Commerce

ÔĽŅ
Commerce
Page d'aide sur les redirections Cet article concerne l'activité commerciale. Pour les autres significations, voir Commerce (homonymie).
Page d'aide sur les redirections ¬ę Commercial ¬Ľ redirige ici. Pour l'activit√© professionnelle li√© √† la vente, voir Commercial (m√©tier).
Commerce d'alimentation générale

Le commerce désigne les échanges de biens et de services[1].

Il r√©sulte du mouvement de sp√©cialisation croissante qui affecte les soci√©t√©s humaines :

Le d√©veloppement de ces sp√©cialisations explique pourquoi - en retour - les √©changes et transactions se sont accrus : entre individus, entre organisations, ou entre individus et organisations (associations ou entreprises) sur un m√™me ou entre territoires/pays.

Le commerce est le prolongement naturel de l'activité de production de biens et services qui peuvent ainsi trouver un débouché dans la commercialisation en direction des marchés et clients potentiellement intéressés.

Par extension, le terme est utilisé en français pour désigner le lieu d'exercice ou l'organisation dans lesquels les professionnels de cette activité pratiquent leur métier.

Voir les termes connexes : commercialisation, vente, point de vente, distribution, logistique.

Sommaire

Histoire du commerce

Les origines du commerce

Primitivement, le commerce renvoie √† une r√©alit√© o√Ļ les rapports humains et les √©changes √©conomiques se d√©roulement essentiellement dans un cadre de voisinage g√©ographique.
Ultérieurement, le commerce désigne l'activité qui fait circuler les marchandises, à plus ou moins longue distance ( voir le commerce au long cours) et les propose à la vente sur les marchés ou les foires. Il implique des transactions passées d'individu à individu, agissant pour compte propre ou représentant un tiers ou une entreprise, ainsi que toutes opérations utiles à la concrétisation de l'échange, comme l'appréciation de la valeur d'échange, ou le transfert matériel du Bien ou service échangé .

Le commerce est l'une des plus anciennes et plus importantes inventions de l'humanit√© avec l'apparition de l'agriculture au N√©olithique. Certains le consid√®rent comme l'origine de la civilisation. Par exemple, l'√©criture semble avoir √©t√© invent√©e il y a 5500 ans par les commer√ßants sum√©riens pour permettre leur comptabilit√©[2]. L'agriculture primitive √©tait une activit√© de subsistance : les r√©coltes obtenues sont juste suffisantes pour la population. Mais , sous la pression d√©mographique, les agriculteurs remplacent les chasseurs-cueilleurs . Les am√©liorations dans la technique ou l'organisation se r√©v√®lent indispensables : L'utilisation accrue de semences mieux s√©lectionn√©es, de la force animale, de diff√©rents engrais autorisent des rendements meilleurs et une production accrue.

De la sorte, le commerce est facilit√© par le fait que les r√©coltes d√©passent le seuil de subsistance. Le surplus produit et stock√© va favoriser :

-les échanges qui fournissent l'occasion de troquer avec d'autres le surplus de produit non nécessaire.
-la sp√©cialisation des t√Ęches , dans la mesure o√Ļ il n'est plus n√©cessaire que l'ensemble de la soci√©t√© se consacre √† l'agriculture. Ainsi une partie de la population est en mesure de se sp√©cialiser dans d'autres domaines, tels que le travail du fer et la poterie [3].

Du troc aux échanges facilités par la monnaie

  • Le commerce d√©bute sous forme de troc et se modernise ensuite gr√Ęce √† la monnaie. Avec le temps, l'or et l'argent s'imposent peu √† peu comme monnaie commune. Leur valeur provient de leur raret√© et de leur r√©sistance √† l'usure. La cr√©ation de la monnaie et l'√©volution des moyens de transport et de communication ont facilit√© les √©changes entre personnes, entre localit√©s et entre pays. Cette √©volution permanente est influenc√©e par celle des besoins, des moyens et des politiques des diff√©rents acteurs que sont les producteurs, les marchands, les consommateurs et les √Čtats.

Cette évolution est soumise à des perturbations, chacune des parties veillant mettre en place l'organisation commerciale qui l'avantage. Sur le plan national, certains gouvernements travaillent à stabiliser les prix intérieurs en appliquant différentes techniques. Sur le plan international, différentes théories existent, dont en particulier, le libre-échange, le protectionnisme ainsi que le nationalisme économique[4].
Au XXIe si√®cle, le commerce reste, d'une part, une activit√© centrale de l'√©conomie de plus en plus diversifi√©e et sophistiqu√©e comme en t√©moigne la ¬ę r√©volution de la distribution ¬Ľ, et, d'autre part, un moyen de d√©veloppement.
Au XXIe si√®cle, des conventions plus ou moins strictes le r√®glementent au plan international et au plan national. Enfin, il est vecteur d'√©changes culturels et de brassage entre les populations qu'il met en relation.

  • L'introduction de la monnaie

L'argent servant, d'abord, uniquement √† l'√©change de biens et de services sert progressivement d'unit√© de compte et devient un outil pour le stockage de la valeur. De nombreuses unit√©s de paiement ont √©t√© utilis√©es provenant du porc, de dents de baleine, du cacao, ou de certains types de coquillages. Mais l'or a, sans doute, √©t√© l'unit√© la plus largement utilis√©e √† travers l'histoire. L'utilisation d'unit√© de compte dans les transactions commerciales a √©t√© une √©tape importante pour le commerce. Il n'y a pas n√©anmoins de n√©cessit√© pour que les parties impliqu√©es dans une transaction s'√©changent directement un bien ou un service contre ces unit√©s. Les civilisations plus avanc√©es, comme les Romains, ont √©tendu ce concept et ont commenc√© √† battre monnaie toujours pour faciliter le commerce. Les pi√®ces ont √©t√© sp√©cialement con√ßues √† cette fin, bien que ces monnaies primitives, √† la diff√©rence des pi√®ces modernes, aient eu une valeur intrins√®que. L'utilisation du sel et du poivre avait aussi pour objectif de satisfaire les besoins de voir na√ģtre un commerce inter-continental.

Foires et Marchés

La Boutique

Les inventeurs du Commerce moderne

Voir l'ouvrage : Les inventeurs du Commerce moderne , par Etienne THIL , Arthaud Edit , Paris 1966

Le cyber-commerce

Commerce et droit

Une enfant pratiquant une activité de commerce à Saigon (Vietnam).

Du point de vue juridique, le commerce est tout acte qualifi√© de commercial par la loi. Ainsi, est commer√ßant en droit commercial (code commercial) toute personne qui fait profession des actes qualifi√©s de commerciaux par la loi ; ces actes d√©pendent de chaque nation.

En France, pour qu'il y ait acte de commerce au sens juridique, il faut qu'au moins l'une des parties, appel√© ¬ę commer√ßant ¬Ľ exerce habituellement l'activit√© d'achat et de revente. En cons√©quence, quand un particulier vend d'occasion sa voiture √† un autre, cela est du ressort du droit civil et non du droit commercial.

Commerce et économie

Le commerce a pour moteur la satisfaction des multiples besoins de l'homme. Les connaissances, la force physique et le temps dont il dispose ne lui permettent pas de produire seul tout ce dont il a besoin pour vivre. La solution consiste pour lui à organiser et diviser le travail. L'homme décide alors d'une part de produire ce qu'il peut et d'autre part d'échanger ce qu'il produit contre ce dont il a besoin et qu'il ne produit pas lui-même.

L'√©change de marchandises entre deux parties en exigent leur transport. Le transport des marchandises se fait par voie maritime, par voie terrestre et par voie a√©rienne. Chacun de ces modes pr√©sentent des avantages et des limites en termes de d√©lai, de co√Ľt et de risque.

Le stockage avant l'expédition et ensuite avant la distribution des marchandises complète le transport dans le cadre de l'ensemble des opérations de logistique.

L'assurance, quant √† elle, offre des solutions financi√®res de protection de la marchandise pendant ces op√©rations d'acheminement o√Ļ les risques de d√©t√©rioration accidentelle, de perte ou de vol existent.

Commerce et management

Il est possible d'optimiser les ventes commerciales par un travail sur la politique de distribution, c'est-à-dire entre autres une analyse marketing du management des commerces.

Commerce et vente

La qualité du commerce est fonction des compétences à la vente ou au négoce des commerciaux.

Commerce international et commerce national

  • A l'√©chelle de la nation :

Le solde commercial est la représentation du commerce au niveau national. Ce commerce est négocié entre nations par l'organisation mondiale du commerce. Un Commerce équitable peut être envisagé.

Le commerce international est spécifique en termes de droit (propriété intellectuelle...) et management. En France, Les chambres de commerce peuvent fournir de nombreuses informations à ce sujet.

Le commerce comme lieu de distribution

Article d√©taill√© : Commerce de d√©tail.

Notes et références

  1. ‚ÜĎ Cahier de l'OCDE sur le commerce des marchandises et des services
  2. ‚ÜĎ Les c√©l√®bres tablettes d'argiles du mus√©e de Bagdad.
  3. ‚ÜĎ cf la sp√©cialisation des t√Ęches vue par Platon, La r√©publique, Livre III
  4. ‚ÜĎ Cette derni√®re, qui s'inspire aux id√©es de Friedrich List, a √©t√© appliqu√©e dans le XIXe si√®cle par l'Allemagne et les √Čtats-Unis. Elle consiste √† lib√©raliser les secteurs dont on a un avantage dans la comp√©tition internationale et continuer √† prot√©ger ceux o√Ļ l'on est pas comp√©titifs

Voir aussi

Articles connexes



Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Commerce de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • commerce ‚ÄĒ [ k…Ēm…õrs ] n. m. ‚ÄĘ commerque 1370; lat. commercium, de merx ‚Üí marchand I ‚ô¶ 1 ‚ô¶ Op√©ration, activit√© d achat et de revente (en l √©tat ou apr√®s transformation) d un produit, d une valeur; par ext. Prestation de certains services. Acte, op√©ration de… ‚Ķ   Encyclop√©die Universelle

  • commerce ‚ÄĒ COMMERCE. sub. masc. Trafic, n√©goce de marchandises, d argent, soit en gros, soit en d√©tail. La libert√©, la facilit√© du commerce. √Čtablir, r√©tablir le commerce. Cela fait rouler le commerce. D√©fendre, interdire le commerce. La Paix entretient le… ‚Ķ   Dictionnaire de l'Acad√©mie Fran√ßaise 1798

  • commerce ‚ÄĒ com¬∑merce n 1: the exchange or buying and selling of goods, commodities, property, or services esp. on a large scale and involving transportation from place to place: trade (2) see also commerce clause; fair labor standards act in the important… ‚Ķ   Law dictionary

  • commerce ‚ÄĒ com‚Äßmerce [ňąk…ím…úňźs «Ā ňąk…Ďňźm…úňźrs] noun [uncountable] COMMERCE 1. the buying and selling of goods and services; = TRADE: ‚ÄĘ Modern computing facilities are very much in demand by industry and commerce. ‚ÄĘ a guide to English for Commerce ňĆinternational ‚Ķ   Financial and business terms

  • commerce ‚ÄĒ Commerce. s. m. Trafic, negoce de marchandises, d argent, soit en gros, soit en destail. La libert√©, la facilit√© du commerce. establir, restablir le commerce. cela fait rouler le commerce. defendre, interdire le commerce. la paix entretient le… ‚Ķ   Dictionnaire de l'Acad√©mie fran√ßaise

  • Commerce ‚ÄĒ steht f√ľr: Commerce (M√©tro Paris), Station des Pariser M√©trosystems Commerce (Zeitschrift) Commerce ist der Name mehrerer Orte in den Vereinigten Staaten: Commerce (Alabama) Commerce (Georgia) Commerce (Iowa) Commerce (Kalifornien) Commerce… ‚Ķ   Deutsch Wikipedia

  • Commerce ‚ÄĒ Commerce, CA U.S. city in California Population (2000): 12568 Housing Units (2000): 3377 Land area (2000): 6.567812 sq. miles (17.010555 sq. km) Water area (2000): 0.004868 sq. miles (0.012607 sq. km) Total area (2000): 6.572680 sq. miles… ‚Ķ   StarDict's U.S. Gazetteer Places

  • Commerce ‚ÄĒ Ciudad de los Estados Unidos ‚Ķ   Wikipedia Espa√Īol

  • Commerce ‚ÄĒ Com merce, n. Note: (Formerly accented on the second syllable.) [F. commerce, L. commercium; com + merx, mercis, merchandise. See {Merchant}.] 1. The exchange or buying and selling of commodities; esp. the exchange of merchandise, on a large… ‚Ķ   The Collaborative International Dictionary of English

  • Commerce ‚ÄĒ Com*merce (? or ?), v. i. [imp. & p. p. {Commerced}; p. pr. & vb. n. {Commercing}.] [Cf. F. commercer, fr. LL. commerciare.] 1. To carry on trade; to traffic. [Obs.] [1913 Webster] Beware you commerce not with bankrupts. B. Jonson. [1913 Webster] ‚Ķ   The Collaborative International Dictionary of English

  • Commerce, CA ‚ÄĒ U.S. city in California Population (2000): 12568 Housing Units (2000): 3377 Land area (2000): 6.567812 sq. miles (17.010555 sq. km) Water area (2000): 0.004868 sq. miles (0.012607 sq. km) Total area (2000): 6.572680 sq. miles (17.023162 sq. km)… ‚Ķ   StarDict's U.S. Gazetteer Places


Share the article and excerpts

Direct link
… Do a right-click on the link above
and select ‚ÄúCopy Link‚ÄĚ

We are using cookies for the best presentation of our site. Continuing to use this site, you agree with this.