Confédération Suisse

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Confédération Suisse

Suisse

46°48â€Č04″N 8°13â€Č36″E / 46.80111, 8.22667

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Schweizerische Eidgenossenschaft (de)
Confédération suisse (fr)
Confederazione Svizzera (it)
Confederaziun svizra (roh)
Confoederatio Helvetica (CH) (la)
Drapeau et armoiries de la Suisse Drapeau et armoiries de la Suisse
(DĂ©tails) (DĂ©tails)
Devise nationale : Un pour tous, tous pour un[n 1]
carte
Langues officielles allemand, français, italien, romanche [n 2]
Capitale Berne
46° 57' N, 7° 25' E
Plus grandes villes Zurich, GenĂšve, BĂąle, Lausanne, Berne
Forme de l’État
 - PrĂ©sident
DĂ©mocratie semi-directe
Hans-Rudolf Merz
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 132e
41 285 kmÂČ
3,7%
Population
 - Totale (2009)
 - DensitĂ©
Classé 92e
7,739,100[1] hab.
181,87 hab./kmÂČ
Indépendance
 - Pacte fĂ©dĂ©ral
 - Reconnue
 
1er aoĂ»t 1291
24 octobre 1648[n 3]


Gentilé Suisse, Suissesse


IDH (2005) Stagnation 0,955 (élevé) ( 7e)
Monnaie Franc suisse (CHF)
Fuseau horaire UTC +1 (été +2)
Hymne national Cantique suisse
Domaine internet ch
Indicatif
téléphonique
+41
Organisations internationales
AELE, AEN, AID, AIE, AIEA, ALADI (observateur), ASE, BAD (membre non régional), BERD, BID, BIRD, BRI, CE, CERN, CIO, CNUCED, Club de Paris, Comité Zangger, CPA, CPEA, CPI, CSI, FAO, FICRCR, FIDA, FMI, G10, GA, GFN, HCR, Interpol, ISO, MICRCR, MIGA, MONUC, MONUG, OACI, OCDE, OEA (observateur), OIAC, OIF, OIM, OIT, OITMS, OITS, OMC, OMD, OMI, OMM, OMPI, OMS, OMT, ONU, ONUDI, OSCE, PPP, SFI, UIP, UIT, Unesco, Unitar, UNRWA, UNTSO, UPU [2]

La Suisse, ou la ConfĂ©dĂ©ration suisse pour les usages officiels, est un pays d’Europe Centrale sans accĂšs Ă  la mer entourĂ© par l’Allemagne, la France, l’Italie, l’Autriche et le Liechtenstein. Elle a quatre langues nationales : l'allemand (die Schweiz), le français, l'italien (Svizzera) et le romanche (Svizra). Elle est constituĂ©e de la fĂ©dĂ©ration des 26 cantons suisses. Le pays a une longue tradition de neutralitĂ© politique et militaire et abrite de nombreuses organisations internationales.

Sommaire

ConfĂ©dĂ©ration suisse ou helvĂ©tique ?

La Suisse est appelĂ©e ConfĂ©dĂ©ration suisse (Schweizerische Eidgenossenschaft en allemand, Confederazione svizzera en italien, Confederaziun svizra en romanche et Confoederatio Helvetica en latin[3]) depuis 1803. Cette dĂ©signation est utilisĂ©e pour la premiĂšre fois en allemand dans un document datant de la guerre de Trente Ans (1618-1648).[3] Elle ne devient cependant courante qu'au XVIIIe siĂšcle oĂč elle n'est alors ni officielle ni unique, puisque les appellations Corps helvĂ©tique, Magna Liga, Ligues et Helvetia sont Ă©galement utilisĂ©s pour la dĂ©signer[3]. On ne retrouve pas non plus l'appellation « ConfĂ©dĂ©ration suisse Â» dans l'Acte de mĂ©diation de 1803, bien que Bonaparte porte Ă  cette occasion le titre de « MĂ©diateur de la ConfĂ©dĂ©ration suisse Â». La premiĂšre occurrence lĂ©gale se trouve dans l'article 15 du pacte fĂ©dĂ©ral de 1815 : « les XXII Cantons se constituent en ConfĂ©dĂ©ration suisse Â», nom qui ne fut plus modifiĂ© depuis lors[3]. Aujourd'hui, dans la liste des dĂ©nominations d'États publiĂ©e par la ConfĂ©dĂ©ration suisse, c'est ConfĂ©dĂ©ration suisse et non ConfĂ©dĂ©ration helvĂ©tique qui est retenu[4].

Histoire

Article dĂ©taillĂ© : Histoire de la Suisse.

PeuplĂ© dĂšs la prĂ©histoire, c’est Ă  l’époque celtique grĂące aux HelvĂštes surtout, que le territoire suisse franchit le seuil de l’histoire. En 58 av. J.-C. les HelvĂštes, poussĂ©s par la pression migratoire des tribus germaniques, tentent de s’installer dans le sud-ouest de la Gaule. Battus Ă  Bibracte par les armĂ©es de Jules CĂ©sar, ils sont reconduits sur leur territoire d'origine qui devient ensuite part de l'Empire romain. Largement christianisĂ©, le territoire suisse est ensuite occupĂ© par les Burgondes et les Alamans au Ve siĂšcle. IncorporĂ© successivement aux royaumes de Bourgogne, des Francs, puis Ă  l’empire carolingien, il est rattachĂ© au XIe siĂšcle, Ă  la chute du royaume de Bourgogne transjurane, au Saint-Empire romain germanique oĂč il est alors le thĂ©Ăątre de dures luttes fĂ©odales.

La date de 1291 est choisie Ă  la fin du XIXe siĂšcle comme date de naissance de la Suisse, car c'est celle du pacte fĂ©dĂ©ral, le plus vieux document Ă©crit connu parlant du renouvellement d'une prĂ©cĂ©dente alliance entre des cantons suisses : Uri, Schwyz, qui donnera son nom au pays, et Nidwald[5],[6] (vallĂ©e infĂ©rieure d'Unterwald). Ces cantons confirment en 1315 leur alliance par le pacte de Brunnen, conclu aprĂšs la bataille de Morgarten qu'ils remportent contre l'armĂ©e du Saint-Empire romain germanique.

Les territoires avoisinants, Lucerne, Zurich, Glaris, Zoug et Berne se rapprochent d'eux au XIVe siĂšcle, fondant ce que l'on appelle aujourd'hui la confĂ©dĂ©ration des VIII cantons. Le XVe siĂšcle est parsemĂ© de conquĂȘtes et voit la ConfĂ©dĂ©ration atteindre le Rhin et la Suisse romande, tout en s’alliant avec les territoires environnants que sont le Valais, Appenzell, Saint-Gall, les Ligues grises (canton des Grisons) et Fribourg. Le pays participe Ă  la guerre de Bourgogne de 1474 Ă  1477, puis est le thĂ©Ăątre de celle de Souabe en 1499 Ă  la suite de quoi les cantons deviennent indĂ©pendants de facto du Saint Empire. Ce n’est cependant qu'aprĂšs la Guerre de Trente Ans lors de la signature des traitĂ©s de Westphalie en 1648 que cette indĂ©pendance est officiellement reconnue.

La fin du XVe siĂšcle voit une premiĂšre opposition entre les villes et campagnes qui aboutit finalement au convenant de Stans, signĂ© en 1481 avec l'aide de Nicolas de Flue, qui ouvre la porte Ă  cinq nouveaux cantons : Fribourg, Soleure, Appenzell, BĂąle et Schaffhouse. Ainsi, le dĂ©but du XVIe siĂšcle voit la naissance de la confĂ©dĂ©ration des XIII cantons qui renforce ses alliances locales avec Bienne, Saint-Gall et NeuchĂątel et Ă©tend ses possessions au Tessin et dans le canton de Vaud. Les guerres d'Italie et surtout la bataille de Marignan (1515) sonnent la fin de ses activitĂ©s militaires hors de son territoire. Seuls les mercenaires suisses feront dĂ©sormais parler d’eux sur les champs de bataille europĂ©ens et au Vatican.

DĂ©chirĂ© par la RĂ©forme, le pays se divise et est le thĂ©Ăątre de plusieurs guerres de religion : la PremiĂšre et deuxiĂšme guerre de Kappel (1529 et 1531), PremiĂšre guerre de Villmergen (1656), DeuxiĂšme guerre de Villmergen (1712), occupent la politique intĂ©rieure. La dĂ©mocratie des premiers temps laisse la place Ă  des gouvernements oligarchiques qui bloquent les rĂ©formes proposĂ©es par les LumiĂšres.

La domination française exercĂ©e aprĂšs l'invasion de l'armĂ©e napolĂ©onienne en 1798 rĂ©forme profondĂ©ment la Suisse en la transformant en un État unitaire appelĂ© RĂ©publique helvĂ©tique qui ne dure cependant que quelques annĂ©es. En effet, devant les troubles intĂ©rieurs incessants, NapolĂ©on impose l'Acte de mĂ©diation en 1803, par lequel il crĂ©e plusieurs nouveaux cantons (Vaud, Argovie, Thurgovie et Saint-Gall devenant alors des cantons Ă  part entiĂšre). Dans le mĂȘme temps, il intĂšgre au Premier Empire la principautĂ© de NeuchĂątel, remise au marĂ©chal Louis-Alexandre Berthier, ainsi que les rĂ©publiques de GenĂšve, annexĂ©e au dĂ©partement du LĂ©man depuis 1798, et du Valais qui devient en 1810 le dĂ©partement du Simplon.

L'inauguration de la ligne du Gothard en 1882, permettant de désenclaver le canton du Tessin.

AprĂšs le dĂ©part de l'armĂ©e napolĂ©onienne et presque 2 ans de tractations, 1815 voit la crĂ©ation d'un État de 22 cantons reconnu comme neutre par l’« Acte de reconnaissance de la neutralitĂ© perpĂ©tuelle de la Suisse Â» rĂ©digĂ© par Charles Pictet de Rochemont et signĂ© lors du congrĂšs de Vienne. En effet, NeuchĂątel, Valais et GenĂšve pensaient que le temps des petits États indĂ©pendants Ă©tait dĂ©finitivement terminĂ© et avaient nĂ©gociĂ© leur entrĂ©e dans la Suisse en tant que cantons Ă  part entiĂšre. En 1847 cependant, les luttes entre les conservateurs et les libĂ©raux-radicaux aboutissent Ă  la guerre du Sonderbund et Ă  la victoire de ces derniers qui profitent de leur victoire pour crĂ©er, en 1848, un État fĂ©dĂ©ral qui abolit les frontiĂšres intĂ©rieures, impose une monnaie unique et une armĂ©e de milice fĂ©dĂ©rale. La premiĂšre constitution fĂ©dĂ©rale, acceptĂ©e le 12 septembre 1848 met en place les bases politiques de la Suisse. Elle est ensuite rĂ©visĂ©e en 1874 pour y ajouter le droit de rĂ©fĂ©rendum puis en 1891 celui d'initiative populaire. Le 18 avril 1999, une nouvelle constitution Suisse est acceptĂ©e en votation populaire.

ParallĂšlement aux Ă©vĂ©nements politiques, le XIXe siĂšcle voit l'essor du tourisme et des premiers voyages organisĂ©s, en particulier dans les rĂ©gions alpines. Le dĂ©veloppement de l'infrastructure touristique (transports, hĂŽtellerie) prend de l'ampleur.

Le dĂ©but du XXe siĂšcle voit la suite du travail lĂ©gislatif : un code pĂ©nal, puis un code civil fĂ©dĂ©ral sont crĂ©Ă©s. La Suisse Ă©chappe aux deux guerres mondiales et devient peu Ă  peu le siĂšge de nombreuses organisations internationales.

C’est en fĂ©vrier 1971 que les Suisses, aprĂšs plusieurs refus, acceptent avec une majoritĂ© de 65,7 % la participation des femmes Ă  la vie politique fĂ©dĂ©rale. L'adhĂ©sion de la Suisse et son intĂ©gration aux principales organisations internationales (Conseil de l'Europe en 1963, Organisation des Nations unies le 10 septembre 2002) se fait Ă©galement avec un dĂ©calage par rapport Ă  ses voisins.

Politique

Article dĂ©taillĂ© : Politique de la Suisse.

Fédéralisme

La Suisse est constituĂ©e de 26 cantons :

* Anciens demi-cantons

Le dÎme du palais fédéral dont les vitraux représentent les cantons. Le canton du Jura, créé en 1978 seulement, y est représenté à part (tout au bas de l'image).

Les cantons sont souverains selon leur constitution respective. La répartition des compétences entre la Confédération et les cantons est formalisée dans la constitution fédérale. Celle-ci précise les limites de leur souveraineté. Certaines compétences sont attribuées explicitement aux cantons ou à la Confédération. Ce qui n'est pas explicitement délégué à la Confédération est du ressort des cantons.

La superficie des cantons varie entre 37 et 7 105 km2 et leur population de 15 000 Ă  1 261 000 habitants (2004).

Chaque canton est divisĂ© en communes. De nombreux cantons ont une subdivision intermĂ©diaire nommĂ©e district. Chaque canton dispose de sa propre constitution. La Constitution fĂ©dĂ©rale garantit leur autonomie : ils prĂ©lĂšvent des impĂŽts et adoptent des lois dans tous les domaines qui ne relĂšvent pas de la compĂ©tence de la ConfĂ©dĂ©ration. Un certain nombre de domaines sont ainsi gĂ©rĂ©s uniquement au niveau cantonal. On y trouve par exemple l’éducation (sauf les universitĂ©s fĂ©dĂ©rales), la gestion des hĂŽpitaux (sauf les hĂŽpitaux communaux et privĂ©s), la construction et l’entretien de la majoritĂ© des routes (sauf les autoroutes et routes nationales) et la police (contrairement Ă  l’armĂ©e), d’autres charges sociales ou encore le contrĂŽle de la fiscalitĂ©. La souverainetĂ© des cantons se limite donc Ă  certains domaines et est en outre toujours limitĂ©e par le principe de la primautĂ© du droit fĂ©dĂ©ral, ou force dĂ©rogatoire du droit fĂ©dĂ©ral (contrairement Ă  l’équipollence des normes en vigueur en Belgique).

Les cantons ont tous leur propre parlement (appelĂ© dans la plupart des cantons francophones Grand Conseil) et leur gouvernement (appelĂ© dans la plupart des cantons francophones Conseil d’État). La structure politique de la Suisse est composĂ©e du pouvoir lĂ©gislatif, du pouvoir exĂ©cutif et du pouvoir judiciaire. Chaque canton dĂ©finit la composition et le fonctionnement des trois pouvoirs. En principe, il appartient aux cantons d'appliquer non seulement le droit cantonal, mais aussi le droit fĂ©dĂ©ral (fĂ©dĂ©ralisme d'exĂ©cution, contrairement aux États-Unis et Ă  la Belgique).

Confédération

Le palais fédéral, siÚge du parlement et du gouvernement, à Berne
L'Assemblée fédérale, le parlement suisse

Le pouvoir lĂ©gislatif est exercĂ© par l’AssemblĂ©e fĂ©dĂ©rale, qui est formĂ©e de deux chambres : le Conseil national (200 membres), formĂ© des reprĂ©sentants du peuple, et le Conseil des États (46 membres). Au Conseil national, le nombre de siĂšges par canton est proportionnel Ă  sa population. Au Conseil des États, les cantons possĂšdent 2 siĂšges, Ă  l’exception des cantons d’Obwald, Nidwald, BĂąle-Ville, BĂąle-Campagne, Appenzell Rhodes-ExtĂ©rieures et Appenzell Rhodes-IntĂ©rieures qui ont un siĂšge ; ils Ă©taient appelĂ©s « demi-cantons Â» sous l’empire de la constitution de 1874 aujourd’hui remplacĂ©e par celle de 1999. Les membres du Conseil national sont Ă©lus pour 4 ans, tandis que le mandat des membres du Conseil des États dĂ©pend du droit cantonal.

Le pouvoir exĂ©cutif est exercĂ© par le Conseil fĂ©dĂ©ral, formĂ© de 7 membres (conseillers fĂ©dĂ©raux), et de l’administration fĂ©dĂ©rale qui lui est subordonnĂ©e. Les membres du Conseil fĂ©dĂ©ral sont Ă©lus pour 4 ans par l'AssemblĂ©e fĂ©dĂ©rale, qui, en rĂšgle gĂ©nĂ©rale, reconduit les candidats sortants si ces derniers dĂ©sirent poursuivre leurs fonctions. Cependant, cette rĂšgle tacite a Ă©tĂ© mise Ă  mal lors de l'Ă©lection de dĂ©cembre 2003 avec la non-rĂ©Ă©lection de la conseillĂšre fĂ©dĂ©rale dĂ©mocrate-chrĂ©tienne Ruth Metzler-Arnold, Ă©vincĂ©e au profit du candidat de l’Union dĂ©mocratique du centre (UDC) Christoph Blocher, lui-mĂȘme non rĂ©Ă©lu en 2007 et remplacĂ© par Eveline Widmer-Schlumpf (UDC). Cette situation a donc modifiĂ© la rĂ©partition des siĂšges en fonction des partis politiques pour la premiĂšre fois depuis l’introduction de la formule magique en 1959. Cette derniĂšre vise Ă  rĂ©partir les siĂšges du gouvernement fĂ©dĂ©ral proportionnellement au poids de chaque parti Ă  l’AssemblĂ©e fĂ©dĂ©rale. Depuis 1959, et malgrĂ© la progression depuis le dĂ©but des annĂ©es 1990 de l’UDC, cette rĂ©partition n’avait jamais Ă©tĂ© modifiĂ©e et Ă©tait composĂ©e comme suit : 2 siĂšges pour le Parti radical-dĂ©mocratique (PRD), 2 pour le Parti dĂ©mocrate-chrĂ©tien (PDC), 2 pour le Parti socialiste (PSS) et 1 siĂšge pour l’UDC. Les Ă©lections fĂ©dĂ©rales de l’automne 2003 ayant confirmĂ© la montĂ©e en puissance de l’UDC, les partis gouvernementaux se sont rĂ©solus, sous une certaine pression populaire, Ă  revoir la rĂ©partition des siĂšges du Conseil fĂ©dĂ©ral. Il est dĂ©sormais composĂ© de 2 siĂšges pour le Parti radical-dĂ©mocratique, 2 pour le Parti socialiste, 1 pour l'UDC,1 pour le Parti dĂ©mocrate-chrĂ©tien et 1 pour le parti bourgeois-dĂ©mocratique.

Le Conseil fĂ©dĂ©ral fonctionne selon le principe de collĂ©gialitĂ©, ce qui signifie que les dĂ©cisions sont prises le plus possible par consensus. Si tel n’est pas le cas, un vote a lieu parmi les 7 conseillers fĂ©dĂ©raux. Selon ce principe, ceux qui s’opposent Ă  une mesure qui est adoptĂ©e par le collĂšge doivent tout de mĂȘme dĂ©fendre le projet au nom de celui-ci. Mais ce principe a connu quelques distorsions ces derniĂšres annĂ©es, notamment lors de campagnes prĂ©cĂ©dant des votations populaires: un prĂ©cĂ©dent plus ancien Ă©tant le refus de Kurt Furgler (PDC) de dĂ©fendre la loi lĂ©galisant l'avortement devant le peuple pour des raisons de conscience, ce qui n'a pas empĂȘchĂ© le souverain de l'adopter.

Les 7 Départements fédéraux sont

  • le DĂ©partement fĂ©dĂ©ral des affaires Ă©trangĂšres
  • le DĂ©partement fĂ©dĂ©ral de l'intĂ©rieur
  • le DĂ©partement fĂ©dĂ©ral de justice et police
  • le DĂ©partement fĂ©dĂ©ral de la dĂ©fense, de la protection de la population et des sports
  • le DĂ©partement fĂ©dĂ©ral des finances
  • le DĂ©partement fĂ©dĂ©ral de l'Ă©conomie
  • le DĂ©partement fĂ©dĂ©ral de l'environnement, des transports, de l'Ă©nergie et de la communication

Un président de la Confédération est élu parmi les conseillers fédéraux. Il est élu pour une année par l'Assemblée fédérale. Son rÎle est principalement symbolique et médiatique. Traditionnellement, les conseillers fédéraux sont élus président chacun à leur tour, en fonction de leur ancienneté.

Le pouvoir judiciaire est exercé par les tribunaux fédéraux.

Une particularitĂ© de la dĂ©mocratie suisse est que le peuple garde en permanence un contrĂŽle sur ses Ă©lus, car la Suisse est une dĂ©mocratie que l’on peut qualifier de semi-directe, dans le sens oĂč elle a des Ă©lĂ©ments d'une dĂ©mocratie reprĂ©sentative (Ă©lection des membres des parlements ainsi que des exĂ©cutifs cantonaux) et d’une dĂ©mocratie directe. En effet, en Suisse, le corps Ă©lectoral dispose de deux instruments qui lui permettent d’agir sur un acte dĂ©cidĂ© par l’État : il s’agit du rĂ©fĂ©rendum, qui peut ĂȘtre facultatif ou obligatoire, et de l'initiative populaire qui est le droit d'une fraction du corps Ă©lectoral de dĂ©clencher une procĂ©dure permettant l’adoption, la rĂ©vision, ou l’abrogation d'une disposition constitutionnelle.

  • Le rĂ©fĂ©rendum facultatif permet de remettre en cause une loi votĂ©e par l’AssemblĂ©e fĂ©dĂ©rale. Il est facultatif car il nĂ©cessite la rĂ©colte de 50 000 signatures en l’espace de 100 jours pour qu’il aboutisse Ă  une consultation populaire. Si tel n’est pas le cas, la loi est considĂ©rĂ©e comme adoptĂ©e. Lors de la votation, seule la majoritĂ© de la population est prise en compte.
  • Le rĂ©fĂ©rendum obligatoire impose, comme son nom l’indique, automatiquement une consultation populaire dans les cas prĂ©vus par la constitution fĂ©dĂ©rale. Il implique la double majoritĂ© de la population et des cantons.

Forces armées

Article principal : ArmĂ©e suisse.
Patrouille Suisse en démonstration dans les Alpes.

L'armée suisse est composée des forces terrestres et des forces aériennes. La Suisse n'ayant pas d'accÚs direct à la mer, la marine est inexistante mais une flotte de bateaux armée est maintenue sur les lacs frontaliers. La particularité de l'armée suisse est son systÚme de milice. Les soldats professionnels constituent seulement environ 5% du personnel militaire. Le reste est formé par des citoyens conscrits ùgés de 20 à 34 ans (dans certains cas jusqu'à 50 ans). Les citoyens suisses n'ont pas le droit de servir dans des armées étrangÚres à l'exception de la Garde pontificale.

La structure du systĂšme de milice stipule que le soldat garde chez lui son propre Ă©quipement, incluant le bien connu couteau suisse et l'arme personnelle. Ceci n'est pas sans susciter des controverses de la part de certains partis politiques et d'associations. Le service militaire obligatoire concerne tous les citoyens suisses du sexe masculin. Ces derniers reçoivent en gĂ©nĂ©ral leur ordre de marche vers 19 ans pour le recrutement. Les femmes peuvent aussi servir dans l'armĂ©e sur base volontaire. Annuellement, environ 24 000 personnes sont entraĂźnĂ©es dans des Ă©coles de recrue pendant 18 Ă  21 semaines. La rĂ©forme ArmĂ©e XXI a Ă©tĂ© adoptĂ©e par vote populaire en 2003, remplaçant le modĂšle ArmĂ©e 95, et rĂ©duisant les effectifs de 400 000 Ă  environ 210 000 personnes, parmi lesquelles 130 000 sont en service actif et 80 000 sont des unitĂ©s de rĂ©serve[7].

En tout, trois mobilisations générales ont été déclarées pour assurer l'intégrité et la neutralité de la Suisse. La premiÚre a été tenue en l'occasion de la guerre franco-allemande de 1870. La seconde a été décidée à l'éclatement de la PremiÚre Guerre mondiale en août 1914. La troisiÚme mobilisation de l'armée a pris place en septembre 1939 en réponse à l'attaque allemande de la Pologne; Henri Guisan fut élu général en chef.

À cause de la neutralitĂ© suisse, l'armĂ©e ne peut pas prendre part Ă  des conflits armĂ©s Ă  l'Ă©tranger. Elle peut tout de mĂȘme faire partie de certaines missions ayant pour but de promouvoir la paix. Depuis l'an 2000, le dĂ©partement militaire s'occupe aussi de la gestion du systĂšme d'espionnage Onyx.

Politique de la Suisse envers l'Union européenne

La Suisse, ne faisant pas partie de l'Union europĂ©enne, entretient nĂ©anmoins des relations Ă©troites avec elle[8], grĂące Ă  diffĂ©rents accords. Environ vingt accords principaux et une centaine d'accords secondaires, en tout, ont Ă©tĂ© conclus au fil des ans dont :

Sur le plan Ă©conomique, au niveau du commerce extĂ©rieur en 2008, 62 % des exportations, pour un montant de 128 050,7 millions de francs suisses et 81,2 % des importations pour un montant de 151 775,2 millions de francs suisses, se sont faites avec l'Union europĂ©enne.

Sur le plan humain, en 2008, 405 393 Suisses vivent dans l'Union europĂ©enne et 1 026 495 Ă©trangers provenant de l'Union europĂ©enne vivent en Suisse[9].

Le peuple suisse a dĂ» se prononcer Ă  de nombreuses reprises depuis le 9 octobre 1992, oĂč les Suisses refusĂšrent Ă  50,3 % de faire partie de l'espace Ă©conomique europĂ©en[10], sur les relations qu'il voulait entretenir avec l'Union europĂ©enne. Notamment sur les accords bilatĂ©raux et l'entrĂ©e de la Suisse dans l'espace schengen qui aprĂšs acceptation, permirent aux citoyens membre de l'Union europĂ©enne de se voir faciliter l'entrĂ©e et l'emmĂ©nagement en Suisse[11].

Sur le plan fiscal, Ă  la suite Ă  la crise Ă©conomique de 2008-2009, la Suisse a dĂ» revoir sa politique fiscale sous la pression de certains États de l'Union europĂ©enne (notamment la France et l'Allemagne).

Sur le plan du transit des camions provenant de l'Union européenne, le peuple suisse s'est prononcé par référendum en 1991 en faveur de l'introduction d'une redevance poids-lourds liées aux prestations et en 1992 sur la construction de nouvelles lignes ferroviaires à travers les Alpes, pour inciter les camions de l'Union européenne circulant sur ses routes à transiter par voie de chemin de fer par le biais du ferroutage.

Sur le plan militaire, les forces aériennes de l'armée suisse s'exercent aux vols de nuit en NorvÚge[12].

GĂ©ographie

Carte topographique et hydrographique de la Suisse
Article dĂ©taillĂ© : GĂ©ographie de la Suisse.

La Suisse est habituellement divisĂ©e en trois grandes zones gĂ©ographiques. Du nord au sud, ainsi que par superficie croissante, on trouve : le Jura, le plateau suisse et les Alpes suisses. Le plateau constitue par sa densitĂ© de population la zone la plus importante en matiĂšre dĂ©mographique et Ă©conomique.

Relief

Mis à part les quelques plaines alluviales, du Rhin et du RhÎne notamment, chaque région possÚde un relief plus ou moins marqué, des collines du plateau et du Jura (1000 - 1600 m) aux sommets des Alpes (2000 - 4600 m).

Bien que d'importance modeste du point de vue Ă©conomique, la rĂ©gion alpine comporte les paysages les plus variĂ©s et les plus marquants de la Suisse, voire du continent europĂ©en[rĂ©f. nĂ©cessaire]. Leur Ă©tendue correspond en outre Ă  prĂšs des deux tiers du pays (62,5 % du territoire). La topographie, notamment la barriĂšre que forment les Alpes, est aussi Ă  l'origine d'une grande variĂ©tĂ© de climats. Certains grands cantons se trouvent entiĂšrement ou presque Ă  l'intĂ©rieur du pĂ©rimĂštre alpin, il s'agit du Valais, du Tessin et des Grisons.

Les Alpes constituent un environnement extrĂȘme. Le canton du Valais Ă  lui seul contient la plupart des sommets alpins de plus de 4 000 mĂštres.

Les chaĂźnes de montagne principales (comprenant des sommets supĂ©rieurs Ă  4 000 mĂštres) sont quant Ă  elles localisĂ©es dans les rĂ©gions des cantons de Berne, Valais (Alpes bernoises, Alpes valaisannes) et des Grisons (Massif de la Bernina). Ce sont Ă©galement les chaĂźnes contenant la plupart des glaciers en Suisse, dont elle est recouverte Ă  la hauteur de quelque 3 %. Enfin des sommets tels que le Cervin et l'Eiger ont gagnĂ© un statut emblĂ©matique de la chaĂźne alpine.

Hydrographie

La Suisse est situĂ©e sur la ligne de partage des eaux de quatre bassins versants. Celui du Rhin couvre la plus grande partie du pays et celui du RhĂŽne couvre le Valais, la partie sud du canton de Vaud, GenĂšve et une partie du canton du Jura. Cependant, des rĂ©gions de Suisse appartiennent aussi aux bassins du Danube (la haute vallĂ©e de l'Inn dans les Grisons), du PĂŽ et de l'Adige en Italie (le canton du Tessin avec notamment la riviĂšre Tessin mais aussi quelques petites vallĂ©es des Grisons, avec les riviĂšres Poschiavino, Maira et Rom (Val MĂŒstair) ainsi que la vallĂ©e de Simplon en Valais avec la riviĂšre Diveria/Chrummbach).

Ainsi les eaux coulant en Suisse peuvent se diriger vers la mer du Nord, la mer MĂ©diterranĂ©e occidentale, la mer Adriatique ou la mer Noire. Pour cette raison, on parle parfois de la rĂ©gion du Gothard comme du « chĂąteau d'eau de l'Europe Â».

Presque chaque région compte un nombre d'étendues d'eau assez important. Les plus grandes sont situées sur le plateau, ainsi qu'en bordure du territoire alpin. Les lacs de montagne proprement dits, sont d'étendues modestes mais particuliÚrement nombreux si l'on inclut les lacs de retenue destinés à la production d'hydroélectricité.

Climat

Vue de Konkordia (glacier d'Aletsch). Les Alpes bernoises comprennent les plus vastes étendues glacées d'Eurasie occidentale[13].
Article dĂ©taillĂ© : Climat de la Suisse.

Le climat de la Suisse est un climat tempéré de transition, influencé par le climat océanique d'Europe de l'Ouest, le climat continental humide d'Europe centrale, le climat méditerranéen et le climat montagnard. Les précipitations sont réparties tout au long de l'année, souvent sous forme de neige en hiver. Les quatre saisons sont bien marquées, avec une différence d'environ 20°C entre la température moyenne du mois de plus chaud (juillet) et le mois le plus froid (janvier).

Les Alpes font effet de barriÚre climatique et provoquent des différences significatives de température et de quantité de pluie en fonction de la position géographique (microclimats). L'influence du climat méditerranéen est plus marquée au Sud des Alpes, ou les étés sont plus chauds et les hivers sont plus doux et plus secs par effet de foehn. L'influence du climat continental humide est plus marquée dans la partie Est du pays avec des écarts de température plus importants et des pluies plus importantes en été.

L'altitude du lieu influence le climat. Dans les basses terres telles que le plateau suisse (500 m) la température dépasse 30°C durant les jours les plus chauds de l'été - de juin à septembre - et descend en dessous de 0°C les jours les plus froids de l'hiver - de décembre à mars. La température moyenne diminue de 1 degré tout les 300 m. Au dessus de 1500 m d'altitude la saison d'hiver dure du mois de novembre au mois d'avril, et la neige subsiste durant toute la saison - condition favorable aux sports d'hiver. Au dessus de 3000 m la neige subsiste toute l'année et la température monte rarement au dessus de 10°C. L'ensoleillement, élevé dans tout le pays durant l'été, est faible dans les vallées et le plateau durant l'hiver à cause du phénomÚne de brouillard de vallée.

Par effet de foehn sur les Alpes, lorsque le vent chaud du Sud souffle vers le Nord, il provoque un temps pluvieux et doux sur la façade Sud des Alpes, et un temps sec et chaud sur la façade Nord. Quand au contraire le vent froid du Nord souffle vers le Sud, il provoque un temps pluvieux et froid sur la façade Nord, et un temps ensoleillé et doux au Sud. Située à l'intérieur des Alpes, la région du Valais reçoit de l'air sec toute l'année.

La bise est un vent froid et sec venu du nord-est, fréquent en hiver. Il provoque une chute de température, un ciel dégagé et une impression de froid accentuée par le souffle des rafales qui peuvent atteindre 100 km/h[14].

RĂ©chauffement : Probablement en raison de l'effet de serre, la tempĂ©rature moyenne a progressĂ© de 1970 Ă  2005 en Suisse de 1,5 °C (avec de 1990 Ă  2005, + 1,7 % de gaz Ă  effet de serre Ă©mis dans le pays (auxquels il faut aujouter ceux liĂ©s aux produits importĂ©s) ; La glace de neuf glaciers Ă©tudiĂ©s de 1967 Ă  2004 a fondu sur 17,2 m d'Ă©paisseur en moyenne.

Environnement

La Suisse dispose encore de milieux naturels de qualité et abrite une biodiversité importante avec environ 50.000 espÚces répertoriées (pour la faune, flore et fonge), mais dont 30 à 50% des indigÚnes sont menacées, alors qu'une centaine d'espÚces invasives posent problÚme.
La population (Ă  75% urbaines) est - du fait du relief - trĂšs concentrĂ©e, mais l'urbanisation s'Ă©tale (pĂ©riurbanisation). En 2000, chaque habitant consommait une surface habitable de 44 m2, soit 10 m2 de plus qu’en 1980, alors que nombre de mĂ©nages s'Ă©tait accru de 27% dans le mĂȘme temps. La fragmentation Ă©copaysagĂšre est importante et croissante [15] et une artificialisation des milieux. Le nombre de km parcouru sur la route a presque doublĂ© en 34 ans (de 1970 Ă  2004), et les surfaces impermĂ©abilisĂ©es et construites, routes et parkings ont augmentĂ© de concert, d'environ 10% de 1982 Ă  1995. 2/4 des suisses se disent gĂȘnĂ©e Ă  leur domicile par le bruit.
Environ un milliard de mĂštres cubes d’eau potable est distribuĂ©e annuellement par les robinets (soit l'Ă©quivalent en volume du lac de Bienne.
Les Ă©nergies renouvelables sont en progression, mais la l'Ă©nergie finale consommĂ©e a Ă©tĂ© de +11,5% entre 1990 et 2005, avec une forte hausse (+ 23 % de 1990 Ă  2005) de la consommation Ă©lectrique.Les sols se dĂ©gradent ou sont construits (11 hectares de sol agricoles sont quotidiennement perdus et plus de 15% des sols analysĂ©s de 1992 Ă  1996 dĂ©passaient des valeurs-seuil ou indiquant une pollution pour un ou plusieurs mĂ©taux lourds. 61% des sols arables sont sensibles Ă  l'Ă©rosion, 17% l'Ă©tant fortement) .
Des progrĂšs sont constatĂ©s en matiĂšre de pollution de l'air (moins de pluies acides, de mĂ©taux, de poussiĂšres Ă  l'extĂ©rieur), mais En 2000, plus de 40% des habitants Ă©taient chez eux exposĂ©e Ă  des taux de poussiĂšres fines (PM10) dĂ©passant les valeurs limites. L’ozone (O3) et les oxydes d’azote (NOX) posent Ă©galement problĂšme.[16]

Changement climatique

La Suisse, selon un rapport officiel de 2007[17], est un pays notamment exposĂ© aux consĂ©quences du changement climatique, en raison de l'importance de ses glaciers, lesquels reculent et vont encore reculer et peut-ĂȘtre disparaĂźtre d'ici 100 ans[18]. Le risque d'inondation, coulĂ©e de boue, glissement de terrain ou chute de pierre augmente. Des cartes de danger sont faites (fin 2007) pour 30 % du territoire. Le nombre de jours de canicule (tempĂ©rature > 30 °C) a fortement augmentĂ©[19], passant au Tessin d'une moyenne d'un Ă  deux jours par an dans les annĂ©es 1960 Ă  presque 15 aujourd’hui. De mĂȘme sur le plateau, avec une augmentation encore plus forte Ă  Zurich et Ă  GenĂšve (4 fois plus de jours de canicules depuis les annĂ©es 1960). Les hivers se rĂ©chauffent aussi, avec moins de jours d’enneigement, surtout Ă  moins de 1500 mĂštres. Les chutes de neige sont plus tardives, y compris Ă  haute altitude, ce qui peut avoir un impact sur le tourisme et les sports d'hiver (En 2005, 20 % environ des pistes ont dĂ» recevoir un enneigement artificiel qui n'est pas sans consĂ©quences sur la gestion de l'eau).

Au début des années 2000, la floraison des cerisiers était en moyenne plus précoce de 15 à 20 jours qu'en 1950. Les cours d'eau du Plateau suisse se réchauffent depuis les années 1960 et l'eau y dépasse 18°C un nombre de jours croissant par an, avec en parallÚle une régression des truites de riviÚre qui ont besoin d'eau froide et riche en oxygÚne.
RĂ©actions : Les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre ont Ă©tĂ© stabilisĂ©es vers 1990, sans toutefois ĂȘtre diminuĂ©es. Le programme « SuisseÉnergie Â» incite aux mesures volontaires de l’industrie. Les Ă©missions agricoles ont reculĂ©, alors que les Ă©missions du transport augmentaient, ainsi que celle de l'habitat, en lien avec la croissance (dĂ©mographique et Ă©conomique). La surface de rĂ©fĂ©rence Ă©nergĂ©tique des bĂątiments certifiĂ©s (Minergie et Minergie-P) augmente depuis 1998 plus vite que dans la plupart des autres pays d'Europe, mais en 2006, ne concernait que 0,9 % de la surface de rĂ©fĂ©rence Ă©nergĂ©tique totale du pays.

Villes

Article dĂ©taillĂ© : Villes de Suisse.

Zurich, ville la plus peuplĂ©e de Suisse avec 382 569 (juin 2009)[20] habitants, se trouve au nord-est Ă  l'extrĂ©mitĂ© nord du lac de Zurich. C'est la capitale Ă©conomique et la principale place bancaire du pays. L'École polytechnique fĂ©dĂ©rale de Zurich s'y trouve. La ville est desservie par le principal aĂ©roport ainsi qu'un performant rĂ©seau de voies ferrĂ©es et quelques autoroutes. Avec 360 000 passagers quotidiens, la gare centrale de Zurich est trĂšs importante.

GenĂšve, deuxiĂšme ville du pays avec 188 142 (juin 2009)[21] habitants, se trouve Ă  l'extrĂȘme ouest du pays Ă  la pointe du lac LĂ©man. L'agglomĂ©ration se dĂ©veloppe Ă©galement de l'autre cĂŽtĂ© de la frontiĂšre, en France. GenĂšve est le siĂšge de nombreuses organisations internationales, de banques privĂ©es et d'entreprises horlogĂšres.

Bùle, troisiÚme ville avec 168 422 (juillet 2009)[22] habitants, se trouve au nord-ouest du pays. L'agglomération se développe également de l'autre cÎté de la frontiÚre, en France et en Allemagne. La ville est traversée par le Rhin et dispose de l'unique port fluvial du pays. Elle accueille de nombreuses industries pharmaceutiques.

Lausanne, quatriĂšme ville avec 131 344 (juin 2009)[23] habitants, se trouve Ă  l'ouest du pays au bord du lac LĂ©man. Elle est le siĂšge du tribunal fĂ©dĂ©ral, de l'École polytechnique fĂ©dĂ©rale de Lausanne et du ComitĂ© international olympique.

Berne, cinquiÚme ville avec 129 957 (juin 2009)[24] habitants, se trouve au centre-ouest. C'est la ville fédérale, autrement dit la capitale, siÚge du gouvernement et des principales institutions fédérales.

La Suisse compte 2636 communes[25].

Population

Les diffĂ©rentes langues de la Suisse : allemand, français, italien, romanche.
Article dĂ©taillĂ© : Population de la Suisse.

La population totale de la Suisse à la fin de l' année 2008 était de 7 701 856, dont 3 915 181 femmes et 3 786 675 hommes; 6 032 141 citoyens suisses et 1 669 715 étrangers[26].

En 2008 l'espérance de vie à la naissance était de 84,4 pour les femmes et 79,7 pour les hommes pour une moyenne de 82,1. Le taux de fécondité est remonté à 1,48. Les suissesses ont un taux de 1,37 et les étrangÚres 1,85[27].

La croissance de la population suisse entre 2005 et 2010 devrait ĂȘtre de 0,4 %, l'indicateur conjoncturel de fĂ©conditĂ© est prĂ©vu pour la mĂȘme pĂ©riode Ă  1,42 enfants/femme, la mortalitĂ© infantile devrait ĂȘtre Ă  4,1 pour mille, l'espĂ©rance de vie des enfants nĂ©s et qui naĂźtront entre 2005 et 2010 pourront vivre en moyenne 81,7 ans, la population urbaine est de 75,2 %. Le nombre de mĂ©decins pour mille habitants est de 3.8, l'espĂ©rance de scolarisation moyenne en annĂ©e est Ă  15,3, le 47 % des jeunes suivent une scolarisation au troisiĂšme degrĂ©[28].

Langues

Article dĂ©taillĂ© : Langues en Suisse.

La Suisse est Ă  la croisĂ©e de plusieurs grands pays europĂ©ens qui ont influencĂ© ses langues et ses cultures. La Suisse a quatre langues nationales : l’allemand (63,7% en orange) au nord et au centre, le français (20,4% en vert) Ă  l’ouest, l’italien (6,5% en mauve) au sud, et enfin le romanche qui est une langue romane parlĂ©e par une petite minoritĂ© (moins de 0,5% en violet) dans le sud-est du canton des Grisons.

Beaucoup de Suisses parlent plus d’une langue. L’allemand est la langue la plus rĂ©pandue. 17 cantons sur 26 sont unilingues allemands. La population germanophone parle gĂ©nĂ©ralement l'un des nombreux dialectes suisses allemands ou SchwyzertĂŒtsch, lesquels jouissent d'une grande valorisation sociale, y compris dans les centres urbains. L’usage de l’allemand standard – Hochdeutsch ou « bon allemand Â» – est limitĂ© aux situations les plus formelles. Dans le milieu scolaire, afin d’élever le niveau d’allemand des Ă©lĂšves qui gĂ©nĂ©ralement prĂ©fĂšrent parler le dialecte, plusieurs cantons alĂ©maniques (dont Zurich, Schwytz, Uri et Zoug) ont imposĂ© l’usage systĂ©matique du Hochdeutsch, et les professeurs sont tenus de s’exprimer exclusivement dans cette langue. À de rares exceptions prĂšs (comme les messages publicitaires), tous les Ă©crits sont en allemand standard.

Le français est parlĂ© dans l’ouest du pays, rĂ©gion gĂ©nĂ©ralement appelĂ©e Suisse romande. Quatre cantons sont unilingues français (GenĂšve, Jura, NeuchĂątel et Vaud), trois sont officiellement bilingues français-allemand : Fribourg, Valais et Berne. Les dialectes arpitans sont encore pratiquĂ©s localement, notamment en Valais et dans le canton de Fribourg, mais ils ont presque disparu dans l’usage quotidien.

Quant Ă  l’italien, il est parlĂ© dans le canton du Tessin (Ticino en italien) et quelques vallĂ©es mĂ©ridionales des Grisons. L’usage du dialecte tessinois, apparentĂ© aux parlers lombards, y demeure trĂšs vivant.

Le romanche n’a pas le mĂȘme statut que l’allemand, le français et l’italien. Selon l’alinĂ©a 1 de l’article 70[29] de la constitution fĂ©dĂ©rale, les langues officielles de la ConfĂ©dĂ©ration sont l’allemand, le français et l’italien. Le romanche est aussi langue officielle pour les rapports que la ConfĂ©dĂ©ration entretient avec les personnes de langue romanche.

L’anglais est souvent et de plus en plus utilisĂ© dans le monde du travail, y compris par l’administration. Il n’a pourtant aucune reconnaissance officielle. Enfin le latin sert parfois lorsqu'il faut dĂ©signer dans une seule langue des institutions suisses : ConfƓderatio helvetica (CH), Pro Helvetia, Pro Natura, Pro Infirmis, etc.

La majoritĂ© des formations supĂ©rieures ne sont enseignĂ©es que dans l'une des deux langues principales (allemand ou français) en raison de leur emplacement dans l'une ou l'autre des rĂ©gions, dans une seule (allemand pour la formation de vĂ©tĂ©rinaire) ou encore ont lieu dans plusieurs langues mĂ©langĂ©es : professeurs et Ă©tudiants parlent leur langue maternelle (diplĂŽme d’expert en assurances de pensions).

Dans les chambres parlementaires au niveau fédéral, les députés s'expriment dans leur langue maternelle.

Religions

Article dĂ©taillĂ© : Religions en Suisse.
La basilique de ValĂšre qui surplombe la ville de Sion, Valais

Selon le recensement fĂ©dĂ©ral de la population 2000, la religion la plus rĂ©pandue du pays serait le catholicisme, avec presque 42 %[30] de la population. La deuxiĂšme religion serait l'Église Ă©vangĂ©lique rĂ©formĂ©e, avec 33 %[30] de la population. GĂ©nĂ©ralement, les cantons se rĂ©clament de l'une des deux confessions. L'islam serait la troisiĂšme religion avec 4.26 %[30] de la population, 0.25 % de la population appartiennent aux communautĂ©s juives. La proportion des habitants se dĂ©clarant sans religion serait de 11 %[30].

Population Ă©trangĂšre

La population Ă©trangĂšre reprĂ©sente 21,9 % de la population de la Suisse, l’un des taux les plus Ă©levĂ©s d’Europe[31]. Dans un rapport de 2007, Doudou DiĂšne, le Rapporteur spĂ©cial de l'ONU sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xĂ©nophobie et de l’intolĂ©rance qui y est associĂ©e, a constatĂ© une dynamique raciste et xĂ©nophobe en Suisse. Selon ce document, les Ă©trangers europĂ©ens du sud-est ainsi que les extra-europĂ©ens seraient les plus touchĂ©s[32]. Le Conseil fĂ©dĂ©ral a pris note du rapport et a dĂ©clarĂ© « qu’on ne peut pas, Ă  partir de cas particuliers, tirer des conclusions gĂ©nĂ©rales quant Ă  l’existence « d’une dynamique de racisme et de xĂ©nophobie en Suisse Â» comme le dit le rapport de l’ONU[33]. Contredisant le Conseil fĂ©dĂ©ral, une Ă©tude conduite en 2006 par l’UniversitĂ© de GenĂšve avec le soutien du FNS a rĂ©vĂ©lĂ© que plus de 50 % des personnes interrogĂ©es ont des idĂ©es xĂ©nophobes[34]. Toutefois 90 % n'approuvent pas l'extrĂ©misme de droite, 77 % voudraient que les Ă©trangers soient mieux intĂ©grĂ©s et 55 % voudraient une naturalisation facilitĂ©e. Il faut Ă©galement noter que dans certains cantons, le droit de vote est accordĂ© aux Ă©trangers. La disposition constitutionnelle leur donne parfois mĂȘme le droit d’éligibilitĂ©.

Économie

L’économie suisse figure parmi les plus prospĂšres et les plus dĂ©veloppĂ©es du monde bien que la Suisse soit trĂšs pauvre en matiĂšres premiĂšres et ne dispose pas d'Ă©nergies fossiles. OrientĂ© vers les services, comme les banques et les assurances, ainsi que la mĂ©canique de prĂ©cision, le pays produit surtout des biens Ă  forte valeur ajoutĂ©e. Le niveau de vie est l’un des plus Ă©levĂ©s du monde. De plus, sa stabilitĂ© et sa neutralitĂ© ont attirĂ© bon nombre de capitaux Ă©trangers et d’organisations internationales comme l’ONU.

Le secteur tertiaire reprĂ©sentait en 2005 le 72,4 % du PIB et 295 622 entreprises, il emploie le 72,5 % de la population active; en 1960, il en occupait le 40 %[35].

Le secteur secondaire reprĂ©sentait en 2005 le 26,3 % du PIB et 76 927 entreprises, il emploie le 23,7 % de la population active; en 1960, il occupait le 25 % environ de la population[35].

Le secteur primaire reprĂ©sentait en 2005 le 1,3 % du PIB et 68 050 entreprises, il emploie le 3,8 % de la population active; en 1960, il occupait le 15 % de la population environ[35].

AprĂšs plusieurs annĂ©es de croissance nulle ou faible[36], une reprise s’est fait ressentir dĂšs mi 2003. En 2004 la croissance du PIB est de 2,5%, puis 2,6% en 2006. En 2006 et 2007 elle passe Ă  3,6%. Durant le premier semestre 2008, le PIB n’augmente que modestement puis flĂ©chit au deuxiĂšme semestre. A cause de l’effet de base, la croissance est de 1,8%, chiffre Ă  relativiser Ă©tant donnĂ© la forte croissance dĂ©mographique (+1,3%). Bien qu’en rĂ©cession, La Suisse rĂ©siste mieux que d’autre pays. Au deuxiĂšme trimestre 2009, le PIB est en recul de 2,1% par rapport au trimestre correspondant de l’annĂ©e prĂ©cĂ©dente, un taux bien infĂ©rieur Ă  l’Allemagne (-5,9%), l’Italie (-6,0%), le Royaume-Uni (-5,5%) ou la France (-2,6%)[37]. Le PIB s’établit Ă  541,8 milliards de francs suisses. Le taux de chĂŽmage, bien que variables selon les cantons, reste relativement bas (Ă  2,6% pour 2008 et 3,8% pour aoĂ»t 2009)[38], et l’inflation relativement faible (entre mai 2003 et mai 2009, le renchĂ©rissement annuelle moyen est de 0,7%)[39], La dette des administrations publiques en 2008 se situe Ă  40,9% du PIB[40].

Énergie

Article dĂ©taillĂ© : Énergie en Suisse.

La Suisse n'est pas autosuffisante sur le plan Ă©nergĂ©tique. Environ 80 % de l'Ă©nergie finale consommĂ©e dans le pays provient d'importations : produits pĂ©troliers, gaz ou combustible nuclĂ©aire. Les ressources Ă©nergĂ©tiques indigĂšnes sont les forces hydrauliques et le bois. La production d'Ă©lectricitĂ© est principalement assurĂ©e par les installations hydroĂ©lectriques et les centrales nuclĂ©aires.

Éducation, science et technologie

Article dĂ©taillĂ© : SystĂšme Ă©ducatif suisse.
Quelques unes des personnalités qui ont largement contribué dans leur domaine: Leonhard Euler (mathématiques), Louis Agassiz (glaciologie), Albert Einstein (physique), Auguste Piccard (aéronautique)
Vue aĂ©rienne (2009) de l'École polytechnique fĂ©dĂ©rale de Lausanne (EPFL), qui forme avec l'UniversitĂ© de Lausanne (UNIL) un vaste campus a proximitĂ© du lac LĂ©man

Les compĂ©tences des autoritĂ©s fĂ©dĂ©rales suisses sont limitĂ©es en ce qui concerne l'Ă©cole obligatoire, comprenant le primaire et le secondaire pour la partie qui concerne des Ă©lĂšves jusqu'Ă  16 ans. Dans ces secteurs, il est en consĂ©quence peu appropriĂ© de parler d'un systĂšme Ă©ducatif suisse. En effet, mĂȘme si des tentatives d'harmonisation ont d'ores et dĂ©jĂ  abouti, il est lĂ©gitime de considĂ©rer que la Suisse compte 26 systĂšmes Ă©ducatifs, soit un par canton.

Concernant l'enseignement supérieur, l'offre de formation en Suisse est trÚs importante. Elle se divise principalement en deux domaines, celui des hautes écoles et celui de la formation professionnelle supérieure.

  • Le domaine de la formation professionnelle supĂ©rieure est constituĂ© par toutes les autres formations de degrĂ© tertiaire prĂ©parant au brevet fĂ©dĂ©ral ou au diplĂŽme fĂ©dĂ©ral. La formation professionnelle supĂ©rieure se caractĂ©rise par une offre large et diversifiĂ©e d'institutions privĂ©es.

Il y a au total 12 universitĂ©s en Suisse, parmi lesquelles dix sont gĂ©rĂ©es au niveau cantonal et proposent souvent des sujets non techniques. La plus ancienne universitĂ© en Suisse fut fondĂ©e Ă  BĂąle en 1460 (facultĂ© de mĂ©decine) et est dĂ©venue un centre de recherche en chimie et en mĂ©decine. L'universitĂ© de Zurich constitue le plus grand campus du pays avec environ 25 000 Ă©tudiants. Les deux Ă©coles polytechniques qui sont gĂ©rĂ©es par la confĂ©deration sont l'EPFZ (fondĂ© en 1855) et l'EPFL (fondĂ© en 1969). Elle jouissent toutes les deux d'une bonne rĂ©putation internationale. En 2008 l'EPFZ a Ă©tĂ© classĂ© 15Ăšme en sciences naturelles et mathĂ©matiques par le classement acadĂ©mique des universitĂ©s mondiales[41] et l'EPFL a Ă©tĂ© classĂ©e 18Ăšme dans le domaine de l'ingĂ©nierie et des sciences informatiques par le mĂȘme classement.

Le CERN, situé prÚs de GenÚve, contient le plus grand accélérateur de particules au monde

Le CERN, situé prÚs de GenÚve, à la frontiÚre franco-suisse, est le premier centre mondial de recherche en physique des particules[42]. Un autre centre de recherche important est l'Institut Paul Scherrer. Parmi les inventions et découvertes notables on trouve le LSD, le microscope à effet tunnel (prix Nobel) ou le trÚs populaire velcro. Quelques technologies on en outre permis l'exploration de nouveaux mondes, comme le ballon pressurisé d'Auguste Piccard ou le bathyscaphe qui permettra à Jacques Piccard d'atteindre l'endroit le plus profond du globe.

Un grand nombre de prix Nobel ont été attribués a des scientifiques suisses, par exemple au mondialement célÚbre Albert Einstein dans le domaine de la physique. Au total pas moins de 113 prix Nobels sont associés à la Suisse ainsi qu'à des organisations internationales basées en Suisse[43].

La Suisse est l'un des dix membres fondateurs de l'Agence spatiale européenne (ESA) en 1975[44] et est le septiÚme plus grand contributeur au budget de l'ESA. Dans le secteur privé quelques entreprises sont impliquées dans l'industrie spatiale telles que Oerlikon Space[45] et Maxon Motors[46] qui fournissent des structures pour véhicules spatiaux.

Transports

Un train empruntant la ligne de faßte du Lötschberg au-dessus du nouveau tunnel de base du Lötschberg, troisiÚme plus long tunnel du monde et premier tunnel complété du projet AlpTransit.
Article dĂ©taillĂ© : Transport en Suisse.

De par sa position gĂ©ographique au centre de l'Europe, la Suisse possĂšde un rĂ©seau routier et de chemin de fer dense (5 053 km de voies ferrĂ©es et 71 059 km de routes revĂȘtues, dont 1 638 km d'autoroutes). La traversĂ©e des Alpes constitue un enjeu stratĂ©gique pour les transports europĂ©ens puisque les Alpes (qui recouvrent une bonne partie du pays) sĂ©parent le Nord et le Sud de l'Europe. Depuis les dĂ©buts de l'industrialisation des pays europĂ©ens, la Suisse a dĂ» constamment amĂ©liorer son rĂ©seau transalpin (en 1882, inauguration du trafic par le tunnel ferroviaire du Saint-Gothard, long de 15 km ; en 1906 avec le tunnel du Simplon
), et le fait encore mais avec une moindre intensitĂ© (Ouverture du tunnel de base du Lötschberg de 34 km en 2007 et construction pour 2018 du tunnel de base du Saint-Gothard de 57 km) pour favoriser son attractivitĂ© pour la localisation de nombreuses entreprises et sa position de plaque tournante des Ă©changes.

La majorité du réseau ferré est géré par les Chemins de fer fédéraux suisses (CFF). Le Chemin de fer du Lötschberg, qui exploite le deuxiÚme réseau ferroviaire suisse sur l'axe Suisse centrale-Italie via les tunnels du Lötschberg et du Simplon, ainsi que les chemins de fer rhétiques, qui desservent le canton des Grisons en voies étroites, sont deux compagnies privées importantes. Il y a en outre une multitude de petites entreprises privées.

Sur le plan du transport aérien, la Suisse possÚde 39 aérodromes, dont les aéroports internationaux de Zurich, Berne et Bùle (situé sur le territoire français) pour la Suisse allemande, de GenÚve pour la Suisse romande et de Lugano pour la Suisse italienne[47].

Culture

Article dĂ©taillĂ© : Culture de la Suisse.

Les traditions, les croyances, le patrimoine commun, les langues, la politique culturelle suisse, les moyens d'encouragement et de diffusion de la culture, les manifestations et lieux de culture ainsi que les arts pratiqués en Suisse ou par des Suisses sont l'ensemble des signes distinctifs qui caractérisent la société suisse.

La Suisse, par sa situation gĂ©ographique et son histoire, est imprĂ©gnĂ©e des cultures latines et germaniques ; les coutumes locales cohabitent selon les rĂ©gions linguistiques du pays. En effet, le pays possĂšde quatre langues nationales (l'allemand (64 %), le français (20 %), l'italien (6 %) et le romanche (<1 %)). Cette diversitĂ© culturelle, essentielle pour la cohĂ©sion du pays, participe de l'identitĂ© de la Suisse[48].

Patrimoine

Un timbre de 1881 avec la figure d'Helvetia
Symboles patriotiques

L'hymne national suisse officiel depuis 1981 est le Cantique suisse, composé en 1841 par Alberich Zwyssig (1808-1854) avec les paroles de Leonhard Widmer (1809-1867)[49].

Au XVIIe siĂšcle, la ConfĂ©dĂ©ration ne possĂ©dait pas encore de reprĂ©sentation symbolique forte. Au XVIIIe siĂšcle, Helvetia et Guillaume Tell sont Ă©levĂ©s au rang de symboles patriotiques suisse. À partir de 1848 Helvetia devient l'emblĂšme national du nouvel État fĂ©dĂ©ral. Ce symbole devient alors omniprĂ©sent que cela soit sous la forme d'Ɠuvre d'art, sur les monuments, sur les timbres ou sur les monnaies[50].

Mythes fondateurs

Un certain nombre de mythes et de légendes sont associés aux épisodes anciens de l'histoire suisse.

Patrimoine bĂąti

La notion de protection du patrimoine apparaĂźt dĂšs la fin du XIXe siĂšcle. Par ailleurs, six sites culturels font partie du patrimoine mondial de l'UNESCO : La Vieille ville de Berne, l'Abbaye de Saint-Gall, le Couvent bĂ©nĂ©dictin Saint-Jean-des-SƓurs, les trois chĂąteaux de Bellinzone, le Lavaux[51] et le Chemin de fer rhĂ©tique dans le paysage de l'Albula et de la Bernina.

De nombreux chĂąteaux forts et fortifications du Moyen Âge sont construits par les familles dynastiques. Ils servent Ă  la fois d'habitation et de moyen de dĂ©fense. Quelques chĂąteaux forts : le chĂąteau de Chillon, Lenzbourg, Mesocco, Berthoud, Kybourg ou les trois chĂąteaux de Bellinzone. Les villes du Moyen Âge sont fortifiĂ©es. Certaines comme Morat sont prĂ©servĂ©es mais, dans la plupart des cas, seuls subsistent des vestiges au cƓur des villes comme la Zeitturm de Zoug, la porte de Spalen Ă  BĂąle ou la Zytglogge de Berne.

Des bĂątiments religieux apparaissent dĂšs le VIe siĂšcle. Couvents, monastĂšres, Ă©glises et cathĂ©drales parmi lesquelles on peut citer le couvent de Saint-Gall, l'abbaye d'Einsiedeln, la cathĂ©drale de BĂąle, l'Abbatiale de RomainmĂŽtier et la cathĂ©drale de Lausanne[52].

Des Ă©difices publics comme l'amphithĂ©Ăątre d'Avenches, datant de la pĂ©riode romaine, des hĂŽtels de ville, le plus ancien Ă©tant celui de Berne (1406)[53], celui de BĂąle (1504 – 1514) est, avec ses façades de couleur rouge, trĂšs caractĂ©ristique. La tour carrĂ©e dans la cour de l'hĂŽtel de ville de GenĂšve (1555) est un bĂątiment typique de la Renaissance de tradition française en pierre de taille. Au XIXe siĂšcle, de nouveaux bĂątiments publics voient le jour comme les postes, les gares, les musĂ©es, les thĂ©Ăątres, les Ă©glises et les Ă©coles. Quelques exemples : le palais fĂ©dĂ©ral, la gare centrale de Zurich, le musĂ©e national suisse, le grand ThĂ©Ăątre de GenĂšve et l'universitĂ© de Zurich.

La Kramgasse Ă  Berne

Quelques ensembles urbains remarquables. La vieille ville de Berne, avec ses arcades, places et fontaines, est reprĂ©sentative de l'urbanisme mĂ©diĂ©val en Europe. À la fin du XIXe siĂšcle les quartiers neufs naissent sur l'emplacement des anciennes fortifications des grandes villes comme, par exemple, la Bahnhofstrasse de Zurich ou la Ceinture fazyste de GenĂšve[ca 1]. L'urbanisme devient planifiĂ© : En 1834 La Chaux-de-Fond, qui est dĂ©truite par un incendie, sera reconstruite selon une nouvelle structure urbaine[ca 2]. (voir article Ensemble urbain du XIXe siĂšcle de La Chaux-de-Fonds). Au dĂ©but du XXe siĂšcle sont crĂ©es des logements ouvriers basĂ©s sur le modĂšle du Werkbund comme, par exemple, le lotissement Freidorf (1919 – 1921) Ă  Muttenz, synthĂšse entre l'idĂ©al de la citĂ©-jardin et le mouvement coopĂ©ratif[54]. Des citĂ©s satellites sont construites en banlieues des grandes villes durant la pĂ©riode entre 1945 et 1975, comme Le Lignon en pĂ©riphĂ©rie de GenĂšve[ca 3].

À partir du XVe siĂšcle Les maisons profanes, de style gothique en pierre apparaissent, par exemple, le Grimmenturm de la Spiegelgasse Ă  Zurich, la maison Tavel Ă  GenĂšve, la Haus zum RĂŒden[55] Ă  Zurich, la Haus zum Ritter Ă  Schaffhouse, l'hĂŽtel RatzĂ© (1583-1586) Ă  Fribourg et la maison Serodine (1620) Ă  Ascona[56]. Pendant la Renaissance on trouve au Tessin des arcades ouvertes comme dans la cour du chĂąteau de Muralto, l'ancien Palazzo Rusca Ă  Lugano et le Colleggio Papio Ă  Ascona [ms 1]. En Suisse allemande, le premier bĂątiment de style renaissance est le « palais Ritter Â» (1556) Ă  Lucerne.

Les maisons particuliĂšres baroques sont richement dĂ©corĂ©es avec des encorbellements Ă  un ou plusieurs Ă©tages, comme Ă  Schaffhouse, et possĂšdent des oriels en bois comme Ă  Saint Gall. Par exemple le Herrenstube et le Frontwagenturm Ă  Schaffhouse. À Zurich, deux maisons de corporations sont construites en pierres de taille et ont un aspect sĂ©vĂšre : Zimmerleuten (1708) et Saffran (1719 – 1723)[ms 2]. L'ouest du pays est plus influencĂ© par l'architecture baroque française ou il s'impose en Suisse romande vers la fin du XVIIe siĂšcle. Par exemple les hĂŽtels particuliers de la rue des Granges avec cour d'honneur[57]. On trouve aussi des exemples de style rococo. [ms 3].

On trouve, Ă  partir de 1800, de grandes villas classicistes comme le palais Eynard (1817 – 1821) Ă  GenĂšve et quelques rĂ©alisations d'architecture moderne : la villa Le Lac (1923) et l'immeuble ClartĂ© (1931) Ă  GenĂšve par Le Corbusier ou la CitĂ© Halen (1957 - 1961) par l'Atelier 5, prĂšs de Berne, un exemple de maisons individuelles contiguĂ«s en terrasse pour la classe moyenne[ca 4].

Ferme de l'Emmental

La forte diversitĂ© des espaces naturels en Suisse se retrouve dans la grande variĂ©tĂ© de maisons rustiques. On distingue diverses variĂ©tĂ©s alpines : les Gotthardhaus (maisons du Gothard ), en bois, que l'on trouve dans les vallĂ©es alpines isolĂ©es du Tessin, du Valais et dans les Grisons; La maison valaisanne, en bois, typique du centre du Valais et du Val d'HĂ©rens; La maison tessinoise, en moellons; La maison engadinoise dĂ©corĂ©es de peintures murales et de Sgraffite[ms 4],[mh 1]; Les maisons de l'Oberland bernois et Simmental, en bois massif travaillĂ© Ă  la scie, Strickbau ou en madriers carrĂ©s, taillĂ©s Ă  la hache[58].

Sur le plateau suisse, la maison bernoise, munies d'énormes toitures en croupe et charpentes agrémentées de motifs sculptés[ms 5],[59]; Les chaumiÚres argoviennes[60]; Les maison à colombage sur le plateau oriental et à Zurich; Les fermes à usages multiples (DreisÀssenhÀuser) au nord-ouest et sur le plateau romand, construites en pierre[61],[ms 5].

Dans le Jura, les fermes jurassiennes possÚdent de larges façades pignon entiÚrement en pierre crépie à la chaux[ms 4],[mh 2],[62].

Les ouvrages d'arts tels que ponts et tunnels sont nombreux. Le Pont du Diable au cƓur des Alpes sur la route du col du Saint-Gothard ou le Mittlere BrĂŒcke sur le Rhin Ă  BĂąle en sont des exemples historiques. Beaucoup de ponts mĂ©diĂ©vaux sont en bois comme le KapellbrĂŒcke Ă  Lucerne. Au XIXe siĂšcle, des ponts suspendus Ă  l'aide de cĂąbles d'acier sont construits Ă  GenĂšve, le pont de Saint-Antoine, et Ă  Fribourg. Celui-ci, en 1834 Ă  l'Ă©poque de sa construction, Ă©tait le plus long de ce genre[63],[ca 2]. De nombreux ponts et tunnels pour les chemins de fer comme le Viaduc de Landwasser, les tunnels du Gothard et du Simplon sont construits au tournant du XXe siĂšcle[ca 5]. Le pont de Salginatobel ou le Viaduc de Chillon sont des ouvrages routiers du XXe siĂšcle.

Traditions

FĂȘtes, coutumes et jours fĂ©riĂ©s en Suisse
Silvesterklaus Ă  Schwellbrunn

La plupart des fĂȘtes sont locales ou rĂ©gionales. Certaines fĂȘtes sont cĂ©lĂ©brĂ©es dans toute la Suisse comme la fĂȘte nationale suisse, le JeĂ»ne fĂ©dĂ©ral (Ă  part GenĂšve et dans les cantons catholiques) ou les principales fĂȘtes religieuses. On trouve Ă©galement diffĂ©rentes fĂȘtes fĂ©dĂ©rales; Rassemblements associatifs avec un caractĂšre patriotique plus ou moins prononcĂ© selon l'Ă©poque, ce sont des concours ayant lieu tous les trois ans environ[64].

La fĂȘte nationale suisse est cĂ©lĂ©brĂ©e le 1er aoĂ»t. C'est un jour fĂ©riĂ© officiel dans toute la Suisse depuis 1994 seulement.

Les jours fĂ©riĂ©s en Suisse sont de la compĂ©tence des cantons, qui dĂ©terminent eux-mĂȘmes leur propres jours fĂ©riĂ©s, jusqu’à huit dans l’annĂ©e. LĂ©galement, les jours fĂ©riĂ©s sont assimilĂ©s Ă  des dimanches.

Les jours fĂ©riĂ©s varient donc beaucoup d’un canton Ă  l’autre. Seuls NoĂ«l, le Nouvel An et le 1er aoĂ»t sont communs Ă  tous, les autres fĂȘtes (Vendredi saint et Lundi de PĂąques, Ascension, Lundi de PentecĂŽte et FĂȘte-Dieu, Assomption et Toussaint, JeĂ»ne fĂ©dĂ©ral) Ă©tant reconnues par les cantons selon leur tradition principalement religieuse (catholique ou protestante). Seule la fĂȘte nationale, le 1er aoĂ»t, est ancrĂ©e dans la constitution fĂ©dĂ©rale[65].

Jeux

Les jeux nationaux, qui se pratiquent notamment lors de fĂȘtes fĂ©dĂ©rales ou cantonales, sont la lutte suisse, le lancer de la pierre et le Hornuss.

La pratique du tir est Ă©levĂ©e au rang de sport national. En plus des obligations de tir prĂ©vues dans le cadre du service militaire on trouve donc de nombreuses fĂȘtes de tir lors de fĂȘtes locales, cantonales et fĂ©dĂ©rales.

Parmi d'autres jeux traditionnellement pratiqués en Suisse on trouve le Jass, trÚs populaire, le Eisstock et les combats de reines.

Musique traditionnelle

La musique populaire suisse « typique Â» rurale n'est pas exclusivement suisse. Les traditions telles que le « Chant du soir Â», les « Ranz des vaches Â» ou le « yodel Â» se retrouvent dans d'autres rĂ©gions alpines.On trouve des piĂšces variĂ©es autant par la langue utilisĂ©e (allemand, français ou italien) que par le genre d'histoire racontĂ©e[66].

La Suisse a depuis des siĂšcles une grande tradition de carnavals agrĂ©mentĂ©s de groupes musicaux avec leur style propre : les cliques et les groupes de Guggenmusik brass-band.

Les carnavals les plus connus sont ceux de BĂąle, de Lucerne, de Soleure, de Fribourg et celui de Bellinzone. Les Brandons de Payerne est un des plus anciens carnavals de Suisse[67].

La musique folklorique jouĂ©e lors de fĂȘtes traditionnelles comprend notamment le yodel. Lors de la fĂȘte fĂ©dĂ©rale des yodleurs on y joue Ă©galement du cor des Alpes. Le ranz des vaches est le chant traditionnel a cappella des armaillis (vachers) dans le canton de Fribourg. Il est habituellement chantĂ© durant la montĂ©e des troupeaux Ă  l'alpage et le retour dans les Ă©tables Ă  la fin de l'Ă©tĂ©.

Cuisine
Raclette

Il y a peu de plats nationaux; Les nombreuses spécialités locales reflÚtent la diversité linguistique et géographique de la Suisse. Les traditions culinaires d'origine paysannes proposent des plats robustes et riches en calories, justifiés en partie par la nature montagneuse de la Suisse avec ses hivers longs et rudes[68].

Les plats représentatifs du pays sont les röstis ainsi que ses repas traditionnels au fromage comme la fondue au fromage et la raclette.

Parmi les spécialités locales connues dans l'ensemble du pays, on trouve les Basler LÀckerlis, la tarte aux noix des Grisons, la tourte au Kirsch de Zoug, l'émincé de veau à la zurichoise, le gratin de cardons genevois, le totché jurassien, la taillaule neuchùteloise, le saucisson vaudois ainsi que la polenta et le risotto à la tessinoise.

Les produits typiques sont le chocolat dont les variantes au lait et fondant ont Ă©tĂ© crĂ©Ă©s respectivement par Daniel Peter en 1875 et Rudolf Lindt en 1879 ; de nombreuses formes de fromages tels que l'Emmental, le GruyĂšre, le Raclette, le Sbrinz, la TĂȘte de Moine, le Vacherin fribourgeois ou le Vacherin Mont d'Or[69] ; la viticulture, principalement concentrĂ©e Ă  l'ouest et au sud du pays ; ainsi que de nombreuses variĂ©tĂ©s de saucisses et viande sĂ©chĂ©e comme le cervelas ou cervelat [70], le saucisson vaudois, la viande sĂ©chĂ©e du Valais, la viande des Grisons ou des salamis tels que le Salametto.

Certains produits alimentaires comme les aromates en poudre (Knorr[71] et les cubes de bouillon Maggi) et l'Ovomaltine sont des classiques fabriqués de longue date. Le Cenovis à base végétale et le Parfait sont des pùtes à tartiner trÚs connues de la Suisse[72].

Institutions et lieux de culture

Politique culturelle

« La culture est du ressort des cantons Â»[73]. NĂ©anmoins, « la ConfĂ©dĂ©ration peut promouvoir les activitĂ©s culturelles prĂ©sentant un intĂ©rĂȘt national et encourager l’expression artistique et musicale, en particulier par la promotion de la formation Â»[74].

La part du budget de la ConfĂ©dĂ©ration dĂ©diĂ© Ă  la culture est faible : 0,3% du total. En chiffre cela reprĂ©sente environ 200 millions de francs suisses. Celle des cantons est variable en fonction de leur importance. À titre d'exemple, les budgets cantonaux de Zurich (322 millions de francs suisses en 2002), et GenĂšve (234 millions), sont mĂȘme plus Ă©levĂ©s que la part de la ConfĂ©dĂ©ration. Les entreprises privĂ©es contribuent pour 320 millions de francs suisses[75].

Au niveau fédéral, l'Office fédéral de la culture (OFC) a pour mission de favoriser la diversité de la culture et de préserver son développement en toute indépendance.

L'organisme Présence Suisse promeut l'image de la Suisse à l'étranger. Dans le cadre de la culture il travaille avec Pro Helvetia[76],[77].

Pro Helvetia est une fondation fédérale dont les tùches concernent principalement la création contemporaine. Pro Helvetia possÚde quatre bureaux de liaison à l'étranger et gÚre également les centres culturels suisses[78].

Dans le cadre de la protection du patrimoine, la ConfĂ©dĂ©ration publie quatre inventaires : l'inventaire fĂ©dĂ©ral des sites construits Ă  protĂ©ger en Suisse, l'inventaire fĂ©dĂ©ral des paysages, sites et monuments naturels d'importance nationale, l'inventaire des voies de communication historiques de la Suisse[79] et l'inventaire suisse des biens culturels d'importance nationale et rĂ©gionale Ă  protĂ©ger en cas de catastrophe[80].

Encouragement privé

Le mĂ©cĂ©nat est une forme de financement de la culture en Suisse pratiquĂ© par les grandes entreprises, notamment les banques et assurances. L'aide va surtout aux grandes institutions au dĂ©triment des acteurs culturels indĂ©pendants. Elle prend la forme d'achat ou de commande d'Ɠuvre ainsi que l'organisation de manifestations propres (concours ou expositions)[81].

Le pour-cent culturel Migros est un mode de financement volontaire de la culture en Suisse par la Migros, mis en place dĂšs 1957[82].

Parmi d'autre organisations de protection du patrimoine on peut citer la CinémathÚque suisse, le Patrimoine suisse et Pro Natura.

Musées

Avec plus de 900 musĂ©es dont 42% de musĂ©es rĂ©gionaux (en 1998), la Suisse est un pays possĂ©dant une forte densitĂ© de musĂ©es en relation Ă  sa population (environ 7 100 000 habitants en 1998). Le nombre de musĂ©es Ă©tait trois fois moins important en 1950[83].

Les principaux musĂ©es de Beaux-Arts sont le Kunstmuseum de BĂąle[84], le Kunstmuseum de Berne[85] et le Kunsthaus de Zurich[86]. Art contemporain : le musĂ©e d'Art moderne et contemporain (MAMCO)[87]. Collections privĂ©s : le Centre Paul Klee Ă  Berne, le MusĂ©e Tinguely Ă  BĂąle, la Fondation Beyeler Ă  Riehen[88] et la Fondation Gianadda Ă  Martigny.

Les Musées nationaux suisses dépendent de l'Office fédéral de la culture. Ils regroupent huit musées répartis dans différentes régions de la Suisse dont le principal est le musée national suisse de Zurich.

Des musĂ©es prĂ©sentant l'histoire : le musĂ©e des chartes fĂ©dĂ©rales (1936) Ă  Schwytz[89],[90] et le musĂ©e international de la RĂ©forme Ă  GenĂšve.

Autres thĂšmes : Le musĂ©e suisse des transports de Lucerne, le musĂ©e olympique Ă  Lausanne, le musĂ©e international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Ă  GenĂšve, la Fondation Martin Bodmer Ă  Cologny et le MusĂ©e suisse de l'habitat rural du Ballenberg.

Autres lieux culturels

Des foires et expositions ont lieu réguliÚrement, comme Art Basel, l'une des plus importantes foires d'art contemporain du monde avec prÚs de 300 galeries représentées[91].

Les expositions nationales suisses sont des expositions ayant lieu tous les vingt-cinq ans environ depuis 1883. Leur but de rassembler et de rĂ©pondre aux attentes socio-politiques des visiteurs autour de thĂšmes choisis. Elles sont ainsi le « miroir Â» de la sociĂ©tĂ© suisse Ă  un moment donnĂ©.

Parmi les salles de spectacle d'importance ont peut citer le Schauspielhaus de Zurich pour le thĂ©Ăątre ; le Grand ThĂ©Ăątre Ă  GenĂšve et l'OpĂ©ra de Zurich pour l'opĂ©ra ; le Victoria Hall de GenĂšve ou la Tonhalle de Zurich pour la musique classique. Des salles sont polyvalentes et se destinent Ă  des Ă©vĂ©nements d'ampleur rĂ©gionale, voire nationale, tels que l'Arena de GenĂšve, l'Auditorium Stravinski de Montreux [92] ou le Palais de la culture et des congrĂšs de Lucerne.

Des lieux, dont la fonction premiĂšre n'est pas le spectacle scĂ©nique, reçoivent les Ă©vĂ©nements rassemblant de nombreux spectateurs, tels que l'ancien aĂ©rodrome de DĂŒbendorf qui a reçu les spectacles de Madonna (2008) et des Rolling Stones (2006)[93] ou des stades comme l'Hallenstadion de Zurich.

De nombreux festivals : le Festival de musique de Lucerne a lieu au Palais de la culture et des congrĂšs de Lucerne, le Festival international de musique de Sion (jusqu'en 2001, c'Ă©tait le Festival international de musique Tibor Varga[94]), les festivals de musique en plein air[95] comme le PalĂ©o Festival Nyon Ă  Nyon, l'un des plus grands festivals de musique en plein air d'Europe, le Rock Oz'ArĂšnes un festival ayant lieu dans le cadre de l'amphithĂ©Ăątre romain d'Avenches.

Montreux abrite plusieurs festivals renommĂ©s : le Festival de la Rose d'Or[96] (dĂšs 2004 Ă  Lucerne au Palais de la culture et des congrĂšs de Lucerne[97]), le Septembre musical, le Festival de jazz (1967)[98] et le Festival du rire de Montreux[99].

Pour le cinĂ©ma, le Festival international du film de Locarno Ă  Locarno (1946) est un festival de film d'auteurs indĂ©pendants disposant d'une rĂ©putation internationale. Le festival de bande dessinĂ©e BDSierre (1984 – 2004) a attirĂ© jusqu'Ă  40 000 personnes, il Ă©tait rĂ©putĂ© au-delĂ  de la Suisse. Il a disparu pour des raisons financiĂšres[100].

La culture alternative est nĂ©e au dĂ©but des annĂ©es 1980. Les revendications de la jeunesse pour des centres culturels autonomes, les manifestations de cette Ă©poque contre les valeurs Ă©tablies ont changĂ© les mentalitĂ©s. La culture alternative est dĂ©sormais reconnue plus ou moins officiellement et les centres autonomes sont, au XXIe siĂšcle, des lieux incontournables de la crĂ©ation artistique[101]. Quelques centres culturels pour la jeunesse ou centres de culture alternative : la Rote Fabrik de Zurich (depuis 1980)[102], la Kultur Kaserne de BĂąle (depuis 1980)[103], la Reithalle Berne (partiellement en 1981 – 1982 puis durablement dĂšs 1987)[104],[105], Artamis Ă  GenĂšve (1996 - 2008)[106].

Formes d'arts

Sport

Article dĂ©taillĂ© : Sport en Suisse.

Plusieurs dizaines d'organisations et fĂ©dĂ©rations internationales sportives ont leur siĂšge en Suisse : le ComitĂ© international olympique, le Tribunal arbitral du sport, la FĂ©dĂ©ration internationale de football association (FIFA), la FĂ©dĂ©ration internationale de gymnastique, l'Union des associations europĂ©ennes de football (UEFA), etc.

Le football, le ski alpin, le hockey sur glace et le tir sportif appartiennent aux sports les plus populaires.

Parmi les sportifs suisses les plus connus, les joueurs de tennis Roger Federer, Martina Hingis, Patty Schnyder, la skieuse alpine Vreni Schneider et le skieur alpin Pirmin Zurbriggen, les footballeurs Alexander Frei, Stéphane Henchoz.

MĂ©dias

En 1922 fut mis en exploitation à Lausanne, le troisiÚme émetteur public de radiodiffusion en Europe. Puis, au cours des années qui suivirent cette date, le pays vu la création de nombreuses sociétés de radiodiffusion. En 1923, la Suisse compte 980 concessionnaires radio[107].

En 1930, les autoritĂ©s fĂ©dĂ©rales rĂ©glementent la radiodiffusion, en regroupant l'ensemble des organisations rĂ©gionales pour en faire une organisation de type fĂ©dĂ©raliste, sous le nom de SociĂ©tĂ© suisse de radiodiffusion (SSR), et qui se nomme aujourd'hui SRG SSR idĂ©e suisse[107]. Durant cette pĂ©riode, fut Ă©galement mise en service les premiers Ă©metteurs nationaux: Ă  Sottens en mars 1931, BeromĂŒnster en mai de la mĂȘme annĂ©e et Monte Ceneri en octobre 1933. En 1953, la SSR inaugure un premier service expĂ©rimental de tĂ©lĂ©vision[107].

Galerie d'images

Paysages

Villes

Monuments

Transports

Codes

La Suisse a pour codes :

Notes et références

  • Notes :
  1. ↑ Cette devise est traditionnellement admise, bien que ne reposant sur aucun fondement constitutionnel ou lĂ©gal (voir chapitre I.1.3.).
  2. ↑ Le romanche est une langue nationale (art. 4) mais que partiellement une langue officielle (art. 70).
  3. ↑ TraitĂ©s de Westphalie
  • RĂ©fĂ©rences Paul-Leonhard Ganz, La maison suisse, Ă©ditions Silva, Zurich, 1963  :
  1. ↑ pp. 60 – 63
  2. ↑ pp. 100 – 102
  3. ↑ pp. 102 – 103
  4. ↑ a  et b  pp. 124 et 128
  5. ↑ a  et b  pp. 125 - 126
  1. ↑ pp. 40 – 42
  2. ↑ a  et b  p. 22
  3. ↑ p. 94
  4. ↑ p. 99
  5. ↑ pp. 33 - 34
  • RĂ©fĂ©rences Pablo de la Riestra, 80 monuments historiques parmi les plus beaux de Suisse : un guide de voyage culturel, Ă©ditions Rothus, Soleure, 1998  :
  1. ↑ p. 28
  2. ↑ p. 38
  • Autres rĂ©fĂ©rences :
  1. ↑ Etat et Ă©volution de la population [1], Office fĂ©dĂ©ral de la statistique, consultĂ© le 27-08.2009
  2. ↑ (en) CIA World Fact Book, consultĂ© le 6 dĂ©cembre 2008
  3. ↑ a , b , c  et d  Confoederatio helvetica, DHS
  4. ↑ [pdf] Liste des dĂ©nominations d'États de la ConfĂ©dĂ©ration suisse
  5. ↑ Pacte fĂ©dĂ©ral du 1er aoĂ»t 1291 sur « Admin.ch vallĂ©e infĂ©rieure d'Unterwald Â» signifie Nidwald
  6. ↑ Pacte fĂ©dĂ©ral du 1er aoĂ»t 1291 sur Cliotexte
  7. ↑ L'armĂ©e en chiffres - Effectifs des troupes admin.ch
  8. ↑ Politique europĂ©enne de la Suisse
  9. ↑ Faits et chiffre
  10. ↑ RĂ©sultat de la votation de 1992 sur l'espace Ă©conomique europĂ©en
  11. ↑ RĂ©sultats des votations du peuple suisse concernant l'union europĂ©enne
  12. ↑ http://www.edi.admin.ch/aktuell/00705/00724/index.html?lang=fr&msg-id=15592
  13. ↑ Alpes suisses Jungfrau-Aletsch unesco.org
  14. ↑ Le climat de la Suisse - un bref aperçu, MeteoSuisse. ConsultĂ© le 16 septembre 2009
  15. ↑ Jaeger, J., Bertiller, R., Schwick, C. (2007): Morcellement du paysage en Suisse, Analyse du morcellement 1885-2002 et implications pour la planification du trafic et l’amĂ©nagement du territoire, version succincte, Office fĂ©dĂ©ral de la statistique
  16. ↑ L'Environnement suisse, 2007, statistiques de poche reprenant les statistiques de l'Office fĂ©dĂ©ral de l’environnement
  17. ↑ Changements climatiques en Suisse. Indicateurs des causes, des effets et des mesures, Office fĂ©dĂ©ral de l’environnement OFEVBerne, 2007
  18. ↑ Zemp M., Haeberli W., Hoelzle M., Paul F : Alpine glaciers to disappear within decades? Geophysical Research Letters, 33. 2006
  19. ↑ Fig. 23, du rapport ci-dessus
  20. ↑ (de)ZĂŒrcher Zahlenspiegel, Site officiel de la ville de Zurich. ConsultĂ© le 16 septembre 2009
  21. ↑ Mouvement dĂ©mographique de la population rĂ©sidente du canton de GenĂšve par commune, Site officiel du canton de GenĂšve. ConsultĂ© le 16 septembre 2009
  22. ↑ (de)Bevölkerungsbilanz im aktuellen Monat, Site officiel du canton de BĂąle-Ville. ConsultĂ© le 16 septembre 2009
  23. ↑ Mouvements dĂ©mographiques, commune de Lausanne, rĂ©sultats mensuels, 2007 Ă  2009, Site officiel de la ville de Lausanne. ConsultĂ© le 16 septembre 2009
  24. ↑ (de)Bern in Zahlen – Aktuelles, Site officiel de la ville de Berne. ConsultĂ© le 16 septembre 2009
  25. ↑ CommuniquĂ© de presse du 7 janvier 2009: Le nombre des communes a nettement diminuĂ© en 2008, Office fĂ©dĂ©ral de la statistique. ConsultĂ© le 16 septembre 2009
  26. ↑ Statistique de l’état annuel de la population (ESPOP) 2008. RĂ©sultats dĂ©finitifs, Office fĂ©dĂ©ral de la statistique. ConsultĂ© le 16 septembre 2009
  27. ↑ CommuniquĂ© de presse du 2 juillet 2009: Statistique du mouvement naturel de la population (BEVNAT) 2008, Office fĂ©dĂ©ral de la statistique. ConsultĂ© le 16 septembre 2009
  28. ↑ Pris depuis L’Etat du Monde 2008, La DĂ©couverte, Paris 2007, ISBN 2-7071-5223-4
  29. ↑ Constitution fĂ©dĂ©rale de la ConfĂ©dĂ©ration suisse (Cst.) du 18 avril 1999, RS 101, art. 70 al. 1.
  30. ↑ a , b , c  et d  [pdf] Office fĂ©dĂ©ral de la statistique: Le paysage religieux en Suisse
  31. ↑ Statistiques suisse - La population Ă©trangĂšre en Suisse, Office fĂ©dĂ©ral de la statistique, 2007. ConsultĂ© le 29 janvier 2008
  32. ↑ Rapport soumis par le Rapporteur spĂ©cial sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xĂ©nophobie et de l’intolĂ©rance qui y est associĂ©e, Doudou DiĂšne document PDF, Conseil des droits de l’homme. ConsultĂ© le 7 mars 2009
  33. ↑ Doudou DiĂšne: « Il y a une dynamique xĂ©nophobe en Suisse Â», Le Courrier - 28 mars 2007. ConsultĂ© le 21 septembre 2007
  34. ↑ La Suisse est-elle misanthrope?, Fonds national suisse (FNS). ConsultĂ© le 7 mars 2009
  35. ↑ a , b  et c  Page 12, 13 et 14 du livre Ă©conomie suisse, Ă©dition lep,2007, Lonay
  36. ↑ Étude Ă©conomique de la Suisse 2003 (janvier 2004), OCDE. ConsultĂ© le 21 septembre 2007
  37. ↑ Comptes nationaux trimestriels: Taux de croissance trimestriel du PIB en volume, OCDE. ConsultĂ© le 16 septembre 2009
  38. ↑ Chiffres du chĂŽmage. Statistiques du marchĂ© du travail, SecrĂ©tariat d'Etat Ă  l'Ă©conomie SECO. ConsultĂ© le 16 septembre 2009
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