Conservatisme

ï»ż
Conservatisme
Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la philosophie politique. Pour les autres significations, voir Conservatisme (homonymie).

Le conservatisme est une philosophie politique qui est en faveur des valeurs traditionnelles et qui s'oppose au progressisme ainsi qu'au courant réactionnaire. Les cultures ayant chacune des valeurs différentes, les conservateurs selon leur culture ont des buts différents. Mais tous les conservateurs promeuvent la défense (statu quo) ou le retour à des valeurs établies (statu quo ante). Pour Michael Freeden le conservatisme croit seulement en un changement limité de ce qui est naturel ou organique aussi, pour lui, l'ordre social est indépendant de la volonté humaine [1]

Le terme vient de « conserver Â» ; du latin conservare, « maintenir, observer (une loi, une coutume) Â» composĂ© de servare « prĂ©server, garder Â». Bien que ce ne soit une idĂ©ologie en soi, le conservatisme est une philosophie politique dont les idĂ©es Ă  dĂ©fendre sont en grande partie liĂ©es Ă  leur contexte d'existence. Il est dĂ©fini en partie par son emphase de la tradition comme source de sagesse bien au-delĂ  de ce qui peut ĂȘtre dĂ©montrĂ© ou explicitement Ă©tabli. Il se fonde sur la conservation dÂŽun ordre prĂ©Ă©tabli, selon les conventions, chacun Ă  sa place.

Sommaire

Développement de la pensée

Le conservatisme n'a pas produit ni ne tend Ă  produire des traitĂ©s de systĂšme comme le LĂ©viathan de Thomas Hobbes ou le Two Treatises of Government de John Locke. À cause de cela, ce que veut dire « ĂȘtre conservateur Â» a souvent Ă©tĂ© l'objet d'un dĂ©bat, embourbĂ© par l'association de nombreux (et souvent antinomiques) partis politiques et idĂ©ologies. L'Ă©rudit R. J. White dĂ©clara ainsi :

« Mettre le conservatisme en bouteille et l'Ă©tiqueter est comme essayer de liquĂ©fier l'atmosphĂšre
 La difficultĂ© vient de la nature de la chose. Le conservatisme est moins une doctrine politique qu'une habitude de l'esprit, une maniĂšre de ressentir, un mode de vie. Â»[2]

Bien que la pensĂ©e politique, depuis ses tout dĂ©buts, contienne de nombreux traits que l'on pourrait qualifier rĂ©trospectivement de conservateurs, ce n'est qu'au siĂšcle des LumiĂšres, en particulier dans les rĂ©actions aux Ă©vĂšnements entourant la RĂ©volution française de 1789, que le conservatisme commença Ă  se rĂ©vĂ©ler comme une attitude distincte ou une maniĂšre de penser. Beaucoup suggĂšrent une naissance plus prĂ©coce d'une disposition conservatrice, dans les suites de la RĂ©forme, spĂ©cialement dans les Ɠuvres du thĂ©ologien anglican Richard Hooker promouvant la modĂ©ration dans l'Ă©quilibre politique des intĂ©rĂȘts vers les buts d'harmonie sociale et de bien commun. Mais ce n'est qu'Ă  partir de la polĂ©mique d'Edmund Burke — RĂ©flexions sur la RĂ©volution de France — que le conservatisme gagna une rĂ©elle influence.

Edmund Burke (1729-1797)

L'homme d'État anglo-irlandais Edmund Burke, qui combattit avec tant de rage la RĂ©volution française, sympathisa d'abord avec certaines revendications de la RĂ©volution amĂ©ricaine. Cette tradition conservatrice classique insiste souvent sur le fait que le conservatisme n'a pas d'idĂ©ologie, dans le sens d'un programme utopique. Burke dĂ©veloppa ses idĂ©es en rĂ©action Ă  l'idĂ©e « des LumiĂšres Â» d'une sociĂ©tĂ© guidĂ©e par une raison abstraite. MĂȘme s'il n'a pas utilisĂ© le terme, il anticipa la critique du modernisme, qui fut pour la premiĂšre fois utilisĂ©e Ă  la fin du XIXe siĂšcle par le religieux conservateur nĂ©erlandais Abraham Kuyper. Burke Ă©tait en conflit avec les LumiĂšres, et plaidait Ă  la place pour les valeurs de la tradition.

Certains hommes, plaidait Burke, ont moins de raison que d'autres, et donc certains hommes mettraient en place de pires gouvernements que d'autres s'ils se fondaient sur la raison. Pour Burke, la mise en place d'un gouvernement ne peut s'appuyer sur des abstractions comme la « Raison Â», mais sur le dĂ©veloppement historique de l'État et des autres institutions importantes de la sociĂ©tĂ© comme la famille ou l'Église.

« We are afraid to put men to live and trade each on his own private stock of reason, because we suspect that this stock in each man is small, and that the individuals would do better to avail themselves of the general bank and capital of nations and ages. Many of our men of speculation, instead of exploding general prejudices, employ their sagacity to discover the latent wisdom which prevails in them. If they find what they seek, and they seldom fail, they think it more wise to continue the prejudice, with the reason involved, than to cast away the coat of prejudice, and to leave nothing but naked reason; because prejudice, with its reason, has a motive to give action to that reason, and an affection which will give it permanence. Â»

Burke argumentait que la tradition est une base plus solide que les choses purement abstraites (comme la « Raison Â»). La tradition se forme avec la sagesse de plusieurs gĂ©nĂ©rations et les alĂ©as du temps, alors que la « Raison Â» peut n'ĂȘtre que le masque des prĂ©fĂ©rences d'un seul homme, et qu'elle reprĂ©sente au mieux la sagesse non testĂ©e d'une gĂ©nĂ©ration. Toute valeur ou institution existante qui est passĂ©e au travers de l'influence correctrice des expĂ©riences passĂ©es doit ĂȘtre respectĂ©e.

Cependant, les conservateurs ne rejettent pas le changement ; comme Burke l'a Ă©crit, « Un État qui n’a pas les moyens d’effectuer des changements n’a pas les moyens de se maintenir[3] Â». Cependant, ils insistent pour que le changement soit organique, plutĂŽt que rĂ©volutionnaire : une tentative de modifier la toile complexe des interactions humaines qui forme la sociĂ©tĂ© humaine, dans le but de mettre en pratique une doctrine ou une thĂ©orie, court le risque de se voir passer sous la dure loi de l'effet pervers. Burke recommanda la vigilance contre la possibilitĂ© d'alĂ©as moraux. Pour les conservateurs, la sociĂ©tĂ© est quelque chose d'enracinĂ© et d'organique : tenter de l'enlever ou de la modifier pour les plans d'un quelconque idĂ©ologue, c'est s'attirer de grands dĂ©sastres non prĂ©dits.

Les conservateurs prĂŽnent fortement le droit Ă  la propriĂ©tĂ©. Carl B. Cone, dans Burke and the Nature of Politics[4], souligna que ce point de vue, exprimĂ© comme une philosophie, servait Ă©galement les intĂ©rĂȘts des gens impliquĂ©s

« As Burke had declared
 this law
 encroached upon property rights
 . To the eighteenth century Whig, nothing was more sacred than the rights of property, 
 the protest could not be entirely frank, and it masked personal interests behind lofty principles. These principles were not hypocritically pronounced, but they did not reveal the financial interests of Rockingham, Burke, and other persons who opposed the East India legislation as members of parliament, as holders of East India stock
 Â»

Benjamin Disraeli (1804-1881)

Benjamin Disraeli, lui-mĂȘme un membre du parti conservateur en Angleterre, Ă©crivit en 1845 qu’« un gouvernement conservateur est une hypocrisie organisĂ©e[5] Â». Il fit ce commentaire lorsque le parti conservateur se fut divisĂ© en deux groupes, selon que ses membres avaient ou non profitĂ© personnellement de l'abolition des Corn Laws[6].

À la fin de la pĂ©riode napolĂ©onienne, le CongrĂšs de Vienne marqua le dĂ©but d'une rĂ©action conservatrice en Europe pour contenir les forces libĂ©rales et nationalistes relĂąchĂ©es par la RĂ©volution française. Les historiens Will et Ariel Durant dĂ©crivent la philosophie conservatrice de cette Ă©poque comme « dĂ©fendre la nĂ©cessitĂ© de la religion, la sagesse de la tradition, l'autoritĂ© de la famille, les avantages d'une monarchie lĂ©gitime, et le besoin constant de maintenir les digues politiques, morales et Ă©conomiques contre la mer toujours houleuse de l'ignorance populaire, de la cupiditĂ©, de la violence, du barbarisme et de la fertilitĂ©[7] Â». Le Vicomte Louis de Bonald dĂ©termina les principes du conservatisme français dans la ThĂ©orie du pouvoir politique et religieux en 1796 : « monarchie absolue, aristocratie hĂ©rĂ©ditaire, autoritĂ© patriarcale dans la famille, et la souverainetĂ© morale et religieuse des papes sur tous les rois de la ChrĂ©tientĂ©[8]. Â» Avec Louis de Bonald, Joseph de Maistre fut le porte-parole le plus influent du conservatisme contre-rĂ©volutionnaire, avec une emphase sur la monarchie comme sauvegarde de l'ordre dans la sociĂ©tĂ© ; le mouvement lĂ©gitimiste est l'incarnation politique de cette pensĂ©e conservatrice de l'Ă©poque.

Aspects du conservatisme

Comme toute philosophie politique, le conservatisme s'intéresse non seulement au fonctionnement des institutions politiques mais également à tous les autres aspects de la vie humaine.

Aspects culturel et social

Le conservatisme culturel est une philosophie qui encourage la prĂ©servation de l'hĂ©ritage d'une nation ou d'une culture. La culture en question peut ĂȘtre aussi large que la culture occidentale ou la civilisation chinoise ou ĂȘtre aussi petite que le Tibet. Les conservateurs culturels essayent d'adapter des normes transmises par le passĂ©. Les normes peuvent ĂȘtre romantiques, comme les mouvements contre le systĂšme mĂ©trique qui demandent la sauvegarde du systĂšme de poids et de mesures au Royaume-Uni ou au Canada. Elles peuvent ĂȘtre institutionnelles : en Occident, cela inclut aussi bien la chevalerie et le fĂ©odalisme que le capitalisme, la laĂŻcitĂ© et l'État de droit.

Selon une branche du conservatisme culturel appelĂ©e conservatisme social, les normes peuvent ĂȘtre Ă©galement morales. Par exemple dans certaines cultures, des pratiques telles que l'homosexualitĂ© sont jugĂ©es mauvaises. Dans d'autres cultures, les femmes qui montrent leur visage ou leurs membres en public sont considĂ©rĂ©es comme immorales, et les conservateurs dans ces cultures soutiennent souvent des lois interdisant de telles pratiques. D'autres conservateurs tiennent une approche plus positive, en soutenant des lois du bon samaritain - des lois requĂ©rant de la charitĂ© - si leur culture considĂšre ses actes comme moraux.

Les conservateurs culturels argumentent souvent que les vieilles institutions se sont adaptées à des lieux ou des cultures particuliers et qu'il faudrait donc laisser perdurer. Selon qu'ils soient plus ou moins universalisants (ou sceptiques), les conservateurs culturels peuvent ou ne peuvent pas accepter des cultures qui diffÚrent de la leur. De nombreux conservateurs croient en une moralité universelle, mais d'autres admettent que des codes moraux peuvent différer d'une nation à une autre, et qu'ils ne devraient essayer de supporter leurs codes moraux que dans leur propre culture. C'est ainsi qu'un conservateur culturel peut douter que les larges idéaux français sont appropriés en Allemagne.

Aspect religieux

Les conservateurs religieux cherchent Ă  prĂ©server les enseignements de certaines religions particuliĂšres, quelquefois en proclamant la valeur de ces enseignements, d'autres fois en cherchant Ă  donner force de loi Ă  ces enseignements. Le conservatisme religieux peut encourager, ou ĂȘtre encouragĂ© par, des coutumes sĂ©culiĂšres. Dans d'autres lieux ou Ă  d'autres Ă©poques, le conservatisme religieux peut se trouver lui-mĂȘme en dĂ©saccord avec la culture dans laquelle se trouvent les croyants. Dans certaines cultures, il y a des conflits entre deux ou plusieurs groupes de conservateurs religieux, chacun dĂ©clarant que leur vue est correcte et que celles de leurs opposants sont fausses.

Des gouvernements conservateurs influencés par des conservateurs religieux peuvent promouvoir par de larges campagnes le retour à des valeurs traditionnelles. Un exemple moderne est la campagne «Back to Basics» du Premier Ministre britannique John Major. Dans l'Union Européenne, une campagne conservatrice tenta de spécifier certaines valeurs du conservatisme dans la Constitution européenne avortée, notamment l'appel du pape Jean-Paul II à y inclure une référence à Dieu et au christianisme mais cet appel fut rejeté en bloc par la République française et son président Jacques Chirac.

Aspect fiscal

Le conservatisme fiscal est une philosophie économique de prudence dans les dépenses gouvernementales et la dette publique. Edmund Burke, dans ses Réflexions sur la Révolution de France, articula ses principes:


[I]t is to the property of the citizen, and not to the demands of the creditor of the state, that the first and original faith of civil society is pledged. The claim of the citizen is prior in time, paramount in title, superior in equity. The fortunes of individuals, whether possessed by acquisition or by descent or in virtue of a participation in the goods of some community, were no part of the creditor's security, expressed or implied
[T]he public, whether represented by a monarch or by a senate, can pledge nothing but the public estate; and it can have no public estate except in what it derives from a just and proportioned imposition upon the citizens at large.

En d'autres termes, un gouvernement n'a pas le droit de s'endetter de maniĂšre importante pour ensuite en jeter le fardeau sur le dos du contribuable ; le droit du contribuable de ne pas ĂȘtre surtaxĂ© de maniĂšre oppressive est plus important que de rembourser les emprunts qu'un gouvernement a pu contracter imprudemment.

Aspect environnemental

La philosophie politique conservatrice promeut la conservation de l'environnement. Russell Kirk Ă©crivit dans The Conservative Mind :

« Le spectacle contemporain que donnent Ă  voir les forĂȘts Ă©teintes et les terres Ă©rodĂ©es, le pĂ©trole gaspillĂ© et le minage impitoyable, les dettes nationales accrues avec imprudence avant de finir par ĂȘtre rĂ©pudiĂ©es, ainsi que la rĂ©vision continuelle du droit positif, sont autant de preuves de ce qu’une Ă©poque sans vĂ©nĂ©ration se fait Ă  elle-mĂȘme et Ă  ses successeurs[9]. Â»


Influence et interaction

Patriotisme

Politique Ă©conomique

Politiques régionales

Il existe dans le monde un certain nombre de partis s'appelant « Parti conservateur Â». On peut citer en Grande-Bretagne le parti Tory, le Parti conservateur du Canada au Canada.

De mĂȘme, aux États-Unis, le dĂ©bat politique oppose les progressistes dont une partie se retrouve au sein du parti dĂ©mocrate, aux conservateurs le plus souvent membres du parti rĂ©publicain.

Autres utilisations du mot

Le terme de « conservatisme Â» a souvent une connotation pĂ©jorative ou polĂ©mique. De nombreux mouvements ont dĂ©jĂ  Ă©tĂ© taxĂ©s de « conservatisme Â», parfois en refusant cette qualification : les dĂ©mocrates chrĂ©tiens, les libĂ©raux


De maniĂšre rĂ©ciproque, une partie de la droite (notamment sa frange libĂ©rale) s'est appropriĂ©e le thĂšme de la modernitĂ© et a retournĂ© contre la gauche l'accusation de conservatisme : le terme a pu ĂȘtre utilisĂ© contre les syndicats, les altermondialistes, les socialistes, etc.

Conservatisme dans différents pays

États-Unis

Les théories politiques de Russell Kirk sont parmi celles qui influencent le plus le conservatisme américain.

L'ouvrage The Conservative Mind de Russell Kirk en 1953 a exercĂ© une influence dĂ©cisive dans la formation des diffĂ©rentes composantes du conservatisme amĂ©ricain d’aprĂšs-guerre[10]. Bien que Trilling, Hartz et Bell qualifient les « nouveaux conservateurs Â» dont Russell Kirk, Francis Wilson et Peter Viereck, de conservateurs perdus dans une quĂȘte Ă©trange et futile[11]. Toutefois, le conservatisme amĂ©ricain est l'hĂ©ritier du mouvement historique issue du Moyen Âge Ă  la RĂ©volution française[12], de Edmund Burke Ă  Alexis de Tocqueville, en passant par Thomas Carlyle, Samuel Coleridge, Friedrich von Gentz, Schumpeter, donc de source anglaise et du conservatisme europĂ©en. Également influencĂ© par la « rĂ©volution conservatrice Â» des annĂ©es 70 et 80. Le premier des conservateurs amĂ©ricains plus ou moins admis est John C. Calhoun, un fĂ©dĂ©raliste, et nationaliste jeffersonien. Le deuxiĂšme prĂ©sident des États-Unis John Adams est Ă©galement une rĂ©fĂ©rence.

Aux États-Unis, le mot « liberal Â» est presque Ă©quivalent « d'homme de gauche Â» dans l'opinion publique lorsqu'il est employĂ© par opposition aux « conservateurs Â» dĂ©favorables au « big Government Â» et au laxisme ou permissif de la gauche dĂ©mocrate amĂ©ricaine[13]. Le conservatisme amĂ©ricain s'oppose alors au libĂ©ralisme progressiste et au relativisme.

Les thĂ©oriciens du conservatisme amĂ©ricains sont nombreux et divers. Pour n’en citer que quelques-uns parmi ceux reconnus comme « grands penseurs conservateurs Â», on Ă©voque des penseurs tel que Russell Kirk, Leo Strauss[14] ou des hommes politiques amĂ©ricains comme Daniel Patrick Moynihan. La diversitĂ© de leurs Ă©crits ne peut se comprendre qu'en fonction du contexte historique avec lequel ils Ă©taient en interaction.

Clarence Thomas est l'un des juges de la Cour suprĂȘme des États-Unis le plus conservateur.

Il faut Ă©galement bien distinguer le nĂ©o-conservatisme (Irving Kristol) qui est un courant des libĂ©raux (au sens anglo-saxon) qui sont passĂ©s Ă  droite avec les conservateurs amĂ©ricains, mĂȘme si l’évolution du nĂ©o-conservatisme tend Ă  se reprocher avec celle du conservatisme amĂ©ricain[15].

Certains revendiquent une part de conservatisme, c'est notamment le cas d'Hannah Arendt qui explique dans son essai La crise de l'Ă©ducation que c'est « pour prĂ©server ce qui est neuf et rĂ©volutionnaire dans chaque enfant que l'Ă©ducation doit ĂȘtre conservatrice Â»[16]. Le conservatisme dans l'Ă©ducation est alors la condition des rĂ©volutions futures.

Le conservatisme américain est aujourd'hui dominé par Allan Bloom ou des juristes comme Clarence Thomas.

Notes et références

  1. ↑ Voir Ashworth, p.6, " Liberalism and the emergence of IR" In Ashworth, 1999, "Creating International Studies"
  2. ↑ (en) « To put conservatism in a bottle with a label is like trying to liquefy the atmosphere
 The difficulty arises from the nature of the thing. For conservatism is less a political doctrine than a habit of mind, a mode of feeling, a way of living. Â» Dans l'introduction de The Conservative Tradition, ed. R.J. White (Londres : Nicholas Kaye, 1950)
  3. ↑ RĂ©flexions sur la RĂ©volution de France, Edmund Burke
  4. ↑ (en) Carl B. Cone, Burke and the Nature of Politics, University of Kentucky Press, 1957 ASIN B0006AV4NG
  5. ↑ Speech in the House of Commons, 3 mars 1845
  6. ↑ Speech on Agricultural Interests, March 17, 1845
  7. ↑ (en)« defending the necessity of religion, the wisdom of tradition, the authority of the family, the advantages of legitimate monarchy, and the constant need to maintain political, moral, and economic dikes against the ever-swelling sea of popular ignorance, cupidity, violence, barbarism, and fertility. Â» Will et Ariel Durant, The Age of Napoleon, Simon et Schuster, 1975 (ISBN 0-671-21988-X)
  8. ↑ (en) « absolute monarchy, hereditary aristocracy, patriarchal authority in the family, and the moral and religious sovereignty of the popes over all the kings of Christendom. Â» Ibidem
  9. ↑ (en) « The modern spectacle of vanished forests and eroded lands, wasted petroleum and ruthless mining, national debts recklessly increased until they are repudiated, and continual revision of positive law, is evidence of what an age without veneration does to itself and its successors. Â»
  10. ↑ Nicolas Kessler, Russell Kirk et les premiers pas du « New conservatism Â» (Chapitre I), Le Conservatisme AmĂ©ricain, PUF, Que sais-je ?[rĂ©f. incomplĂšte]
  11. ↑ Librement adaptĂ© de la confĂ©rence d'AurĂ©lie Godet, « Conservatism in American Political Culture: the Example of Irving Kristol Â», 14/12/2006, Ă  l'ENS LSH Le conservatisme et la culture politique amĂ©ricaine
  12. ↑ Edmund Burke, RĂ©flexions sur la RĂ©volution en France, Paris, Hachette, coll. Pluriel, 1989.
  13. ↑ Philippe Raynaud, LibĂ©ralisme, Le dictionnaire des sciences humaines, PUF, « Quadrige dicos poche Â», 2006
  14. ↑ Leo Strauss, Droit naturel et histoire (1953), trad. Paris, Plon, 1954. Eric Voegelin, La nouvelle science du politique. Une introduction, Paris, Le Seuil, coll. L’ordre philosophique,2000.
  15. ↑ Alain Frachon et Daniel Vernet, L’AmĂ©rique messianique. Les guerres des nĂ©o-conservateurs, Le Seuil, La couleur des idĂ©es, 2004. Immanuel Wallerstein, in n° SpĂ©cial de la revue GenĂšses, « LibĂ©ralisme, socialisme, conservatisme Â», n° 9.
  16. ↑ Hannah Arendt, La Crise de la culture, Gallimard, coll. « Folio Â», Paris, 1972 (ISBN 2-07-032503-2), p.241

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • (en) Russell Kirk The Conservative Mind: From Burke to Eliot, Regnery, 1995 (ISBN 0-89526-724-1) (7e Ă©dition).
    • Une version condensĂ©e (toujours en anglais) de ce livre peut ĂȘtre trouvĂ©e sur le site du Alabama Policy Institute : [1]
  • Nicolas Kessler Le conservatisme amĂ©ricain, Coll. Que sais-je? no 3364, PUF, 1998 (ISBN 978-2130491057)
  • Etienne Balibar, « Schmitt : une lecture « conservatrice Â» de Hobbes Â», Droits n° 38, 2003, pp. 149-157.
  • Philippe BĂ©nĂ©ton, « Conservatisme Â» in Philippe Raynaud et StĂ©phane Rials, Dictionnaire de philosophie politique, P.U.F., 2Ăšme Ă©d., 1998 ; Le conservatisme, Paris, P.U.F., Que sais-je ? n° 2410, 1988.
  • Albert O. Hirschmann, Deux siĂšcles de rhĂ©torique rĂ©actionnaire, trad., Paris, Fayard, 1991.
  • Anatol Lieven, Le nouveau nationalisme amĂ©ricain, Paris, J. C LattĂšs, 2005.
  • Joseph Schumpeter, Capitalisme, socialisme, et dĂ©mocratie (1942), trad., Paris, Payot, 1951, rĂ©Ă©d., 1984.
  • Alain Frachon et Daniel Vernet, L’AmĂ©rique messianique. Les guerres des nĂ©o-conservateurs, Le Seuil, La couleur des idĂ©es, 2004.
  • Immanuel Wallerstein, in n° SpĂ©cial de la revue GenĂšses, « LibĂ©ralisme, socialisme, conservatisme Â», n° 9.
  • Olivier Nay, « La pensĂ©e conservatrice aprĂšs la RĂ©volution Â» in Histoire des idĂ©es politiques, Paris, Armand Colin, 2007, p. 329-362.
  • Edmund Burke, RĂ©flexions sur la RĂ©volution en France, Paris, Hachette, coll. Pluriel, 1989.
  • Russell Kirk, The Conservative Mind, Chicago, 1953 ; The Portable Conservative Reader, New York, 1982.
  • Irving Kristol, RĂ©flexions d’un nĂ©o-conservateur (1983), trad., Paris, 1987.
  • Leo Strauss, Droit naturel et histoire (1953), trad. Paris, Plon, 1954.
  • Éric Voegelin, La nouvelle science du politique. Une introduction, Paris, Le Seuil, coll. L’ordre philosophique, 2000.


Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Conservatisme de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • CONSERVATISME — Terme formĂ© Ă  partir de celui de «conservateur», lequel dĂ©signait originellement un gardien des droits ou des privilĂšges, en un sens essentiellement juridique (ainsi, dans le titre de conservateur des hypothĂšques, des classes, des eaux et forĂȘts) 
   EncyclopĂ©die Universelle

  • Conservatisme —          BACON (Francis)     Bio express : Homme politique et philosophe anglais (1561 1626)     «Celui qui se refuse Ă  appliquer des remĂšdes nouveaux doit s attendre Ă  souffrir de nouveaux maux ; car le temps est le plus grand innovateur.»… 
   Dictionnaire des citations politiques

  • conservatisme — (entrĂ©e crĂ©Ă©e par le supplĂ©ment) (kon sĂšr va ti sm ) s. m. NĂ©ologisme. ‱   Opinion des personnes qui appartiennent au parti conservateur. Le Herald et le Standard, ces frĂšres siamois du conservatisme, l IndĂ©pendance belge, 24 nov. 1868. ‱   La… 
   Dictionnaire de la Langue Française d'Émile LittrĂ©

  • Conservatisme (politique) — Conservatisme  Cet article concerne la philosophie politique. Pour les autres significations, voir Conservatisme (homonymie). Le conservatisme est une philosophie politique qui est en faveur des valeurs traditionnelles et qui s oppose au… 
   WikipĂ©dia en Français

  • Conservatisme culturel — Conservatisme  Cet article concerne la philosophie politique. Pour les autres significations, voir Conservatisme (homonymie). Le conservatisme est une philosophie politique qui est en faveur des valeurs traditionnelles et qui s oppose au… 
   WikipĂ©dia en Français

  • Conservatisme de l'Église — Conservatisme  Cet article concerne la philosophie politique. Pour les autres significations, voir Conservatisme (homonymie). Le conservatisme est une philosophie politique qui est en faveur des valeurs traditionnelles et qui s oppose au… 
   WikipĂ©dia en Français

  • Conservatisme doctrinal — Conservatisme  Cet article concerne la philosophie politique. Pour les autres significations, voir Conservatisme (homonymie). Le conservatisme est une philosophie politique qui est en faveur des valeurs traditionnelles et qui s oppose au… 
   WikipĂ©dia en Français

  • Conservatisme fiscal — Conservatisme  Cet article concerne la philosophie politique. Pour les autres significations, voir Conservatisme (homonymie). Le conservatisme est une philosophie politique qui est en faveur des valeurs traditionnelles et qui s oppose au… 
   WikipĂ©dia en Français

  • Conservatisme politique — Conservatisme  Cet article concerne la philosophie politique. Pour les autres significations, voir Conservatisme (homonymie). Le conservatisme est une philosophie politique qui est en faveur des valeurs traditionnelles et qui s oppose au… 
   WikipĂ©dia en Français

  • Conservatisme populiste — Conservatisme  Cet article concerne la philosophie politique. Pour les autres significations, voir Conservatisme (homonymie). Le conservatisme est une philosophie politique qui est en faveur des valeurs traditionnelles et qui s oppose au… 
   WikipĂ©dia en Français


Share the article and excerpts

Direct link

 Do a right-click on the link above
and select “Copy Link”

We are using cookies for the best presentation of our site. Continuing to use this site, you agree with this.