Cordoba (Argentine)

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Cordoba (Argentine)

Córdoba (Argentine)

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Córdoba
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Blason de Córdoba
Données générales
Pays Argentine Argentine
Province Drapeau de la Province de C√≥rdoba C√≥rdoba
Département Capital
Code postal X5000
Indicatif tél. +54 (0) 351, 3543
Date de fondation 6 juillet 1573
Fondateur Jerónimo Luis de Cabrera
Situation géographique et statistique
Argentina location map.svg
Córdoba
Coordonnées
31¬į 24‚Ä≤ 30‚Ä≥ Sud
       64¬į 11‚Ä≤ 02‚Ä≥ Ouest
/ -31.408333, -64.183889
Superficie
576 km²
Altitude
390 m
Population (2001)
1 272 334 hab.
Densité
72,45 hab./km²
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Politique
Maire Daniel Giacomino
Gentilé Cordobés/esa
www.cordoba.gov.ar

Córdoba, fondée sous le nom de Córdoba de La Nueva Andalucía, est une ville du centre-nord de l’Argentine. C'est la capitale de la province de Córdoba. La cathédrale de Córdoba est aussi le siège d'un archidiocèse catholique et donc le centre de la province ecclésiastique correspondante.

Sommaire

Population

Au recensement de 2001, sa population √©tait de 1 272 334 habitants, tandis que celle de l'agglom√©ration du grand C√≥rdoba en comptait 1 368 301. Elle a atteint le million et demi en 2005.

√Čvolution de la population de C√≥rdoba :

Evolution de la population
1573 111 vecinos fundadores (habitants fondateurs)
1600 approx 500
1810 9.080
1870 36 223
1900 72 500
1960 589 153
1980 970 570 (Agglomération: 1.004.929)
1991 1 157 507 (Agglomération: 1.208.554)
2001 1 272 334 (Agglomération: 1.368.301)

Importance culturelle

D√©j√† du temps de la colonisation espagnole, C√≥rdoba √©tait appel√©e en espagnol ¬ę La Docta ¬Ľ (La Docte) pour son Universit√© (UNC) institu√©e en 1612. Elle continue √† m√©riter cette appellation : elle √©tait en 2005 la ville latino-am√©ricaine poss√©dant le plus grand pourcentage d'√©tudiants universitaires par rapport √† sa population totale : 12 % des habitants sont √©tudiants universitaires, une des proportions les plus √©lev√©es du monde.

La ville constitue un important centre culturel, et elle a √©t√© protagoniste de faits historiques importants dans la vie argentine, comme la R√©forme Universitaire de 1918, et ce qu'on a appel√© le ¬ę Cordobazo ¬Ľ, en 1969 : un soul√®vement estudiantin puis populaire qui mena √† la chute du dictateur Juan Carlos Ongan√≠a, puis √† l'√©croulement du r√©gime militaire peu apr√®s.

Le p√©rim√®tre de la vieille ville est construit sur la rive sud du r√≠o Primero (ou Suqu√≠a), au centre d'une vall√©e entour√©e de ravins. L√† se trouve le premier √©difice de l'Universit√©, le Colegio Nacional Monserrat, ainsi que la Cath√©drale de C√≥rdoba, le Cabildo, de nombreuses √©glises et couvents (en majorit√© de style baroque avec cependant des √©l√©ments Renaissance ou romantiques) comme l'√©glise dite "De la Compa√Ī√≠a" (de Jes√ļs), ou encore la maison du vice-roi d'Espagne Rafael de Sobremonte et les catacombes de C√≥rdoba.

Climat

Climogramme de Córdoba

Le climat de Córdoba, comme celui de la plus grande partie de la province, est subtropical humide avec quatre saisons bien marquées.

Les facteurs qui font que la temp√©rature soit en moyenne plus fra√ģche que dans d'autres r√©gions de la plan√®te √† des latitudes semblables sont : l'altitude responsable de plus ou moins deux degr√©s et, surtout, le fait que la province se trouve sur la diagonale √©olienne des vents appel√©s pamperos, vents froids qui soufflent du sud-ouest et qui proviennent de l'Antarctique. D'autre part, √©tant donn√©e la continentalit√©, les variations ou amplitudes thermiques sont plus fortes que sur le littoral, √† Buenos Aires par exemple, en m√™me temps que le niveau des pr√©cipitations annuelles moyennes y est plus faible : 750 mm par an.

La temp√©rature annuelle moyenne (pond√©r√©e pour tout le XXe si√®cle) est de 18 ¬įC. En janvier, mois le plus chaud de l'√©t√© austral, les temp√©ratures oscillent entre 17 ¬įC et 31 ¬įC, avec de fortes diff√©rences thermiques entre le jour et la nuit. En juillet, mois le plus froid de l'hiver austral, les temp√©ratures moyennes oscillent entre 4 ¬įC et 19 ¬įC, avec des gel√©es fr√©quentes et, occasionnellement mais rarement, des chutes de neige, m√™me en plein centre ville.

Iglesia de los Capuchinos à Córdoba
Le Cabildo de Córdoba à la Plaza San Martín - on distingue à l'arrière-plan les tours de la cathédrale toute proche
Un petit lac dans le Parque Sarmiento

√Čtant donn√©e l'extension de l'agglom√©ration urbaine, il existe en outre une diff√©rence de 5 ¬įC ou plus entre les quartiers du centre et la p√©riph√©rie appel√©e "las afueras". L'aire centrale, √©difi√©e bien plus dens√©ment, est ainsi le noyau d'une tr√®s importante √ģle de chaleur. On y retrouve aussi des ph√©nom√®nes de "smog", avec des cons√©quences fort d√©sagr√©ables pour la sant√© des personnes sensibles.

Histoire

La ville fut fond√©e le 6 juillet 1573 par Jer√≥nimo Luis de Cabrera, sous le nom de C√≥rdoba de la Nueva Andaluc√≠a. Elle fut d'abord √©difi√©e sur le site appel√© Quisquisacate, ce qui semble correspondre au quartier actuel de Yapey√ļ. Peu de temps apr√®s, elle fut transf√©r√©e sur son site actuel o√Ļ elle acquit une population stable et o√Ļ son √©conomie commen√ßa rapidement √† devenir florissante, gr√Ęce au commerce avec les cit√©s du nord. C'est un des facteurs pour lesquels on constitua dans la ville, pendant une bonne partie de l'√®re coloniale la "Aduana Seca de C√≥rdoba" (douane s√®che de C√≥rdoba), transf√©r√©e √† Jujuy √† la fin du XVIIIe si√®cle.

En 1580 on commença la construction de la belle cathédrale de Córdoba, terminée bien plus tard, en 1758.

En 1610 on fonda le collège Colegio Máximo dont dériva en 1613 l'Université de Córdoba (nommée aujourd'hui Universidad Nacional de Córdoba), la plus ancienne du pays, qui a valu à la ville son surnom de la Docta. En 1782 elle devint la capitale de l'intendance de Córdoba del Tucumán, qui en plus du territoire de la province de Córdoba, incluait ceux des provinces de San Luis, Mendoza, San Juan, la Rioja et une grande partie de Santiago del Estero.

Ses fronti√®res avec l'intendance de Buenos Aires correspondaient en grande partie aux limites actuelles avec la province de Santa Fe : des lignes qui couraient depuis deux lieues √† l'est du fortin Morteros, et imm√©diatement √† l'est de la localit√© de Cruz Alta, jusqu'au fortin de Melincu√©. De l√† vers le sud, la d√©limitation √©tait impr√©cise, car le territoire √©tait sous contr√īle des indiens pampas.

En 1806, la ville fut la capitale provisoire de la vice-royauté du Río de la Plata, étant donné que vice-roi Rafael de Sobremonte qui fuyait les invasions anglaises s'y réfugia. Après la prise de la capitale par l'ennemi, un important corps militaire partit de la ville de Córdoba et participa aux actions de la reconquête de la ville de Buenos Aires.

En 1810, la ville fut le centre des "realistas" ou "royalistes", dirigés par l'ancien vice-roi d'origine poitevine Jacques de Liniers, dans l'intention de faire avorter la Révolution de mai. Mais ils furent mis en déroute par les troupes envoyées depuis Buenos Aires et Santa Fe vers le haut Pérou (région occidentale de l'actuelle Bolivie), avec l'aide de la plus grande partie de la population cordobèse. Fait prisonnier le malheureux Jacques de Liniers, héros de la résistance de Buenos Aires contre les troupes anglaises, fut exécuté.

En 1823, Juan Bautista Bustos, gouverneur de tendance f√©d√©raliste de la province de C√≥rdoba, suscita la r√©union d'un Congr√®s Constituant, afin de r√©diger une Constitution pour la Nation, mais la faction dirig√©e par Bernardino Rivadavia √† Buenos Aires ne participa pas √† ce congr√®s, et de ce fait on ne put √©tablir une constitution pour toute l'Argentine. Pendant la guerre contre le Br√©sil, au autre natif de C√≥rdoba se distingua : le g√©n√©ral Jos√© Mar√≠a Paz, qui se rendit c√©l√®bre comme strat√®ge.

En 1829, Paz qui suite √† de vieilles disputes se consid√©rait offens√© par Bustos, d√©fit son rival √† la bataille de San Roque, puis les troupes r√©unies de Bustos et du caudillo Juan Facundo Quiroga √† la bataille de La Tablada (un caudillo est un chef militaire et politique local aux pouvoirs quasi absolus - on peut le comparer √† un seigneur de la guerre). Ces victoires, ainsi que celle d'Oncativo donn√®rent √† Paz le contr√īle de la ville de C√≥rdoba, de la province et d'une grande partie d'autres provinces. Paz essaya d'organiser un gouvernement ¬ę unitaire ¬Ľ qui, paradoxalement, comportait des √©l√©ments de f√©d√©ralisme. Mais le contr√īle de la ville et de la province par les ¬ę unitaires ¬Ľ dirig√©s par Paz, se termina lorsque ce dernier fut surpris et captur√© par ses adversaires f√©d√©ralistes. Il fut emprisonn√© dans les environs de la ville cordob√®se de San Francisco, presqu'√† la fronti√®re de la province de Santa Fe.

√Čconomie

Traditionnellement la prosp√©rit√© de C√≥rdoba a √©t√© li√©e √† ses richesses naturelles, mini√®res, agricoles et d'√©levage. La ville ajouta progressivement de nouvelles bases de prosp√©rit√© √† son √©conomie, et progressa dans la voie de l'industrialisation, surtout au XXe si√®cle.

√Ä partir de la d√©cennie des ann√©es 1950, fut cr√©√© et se d√©veloppa le p√īle industriel de la ville (automobiles, tracteurs, locomotives, moteurs pour bateaux, avions, meubles, industrie alimentaire). Toute l'√©conomie entra cependant en crise dans les ann√©es 1990, comme le reste de l'industrie du pays.

Une fois pass√©e la grave crise de 2002 dont l'Argentine a tant souffert, C√≥rdoba a ressurgi r√©cemment comme p√īle industriel important dans le pays. Gr√Ęce √† la haute rentabilit√© des activit√©s agraires et d'√©levage, C√≥rdoba a connu une forte croissance √©conomique √† partir de 2004. Le red√©marrage de la construction d'immeubles de tout type, l'expansion du secteur commercial (impuls√© par une plus forte consommation), l'am√©lioration de la capacit√© productive et l'installation de nouvelles entreprises et PYMES (petites et moyennes entreprises) ont donn√© √† nouveau √† la ville de C√≥rdoba la force √©conomique qui √©tait la sienne avant la crise.

En 2006, le secteur technologique se trouve en pleine expansion, aliment√©e par les nouvelles entreprises √† capital national et l'implantation de filiales √©trang√®res. Parmi ces derni√®res, on remarque un goupe tr√®s important qui offre au march√© d'excellents produits √† des prix comp√©titifs, gr√Ęce aux bas salaires de son personnel. On pr√©voit que pour 2008, la ville de C√≥rdoba aura √©tabli le p√īle technologique le plus grand du pays.

Transports

C√≥rdoba poss√©de un a√©roport (Pajas blancas, code AITA : COR).

Un train √† grande vitesse devait reli√© C√≥rdoba √† Buenos Aires sur 800 km. Un accord avait √©t√© sign√© en avril 2008 avec l'entreprise fran√ßaise Alstom et l‚Äôentreprise espagnole Isolux et les entreprises argentines Iecsa et Emepa. Mais le projet a √©t√© arr√™t√© par la crise financi√®re[1].

Patrimoine historique

Ensemble et les estancias j√©suites de C√≥rdoba 1
Patrimoine mondial
√Čglise de la Compagnie de J√©sus, la plus vieille √©glise d'Argentine.

√Čglise de la Compagnie de J√©sus, la plus vieille √©glise d'Argentine.

Latitude
Longitude
31¬į 25‚Ä≤ 14‚Ä≥ Sud
       64¬į 11‚Ä≤ 28‚Ä≥ Ouest
/ -31.42056, -64.19111
Pays Argentine Argentine
Type Culturel
Critères ii, iv
Subdivision Province de Córdoba
No  identification (ID) 995
R√©gion 2 Am√©rique latine et Cara√Įbes
Ann√©e d‚Äôinscription 2000 (24e session)

1 Descriptif officiel (UNESCO)
2 Classification UNESCO

World Heritage Emblem.svg
Documentation du modèle

À Córdoba se trouvent conservés de nombreux monuments historiques liés au passé colonial, et en particulier des églises catholiques.

Le plus connu de ces monuments est la Manzana Jesu√≠tica (cit√© j√©suitique : l'universit√©, l'√©glise, la r√©sidence de la Compagnie de J√©sus et le coll√®ge, avec les cinq ¬ę estancias ¬Ľ), qui fut d√©clar√©e Patrimoine de l' Humanit√© par l'UNESCO en 2000 [2].

Cet ensemble consiste en un groupe d'√©tablissements avec des √©difices construits par les j√©suites durant le XVIIe si√®cle : le Colegio Nacional de Montserrat, l'√©glise de la Compagnie de J√©sus, et l'ancienne Universit√© (actuellement, mus√©e historique de l'Universit√© Nationale de C√≥rdoba).

En 2006, la ville de Córdoba a été déclarée Capitale Américaine de la Culture, par l'organisation de même nom, pour la richesse culturelle, intellectuelle et sociale dont elle est empreinte.

Province ecclésiastique de Córdoba

L'archev√™que catholique de C√≥rdoba est √† la t√™te d'une province eccl√©siastique comprenant l'archidioc√®se et cinq dioc√®ses suffrageants. Ce sont les dioc√®ses suivants :

  • Archidioc√®se de C√≥rdoba
  • Dioc√®se de Cruz del Eje
  • Dioc√®se de De√°n Funes
  • Dioc√®se de Villa de la Concepci√≥n del R√≠o Cuarto
  • Dioc√®se de San Francisco
  • Dioc√®se de Villa Mar√≠a
Article d√©taill√© : Cath√©drale de C√≥rdoba (Argentine).

Voir aussi

Notes et références

  1. ‚ÜĎ ¬ę Le Projet de TGV entre Buenos Aires et Cordoba stopp√© par la crise financi√®re ¬Ľ sur le site CALPA [1]

Liens externes

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