Combat Libre

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Combat Libre

Combat libre

La victoire en combat libre est souvent lié à un knockout ou à une soumission (technique d'abandon).

Le combat libre est un sport de combat complet associant pugilat et lutte au corps Ă  corps, dans lequel les deux combattants peuvent utiliser de nombreuses techniques. Selon les fĂ©dĂ©rations, sont autorisĂ©es des techniques de percussion telles que coups de pied, de poing, de genou et de coude, des techniques de projections et de soumission (grappling) et parfois certaines techniques de percussions au sol. Les organisations les plus connues de combat libre sont le Pride Fighting Championship au Japon, l'Ultimate Fighting Championship aux États-Unis et le TKO au Canada. Sport considĂ©rĂ© comme rĂ©cent, le combat libre existe en rĂ©alitĂ© depuis fort longtemps et on en retrouve des traces dans de nombreux arts anciens.

Sommaire

Généralités

Sous la dĂ©nomination française de combat libre on regroupe gĂ©nĂ©ralement les disciplines suivantes, les appellations variant selon les points de vue et les pĂ©riodes :

  • le Free-fight, faux anglicisme dĂ©signant le « combat libre Â» ;
  • les Mixed Martial Arts, dits MMA, littĂ©ralement « arts martiaux mixte Â», terme anglophone pour dĂ©signer des rencontres interdisciplinaires qui ne sont possibles qu’en combat libre (par exemple un boxeur peut affronter un lutteur dans le cadre permissif du MMA). Ce terme prend tout son sens depuis que les combattants ont compris l'importance de s'entraĂźner aux nombreux sports qui permettent d'apprĂ©hender certaines phases des combats (cross training) . Aujourd’hui, ce terme permet de dĂ©finir ce nouveau sport de combat Ă  part entiĂšre, aux influences multiples ;
  • le combat total, autre dĂ©nomination francophone, oĂč la notion de combat total implique la grande variĂ©tĂ© de techniques Ă  la disposition des combattants ;
  • le Combat Ultime, terme principalement francais ;
  • le Vale Tudo, appellation Portugaise pouvant ĂȘtre traduit par « tout est permis Â», l'ancĂȘtre du combat libre moderne ;
  • le No Holds Barred, dit NHB, terme qui ne convient qu’aux affrontements ayant trĂšs peu de rĂšgles, Ă  l’image des tournois de type Vale Tudo comme l'IVC et des premiers Ultimate Fighting Championships ;
  • le pancrace.

Le concept des premiers tournois de combat libre enregistrĂ©s Ă©tait simple : deux hommes, dans un octogone ou sur un ring, s’affrontent dans un combat oĂč presque tous les coups sont permis. Les façons de gagner un combat sont le KO, TKO ou la soumission (l’abandon d'un combattant) ou bien la dĂ©cision unanime ou partagĂ©e.

Ces tournois avaient pour objectif de permettre la confrontation de diffĂ©rents sports de combat (d’oĂč le concept de Mixed Martial Arts) dans le but de dĂ©terminer quels styles Ă©taient les plus efficaces.

AprĂšs des dĂ©buts trĂšs controversĂ©s, Ă  cause d’une campagne de marketing mettant en avant l'ultra violence et l'absence de rĂšgles des premiers tournois mĂ©diatisĂ©s, le combat libre est devenu un sport Ă  part entiĂšre trĂšs encadrĂ© et rĂ©glementĂ©.

De ces premiers tournois, souvent sanglants, descend le combat libre moderne, les organisations et les infrastructures sont les mĂȘmes depuis le dĂ©but mais les rĂšgles ont Ă©voluĂ© Ă  cause de la pression de certains mĂ©dias, de certains hommes politiques et anciens sportifs. Ainsi, il est devenu rare de trouver une organisation autorisant les coups de tĂȘte ou les frappes aux parties gĂ©nitales par exemple. Les techniques les plus efficaces restent pourtant prĂ©sentes (soumissions au sol et frappes conventionnelles issues des boxes pied-poing). Des mĂ©decins assistent aux combats, prĂȘts Ă  faire arrĂȘter une rencontre qui deviendrait trop dangereuse pour un des combattants. MalgrĂ© son Ă©volution le combat libre demeure critiquĂ© pour sa violence et ses dĂ©tracteurs restent nombreux.

Les partisans du combat libre mettent en avant que, pratiquĂ© de façon encadrĂ©e, il n’est pas plus dangereux que d’autres sports de combat : la grande variĂ©tĂ© de techniques repartit les zones d’impacts, diminuant ainsi les chances de traumatismes crĂąnien que l’on rencontre en boxe par exemple (oĂč la tĂȘte est frappĂ©e de façon rĂ©pĂ©tĂ©e). Cependant, la boxe anglaise professionnelle n'est pas non plus rĂ©putĂ©e ĂȘtre bonne pour la santĂ©, et c'est essentiellement pour des raisons historiques qu'elle dispose d'une meilleure acceptation sociale.

Le combat libre est devenu aujourd’hui un sport de combat, dans lequel les combattants disposent du plus vaste arsenal technique possible, leur permettant ainsi de combattre dans un rĂ©alisme quasi absolu, tout en respectant certaines rĂšgles indispensables pour prĂ©server la santĂ© des combattants (ces rĂšgles varient selon les organisations).

Pour Ă©voluer en combat libre, il faut maĂźtriser les trois distances du combat : le combat debout Ă  distance oĂč l'on utilise des coups de poings et pieds essentiellement, le combat debout au corps Ă  corps (voir clinch, grappling et takedown) et enfin le combat au sol, distance oĂč l'on peut tenter de soumettre son adversaire avec des Ă©tranglements et des clĂ©s de bras ou de jambe, ou faire du ground and pound, c’est-Ă -dire profiter d’une position avantageuse au sol pour frapper son adversaire. Aucune distance n'est nĂ©gligĂ©e et chaque combattant a son domaine de prĂ©dilection et ses faiblesses, qu'il essaie d'attĂ©nuer par un entraĂźnement particuliĂšrement complet (voir cross training).

Les organisations de combat libre les plus médiatisées sont l'UFC (Ultimate Fighting Championship) et le Pride (Pride Fighting Championships), qui a été racheté en 2007 par le premier. Actuellement cette forme de combat est en pleine expansion médiatique, et elle est devenue plus populaire que le K-1 ou la boxe anglaise

Historique du combat libre

Les origines : le pankration

ScĂšne de pankration : un arbitre punit avec un fouet un athlĂšte qui tente de crever l'Ɠil de son adversaire, kylix du Peintre de la Fonderie, v. 490-480 av. J.-C., British Museum (E 78)

Le Pankration (pancrace grec) fut l'une des premiĂšres formes de sport de combat Ă  mains nues avec tout de mĂȘme un minimum de rĂšgles. Il fut introduit aux Jeux Olympiques en 648 avant JC. Le mot pankration est l'association du mot pan signifiant « tout Â» et kratos signifiant « puissances Â», dĂ©crivant bien le sport, mĂ©lange de boxe et de lutte. Le sport n'a alors que deux rĂšgles, ne pas mordre et ne pas frapper aux yeux, mĂȘme si ces techniques sont autorisĂ©es chez les Spartiates. Les rencontres ne prennent fin que lorsque l'un des adversaires est inconscient ou se soumet en faisant signe de la main. Souvent, les affrontements durent des heures et finissent parfois avec la mort d'un, voir des deux combattants. Le pankration devint le sport le plus populaire aux jeux Olympiques et dans la GrĂšce antique[1].

Les rencontres prenaient place dans une arĂšne, surface carrĂ©e d'environ 12 Ă  14 pieds de cĂŽtĂ©. Un arbitre armĂ© d'un bĂąton ou d'un fouet, veillait Ă  faire respecter les rĂšgles. Les techniques les plus souvent utilisĂ©es Ă©taient les coups de poing, de genou, de coude et de pied, les clĂ©s articulaires et les Ă©tranglements. Les coups de pied aux jambes, Ă  l'aine et au ventre Ă©taient frĂ©quents. MĂȘme si les Ă©changes debout existaient, la grande majoritĂ© des combats se dĂ©roulaient au sol, oĂč les prises de soumissions et les coups Ă©taient permis. Les pratiquants de pankration Ă©taient rĂ©putĂ©s pour leurs aptitudes et leur habilitĂ© au corps Ă  corps. La strangulation Ă©tait la cause la plus commune des dĂ©cĂšs lors des combats[1].

Les Lutteurs, reproduction d'une statue de bronze du IIIe siĂšcle, Uffizi, Florence, Italie

Les athlĂštes de Pankration de la GrĂšce Antique, les pankratiasts (Ï€Î±ÎłÎșρατÎčαστές), devinrent des hĂ©ros, et l'objet de nombreux mythes et lĂ©gendes. Arrichion, Dioxxipus, Polydamas de Skotoussa ou Milon de Crotone sont ceux qui ont laissĂ© le plus de traces. On pense que mĂȘme HĂ©raclĂšs Ă©tait pankratiast. Alexandre le Grand cherchait Ă  les recruter en tant que soldats, Ă  cause de leur habiletĂ© lĂ©gendaire au combat sans arme. Lorsqu'il envahit l'Inde en 326 avant J.C., de nombreux pankratiasts combattaient dans ses rangs. Ce pourrait ĂȘtre l'origine des arts martiaux chinois, prenant souvent leur source en Inde Ă  cette Ă©poque. Le Pankration est la toute premiĂšre forme de combat connue de ce qui deviendra plus tard ce que l'on nomme maintenant les arts martiaux mixtes[1].

Le déclin du Pankration en GrÚce, coïncidant avec la montée en puissance de l'Empire romain, vit des sports plus réglementés, tels que la lutte et la boxe, devenir les principales formes de combat en Occident, alors que les arts martiaux traditionnels se développaient en Asie. Cette situation perdura au cours de siÚcles, et était toujours présente en 1925, lorsque le combat libre fit sa réapparition à Rio de Janeiro, au Brésil[1].

Le jiu-jitsu brésilien

Mitsuyo Maeda, surnommé Count Koma, l'homme qui transmis à la famille Gracie ses techniques de judo et de ju-jitsu.

Si de nombreux combats sans rĂšgles Ă©taient organisĂ©s en Europe Ă  la fin du XIXe siĂšcle entre lutteurs et autres sportifs, lors de vĂ©ritables tournois sportifs ou lors de concours artistiques (music hall), c'est au BrĂ©sil que le renouveau du combat libre a rĂ©ellement pris de l'ampleur.

Le combat libre moderne a plusieurs influences, tout d'abord les violentes rencontres de Vale Tudo au BrĂ©sil et ensuite le Shoot Wrestling au Japon. Le Vale Tudo, qui signifie « tout est permis Â», apparu dans les annĂ©es 1920 au BrĂ©sil avec le fameux « Challenge Gracie Â» qui opposa la famille Gracie Ă  d'autres reprĂ©sentants d'arts martiaux. Pour bien comprendre la rĂ©apparition du combat libre, il est nĂ©cessaire de s'attarder sur l'histoire de la famille Gracie au BrĂ©sil.

En 1801, George Gracie Ă©migre de l'Écosse vers le BrĂ©sil et s'installe dans la province de Para, au Nord-Est du pays. Au dĂ©but des annĂ©es 1900, un Japonais du nom de Mitsuyo Maeda s'installe Ă©galement dans la mĂȘme rĂ©gion, envoyĂ© par le gouvernement japonais qui voulait y Ă©tablir une colonie. Il devint rapidement ami avec GastĂŁo Gracie, une figure politique locale, et fils de George Gracie. GastĂŁo aida Maeda Ă  Ă©tablir la colonie japonaise, usant de son influence[1],[2],[3].

Mitsuyo Maeda, debout sur la gauche de la photo, et ses premiers élÚves au Brésil.

Maeda, en plus de son habiletĂ© politique, Ă©tait Ă©galement connu au Japon pour une autre raison, il Ă©tait un champion reconnu de Judo. Et c'est ainsi que Maeda, ou Count Koma, surnom hĂ©ritĂ© d'un sĂ©jour en Espagne, offrit, en remerciement pour l'aide que GastĂŁo lui avait apportĂ©, d'apprendre Ă  son fils, Carlos, ses connaissances en judo et en ju-jitsu. Maeda entraĂźna le jeune Carlos entre sa 15e et 21e annĂ©es, puis il retourna au Japon. Une fois son maĂźtre parti, Carlos commença Ă  enseigner l'art de Maeda Ă  ses frĂšres, HĂ©lio, Jorge, Osvaldo et GastĂŁo Jr. Les frĂšres Gracie commencĂšrent alors Ă  adapter les techniques de Maeda afin de les rendre les plus efficaces possibles. C'est en 1925 que Carlos parti pour Rio de Janeiro avec HĂ©lio, plus jeune de 11 ans, oĂč ils ouvrirent une acadĂ©mie de jiu-jitsu[1],[2],[3] Un des frĂšres, Helio Gracie Ă©tant le plus jeune (16 ans) et le plus lĂ©ger (seulement 62 kg) lorsqu'il commença Ă  apprendre le Jiu-Jitsu . Ne pouvant pas participer aux entraĂźnements, il observait son frĂšre plus ĂągĂ© enseigner chaque jour. Lorsque Carlos ne pouvait plus participer au cours, Helio fut invitĂ© Ă  le remplacer. En raison de sa taille et de son gabarit, il commença Ă  adapter les rĂšgles de base de Jiu-Jitsu suivant son petit gabarit. Il prĂ©senta l'application de la puissance, Ă  l'art, permettant Ă  un plus petit adversaire de battre un plus grand. Il expĂ©rimenta cette modification et augmenta les techniques de base pour les rendre efficaces dans toutes les catĂ©gories. Tous commencĂšrent le dĂ©veloppement d'un nouvel art martial, le Gracie Jiu-Jitsu.

Carlos et HĂ©lio continuĂšrent Ă  progresser et Ă  perfectionner leur art dans leur nouvelle acadĂ©mie. Carlos imagina, afin d'attirer l'attention et de se promouvoir, un plan marketing connu sous le nom de « Challenge Gracie Â». Il publia une sĂ©rie d'annonces dans diffĂ©rents journaux de Rio, comprenant une photo de lui-mĂȘme, peu impressionnant physiquement, une publicitĂ© pour son acadĂ©mie, et un dĂ©fi : « Si vous voulez un bras ou des cĂŽtes cassĂ©s, contacter Carlos Gracie Ă  ce numĂ©ro. Â» Et c'est ainsi que commença le renouveau des arts martiaux mixes, Carlos, puis son jeune frĂšres HĂ©lio, suivis par les fils des deux hommes, lancĂšrent et relevĂšrent de nombreux dĂ©fis dans les matchs de vale-tudo, contre des reprĂ©sentants de diffĂ©rentes Ă©coles, karatĂ©, boxe, capoeira...[1],[2],[3].

Au fur et Ă  mesure, la popularitĂ© de ces dĂ©fis se rĂ©pandit dans tout Rio, et les matchs, initialement fermĂ©s au public, commencĂšrent Ă  rassembler de plus en plus de monde, jusqu'Ă  prendre place dans les grands stades de football. L'un des premiers de ces combats professionnels fut l'affrontement entre le champion brĂ©silien poids lĂ©ger de boxe, Antonio Portugal et le frĂšre de Carlos, le plus jeune, plus petit et plus lĂ©ger HĂ©lio. Ce dernier remporta le combat en 30 secondes par soumission, et fut Ă©levĂ© au rang de hĂ©ros. À cette Ă©poque, le BrĂ©sil n'avait pas d'icĂŽne sportive internationale, et HĂ©lio prit cette place[1],[2],[3].

Masahiko Kimura avança que si son combat contre HĂ©lio durait plus de 3 minutes; il consentirait Ă  dĂ©clarer celui-ci vainqueur


L'existence de ces dĂ©fis fut connue au Japon, et de grands combattants japonais vinrent participer Ă  cette nouvelle forme de compĂ©tition contre les Gracies, pensant que ceux ci Ă©taient en train de corrompre leurs arts traditionnels. De nombreux champions japonais affrontĂšrent HĂ©lio, qui, avec ses 65 kg Ă©tait souvent largement plus lĂ©ger que ses adversaires. Ses deux seules dĂ©faites, contre Masahiko Kimura[4],[5] et Valdemar Santana[6] restĂšrent dans la lĂ©gende. HĂ©lio continua Ă  dĂ©fendre le nom des Gracies ainsi que leur art martial entre 1935 et 1951. À 49 ans, sa dĂ©faite contre Santana fut son dernier combat. C'Ă©tait au tour du fils aĂźnĂ© de Carlos, Carlson, alors ĂągĂ© de 17 ans, de prendre la relĂšve. Plus tard ce sont les fils de HĂ©lio, Rolls, Rickson et Rorion, qui continuĂšrent le « Challenge Gracie Â» [1].

Le vale-tudo devint immensĂ©ment populaire, devenant rapidement le second sport le plus populaire, en termes de vente de billets, au BrĂ©sil derriĂšre le football. C'est un statut que l'on retrouve encore de nos jours. Des nombreuses Ă©quipes et organisations se formĂšrent, et des rencontres commencĂšrent Ă  ĂȘtre rĂ©guliĂšrement organisĂ©es un peu partout dans le pays. Les combats voyaient d'affronter des combattants de diffĂ©rents styles, notamment de Brazilian jiu-jitsu, de Muay Thai kickboxing, de luta livre wrestling et de boxe. Avec le succĂšs croissant du Gracie jiu-jitsu, certains membres de la famille partirent aux États-Unis[1].

L'avĂšnement du MMA moderne

Royce Gracie, principale icÎne de la nouvelle Úre du MMA, grùce à ses victoires lors des premiers UFC au début des années 1990.

Au dĂ©but des annĂ©es 1980, Rorion, le fils aĂźnĂ© de HĂ©lio, part aux États-Unis pour enseigner le Gracie jiu-jitsu en Californie. Comme son pĂšre et son oncle avant lui, il fait la promotion du fameux « Gracie Challenge Â», en y ajoutant un dĂ©tail ... il offre 100 000 dollars Ă  quiconque battra, lui ou l'un de ses frĂšres, dans un match de vale-tudo. Encore une fois, ces dĂ©fis apportent au Jiu-jitsu brĂ©silien une grande popularitĂ©. Lorsque Rorion rĂ©alise le potentiel du style de combat de sa famille, il dĂ©cide de crĂ©er une organisation destinĂ©e Ă  promouvoir son art aux États-Unis[1].

AprĂšs des annĂ©es de travail et de promotion de son art familial, Rorion rencontre Art Davie, un homme d'affaire qui s'Ă©tait dĂ©jĂ  intĂ©ressĂ© Ă  ce sport aprĂšs un voyage en ThaĂŻlande au cours duquel il avait assistĂ© Ă  une rencontre de type vale-tudo. Davie utilisa ses relations dans l'industrie de la tĂ©lĂ©vision pour organiser une rencontre de Rorion et lui-mĂȘme avec Bob Meyrowitz, le prĂ©sident de Semaphore Entertainment Group (SEG), une sociĂ©tĂ© spĂ©cialisĂ©e dans le pay-per-view des Ă©vĂ©nements sportifs. Ensemble, les trois hommes crĂ©ent l'« Ultimate Fighting Championship Â», un tournoi dont le but est de faire s'affronter des adversaires de styles diffĂ©rents. L'UFC 1 a lieu le 12 novembre 1993 Ă  Denver (Colorado). Ce tournoi d'un nouveau genre, remportĂ© Ă  trois reprises par son frĂšre Royce, rencontra un succĂšs important et entraĂźna un profond bouleversement dans le milieu des sports de combats. À l'UFC 1 86 000 pay-per-view sont vendus, Ă  partir du 3e UFC, c'est plus de 300 000 pay-per-view qui sont vendus Ă  chaque show. Si le MMA s'est fait une petite place dans le sport amĂ©ricain, il traine une trĂšs mauvaise rĂ©putation. Les six premiers UFC avaient effectivement trĂšs peu de rĂšgles : pas de limite de poids, pas de limite de temps, pas d'Ă©quipement de protection obligatoire. Les seules rĂšgles Ă©taient de ne pas frapper les yeux, de ne pas mordre et de ne pas saisir les parties. Le combat ne pouvait ĂȘtre stoppĂ© que par arrĂȘt de l'arbitre, knock out ou soumission, cette derniĂšre pouvant ĂȘtre signalĂ©e verbalement ou en tapant trois fois en signe d'abandon. Les rencontres ont lieu dans une cage grillagĂ©e octogonale dĂ©nommĂ©e « L'Octogone Â»[1].

L'UFC, nĂ© en 1993, et son « Octogone Â», la cage grillagĂ©e servant d'aire de combat.

Les premiers UFC Ă©taient des tournois au cours duquel les combattants rĂ©alisaient plusieurs combats successifs au cours de la mĂȘme soirĂ©e, avec Ă©limination directe jusqu'Ă  la finale. L'absence de catĂ©gorie de poids apparut rapidement comme un problĂšme, permettant par exemple, lors du troisiĂšme UFC, un affrontement entre Emmanuel Yarborough, un sumotori de 273 kg, contre Keith Hackney, un karatĂ©ka de 91 kg[1].

Il devint rapidement Ă©vident que l'absence de limite de temps et l'absence de juges Ă©tait problĂ©matique. Ainsi lors de l'UFC IV, la plupart des compĂ©titeurs s'Ă©taient entraĂźnĂ© aux techniques de combat au sol, dont l'importance avait Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lĂ©e par le succĂšs de Royce Gracie, et les combats devinrent de plus en long, chaque adversaire se neutralisant mutuellement. Cette augmentation progressive de la durĂ©e des combats eut deux consĂ©quences : l'Ă©vĂ©nement dĂ©passait la durĂ©e prĂ©vue par la chaĂźne retransmettant le pay-per-view, et les amateurs se lassaient de ces longues phases de combat au sol, jugĂ©e ennuyantes. La SEG (Semaphore Entertainment Group) rĂ©agit et institua, en 1995 pour l'UFC V, une limite de temps de 30 minutes, sans pour autant introduire des juges. Ainsi la rencontre revanche tant attendue entre Royce Gracie et Ken Shamrock dura 30 minutes et fut annoncĂ© comme un match nul, provoquant la colĂšre des fans. La SEG instaura donc des juges dĂšs l'UFC suivant, afin de dĂ©cider de l'issue des matchs atteignant la limite de temps fixĂ©e[1].

Des opposants Ă  l'UFC et au MMA en gĂ©nĂ©ral ne tardĂšrent pas Ă  se manifester, notamment aux États-Unis. La SEG Ă©tait en partie responsable de ces difficultĂ©s. En effet elle avait mis en avant la brutalitĂ© des combats et l'absence de rĂšgle, faisant passer la compĂ©tition comme un Ă©vĂ©nement « No Holds Barred Â» oĂč tout Ă©tait permis et oĂč tout pouvait arriver, mĂȘme la mort d'un combattant (qui n'est jamais arrivĂ©). Cette stratĂ©gie marketing, payante au dĂ©but afin d'attirer l'attention des mĂ©dia, s'avĂ©ra ĂȘtre un dĂ©sastre un peu plus tard. Une fronde anti-UFC vit rapidement le jour, menĂ©e par le sĂ©nateur de l'Arizona John McCain, liĂ© au milieu de la boxe, qui y voyait un sport bestial rappelant l'Ă©poque des gladiateurs romains. En 1996, McCain et le sĂ©nateur rĂ©publicain du Colorado Ben Nighthorse-Campbell Ă©crivent une lettre aux gouverneurs des 50 États amĂ©ricains, prĂ©sentant l'UFC comme « un sport sanglant brutal et rĂ©pugnant
 qui ne devrait pas ĂȘtre autorisĂ© sur le territoire des États-Unis [7]. Â» Il parvient ainsi Ă  faire progressivement interdire l'UFC de presque tous les Ă©tats, obligeant les organisateurs Ă  se dĂ©placer d'Ă©tats en Ă©tats selon la lĂ©gislation. De plus il entraĂźne la plupart des compagnies de pay-per-view Ă  retirer le MMA de leur carte, privant du mĂȘme coup l'organisation d'une grande partie de ses revenus. En 1997, les deux plus gros distributeur, TCI et Time Warner, se retirent, mettant l'UFC au bord de la faillite[1],[7],[8].

Le Pride, né au Japon en 1997, devient rapidement la référence en termes de MMA.

Alors que l'UFC survit tant bien que mal, au Japon, le premier Pride Fighting Championship est organisé en 1997, révélant Rickson Gracie, le demi-frÚre ainé de Royce. Cette nouvelle compétition, proposant des combats sur un ring, et non une cage, et comportant plus de rÚgles que l'UFC, allait devenir rapidement la plus importante organisation de MMA au monde[8].

En 2001, la SEG, au bord de la faillite, est approchĂ©e par les dirigeants de Station Casinos, une compagnie gĂ©rant des mĂ©dia et des casinos, basĂ©e Ă  Las Vegas et appartenant aux frĂšres Lorenzo et Frank Fertitta. Leur intention est de rendre Ă  l'UFC sa popularitĂ© et de se faire accepter. Les Fertitta et Dana White, ancien promoteur de boxe et nouveau prĂ©sident de Zuffa, cherchent Ă  transformer l'UFC, et le MMA dans le mĂȘme temps, en « un bon sport, propre et avec des rĂšgles actualisĂ©es Â», lui permettant Ă©ventuellement d'ĂȘtre reconnu et lĂ©gitimisĂ©[1].

Un mois plus tard, en janvier 2001, les Fertittas achÚtent l'UFC pour 2 millions de dollars et crée Zuffa, LLC afin de gérer l'évÚnement[9].

En étroite relation avec la Nevada State Athletic Commission, Lorenzo Fertitta étant un ancien membre de la NSAC, Zuffa obtient l'autorisation d'organiser ces événements au Nevada[10]. Peu aprÚs, l'UFC 33 est de retour sur les écrans de télévision en pay-per-view. Les records de ventes, que ce soit les ventes de pay-per-view ou de places pour assister à l'événement sont battus. Le nouvel UFC fait un retour avec des rÚgles plus restrictives, incluant rounds, limite de temps, cinq catégories de poids, une liste de 31 fautes et 8 façons différentes de remporter la victoire. La compétition est bien différente de celle de 1993, et les compétiteurs aussi, qui sont devenus professionnel et s'entraßnent désormais souvent plus de six heures par jour, travaillant leur force et leur condition physique en plus des techniques de frappes et de grappling[1].

Tentative de reconnaissance Olympique

Il fut un temps question du retour du pankration aux Jeux olympiques de 2004 d’Athùnes (Grùce).

À la fin des annĂ©es 1990, un mouvement se dĂ©veloppa pour le retour du pankration aux jeux Olympiques. Ce mouvement, nĂ© en GrĂšce et menĂ© initialement par des pratiquants de karatĂ©, a pour nom l'International Federation of Pankration Athlima (IFPA)[11].

Pour les Jeux olympiques d'Ă©tĂ© de 2004, jeux de la XXVIIIe Olympiade de l’ùre moderne, qui se sont dĂ©roulĂ©s Ă  AthĂšnes (GrĂšce) du 13 au 29 aoĂ»t 2004, une rumeur persistante racontait que le pankration, l'un des sports originels des Jeux Olympiques Antiques, ferait sa rĂ©apparition. Cela ne fut pas le cas, en 1996, le ComitĂ© international olympique exprima ses doutes sur la capacitĂ© de la GrĂšce Ă  assurer toutes les bonnes conditions requises pour un bon dĂ©roulement des Jeux (sĂ©curitĂ©, construction, systĂšme de transport, etc.). AprĂšs avoir Ă©tĂ© menacĂ©e d'un transfert des Jeux pour Sydney en Australie, la GrĂšce rĂ©ussi Ă  convaincre le CIO qu'elle serait capable d'accueillir les Jeux, Ă  condition que de nouveaux sports, Pankration compris, ne soient pas rajoutĂ©s[12].

En 2000, l'AmĂ©ricain Craig Smith quitta cette organisation et forma la World Pankration Federation (WPF) afin d'Ă©tablir une organisation centrale permettant de dĂ©velopper le pankration : « Le but premier de la World Pankration Federation n'est pas de permettre la rĂ©introduction du pankration aux Jeux Olympiques. C'est plutĂŽt de fournir une structure adĂ©quate dans laquelle les athlĂštes peuvent participer Ă  des compĂ©titions locales, rĂ©gionales, nationales et internationales, en dĂ©veloppant leur habilitĂ© et le sport avec honneur, intĂ©gritĂ©, et dans un esprit sain de compĂ©tition. Et si tout cela est accompli, l'objectif de rĂ©introduire le pankration aux Olympiques viendra naturellement, en son temps. Â» [11].

EntraĂźnement

L'entraßnement en combat libre varie selon les spécificités du combattant et son équipe. Certains sont plus spécialisés au sol, d'autres en pied poing.

Les entraĂźnements se prĂ©sentent gĂ©nĂ©ralement en plusieurs phases :

  • Une base pied poing,
  • Un entraĂźnement au sol selon la spĂ©cificitĂ© du team, Lutte, lutte libre, Judo, JJB, Grappling, ju-jitsu ...
  • Une prĂ©paration physique avec musculation, cardio training ...
  • sans oublier du repos et une bonne hygiĂšne alimentaire.

Une sĂ©ance d'entraĂźnement se compose de plusieurs parties :

  • l'Ă©chauffement,
  • le sport pratiquĂ©, technique et sparring,
  • travail au sol et lutte
  • les Ă©tirements.

Stratégies

Les phases d'un combat

La phase de combat debout : ici une tentative de coup de poing retournĂ©.
Le clinch, phase d'accrochage.
La phase de combat au sol : ici le combattant dans la garde de son adversaire travaille en ground and pound.

Le combat libre est un sport relativement jeune et il connaßt des évolutions permanentes. L'entraßnement, la compréhension du combat, les stratégies et les techniques évoluent constamment. Toutefois certains éléments ne changent pas, il existe ainsi trois phases principales lors d'un combat de MMA [13]:

  • La phase de combat debout, domaine de prĂ©dilection de la boxe, du kickboxing ou du karatĂ©, phase lors de laquelle les deux adversaires sont debout et s'affrontent en utilisant principalement des coups de pieds, de poings, de genoux et de coudes.
  • La phase de contact ou d'accrochage debout, le clinch, domaine de prĂ©dilection du ju-jitsu, de la lutte, du grappling, du sambo et du judo, oĂč l'on cherche Ă  rentrer en contact avec son adversaire, pour l'amener au sol Ă  l'aide d'une projection ou d'une amenĂ©e au sol, voire pour le frapper avec ses genoux comme on le voit dans le Muay Thai.
  • La phase de combat au sol, domaine de prĂ©dilection du jiu jitsu brĂ©silien, du judo, du sambo ou de la lutte, lors de laquelle on va tenter de prendre la meilleure position possible, de passer la garde et d'attaquer son adversaire soit en ground and pound avec des techniques de frappes, soit avec des mouvements de soumission tels que les Ă©tranglements ou les clĂ©s.

Lors des premiers Ă©vĂ©nements de combat libre moderne, on pouvait voir une grande variĂ©tĂ© de styles tous trĂšs diffĂ©rents (des sumotoris, des ninjas, des boxeurs gardant leur gants de boxe anglaise, des karatĂ©kas en dogi, des lutteurs en boxer, etc.). Mais au fur et Ă  mesure que le sport a Ă©voluĂ©, les styles « exotiques Â» et les styles traditionnels ont peu Ă  peu disparu, car le combat libre demande une maĂźtrise de ces trois distances et rares sont les hyperspĂ©cialistes d'une seule distance pouvant rivaliser avec les spĂ©cialistes du combat libre, pratiquant le cross training et s'entraĂźnant spĂ©cifiquement pour cette discipline.


Lors d'un combat de MMA, il existe diffĂ©rentes stratĂ©gies permettant de jouer sur ses points forts tout en profitant des points faibles de son adversaire : le « Sprawl-and-Brawl Â» consiste Ă  Ă©viter d'ĂȘtre amener au sol pour combattre debout, le « Clinch Fighting Â» consiste Ă  entrer en contact avec son adversaire afin d'appliquer certaines techniques de percussion ou de projection, le « Ground-and-Pound Â» consiste Ă  amener son adversaire au sol puis Ă  appliquer des techniques de percussion, le « Submission Grappling Â» consiste Ă  amener son adversaire au sol pour appliquer des techniques de soumission[14].

Combat debout ou Sprawl-and-brawl

Le combattant de gauche vient de réaliser un sprawl pour éviter le takedown.

Le « Sprawl-and-brawl Â», littĂ©ralement « s'affaler et se bagarrer Â», est une stratĂ©gie gĂ©nĂ©ralement utilisĂ©e par les combattants prĂ©fĂ©rant le combat debout et les techniques de boxe ou de kickboxing comme les coups de poings et de pieds. Ces combattants vont tenter de maintenir le combat debout, tout en utilisant des techniques de sprawl afin de rĂ©sister Ă  l'amenĂ© au sol (takedown)[14].

Le sprawl est un terme utilisĂ© en lutte pour dĂ©signer une technique de dĂ©fense contre les tentative de takedown comme un double ou single leg takedown. Le sprawl consiste, lors de l'attaque de son adversaire, a reculer ses jambes vers l'arriĂšre et Ă  poser sa poitrine sur le dos de celui-ci, afin d'empĂȘcher celui d'atteindre ses jambes et de neutraliser son attaque[15].

La plupart des combattants utilisant cette stratégie sont moins à l'aise au sol que debout. En cas de combat au sol, ils essaieront souvent de neutraliser le travail de leur adversaire sans lui offrir d'opportunité de placer une soumission, en attendant que l'arbitre stoppe le combat et le fasse repartir debout[14].

C'est une stratĂ©gie qui a souvent Ă©tĂ© employĂ© par des combattants tels que Chuck Liddell ou Mirko « Cro Cop » Filipović[14].

Corps Ă  corps ou Clinch fighting

Clinch fighting : corps Ă  corps, fixation de la tĂȘte, percussion avec un coup de genou.

Le clinch fighting, littĂ©ralement le « combat au corps Ă  corps Â», Ă©galement dĂ©nommĂ© dirty boxing, est une stratĂ©gie impliquant que le combattant, lors de la phase debout, va casser la distance avec son adversaire afin de s'en approcher et de rĂ©aliser un clinch, c'est-Ă -dire un accrochage, pour soit rĂ©aliser une amenĂ© au sol (takedown), soit appliquer certaines techniques de percussion Ă  courte distance telles que coups de poings, coups de coude, coups de genou[14].

C'est une stratégie de combat particuliÚrement utilisée par les sportifs ayant un passé de lutte ou de boxe thaïlandaise. Bien utilisée, elle permet de neutraliser les techniques d'un boxeur ou un grappleur[14].

Elle a été réguliÚrement utilisé par des combattants tels que Randy Couture et Anderson Silva[14].

Lutte au sol ou Ground-and-pound

La combattante en position supérieure déborde son adversaire lors d'une phase de Ground-and-pound.

Le « ground-and-pound  Â», littĂ©ralement « combattre au sol et marteler Â», est une stratĂ©gie qui consiste Ă  amener son adversaire au sol, Ă  prendre une position supĂ©rieure permettant de lui assĂ©ner de nombreux coups de poings ou de coudes, jusqu'Ă  dĂ©border sa dĂ©fense et le contraindre Ă  l'abandon[14].

Cette stratĂ©gie peut Ă©galement ĂȘtre utilisĂ©e afin de le dĂ©border et de placer une technique de soumission plus facilement[14].

Elle a été utilisée avec succÚs par des combattants tels Fedor Emelianenko et Tito Ortiz[14].

Immobilisation au sol ou Submission grappling

Le combattant dos au sol, soumet son adversaire par une technique d'Ă©tranglement dit « en guillotine Â»

Le « submission grappling Â», littĂ©ralement la « lutte de soumission Â», est un style de combat consistant Ă  amener son adversaire au sol, avec une projection ou un takedown, Ă  y prendre une position dominante et Ă  tenter de placer une technique de soumission telles qu'une clĂ© articulaire (le plus frĂ©quemment de coude, d'Ă©paule, de genou ou de cheville) ou un Ă©tranglement (aĂ©rien ou artĂ©riel)[14].

Les adeptes de cette stratĂ©gie sont notamment les combattants expĂ©rimentĂ©s en jiu-jitsu brĂ©silien, en judo ou en lutte. Les grapplers les plus expĂ©rimentĂ©s sont Ă  l'aise aussi bien en position dominante supĂ©rieure, placĂ© au dessus de leur adversaire, qu'en position infĂ©rieure, sur leur dos et sous leur adversaire. La position infĂ©rieure est effectivement une position permettant un grand nombre de tentative de soumission, Ă  condition d'ĂȘtre capable de contrĂŽler son adversaire dans sa garde[14].

De nombreux combattants utilisent cette stratégie, on peut citer Royce Gracie, Josh Barnett, Antonio Rodrigo Nogueira ou Fedor Emelianenko[14].

RÚgles générales

Les rĂšgles sont globalement semblables mais chaque organisation apporte ses petites modifications selon la volontĂ© de la commission athlĂ©tique du pays dans lequel l'Ă©vĂ©nement se produit. En gĂ©nĂ©ral, les combattants n'ont pas le droit de frapper l'adversaire dans les parties gĂ©nitales, de tirer les cheveux ou de mordre. Les coups de genoux, de coudes et de pieds au visage ou ailleurs sont gĂ©nĂ©ralement permis. Il y a plusieurs catĂ©gories de poids mais elles diffĂ©rent d'une organisation Ă  l'autre. Les façons de gagner un combat sont les mĂȘmes dans toutes les organisations.

Catégorie de Poids

Article dĂ©taillĂ© : CatĂ©gories de poids en combat libre.

Les diffĂ©rentes organisations de combat libre adoptent souvent leurs propres rĂšgles concernant les limites de poids, entraĂźnant parfois une certaine confusion. Ainsi des catĂ©gories de poids portant le mĂȘme nom correspondent Ă  des fourchettes de poids trĂšs diffĂ©rentes. Par exemple la limite supĂ©rieure de la catĂ©gorie des poids moyens en boxe anglaise professionnelle est de 72,5 kg (160 lbs), Ă  l'UFC de 84 kg (185 lbs) et au Pride FC de 93 kg (205 lbs).

Aux États-Unis les « RĂšgles unifiĂ©es des Arts Martiaux Mixtes Â» (Unified Rules of Mixed Martial Arts) adoptĂ©es en 2003 ont modifiĂ© la situation et ont permis d'unifier des rĂšglements jusqu'Ă  lĂ  disparates. La Commission AthlĂ©tique de l'État du Nevada dĂ©signe dans son code administratif neuf catĂ©gories de poids diffĂ©rentes:[16]

CatĂ©gories de poids Limite supĂ©rieure en livres Équivalence en kg
Flyweight 125 lb 57 kg
Bantamweight 135 lb 61 kg
Featherweight 145 lb 66 kg
Lightweight 155 lb 70 kg
Welterweight 170 lb 77 kg
Middleweight 185 lb 84 kg
Light Heavyweight 205 lb 93 kg
Heavyweight 265 lb 120 kg
Super Heavyweight No upper weight limit

Au Japon aucune loi gouvernementale ne rĂ©gule les catĂ©gories de poids, les organisations japonaises sont donc libres d'organiser des rencontres sans se prĂ©occuper des diffĂ©rences de poids entre combattants. NĂ©anmoins, avec la part de plus en plus importante de l'aspect compĂ©titif (par rapport Ă  l'aspect martial), des limitations de poids ont Ă©tĂ© instaurĂ©es par les promoteurs eux-mĂȘmes, et diffĂ©rents selon les organisations.

Façons de remporter un combat

Quelle sont les diffĂ©rentes fins possibles lors d’un combat de MMA ?

Avant la limite

  • Knock Out (KO) – Un adversaire est complĂštement ou pratiquement inconscient suite Ă  des frappes et le combat est arrĂȘtĂ© car la personne se trouve dans un Ă©tat oĂč elle est complĂštement incapable de se dĂ©fendre.
  • Technical Knockout (TKO) – Un KO technique (TKO) est une situation ou un combattant est dans l’incapacitĂ© technique de poursuivre normalement le combat. Beaucoup de situations peuvent mener a un TKO. L’une d’entre elles est l’arrĂȘt par l’arbitre. Lorsqu’un combattant reçoit trop de coups et qu’il n’arrive plus Ă  se dĂ©fendre, l’arbitre intervient pour arrĂȘter le combat, afin de prĂ©server la santĂ© du combattant, dans le cas contraire les coups pourraient l’amener au KO complet. Par exemple, un combattant n’arrivant plus Ă  faire face Ă  un ground and pound trop intense, une douleur persistante et visible due par exemple Ă  trop de low-kicks reçus, une dĂ©ferlante de coups debout amĂšnera l’arbitre Ă  stopper le combat quel que soit l’avis du combattant afin de prĂ©server sa santĂ©.

Une coupure est une autre situation menant au TKO, en cas de coupure trop importante provoquĂ©e par un coup, l’arbitre, avec l’avis des mĂ©decins, peut dĂ©cider de stopper le combat. Lorsque les hommes de coin jettent l’éponge/la serviette (throw towel) pour stopper le combat, et donc abandonner. Ceci peut ĂȘtre dĂ» Ă  une douleur persistante (cĂŽte cassĂ©e par exemple) qui l’empĂȘche de combattre normalement, ou Ă  une trop grande diffĂ©rence de niveau entre les deux combattants, l’un recevant une trop grosse "punition", son coin dĂ©cidera d'abandonner.

  • Soumission – Situation oĂč un combattant est physiquement forcĂ© d’abandonner, de “taper” de la main sur son adversaire (souvent 3 fois) pour signaler sa dĂ©faite, suite Ă  une clĂ© exercĂ©e sur lui ou une technique d'Ă©tranglement (sanguin ou respiratoire) par son adversaire.

Un combattant peut aussi signaler Ă  l’arbitre le dĂ©sir d’arrĂȘter de lui-mĂȘme le combat verbalement (Verbal Submission).

  • Technical Submission – Est dĂ©clarĂ© Technical Submission lorsque l’arbitre dĂ©cide de mettre fin au combat lorsqu’il considĂšre que le combattant qui subit la soumission/la clĂ© est trop engagĂ© et que l’articulation, le muscle, ou que le combattant va s’évanouir, alors mĂȘme que celui-ci n’a pas tapĂ© trois fois (abandon).
  • Disqualification (DQ) – Lorsque qu’un combattant viole dĂ©libĂ©rĂ©ment une rĂšgle de l’organisation en portant par exemple un coup interdit (soccer-kicks, stomps* Ă  l’UFC par exemple mĂšne Ă  une disqualification. [stomp : frappe en marteau]
  • Technical Decision (TD) (Unanime, PartagĂ©) – Lorsque par exemple un combattant est dans l’incapacitĂ© de continuer le combat suite Ă  un accident arrivĂ© non intentionnellement. Les juges choisissent alors un vainqueur. Par exemple un combattant s’ouvre la tĂȘte en tombant du ring, les docteurs l’empĂȘchent de continuer le combat, le combat est donc arrĂȘtĂ© comme s'il avait atteint la limite de temps et les juges donnent leur dĂ©cision.
  • Technical Draw (Unanime, PartagĂ©) – MĂȘme situation, mais le draw (Ă©galitĂ©) est dĂ©clarĂ©.
  • No contest (NC) – Coupure non intentionnelle due Ă  un coup irrĂ©gulier ou test positif aux produits illicites Ă  l'issue d'une victoire, ou demande d’annulation de dĂ©cision par un combattant qui considĂšre que l’arrĂȘt du combat a Ă©tĂ© prĂ©maturĂ©, etc.

Sur décision

  • Unanimous Decision (UD) – DĂ©cision unanime, les 3 juges donnent le mĂȘme avis.
  • Split Decision (SD) – DĂ©cision partagĂ©e, 2 juges sont du mĂȘme avis, 1 de l’avis contraire.
  • Majority Decision (MD) – DĂ©cision Ă  la majoritĂ©, 2 juges sont du mĂȘme avis, 1 donne Ă©galitĂ©.
  • Unanimous Draw – ÉgalitĂ© unanime, 3 juges donne l'Ă©galitĂ©.
  • Split Draw – ÉgalitĂ© partagĂ©e, 1 juge donne la victoire pour un combattant, 1 autre la dĂ©faite Ă  ce mĂȘme combattant, et le dernier l'Ă©galitĂ©.
  • Majority Draw – ÉgalitĂ© Ă  la majoritĂ©, 2 juges donnent l'Ă©galitĂ©, le troisiĂšme une victoire Ă  l’un des 2 fighters.

Principales organisations

Les organisations de combat libre ou de mixed martial arts (MMA) sont dĂ©sormais multiples et prĂ©sentes dans de trĂšs nombreux pays. Le combat libre n'est pas lĂ©gal en France mais plusieurs teams y existent. Les combats en rĂšgle Pancrase sont en revanche autorisĂ©s. Les trois organisations les plus importantes sont le Pride FC (rachetĂ© en 2007 par l'UFC), l'Ultimate Fighting Championship (UFC) et le Hero's :

  • Le Pride Fighting Championship ou Pride FC - Japon. pridefc.com : Le Pride n'existe plus depuis 2007 suite Ă  son rachat par les frĂšres Fertita propriĂ©taires de l'UFC. La plupart des combattants du PRIDE ont vu leur contrat ĂȘtre rachetĂ© par l'UFC, certains ont intĂ©grĂ©s cette organisation alors que d'autres se sont vu libĂ©rĂ©s de leur parole et ont rejoint d'autres organisations ou bien ne combattent plus.
  • L'Ultimate Fighting Championship ou UFC - USA. ufc.tv
  • Le K-1 Hero's - Japon. hero-s.com : Le K1 -japon qui rĂ©unit les meilleurs combattants de tous les sports de percussion (karatĂ©, boxe anglaise, full contact, boxe thaĂŻlandaise, etc.). Le K1 se subdivise en deux subdivisions : le K1 Max qui rĂ©unit les combattants de moins de 80 kg (Ă  vĂ©rifier), le k1 classique qui accueille lourds (moins de 100 kg) et superlourds (au delĂ  de 100 kg). Le K1 gĂšre aussi l'organisation du k1 heroes qui donne lui pour sa part Ă  des combats avec les rĂšgles MMA et donc avec projection et combat au sol)


Lexique anglais-français de combat libre

De trÚs nombreux termes de MMA sont utilisés sous leur forme anglophone et ne sont pas traduits littéralement. Par exemple les termes takedown, ground and pound ou bien clinch sont couramment utilisés tel quel par les initiés.

Article dĂ©taillĂ© : Vocabulaire du combat libre.

Grands noms du combat libre

Classés par ordre alphabetique, voici quelques combattants ayant marqué le monde du combat libre.

Des classements officieux des combattants sont proposés par différentes sources. MMA Weekly propose ainsi un classement des dix meilleurs combattants de chaque catégorie, réguliÚrement remis à jour[17].

Quelques records

Combats records

Le combat le plus long de l'histoire du MMA eut lieu en mai 1955. Il s'agit de l'affrontement mĂ©morable entre HĂ©lio Gracie (65 kg) et son ancien Ă©lĂšve Waldemar Santana (95 kg), que HĂ©lio perdit aprĂšs un combat de 3 heures et 45 minutes (225 minutes) [18].
Le combat le plus long de l'histoire du MMA moderne, post UFC, eut lieu le 1er mai 2000, lors du Pride Grand Prix entre Kazushi Sakuraba et Royce Gracie, fils de Hélio, qui avait exigé un nombre illimité de rounds de 15 minutes. Sakuraba remporta le match aprÚs 90 minutes de combat (6 rounds de 15 minutes), suite à l'incapacité de Royce de reprendre le combat à la 7e reprise[19].
On peut comparer ces deux combats au plus long match de l'histoire de la lutte moderne qui eut lieu lors des Jeux Olympiques de 1912 de Stockholm : lors de la demi finale des moins de 75 kg en Greco-Romaine, l'estonien Martin Klein et le finlandais Alfred Asikainen luttĂšrent sous le soleil pendant 11 heures consĂ©cutives, faisant une brĂšve pause toutes les 30 minutes. Klein remporta le match, mais ne put se prĂ©senter pour la finale prĂ©vue le lendemain. Les limites de temps ne furent introduite pour la premiĂšre fois que lors des matchs de lutte des Jeux Olympiques de 1924[20].

Parmi les combats les plus rapides de l'histoire du MMA, on peut retenir :
Le KO le plus rapide : 2 secondes, c'est le temps qu'il aura fallu Ă  Chris « The Menace Â» Clements pour placer un direct du droit au menton de Lautaro Tucas, qui se prĂ©cipite sur lui sans protection, lors de leur combat du 5 mai 2006 au TKO 25 - Confrontation[21]. On peut Ă©galement noter que le 3 mai 2006, lors du K-1 Hero's 5, le japonais Norifumi « Kid » Yamamoto se prĂ©cipite Ă  l'entame du combat et met KO son compatriote Kazuyuki Miyata sur un coup de genou sautĂ©. Si Miyata est probablement KO dĂšs la 2e seconde, l'arbitre signifie la fin du combat aprĂšs 4 secondes[21].
La soumission la plus rapide peut ĂȘtre attribuĂ©e Ă  Rumina Sato qui plaça une clĂ© de bras Ă  la volĂ©e aprĂšs 6 secondes lors de son match contre Charles Taylor le 15 janvier 1999 lors du Shooto - Devilock Fighters[22].

Combattants records

Le combattant détenant la plupart des principaux records est Travis « The Ironman » Fulton, née en 1977, il commence le combat libre en 1996. Il a notamment le plus grand nombre de combats professionnels effectués (245), le plus grand nombre de combats remportés (190), le plus grand nombre de combats gagnés par soumission (123) et le plus grand nombre de combats gagnés par KO (60)[23].

Le plus jeune combattant professionnel de MMA est l'Américain Karo Parisyan, né le 28 août 1982, qui livra ses premiers matchs professionnels le 1er février 1999 lors du Kage Kombat 12 à l'ùge de 16 ans 5 mois et 3 jours. Il est également le plus jeune combattant de l'histoire à avoir remporté un combat professionnel car il s'imposa par clé de bras lors de son premier combat[24]. Dan Lauzon, né le 30 mars 1988, est le plus jeune combattant à avoir participé à un UFC, perdant contre Spencer Fisher le 14 octobre 2006 lors de l'UFC 64 - Unstoppable, à l'ùge de 18 ans, 7 mois et 14 jours[25].

Le plus vieux combattant professionnel de MMA est l'américain Skip Hall né le 9 septembre 1944 qui fit son dernier combat le 26 août 2008, à presque 63 ans, lors du Dixie Throwdown V contre Kelly Rundle[26]. Il est également le combattant ayant débuté le plus tardivement, avec un premier match professionnel le 22 septembre 2001 contre Michael Buchkovich, perdu par TKO[27].

Le plus grand combattant de MMA est le BrĂ©silien Paulo CĂ©sar « Giant »Silva avec une taille de 2,19 mĂštres. À l'origine joueur de basketball, il a jouĂ© avec l'Ă©quipe nationale brĂ©silienne aux Jeux Olympiques de 1992 puis a rejoint la World Wrestling Federation en 1998[28]. Il fit ses dĂ©buts en MMA au Pride Shockwave en 2003, son palmarĂšs est de 2 victoires et 6 dĂ©faites entre dĂ©cembre 2003 et dĂ©cembre 2006[29].

Le plus lourd combattant de MMA est le sumotori américain Emmanuel Yarborough, avec 273 kilos lors de son combat contre Keith Hackney lors de l'UFC 3, le 9 septembre 1994[30].

La plus longue carriĂšre professionnelle peut ĂȘtre attribuĂ©e au combattant brĂ©silien « Rei Zulu Â» dont le premier combat professionnel recensĂ©, son affrontement mythique contre Rickson Gracie, remonte Ă  1980, et son dernier combat Ă  juin 2008, soit une carriĂšre de 28 ans[31].

L'invicibilité la plus longue est détenu par Diego Sanchez, le vainqueur de la premiÚre saison du TUF, qui a remporté 17 combats professionnels avant de subir sa premiÚre défaite, entre juin 2002 et juillet 2007[32].

La série de victoire la plus longue est détenue par le combattant russe Fedor Emelianenko, avec en janvier 2009 une série de 26 victoires consécutives[33].

Le rÚgne de champion le plus long est détenu par le Brésilien Alexandre Franca « Pequeno » Nogueira qui a gardé sa ceinture poids léger du Shooto pendant 6 ans 8 mois et 2 jours, entre le 5 septembre 1999 et le 12 mai 2006[34],[35].

La plus grosse prime pour un combattant de MMA est, officiellement, de 1.5 million de dollars, attribuĂ© au biĂ©lorusse Andrei Arlovski pour son combat perdu contre Fedor lors de l'Affliction: Day of Reckoning le 24 janvier 2009[36]. Auparavant, le record Ă©tait de 800 000 dollars, attribuĂ© Ă  Tim Sylvia pour son combat contre Fedor lors de l'Affliction : Banned en 2008. Ce qui reprĂ©sente, pour les 36 secondes qu'a durĂ© le combat, la somme de 22 000 dollars par seconde[37].

La seconde de combat la mieux payĂ©e est de 35 000 dollars. C'est la somme touchĂ©e par Kimbo Slice le 4 octobre 2008, Ă  chaque seconde de son combat, perdu contre Seth Petruzelli lors de l'Elite XC Heat. La prime Ă©tait de 500000 dollars pour le match[38], qui a durĂ© 14 secondes, soit 35714 dollars par seconde.

ÉvĂ©nements records

La plus grande audience télévisée pour un événement de MMA fut de 6,51 millions de téléspectateurs, pour le Elite XC Primetime, premier événement de MMA diffusé en direct sur une chaine majeure américaine, CBS, le 31 mai 2008, durant le combat vedette de la soirée, entre Kimbo Slice et James Thompson[39],[40].

Le plus grand nombre de spectateurs pour un Ă©vĂ©nement de MMA est de plus de 90 000 spectateurs, le 28 aoĂ»t 2002 lors du Pride Shockwave/Dynamite au National Stadium de Tokyo, co-organisĂ© par le Pride FC et le K-1, avec comme match vedette l'affrontement entre Royce Gracie et Hidehiko Yoshida[41].

L'Ă©vĂ©nement le plus cher de l'histoire est Ă  ce jour le premier Affliction : Banned (19 juillet 2008) qui, pour concurrencer l'UFC et attirer de grands noms, a distribuĂ© une enveloppe totale de 3 331 000 dollars pour les salaires des combattants[42]. À titre de comparaison, la mĂȘme annĂ©e, l'enveloppe totale de l'UFC 91 (15 novembre 2008) fut de 1 118 000 dollars, et Brock Lesnar empocha 450 000 dollars (dont 200 000 de bonus) pour sa victoire contre Randy Couture[43].

L'organisation la plus ancienne est le Shooto, qui a organisé son premier gala professionnel en mai 1989 au Japon. Elle a été fondée par Satoru Sayama, un ancien catcheur professionnel japonais entraßné au shoot wrestling, qui décida de créer un sport dont l'issue des combats n'était ni scénarisée, ni prédéterminée. Le Tiger Gym naquit à Tokyo en février 1984[44].

Le plus grand nombre de combats lors d'un Ă©vĂšnement de MMA : 48 combats en une soirĂ©e, lors du Club DEEP Tokyo: Future King Tournament 2006 organisĂ© par le Deep le 9 dĂ©cembre 2006 Ă  Tokyo[45].

Le tournoi le plus international est le M-1 Challenge, qui propose un tournoi mondial de type nation contre nation, avec 10 Ă©quipes de diffĂ©rentes nationalitĂ©s. En 2008 le groupe A Ă©tait composĂ© de la Russie (Red Devil), la France, la CorĂ©e, la Finlande et les États-Unis alors que le groupe B Ă©tait composĂ© des Pays-Bas, de l'Espagne, de la Russie (Legion), du Japon et de la World Star Team[46].

Record par organisation

Record UFC

Le plus jeune vainqueur d'un tournoi UFC est le BrĂ©silien Vitor Belfort, nĂ© le 4 janvier 1977, qui a remportĂ© Ă  20 ans, 1 mois et 3 jours, le 7 fĂ©vrier 1997, le premier tournoi poids lourds de l'UFC, lors de l'UFC 12 : Judgement Day, Dothan, Alabama. Il n'avait effectuĂ© qu'un seul combat de MMA jusqu'Ă  cette soirĂ©e, oĂč il battit successivement Tra Telligman (TKO, 1er round) puis Scott Ferrozzo (TKO, 1er round)[47],[48].

Le plus jeune champion UFC est Josh Barnett, nĂ© le 11 novembre 1977, qui est devenu le plus jeune champion poids lourd de l'UFC Ă  24 ans 4 mois et 11 jours, en battant Randy Couture lors de l'UFC 36 le 22 mars 2002. Ce titre lui fut enlevĂ© la mĂȘme annĂ©e, le 26 juillet 2002, aprĂšs un contrĂŽle positif aux stĂ©roĂŻdes, et il fut suspendu 6 mois. Cela implique deux autres records : il est le premier combattant Ă  s'ĂȘtre fait suspendre pour dopage Ă  l'UFC, et il est le champion ayant dĂ©tenu un titre le moins longtemps[48],[49].

Le plus vieux champion de l'UFC est l'américain Randy Couture, né le 22 juin 1963, qui s'empara, pour la troisiÚme fois de sa carriÚre, de la ceinture de champion poids lourd à 43 ans, en battant son compatriote Tim Sylvia par décision lors de l'UFC 68: The Uprising le 3 mars 2007[50].

Le plus de défense de titre à l'UFC revient aux américains Tito Ortiz et Matt Hughes avec 5 défenses chacun de leur titre respectif. Tito Ortiz s'est emparé du titre des poids lourd léger face à Wanderlei Silva le 14 avril 2000 lors de l'UFC 25: Ultimate Japan 3 et l'a défendu victorieusement contre Yuki Kondo, Evan Tanner, Elvis Sinosic, Vladimir Matyushenko et Ken Shamrock, avant de le perdre contre Randy Couture le 26 septembre 2006 à l'UFC 44: Undisputed[51]. Matt Hughes s'est emparé de la ceinture poids welter en battant Carlos Newton lors de l'UFC 34: High Voltage le 2 novembre 2001, puis il a défendu son titre face à Hayato Sakurai, Newton à nouveau, Gil Castillo, Sean Sherk et Frank Trigg, avant de le perdre le 31 janvier 2004 à l'UFC 46 - Supernatural face à B.J. Penn[52].

Le premier combattant à avoir décroché une ceinture de champion dans deux catégories différentes de l'UFC est l'Américain Randy Couture qui s'est emparé trois fois du titre poids lourds de l'UFC en 1997, 2000 et 2007 et du titre poids lourd-légers en 2003 et 2004.

Record Pride FC

Le premier combattant à avoir décroché une ceinture de champion au Pride FC et à l'UFC est le Brésilien Antonio Rodrigo Nogueira, qui est devenu le premier champion poids lourds du Pride en battant l'Américain Heath Herring le 11 mars 2001 lors du Pride 17, puis qui remporta prÚs de sept ans plus tard le titre poids lourds vacant de l'UFC contre l'Américain Tim Sylvia le 2 février 2008 lors de l'UFC 81.

Le premier combattant Ă  avoir dĂ©crochĂ© une ceinture de champion dans deux catĂ©gories diffĂ©rentes au Pride est Dan Henderson qui a remportĂ© le titre des poids welters (84 kg) face Ă  Murilo Bustamante lors du Pride Grand Prix du 31 dĂ©cembre 2005, devenant ainsi le premier champion poids welter de l'organisation, puis le titre des poids moyens (93 kg) 14 mois plus tard face Ă  Wanderlei Silva lors du Pride 33 du 24 fĂ©vrier 2007. Il a dĂ©tenu les deux ceintures simultanĂ©ment jusqu'Ă  la fin du Pride FC.

Record par pays

Record en France

Le premier Français à avoir participé à une organisation de MMA majeure est Gilles Arsene, qui a affronté le Japonais Kazushi Sakuraba lors du Pride 23 le 24 novembre 2002 et perdit son match par clé de bras[53].

Le premier Français à avoir remporté un combat dans une organisation de MMA majeure est Bertrand Amoussou, qui mis KO son adversaire, le Japonais Rao Rao lors du PRIDE - Bushido 3 le 23 mai 2004[54].

Le premier Français à avoir participé à un UFC est Cheick Kongo, qui remporta son match contre l'Américain Gilbert Aldana lors de l'UFC 61 le 7 août 2006[55].

FAQ sur le combat libre

Voir aussi en anglais, le Sherdog FAQ [35]


Champions Olympiques et MMA

Certains compétiteurs de MMA ont été auparavant champions olympiques, notamment en lutte et en judo. En voici la liste, classée par ordre chronologique de victoire aux Jeux olympiques.

Champions olympiques de lutte
  • Mark Schultz (États-Unis Ă‰tats-Unis) : mĂ©daille d'or aux JO de 1984 Ă  Los Angeles, en lutte libre, dans la catĂ©gorie des poids moyens (74-82 kg). Il est le premier champion olympique Ă  avoir jamais combattu en MMA. C'est en mai 1996 qu'il remporte son premier combat de MMA face Ă  Gary Goodridge lors de l'UFC 9. AprĂšs 2 combats (1 victoire, 1 dĂ©faite) et Ă  cause de la mauvaise image vĂ©hiculĂ©e alors par l'UFC, il met un terme Ă  sa carriĂšre afin de conserver son travail de coach universitaire.
  • Kenny Monday (États-Unis Ă‰tats-Unis) : mĂ©daille d'or aux JO de 1988 Ă  SĂ©oul et d'argent aux JO de 1992 Ă  Barcelone, en lutte libre, dans la catĂ©gorie des poids mi-moyens (68-74 kg). Il est le deuxiĂšme champion olympique Ă  avoir jamais combattu en MMA aprĂšs Mark Schultz. En 1997 il bat sur dĂ©cision John Lewis, ceinture noire de jiu-jitsu, lors d'un combat pour le titre de champion des poids welter de l'EFC. Ce sera son seul combat en MMA.
  • Kevin Jackson (États-Unis Ă‰tats-Unis) : mĂ©daille d'or aux JO de 1992 Ă  Barcelone, en lutte libre, dans la catĂ©gorie des poids moyens (74-82 kg). Partenaire d'entraĂźnement de Mark Coleman, il remporte le tournoi de l'UFC 14 en juillet 1997 aprĂšs deux victoires consĂ©cutives remportĂ©es par soumission. AprĂšs 6 combats (4 victoires et 2 dĂ©faites) il met un terme Ă  sa carriĂšre en 1998 afin de conserver son poste d'entraĂźneur de lutte.
  • Rulon Gardner (États-Unis Ă‰tats-Unis) : mĂ©daille d'or aux JO de 2000 Ă  Sydney, en lutte grĂ©co-romaine dans la catĂ©gorie des super-lourds (moins de 130 kg). Gardner crĂ©e la surprise en battant le lĂ©gendaire Alexandre Kareline en finale. En 2004 il remporte le bronze aux JO d'AthĂšnes, toujours en grĂ©co-romaine et en super-lourds, et en fin d'annĂ©e, il rencontre et bat sur dĂ©cision le champion olympique de judo Hidehiko Yoshida lors du PRIDE Shockwave. C'est le premier combat de l'histoire du MMA opposant deux champions olympiques.
  • Istvan Majoros (Flag of Hungary.svg Hongrie) : mĂ©daille d'or aux JO de 2004 Ă  AthĂšnes, en lutte grĂ©co-romaine dans la catĂ©gorie des moins de 55 kg.
  • Karam Ibrahim (Flag of Egypt.svg Turquie) : impressionnant mĂ©daillĂ© d'or aux JO de 2004 d'AthĂšnes en lutte grĂ©co-romaine chez les moins de 96 kg, il semblait promit Ă  un bel avenir en MMA. Mais il perd son premier et seul combat lors du K-1 Dynamite 2004, face Ă  l'expĂ©rimentĂ© japonais Kazuyuki Fujita.
Champions Olympiques de judo 
  • Hidehiko Yoshida (Japon Japon) : Depuis sa mĂ©daille d'or de judo aux JO de 1992 Ă  Barcelone dans la catĂ©gorie des moins de 78 kg, Yoshida jouit d'une grande popularitĂ© au Japon. Il est le mĂ©daillĂ© d'or olympique qui a connu la plus belle carriĂšre en MMA, avec en 2008 un palmarĂšs de 8 victoires, 6 dĂ©faites et 1 match nul. Il a notamment battu des pointures telles que Don Frye lors de son premier combat en 2002, Mark Hunt le champion du K-1, David « Tank Â» Abbott, Naoya Ogawa, quadruple champion du monde de judo ou encore Maurice Smith. Il a tenu tĂȘte Ă  deux reprises Ă  Wanderlei Silva, alors champion incontestĂ© du Pride. Ses combats contre Royce Gracie ou Rulon Garnder lors des Pride Shockwave en 2003 et 2004 ont battu des records d'audience dans son pays natal[56].
  • David Khakhaleichvili (Olympic rings.svg CEI) : mĂ©daille d'or de judo aux JO de 1992 Ă  Barcelone dans la catĂ©gorie des poids lourd (+95 kg).
  • Pawel Nastula (Flag of Poland.svg Pologne) : mĂ©daillĂ© d'or de judo aux JO de 1996 d'Atlanta, dans la catĂ©gorie des 90 - 100 kg. Sa carriĂšre en MMA fut moins glorieuse que sa carriĂšre de judoka. Il ne fut confrontĂ© qu'Ă  des adversaires difficiles malgrĂ© son peu d'expĂ©rience. Pour son premier combat de MMA en 2005 on le fit rencontrer le champion poids lourds du Pride, Antonio Rodrigo Nogueira, puis Aleksander Emelianenko, le frĂšre de Fedor et il fit un autre combat contre Josh Barnett. En 5 combats, il ne s'imposa qu'une seule fois.
  • Makoto Yakimoto (Japon Japon) : mĂ©daille d'or en judo aux JO de 2000 Ă  Sydney dans la catĂ©gorie des moins de 81 kg.

Combien de personne sont dĂ©cĂ©dĂ©es en combat libre ?

Le combat libre se flatte d'un trÚs faible nombre d'accidents graves ou mortels, mais il faut également tenir compte d'un nombre de combats nettement plus faible que dans d'autres disciplines[57]. Dans toute l'histoire du combat libre moderne, depuis le premier UFC en 1993, aucune personne n'est décédée lors d'un événement officiel.

En ce qui concerne les Ă©vĂ©nements non officiels, dans lesquels aucune visite mĂ©dicale n'est nĂ©cessaire, on recense quelques dĂ©cĂšs Ă  ce jour. Le premier accident mortel est celui de Douglas Dedge[57],[58], dĂ©cĂ©dĂ© lors d'un tournoi non officiel Ă  Kiev en Ukraine, lors de l'International Super Challenge le 16 mars 1998. D'aprĂšs un ami proche, il prĂ©sentait avant son combat des troubles neurologiques qui l'auraient empĂȘchĂ© de participer Ă  un tournoi aux USA.

Le combat libre est souvent comparĂ© Ă  la boxe anglaise, connue pour ĂȘtre particuliĂšrement dangereuse. Ainsi on recense en 2006, tout au long de l'histoire de la boxe, un nombre de morts Ă©gal Ă  1326 [59]. En SuĂšde, pays oĂč la boxe professionnelle est interdite car jugĂ©e trop dangereuse, les compĂ©titions de combat libre sont pourtant autorisĂ©es.

Par rapport aux premiers tournois, oĂč presque tous les coups Ă©taient permis, oĂč les catĂ©gories de poids n'existaient pas, oĂč les combattants pouvaient enchainer jusqu'Ă  trois combats d'affilĂ©e dans la mĂȘme soirĂ©e, les rĂšgles actuelles ont bien changĂ©, allant dans le sens de la protection des combattants. Ainsi certains coups trop dangereux ont Ă©tĂ© supprimĂ©s, des catĂ©gories de poids et des tests mĂ©dicaux ont Ă©tĂ© instaurĂ©s, et des contrĂŽles antidopage sont demandĂ©s dans certains grands tournois.

Pourquoi le combat libre est-il restĂ© interdit si longtemps en France ?

Les compĂ©titions officielles de combat libre sont longtemps restĂ©es interdites en France, alors qu'elles Ă©taient autorisĂ©es dans d'autres pays, en Asie, aux États-Unis ou mĂȘme en Europe.

Dans un article paru dans le journal Le Monde en mai 2006 [60], on apprend que pour justifier l'interdiction du free fight en France, « le ministre des Sports, Jean-François Lamour, s'appuie sur une recommandation du Conseil de l'Europe de 1999, estimant que « la violence et les actes barbares et sauvages commis au nom du sport sont dĂ©nuĂ©s de valeur sociale dans une sociĂ©tĂ© civilisĂ©e qui respecte les droits de l'homme Â». Le veto a Ă©tĂ© Ă©tendu, dĂ©but 2006, aux chaĂźnes de tĂ©lĂ©vision par le Conseil supĂ©rieur de l'audiovisuel (CSA), lequel considĂšre que la retransmission est « susceptible de nuire gravement Ă  l'Ă©panouissement physique, mental ou moral des mineurs Â». Eurosport et Multivision ont ainsi dĂ» mettre un terme Ă  leurs programmes. Â»

Dans le mĂȘme article, concernant le free fight en dehors des compĂ©titions, on apprend que « les techniques utilisĂ©es sont celles de sports dĂ»ment rĂ©glementĂ©s, les autoritĂ©s ne peuvent pas non plus interdire les entraĂźnements en France. Paradoxe qui aboutit Ă  la naissance, en toute lĂ©galitĂ©, de plusieurs clubs français consacrĂ©s au free fight. Â»[60].

C'est le 28 janvier 2008 que le combat libre a été reconnu en France. Bertrand Amoussou fut désigné comme le premier président de la nouvelle commission de MMA rattachée à la FFFCDA (Fédération française de full contact et disciplines associées)[61],[62].

Ce que pensent les pratiquants au sujet de la violence apparente de leur sport

Certaines compĂ©titions, dont le cĂ©lĂšbre UFC amĂ©ricain ou le Cage Rage anglais, utilisent une aire de combat entourĂ©e d'une cage, essentiellement dans le but de dramatiser le spectacle. Cet accessoire, symbolisant le fait que les combattants ne peuvent s'enfuir du ring, est controversĂ© et certains n'y voient qu'une apologie Ă  la violence[63]. Pourtant certains combattants dĂ©fendent l'utilisation d'une telle mise en scĂšne : « Cela rĂ©veille des instincts primaires. Moi, je me sens bien dedans Â», confie Jean-François Lenogue, un combattant français, comĂ©dien de profession[60].

Lorsqu'on demande Ă  Cyrille DiabatĂ© s'il se considĂšre comme un barbare, il rĂ©pond « Notre sport n'est pas de la bagarre de rue. Le free fight n'est pas aussi violent qu'il en a l'air. La variĂ©tĂ© des techniques (frappes, projections, clĂ©s...) rĂ©duit le nombre d'impacts et il est possible de gagner une rencontre sans assĂ©ner un coup. L'arbitre doit aussi arrĂȘter le combat dĂšs qu'un participant n'est plus en mesure de se dĂ©fendre. Quant Ă  ces fameux coups donnĂ©s, d'une position Ă  genoux sur un homme Ă  terre, leur puissance est moindre que s'ils Ă©taient donnĂ©s debout, avec tout le poids du corps Â». Pour lui, le combat libre serait « de la rigolade Â» comparĂ©e Ă  la boxe professionnelle oĂč il n'y a qu'une seule cible Ă  atteindre, la tĂȘte[60].

Combat libre féminin

Dopage

Article dĂ©taillĂ© : Dopage (sport).

Économie

MĂ©dias


MMA et Cinéma

Le MMA est présent dans de nombreux films et séries télévisées[64].

Les combats clandestins voyant s'affronter des combattants issus de disciplines diffĂ©rentes, sans pour autant ĂȘtre apparentĂ©s au MMA, sont prĂ©sents au cinĂ©ma depuis longtemps. On peut citer par exemple des films comme Bloodsport (1988) avec Jean-Claude Van Damme ou Fight Club (1999) avec Brad Pitt. Ces films ont contribuĂ© Ă  donner une image nĂ©gative du MMA, alors souvent confondu avec les combats de rues[65]. Depuis le dĂ©but des annĂ©es 2000, de nombreux films ayant le combat libre comme thĂšme principal sont sortis sur les Ă©crans.

Films

Séries télévisées

Citations et anecdotes

  • « Actually, the father of mixed martial arts, if you will, was Bruce Lee. If you look at the way Bruce Lee trained, the way he fought, and many of the things he wrote, he said the perfect style was no style. You take a little something from everything. You take the good things from every different discipline, use what works, and you throw the rest away. Â» Dana White, 2004. [76]

Références

  1. ↑ a , b , c , d , e , f , g , h , i , j , k , l , m , n , o , p  et q  Mixed Martial Arts: Ultimate Sport, or Ultimately Illegal? A Brief History of Mixed Martial Arts, par Donald F. Walter, Jr. le 8 dĂ©cembre 2003, en ligne sur http://www.grapplearts.com
  2. ↑ a , b , c  et d  Brazilian Jiu Jitsu History sur http://www.jiujitsuforums.com
  3. ↑ a , b , c  et d  Jiu-jitsu History sur http://www.jiu-jitsu.net
  4. ↑ Helio vs Kimura sur http://www.patrickbittan
  5. ↑ Jim Chen, Theodore Chen. The Man Who Defeated Helio Gracie. 3 juillet 2003 sur http://www.judoinfo.com
  6. ↑ Helio vs Santana sur http://www.patrickbittan
  7. ↑ a  et b  John McCain Breaks Up a Fight, The senator says extreme fighting should be banned. You got a problem with that? Eddie Goldman does. Par Amy Silverman. PubliĂ©e le 12 fĂ©vrier 1998 sur http://www.phoenixnewtimes.com
  8. ↑ a  et b  The Rise of Mixed Martial Arts le 21 novembre 2007 sur http://www.themmapost.com
  9. ↑ Mixed Martial Arts: A New Kind Of Fight, 60 Minutes (web site) (10 dĂ©cembre 2006), pp. 3.
  10. ↑ New Jersey Commission Corrects Mainstream UFC Stories, Ivan's Blog, formerly posted on MMAWeekly.com. Dernier accĂšs le 11 dĂ©cembre 2008
  11. ↑ a  et b  Nick Browne, « Pankration's Road to the Olympic Games Â», http://pankration.homestead.com. ConsultĂ© le 15 dĂ©cembre 2008
  12. ↑ Athens 2004 Olympic and Paralympic Games Launch Pad, Invest in Greece
  13. ↑ Stephan Kesting, « The MMA Formula: Striking + Takedowns + Groundwork Â» sur http://www.grapplearts.com. ConsultĂ© le 11 janvier 2009
  14. ↑ a , b , c , d , e , f , g , h , i , j , k , l  et m  MMA Styles and Strategies sur http://www.mmawild.com/, MMA Wild. ConsultĂ© le 11 janvier 2009
  15. ↑ How to Sprawl in Mixed Martial Arts, Mixed Martial Arts & Cage Fighting Basics. Ed Wedding. Exemple vidĂ©o d'un sprawl.
  16. ↑ Nevada Administrative Code: Chapter 467 – Unarmed Combat. Voir le chapitre NAC 467.7956 : Weight classes of unarmed combatants. AccĂ©dĂ© le 12 janvier 2009.
  17. ↑ Classement des dix meilleurs combattants, par catĂ©gories de poids, sur le site http://www.mmaweekly.com
  18. ↑ HĂ©lio vs Santana sur http://www.patrickbittan.com
  19. ↑ Royce Gracie vs Kazushi Sakuraba 2 - A Mixed Martial Arts Fan Dream Come True, par Stan Leung sur http://www.fighting-mma.com
  20. ↑ Wrestling History sur http://www.nbcolympics.com
  21. ↑ a  et b  Video Countdown: Top 10 Fastest MMA Knockouts sur http://www.cagepotato.com
  22. ↑ Palmarùs professionnel en MMA de Rumina Sato sur http://www.sherdog.com
  23. ↑ Palmarùs professionnel en MMA de Travis Fulton sur http://www.sherdog.com
  24. ↑ Palmarùs professionnel en MMA de Karo Parisyan sur http://www.sherdog.com
  25. ↑ Palmarùs professionnel en MMA de Dan Lauzon sur http://www.sherdog.com
  26. ↑ The baddest grandfather on the planet - Skip Hall to retire from mixed martial arts competition at age 63, par Mike Chiappetta, le 19 mars 2008 sur http://nbcsports.msnbc.com
  27. ↑ Palmarùs professionnel en MMA de Skip Hall sur http://www.sherdog.com
  28. ↑ James Hirth, « Pride Shockwave 2 Preview Â» sur http://www.sherdog.com, p. 4. ConsultĂ© le 15 dĂ©cembre 2008
  29. ↑ PalmarĂšs professionnel en MMA de Paulo CĂ©sar « Giant »Silva sur http://www.sherdog.com
  30. ↑ Palmarùs professionnel en MMA de Emmanuel Yarborough sur http://www.sherdog.com
  31. ↑ PalmarĂšs professionnel en MMA de Casemiro « Rei Zulu Â» Nascimento Martins sur http://www.sherdog.com
  32. ↑ Palmarùs professionnel en MMA de Diego Sanchez sur http://www.sherdog.com
  33. ↑ Palmarùs professionnel en MMA de Fedor Emelianenko sur http://www.sherdog.com
  34. ↑ PalmarĂšs professionnel en MMA de Alexandre Franca « Pequeno » Nogueira sur http://www.sherdog.com
  35. ↑ a  et b  Sherdog FAQ pour le chapitre FAQ sur le combat libre, sur http://www.sherdog.net
  36. ↑ Affliction : 1,5 million pour Arlovski sur http://www.fightsport.fr, 26 janvier 2009. ConsultĂ© le 27 janvier 2009
  37. ↑ Affliction : Salaire des combattants sur http://www.fightsport.fr, 23 juillet 2008. ConsultĂ© le 15 dĂ©cembre 2008
  38. ↑ (en) "EliteXC: Heat" salaries: Arlvoski and "Kimbo" top earners with $500K, by MMAjunkie.com Staff on Oct 06, 2008, sur http://mmajunkie.com
  39. ↑ Brent Brookhouse, « CBS Saturday Night Fights "EliteXC: Primetime" Pulls in 6.51 Million Viewers Â» sur http://www.bloodyelbow.com. Mis en ligne le 3 juin 2008, consultĂ© le 15 dĂ©cembre 2008
  40. ↑ Kevin Iole, « CBS, Elite XC seek a better show Â» sur http://sports.yahoo.com. Mis en ligne le 23 juillet 2008, consultĂ© le 15 dĂ©cembre 2008
  41. ↑ PRIDE Fighting Championships sur http://www.ringsport.page.tl. ConsultĂ© le 15 dĂ©cembre 2008
  42. ↑ Affliction banned fighter salaries hit $3.3 millions, 21 juillet 2008, par Ken Pishna pour http://www.mmaweekly.com
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  44. ↑ akira "kappa", « L'histoire et le dĂ©veloppement du Shooto Â» sur http://www.ikusa.fr, 17 mai 2008. ConsultĂ© le 15 dĂ©cembre 2008
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  51. ↑ Tito Ortiz Bio - Career sur http://www.titoortiz.com. ConsultĂ© le 17 dĂ©cembre 2008
  52. ↑ Willroast, « The Rise And Fall Of A Fighter: Part I - Matt Hughes Â» sur http://www.fightticker.com, November 27, 2008. ConsultĂ© le 17 dĂ©cembre 2008
  53. ↑ Palmarùs de Gilles Arsene sur http://www.sherdog.com
  54. ↑ Palmarùs de Bertrand Amoussou sur http://www.sherdog.com
  55. ↑ Palmarùs de Cheick Kongo sur http://www.sherdog.com
  56. ↑ Palmarùs en MMA de Hidehiko Yoshida sur Sherdog.com].
  57. ↑ a  et b  Death and MMA, par Brian Kodi, 20 avril 1998, initialement sur http://bjj.org/editorials/19980420-death/ (lien mort), retrouvĂ© sur http://www.ufighting.com : « Mr. Dedge's death inevitably brings up the issue of safety in NHB. MMA (mixed martial arts) events are inherently dangerous. Death, which is not uncommon in many other "safer" athletics, is inevitable in NHB. Those who tout NHB as a safer sport than boxing should take note of the following: Kevin Neuendorf, a media and public relations assistant at USA Boxing, the governing organization for U.S. amateur boxing says that in 1992, the last year for which he had complete statistics, USA Boxing put on 23,528 bouts, and there were 87 insurance claims for injuries and two for deaths. And these are only amateur bouts. The number of pro boxing fights around the world very likely far exceeds this number. The American Journal of Medical Association (JAMA) puts boxing deaths at a rate of 0.13 per 1,000... UFCs (ultimate fighting competitions) have been around since 1993 with an average of 7 fights per event and 5 shows per year. The total number of UFC matches has not exceeded 180 in 5 years. Conservatively speaking, if there were 20 additional NHB organizations since 1993 with roughly the same number of fights as the UFCs, the sum of all MMA fights worldwide in 5 years would be under 3,780 and there's already one accounted death. While it may be too early to tell, MMA risk for death appears to be at least two times higher than that of boxing." Â»
  58. ↑ Risk and Injuries in Contact Fighting, Journal of Combative Sport, aoĂ»t 2004, par Joshua Landa, MD.
  59. ↑ Pain, lots of blood symbols of MMA. Fighters, promoters recognize danger involved in sport. « The Journal of Combative Sport reported that as of April, there have been 1,326 deaths related to boxing. Â»
  60. ↑ a , b , c  et d  Les gladiateurs du «free fight», article publiĂ© dans Le Monde le 21 mai 2006, par FrĂ©dĂ©ric Potet.
  61. ↑ Combat libre. Tous les coups ou presque sont permis Ă  Saint-Girons, article du 6 fĂ©vrier 2008 sur http://www.ladepeche.fr
  62. ↑ Le MMA officialisĂ© en France sur http://www.ikusa.fr
  63. ↑ Les gladiateurs du «free fight», article publiĂ© dans Le Monde le 21 Mai 2006, par FrĂ©dĂ©ric Potet. « "Se battre dans une cage, cela n'apporte rien sur le plan sportif. C'est l'apologie de la violence", dĂ©plore-t-on dans l'entourage de M. Lamour. Pas question, partant de lĂ , d'autoriser une activitĂ© qui risquerait de prolifĂ©rer dans des zones oĂč la violence est dĂ©jĂ  largement enracinĂ©e, comme en banlieue. Â»
  64. ↑ Mixed martial arts sur http://www.imdb.com
  65. ↑ Le MMA à Hollywood pour le meilleur et pour le pire sur http://www.frost1832.com
  66. ↑ Never Submit sur http://www.imdb.com
  67. ↑ Death Warrior sur http://www.imdb.com
  68. ↑ The Red Canvas sur http://www.imdb.com
  69. ↑ Never Back Down sur http://www.imdb.com
  70. ↑ Redbelt sur http://www.imdb.com
  71. ↑ Scorpion sur http://www.imdb.com
  72. ↑ Undisputed II: Last Man Standing sur http://www.imdb.com
  73. ↑ Maximum Cage Fighting sur http://www.imdb.com
  74. ↑ Friends : The One with the Ultimate Fighting Champion sur http://www.imdb.com
  75. ↑ Walker, Texas Ranger : Fight or Die
  76. ↑ Marc Wickert, « Dana White and the future of UFC Â» sur http://fighttimes.com, Octobre 2004. ConsultĂ© le 10 janvier 2009. « Actually, the father of mixed martial arts, if you will, was Bruce Lee. If you look at the way Bruce Lee trained, the way he fought, and many of the things he wrote, he said the perfect style was no style. You take a little something from everything. You take the good things from every different discipline, use what works, and you throw the rest away. Â»

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