Compagnie De La Baie D'Hudson

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Compagnie De La Baie D'Hudson

Compagnie de la Baie d'Hudson

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Logo de Compagnie de la Baie d'Hudson

Logo de Compagnie de la Baie d'Hudson
CrĂ©ation 2 mai 1670 Ă  Londres
Personnages clés Pierre-Esprit Radisson et Médard Chouart des Groseilliers, instigateurs
Richard Baker, 39e gouverneur (2008)
Forme juridique Société privée
Slogan(s) « Nous sommes le magasin des canadiens Â»
SiĂšge social SiĂšge social Ă  Toronto, Ontario
Drapeau du Canada Canada
Activité(s) Commerce
Filiale(s) La Baie, Déco découverte, Zellers,
Home Outfitters
Designer Depot
Fields
Effectif 70 000
Site Web www.hbc.com
Chiffre d'affaires $7 milliards $Can
Résultat net Perte de $59,7 millions durant l'année fiscale 2005
Principaux concurrents
Wal-Mart, Sears, Simons, etc.

La Compagnie de la Baie d'Hudson (en anglais : Hudson's Bay Company), fondĂ©e Ă  Londres en 1670 pour la traite des fourrures dans la baie d'Hudson, est la plus vieille personne morale de l'AmĂ©rique du Nord et l'une des plus vieilles du monde encore en activitĂ©. Elle a toujours Ă©tĂ© intimement liĂ©e Ă  l'histoire du Canada. Elle est nĂ©e de la rivalitĂ© pour le commerce des fourrures et la colonisation de l'AmĂ©rique du Nord entre la France et l'Angleterre. AprĂšs la chute de la Nouvelle-France en 1763, elle a Ă©tendu son rĂ©seau de postes de traite vers l'ouest et le nord de ce qui allait devenir le Canada.

Au dĂ©but des annĂ©es 1800, la Compagnie de la Baie d'Hudson est entrĂ©e en compĂ©tition avec la Compagnie du Nord-Ouest de MontrĂ©al et les deux fusionnĂšrent aprĂšs un conflit sanglant pour le contrĂŽle des fourrures. Elle est par la suite durant prĂšs d'un demi-siĂšcle la dĂ©tentrice de la plus grande partie du territoire canadien et d'un droit exclusif de traite des fourrures. Le territoire sera donnĂ© au nouveau pays en 1870 par le gouvernement de Londres. Ses postes de traite sont devenus des magasins gĂ©nĂ©raux oĂč les amĂ©rindiens venaient se ravitailler et ses reprĂ©sentants Ă©taient de facto les reprĂ©sentants de l'ordre britannique dans les communautĂ©s Ă©loignĂ©es. Elle ouvrit des magasins Ă  rayons dans les villes du sud et elle crĂ©a ses propres marques de commerce dont de fameuses couvertures Ă  rayures.

Sommaire

Description

La Compagnie de la Baie d'Hudson est encore aujourd'hui dans le domaine de la fourrure et du commerce. Elle gĂšre une chaĂźne de commerces de toutes tailles, du commerce de dĂ©tail aux grandes surfaces, principalement les chaĂźnes La Baie et Zellers. PropriĂ©taire d'environ 550 magasins en 2006, elle emploie environ 70 000 personnes.

Histoire

Le navigateur anglais Henry Hudson découvre en 1610 la baie, auquel il donne son nom (Baie d'Hudson), lors d'un voyage d'exploration pour trouver le Passage du nord-ouest vers la Chine. L'Angleterre connait donc la route par le nord pour ce territoire.

Pierre-Esprit Radisson et Médard Chouart des Groseilliers, deux aventuriers et coureurs des bois retournent de voyage en 1660 et ramenÚrent une cargaison de fourrures sur plus de cent canots. Ce voyage leur avait permis de découvrir la mer salée dont parlaient les autochtones, la baie d'Hudson, en venant du sud depuis la Nouvelle-France.

Ce nouveau territoire est dĂšs lors indissociable de la lutte franco-britannique pour l'AmĂ©rique du Nord aux XVIIe et XVIIIe siĂšcles. En effet, elle donnait accĂšs aux vastes territoires de traite des fourrures dont chaque pays voulait obtenir l'exclusivitĂ©.

Fondation

Drapeau original de la Compagnie de la Baie d'Hudson montrant son appartenance Ă  l'Empire britannique

Comme Radisson et des Groseilliers n'avaient pas de permis pour la traite des fourrures, le gouverneur de la Nouvelle-France Pierre de Voyer d'Argenson leur confisqua leurs butins et les soumit à l'amende. Ils cherchÚrent alors à lancer une entreprise de commerce mais ne reçurent aucun appui en Nouvelle-France. Des Groseilliers n'ayant pu obtenir justice lors d'un voyage en France, les deux explorateurs partirent pour Boston afin d'intéresser les autorités de la Nouvelle-Angleterre à des expéditions, contre la politique mercantiliste du temps qui dictait le commerce exclusif avec la mÚre-patrie. Ils y rencontrÚrent le colonel anglais George Cartwright qui les emmena en Angleterre et les présenta à la Cour du roi Charles II.

En juin 1668, ils partirent finalement d'Angleterre, conduisant deux navires marchands affrĂ©tĂ©s par le prince Rupert, l'Eaglet et le Nonsuch, vers la baie d'Hudson par la route d'Henry Hudson. Cette nouvelle route plus courte Ă©liminait la nĂ©cessitĂ© de passer par le fleuve Saint-Laurent contrĂŽlĂ© par les Français. Seul le Nonsuch arriva Ă  destination, Des Groseilliers Ă  son bord, car l'Eaglet, avariĂ© dans une tempĂȘte, dut retourner en Angleterre avec Radisson.

Terre de Rupert donnée à la Compagnie

Les rĂ©sultats de ce voyage ont convaincu le roi Charles de crĂ©er la Compagnie de la Baie d'Hudson le 2 mai 1670. Elle avait alors pour nom la Company of Adventurers of England (Compagnie des aventuriers d'Angleterre) et sa charte Ă©tablissait un monopole de traite avec les amĂ©rindiens, spĂ©cialement pour les fourrures, sur la vaste rĂ©gion des riviĂšres et fleuves se dĂ©versant dans la baie d'Hudson que l'on appellera la Terre de Rupert en l'honneur du premier directeur de la compagnie le Prince Rupert du Rhin. Ce territoire couvrait 3,9 millions de kmÂČ, soit un tiers du Canada moderne et s'Ă©tendant mĂȘme dans le nord des Grandes Plaines amĂ©ricaines, mais ses frontiĂšres Ă©taient encore inconnues Ă  l'Ă©poque.

Rivalité franco-anglaise

Le quartier-gĂ©nĂ©ral des opĂ©rations de la Compagnie est placĂ© Ă  Fort Nelson (York Factory), Ă  l'embouchure du fleuve Nelson, dans ce qui est actuellement le nord-est du Manitoba. Il commande la sĂ©rie de forts le long du fleuve Saskatchewan et de la RiviĂšre rouge qui commerce avec les amĂ©rindiens des Prairies canadiennes. D'autres postes sont Ă©tablis sur la rive sud de la Baie d'Hudson dans le nord de l'Ontario et l'est du QuĂ©bec actuels. On les nomme "factories" (manufactures), car en anglais le nom d’un commerçant est dit "factor", et ils opĂšrent comme centres de traite de fourrure. Durant le printemps, l’étĂ© et l’automne, les indigĂšnes se rendent en canots d’écorce par les riviĂšres vers ces postes pour vendre les peaux rĂ©coltĂ©es durant l’hiver. Ils reçoivent en Ă©change des biens manufacturĂ©s comme des outils de mĂ©tal et des agrĂšs de pĂȘche, le plus souvent importĂ©s d’Allemagne le centre de production peu coĂ»teux Ă  cette Ă©poque.

De leur cĂŽtĂ©, les Français Ă©tablissent des forts Ă©laborĂ©s le long des Grands Lacs, du bassin du fleuve Mississipi et mĂȘme dans les Plaines Ă  mesure que progressaient leurs explorations. Radisson et Des Groseilliers auraient voulu appliquer le mĂȘme style aux Ă©tablissements anglais mais la Compagnie n’en voyait pas la nĂ©cessitĂ©. En 1674, ils dĂ©cident donc de retourner leur allĂ©geance vers la France.

Durant les annĂ©es 1680, la guerre fait Ă  nouveau rage entre la France et l’Angleterre. Ainsi dĂ©bute une sĂ©rie d’attaques entre les deux empires pour le contrĂŽle du commerce des fourrures. En 1686, Chevalier de Troyes est envoyĂ© avec une troupe et capture les postes anglais Ă©tablis le long de la Baie James, un appendice de la Baie d’Hudson. Ils font les 1 000 kilomĂštres en canots et Ă  pied. Pierre Le Moyne d'Iberville, qui a montrĂ© un grand hĂ©roĂŻsme, est mis en charge des forts capturĂ©s. Plus tard en 1697, devenu capitaine de navire d’Iberville dĂ©fera trois navires de la Royal Navy dans la bataille de la Baie d’Hudson, la plus importante bataille navale de l’Arctique nord-amĂ©ricain et capturera le quartier-gĂ©nĂ©ral de York Factory. La capture du fort fut particuliĂšrement ingĂ©nieuse. Les forces d’Iberville ayant Ă©tĂ© rĂ©duites, il rĂ©ussit quand mĂȘme Ă  faire croire aux assiĂ©gĂ©s que ses troupes Ă©taient trĂšs importantes.

Logo au portail d’un fort historique de la Compagnie

Durant la dĂ©cennie suivante, les forts changĂšrent de mains plusieurs fois avant que tout le territoire ne soient cĂ©dĂ© Ă  la Grande-Bretagne en 1713 par le traitĂ© d’Utrecht. York factory fut reconstruite ensuite en briques comme un fort mais Ă  l’embouchure de la riviĂšre Hayes, un peu plus loin, oĂč elle existe encore aujourd’hui. L’échange des pelleteries contre des couvertures en laine devint la caractĂ©ristique des Ă©changes par la suite. Ces couvertures Ă  un motif trĂšs distinct devinrent la marque de commerce de la Compagnie. Le contrĂŽle de la Compagnie sur la Terre de Rupert devint non seulement commercial mais Ă©galement gouvernemental. Le reprĂ©sentant de la Compagnie dans une communautĂ© Ă©tant le gouverneur, juge et administrateur de son territoire de façon similaire aux privilĂšges de la Compagnie anglaise des Indes orientales.

Lutte Ă  l’hĂ©gĂ©monie commerciale

AprĂšs la chute de la Nouvelle-France aux mains des Britanniques en 1760 et la cession finale par le traitĂ© de Paris de 1763, plus rien ne semblait arrĂȘter la Compagnie de la Baie d’Hudson pour la domination du commerce de fourrures. Cependant en 1782, Benjamin Frobisher, son frĂšre Joseph, et Simon McTavish fondent la Compagnie du Nord-Ouest Ă  MontrĂ©al, reprenant les voies traditionnelles de ce commerce que les Français avaient laissĂ©es. Les deux compagnies se dirigent donc vers une guerre commerciale car la voie vers l’ouest passe par le Manitoba actuel, une partie de la Terre de Rupert.

De commerciale, la rivalitĂ© devient territoriale en 1811. En effet, les deux emploient les MĂ©tis de cette rĂ©gion pour le transport des marchandises. Ceux-ci voient d’un mauvais Ɠil les tentatives de colonisation que la Compagnie de la Baie d’Hudson tente dans la vallĂ©e de la riviĂšre Rouge par Thomas Douglas, 5e comte de Selkirk. Le conflit s’envenime quand une pĂ©riode de disette dans la colonie oppose ses habitants et les MĂ©tis Ă  la bataille des sept chĂȘnes en 1816. Les affrontements armĂ©s et commerciaux continuent alors que la surchasse des animaux Ă  fourrures, surtout le castor, diminue rapidement les recettes.

En 1821, le secrĂ©taire d’État Ă  la guerre et aux colonies britanniques, Henri Bathurst, force les deux compagnies Ă  fusionner afin de ramener l’ordre. L’accord stipule que la nouvelle entitĂ© gardera le nom de Compagnie de la Baie d’Hudson et son nouveau gouverneur (directeur gĂ©nĂ©ral), George Simpson, dĂ©cide de dĂ©mĂ©nager de Londres Ă  la banlieue de MontrĂ©al appelĂ©e Lachine. Il consolide le rĂ©seau de forts des deux compagnies en Ă©liminant le dĂ©doublement.

Fin du monopole

Durant les annĂ©es 1820 et 1830, la Compagnie contrĂŽle vraiment tout le commerce vers l’ouest canadien. À partir de ses forts, elle recueille les fourrures, Ă©change toutes les premiĂšres nĂ©cessitĂ©s avec les amĂ©rindiens et voit Ă  l’établissement de certaines colonies. Les trappeurs de la Compagnie s’enfoncent de plus en plus profondĂ©ment dans l’arriĂšre-pays et participent Ă  l’exploration des territoires allant de la Californie Ă  l’Alaska et aux Territoires-du-Nord-Ouest.

Territoire de l’Oregon

Piste de l’Oregon

Dans le territoire Oregon qui Ă©tait contestĂ© entre les États-Unis et le Royaume-Uni, un traitĂ© est signĂ© en 1818 pour une administration conjointe. En fait, c’est Ă  Fort Vancouver sur le fleuve Colombia, dans ce qui est aujourd’hui le sud de l’État de Washington, que la Compagnie de la Baie d'Hudson exerce le contrĂŽle rĂ©el. Le directeur du fort John McLoughlin, appelĂ© "facteur en chef", dĂ©courage activement la colonisation pour maintenir le monopole de la Compagnie et envoie des brigades de trappeurs vers le nord de la Californie par le sentier connu comme Siskiyou Trail.

McLoughlin Ă©tabli Fort Boise, actuellement dans le sud-ouest de l’Idaho, en 1834 pour concurrencer Fort Hall, un Ă©tablissement amĂ©ricain Ă  483 km Ă  l’est de lĂ . En 1837, on achĂšte mĂȘme ce dernier et on y expose des charriots abandonnĂ©s par des colons le long de la piste de l'Oregon afin de dĂ©courager les nouveaux venus. MalgrĂ© tout, McLoughlin aide les quelques pionniers qui arrivent Ă  travers le territoire et qui le plus souvent sont Ă  bout de ressources en arrivant Ă  la cĂŽte Pacifique.

En 1843, Marcus Whitman conduit le premier convoi organisĂ© de charriot Ă  traverser avec succĂšs la piste. Les convois se succĂ©deront ensuite et des milliers de migrants atteignent la vallĂ©e de la Willamette. En 1846, les États-Unis achĂštent le territoire au sud du 49e parallĂšle et Fort Vancouver s’y trouve. McLoughlin doit changer son fusil d’épaule et reçoit Ă  partir de ce moment les colons tout en ouvrant un magasin gĂ©nĂ©ral Ă  Oregon City pour les approvisionner. On le nommera plus tard "PĂšre de l’Oregon". La Compagnie terminera plus tard sa prĂ©sence dans le secteur.

Ouest canadien

Un Ă©vĂ©nement majeur qui allait effriter le monopole de la Compagnie sur la Terre de Rupert est arrivĂ© en 1849. Guillaume Sayer, un trappeur et commerçant mĂ©tis, fut accusĂ© de commerce illĂ©gal des fourrures. Le procĂšs se tint dans le district d’Assiniboia, plus ou moins l’actuelle Saskatchewan, avec un juge et des jurĂ©s Ă  la solde de la Compagnie de la Baie d’Hudson. Durant son dĂ©roulement, une foule de MĂ©tis dirigĂ©e par le pĂšre de Louis Riel manifesta pacifiquement devant le tribunal mais prĂȘte Ă  intervenir avec la force si nĂ©cessaire. Le juge Adam Thom reconnut Sayer coupable mais n’imposa aucune peine ou amende, probablement Ă  cause de l’intimidante foule Ă  l’extĂ©rieur et criant « Le commerce est libre ! Le commerce est libre! Â». La Compagnie eut ensuite bien de la difficultĂ© Ă  maintenir son emprise sur le commerce dans la colonie de la RiviĂšre Rouge.

De 1857 Ă  1860, le capitaine John Palliser mena une expĂ©dition dont le rapport initial Ă©tait trĂšs dĂ©favorable Ă  l’établissement de fermiers dans l’ouest et qui fut repris par la Compagnie Ă  son avantage. Mais le dĂ©bat qui suivit vit de nombreux opposants rĂ©futer ces conclusions. En 1870, le monopole fut finalement aboli et le commerce ouvert Ă  tous mais dĂ©jĂ  en 1868, un acte du parlement britannique força la Compagnie Ă  rĂ©trocĂ©der la possession de la terre de Rupert au Royaume-Uni qui s’empressa de la donner par Ă©tapes au Canada naissant.

Transformation

Magasin La Baie sur la rue Sainte-Catherine Ă  MontrĂ©al, l’ancien magasin-chef de Morgans

À la fin du XIXe siĂšcle, les nouvelles tendances de la mode contribuent au dĂ©clin du commerce des fourrures. La colonisation de l’Ouest et la ruĂ©e vers l’or apportent rapidement Ă  la Compagnie un nouveau type de clientĂšle : l’époque du commerce de dĂ©tail commence. Elle se concentre dĂ©sormais sur la transformation des postes de traite en magasins de vente au dĂ©tail, garnis d’un assortiment d’articles plus vaste qu’auparavant. La compagnie se lance Ă©galement dans l’immobilier, vendant des lots aux colons nouvellement Ă©tablis, ce qui entraĂźne progressivement le dĂ©veloppement d’actifs immobiliers Ă  grande Ă©chelle. Le transport de marchandises et les ressources naturelles, notamment le pĂ©trole et le gaz, formeront aussi des activitĂ©s parallĂšles importantes[1].

En 1912, suivant les conseils de l’un de ses directeurs qui provenait de grand magasin Harrods de Londres, la compagnie de la Baie d’Hudson ouvre les six premiers grands magasins Ă  Victoria, Vancouver, Edmonton, Calgary, Saskatoon et Winnipeg[1]. Ces grands magasins se rĂ©pandront Ă  travers le Canada, soit par construction de nouvelles succursales, soit par achat et transformations de magasins.

En 1936, la Compagnie rachÚte la compagnie française de commerce de fourrures Révillon FrÚres installée au Canada.

Parmi les acquisitions de la Compagnie de la Baie d’Hudson figurent les grands magasins Morgans de MontrĂ©al achetĂ©s en 1960 et transformĂ©s en magasin La Baie en 1972 et les magasins Simpsons et Zellers en 1978, qui demeurent des chaĂźnes indĂ©pendantes. Le ralentissement Ă©conomique des annĂ©es 1980 force Ă  revoir les prioritĂ©s et Ă  revenir aux activitĂ©s de base. La Compagnie vend ses intĂ©rĂȘts extĂ©rieurs au commerce de dĂ©tail et procĂšde Ă  d’autres acquisitions dans le secteur du commerce de dĂ©tail : Towers/Bonimart sont achetĂ©s en 1990, les magasins Woodwards seront intĂ©grĂ©s aux magasins La Baie en 1993 et les Kmart du Canada deviendront des Zellers en 1998[2].

Histoire récente

Magasin La Baie sur la rue Sainte-Catherine Ă  MontrĂ©al, vue vers l’ouest

Au dĂ©but du XXIe siĂšcle, la Compagnie de la Baie d’Hudson a dĂ©jĂ  bien entamĂ© son quatriĂšme centenaire dans le commerce de dĂ©tail au Canada. Les diffĂ©rentes chaĂźnes qu’elle contrĂŽle comblent Ă  elles seules plus des deux tiers des besoins des Canadiens en matiĂšre d’achats mais la concurrence de nouvelles chaĂźnes comme Wal-Mart et le changement des habitudes des consommateurs donnent du fil Ă  retordre Ă  la Compagnie. Entre autres, les magasins Ă  rayons La Baie perdent leurs clients au profit de boutiques spĂ©cialisĂ©es et Wal-Mart concurrence fortement les magasins Ă  rabais Zellers.

Ceci mĂšne Ă  des problĂšmes financiers qui rendent la Compagnie vulnĂ©rable. En janvier 2006, la compagnie a acceptĂ© l’OPA de 1,5 milliard $Can de l’homme d'affaires amĂ©ricain Jerry Zucker qui en devient alors le gouverneur[3]. Zucker est dĂ©cĂ©dĂ© le 14 avril 2008 et c'est son Ă©pouse Anita qui lui a succĂ©dĂ©. La mĂȘme annĂ©e, Richard Baker est devenu le 39e gouverneur[4].

MĂ©moire du monde

En 1974, la Compagnie de la Baie d'Hudson a transfĂ©rĂ© ses archives de Londres Ă  Winnipeg au Manitoba, pour conservation. Ces archives couvrent toute la vie de la compagnie depuis 1670 : transactions, archives mĂ©dicales, journaux personnels du personnel des postes de traite et des magasins, inventaires, etc. Elles ont Ă©tĂ© rendues accessibles au public l'annĂ©e suivante. En 1994, la Compagnie en a officiellement fait don Ă  la province du Manitoba et a utilisĂ© les crĂ©dits d'impĂŽt gagnĂ©s pour crĂ©er la Fondation d'histoire de la Compagnie de la Baie d'Hudson qui gĂšre ces archives. En 2006, 2 670 chercheurs se sont rendus consulter ces archives et 1 020 personnes ont visitĂ© les lieux, surtout des groupes scolaires et universitaires. Par l'entremise de la poste et d'Internet, ces informations ont Ă©tĂ© Ă©galement mises Ă  la disposition du public. En 2007, les archives de la Compagnie de la Baie d'Hudson ont Ă©tĂ© retenues dans le programme MĂ©moire du monde de l’UNESCO[5]

Conseil de direction

Les administrateurs de la compagnie sont:

  • Rob Johnston, CEO
  • Anita Zucker, gouverneure
  • Peter C. Bourgeois
  • Paul Campoli
  • George Heller
  • James A. Ingram
  • Robert B. Johnston
  • Michael P. Lowry
  • Michael Rousseau
  • Brice Sweatt
  • Julian A. Tiedemann

Gouverneurs

Notes et référence

  1. ↑ a  et b  (fr)Notre histoire, Compagnie de la Baie d’Hudson. ConsultĂ© le 2007-08-25
  2. ↑ (fr)Les grands magasins, Compagnie de la Baie d’Hudson. ConsultĂ© le 2007-08-25
  3. ↑ (fr)CNW, « Offre d’achat de toutes les actions en circulation de Hbc bonifiĂ©e Ă  15,25 $ l’action Â», 2006-01-26, Info Branchez-vous.com. ConsultĂ© le 2008-08-25
  4. ↑ (fr)Richard Baker, Compagnie de la Baie d'Hudson. ConsultĂ© le 2008-12-05
  5. ↑ (fr)La Compagnie de la Baie d'Hudson fait un don, 16 octobre 2008, CommuniquĂ© de presse, Compagnie de la Baie d'Hudson. ConsultĂ© le 2008-12-05

Voir aussi

Articles connexes

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