

Mais malgrĂ© les rĂ©actions positives, l'album n’obtient pas le succĂšs escomptĂ©. Bon nombre de fans rejettent cet album, jugĂ© trop commercial. Le groupe entame une grande tournĂ©e aux États-Unis aux cĂŽtĂ©s du groupe W.A.S.P.[7]. Celle-ci fut une grande dĂ©ception[7], avec un public restreint et des concerts dans des petits clubs. AprĂšs la tournĂ©e amĂ©ricaine, le groupe se rend en Europe pour effectuer une plus petite tournĂ©e. Au cours de cette tournĂ©e, Stefan Kaufmann se plaint de douleurs dans le dos[7]. Il doit retourner en Allemagne pour ĂȘtre hospitalisĂ© d’urgence dĂ» Ă  des problĂšmes musculaires[7]. Il est remplacĂ© pour le reste de la tournĂ©e par Ken Mary ancien batteur de Fifth Angel (en)[7]. La tournĂ©e se complique encore dĂ» au comportement du chanteur qui s'avĂšre vite incompatible avec le reste du groupe[7] :

« On s'est jamais vraiment entendu, estime Hoffmann rĂ©trospectivement. C'Ă©tait une de ces personnes qui, par exemple, Ă©tait constamment, paranoĂŻaque sur tout. Il Ă©tait toujours du genre Ă  nous sortir des trucs comme 'Mec, qu'est-ce qui se passe ? Je peux sentir qu'il se passe quelque chose ?'. Et nous, nous lui disions 'mec, relax ! Il se passe rien'. Il Ă©tait toujours en train de flipper pour quelque chose et c'Ă©tait dur Ă  gĂ©rer. C'Ă©tait trĂšs trĂšs dur pour lui de se concentrer et de faire son travail. On Ă©tait pas sur la mĂȘme longueur d'onde. Je veux dire nous sommes le genre de musiciens Ă  travailler trĂšs dur, nous adorons jouer et lui, Ă©tait plutĂŽt du genre Ă  faire la fĂȘte. C'Ă©tait vraiment dommage, car il avait vraiment un voix gĂ©niale et on aurait pu faire un long chemin. Peut-ĂȘtre Ă©tait-ce un dĂ©calage culturel, lui Ă©tait amĂ©ricain et venait d'un contexte totalement diffĂ©rent du nĂŽtre, mais je n'y crois pas vraiment. C'est juste qu'on s'entendait pas. Â»

Premier hiatus (1989-1992)

Les problĂšmes de drogue du chanteur et son attitude agressive finissent par miner l'ambiance du groupe. Reece ira jusqu'Ă  se battre avec Peter Baltes. Suite aux dĂ©boires rencontrĂ©s, le groupe dĂ©cide de jeter l'Ă©ponge. Par un commun accord entre Baltes, Hoffmann et Gaby Hauke, Reece est congĂ©diĂ©. Il semblait, en effet, difficile au groupe de continuer dans ces conditions : « Ce fut super difficile, raconte Hoffmann, et c'est lĂ  que je me suis dit : « mince, il ne reste plus que Peter (Baltes) et moi. Et ce n'est plus vraiment le groupe que nous Ă©tions. Â» Et puis alors Dave Reece et Peter se sont pris dans une bagarre majeure Ă  propos de je ne sais plus quoi, et lĂ  j'ai dit, « mec, arrĂȘtons les frais Â»[32],[Note 4]. Â»

Ils publient Ă  titre posthume un double live, Staying a Life enregistrĂ© en 1985 (lors de la tournĂ©e de Metal Heart) Ă  ƌsaka (Japon).

PremiĂšre reformation (1992-1996)

Au regard du succĂšs de l'album live et face Ă  l'insistance continue des fans, le groupe dĂ©cide de se reformer en 1992[34]. Hoffmann Ă©voque Ă  ce propos les circonstances qui les ont amenĂ©s Ă  se reformer :

« Depuis la sĂ©paration du groupe, nous Ă©tions toujours restĂ©s en contact les uns avec les autres. De temps Ă  autre, nous nous passions un petit coup de fil et nous nous tenions au courant de l'Ă©volution des choses. Puis, la destinĂ©e a voulu qu'Ă  un certain moment, nous nous retrouvions tous en Allemagne. Pour ma part, j'Ă©tais revenu des USA depuis un an et demi. Stefan Kaufman et Udo Ă©taient toujours lĂ , et nous avons vu Peter Baltes dĂ©barquer pour prendre des vacances. C'est Ă  ce moment-lĂ  que nous sommes rĂ©unis et avons dĂ©cidĂ© de tenter l'expĂ©rience de rejouer ensemble. Nous avons donc rĂ©pĂ©tĂ©: une reformation s'imposait! Pendant tout ce temps Ă©coulĂ©, chacun d'entre nous avait vĂ©cu son expĂ©rience et nous avons rĂ©alisĂ© qu'Accept Ă©tait ce que nous faisions de mieux. Nous avions constamment en tĂȘte cette comparaison : 'pourquoi cela n'est pas aussi bien qu'Accept, dans son ancienne formule ?'.Alors quand s'est prĂ©sentĂ©e cette occasion de jammer ensemble aprĂšs quelques biĂšres, nous avons voulu tenter le coup et voir si ce serait comme avant. Souvent, avec le recul, on a tendance Ă  idĂ©aliser les choses. Il nous fallait savoir si ce n'Ă©tait pas le cas. DĂšs les premiers morceaux, c'Ă©tait comme si nous ne nous Ă©tions jamais sĂ©parĂ©s : tout se passait vraiment pour le mieux, comme au bon vieux temps. C'est donc tout naturellement qu'Accept a retrouvĂ© vie[35]. Â»

Accept se reforme donc, mais sous un effectif de quatre personnes, avec un seul et unique guitariste, au lieu de deux. Hoffmann préférant s'occuper de toutes les parties de guitare (rythmique et soliste).

Objection Overruled (1993)

Article dĂ©taillĂ© : Objection Overruled.

Le nouvel album, Objection Overruled, sort en janvier 1993. Il connaĂźt un succĂšs trĂšs correct. Tirant les leçons de l'Ă©chec de Eat the Heat, le groupe entendait revenir Ă  un style proche de Restless and Wild et Balls to the Wall. « On sentait Â», expliquait Hoffmann, « qu'on devait revenir aux vieilles formules en laissant de cĂŽtĂ© toute sorte d'expĂ©rimentation et on a fait ce pour quoi Accept est connu[36]. Â» Il en rĂ©sulte une musique emprunte de titres heavy et speed agressifs et incisifs. Un titre comme Objection Overruled reste proche de morceaux speed comme Fast As as Shark tandis que I don't Wannabe Like You se rapproche plus d'un morceau comme Balls to the Wall. L'influence de AC/DC reste prĂ©sente sur certains titres (Donation ainsi que sur le bonus track japonais Rich and Famous). Contrairement Ă  d'autres albums d'Accept, Wolf Hoffmann se souvient d'Objection Overruled comme d'un album facile Ă  enregistrer : « C'Ă©tait gĂ©nial! Je veux dire, les retours sont toujours gĂ©niaux, parcequ'on sent cet Ă©tat d'esprit ou cet air frais souffler Ă  nouveau. C'Ă©tait gĂ©nial. On s'est vraiment amusĂ©s[37]. Â»

La tournée est un triomphe. Pour les besoins de la tournée le groupe engage Arjen Anthony Lucassen (ex Vengeance) qui partira à la fin de celle-ci.

Death Row (1994)

En 1994, aprĂšs le succĂšs de la tournĂ©e, le groupe dĂ©cide de continuer l’aventure, et commence Ă  travailler sur un nouvel album Death Row. Au cours de l’enregistrement de cet album Stefan Kaufmann souffre Ă  nouveau de problĂšmes de dos et doit ĂȘtre hospitalisĂ©. Pour finir l’enregistrement le groupe engage Stefan Schwartzmann. L'album marque un changement de style inspirĂ© par le Groove metal et l'alternatif en vogue Ă  l'Ă©poque. C'est l'un des albums les plus agressifs et les plus aventureux du groupe. Hoffmann explique sa dĂ©marche Ă  cette Ă©poque :

« On essayait de se mettre un peu au goĂ»t du jour. Des riffs plus rugueux, plus rĂ©pĂ©titifs. On s’était un peu lassĂ© de faire encore et toujours les mĂȘmes choses. Vous savez, ces grands chƓurs massifs, les mĂ©lodies teutonnes. On s’en Ă©tait lassĂ© – du moins Peter et moi. Alors on voulait essayer d’avancer, mais on n’a pas rĂ©ussi Ă  trouver notre chemin. RĂ©trospectivement, je ne sais pas ce que nous aurions pu faire et du faire. [
] Je jouais un riff et immĂ©diatement aprĂšs, je me disais : et merde, je l’ai fait des millions de fois. C’était pas bon. C’est pourquoi on a essayĂ© d’élargir notre style et d’essayer des choses que nous n’avions pas encore faites, on Ă©tait trĂšs excitĂ©s Ă  cette idĂ©e. Mais je crois que le public n’était pas trop enthousiasmĂ© par tout ça[38],[Note 5]. Â»

Comme le souligne Hoffmann, l'album sera mal reçu chez beaucoup de fans qui n'apprĂ©cient pas le changement de style, le trouvant trop aventureux. Inversement la presse metal de l'Ă©poque, bien que positive vis-Ă -vis de l'album, le trouvera encore trop ancrĂ© dans un style traditionnel. En tĂ©moigne la chronique de Hardforce de 1994 :

« Planquez vous ! Les rev'lĂ  ! Un nouvel album d'Accept, c'est un peu comme une Panzerdivision reformĂ©e avec le bon commandant Udo Dirkschneider Ă  sa tĂȘte. Et point n'est besoin d'opposer une quelconque rĂ©sistance. N'espĂ©rez pas la moindre tendresse de la part de ces heavy metalleux endurcis. Le passĂ© est toujours le prĂ©sent et le mur de guitares ne semble pas fissurĂ©. OK, on dĂ©cĂšle de-ci de-lĂ  quelques additifs au niveau de la production qui donnent une saveur plus actuelle Ă  certains titres comme Loaded Gun. The Writing on the Wall Ă©galement peut passer pour un sucre d'orge Ă  cĂŽtĂ© de la violence primaire de Death Row ou Sodom and Gomorra. [
] On note Ă©galement une rĂ©actualisation d'un des titres les plus intĂ©ressants de l'album Eat The Heat (le seul qui ait Ă©tĂ© enregistrĂ© sans le blondinet chanteur Udo). Generation Clash. Et cette fois encore, ce morceau s'avĂšre comme l'un des morceaux les plus captivants de l'album... six ans aprĂšs ! Tout le reste [
] n'est qu'Ă©talage de metal du meilleur cru et cela ravira certainement les nombreux et toujours vaillants fans du genre. Les autres, eux, se dispenseront sans doute d'un tel retour en arriĂšre et prĂ©fĂ©reront de R.A.T.M, sans avoir forcĂ©ment raison d'ailleurs[39]. Â»

Certaines critiques sont mĂȘme parfois trĂšs Ă©logieuses, comme celle de Dinosaur Rock[38].

Predator (1996)

Wolf Hoffmann, guitariste et compositeur principal du groupe

En 1995, les membres sont Ă©loignĂ©s les uns des autres. Le groupe dĂ©cide d’enregistrer un album. Le groupe se rencontre Ă  Nashville pour enregistrer et c’est Michael Wagener qui produira le nouvel et dernier album (Predator). Le groupe engage un nouveau batteur Michael Cartellone (ex Ted Nugent et Damn Yankees). l’album sort en janvier 1996. Le style de l'album s'avĂšre inhabituel. Il marque une plus grande variĂ©tĂ© stylistique: Plusieurs rĂ©fĂ©rence Ă  la musique orientale, au blues, Ă  l'alternatif, utilisation de rythmes tribaux, de boĂźte Ă  rythme, de passages acoustiques inhabituels, de filtres sur la voix. Cette Ă©poque marque de nombreuses tensions internes entre Dirkschneider et Hoffmann. Dirkschneider n'est pas d'accord avec la dĂ©marche aventureuse de Hoffmann vis-Ă -vis des nouvelles approches stylistiques qu'il explore. Suite au refus de Dirkschneider de chanter trois chansons Ă©crites par Baltes et Hoffmann (Lay It Down, It ain't Over Yet et Primitive), ces derniers dĂ©cident de les enregistrer malgrĂ© tout en confiant le chant Ă  Baltes. Dirkschneider a longuement critiquĂ© ce choix, accusant les deux musiciens de l'avoir mis devant le fait accompli. Sur cet album n’est pas un franc succĂšs et suite aux tensions, le groupe dĂ©cide de se sĂ©parer durant l'Ă©tĂ© 1996 aprĂšs son dernier concert en juin Ă  Tokyo. InterrogĂ© sur les raisons de la nouvelle sĂ©paration Hoffmann raconte :

« Nous avions du succĂšs avec cette histoire de rĂ©formation, et puis du jour au lendemain Stefan s’est retirĂ©, Ă  cause de ses problĂšmes de dos – officiellement. Et jusqu’à ce jour, ce qui s’est vraiment passĂ© reste un mystĂšre. C’est comme si une des pierres angulaires du groupe n'Ă©tait soudainement plus lĂ . Et plus ça allait et plus le groupe se dessoudait, avec d’un cĂŽtĂ© Udo et de l’autre moi et Peter – Stefan n’était plus lĂ . C’est devenu nous contre Udo: il ne voulait pas faire ce que nous voulions, et nous ne voulions pas ce que lui voulait. À la fin, on n’arrivait plus Ă  s’entendre sur quoique ce soit. [
] [il faut ajouter] qu’à cette Ă©poque, ça devenait de plus en plus dur de tenir la route. Personne ne s’intĂ©ressait plus Ă  ce type de musique – ce qui n’a pas aidĂ©. Je veux dire, le milieu des annĂ©es 1990 [avec le succĂšs du grunge et de l'alternatif] fut trĂšs dur pour le metal. Une grande partie de notre public n’était plus lĂ . Et on luttait pour garder notre identitĂ©. On ne pouvait pas continuellement faire le mĂȘme truc encore et toujours. On avait besoin en quelque sorte d’évoluer un peu[38],[Note 6]. Â»

Second hiatus (1996-2004)

Le groupe se sĂ©pare aprĂšs la tournĂ©e de Predator. Dirkschneider reforme la mĂȘme annĂ©e son groupe U.D.O. Ă  l'occasion d'un album tribute pour Judas Priest. Stefan Kaufmann le rejoint. Hoffmann entame une carriĂšre professionnelle de photographe publicitaire. En 1997, en guise d'adieu, un album live sort : All Areas World Wide, un live reprenant divers enregistrements de tournĂ©es entre 1993 et 1995 Ă  travers diffĂ©rents endroits du monde, et comprenant des morceaux des diffĂ©rents albums de Breaker Ă  Death Row. Cependant aucun titre extrait de Predator ne figure sur le live. En 1998, le mĂȘme live sort sous un nom diffĂ©rent Final Chapter et une couverture alternative destinĂ©e aux marchĂ©s amĂ©ricain et japonais[40]. En 2000, Hoffmann enregistra un album solo reprenant bon nombre d'airs classiques qu'il jouait avec Accept (sur disque ou en tournĂ©e).

Seconde reformation (2005)

Accept lors de leur tournée des festivals en 2005

La carriÚre d'Accept semblait terminée. Mais en 2005, le groupe se reforme temporairement pour une tournée des grands festivals européens et japonais. Cette tournée passe notamment par le Wacken Open Air et le Rock Hard en Allemagne, le Sweden Rock, Le Metal Gods (Italie), le Waldrock aux Pays-Bas, le Graspop Metal Meeting en Belgique.

Selon Hoffmann, l’idĂ©e Ă  commencĂ© Ă  germer deux ans auparavant, en 2003, sous l’impulsion de Gotz Kuhnemund, le rĂ©dacteur en chef de l’édition allemande de Rock Hard magazine. Ce dernier Ă©tait plus ou moins en contact avec Gaby Hoffmann, la manager[41]. Ils se remĂ©moraient les souvenirs, vingt ans en arriĂšre, et l’idĂ©e d’une rĂ©union Ă  l’occasion de l’anniversaire des vingt ans du magazine est venue[41]. D’autres propositions sont venues appuyer l’idĂ©e par la suite[41]. Ils cherchĂšrent donc Ă  recontacter les anciens membres du groupe. Mais le chanteur Udo Dirkschneider dĂ©clina la proposition, car pris dans la carriĂšre de son groupe U.D.O., Ă  ce moment lĂ . Le projet n’aboutit donc pas[41].

Les Hoffmann tentĂšrent, Ă  nouveau, l’annĂ©e suivante, de convaincre le chanteur de participer[41]. Ce dernier fut, cette fois-ci, disponible pour quelques concerts[41]. Le groupe commença donc Ă  rĂ©pĂ©ter au dĂ©but de l’annĂ©e 2005[41]. Dirkschneider proposa, au dĂ©part, de faire venir toute son Ă©quipe de roadies, ainsi que Franscesco Jovini, le batteur d’U.D.O.[41]. Ils auditionnĂšrent le batteur et furent assez satisfaits de sa performance. Entretemps, Le batteur, Stefan Schwarzmann venait de quitter Helloween, et Ă©tait disponible[41]. Comme il avait dĂ©jĂ  jouĂ© au sein d’Accept durant les annĂ©es 90, ils prĂ©fĂšrent se tourner vers lui[41]. Il fut Ă©galement question de la participation de Stefan Kauffmann, l’ancien batteur du groupe, en tant que second guitariste[41]. Mais selon Hoffmann, ce dernier n’était pas intĂ©ressĂ©[41]. Par ailleurs, il est apparu plus appropriĂ©, aux yeux de Hoffmann, de faire participer l’un des guitaristes d’antan[41]. Ils cherchĂšrent donc Ă  recontacter Jörg Fisher, sans succĂšs[41]. Ils se tournĂšrent alors vers Herman Frank, l'ancien guitariste de l’époque de Restless and Wild et Balls to the Wall, qui fut enthousiaste Ă  l’idĂ©e de les rejoindre[41].

Le concert final a eu lieu le 27 aoĂ»t 2005 Ă  Kavarna en Bulgarie au festival du Monsters of Rock. Cette tournĂ©e suscita de nombreux espoirs de revoir le groupe continuer sur la lancĂ©e et enregistrer de nouveaux albums. Mais Dirkschneider restait hostile Ă  l'idĂ©e, prĂ©fĂ©rant se consacrer Ă  son groupe U.D.O..  :

« Ce serait un problĂšme. Vous savez, il est facile de jouer des vieilles chansons, parce qu'elles existent dĂ©jĂ . Surtout pour moi parce que j'interprĂšte toujours certains classiques avec U.D.O, mais pour les autres membres, ce fut plus dur. Mais tout le monde a fait un boulot extraordinaire sur scĂšne. Je comprends que des gens veuillent un nouvel album d'Accept, mais composer des chansons Ă  nouveau ensemble serait un dĂ©sastre. On dĂ©truirait plus qu'on crĂ©erait. On a une bonne entente Ă  prĂ©sent et il est prĂ©fĂ©rable de laisser les choses ainsi[42]. Â»

TroisiĂšme reformation (2009–prĂ©sent)

De gauche Ă  droite, Herman Frank, Peter Baltes, Mark Tornillo et Wolf Hoffmann lors du concert de Stockholm, le 20 mai 2010.

Tout semblait fini, mais en mai 2009, une possible rĂ©union d'Accept refait surface lorsque le bassiste Peter Baltes rĂ©vĂšle qu'il a passĂ© un week-end chez lui en Pennsylvanie Ă  jammer avec le guitariste Wolf Hoffmann. « Quelque chose d'extraordinaire est en train de se mettre en place, expliquait Baltes. DĂšs que je peux, je vous le ferais savoir. Faisons battre le « cƓur de metal Â» (Metal Heart) Ă  nouveau. Â» Le 14 mai, on annonce que Udo Dirkschneider ne participera pas la possible rĂ©union d'Accept[43].

Dans une interview Ă  Metalzone, Dirkschneider s'est expliquĂ© concernant son refus de faire partie de la reformation :

« Ils m’ont demandĂ©, en premier, Ă  moi et Stefan [Kaufmann] [de les rejoindre]. Mais j’ai dĂ©jĂ  participĂ© Ă  une reformation. Ça ne marche pas en fin de compte. Je l’ai fait, en 2005, avec eux. [
] Ils sont sortis du business depuis 15 ans et ils n’ont pas fait de nouvelles chansons, rien de nouveau, et pour moi c’était prendre un risque que de participer Ă  cette reformation
 je sais fermement qu’il n’est pas possible de faire de la musique ensemble – comme composer des nouveaux morceaux ensemble ; je sais pertinemment que ça ne fonctionne pas- Et ce risque, pour moi, est trop grand. Je veux dire, je suis trĂšs satisfait d’U.D.O., et je pense qu’avec U.D.O., nous prolongeons en un sens l’esprit d’Accept. Je suis Ă  prĂ©sent engagĂ© avec U.D.O. depuis plus longtemps. – J’ai sorti plus d’albums avec U.D.O qu’avec Accept. Et j’ai dit « non, je suis plus Ă  l’aise avec ce que j’ai maintenant. Je fais exactement le type de musique que j’aime faire. Â»[44],[Note 7]. Â»

Le chanteur Mark Tornillo et le guitariste Wolf Hoffmann Ă  Stockholm, le 20 mai 2010.

L'ancien chanteur de TT Quick, Mark Tornillo est alors contacté et serait choisi comme remplaçant de Dirkschneider. Cette nouvelle formation inclurait aussi le guitariste Herman Frank (ancien guitariste de 1982 à 84 et en 2005) et le batteur Stefan Schwarzmann (batteur du groupe en 1994 et 2005). Le groupe se met dÚs lors à l'écriture de nouvelles chansons et enregistre un nouveau disque pour 2010 avec le producteur Andy Sneap (qui avait précédemment travaillé sur les disques de Megadeth, BLAZE, Exodus, Testament, Arch Enemy et Onslaught). Ce nouvel album est intitulé Blood of the Nations.

Lors d'un reportage de Blabbermouth durant l'enregistrement de ce nouvel album, le groupe est revenu sur les circonstances de la rĂ©union :

Hoffmann : « Tout a commencĂ© en 2005, on a eu un tel succĂšs lors des festivals, qu’on savait qu’on voulait revenir. Être lĂ  Ă  faire un nouveau disque, c’est carrĂ©ment incroyable, surtout d’avoir cette formation presque d’origine Â» [
]
Baltes : « Udo Ă©tait censĂ© prendre part Ă  ceci. Vous savez, quand on a fait les festivals en 2005. C'Ă©tait un peu court. Mais Udo Ă©tait dĂ©jĂ  pris par U.D.O, ce qu'on pouvait comprendre. Â»
Hoffmann : « Puis tout Ă  coup, comme je le disais, on a trouvĂ© Mark. Â»
Baltes : « On Ă©tait complĂštement Ă©tonnĂ©s parce que d'un seul coup on avait quelqu'un comme Udo, mais qui n'est pas un clone. Il a son propre caractĂšre. Â»[45]

L'album est sorti en aoĂ»t 2010. C'est le premier album que le groupe sort depuis quatorze ans (depuis Predator en 96)[46]. Leur premier single, The Abyss, est sorti en mai 2010 et contient les nouvelles chansons The Abyss et Teutonic Terror. Ce dernier titre a fait Ă©galement l'objet d'un clip vidĂ©o, oĂč l'on voit le groupe jouer au milieu d'un champ de bataille, parmi des tanks et des obus.

Leur premiĂšre prestation live a eu lieu le 8 mai 2010 au Gramercy Theatre de New York. En juin, le groupe a jouĂ© en premiĂšre partie en Allemagne pour AC/DC pour le concert de Stuttgart. Le 25 juin, le groupe est en tĂȘte d'affiche pour le festival Sonisphere en Roumanie, jouant pendant deux heures leur classiques Balls to the Wall, Metal Heart ou Princess of the Dawn ainsi que quelques titres de leur prochain album.

Textes des chansons

Udo Dirkschneider lors des festivals de 2005

En 1986, dans un dossier consacrĂ© Ă  Accept, Enfer Magazine soulignait l'importance des textes engagĂ©s du groupe : « En France, la plupart des fans d'Accept, ne parlent pas l'anglais, de fait ils passent Ă  cĂŽtĂ© d'un aspect essentiel du groupe: ses textes. En effet, contrairement Ă  la majoritĂ© de ses confrĂšres, ACCEPT a des choses Ă  dire
 et il les dit[17]. Â»

C'est un Ă©lĂ©ment que rappelait Ă©galement Vanessa Warwick, en 1992, lors d'une interview pour l'Ă©mission Headbangers Ball[47] Ă  l'occasion de la rĂ©union d'Accept soulignant le contenu social des textes du groupe (Warwick utilisait plus exactement le terme « consciencious lyrics Â» Ă  propos de leur textes).

En dĂ©but de carriĂšre, les textes n'Ă©taient pas encore centrĂ©s sur ces thĂ©matiques. Les paroles du groupe abordaient des thĂšmes conventionnels du rock, tel que les hymnes au rock (Burning, That’s Rock’n Roll, Feelings, Shake your heads), le sexe (China Lady), la rĂ©bellion et l’affirmation de sa diffĂ©rence ( I’m a Rebel, Down and Out, Ahead of the pack), le mode de vie de bikers (Midnight Highway, Restless and Wild), l’amour (Do it, Breaking up Again, Can’t stand the Night, I Wanna be no Hero, Lady Lou). Hoffmann garde une piĂštre opinion de ces textes de jeunesse:

« HonnĂȘtement, sur les premiers disques, on Ă©crivait des paroles de merde comme la plupart du monde, 1) parce qu'on Ă©tait allemands et devoir s'asseoir avec un dictionnaire ne facilitait pas l'Ă©criture de textes intĂ©ressants et 2) on Ă©tait juste des gamins un peu crĂ©tins, vous savez. Puis quand Gaby [Hauke, la manager du groupe] nous a rejoint, ce fut l'une des premiĂšres choses Ă  changer. Elle nous a dit: " les gars, il vous faut de meilleures paroles et si vraiment vous ne pouvez pas le faire, je les Ă©crirai pour vous[48],[Note 8]. Â»

Pour l'album Restless and Wild, le manager leur proposa de recourir aux services d'un parolier amĂ©ricain, Robert.A.Smith-Diesel[20] dans le but de les aider Ă  tourner leurs phrases dans un anglais plus fluide[20]. Le groupe va se tourner vers des sujets plus sĂ©rieux et des textes engagĂ©s dans les annĂ©es qui suivent. La participation de Deaffy (alias Gaby Hauke) en tant que parolier va complĂštement changer l’orientation lyrique des textes[20]. Deaffy s’était essayĂ© Ă  l’écriture dĂšs l’album Restless and wild avec les titres Princess of the Dawn et Neon Nights[20]. Mais c’est Ă  partir de l’album Balls to the Wall qu’elle devient la paroliĂšre attitrĂ©e du groupe[20]. DĂšs cet album, les textes deviennent plus engagĂ©s et plus sĂ©rieux, abordant des thĂ©matiques sociales et politiques. L'historique Accept Remembered retrace cet Ă©pisode :

« Avec la paroliĂšre DEAFFY, ils ont crĂ©Ă© un album concept qui a osĂ© aborder des thĂšmes des plus dĂ©licats et des plus controversĂ©s, et qui n'avaient jamais Ă©tĂ© traitĂ©s auparavant dans le heavy metal- Des sujets traitant notamment de certains aspects politiques, de l'amour, de la sexualitĂ©, de l'engagement, de la responsabilitĂ©, de l'opposition aux formes d'addiction de tout type. Les thĂšmes qui n'avaient jamais Ă©tĂ© explorĂ©s Ă©taient prĂ©sentĂ©s d'une façon qui inspira beaucoup Ă  en discuter les diffĂ©rents points de vue. Les conceptions personnelles d'Accept divisĂšrent les opinions, et ce encore aujourd'hui, du fait du caractĂšre controversĂ© des paroles. NĂ©anmoins, Accept acquirent un respect indiscutĂ© au regard de leur responsabilitĂ© en musique. C'est ainsi qu'ils se positionnĂšrent par le passĂ© et c'est ce qu'ils reprĂ©senteront Ă  jamais[49],[Note 9]. Â»

IntriguĂ© par cette nouvelle orientation plus sĂ©rieuse des textes, Enfer Magazine, interrogea, Ă  l'Ă©poque, Stephan Kaufmann Ă  ce sujet. Celui-ci expliqua :

« Ă€ prĂ©sent nous sommes libres de dire, ce que l'on pense, car nous avons gravi les Ă©chelons du succĂšs, donc on peut se permettre, de remettre les gens en place. À l'Ă©poque, certains de nos textes ont Ă©tĂ© censurĂ©s et si l'on voulait percer, on n'avait pas d'autres solutions que de dire amen. Ce qui est important de savoir, c'est que ce n'est pas parce qu'on joue du heavy metal, que l'on n'a pas de conscience sociale et que l'on se dĂ©sintĂ©resse du monde [
] Il est temps, que l'on se mette tous Ă  parler d’évĂ©nements, que l'on vit au quotidien[50] ! Â»

Hoffmann remarquait Ă©galement :

« Nous ne souhaitons en aucun cas Ă©crire des textes idiots traitant de sexe, de drogue et de rock'n'roll . Nous nous sentions concernĂ©s par le monde qui nous entoure, aussi aimons nous aborder des sujets qui nous touchent[35]. Â»

Les chansons abordent des sujets divers et variĂ©s sur un ton parfois anarchiste et contestataire de la sociĂ©tĂ©. Les chansons s’avĂšrent souvent des critiques acerbes de divers aspects de la sociĂ©tĂ© tels que l’asservissement et l'oppression des esclaves dans le monde (Balls to the Wall), le conformisme social (Fight it Back, I don’t Wanna be like You), la guerre et le militarisme (Wargames, Man enough to Cry, Walk in the shadow, Stand tight, Dead on), le fondamentalisme religieux (Protectors of Terror, Heaven is Hell), les dĂ©sastres Ă©cologiques dans l’indiffĂ©rence gĂ©nĂ©rale ( Writtings on the Wall), l’intolĂ©rance, le racisme et les prĂ©jugĂ©s (PrĂ©judices), le nazisme (Stone Evil), l'affaire Rodney King et les injustices judiciaires conduisant Ă  des Ă©meutes (Objection Overruled), la peine de mort (Death Row), la violence gratuite Ă  la tĂ©lĂ©vision et l’hypocrisie des mĂ©dias dans les journaux tĂ©lĂ©visĂ©s (TV Wars), la libre vente d’armes aux États-Unis et les divers faits divers qu’elle engendre (Guns’R’us), la drogue (Midnight Mover, Bullet Proof), la dĂ©chĂ©ance morale de la sociĂ©tĂ© moderne (Metal Heart, Sodom and Gommorah). Les chansons peuvent aussi traiter et prendre position sur certaines questions sociales controversĂ©es comme l’euthanasie (Monster Man) ou l’homosexualitĂ© dans une sociĂ©tĂ© intolĂ©rante (Love Child).

Certaines chansons vĂ©hiculent des messages de rĂ©bellion aux connotations anarchistes notamment Balls to the Wall et Fight It Back. Leur cĂ©lĂšbre chanson Balls to the Wall, par exemple, traite Ă  plusieurs niveaux mĂ©taphoriques de l'asservissement des ĂȘtres humains dans le monde, en tant qu'esclaves des divers systĂšmes et institutions, (« Too many slaves in this world die by torture and pain Â», « Boundage is over Human race Â») et qu'un jour ils se rĂ©veilleront, briseront leur chaĂźnes et renverseront leurs oppresseurs (« One day the tortured stand up and revolt against the Evil. Â», « Watch the Damned, they're gonna break their chains, You can't stop them. They're coming to get you Â»). Wolf Hoffmann expliquait Ă  ce propos :

« On a toujours Ă©tĂ© intĂ©ressĂ©s par la politique, les droits de l'homme et les trucs du genre, c'est pourquoi beaucoup de nos textes de l'Ă©poque, et mĂȘme plus tardifs d'ailleurs, Ă©taient consacrĂ©s aux questions de droits de l'homme; et c'est de ça dont il est question dans Balls to the Wall : « un jour les opprimĂ©s se soulĂšveront et viendront leur botter le derriĂšre Â». [rĂ©fĂ©rence Ă  un des vers de la chanson : « "One day the tortured stand up Â»][48],[Note 10]. Â»

Stefan Kaufmann expliquait lui aussi, dans une interview de l'Ă©poque, le sens qu'il donnait aux textes : « "Balls to the Wall", parle de la situation des hommes en gĂ©nĂ©ral et de leur statut d'esclaves, vis-Ă -vis des institutions du systĂšme. Lorsque tu fais tout pour sortir de l'orniĂšre de dĂ©part dans laquelle tu Ă©volues et que rien ni personne ne daigne te donner un coup de main, tu es devant un mur d'indiffĂ©rence. Et c'est ce mur qu'il faut arriver Ă  franchir pour te dĂ©passer[51]. Â»

Pour l'album Blood of the Nations, c'est le nouveau chanteur Mark Tornillo qui fut chargĂ© d'Ă©crire les nouveaux textes[52]. Comme l'explique Hoffmann : « On Ă©tait tous d'accord, pour dire qu'il Ă©tait temps de donner Ă  ce nouveau membre une chance de s'exprimer. Parce que a) Un chanteur chante probablement mieux s'il peut exprimer ses propres idĂ©es avec ses propres mots. Et b) c'est sa langue maternelle, il Ă©tait normal de lui donner sa chance. Avec Udo, on Ă©tait un peu obligĂ© de faire autrement vu qu'il ne parlait pas vraiment anglais et ne savait pas Ă©crire les textes[53]. Â»

Controverses autour du groupe

Accusations de sympathies nazies

Dirkschneider dans une de ses tenues paramilitaires

Le groupe fut l'objet de nombreuses controverses en France et en Pologne eu égard à certaines accusations portées contre eux concernant d'hypothétiques sympathies nazies[54]. Ces accusations résultent principalement d'amalgames et d'interprétations fondées sur des apparences. Ces allégations ont été favorisées par leur origine allemande et le fait que Dirkschneider portait un costume paramilitaire[54] sur scÚne. Mais ce qui a principalement déclenché ces rumeurs c'est le fait qu'ils aient choisi la mélodie traditionnelle Ein Heller und ein Batzen (plus connue sous le nom de Heidi, Heido, Heida) en introduction d'une de leur chanson de l'album Restless and Wild (Fast as a Shark)[54]. Une mélodie qui est souvent vue dans les pays qui ont été occupés pendant la seconde guerre mondiale (notamment en France et en Pologne) comme une chanson typiquement nazie, alors qu'il s'agit en fait d'une simple chanson à boire dans le folklore allemand[55] - une chanson qui par ailleurs, préexistait au régime nazi (elle date de 1830)[56].

Udo Dirkschneider, le chanteur commente la controverse :

« Toute cette histoire est arrivĂ©e quand j’ai portĂ© cet uniforme militaire. Et ils ont commencĂ© Ă  raconter des conneries !!! Ensuite, quand on a fait l’intro de Restless and Wild, juste avant Fast as a a Shark, ce passage Heidi, Heido, Heida, c’était une chanson folklorique allemande. Nous avons dĂ©couvert par la suite que les tĂ©lĂ©s françaises et polonaises utilisaient cette chanson Heidi, Heido, Heida quand ils passaient des trucs sur la seconde guerre mondiale. Et donc on a eu pas mal de problĂšmes avec ça. Mais on l’ignorait, alors on a dĂ» faire un tas d'interviews et de talk shows Ă  parler de ça[54],[Note 11]. Â»

Le groupe a souvent expliquĂ© qu'ils ignoraient l'association qu'on pouvait en faire en France quand ils ont repris cette mĂ©lodie[17], d'autant qu'elle n'a pas du tout cette signification en Allemagne. Le texte de la chanson Fast As a Shark ne fait mĂȘme aucune allusion au nazisme. À l'origine, ils avaient choisie cette petite mĂ©lodie pour le contraste qu'elle offrait par rapport Ă  l'agressivitĂ© de leur chanson.

« Nous ne connaissions mĂȘme pas les implications de cette chanson. Nous avons cherchĂ© quelque chose qui soit en complĂšte opposition avec ce que nous faisions. Nous avons Ă©coutĂ© des tas de comptines enfantines et nous sommes tombĂ©s sur celle-lĂ . Ce qui nous a tout de suite plu, c'est qu'elle n'avait pas de paroles. Pour le public c'Ă©tait donc plus facile Ă  reprendre en chƓur. Nous l'avons jouĂ© partout sans aucun problĂšme. C'est seulement Ă  Paris, qu'on nous a affirmĂ© que c'Ă©tait une chanson nazie. Ce qui est d'ailleurs faux puisque que cette comptine est plus ancienne que cela[17]. Â»

« Cela pose problĂšme surtout ici en France. Tout le monde, ici, me demande pourquoi, nous chantons hi-dee-di-do et affirme que ce serait une chanson nazie ou quelque chose comme ça. Mais on ne le savait pas. Personne en Allemagne n'a entendu parler de ça ! Elle n'est pas connue comme Ă©tant une chanson nazie. C'est une vieille chanson folklorique, qu'on a utilisĂ© pour marquer un contraste avec la chanson heavy qui suivait. On l'a prise parce qu'elle n'avait pas de paroles. [
] Personne en Allemagne n'a entendu parler de ça, ni en Angleterre, ni aux États-Unis. On a en entendu parler, surtout, ici en France. On ne pouvait pas le savoir, elle n'a jamais eu pour vocation d'ĂȘtre militaire ou nazie. C'est seulement un chanson folklorique[57],[Note 12]. Â»

Ces accusations s'avĂšrent d'autant plus infondĂ©es que le groupe a toujours professĂ©, dans leurs chansons, des opinions anti-nazies, anti-racistes (Stone Evil, Prejudices, Objection Overruled) et anti-militaristes (Wargames, Man Enough to Cry, Walking in the Shadow, Stand Tight)[17]. À ce sujet, le magazine Enfer Magazine, en 1986, prend la dĂ©fense du groupe face aux accusations : « Certains esprits chagrins ont cru dĂ©celer sous le heavy d'Accept, les oripeaux hideux d'un renouveau nazi. DĂ©solĂ© de les contrarier, mais tout ce qui prĂ©cĂšde le montre avec suffisamment d'Ă©loquence : ils se fourrent le doigt dans l'Ɠil [le magazine citait en dĂ©tail le contenu et la thĂ©matique antimilitaristes et humanistes des chansons de l'album Russian Roulette]. Il serait temps d'Ă©vacuer une bonne fois pour toute, les relents pestilentiels d'une germanophobie rĂ©trograde[58]. Â»

Dans le contexte de certains faits divers liĂ©s Ă  des groupuscules nĂ©onazis dans les annĂ©es 1990, Hoffmann remarquait Ă©galement :

« Il y a ce problĂšme de skinheads en Allemagne: ces gens qui agressent les Ă©trangers et nous font une bien mauvaise rĂ©putation dans les autres pays. Cette rĂ©putation dĂ©teint sur les groupes allemands, y compris ceux de heavy metal, car certaines personnes font l'amalgame entre ces mouvements fascistes et ce genre de musique. Les gens se sentent trĂšs concernĂ©s par ce phĂ©nomĂšne et nous aussi, par la mĂȘme occasion. Je me souviens de cette controverse avec l'intro de Fast as a Shark pour laquelle nous avons Ă©tĂ© mal compris. Nous ne la jouons plus et gardons les yeux grand ouvert afin de ne pas rĂ©pĂ©ter une erreur similaire et Ă©viter que notre dĂ©marche puisse ĂȘtre mal interprĂ©tĂ©e. Nous nous sentons concernĂ©s par la situation, mais elle ne nous effraie pas. Je pense qu'il est bĂ©nĂ©fique que tout le monde soit alertĂ© car cela permet de traiter le mal par la racine. [
] Nous sommes prĂȘts Ă  mener campagne et user de notre influence, Ă  faire une dĂ©claration claire contre ces agressions envers les Ă©trangers. Nous avons beaucoup voyagĂ©, Ă©tĂ© dans la position d'« Ă©trangers Â» dans les pays que nous visitions et nous avons toujours Ă©tĂ© bien reçus. Nous souhaitons qu'il en soit de mĂȘme dans notre pays[35]. Â»

Mais malgré les nombreuses clarifications et la thématique antinazie et antimilitariste de certaines chansons du groupe, ces accusations les ont poursuivis jusque dans les années 1990 - Bon nombre de chroniqueurs français successifs ne tenant pas compte des clarifications antérieures du groupe, ni du contenu des paroles des chansons. Par exemple, le journal Hardforce dans un dossier sur les dérives du metal, cite à nouveau Accept parmi les groupes nazis et prend à titre de preuve à charge le 45 tours de Fast as A Shark[59].

En 1999, Wolf Hoffmann est revenu encore une fois sur la question, sur son site web personnel, exprimant son sentiment d'impuissance vis-Ă -vis de ces accusations qui reviennent sans cesse, et ce malgrĂ© les nombreuses clarifications du groupe :

« Ă€ propos de toute cette histoire de nazis qui auraient utilisĂ© cette chanson en France et en Pologne. Qu'ils l'aient fait ou non, ou que cela ait Ă©tĂ© utilisĂ© dans les films aprĂšs, tout ce que je peux vous dire c'est que je n'en sais vraiment rien. Mais je sais que pour beaucoup de gens cela a Ă©tĂ© pris comme une chanson typiquement nazie. Ce qui nous a valu de nombreuses controverses Ă  l'Ă©poque. De ce qui n'Ă©tait Ă  la base qu'une petite idĂ©e marrante, on en a fait une espĂšce de monstre. J'ai du l'expliquer des milliers de fois dans les interviews, mais un truc comme cela c'est comme se battre contre des moulins Ă  vent, ça revient continuellement (et d'ailleurs je suis encore en train d'en parler !)[60],[Note 13]. Â»

Accusations de sympathies soviétiques

Accept lors des festivals de 2005

L'album Russian Roulette a soulevĂ© aussi certaines controverses. Kaufmann expliquait que quand l'album est sorti, le groupe a connu des problĂšmes de tournĂ©e aux États-Unis, parce que l'album Ă©tait vu comme de la propagande pro-russe[61]. La pochette de Russian Roulette a d'ailleurs fait l'objet de censure aux États-Unis, avec un sticker insinuant que l'album faisait la promotion implicite du rĂ©gime communiste de l'URSS, invitant les auditeurs Ă  ĂȘtre prudents et Ă  ne pas prendre leurs textes Ă  la lettre[62]. Le documentaire Metal Blast From The Past Ă©voquait Ă  ce propos que le groupe avait Ă©tĂ© l'un des premiers dans l'histoire Ă  faire l'objet d'une sticker Parental Advisory[62]. La chronique du Metal Observer en fait Ă©galement Ă©cho : « Russian Roulette fut l'un des tout premiers LP Ă  ĂȘtre bĂ©nie des premiers stickers « Warning Â» aux États-Unis, grĂące aux troupes de Tipper Gore[63]. Â»

L'album a connu les mĂȘmes problĂšmes dans les pays de l'est, oĂč il Ă©tait, au contraire, vu comme de la propagande anti-russe[61]. En rĂ©alitĂ©, les textes de cet album n'ont rien Ă  voir avec l'URSS. Ils ne se positionnent ni contre les États-Unis, ni contre l'URSS, mais sont principalement consacrĂ©s Ă  la guerre.

La plupart des textes sont marquĂ©s par une thĂ©matique antimilitariste[64]. Comme l'explique le groupe Ă  propos du titre Ă©ponyme de l'album, Russian Roulette (Wargames) :

« C'est un peu le rĂ©sumĂ© de tout ce que nous voulons exprimer sur l'album. Si tu envoies tes enfants Ă  la guerre, cela revient Ă  les soumettre Ă  la roulette russe. C'est un jeu, mais un jeu mortel[17]. Â»

La pochette montre les membres du groupes habillĂ©s en anciens militaires russes se prĂȘtant au jeu de la roulette russe - Kaufmann tendant le pistolet Ă  Dirskchneider. Eu Ă©gard aux controverses et aux malentendus qu'avait connus le groupe par le passĂ©, le journal Enfer Magazine s'interrogeait justement sur la portĂ©e de leur pochette : « Ne pensez vous pas que la pochette de Russian Roulette soit un peu trop provocante ? Â» Hoffmann confirmera l'attitude : « C'est vrai, c'est une provocation. Mais il faut provoquer les gens pour qu'ils rĂ©alisent la gravitĂ© de certains problĂšmes[17]. Â»

Controverses autour de thématiques homosexuelles

Le groupe a Ă©tĂ© Ă©galement attaquĂ© pour la thĂ©matique de l'album Balls to the Wall que certains jugeaient centrĂ© sur l'homosexualitĂ©[61]. Ces attaques sont dues notamment Ă  la chanson Love child qui traite des problĂšmes d'identification d'un homosexuel dans la sociĂ©tĂ©[61], mais aussi Ă  cause de l'imagerie provocatrice et ambiguĂ« de la couverture et des photos de session. Par effet de boule de neige, cela a favorisĂ© l'interprĂ©tation d'autres chansons de l'album (comme London Leather Boys, Head Over Heels et Turn Me On) sous l'angle d'une thĂ©matique homo-Ă©rotique. Ces chansons n'auraient pourtant rien Ă  voir avec le sujet, d'aprĂšs les dires de Deaffy, la paroliĂšre. London Leather Boys, au niveau le plus littĂ©ral, parle du mode de vie de bikers marginaux et Turn Me On ferait rĂ©fĂ©rence Ă  une anecdote concernant l'un de leurs Roadies[61]. Hoffmann dĂ©ment, pour sa part, que les textes de London Leather Boys aient un rapport avec la thĂ©matique gay[65]. Toutefois Stefan Kaufmann, dans une interview Ă  Enfer Magazine (1983), confirmait, au contraire, que la chanson traitait bien du thĂšme[66]. En revanche dans d'autres interviews, Kaufmann dĂ©crit lui-aussi le morceau comme une chanson sur les bikers. Il commente d'ailleurs la controverse Ă  propos de cet album en ces termes : « J'ai Ă©tĂ© surpris par beaucoup de choses. [
] D'abord, Balls to The Wall fut qualifiĂ© de premier album de gay metal, puis il fut dit que cela parlait du mur de Berlin, et personne n'a pris la peine de lire les paroles. Cela parlait des minoritĂ©s, c'est tout. Par exemple, London Leather Boys parlait de punks ou de bikers ou quelque chose du genre (Udo parle de bikers), profitant de la vie. Ce sont des gens normaux, c'est juste qu'ils ont l'air diffĂ©rents et qu'ils se comportent de façon diffĂ©rente. Mais ce sont des gens normaux, juste une autre minoritĂ©. Et Love Child est centrĂ© sur les gays, c'est vrai, mais c'Ă©tait principalement pour parler de la façon dont les gens sont opprimĂ©s[61]. Â»

Wolf Hoffmann a Ă©galement commentĂ© l'affaire, en rĂ©torquant aux interviewers qui lui posaient la question :

« Vous, les AmĂ©ricains, ĂȘtes tellement coincĂ©s Ă  ce sujet. En Europe, ça n'a jamais eu d'importance
 On voulait juste ĂȘtre un peu polĂ©miques et diffĂ©rents en touchant Ă  ces sujets sensibles, parce que ça nous faisait de la pub, et en vĂ©ritĂ© ça a fabuleusement bien marchĂ©, vous savez. Et puis, on souhaitait avoir des textes qui aillent un peu au-delĂ  des niaiseries habituelles du type « Cherry Pie Â»[65]. Â»

Il a expliqué que le concept était une idée de sa femme Deaffy (alias Gaby Hoffmann) qui visait principalement à une légÚre provocation en tapant dans les tabous. La paroliÚre a elle aussi démenti les allégations concernant les soit-disantes orientations homosexuelles du groupe. En revanche, elle a toujours clamé se positionner contre toute discrimination des minorités, y compris l'homophobie.

« J'ai toujours Ă©tĂ© trĂšs rebelle et en aucun cas je n'aurais Ă©crit quelque chose de « normal Â» ! Jamais ! La question de l'orientation sexuelle Ă  propos du contexte de certains textes n'est que spĂ©culation et pure interprĂ©tation de gens extĂ©rieurs. Ce groupe en tant qu'individus a si peu Ă  voir avec les controverses et absolument rien en particulier avec quoi que ce soit d'autre que d'ĂȘtre vraiment hĂ©tĂ©ro. Tout ce que je peux dire, c’est que les paroles ont un sens plus profond et cela me surprend que le public ait si peu cherchĂ© Ă  aller au-delĂ  d’une seule interprĂ©tation. Cependant, cela aura valu au groupe d’ĂȘtre le tout premier Ă  s’engager dans de telles controverses. Bon nombre de groupes cĂ©lĂšbres prĂ©cisent qu’Accept a Ă©tĂ© trĂšs innovant et fut une source d’inspiration de par leur hardiesse Ă  aborder ces problĂšmes de la vie quotidienne ; des questions de justice Ă  celles de l’euthanasie, etc.)[67]. Â»

Stefan Kaufmann va dans le mĂȘme sens que Deaffy au niveau de son positionnement contre l'homophobie. Dans une interview Ă  Enfer Magazine en 83, il remarquait Ă  propos de cette thĂ©matique de l'homosexualitĂ© qu'ils avaient abordĂ©e : « C'est un phĂ©nomĂšne qu'il faut prendre en considĂ©ration car il existe Ă  une grande Ă©chelle et il faut dĂ©mystifier. En fait c'est un phĂ©nomĂšne de sociĂ©tĂ© qu'il est nĂ©cessaire de prendre comme tel. Pendant longtemps les homosexuels ont Ă©tĂ© considĂ©rĂ©s comme des fous et des malades. Or il est temps de respecter ces gens lĂ , d'ouvrir nos esprits qui sont souvent obtus[51]. Â»

Pour Martin Popoff, ce positionnement gay-friendly avait de quoi surprendre dans le contexte du metal de l'époque encore fortement dominé par une ambiance ultra-masculiniste[61].

Formation

TroisiĂšme et actuelle formation (2009-aujourd'hui)

Seconde reformation (2005)

PremiĂšre reformation (1992-1996)

Formation classique (1979-1987)

Chronologie de la formation au cours de sa carriĂšre

Ancien membres

Accept dans la culture populaire

La chanson Fast as a Shark fait partie de :

La chanson Balls to the Wall fait partie de :

De plus, la chanson fait partie du classement des 40 meilleures chansons de Metal selon VH1[70] (Ă  la trente-huitiĂšme place).

Discographie

Article dĂ©taillĂ© : Discographie d'Accept.

Albums studio

Singles

Live

Compilations et florilĂšges

Sources

Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article : indique que la rĂ©fĂ©rence a Ă©tĂ© utilisĂ©e pour la rĂ©daction de l’article.

Ouvrages

  • HervĂ© Picart, Jean-Yves Legras et Bertrand Alary, Hard & heavy- Les dieux du rock lourd, Jacques Grancher, 1985, 127 p.  Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • (en) Garry Sharpe-Young, Metal: The Definitive Guide, Jawbone Press, 2007, 495 p. (ISBN 978-1-906002-01-5)  Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • (en) Daniel Bukszpan, The Encyclopedia of Heavy Metal, Barnes & Noble, 2003  Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • (de) Dietmar Elflein, Schwermetallanalysen: Die musikalische Sprache des Heavy Metal, Transcript Verlag, 2010, 359 p. (ISBN 3-8376-1576-6) 
  • (en) Robert Walser, Running with the Devil: Power, Gender, and Madness in Heavy Metal Music, Wesleyan University Press, 1993 (ISBN 0-8195-6260-2)  Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • (en) Essi Berelian, The Rough Guide to Heavy Metal, Rough Guides, 2005 (ISBN 1843534150)  Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article (EntrĂ©e consacrĂ©e au groupe, pp.2-3)
  • (en) Martin Popoff, The Top 500 Heavy Metal Songs of all Time, ECW Press, 2002 (ISBN 1843534150)  Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article (EntrĂ©e consacrĂ©e Ă  la chanson Balls To the Wall, pp.28-29)

Articles

  • (en) Howard Johnson, « "Teutonik Attak - Accept : No substitue" (article et interview avec Stefan Kauffmann et Wolf Hoffmann) Â», dans Kerrang, no 32, 30 dĂ©cembre 1982, p. 29-30  Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article.
  • Jean-Claude Weitzmann, « Accept, acceptĂ©s par tous Â», dans Enfer magazine, no 1, avril 1983, p. 10  Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • Philippe Touchard, « Interview avec Wolf Hoffmann et Herman Franck Â», dans Enfer magazine, no 2, mai 1983, p. 17-22  Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • Jean-François Bouquet, « Matraque au poing: Accept parle de son nouvel album Â», dans Metal Attack, no 2, octobre 1983, p. 14  Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • Philippe Touchard, « Interview avec Stefan Kaufman Â», dans Enfer magazine, no 7, 1983, p. 9  Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • Mad Scott, « Accept, le sceptre, pas les spectres Â», dans Enfer magazine, no 35, avril 1986, p. 7-14  Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • Durieux Arnaud, « Accept Â», dans Hardforce, no 27, mai-juin 1989, p. 25-26  Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • Dumatray Henry, « Accept Â», dans Hardforce, no 9, mars 1993, p. 30-31  Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • François Blanc, « Toute premiĂšre fois... (interview avec Wolf Hoffmann) Â», dans Rockhard, no 107, fĂ©vrier 2011, p. 14  Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article.
  • François Blanc, « Toute premiĂšre fois... (interview avec Udo Dirkschneider)" Â», dans Rockhard, no 111, juin 2011, p. 43  Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article.

Travaux universitaires

RĂ©fĂ©rences et brĂšves analyses de la chanson Fast as a Shark :

  • (en) Aaron VanValkenburg, Musical Process and the Structuring of Riffs in Metallica - MĂ©moire de Master, soutenance sous la prĂ©sidence de Timothy R. McKinney, Waco, Texas, Baylor University, 2010 
  • (en) Dietmar Elflein, « Slaying The Pulse Â», dans actes du colloque interdisciplinaire « Heavy Fundamentalism Â» du 4 novembre 2008, Ă  Salzburg, Autriche, 2008 [texte intĂ©gral (page consultĂ©e le 11 janvier 2011)]  [PDF]

RĂ©fĂ©rences et brĂšves analyses de la chanson Metal Heart :

  • (en) Esa Lilja, Characteristics of Heavy Metal Chord Structures - Their Acoustic and Modal Construction, and Relation to Modal and Tonal Context - Licentiate thesis en musicologie (Ă©quivalent finlandais du Master 2 ou du DEA en France) Ă  l'universitĂ© de Helsinki, Finlande, 2004 

Nombreuses rĂ©fĂ©rences au groupe et brĂšves analyses des chansons Metal Heart et Princess Of the Dawn :

  • (en) Esa Lilja, Theory and Analysis of Classic Heavy Metal Harmony - ThĂšse de doctorat en musicologie sous la direction de Eero Tarasti et Alfonso Padilla, Ă  l'universitĂ© de Helsinki, Finlande, 2009, 229 p. (ISBN 17983754)  Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article

Documents vidéos et télévisuels

  • (en) « Headbangers Balls, On tour in Germany, MTV, dĂ©cembre 1992 : reportage consacrĂ© Ă  Accept Ă  l'occasion de la soirĂ©e au Hard Rock CafĂ© de Berlin en 1992, cĂ©lĂ©brant en avant-premiĂšre la sortie de l'album Objection Overruled. L'Ă©mission est prĂ©sentĂ©e par Vanessa Warwick (diffusĂ©e en janvier 1993) Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • (en) « Metal Blast From The Past, 2003 : DVD officiel du groupe reprenant la vidĂ©o de Staying A Life en y ajoutant plusieurs supplĂ©ments. Le DVD retraçe l'historique du groupe dans les annĂ©es 1980 et propose quelques reportages concernant la pĂ©riode des annĂ©es 1990. Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article

Sources Internet

  • Wolf Hoffmann, « Ancien site de Wolf Hoffmann (archives) - Â» sur Wolfhoffmann.com (via archive.org), 1999. ConsultĂ© le 19 octobre 2011-derniĂšre mise Ă  jour (fĂ©vrier 2003) avant sa refonte Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article
  • Ali "The metallian", « [metallian.com/accept.htm Interview avec Wolf Hoffmann] Â» sur Metallian.com, 2002. ConsultĂ© le 23/10/11Ouvrage utilisĂ© pour la rĂ©daction de l'article

Notes et références

Notes

Version originale des passages d'interviews citĂ©s et traduits :

  1. ↑ « â€œIt all started with a guitar, a guitar that I had bought with the first self-earned money in 1962. I was 13 yeas old, and I made my first musical steps, together with UDO DIRKSCHNEIDER in a band that later turned into Accept. The name was taken from the 1970 release by the British blues band Chicken Shack.”- Michaek Wagener. Â»
  2. ↑ « We had heard about the track through our publisher in Hamburg. It was written by Alex Young, a brother of Malcolm and Angus of AC/DC. They never released the song but we had a demo cassette with Bon Scott on vocals. I wish I still had that tape but I am afraid it got lost in the shuffle over the years. Â»
  3. ↑ « Lucy Forbes had an agency in L. A. and she knew Dieter Dirks the producer and I had made some demos with Mitch Perry so he listened and asked me to audition for Accept and well the rest is history! Â»
  4. ↑ « It was super difficult and that's when I really felt like, "Geez, it's only Peter (Baltes) and I left and it's really not the band we once had."; and then Dave Reece and Peter got into some sort of major fight about whatever it was, and we just said, "Man, let's just quit this. Â»
  5. ↑ « We tried to go with the times a little bit. More raunchy, repetitive riffs. We'd grown tired of doing the same thing over and over again. You know, the big, massive backing vocals, the Teutonic German melodies. We were tired of that — at least Peter and I were. So we wanted to try and move along, but we didn't really find our way through it all. In retrospect, I still don't know what we could have done or should have done. I personally felt like I'd played every solo I could think of. I wasn't inspired, sort of running out of ideas maybe. It felt like we'd done it all already. I'd play a riff, and immediately I'd think: shit, I've done that a million times. And that was bad. So that's why we were trying to expand stylistically and try things we hadn't done, and we were very excited about it. But I guess the audience wasn't quite as excited about it. Â»
  6. ↑ « I don't know that there's one... I haven't really thought about it in a while actually. I try not to think about those last couple of years. Well... it all started with... we were really having success with this reunion thing, and then Stefan pulled out of the band overnight because of his back problem — officially. And to this day it's sort of a mystery to me what really happened. And that was like the cornerstone of the band was suddenly gone. And then more and more we had sort of a split in the band; with one group being Udo, and the other being me and Peter — Stefan was no longer there. It became us two vs. Udo, and he didn't want to do what we wanted, and we didn't want what he wanted. In the end, we couldn't agree on anything. [
] But in those days, it was also getting tougher and tougher to stay on the road. And nobody was into that music anymore — that certainly didn't help. I mean, the mid 90s was kind of terrible for metal music. A lot of our audience just wasn't there anymore. And we were struggling to keep our identity. We could just keep doing the same shit again, and again. You need to kind of progress a little bit. Â»
  7. ↑ « They asked me and also Stefan [Kaufmann] [to rejoin the band first]. [But] I [already] did the reunion with Accept. It doesn't work in the end. I did, in 2005, festivals with them.[
] "They have been out of the business for 15 years and they didn't make any new songs, nothing really new, and for me, to take this risk to do a reunion... I know definitely that it's not possible to make music together — like composing new songs together; I know it doesn't work — and this risk, for me, is too high. I mean, I'm really satisfied with U.D.O., and I think with U.D.O., we continue, in a way, Accept. I'm longer now with U.D.O. — I've released more albums with U.D.O. than with Accept — and I said, 'No, I feel more comfortable with what I have now.' I mean, I do exactly the kind of music that I love to do. Â»
  8. ↑ « Honestly, on the first few records, we wrote crappy lyrics just like everybody else; a) because we were German and sitting down with a dictionary didn't really make for good lyrics, and b) we were just dumb kids, you know. Then when Gaby joined us that was one of the first things to change. She said, "You guys need better lyrics and if you can't do it, I'll write some with you." Â»
  9. ↑ « With lyricist DEAFFY, they created a concept album that dared to discuss the most delicate and controversial themes previously unheard of in Heavy Metal. Topics included: politics, love, sexuality, church, consciousness, responsibility, and anti-addiction of any kind. Themes that had never been explored before were presented in a way that inspired many to discuss different viewpoints. ACCEPT's own personal beliefs became an issue that has divided people's opinions about ACCEPT until this very day because of the controversial context. Nevertheless, ACCEPT received undisputed respect for their responsibility in music. That is what they have stood for in the past and that's what they will represent forever. Â»
  10. ↑ « We've always been interested in politics and in human rights and things like that, so a lot of the lyrics that we had in those days, and to the end actually, were dealing with human rights, for instance, and that's really what "Balls To The Wall" is all about. "One day the tortured will stand up and kick some ass! Â»
  11. ↑ « This whole story came up, was when I was wearing this army outfit. And they started writing some bullshit!!! And then when we did the intro on the "Restless And Wild", before "Fast As A Shark", that part, Heidi, Heido, Heida, was a normal German folk song. We found out later that French or Polish TV, showed stuff from WW2, they always played that song... Heidi, Heido, Heida. So we got a lot of problems with that. But we didn’t know, so we had to do a lot of interviews and talk shows on that. Â»
  12. ↑ « It's only a problem here in France. Everyone is asking us why we are doing the "hi-dee-di-do" it should be a Nazi song or something like that. But we didn't know that. Nobody in Germany is knowing that. It's not known as Nazi song. It's an old folk ong, and meant to be a total contrast to the following heavy metal song. We took it because it's got no lyrics in it. [
]Nobody in Germany does know it and not in England and America. We've never heard that, especially... only here in France. We couldn't know that, and it's not meant to be a military or Nazi song. Â»
  13. ↑ « [A]bout that whole Nazi thing and them using that song when they invaded France or Poland, let me just say this, whether they actually did or not or whether it was just used in later movies, I really don't know. But I know to a lot of people it apparently sounds like it, like a typical Nazi song and it caused a lot of controversy for us at the time. So out of a funny little idea we created somewhat of a monster. I must have talked about that in interviews a thousand times, but something like that is like fighting against a windmill, it just keeps coming back (and here I am again talking about it!). Â»

Références

  1. ↑ a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q et r Hard & heavy. Les dieux rock lourd, pp.6-9.
  2. ↑ Martin Popoff, "Balls to the Wall" in The Top 5000 Heavy Metal Songs of all Time,ECW Press, 2002, pp.28-29.
  3. ↑ a, b et c Esa Lilja, Theory and Analysis of Classic Heavy Metal Harmony, p.42.
  4. ↑ voir aussi Ian Christe, Sounds of the Beast, Itbook, 2004, p.95.
  5. ↑ a, b, c et d Metallian .com,Interview avec Wolf Hoffmann, 2002, .com/accept.htm
  6. ↑ a, b, c et d Biographie AcceptArchives du site (page telle qu'elle Ă©tait en juin 2010)
  7. ↑ a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v et w Metal: The Definitive Guide, p.333-334.
  8. ↑ a, b, c et d François Blanc, « Toute premiĂšre fois... Â», interview avec Udo Dirkschneider, Rock Hard, no 111, juin 2011, p.43
  9. ↑ a, b, c, d et e François Blanc, « Accept - Toute premiĂšre fois Â», interview avec Wolf Hoffmann) in Rock Hard no 107, 2011, p.14
  10. ↑ a, b, c, d, e, f, g et h Jean-Claude Weitzmann, « Accept, acceptĂ©s par tous Â», Enfer Magazine, no 1, avril 1983, p.10
  11. ↑ a, b et c "Steel Mill interviews the legendary Accept guitarist", Jari Asell & Kimmo Tattari
  12. ↑ blabbermouth.net
  13. ↑ classicrockrevisited.com
  14. ↑ a et b Enfer Magazine no 2, 1983, p.21
  15. ↑ Following our experiences with I'm A Rebel we made it our goal not to be influenced musically by anyone outside of the band this time.
  16. ↑ pages.sbcglobal.net
  17. ↑ a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n Enfer Magazine N°35, pp.10-12
  18. ↑ « We were dirt poor and literally hungry most of the time. It was a self financed tour, without any label support. So on occasion we tried to sneak into Judas Priest's dressing room and steal something from their deli tray. One day we got caught by their tour manager and thrown out of the room, ha! The tour was a great and eye–opening experience though, our first tour with a 'real' band. Of course we wanted to be just like them and subsequently there were quite a few Judas Priest influences in our next records. Â»
  19. ↑ a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l et m Howard Johnson, "Teutonik Attak - Accept : No substitue" in Kerrang, n°32, semaine du 31 dĂ©cembre 1982 au 12 janvier 1983, pp.29-30
  20. ↑ a, b, c, d, e, f et g Wolf Hoffmann, "Accept Remembered - Restless and Wild", 1999, Archives de wolfhoffmann.com (web.archive.org)
  21. ↑ BUKSZPAN Daniel, "Accept" in The Encyclopedia of Heavy Metal, Barnes & Noble, 2003, p.16. Voir aussi "Spirit of metal- Biography", [www.spirit-of-metal.com], juin, 2007. ConsultĂ© le 2010-06-15 « In many ways this album was a milestone in Accept's career. With the thundering double bass drum attack of the song 'FAST AS A SHARK,' they helped to spark a genre which would soon be called Speed Metal. Â»
  22. ↑ Deena Weinstein,Heavy Metal: The Music And Its Culture, Revised Edition, Da Capo Press, 2001, p.295
  23. ↑ Chronique de Metal Attack, n°2, novembre 1983, p.35
  24. ↑ Chronique de Metal Heart par le site Allmusic.com
  25. ↑ BOUQUET Jean-François,Metal Attack, n°18, mars 1985, p.65
  26. ↑ Mad Scott, Chronique disque de Russian Roulette, Enfer magazine, n° 35, p. 58.
  27. ↑ a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o et p Hard Force n°27, mai-juin 1989, p.25
  28. ↑ a et b Hard Force no 9, aoĂ»t 1987, p.13
  29. ↑ kkdowning.net
  30. ↑ « It was our present to Udo in order to give him a good start in his solo career. Â» — kkdowning.net
  31. ↑ Interview avec David Reece
  32. ↑ a et b (en) Interviews : Accept - Wolf Hoffmann - Tony Antunovich, metaleater.com, 27 novembre 2005
  33. ↑ a et b Hard Force no 27, mai-juin 1989, p.80
  34. ↑ Metal Hammer, juillet 1992
  35. ↑ a, b et c DUMATRAY Henry, interview avec Udo Dirkschneider et Wolf Hoffmann, Hard Force no 9, fĂ©vrier/mars 1993, p.30
  36. ↑ « We felt like we should use the old formulas with no more sort of experiments and just pretty much do what Accept is known for; and that's what we did. Â» METALEATER.COM - Interviews - Accept - Wolf Hoffmann
  37. ↑ « That was great! I mean, making up and having reunions are always great in a way because you feel that sort of spirit or fresh wind again. It was great! We had a ball back then Â» - METALEATER.COM - Interviews - Accept - Wolf Hoffmann
  38. ↑ a, b et c (en) Interview with Wolf Hoffmann (by David B.), 2002. Mis en ligne le 28 mai 2008
  39. ↑ Hardforce no 26, novembre 1994, p.71
  40. ↑ (en) Metal archives, 2002. Mis en ligne le 2 juillet 2010
  41. ↑ a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o avec Wolf Hoffmann pour le site metalrules.com
  42. ↑ Udo Dirkschneider says it would be a 'problem' to write new ACCEPT songs with Wolf Hoffmann, Lords of Metal, Blabbermouth.net, May 1. ConsultĂ© le 19 mai 2007
  43. ↑ No Accept Reunion In The Works, Blabbermouth.net, 14 mai 2009. ConsultĂ© le 2009-05-15
  44. ↑ Metalzone.gr - We promote metal music in greece
  45. ↑ “ACCEPT In The Studio; Behind-The-Scenes Footage Posted Online”, Blabbermouth.net, juin, 2010. ConsultĂ© le 2010-06-15
  46. ↑ (en)Accept Reveals New Album Title, Announces Debut Show With New Singer Mark Tornillo sur www.metalunderground.com. ConsultĂ© le 30 juin 2010.
  47. ↑ Reportage et interview with Accept in Headbanger's Balls On tour in Germany, janvier 1993, MTV Europe, Headbangers Balls janvier 1993
  48. ↑ a et b Interview avec Wolf Hoffmann 2005
  49. ↑ "Accept Remembered" in Wolfhoffmann.com (1999) Archives de Wolfhoffmann.com
  50. ↑ Philippe Touchard, Interview Accept Â», Enfer magazine, novembre 1983, p.9
  51. ↑ a et b Philippe Touchard, "Interview avec Stefan kaufmann", Enfer magazine no 7, 1983, p. 9
  52. ↑ http://progpowerusa.com/xi/teaser-interview-accept/
  53. ↑ « Because he felt, and we all agreed, that it’s time to give this new member a chance to express himself. Because A) a singer would probably sing better if he can express his own thoughts, in his own words. And B) he’s a native speaker. It’s his own language. It’s only fair to give him a chance. With Udo, we almost had to, because he didn’t really speak English and couldn’t write lyrics. Â»
  54. ↑ a, b, c et d CONSPIRACY MAG 1996
  55. ↑ interview avec Udo Dirkschneider conspiration magazine
  56. ↑ Ein Heller und Ein Batzen
  57. ↑ 1983 French Interview with Accept- Transcription par Joe Schlared du disque interview "Interview with Accept" de 1983 Disc 1983 Interview Disc
  58. ↑ Enfer Magazine N°35, p.13
  59. ↑ Hardforce, n°50, octobre 1999, p.56
  60. ↑ "Things You've Always Wanted to Know" sur l'ancien site de Wolf Hoffmann (archivĂ©)
  61. ↑ a, b, c, d, e, f et g (en) Accept - Balls To The Wall (CBS '84, INL63563) sur www.martinpopoff.com. ConsultĂ© le 30 juin 2010.
  62. ↑ a et b Documentaire Accept- Metal Blast From The Past, 2002
  63. ↑ « "Russian Roulette" had been one of the first LPs to be blessed with one of the first "Warning" stickers in the States, courtesy of the troop around Tipper Gore. Â» Review - ACCEPT - Russian Roulette - The Metal Observer
  64. ↑ « Accept, le sceptre, pas les spectres Â», Enfer magazine no 35, avril 1986, p. 13
  65. ↑ a et b Interview
  66. ↑ - Bouquet : « Alors justement, parle-nous de London Leather Boys Â»
    - Kauffmann : « C'est une chanson qui traite de l'homosexualitĂ©. Â» — Philippe Touchard, "Interview avec Stefan kaufmann", Enfer magazine, no 7, 1983, p.9
  67. ↑ « I have been very rebellious and by no means I would have written anything "normal"! Never! The sexual question about the context of certain lyrics are mind games and pure interpretation from outsiders. This is a band who has as individuals -so little to do with controversy and absolutely nothing in particular with anything but being VERY straight. I can only say, all the lyrics have much deeper meaning than that and it surprised me, how little the public tried to find something else, than only one interpretation. However, it made the band one of the very, very first who have been in such a controversy - many famous bands mentioned that ACCEPT have been very innovative and inspiring, because of their boldness to mention everyday life problems - from justice to mercy killing and so on... Â» — Interview avec Gaby Hoffman
  68. ↑ imdb: Soundtracks for Dùmoni
  69. ↑ BrĂŒtal Legend : la tracklist !
  70. ↑ listology.com:40 greatest metal songs

Annexes

Liens externes


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   English World dictionary

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   Deutsch Wikipedia

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