Course a pied

ÔĽŅ
Course a pied

Course à pied

Course à Leer en Allemagne

La course à pied est, avec la marche, l'un des deux modes de locomotion bipèdes de l'homme. Caractérisée par une phase de suspension durant laquelle aucun des deux pieds ne touche le sol, elle permet un déplacement plus économe en énergie que la marche pour des vitesses allant d'environ 6 km/h (ultrafond) - 10 km/h (jogging) à plus de 30 km/h (sprint). Outre sa fonction locomotrice, elle est principalement pratiquée comme sport dans le cadre de l'athlétisme et en tant qu'exercice physique.

Contrairement √† la marche, et au trot et galop des quadrup√®des, elle pr√©sente une efficacit√© √©nerg√©tique peu d√©pendante de la vitesse (environ 200 mL d'oxyg√®ne par kilogramme et par kilom√®tre) ce qui permet un grand √©ventail de vitesses de locomotion. La course fait de l'homme un pi√®tre sprinter en comparaison des mammif√®res quadrup√®des mais lui conf√®re une grande endurance, absente chez les autres primates et rare chez les mammif√®res. Ces capacit√©s sont li√©es √† une √©volution anatomique apparue dans le genre homo ; la question de savoir si l'apparition de l'endurance √† la course est un trait de l'√©volution ou un effet collat√©ral de celle-ci reste ouverte.[1]

Sommaire

La course à pied au sens de l'athlétisme

La course à pied est un sport consistant à courir sur des distances plus ou moins longues. Les compétitions peuvent se pratiquer sur une piste d'athlétisme, sur route ou sur divers terrains naturels. En France, les compétiteurs doivent être licenciés ou fournir un certificat médical aux organisateurs pour des raisons d’assurance.

Selon les distances parcourues et la vitesse, le type d'effort fourni est différent, il y a:

  • Les courses en a√©robie, l'oxyg√®ne (par l'ATP) n√©cessaire aux muscles est fourni par la respiration cellulaire (par exemple course lente sur 10km).
  • Les courses en ana√©robie, l'oxyg√®ne (par l'ATP) n√©cessaire aux muscles est fourni par la fermentation lactique (par exemple course rapide sur 200m).

Les courses sur piste vont du 60 m au 10 000 m, les courses de cross-country, de 4 à 12 km. Les courses sur route peuvent être de n'importe quelle distance, mais les distances courantes sont le 5 km, le 10 km, le semi-marathon (21,1 km) et le marathon (42,195 km). L'épreuve de 100 km est une épreuve de course à pied appartenant à la famille du grand-fond. Le plus mythique des 100 km français, discipline assez confidentielle (moins de 2 000 coureurs) est celui de Millau.

Les compétitions de courses à pied, piste ou route sont soumises, pour la France, aux règles de la Fédération Française d'Athlétisme et à l'international par l'IAAF. Elles sont ouvertes à l'handisport. D'autres fédérations sont concernées par les épreuves multi-disciplines, comme le triathlon, le Pentathlon moderne, le raid nature et la course d'orientation (course et lecture de carte).

Courses de sprint

Article d√©taill√© : Sprint (athl√©tisme).

Courses de demi-fond

Article d√©taill√© : demi-fond.

Courses de fond

Articles d√©taill√©s : Course de fond, Marathon (sport), Trail et Ultrafond.

Compétition, Technique, Bio-mécanique

Compétition

  • La comp√©tition est le lieu d'aboutissement de l'entra√ģnement, la confrontation avec l'autre ou avec ses performances ant√©c√©dentes, pour l'amateur. C'est le lieu o√Ļ se joue la notori√©t√©, le salaire et les contrats des professionnels (voir sport professionnel, √Čconomie du sport).
  • Avant la comp√©tition, il est recommand√© de ne pas manger les 3 heures la pr√©c√©dant, et de boire une gorg√©e d'eau toutes les 15 minutes pour ne pas se d√©shydrater.
  • Le coureur se pr√©sente au d√©part muni de son dossard. Ce dernier est fix√© par des √©pingles de suret√©, sur le dos pour les courses jusqu'au 400m, sur la poitrine pour les courses sup√©rieures au 400m. Ceci pour favoriser la lecture des juges, en effet les coureurs de sprint une fois pass√©s la ligne d'arriv√©e se pr√©sentent de dos aux juges (course en couloirs). Par contre, les coureurs de fond et de demi-fond sur piste passent la ligne d'arriv√©e plusieurs fois de face et sont ainsi vus de loin par les juges charg√©s du classement (course en peloton).
  • Apr√®s la comp√©tition, il est recommand√© de faire un footing de r√©cup√©ration √† vitesse lente pour aider √† d√©barrasser les muscles des toxines[r√©f. n√©cessaire], il faut aussi se r√©hydrater.

Entra√ģnement

  • La course se pratique le plus souvent √† l‚Äôext√©rieur. Sauf dans les communes dot√©es de stade couvert, le coureur est tributaire de la m√©t√©orologie, mais une tenue adapt√©e permet de courir par tous les temps. Un bonnet, des gants et un sweat-shirt, ou un coupe-vent, suffisent √† soutenir des temp√©ratures n√©gatives. Une casquette et une bouteille d‚Äôeau dans un petit sac suffisent par une chaleur inf√©rieure √† 30¬į.
  • Les s√©ances sont tr√®s vari√©es. Une s√©ance peut se d√©rouler au moins en trois temps : √©chauffement √† faible vitesse, s√©ance sp√©cifique puis √©tirements et r√©cup√©ration √† faible vitesse. De nombreux types de s√©ances existent et peuvent se pratiquer en alternance: fartlek, fractionn√© en blocs identiques ou en pyramide, PPG (pr√©paration physique g√©n√©rale), c√ītes, seuil ana√©robie, endurance, d√©crassage (endurance lente),s√©ance en ana√©robie lactique, musculation.
  • En club, l'encadrement est fait par des √©ducateurs sportifs dipl√īm√©s ou non. Pour les coureurs non licenci√©s des revues sp√©cialis√©es proposent des plans d'entra√ģnement selon les objectifs fix√©s (niveau de l'athl√®te, distance vis√©e, nombre de s√©ances hebdomadaires).

√Čquipement

  • La course exige tr√®s peu d'√©quipement : un short, un tee-shirt, et une paire de chaussures de sport, et pour la course sur piste des chaussures √† pointes de longueur variables selon les terrains. L'√©poque est loin des coureurs en pantalon, un mouchoir sur la t√™te (voir Michel Th√©ato en 1900). Ce sont les chaussures de course sur route qui ont fortement progress√© en terme technique depuis les ann√©es 1970 (boom du jogging). Les chaussures sont devenues sp√©cifiques au point de vue anatomique (coureur lourd, pronateur, supinateur, plusieurs largeurs de pieds, demi-pointure) ou au point de vue de l‚Äôutilisation (comp√©tition donc plus l√©g√®res mais fragiles, tous-terrain donc crant√©es et plus lourdes, montantes pour la course d‚Äôorientation). Les coureurs anonymes paient assez chers cet √©quipement tandis que les coureurs les plus connus sont sponsoris√©s par ces marques. Les lunettes ont fait leur apparition dans l‚Äô√©quipement pour la protection contre le vent et les insectes, l'isolement psychologique vis √† vis des adversaires (concentration). Pour les coureurs de haut niveau, c'est aussi un accessoire affichage de sponsor, comme le tatouage temporaire. En m√™me temps que les chaussures, le textile a √©volu√©, le traditionnel coton laissant la place √† des mati√®res respirantes et l√©g√®res tel le Gore-Tex, et √† des coupes de plus en plus techniques.
  • Voir √©quipementier sportif, Adidas, Asics, Brooks, D√©cathlon, Diadora, Mizuno, New Balance, Nike, Puma, Saucony,

Matériel

  • Le coureur se dote parfois d‚Äôun cardiofr√©quencem√®tre[2], ou d‚Äôune montre signalant des temps de passage par des bip. Le cardiofr√©quencem√®tre estime assez bien la d√©pense en calories, la fr√©quence cardiaque moyenne, minimal et maximale atteinte.[r√©f. n√©cessaire]
  • Pour calculer la distance parcourue, le plus simple est de courir sur un terrain mesur√© au pr√©alable, certains coureurs utilisent un podom√®tre et de plus en plus le GPS. Il existe √©galement un nouveau dispositif qui s'appelle le kit Nike+iPod. Des sites comme calcul d'itin√©raire ou openrunner.com permettent de calculer la distance d'un parcours √† partir de cartes satellites.
  • Le tapis roulant permet une pratique √† l‚Äôint√©rieur, m√™me si l‚Äôoxyg√©nation est souvent insuffisante dans les salles.

Vitesse, Chronométrage et Test

  • La vitesse est la distance parcourue divis√©e par le temps. Elle d√©pend de deux facteurs principaux, l'amplitude et la fr√©quence de la foul√©e. L'amplitude varie de moins d'1m (√† 7km/h environ) √† plus de 2,20m (√† 25km/h). La fr√©quence varie de 3 √† 5 foul√©es par seconde. La vitesse moyenne sur une √©preuve d√©pend du style (rendement √©nerg√©tique), de la tactique (respect du train), des capacit√©s physiologiques acquises √† l'entra√ģnement (efficacit√© neuro-musculaire) et de la motivation (d√©passement de soi, reconnaissance, encouragement des supporters). La course √©tant principalement un d√©placement en translation, le geste actif est recherch√© le plus possible dans l'axe du d√©placement. Les flexions, les rotations du corps sont √©vit√©es, pour cela un travail technique est fait ainsi qu'un bon gainage. Voir aussi l'article Mouvement (anatomie).
  • Voici quelques ordres de grandeur en termes de vitesse


Vitesse en mn/km Vitesse en km/h Temps au 10000m Temps au marathon
3 20 30' 2h06'
4 15 40' 2h48'
5 12 50' 3h31'
6 10 1h00 4h14
  • Le chronom√©trage est manuel (au 10¬į de s) ou √©lectrique (au 100¬į de s). L'√©cart entre le temps manuel et le temps √©lectrique pour comparer des records est de 24/100 de s. Sur route les coureurs sont dot√©s d'une puce √©lectronique, le chrono se d√©clenche au passage de la ligne de d√©part et s'arr√™te √† la ligne d'arriv√©e.
  • Test pour coureurs ou non coureurs:
    • Pour les coureurs de haut niveau ou √Ęg√©s, un test √† l'effort, voire un √©lectrocardiogramme est utile au d√©pistage de malformations.
    • Pour les candidats √† des concours, la course est souvent utilis√©e pour tester l'aptitude physique g√©n√©rale : voir test de Cooper.

Distance, genre et catégories

  • Les distances √©voluent pour des raisons de physiologie, de mode ou de norme . Pour des raisons physiologiques (√©preuves lactiques) par exemple le 400m est interdit au moins de 16 ans, et le 600m a √©t√© supprim√©. Le 25km a disparu dans les ann√©es 1990, lui, au profit du semi-marathon, et le 10km s'est d√©velopp√©. Il y a un √Ęge plancher pour participer aux courses sur route. Les enfants de moins de 14 ans ne doivent pas participer √† celles de plus de 5 km pour des raisons de croissance osseuse.
  • Les √©preuves en yard ou en mile ont √©t√© petit √† petit remplac√©es par les distances proches en m√®tres ou kilom√®tres, maintenant la norme internationale.
  • La course sur route est une des rares disciplines sportives qui pratique la mixit√© des genres (f√©minin et masculin). Le classement s'√©tablit en trois cat√©gories: le scratch (classement g√©n√©ral), le classement des hommes et le classement des femmes. Par contre les dotations sont souvent plus faibles pour les podiums f√©minins que pour les masculins.

Le geste et la respiration du coureur

  • Le geste du coureur est diff√©rent selon l'allure. La propulsion est assur√©e par la pose du pied. En sprint, le contact au sol est rapide, impulsif, l'avant-pied √† plat, en mouvement de griff√©. En fond, le contact au sol est long, souple, d√©roul√© du talon √† la pointe.
    La foul√©e peut √™tre rasante ou a√©rienne, mais la force de propulsion est transmise au moment du contact au sol, donc la suspension est un moment non moteur. Toutefois, il est n√©cessaire de coordonner en permanence le mouvement des bras en opposition du mouvement des jambes. La jambe d'appui cr√©e le mouvement du cycle arri√®re, la jambe libre cr√©e le mouvement du cycle avant. La position id√©ale du corps est en angle tr√®s l√©ger en avant de la verticale, en extension non cambr√©e. La fluidit√© est le compromis entre la pouss√©e verticale, le mouvement alternatif proche de la rotation (des bras et jambes) et le mouvement g√©n√©ral en translation vers l'avant.Il existe donc deux phases diff√©rentes dans la foul√©e :
    • La propulsion : Le pied arri√®re est en appui au sol, les articulations cheville, genou, hanche sont sollicit√©es, le bras oppos√© est en avant. Cette phase est puissante, les muscles sont en tension, la cuisse propulse vigoureusement, le dos reste gain√©. Le pied avant est en l'air.
    • La suspension : La jambe avant est en l'air, le genou va loin, puis le pied se pr√©pare au contact au sol, le bras oppos√© est en arri√®re en √©querre.
  • La respiration du coureur est un √©l√©ment important dans l'apport d'√©nergie, car l'oxyg√®ne transform√© en glycog√®ne est la source d'√©nergie du muscle. Seul le 100 m√®tres peut se courir en apn√©e sans garantie d'ailleurs d'un r√©sultat rentable. Sachant que la fili√®re ana√©robie lactique dure au maximum trois minutes, le coureur doit caler sa respiration ad√©quate (inspiration, expiration) d√®s le d√©but de la course. Les plus grandes capacit√©s pulmonaires sont de 7 litres, mais le rendement en course d√©pend plus encore de la VO2Max.
Images par étapes d'une fillette en train de courir

M√©dical, blessure, surentra√ģnement

  • √Ä dose raisonnable, la course √† pied est b√©n√©fique au plan physiologique et psychique. Une pratique r√©guli√®re am√©liore la condition physique, l'√©tat cardio-vasculaire, la vitalit√©, dynamise le syst√®me immunitaire, augmente la masse osseuse, donc prot√®ge des risques d'ost√©oporose, surtout pour les femmes √Ęg√©es, stabilise les fluctuations hormonales, am√©liore l'humeur (donc : lutte contre la d√©pression) et am√©liore la confiance en soi, r√©duit l'anxi√©t√©, aide √† la perte de poids et affine la silhouette.
  • Sur le plan physique, √† trop forte dose, les nombreux chocs au sol entra√ģnent des troubles. En effet m√™me suivi m√©dicalement le corps souffre, il re√ßoit plus de 40000 impacts par semaine pour un coureur qui pratique 3 s√©ances de 2 heures √† 10km/h. Ceci entra√ģne des troubles mineurs (crampe, point de c√īt√©, contracture) ou plus importants (tendinite, pubalgie, fracture de fatigue). Pour les femmes une trop grande pratique ajoute le risque d'am√©norrh√©e et d'anorexie.
  • Sur le plan psychique, dans la plupart des cas la course de fond fait appel √† une solide et saine autosuggestion, mais la grande r√©p√©tition de ce geste pendulaire d√©bouche dans des cas extr√™mes vers une anesth√©sie hypnotique. Le coureur inconscient de son √©tat peut subir une d√©shydratation, un coup de chaleur, voir une syncope ou pire un coma. L'obligation de courir qui d√©passe ainsi la volont√© consciente de l'athl√®te rel√®ve d'un comportement de d√©pendance (toxicologie) et de surentra√ģnement. Voici une citation de Frank Shorter, m√©daill√© olympique en 1972, dipl√īm√© de Yale en psychologie et sp√©cialis√© en m√©decine : ¬ę Les psychologues ont constat√© que lorsqu'ils couraient, les athl√®tes se pla√ßaient g√©n√©ralement dans un √©tat particulier : l'association ou la dissociation. En dissociation, un athl√®te laisse son esprit vagabonder et la course a tendance √† passer tr√®s vite. Courir avec un baladeur est un bon exemple de dissociation. L'association, elle, privil√©gie la t√Ęche √† accomplir. L'athl√®te est "pr√©sent" mentalement et se concentre sur ses performances, comme lors d'un sprint. ¬Ľ.
  • Il a longtemps √©t√© v√©hicul√© que la course √† pied augmentait l‚Äôarthrose du genou. L‚Äôimpact au sol, important et r√©p√©t√©, cr√©rait des l√©sions sur le cartillage qui deviendrait √† la longue irr√©versibles. La r√©alit√© en est tout autre. En effet, plusieurs √©tudes r√©centes ont d√©montr√© que les coureurs n‚Äôont pas plus d‚Äôarthrose que les non-coureurs (2008-Chakravarty, 2008-Krampla, 2008-Stahi, 2007-Hanna, 2006-Schmitt, 2006-O‚ÄôKane, 2006-Cymet, 2006-Weidekamm, 2005-Weidekamm, 2005-Hohmann, 2005-Lamontagne, 2002-Conaghan). Blaise Dubois, expert en pr√©vention des blessures en course √† pied, [1] explique : "Le cartilage rotulien des coureurs est jusqu‚Äô√† trois fois plus √©pais que celui de leurs confr√®res s√©dentaires. Cela s‚Äôexplique par le simple fait que leur tissu s‚Äôest adapt√© au stress m√©canique. Dans la mesure o√Ļ le stress appliqu√© est progressif et qu‚Äôil ne d√©passe pas la capacit√© d‚Äôadaptation du tissu, un remodelage tissulaire positif se fera. En d‚Äôautres mots, le tissu cartilagineux, qui est un tissu vivant, se reconstruira plus qu‚Äôil ne se d√©gradera. Une force d‚Äôimpact excessive pourrait avoir une certaine influence sur le degr√© de stress cartilagineux et cons√©quemment sur sa d√©g√©n√©rescence. L‚Äôabsorption de la chaussure ou la mollesse de la surface ne changeront par contre pas le stress d‚Äôimpact appliqu√© sur le squelette, contrairement aux m√©canismes intrins√®ques qui jouent un r√īle essentiel (courir en douceur!). Par contre, le cartilage bless√© de fa√ßon traumatique aurait un potentiel de r√©paration tr√®s limit√©. Pour cette raison, certains sports o√Ļ les l√©sions traumatiques par torsion et contacts physiques (soccer, football, etc.) sont plus fr√©quentes pr√©sentent une incidence d‚Äôarthrose plus √©lev√©e."
  • De m√™me, il est parfois constat√© √† l'arr√™t brutal de l'entra√ģnement pour les sportifs de haut niveau, des ph√©nom√®nes de manque.

Objet à l'image de la course à pied

  • Timbres: Plusieurs timbres sont consacr√©s √† la course √† pied, citons notamment
  • √† faire...

Voir articles connexes

Glossaire de l'athlétisme, Records du monde en athlétisme, proprioception, Alimentation du sportif, métabolisme

La course à pied au sens du mode de déplacement

Article d√©taill√© : marche.
  • La course √† pied est globalement une forme acc√©l√©r√©e de la marche. Le terme marche √† pied est un pl√©onasme, alors que le terme course √† pied diff√©rencie la course humaine de toutes les autres formes:
    • courses √† v√©hicule: courses hippiques, courses cyclistes, courses automobiles, courses de kayak...
    • jeux de course: La course pour les enfants c'est d'abord un jeu (jeu du loup). Les adultes continuent de jouer √† la course: voir les courses de gar√ßon de caf√©, course d√©guis√©e qui tiennent plus du d√©fil√© ludique et artistique, ou des marathons en marche arri√®re. Souvent de vrais talents sportifs sont n√©cessaires pour cela (voir marathon de Londres, M√©doc ou Joggling).
  • M√©caniquement, la course est le mode de locomotion naturel de l'√™tre humain apr√®s la marche. Ce d√©placement consiste en appuis alternatifs sur les jambes, en position debout et en ayant au plus un point d'appui en contact avec le sol. Il y a donc une alternance de propulsion au sol et de suspension en l'air, la phase de suspension √©tant absente de la marche.

La course (mythe et fiction)

  • Au m√™me titre que la marche par son mode r√©p√©titif peut avoir une dimension psychologique en cr√©ant un √©tat de conscience particulier, la course a aussi ses adeptes (voir le peuple des tarahumaras).
  • Des hommes se sont mis √† courir pour une cause en recueillant de l'argent. Voir Terry Fox.
  • De nombreux h√©ros courent pour fuir (s‚Äôils sont la proie) ou rattraper (s‚Äôils sont le chasseur). Le h√©ros peut passer d'un r√īle √† l'autre, tant√īt fuyant, tant√īt rattrapant quelque chose ou quelqu'un. Parmi les films, citons: La Mort aux trousses, Marathon man, Le Fugitif, 58 Minutes pour vivre, ou Forrest Gump. La notion de poursuite au cin√©ma s'est ensuite √©tendue aux sc√®nes de course-poursuite avec des moyens de locomotion les plus vari√©s. Le film La Cit√© de la peur contient m√™me une parodie de course-poursuite √† pied puisque le bruitage des chaussures est remplac√© par des bruits de pneus et un joggeur "d√©rout√©" explose comme une voiture.
  • Il y a aussi les films d'athl√©tisme dont le h√©ros est un coureur: Les Chariots de feu (film), Ralph ou Endurance.

Bibliographie

  • R√®glement des √©preuves nationales (√©d. FFA)
  • Revue mensuelle Athl√©magazine (√©d. FFA)
  • Petite encyclop√©die des jeux olympiques, Gaston Meyer (√©d. Encre)
  • L'athl√©tisme, Fabrice Laigret (√©d. Milan)
  • La course √† pied, Roger Bambuck et Jean Marcellin (√©d. Magnard)
  • Courir ! Jogging et course √† pied, Frank Shorter, collection Hachette pratique, 2005 (ISBN 2012349951), traduit par Olivier Cechman, titre original : Running, chez DK Publishing, Inc.

Voir aussi

Liens externes

Notes et références

  1. ‚ÜĎ (en) Dennis M. Bramble1 et Daniel E. Lieberman, Endurance running and the evolution of Homo., Nature 432, 345-352 [lire en ligne]
  2. ‚ÜĎ -Le cardiofr√©quencem√®tre pour un entrainement optimal sur entrainement-sportif. Consult√© le 14 septembre 2009
  • Portail de l‚Äôathl√©tisme Portail de l‚Äôathl√©tisme
Ce document provient de ¬ę Course %C3%A0 pied ¬Ľ.

Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Course a pied de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Course √† pied ‚ÄĒ Course √† Leer en Allemagne La course √† pied est, avec la marche, l un des deux modes de locomotion bip√®des de l homme. Caract√©ris√©e par une phase de suspension durant laquelle aucun des deux pieds ne touche le sol, elle permet un d√©placement plus ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • Course √Ä Pied ‚ÄĒ Course √† Leer en Allemagne La course √† pied est, avec la marche, l un des deux modes de locomotion bip√®des de l homme. Caract√©ris√©e par une phase de suspension durant laquelle aucun des deux pieds ne touche le sol, elle permet un d√©placement plus ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • Course √† pied pieds-nus ‚ÄĒ La course √† pied pieds nus gagne progressivement en popularit√© en marge de la communaut√© de la course √† pied. Les coureurs pieds nus r√īd√©s pr√©f√®rent les surfaces dures aux terrains plus doux (pelouse, plage‚Ķ); quelques uns s aventurent m√™me √†… ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • Trail (course √† pied) ‚ÄĒ Pour les articles homonymes, voir Trail. Le trail, appel√©e √©galement course nature, est une course √† pied qui se d√©roule en nature. Chemin forestier, chemin de montagne, chemin c√ītier (ou chemin des douaniers), chemin agricole, chemin longeant un ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • 24 heures (course √† pied) ‚ÄĒ Les 24 heures sont une √©preuve de course √† pied (ultrafond) qui consiste √† parcourir la plus grande distance en un jour[1]. Les records du monde f√©minins sont tenus par l allemande Sigrid Lomsky sur route (243,657 km) et la hongroise Edit B√©rces… ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • Course p√©destre ‚ÄĒ Course √† pied Course √† Leer en Allemagne La course √† pied est, avec la marche, l un des deux modes de locomotion bip√®des de l homme. Caract√©ris√©e par une phase de suspension durant laquelle aucun des deux pieds ne touche le sol, elle permet un… ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • Course √† pieds ‚ÄĒ Course √† pied Course √† Leer en Allemagne La course √† pied est, avec la marche, l un des deux modes de locomotion bip√®des de l homme. Caract√©ris√©e par une phase de suspension durant laquelle aucun des deux pieds ne touche le sol, elle permet un… ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • PIED ‚ÄĒ Le pied, ou extr√©mit√© libre du membre inf√©rieur, pr√©sente chez l‚Äôhomme une disposition unique. Certes, une analyse superficielle risquerait de le consid√©rer comme une structure en r√©gression. Le pied est, en effet, un assemblage d‚Äô√©l√©ments osseux ‚Ķ   Encyclop√©die Universelle

  • course ‚ÄĒ [ kurs ] n. f. ‚ÄĘ 1553; corse 1213; forme f√©m. de cours, d apr. it. corsa I ‚ô¶ 1 ‚ô¶ Action de courir; mode de locomotion dans lequel les phases d appui unilat√©ral sont s√©par√©es par un intervalle. ‚áí courir. Une course rapide. ‚áí galopade. Au pas de… ‚Ķ   Encyclop√©die Universelle

  • Course D'orientation ‚ÄĒ Pour les articles homonymes, voir Course et Orientation. La course d‚Äôorientation est une activit√© sportive de navigation avec carte et boussole qui se d√©roule en g√©n√©ral dans la for√™t. La forme traditionnelle est une course √† pied de type cross… ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais


Share the article and excerpts

Direct link
… Do a right-click on the link above
and select ‚ÄúCopy Link‚ÄĚ

We are using cookies for the best presentation of our site. Continuing to use this site, you agree with this.