Confederation generale du travail

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Confederation generale du travail

Confédération générale du travail

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Logo de la Confédération générale du travail
Contexte général
Zone d'influence France France
Fiche d’identité
Fondation 1895
Siège central 263, rue de Paris
93100 Montreuil
Secrétaire
général
Bernard Thibault
Affiliation
 internationale
Confédération syndicale internationale
Affiliation
européenne
Confédération européenne des syndicats
Membres 711 000 revendiqu√©s
(en 2005)
Site internet www.cgt.fr

La Conf√©d√©ration g√©n√©rale du travail (ou CGT) est un syndicat de salari√©s fran√ßais cr√©√© le 23 septembre 1895 √† Limoges. Elle fait partie des cinq conf√©d√©rations de syndicats de salari√©s fran√ßais consid√©r√©es comme repr√©sentatives par l'√Čtat et est celle qui a obtenu le plus de suffrages (34%) aux derni√®res √©lections prud'homales de d√©cembre 2008. Son actuel secr√©taire g√©n√©ral est Bernard Thibault de la F√©d√©ration des cheminots. La CGT est membre de la Conf√©d√©ration syndicale internationale (CSI) et de la Conf√©d√©ration europ√©enne des syndicats (CES).

Elle figure comme principale organisation syndicale de salariés dans les élections aux comités d'entreprise comme parmi les délégués du personnel.

Sommaire

Historique

Militants de la CGT manifestant à Paris au sujet des services publics

Des origines à 1919

  • 1864 : Le 25 mai, suppression du d√©lit de coalition et de gr√®ve (loi L. Ollivier). Cette loi met un terme √† la Loi Le Chapelier. Cr√©ation de l'Association internationale des travailleurs √† Londres.
  • 1871 : La Commune de Paris : Les Parisiens se r√©voltent contre le pouvoir et √©lisent une assembl√©e qui prend le nom de Commune. La r√©pression du gouvernement fait pr√®s de trente mille morts. Ňíuvre sociale de la Commune de Paris : abolition du travail de nuit dans les boulangeries, gestion d√©mocratique des entreprises ferm√©es par le patronat ou travaillant pour la Commune. Apparition du premier mouvement f√©minin de masse.
  • 1871 - 1883 : Malgr√© l'h√©catombe militante de 1871, la d√©cennie voit √©clater de nombreuses gr√®ves. Un rapport de police d√©nombre 182 syndicats rassemblant 31 700 adh√©rents en 1876. Quatre ans plus tard, les chiffres sont respectivement de 478 et 64 000.
  • 1884 : Le 21 mars, vote de la loi l√©galisant les syndicats professionnels ouvriers et patronaux √† l'initiative de Waldeck-Rousseau.
  • 1886 : Cr√©ation de la F√©d√©ration nationale des syndicats (FNS), d'inspiration guesdiste. Jules Guesde, l'un des socialistes les plus connus et les plus actifs, contribue √† la diffusion des id√©es de Karl Marx en France.
  • 1887 : Cr√©ation de la Bourse du Travail de Paris.
  • 1892 : Cr√©ation de la F√©d√©ration des Bourses du travail, marqu√©e par le syndicalisme r√©volutionnaire de Fernand Pelloutier.
  • 1895 : Congr√®s constitutif de la conf√©d√©ration g√©n√©rale du travail CGT √† Limoges du 23 au 28 septembre. Les principaux piliers en sont la f√©d√©ration du livre et celle des cheminots, mais de nombreux m√©tiers restent hors de la CGT. Jusqu'en 1902, l'√©chelon conf√©d√©ral reste mal organis√© et ses secr√©taires g√©n√©raux pas √† la hauteur.
  • 1900 : Cr√©ation du journal ¬ę la voix du peuple ¬Ľ, organe de la CGT.
  • 1901 : D√©c√®s de Fernand Pelloutier.
  • 1902 : L'ann√©e marque l'ouverture d'une nouvelle p√©riode dans la vie de la CGT. Au congr√®s de Montpellier elle parach√®ve son unit√©. La F√©d√©ration des Bourses du travail s'efface en tant que centrale et ses organisations s'int√®grent dans la CGT. Cette unit√© r√©alis√©e constitue un p√īle d'attraction pour beaucoup d'organisations rest√©es jusque-l√† dans l'expectative. Le syndicat se structure avec l'action d'hommes comme Victor Griffuelhes et √Čmile Pouget. La CGT compte alors 100 000 adh√©rents.
  • 1904 : Le Congr√®s de Bourges adopte la revendication de la journ√©e de 8 heures.
  • 1906 :
    • Charte d'Amiens : cette charte adopt√©e en congr√®s, donne au syndicalisme conf√©d√©ral quelques uns de ses traits sp√©cifiques : la lutte des classes, la lutte quotidienne pour des am√©liorations imm√©diates mais aussi la lutte pour la disparition du salariat et du patronat, ainsi que son ind√©pendance vis-√†-vis des organisations politiques. Cette Charte est reprise aujourd'hui comme r√©f√©rence par la plupart des syndicats. Lors du congr√®s, les guesdistes sont mis en minorit√© par les r√©volutionnaires et les r√©formistes. Le congr√®s rompt √©galement avec la F√©d√©ration syndicale internationale.
    • La premi√®re journ√©e d'action pour la journ√©e de 8 heures le 1er mai se prolonge par des gr√®ves tout au long du mois; la revendication n'est pas satisfaite, mais cette premi√®re action concert√©e au niveau national a un grand √©cho.
  • 1907 : Adh√©sion de la F√©d√©ration Nationale des Syndicats d'Instituteurs.
  • 1908 : La f√©d√©ration des mineurs rallie la CGT.
  • 1909 : Victor Griffuelhes d√©missionne. Durant son court int√©rim, Louis Niel renoue les liens avec la F√©d√©ration syndicale internationale, mais il doit d√©missionner sous la pression des r√©volutionnaires. Cette orientation ne sera pas remise en cause par son successeur, L√©on Jouhaux, proche des dits r√©volutionnaires, mais qui saura tracer progressivement sa propre voie.
  • Le 5 octobre, para√ģt le premier num√©ro de la Vie ouvri√®re, qui se d√©finit comme ¬ę syndicaliste R√©volutionnaire, antiparlementaire ¬Ľ. La revue est dirig√©e par Pierre Monatte. C'est l'anc√™tre de La Nouvelle Vie ouvri√®re (NVO) qui est toujours la revue de la CGT.
  • 1910 : Bien que demand√©e au congr√®s de 1895, la CGT s'oppose √† la loi sur les retraites ouvri√®res et paysannes √† son congr√®s de 1910 par 1049 voix contre 251. Les r√©volutionnaires veulent abattre l'√Čtat, non qu'il soit social. L'√Ęge de la retraite √©tant fix√© √† 65 ans quand l'esp√©rance de vie est de 50 ans, la CGT parle de la "retraite des morts". On critique √©galement sa gestion par capitalisation.
  • 1912 : La CGT est la seule conf√©d√©ration syndicale existante en France, elle compte 700 000 adh√©rents sur un total de 7 millions de salari√©s. Le 24 novembre, elle tient un congr√®s extraordinaire sur le th√®me de l'action pr√©ventive contre la guerre.
  • 1913 : Constitution du Secr√©tariat syndical international auquel participe la CGT. Le 25 f√©vrier, la CGT publie un manifeste anti-militariste.
  • 1914 : La CGT compte environ 300 000 adh√©rents. La CGT organise des manifestations syndicales contre la guerre le 27 juillet. Le 31 juillet, Jean Jaur√®s est assassin√©. Le 1er ao√Ľt c'est la mobilisation g√©n√©rale et le d√©but de la guerre 14/18. Le 3 ao√Ľt, c'est la d√©claration de guerre de l'Allemagne √† la France. Le 4 ao√Ľt, la CGT rallie l'Union sacr√©e. Lors du CCN de la CGT, tenu du 26 novembre au 5 d√©cembre, seule une minorit√© se prononce contre la guerre. Pendant les 4 ans de guerre, quelques militants CGT tel F√©lix Baudy furent fusill√©s pour l'exemple apr√®s avoir √©t√© d√©sign√©s pour motif d'appartenance √† la CGT.
  • 1915 : D√©mission de Pierre Monatte le 3 janvier en protestation contre le ralliement de la CGT √† l'Union Sacr√©e. La guerre fait chuter les effectifs √† 50 000 adh√©rents.
  • 1917 : Dans l'ann√©e, on compte 696 gr√®ves et 293 810 gr√©vistes en France. Parall√®lement, les effectifs remontent √† 300 000. Les 6 et 7 novembre c'est la rupture de l'Union sacr√©e. Au m√™me moment a lieu la R√©volution d'octobre en Russie.
  • 1918 : Dans l'ann√©e on recense 499 gr√®ves et 176 187 gr√©vistes en France et la CGT passe √† 600 000 adh√©rents.
  • 1919 : 25 mars : loi sur les conventions collectives. 28 mars : loi supprimant le travail de nuit dans les boulangeries. 23 avril : lois sur la journ√©e de 8 heures. Le 1er mai gr√®ve g√©n√©rale de 24 heures marqu√©e par 500 000 manifestants √† Paris (1 mort). La CGT passe √† un effectif de 1 million et demi d'adh√©rents. Dans l'ann√©e, on compte 2 206 gr√®ves et 1 160 000 gr√©vistes en France. Cr√©ation de la Conf√©d√©ration fran√ßaise des travailleurs chr√©tiens (CFTC) avec la bienveillance du patronat. 30 avril : Pierre Monatte cr√©e les Comit√©s syndicalistes r√©volutionnaires.

De la première scission à 1940

  • 1920 : Le 8 janvier, inauguration du Conseil √Čconomique et Social (initiative de la CGT). Du 25 au 29 f√©vrier, le Parti Socialiste tient congr√®s √† Strasbourg et se retire de la 2e internationale. 12 mars, vote de la loi relative au droit syndical. Le 1er mai : la CGT d√©cide la gr√®ve g√©n√©rale. En 15 jours on compte 1,5 millions de gr√©vistes. Le 22 mai, reprise du travail. La gr√®ve des cheminots pour la nationalisation des chemins de fer sera un √©chec. Suite √† ce mouvement, la 11e chambre du tribunal correctionnel ordonnera m√™me le 13 janvier 1921 la dissolution de la CGT, sanction qui ne sera jamais appliqu√©e. Contrecoup des √©checs (et de certains acquis sociaux ?), les effectifs repassent √† 700 000. En mai, la CGT re√ßoit l'adh√©sion de la F√©d√©ration des Employ√©s de l'√Čtat.
  • 1921 : Au Congr√®s de Tours de la SFIO (1920), scission entre les r√©formistes et les r√©volutionnaires. Le congr√®s de Lille en juillet √©vite la scission dans le syndicat, o√Ļ majoritaires et minoritaires sont au coude √† coude, mais la division est consomm√©e en d√©cembre. Suite √† l'exclusion de la f√©d√©ration des cheminots, les r√©volutionnaires quittent la CGT, et cr√©ent la CGTU (Conf√©d√©ration G√©n√©rale du Travail Unitaire), proche du PCF. Naissance du journal ¬ę Le Peuple ¬Ľ, organe officiel de la CGT.
  • 1922 : Lors de son premier congr√®s, du 25 juin au 1er juillet √† Saint-Etienne, la CGTU d√©cide de rallier l'Internationale syndicale rouge. Elle combat le taylorisme, alors en plein essor. La CGTU compte alors environ 250 000 membres, nettement moins que l'autre CGT.
  • 1924 : Les tr√®s minoritaires syndicalistes-r√©volutionnaires, qui dirigeaient notamment l'union d√©partementale du Rh√īne, quittent la CGTU et fondent la CGT-SR.
  • 1925 : La CGTU revendique deux semaines de cong√©s pay√©s √† son congr√®s de 1925. Pierre Monatte fonde La R√©volution prol√©tarienne, o√Ļ il appelle √† la r√©unification de la CGT.
  • 1927 : D√©part de la F√©d√©ration des Employ√©s de l'√Čtat, qui avait adh√©r√© en mai 1920.
  • 1930 : Vote d√©finitif de la loi sur les assurances sociales le 30 avril, qui entre en application le 30 juin, apr√®s dix ann√©es de d√©bats, durant lesquels la CGTU les a d√©nonc√©es, alors que la CGT les a soutenues. Une double cotisation, patronale et salariale, abond√©e par l'√Čtat, obligatoire pour les salari√©s gagnant plus de 15 000 francs par an finance ces assurances. Au-del√† de la maladie, les assurances sociales couvrent aussi les champs de la vieillesse, de l'invalidit√© pr√©matur√©e et du ch√īmage involontaire.
  • Le 30 novembre, mise en place de la "commission des 22" en vue de la r√©unification de la CGT : l'√©chec est patent fin 1932.
  • 1931 :
    • Beno√ģt Frachon devient secr√©taire g√©n√©ral de la CGTU.
    • Progression du ch√īmage qui atteint d√©j√† 450 000 personnes en 1931 et s'√©l√©vera √† 860 000 en 1936.
  • 1932 : Apr√®s une progression √† la fin des ann√©es 20 √† 300 000 adh√©rents, la CGTU retombe √† 258 000 en 1932. La CGT conna√ģt une √©volution parall√®le; elle compte 490 000 adh√©rents en 1921 comme en 1933, apr√®s avoir eu √©galement une progression √©ph√©m√®re √† la fin des ann√©es 20. Dans la p√©riode peu revendicative entre 1924 et 1934, environ 50% des conflits se terminent de mani√®re infructueuse.
  • 1933 : L'accession au pouvoir d'Adolf Hitler en Allemagne r√©v√®le la faillite de la strat√©gie de lutte contre la social-d√©mocratie du Komintern.
  • 1934 - 1935 : En riposte √† l'√©meute du 6 f√©vrier, un appel √† la gr√®ve g√©n√©rale ¬ę contre le fascisme ¬Ľ √† l'initiative de la CGT et de la CGTU pour le 12 f√©vrier donne lieu √† une convergence des deux cort√®ges place de la Nation. Le 30 mai, Maurice Thorez donne son aval √† un rapprochement des deux CGT. Le 9 octobre d√©butent des discussions en vue de la r√©unification, qui aboutiront le 14 juillet 1935 √† un programme de Front Populaire. Deux congr√®s s√©par√©s simultan√©s du 24 octobre au 27 octobre donnent leur aval √† la r√©unification.
  • 1936 :
    • R√©unification de la CGT et de la CGTU lors du congr√®s de Toulouse (2 mars-5 mars); les conf√©d√©r√©s dominent largement la nouvelle CGT. L'adh√©sion √† la FSI est vot√©e par 5500 mandats contre 2500. Les ex-unitaires ne contr√īlent que sept unions d√©partementales.
    • Le 26 mai une vague de gr√®ves marqu√©e par des occupations d'usines d√©marre au Havre et s'√©tend comme une tra√ģn√©e de poudre partout en France, contrairement aux mouvements infructueux de 1906 et 1919-1920. Le 7 juin, sont sign√©s les Accords de Matignon, entre la CGT et le patronat. Les 11 et 12 juin sont vot√©es les lois sociales sur l'extension des conventions collectives, l'institution de d√©l√©gu√©s d'atelier, le rel√®vement des salaires, quinze jours de cong√©s pay√©s et la semaine des 40 heures.
  • 1937 : La CGT a quadrupl√© son audience et compte 4 millions d'adh√©rents. Le rapport de force interne s'est modifi√© en faveur des ex-unitaires. La f√©d√©ration de la m√©tallurgie d'Ambroise Croizat est ainsi pass√©e √† 750 000 adh√©rents. D√©veloppement des Ňďuvres sociales g√©r√©es par la CGT.
  • 1938 :
    • Les Accords de Munich suscitent la pol√©mique entre les diff√©rentes tendances de la CGT. Ils sont d√©fendus par la tendance Syndicats (20% de la CGT) dirig√©e par Ren√© Belin, quand les ex-unitaires les d√©noncent. Le centre de L√©on Jouhaux, Louis Saillant et Robert Bothereau s'allie avec les ex-unitaires (proches du PCF).
    • Echec de la gr√®ve contre les d√©crets-lois de Paul Reynaud du 12 novembre qui instaurent la semaine de six jours. Mal pr√©par√©e apr√®s le congr√®s de Nantes, la gr√®ve de la fin du mois est un √©chec. 15 000 militants sont licenci√©s et la CGT perd un quart de ses effectifs, qui restent n√©anmoins √©lev√©s √† 2 millions et demi d'adh√©rents.
  • 1939 : Le 23 ao√Ľt, le pacte germano-sovi√©tique entre Ribbentrop et Molotov s√®me la consternation dans la CGT et exacerbe les tensions contre les communistes. D√©but de la Seconde Guerre mondiale le 3 septembre. Le 18 septembre, le Bureau conf√©d√©ral de la CGT vote une d√©claration excluant les militants qui refusent de condamner le pacte germano-sovi√©tique. Cette d√©cision est approuv√©e par la Commission Administrative de la CGT le 25 septembre, ce qui a pour effet d'exclure les communistes de la CGT. Plus de 600 syndicats sont dissous et de nombreux militants et dirigeants exclus sont arr√™t√©s. Ceux qui ne sont pas arr√™t√©s, ni mobilis√©s, entreront dans la clandestinit√©.
  • 1940 :
    • La CGT ne compte plus que 500 000 adh√©rents quand le gouvernement fait voter, peu avant sa chute, les 60 heures de travail par semaine.
    • Le 16 ao√Ľt, le gouvernement de Vichy dissout les centrales syndicales ouvri√®res et patronales, dont la CGT; les f√©d√©rations peuvent cependant th√©oriquement continuer leur action. Le 9 octobre, Ren√© Belin, devenu ministre collaborateur institue la Charte du travail. Le 15 octobre, douze dirigeants syndicalistes, dont trois de la CFTC rendent public un texte oppos√© connu comme le Manifeste des Douze.

De 1941 à 1948

1941 : Promulgation de la Charte du travail interdisant les gr√®ves et le lock-out le 4 octobre. D√®s l'hiver 40/41, parution des premiers journaux clandestins. D√©veloppement des ¬ę comit√©s populaires ¬Ľ qui organisent les premi√®res luttes revendicatives. Du 26 mai au 9 juin a lieu la gr√®ve des mineurs du Nord et du Pas-de-Calais. Intervention des Allemands : 327 arrestations. En octobre : ex√©cution par les Allemands de 88 otages compos√©s majoritairement de militants CGT exclus, dont les 27 de Ch√Ęteaubriant.

1942 : Rencontre entre L√©on Jouhaux et Beno√ģt Frachon √† Cahors. Jouhaux est arr√™t√© peu apr√®s et d√©port√© en Allemagne.

1943 : Les accords du Perreux, sign√©s le 17 avril par Robert Bothereau et Louis Saillant pour les ¬ę ex-conf√©d√©r√©s ¬Ľ ; Henri Raynaud et Andr√© Tollet pour les ¬ę ex-unitaires ¬Ľ, reconstituent la CGT. La CGT r√©unifi√©e participe √† la constitution du conseil national de la R√©sistance (CNR) qui a lieu le 27 mai.

1944 : Publication le 15 mars du Programme du CNR (d√©finissant les nationalisations, la S√©curit√© sociale et les comit√©s d'entreprises) o√Ļ la CGT est repr√©sent√©e par Louis Saillant. Le 10 ao√Ľt, la Gr√®ve des Cheminots de la R√©gion Parisienne se d√©clenche et s'√©tend √† tous les services publics. Le 15 ao√Ľt, la police parisienne entre dans la gr√®ve. Le 18 ao√Ľt, la CGT clandestine appelle √† la gr√®ve g√©n√©rale pour la Lib√©ration. Le lendemain c'est le d√©clenchement de l'insurrection parisienne, qui prendra fin avec la Lib√©ration de Paris le 25 ao√Ľt et l'arriv√©e du G√©n√©ral de Gaulle. Le 26 ao√Ľt, la CGT s'installe au grand jour dans ses locaux du 213 rue Lafayette : c'est la fin de la clandestinit√© avec une premi√®re r√©union de son bureau. Le 8 septembre, son journal ¬ę La Vie Ouvri√®re ¬Ľ qui avait paru sous forme de tract pendant l'occupation, repara√ģt au grand jour. Cr√©ation de la Conf√©d√©ration g√©n√©rale des cadres (CGC).

1945 : D√©but des nationalisations, cr√©ation des comit√©s d'entreprise et mise en place de la S√©curit√© sociale. Cr√©ation de la F√©d√©ration syndicale mondiale (FSM) √† laquelle adh√®re la CGT.

1946 : Du 8 au 12 avril a lieu le 26e congr√®s de la CGT √† Paris, qui voit une nette domination des ¬ę unitaires ¬Ľ (proches du PCF). Elle revendique le chiffre de 5 millions et demi d'adh√©rents. Le rapport de Beno√ģt Frachon est adopt√© par 84,4% des voix. Le 5 octobre, promulgation du Statut G√©n√©ral des Fonctionnaires par le ministre Maurice Thorez. D√©but de la Guerre d'Indochine (19 novembre 1946). Pendant toute la dur√©e du conflit, la CGT organise des manifestations de solidarit√© √† l'√©gard du peuple vietnamien et en faveur de la paix.

1947 : La CGT obtient 59% des voix lors des premi√®res √©lections √† la S√©curit√© Sociale, mais la CFTC enregistre un perc√©e avec 26% des voix. 1er Mai, grandes manifestations pour les revendications √† l'appel de la CGT. Le 5 mai, √©viction des ministres communistes du gouvernement. En juin, gr√®ves chez Citro√ęn, √† la SNCF, dans les banques, dans les grands magasins. Le pr√©sident du Conseil Paul Ramadier parle de ¬ę chef d'orchestre clandestin ¬Ľ. En juillet, gr√®ves √† EDF, puis chez Peugeot, Berliet, Michelin. Le 1er ao√Ľt, accord CGT / CNPF pour une augmentation de 11% d√©nonc√© par le gouvernement.

Les 13 et 14 novembre la division s'accentue au Comit√© Conf√©d√©ral National (CCN) de la CGT entre la majorit√© et la minorit√© √† propos du Plan Marshall et des mouvements de gr√®ve. La majorit√©, fid√®le √† Moscou, refuse le plan Marshall. Le 19 d√©cembre, c'est la scission et la cr√©ation par les minoritaires (qui refusent la soumission au PC) de la conf√©d√©ration ¬ęCGT-Force Ouvri√®re¬Ľ (FO). FO tiendra son congr√®s constitutif en avril 1948 emportant environ 300 000 adh√©rents, soit une nette minorit√©.

De 1948 à 2000

1949 : Division : la FSM critique le plan Marshall et l'influence am√©ricaine en Europe, ce qui provoque une scission. Les syndicats des √Čtats-Unis, d'Angleterre et des Pays-Bas se retirent de la FSM. Ils cr√©ent la Conf√©d√©ration internationale des syndicats libres (CISL) √† laquelle adh√®re la CGT-FO aid√©e par les syndicats nord am√©ricains regroup√©s dans l'AFL-CIO.

1950 : Conqu√™tes : vote de la loi sur les Conventions collectives. Cr√©ation du Salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig).

1953 : Retraites : du 4 au 25 ao√Ľt, grande gr√®ve dans les services publics. Le 4 ao√Ľt, la CGT puis la CFTC appellent √† une journ√©e d'action des secteurs public et nationalis√© contre le recul de l'√Ęge √† la retraite. Les postiers de Bordeaux d√©cident la poursuite du mouvement. Aussit√īt les conf√©d√©rations CGT, FO, CFTC appellent √† la gr√®ve g√©n√©rale dans ces secteurs. Le 14 ao√Ľt, on compte quatre millions de gr√©vistes.

1954 : Lib√©ration : d√©but de la guerre d'Alg√©rie (1er novembre). Durant tout le conflit la CGT soutient ¬ę les revendications des Alg√©riens et leurs aspirations nationales. ¬Ľ

1956 : Conqu√™te : troisi√®me semaine de cong√©s pay√©s.

1962 : Paix : le 8 f√©vrier, une manifestation anti-OAS durement r√©prim√©e fait 9 morts, pour la plupart membres de la CGT, au m√©tro Charonne. Accords d'√Čvian, fin de la guerre d'Alg√©rie (18 mars).

1963 : Les mineurs : √† l'appel de la CGT et de FO, vaste mouvement de gr√®ves des mineurs. Ils s'inqui√®tent des incertitudes pesant sur leur profession et revendiquent une augmentation des salaires.

1966 : Unit√© : accord revendicatif entre la CGT et la CFDT, qui s'est cr√©√©e en novembre 1964 sur les bases de la CFTC , et de sa ¬ę d√©confessionnalisation ¬Ľ.

1967 : Georges S√©guy succ√®de √† Beno√ģt Frachon lors du 36e congr√®s tenu du 11 au 16 juin.

mai 68 : Gr√®ve g√©n√©rale : en mai et juin sept millions de travailleurs en gr√®ve occupent leurs usines. Constat de Grenelle : augmentation de 35% du salaire minimum, reconnaissance de la section syndicale √† l'entreprise...

1970 : Nouvel accord CGT-CFDT, le 15 d√©cembre, sur des revendications prioritaires : revalorisation du SMIC, retraite √† 60 ans, semaine de 40 heures, emploi, heures de formation syndicale.

1972 : La CGT soutient le Programme commun de la Gauche.

1978 : Tentative infructueuse de Georges S√©guy pour autonomiser la CGT du PCF.

1981 : La CGT appelle √† voter pour Fran√ßois Mitterrand au second tour de la pr√©sidentielle.

1982 : Gouvernement de gauche : vote de la Loi de nationalisation (cinq groupes industriels, 36 banques). Ordonnances r√©duisant le temps de travail hebdomadaire √† 39 heures, instituant la cinqui√®me semaine de cong√©s pay√©s et ramenant l'√Ęge de la retraite √† 60 ans. Lois sur les droits des travailleurs dans l'entreprise, notamment le droit d'expression pendant le temps de travail. Cr√©ation des Comit√©s d'hygi√®ne, s√©curit√© et conditions de travail (CHSCT).

1988 : Infirmi√®res : mouvement de gr√®ve des infirmi√®res √† l'appel d'une Coordination nationale qui r√©clame notamment une augmentation significative des salaires et de v√©ritables moyens pour la formation. Apr√®s la d√©fection des autres syndicats, la CGT est seule √† soutenir le mouvement.

1993 : Lors des √©lections politiques, la CGT ne donne aucune consigne de vote.

Manifestation de défense des retraites à Paris, le 22 mai 2008

1995 : Gr√®ve et d√©part de la FSM : importants mouvements de gr√®ve contre le plan d'Alain Jupp√© (novembre-d√©cembre), dans lequel s'illustre Bernard Thibault . Lors de son 45e Congr√®s, la CGT d√©cide de r√©nover ses statuts et de quitter la FSM.

1999 : la CGT adh√®re √† la Conf√©d√©ration Europ√©enne des Syndicats, fond√©e en 1973. Seconde loi sur les 35 heures, qui deviennent la dur√©e l√©gale du travail le 1er janvier 2000.

Après 2000

2002 : √Člections prud'homales. La CGT reste en t√™te avec 32,13 % des voix (-0,98%) devant la CFDT 25,33%.

2003 : Retraites : importants mouvements sociaux contre le projet de Loi Fillon (mai-juin)

2005 : Le 9 f√©vrier, le comit√© conf√©d√©ral national (CCN), le ¬ę parlement ¬Ľ du syndicat, recommande le rejet de la constitution europ√©enne, contre l'avis du secr√©taire g√©n√©ral Bernard Thibault. Le congr√®s de 2006 est avanc√© de quelques mois.

2006 : La CGT tient son 48e Congr√®s √† Lille du 24 au 28 avril. Participe au grand mouvement social contre le Contrat premi√®re embauche, disposition l√©gislative finalement abandonn√©e.

2008 : Derni√®res √©lections prud'homales. La CGT conforte sa position de premier syndicat avec 34,00 % des voix (+1,87%) devant la CFDT en baisse √† 21,81%.

Positionnement actuel

Drapeau de la CGT dans une manifestation à Paris

Selon Guy Groux, directeur de recherche au Centre de recherches politiques de Sciences Po, la CGT est plus ¬ę contestataire ¬Ľ que les quatre autres syndicats repr√©sentatifs de droit, m√™me si la direction centrale (Bernard Thibault) ¬ę tente un "aggiornamento" qui parfois n'est pas √©vident et qui se heurte souvent aux traditions culturelles ou id√©ologiques de l'organisation. ¬Ľ[1] La CGT est par exemple le seul syndicat √† ne pas avoir ratifi√© l'accord du 11 janvier 2008 sur la modernisation du march√© du travail[2]. La centrale syndicale explique cette d√©cision en d√©non√ßant une ¬ę instrumentalisation de l'agenda social ¬Ľ par le MEDEF ajoutant que ce dernier ¬ę a insidieusement agit√© la menace d'un √©chec des n√©gociations et d'une loi susceptible de mettre encore plus √† mal le Code du travail ¬Ľ et appelle de ses vŇďux la mise en place d'¬ę un ensemble de r√®gles √©thiques et contraignantes qui puissent fonder, demain, des n√©gociations de bonne foi et conf√©rer toute leur l√©gitimit√© et leur force aux accords futurs. ¬Ľ[3].

Des d√©tracteurs de la CGT consid√®rent que les sections syndicales locales de la CGT m√®nent souvent des gr√®ves pour d√©fendre uniquement les int√©r√™ts de leurs adh√©rents[4]. Ainsi, en f√©vrier 2008, la gr√®ve d'une semaine initi√©e par la CGT provoqua de grandes perturbations √† l'A√©roport d'Orly. Selon Le Figaro, 48 gr√©vistes le lundi 11 f√©vrier 2008 oblig√®rent les compagnies a√©riennes √† annuler un vol sur deux √† Orly[5], en raison d'une opposition au regroupement du contr√īle a√©rien en √éle de France dans une plate-forme unique. Cette opposition men√©e par la section locale aurait donc eu, d'apr√®s ses d√©tracteurs, pour unique but d'√©viter de diluer les effectifs de la CGT et de lui faire perdre la majorit√© qu'elle d√©tient dans le centre d'Orly[4],[6]. Inversement, un parti comme le NPA a accus√© la CGT et les autres conf√©d√©rations de freiner leurs syndiqu√©s dans les luttes sociales. Ces critiques ont entra√ģn√© l'absence de la CGT √† l'Universit√© d'√©t√© 2009 du NPA[7].

Structure

Organisation

Siège de la Confédération générale du travail conçu par l'architecte Claude Le Goas

Avec 34,00 % des voix aux derni√®res √©lections prud'homales (d√©cembre 2008), la CGT est la premi√®re organisation syndicale de France en audience, mais deuxi√®me derri√®re la CFDT en termes d'adh√©rents revendiqu√©s (873 000) [8]

La CGT comprend 22 000 syndicats ou sections de base, regroup√©s en 33 f√©d√©rations professionnelles, dont les plus importantes sont celles des cheminots, de la m√©tallurgie, des Mines-Energie, des PTT, de la Sant√©, et des Transports.

La CGT compte aussi deux unions, des ing√©nieurs, cadres et techniciens (UGICT) et des retrait√©s (UCR), ainsi qu'un Comit√© national de lutte et de d√©fense des ch√īmeurs.

Les syndicats ou sections de base appartiennent √† la fois √† une union locale (UL)[9], et √† une union d√©partementale (UD)[10]. Existent √©galement 21 comit√©s r√©gionaux interprofessionnels qui sont des lieux de coordination des UD d'une m√™me r√©gion[11]. Les r√©gions les plus importantes sont l'√éle-de-France, le Languedoc-Roussillon, le Nord-Pas-de-Calais, les r√©gions PACA et Rh√īne-Alpes.

Les instances dirigeantes de la centrale sont le Bureau confédéral (12 membres) et la commission exécutive (54). Le bureau est élu au sein de la commission exécutive par le comité confédéral national (CCN, 300 membres), qui réunit trois à quatre fois par an les représentants des départements, régions et fédérations et qui constitue le "parlement" de la CGT.

Le débat central du 49e congrès confédéral sera sans doute celui de la réforme des structures. Une note de 2005 [12], préparatoire au 48e congrès, et rédigée par un groupe de travail de la direction confédérale, avait suscité de vives réactions. Cette note proposait par exemple de ne permettre la création d'un syndicat de base qu'à partir de 20 adhérents, ou de constituer les fédérations professionnelles (30 actuellement) autour de 8 "champs professionnels". Dans la perspective du 49e congrès (qui aura lieu début décembre 2009), une commission ad-hoc a été constituée pour préparer les décisions sur les réformes des structures (cf la dernière note de janvier 2009[2]).

Fédérations

Unions confédérales

Autres

Prud'homales

Organisation syndicale 1987 1992 1997 2002 2008
CGT 36,35% 33,35% 33,11% 32,13% 34,00 %
Résultats par sections[13]: 2002 2008
Industrie 39,6% 41,95%
Commerce 33,1% 35,02%
Agriculture 24,4% 26,89%
Activités diverses 30,7% 33,12%
Encadrement 15,8 % 16,95%

Direction

Adhérents

Evolution du nombre d'adhérents (en milliers)
1948 1958 1968 1975 1997 2005
4 000 1 650 2 300 2 377 634 711

Liste des secrétaires généraux

Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT depuis 1999
siège de la Confédération générale du travail
Listes des secrétaires généraux CGT:
1895-1899 A. Legaisle du 4 décembre 1895 au 20 juin 1899
1899-1900 Maurice Copigneaux du 20 juin 1899 à septembre 1900
1900-1901 Victor Renaudin de septembre 1900 au 21 avril 1901
1901 Eugène Guérard du 21 avril au 26 novembre 1901
1901-1909 Victor Griffuelhes de novembre 1901 au 2 février 1909
1909 Louis Niel du 24 février au 26 mai 1909
1909-1947* Léon Jouhaux du 12 juillet 1909 au 19 décembre 1947
1945-1967* Beno√ģt Frachon du 5 septembre 1945 au 16 juin 1967
1948-1957* Alain Le Léap de Janvier 1948 au 27 septembre 1957
1967-1982 Georges Séguy du 16 juin 1967 au 18 juin 1982
1982-1992 Henri Krasucki du 18 juin 1982 au 31 janvier 1992
1992-1999 Louis Viannet du 31 janvier 1992 au 5 février 1999
1999- Bernard Thibault depuis le 5 février 1999

*De 1945 à 1957, le Bureau de la CGT est composé de deux secrétaires généraux. (Modification de l’article 9 lors du 26e Congrès de la CGT en 1946)

Critiques

Sans papiers de la Bourse du Travail de Paris

La CGT s'est fortement engagée dans le soutien aux travailleurs sans-papiers en faveur de leur régularisation administrative. Sur les 2500 salariés sans-papiers en lutte en Île-de-France, quelques 1500 auraient été régularisés[14].

Un collectif d'environ 800 sans-papiers occupait jour et nuit, depuis le 2 mai 2008, les locaux de l'annexe de la Bourse du Travail, rue Charlot √† Paris (3e). Le service d'ordre de la CGT les en a expuls√©s par la force en juin 2009. ¬ę Alors que la plupart des squatteurs sont partis pour leur manifestation hebdomadaire √† Ch√Ętelet (1er) afin de demander leur r√©gularisation, le service d'ordre de la CGT somme ceux qui sont rest√©s de quitter le b√Ętiment (la Bourse du Travail), appartenant en partie au syndicat. Une quarantaine de ¬ę gros bras ¬Ľ de la CGT, ¬ę le visage masqu√© ou cagoul√© ¬Ľ, arborant des brassards orange, ont d√©barqu√©, arm√©s de ¬ę bonbonnes de lacrymo ¬Ľ, raconte Djibril Diaby, l'un des porte-parole : ¬ę Ils ont profit√© du fait que nous √©tions peu nombreux. D√®s qu'ils sont entr√©s, ils ont gaz√© tout le monde. Il a fallu sortir ¬Ľ[15]. Les sans papiers ont pass√© la nuit, install√©s sur le trottoir en face du b√Ętiment, sur leurs matelas pos√©s √† m√™me le trottoir, entre le fatras de leurs v√™tements et autres ustensiles de cuisine, sous l'Ňďil des gendarmes et CRS[16].

La Commission Administrative de la Bourse du Travail de Paris o√Ļ si√®gent les principaux syndicats (CFDT, CGT, FO, CFTC, CGC, Unsa et Solidaires) a salu√© la "lib√©ration de la Bourse du Travail de Paris par les syndicats parisiens"[17], mais a √©t√© contest√©e par certaines associations et certains sections syndicales de la CGT, alors que d'autres associations de d√©fense des √©trangers ont refus√© de condamner le principe de r√©cup√©ration de ses locaux par la CGT.

Financement

La CGT a √©t√© mise en cause dans le financement du comit√© d'entreprise d'EDF depuis les ann√©es 1990. Au d√©but des ann√©es 2000, cette pol√©mique a pris un tour judiciaire, d'une part avec la r√©vocation du Directeur G√©n√©ral de la Caisse centrale d'activit√©s sociales (CCAS), qui avait √©voqu√© des irr√©gularit√©s lourdes et des dysfonctionnements, et, d'autre part, par le d√©p√īt d'une plainte au nom des agents. Bernard Thibault a √©t√© entendu par la justice en juillet 2006 dans le cadre de cette affaire. Jean Lavielle et Brigitte Dareau, anciens responsables du CE ont √©t√© mis en examen √† ce titre [18]. La CGT d√©ment toute malversation au CE d'EDF-GDF, affirmant que ¬ę les d√©penses sont contr√īl√©es en permanence depuis une dizaine d'ann√©es, il y a une commission d'appels d'offre ¬Ľ[19].

Voir aussi

Articles connexes

Notes et références

  1. ‚ÜĎ R√©former, mais avec qui ?, Telos, novembre 2007
  2. ‚ÜĎ March√© du travail : un accord historique ?, Francis Kramarz, janvier 2008
  3. ‚ÜĎ N√©gociation sur le march√© du travail : pourquoi la CGT n'a pas sign√©, point de vue de Maurad Rabhi, secr√©taire de la CGT
  4. ‚ÜĎ a‚ÄČ et b‚ÄČ ¬ę Sous le ciel, la gr√®ve ¬Ľ, Les √Čchos, 14 f√©vrier 2008
  5. ‚ÜĎ Un avion sur deux √† Orly, des retards √† Roissy-CDG, Le Figaro, 11/02/2008
  6. ‚ÜĎ Terrorisme syndical, Le Figaro, 12/02/2008
  7. ‚ÜĎ La CGT boude le NPA, 11 ao√Ľt 2009, L'Humanit√©. Consult√© le 11 ao√Ľt 2009
  8. ‚ÜĎ Chiffre annonc√© lors du Congr√®s de 2006
  9. ‚ÜĎ Il y a actuellement 857 UL. Leur existence est pr√©vue par l'article 14 des statuts conf√©d√©raux : "Les unions locales sont constitu√©es par les syndicats et sections syndicales relevant d‚Äôune m√™me zone g√©ographique (localit√©, partie de localit√©, secteurs ou ensemble de secteurs, bassin d‚Äôemploi, etc.)".
  10. ‚ÜĎ Il y a actuellement 96 UD, dont l'existence et le fonctionnement sont r√©gis par l'article 12 des statuts conf√©d√©raux.
  11. ‚ÜĎ article 13 des statuts conf√©d√©raux
  12. ‚ÜĎ EVOLUTIONS DES MODES DE FONCTIONNEMENT ET DES STRUCTURES DE LA CGT[1]
  13. ‚ÜĎ http://www.resultats.prudhommes.gouv.fr/
  14. ‚ÜĎ Alternatives √©conomiques, juillet-ao√Ľt 2009
  15. ‚ÜĎ http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/06/25/installation-de-sans-papiers-devant-la-bourse-du-travail-a-paris_1211071_3224.html
  16. ‚ÜĎ http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/06/25/installation-de-sans-papiers-devant-la-bourse-du-travail-a-paris_1211071_3224.html
  17. ‚ÜĎ Communiqu√© de presse de la Commission Administrative du 24 juin 2009
  18. ‚ÜĎ Le Figaro, 4 avril 2007
  19. ‚ÜĎ article sur RTL.fr

Bibliographie

  • Histoire de la CGT, Michel Dreyfus, Bruxelles, Complexe, 2005
  • Le syndicalisme en France depuis 1945, Ren√© Mouriaux, Paris, La D√©couverte, coll. Rep√®res, 2004
  • La CGT. Audience et organisation, Dominique Andolfatto et Dominique Labb√©, Paris, √©ditions La D√©couverte, 1997.
  • CGT Approches historiques, sous la coordination de Maurice Moissonnier et Georges Pruvost, IHS-CGT d'Histoire sociale / CCEO-CGT, 1988.
  • Le Sous-Sol Lorrain, Journal de la F√©d√©ration CGT des Mineurs de fer et de sel Est-Ouest, R√©trospective 1950-2006, Fensch Vall√©e Editions, 2007

Publications confédérales

Liens internes

Voir aussi

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