Coluche

ï»ż
Coluche
Page d'aide sur les redirections « Colucci Â» redirige ici. Pour Marius, fils de Coluche, voir Marius Colucci.
Coluche
Nom de naissance Michel GĂ©rard Joseph Colucci
Naissance 28 octobre 1944
14e arrondissement de Paris, Drapeau de France France
DĂ©cĂšs 19 juin 1986 (Ă  41 ans)
Opio, Drapeau de France France
Nationalité Drapeau de la France Français
Profession Humoriste Acteur
Distinctions CĂ©sar du meilleur acteur
Recordman du monde du kilomÚtre lancé moto sur piste
Conjoint VĂ©ronique Kantor (1975 - 1981)
Enfant Romain (1972) Marius (1976)
Compléments

Coluche ou de son vrai nom Michel GĂ©rard Joseph Colucci, nĂ© le 28 octobre 1944 dans le 14e arrondissement de Paris et mort le 19 juin 1986 dans la commune d'Opio, est un humoriste et comĂ©dien français.

Fils de Honorio Colucci (originaire d'un petit village italien dans la rĂ©gion de Frosinone, Casalvieri) et de Simone Bouyer, il adopta le pseudonyme « Coluche Â» Ă  l'Ăąge de 26 ans, au tout dĂ©but de sa carriĂšre.

Revendiquant sa grossiĂšretĂ© mais selon lui-mĂȘme « sans jamais tomber dans la vulgaritĂ© Â», l'humoriste a donnĂ© trĂšs rapidement par sa libertĂ© d'expression un style nouveau et sarcastique dans le domaine du music-hall, en s’attaquant notamment aux tabous, puis aux valeurs morales et politiques de la sociĂ©tĂ© contemporaine.

Avant 1976, il occupe des rĂŽles de second plan au cinĂ©ma avant de camper des personnages plus centraux puis de tenir le haut de l'affiche durant les annĂ©es 1980, essentiellement pour des comĂ©dies. En parallĂšle dĂšs 1974, il devient cĂ©lĂšbre en parodiant un jeu tĂ©lĂ©visĂ© : le Schmilblick. Il obtient un CĂ©sar du meilleur acteur en 1984 pour son rĂŽle dramatique dans Tchao pantin.

Tour à tour provocateur ou agitateur par ses prises de positions sociales, il se présente à l'élection présidentielle de 1981 avant de se retirer.

Devenu trĂšs populaire et apprĂ©ciĂ© des mĂ©dias, il fonde en 1985 l'association Les Restos du CƓur, relais d'aide aux plus pauvres, quelques mois avant de mourir dans un accident de moto.

Sommaire

Biographie

Jeunesse

Montrouge

Michel, GĂ©rard, Joseph Colucci naĂźt le 28 octobre 1944, quatre mois aprĂšs la libĂ©ration de Paris, dans un hĂŽpital du XIVe arrondissement de Paris. Sa mĂšre, Simone Bouyer dite Monette, est employĂ©e chez le fleuriste Baumann, boulevard Montparnasse. Son pĂšre, Honorio Colucci, originaire de la rĂ©gion du Latium en Italie[note 1], est peintre en bĂątiment. Ce dernier dĂ©cĂšde en 1947 Ă  31 ans d'une poliomyĂ©lite et son Ă©pouse doit Ă©lever seule ses deux enfants. DĂ©laissĂ©s par la belle-famille (Ă  l’exception notable de Maria, la mĂšre d’Honorio qui passe encore les voir)[1], Monette, Michel et DaniĂšle, laquelle a un an et demi de plus que son frĂšre, vivent ensemble dans une piĂšce et une cuisine. Alors qu’elle avait renoncĂ© Ă  son travail pour Ă©lever ses enfants, Monette retrouve de petits emplois qu’elle doit parfois cumuler pour gagner un salaire de misĂšre[2]. Souffrant d’une grave scoliose, elle emmĂšne ses enfants un Ă©tĂ© Ă  Berck pendant ses traitements. MalgrĂ© toutes ces difficultĂ©s, elle garde espoir en l’avenir et adopte les modes de vie des classes sociales plus aisĂ©es, veillant Ă  ce que ses enfants soient bien mis[2]. Michel n’apprĂ©cie pas cette fracture entre la rĂ©alitĂ© et les aspirations de sa mĂšre, et Ă  propos de ses vĂȘtements qui tranchent avec ceux des autres enfants du quartier, il lui reprochera de l’habiller comme une fille[note 2].

Loin des rĂȘves maternels, Michel choisit Montrouge (banlieue sud de Paris) oĂč il traĂźne avec ses copains. Le travail scolaire ne le passionne pas et il fait rire ses camarades de classe en tenant tĂȘte Ă  l’instituteur[note 3]. Son parcours scolaire s’arrĂȘte au Certificat d'Ă©tudes primaires qu'il rate volontairement en juin 1958 : ayant fait une seule faute Ă  la dictĂ©e le matin, et ainsi avoir selon lui fait ses preuves[note 4], il ne juge pas utile d’y retourner l’aprĂšs-midi[2]. Quand il n’est pas Ă  l’école, il traĂźne avec ses copains de la bande Solo, du nom de la citĂ© : la SolidaritĂ©. AccompagnĂ© gĂ©nĂ©ralement de Bouboule, de son vrai nom Alain Chevestrier[note 5], il cumule les petits larcins et aura rĂ©guliĂšrement affaire Ă  la police. Tous deux vont mĂȘme jusqu’à s’essayer Ă  des mĂ©faits plus graves comme l’agression physique ; mais en tentant de dĂ©rober le sac d’une vieille dame ils se font tirer dessus par un passant. Coluche, qui avait alors la quinzaine, mettra longtemps avant de relater cet Ă©pisode de sa vie dont il a honte[2].

Son comportement exaspĂšre Monette qui s’interroge de plus en plus vivement sur l’avenir de son fils. Il s'essaie alors Ă  de petits boulots, qu'il n'arrive pas Ă  garder bien longtemps. Ainsi il est tour Ă  tour tĂ©lĂ©graphiste, cĂ©ramiste, garçon de cafĂ©, livreur, apprenti-photographe, sous-prĂ©parateur en pharmacie, photostoppeur, aide-pompiste, assistant de marchand de fruits et lĂ©gumes ou encore fleuriste[2]. C’est Ă  ce moment qu’il prend goĂ»t pour la musique. Comme beaucoup de jeunes de sa gĂ©nĂ©ration, il est fan de rock, des Beatles, de Johnny Hallyday, des Chaussettes Noires ou encore d’Elvis Presley. Mais il voue Ă©galement une profonde admiration Ă  Georges Brassens. AprĂšs de longues discussions avec Monette, il obtiendra sa premiĂšre guitare, dont il joue sans jamais avoir appris[2].

Errances Ă  Paris

Peu Ă  peu, il s’éloigne de Montrouge, Ă  la recherche d’une autre vie que celle que lui rĂ©serve cette citĂ©. Il traĂźne dans Paris, s’intĂ©ressant sans suite au mĂ©tier de comĂ©dien ou au monde des sports mĂ©caniques, touchant un peu au bricolage. Il travaille un temps chez un fleuriste de l’üle de la CitĂ©. En 1964, il est incorporĂ© dans le 60e rĂ©giment d'infanterie de Lons-le-Saunier, oĂč il fait de la prison pour insubordination. De retour Ă  la vie civile, il travaille comme fleuriste avec sa mĂšre Ă  la boutique qu'elle vient d'ouvrir dans le quartier de la Gare de Lyon. Toutefois, il estime ce travail peu intĂ©ressant et le quitte brutalement, ce qui lui vaut de se brouiller provisoirement avec sa mĂšre[2].

Le cabaret de la Vieille Grille Ă  Paris

À la fin des annĂ©es 1960, il dĂ©cide de se lancer dans la musique. Entre 1966 et 1967, il interprĂšte certaines chansons de Boby Lapointe, Boris Vian, Georges Brassens, LĂ©o FerrĂ© ou encore Yves Montand, aux terrasses des cafĂ©s des quartiers de la Constrescarpe et de Saint-Michel. Il s’associe avec des musiciens rencontrĂ©s sur place, Xavier Thibault, Jacques Delaporte et Jean-Claude Dagostini, dit Le BƓuf, avec lesquels il crĂ©e un groupe Ă©phĂ©mĂšre : les « Craignos Boboys Â». Il se rapproche ensuite du monde des cabarets. Tout en assumant un travail de plongeur (dans la restauration), il se produit sur la scĂšne du cabaret Chez Bernadette, dans le quartier de la Montagne Sainte-GeneviĂšve Ă  Paris. Il y fait la connaissance de Georges Moustaki, lequel l'hĂ©berge et le soutient financiĂšrement. Toujours Ă  Paris, il se produit dans d'autres cabarets : La Galerie 55 rue de Seine, Le Port du Salut rue Saint-Jacques ou La Vieille Grille rue du Puits-de-l'Ermite. Il travaille ensuite au cabaret La MĂ©thode rue Descartes, comme barman et rĂ©gisseur. Il y rencontre France Pellet et son frĂšre, Alain Pellet avec lesquels il se produit sous le nom : « Les Tournesols Â». Il y rencontre Ă©galement Romain Bouteille, qu'il prĂ©sentera toute sa vie comme son modĂšle[2],[note 6].

DĂ©buts d'humoriste

Café de la Gare

Article dĂ©taillĂ© : CafĂ© de la Gare.

Avec Romain Bouteille, il est prĂ©sent dĂšs l'origine du CafĂ© de la Gare, inaugurĂ© officiellement le 12 juin 1969. Ce lieu symbole du cafĂ©-thĂ©Ăątre rĂ©unit une bande de jeunes comĂ©diens dont beaucoup deviendront cĂ©lĂšbres, tels que Patrick Dewaere, Henri Guybet, Miou-Miou, Martin Lamotte... Parmi les parrains du CafĂ© de la Gare on retrouve Georges Moustaki, Raymond Devos, Jean Ferrat, Jacques Brel, Leni Escudero, Pierre Perret, Jean Yanne et l'Ă©quipe de la revue Hara-Kiri. Plus tard, GĂ©rard Lanvin, Renaud SĂ©chan, Rufus, Diane Kurys, Coline Serreau, AnĂ©mone, GĂ©rard Depardieu, Thierry Lhermitte, Josiane Balasko ou encore GĂ©rard Jugnot vont rejoindre la nouvelle troupe ou y faire une collaboration ponctuelle.

Suite à ses problÚmes d'alcool qui, selon ses proches, le rendent exécrable voire violent, il se voit contraint de quitter la troupe en 1970[note 7].

Télévision

En octobre 1971, Jacques Martin le recommande à Georges Folgoas, producteur de Midi magazine, pour faire équipe avec DaniÚle Gilbert, sur la premiÚre chaßne de l'ORTF. L'expérience ne dure que cinq jours.

Premiers rĂŽles

Durant la fin des annĂ©es 1960 et le dĂ©but des annĂ©es 1970, il est engagĂ© sur plusieurs tournages de sĂ©ries tĂ©lĂ©visĂ©es françaises de l'ORTF (Madame ĂȘtes-vous libre ? avec Denise Fabre puis La cloche tibĂ©taine avec Philippe LĂ©otard). Au cours de cette pĂ©riode, Ă  l'instar de ses collĂšgues de cafĂ©-thĂ©Ăątre, il apparaĂźt dans des spots publicitaires Ă  la radio et Ă  la tĂ©lĂ©vision. En 1970, il campe un petit rĂŽle dans son premier long-mĂ©trage, Le pistonnĂ© de Claude Berri dont il aurait dĂ» camper le premier rĂŽle dĂ©volu finalement Ă  Guy Bedos[note 8].

Le Vrai Chic parisien

Article dĂ©taillĂ© : Le Vrai Chic parisien.

En novembre 1971, il fonde une autre troupe, Au vrai chic parisien - Théùtre vulgaire, puis Le vrai chic parisien. Le premier spectacle s'intitule ThérÚse est triste, avec une affiche réalisée par son ami Jean-Marc Reiser.

Il rencontre Ă  cette pĂ©riode sa future Ă©pouse VĂ©ronique Kantor, alors Ă©tudiante de « bonne famille Â» qui se destine au journalisme. Il l'Ă©pousera le 16 octobre 1975. Ils ont deux garçons, prĂ©nommĂ©s Romain en 1972 et Marius en 1976.

Toujours Ă  cause de son comportement et de ses addictions, il quitte sa troupe une nouvelle fois et se lance dans une carriĂšre solo.

Le succĂšs

CarriĂšre solo

Son premier sketch, C'est l'histoire d'un mec, tourne en dĂ©rision la difficultĂ© de raconter une histoire drĂŽle. Ses sketches suivants lui valent rapidement un succĂšs populaire qui ne se dĂ©mentira plus : « Il inventait pour les annĂ©es 1970 une image de pauvre urbain, bonne pĂąte mais Ă  court d'idĂ©es, empĂȘtrĂ© dans les mots, raciste faute de mieux, ballottĂ© par la publicitĂ© et les jeux radiophoniques Â»[3]. Il revendique sa grossiĂšretĂ© : « Toujours grossier, jamais vulgaire Â»[note 9].

Au printemps 1974, l'impresario et producteur Paul Lederman lui offre le Théùtre La BruyÚre pour y prolonger ThérÚse est triste, mais c'est un fiasco. Il devient alors son propre impresario; Claude Martinez devenant son associé.

Du 15 fĂ©vrier au 2 mars 1974, il se produit Ă  L'Olympia dans le spectacle Mes adieux au music-hall. C'est dans ce spectacle qu'apparaissent sa cĂ©lĂšbre salopette Ă  rayures bleues et son tee-shirt jaune. Il y met en scĂšne ses personnages favoris, des beaufs grossiers, incapables de s'exprimer correctement, haineux. Le 10 mars 1974, il signe le contrat d'un premier disque : l'album des Adieux.

Comme humoriste, Coluche apparaßt pour la premiÚre fois à la télévision le 19 mai 1974, lorsque Guy Lux diffuse L'histoire d'un mec, juste avant l'allocution du perdant de l'élection présidentielle, François Mitterrand, en retard[4].


Article dĂ©taillĂ© : Schmilblick.

En 1975, il est en tournĂ©e Ă  travers la France, lorsque toutes les radios diffusent son pastiche du jeu tĂ©lĂ©visĂ© de Guy Lux, le Schmilblick[note 10]. Dans ce sketch apparaĂźt un futur personnage cĂ©lĂšbre de l'humoriste : Papy Mougeot.

En 1976, il remonte la piĂšce Ginette Lacaze Ă  l'ÉlysĂ©e Montmartre avec les comĂ©diens du Splendid, auxquels il a offert des mobylettes pour leurs dĂ©placements entre deux scĂšnes parisiennes ou les tournages.

En 1977, il réalise le film Vous n'aurez pas l'Alsace et la Lorraine, dans lequel il campe le rÎle principal, le roi Gros Pif. Ce sera sa seule expérience en tant que réalisateur.

En plus de sa carriÚre de comique au théùtre, il joue à cette époque dans plusieurs comédies à succÚs au cinéma, dont L'Aile ou la Cuisse en 1976 avec Louis de FunÚs, Claude Gensac et Marcel Dalio sous la direction de Claude Zidi et la production de Christian Fechner.

La radio

Du 24 avril 1978 au 24 juin 1979, il co-anime avec Robert Willar et GĂ©rard Lanvin l'Ă©mission On n'est pas lĂ  pour se faire engueuler sur Europe 1, mais son ton provocateur le fait renvoyer. Il triomphe dans le mĂȘme temps tous les soirs au Gymnase.

PassĂ© Ă  RMC en janvier 1980, il se fait Ă©galement renvoyer aprĂšs seulement douze jours, aprĂšs avoir pris l'antenne par un : « Bonjour, nous sommes en direct du rocher aux putes[note 11]. Â»

AprÚs sa période d'interdiction d'antenne sur l'ensemble des radios et TV françaises, Coluche profite de la libéralisation de la bande FM. Il participe au lancement de la station RFM fondée par le journaliste Patrick Meyer en juin 1981. Alors que sa concurrente NRJ n'existe pas encore, cette station qui a de gros moyens de diffusion, dérange le pouvoir et sera brouillée durant plusieurs années. Coluche restera trois mois à l'antenne.

La politique et les déboires

Élection prĂ©sidentielle

Petite voiture promotionnelle durant sa campagne publicitaire

Coluche n'a pas été le premier humoriste à se présenter à des élections présidentielles. En 1965, Pierre Dac, que Coluche admirait, s'était porté candidat mais avait dû renoncer sous la pression de l'Elysée[5].

Le 30 octobre 1980, Coluche organise une confĂ©rence de presse oĂč il annonce son intention de se prĂ©senter Ă  l'Ă©lection prĂ©sidentielle de 1981, avec des slogans tels que « Avant moi, la France Ă©tait coupĂ©e en deux. Maintenant elle sera pliĂ©e en quatre Â», ou encore « Coluche, le seul candidat qui n'a pas de raison de mentir Â».

Certains y voient une blague, pourtant un sondage le crĂ©dite de 16 % d'intentions de vote, et il est soutenu par des intellectuels tels que Pierre Bourdieu, FĂ©lix Guattari et Gilles Deleuze[6]. Cette candidature inquiĂšte les Ă©quipes de campagne des principaux candidats : François Mitterrand y voyant une menace potentielle, il charge Jean Glavany et GĂ©rard ColĂ©, deux responsables du Parti socialiste, de dissuader Coluche de maintenir sa candidature[7].

Un candidat « anti-Coluche Â» annonce Ă©galement son intention de participer aux Ă©lections, mais ni l'un ni l'autre n'iront jusqu'au bout du processus. En effet, suite aux pressions et Ă  l'assassinat de son rĂ©gisseur RenĂ© Gorlin[note 12], Coluche annonce qu'il se retire le 16 mars 1981.

PĂ©riode noire

Il divorce en dĂ©cembre 1981. Lors d'une Ă©dition spĂ©ciale, il pose en photo pour le magazine satirique Hara-kiri avec une carabine 22 Long Rifle qu'il offrira Ă  son meilleur ami, Patrick Dewaere. Durant cette pĂ©riode d'errance, il vit en Guadeloupe oĂč il s'adonne Ă  sa passion : fabriquer des chaussures. Il invite Elsa (de son vrai nom Élisabeth Malvina Chalier[note 13]), l'Ă©pouse de Patrick Dewaere Ă  le rejoindre sur l'Ăźle. Celle-ci quitte alors son mari pour rejoindre Coluche.

Durant la mĂȘme pĂ©riode, Coluche doit tourner, sur l'insistance de Bertrand Blier, le film La Femme de mon pote avec Patrick Dewaere et Miou-Miou (qui fut Ă©galement la compagne de ce dernier). Le scĂ©nario s'inspire sensiblement de faits rĂ©els et de l'intimitĂ© qui unit ces trois acteurs.

Le 16 juillet 1982, Patrick Dewaere se suicide, dĂ©primĂ© aprĂšs le dĂ©part de sa compagne et de sa fille Lola, en se tirant une balle dans la tĂȘte avec la carabine que Coluche lui avait offerte[8]. Coluche sombre de plus en plus dans la dĂ©pression, l'alcool et la drogue[note 14].

AprÚs le suicide de Patrick Dewaere, Miou-Miou refusera d'assumer le rÎle du film de Bertrand Blier, trop douloureux. Le climat doux-amer du film, que Coluche tournera finalement en compagnie d'Isabelle Huppert et de Thierry Lhermitte, laisse transparaßtre un certain changement dans le style de jeu de Coluche, préfigurant le rÎle dramatique de Tchao Pantin.

Retour sur le devant de la scĂšne

Tchao Pantin et les Enfoirés

En tant qu'acteur, la consĂ©cration vient avec le film Tchao Pantin (1983) de Claude Berri, oĂč il joue le rĂŽle dramatique d'un pompiste meurtri et confrontĂ© Ă  l'alcool et Ă  la drogue, pas si diffĂ©rent de la vie qu'il mĂšne alors. Il obtient le CĂ©sar du meilleur acteur en 1984.

Avant ce succĂšs, d'autres interprĂ©tations lui assurent sa notoriĂ©tĂ© auprĂšs d'un large public : en 1982 il joue le rĂŽle de Marcel Ben Hur dans une comĂ©die satirique nommĂ©e Deux heures moins le quart avant JĂ©sus-Christ. Il joue Ă©galement dans le film BanzaĂŻ qui marque lĂ  sa troisiĂšme collaboration avec Claude Zidi. En 1984, il tient le rĂŽle principal dans La Vengeance du serpent Ă  plumes de GĂ©rard Oury.

Au-delĂ  de son mĂ©tier d'humoriste, Coluche veut incarner un agitateur d’idĂ©es. Durant les annĂ©es 1980, il participe plusieurs fois Ă  l'Ă©mission dĂ©bat de Michel Polac, Droit de rĂ©ponse[9], dont l'une d'entre elles lui sera entiĂšrement consacrĂ©e et durant laquelle il mimera son propre suicide par arme Ă  feu[10]. Le 15 juin 1985, il anime avec Guy Bedos le concert de SOS Racisme place de la Concorde. De mĂȘme, il organise le 25 septembre 1985 un gigantesque canular : les tĂ©lĂ©visions et la France entiĂšre peuvent assister au mariage de Coluche et de Thierry Le Luron, « pour le meilleur et pour le rire Â». C'est une provocation parodique du trĂšs mĂ©diatisĂ© mariage d'Yves Mourousi, et une vision avant-gardiste autour du mariage homosexuel.

Du 8 juillet 1985 jusqu'en mars 1986, il anime l'Ă©mission Y en aura pour tout le monde sur Europe 1 avec Maryse, ainsi que Coluche 1 faux sur Canal+.

Le 26 septembre 1985, il lance l'idĂ©e des Restos du CƓur sur Europe 1, en dĂ©clarant : « J'ai une petite idĂ©e comme ça, si des fois y a des marques qui m'entendent, je ferai un peu de pub tous les jours. Si y a des gens qui sont intĂ©ressĂ©s pour sponsorer une cantine gratuite qu'on pourrait commencer par faire Ă  Paris Â».

En 1985, il s'engage contre la famine en Éthiopie en chantant SOS Éthiopie avec l'association Chanteurs sans frontiĂšres, composĂ©e de chanteurs français cĂ©lĂšbres des annĂ©es 1980.

PassionnĂ© de sports mĂ©caniques, il s'engage sur le Paris-Dakar (Ă©tant le beau-frĂšre de RenĂ© Metge). Il bat le record du monde Ă  moto de vitesse du kilomĂštre lancĂ© sur piste, le 29 septembre 1985 : il atteint 252,087 km/h sur le circuit de Nardo au guidon de la Yamaha 750 OW 31[11].

Pour préparer son spectacle suivant, il s'établit sur la CÎte d'Azur à proximité d'Opio (Alpes Maritimes). Peu avant l'accident, il vient d'enregistrer ses essais de sketches sur une cassette audio (Les Hommes Politiques, Les Journalistes, L'Administration, Les Sportifs...) qu'il avait fait parvenir à son producteur, Paul Lederman. Une partie de ces sketches ont été édités par la suite (on entend distinctement que les rires en fond ne sont pas ceux d'une grande salle à laquelle Coluche était alors habitué). Sa compagne d'alors (Fred Romano) déclarera que certains de ces enregistrements auraient disparu durant la période de son accident.

Mort

Le 19 juin 1986, sur le trajet Ă  moto qui le ramĂšne de Cannes Ă  Opio, Coluche est accompagnĂ© de deux amis. Contrairement aux dĂ©clarations officielles du chauffeur du poids-lourd Ă  l'origine de l'accident, s'il ne porte pas de casque (accrochĂ© au guidon) durant ce trajet, il roule Ă  vitesse modĂ©rĂ©e (selon l'expertise, Ă  environ 60 km/h au lieu des 90 km/h autorisĂ©s). Le camion lui coupe brusquement la route, en effectuant une manƓuvre (virage sec Ă  gauche) sur une route de Grasse (fin de ligne droite au croisement route de Cannes et chemin du Piol Ă  Opio). L'humoriste ne peut rien faire, sa tĂȘte percute l'avant-droit du vĂ©hicule. Le choc lui est fatal[12].

Les circonstances entourant cet accident entraĂźneront plusieurs rumeurs et mĂȘme la thĂšse d'un assassinat. Un ouvrage, publiĂ© en 2006, permettra d'aborder les conditions dans lesquelles l'intervention de la gendarmerie locale et l'enquĂȘte policiĂšre ont Ă©tĂ© menĂ©es en 1986 : Coluche, l'accident de Jean Depusse et Antoine Casubolo.

Coluche est inhumĂ© le mardi 24 juin 1986 Ă  10 h 30, au cimetiĂšre de Montrouge, dans le 14e arrondissement parisien[note 15], prĂšs de la porte d'OrlĂ©ans. De nombreuses personnalitĂ©s du milieu du Show Business seront prĂ©sentes Ă  son enterrement parmi lesquelles Yves Montand, GĂ©rard Jugnot, Dominique Lavanant, Mathilda May, Claude Berri, Miou-Miou, Thierry Lhermitte, Michel Serrault, Josiane Balasko, Michel Blanc, Martin Lamotte, GĂ©rard Lanvin, AnĂ©mone, Richard Anconina, Michel Boujenah, Jean-Paul Belmondo, Jean Yanne, ValĂ©rie Mairesse, GĂ©rard Depardieu, Eddy Mitchell, Johnny Hallyday, Renaud. La cĂ©rĂ©monie funĂ©raire est cĂ©lĂ©brĂ©e par l'AbbĂ© Pierre[13].

Un lieu de recueillement a été aménagé et est l'objet d'un rassemblement annuel de motards durant le mois de juin. La stÚle se situe au 'Carrefour du Piol', entre Opio et Valbonne. Le lieu est indiqué par une masure arborant une peinture murale de Coluche.

Tour Ă  tour dĂ©nigrĂ©, craint et admirĂ©, Coluche est devenu le provocateur majeur des annĂ©es 1980, osant combiner grossiĂšretĂ© et idĂ©es fortes. Chacune de ses apparitions tĂ©lĂ©visĂ©es et radiophoniques a Ă©tĂ© un succĂšs populaire. À la tĂ©lĂ©vision comme Ă  la radio, il a luttĂ© contre toutes les censures, la langue de bois, et pour l'ouverture des esprits et la dĂ©mystification du racisme, de la politique, des mĂ©dias, de la publicitĂ© ou encore du journalisme Ă  la française. Sa crĂ©ativitĂ©, sa maĂźtrise des mĂ©dias et la pertinence des thĂšmes qu'il a traitĂ©s autant que son investissement personnel dans une cause humanitaire survivent Ă  Coluche. Il reste encore aujourd'hui un personnage majeur dans l'imaginaire populaire français.

Travail humanitaire

Article dĂ©taillĂ© : Les Restos du CƓur.

Connu comme comique, il est Ă©galement le fondateur des Restos du CƓur. Issu d'un milieu dĂ©favorisĂ© (« Je ne suis pas un nouveau riche, je suis un ancien pauvre Â»), il a pris conscience de grosses dĂ©faillances dans l'entraide française envers les plus dĂ©munis, cette association Ă©tant lĂ  pour pallier les carences. Celle-ci, qui ne devait durer qu'un temps, est toujours active. Il est Ă©galement Ă  l'origine d'une loi (dite « Loi Coluche Â»), votĂ©e en 1988, qui permet Ă  un donateur Ă  des organismes d’aide aux personnes en difficultĂ© de dĂ©duire une partie de son don de ses impĂŽts.

Sa cĂ©lĂšbre salopette lui avait Ă©tĂ© donnĂ©e par le mouvement EmmaĂŒs. Devenu cĂ©lĂšbre, il renvoya l'ascenseur en remettant un chĂšque d'un montant Ă©levĂ©[14] Ă  l’AbbĂ© Pierre pour ce mouvement.

Film

Article dĂ©taillĂ© : Coluche, l'histoire d'un mec.

Le 15 octobre 2008, Coluche, l'histoire d'un mec, un film rĂ©alisĂ© par Antoine de Caunes et portant sur les Ă©vĂ©nements autour de la candidature de Coluche lors de l'Ă©lection prĂ©sidentielle française de 1981 sort en salle. François-Xavier Demaison en est l'acteur principal. Le film a Ă©tĂ© vu par 540 005 spectateurs en France[15].

Hommages

Musique

  • Le chanteur Renaud, grand ami de Coluche (Coluche Ă©tait aussi le parrain de sa fille Lolita), lui a dĂ©diĂ© une chanson quelques jours seulement aprĂšs sa mort, Putain de camion (un album du mĂȘme nom sortira en 1988). Quelques annĂ©es plus tĂŽt, Coluche lui a composĂ© (signĂ© sous son nom initial Michel Colucci) le titre Soleil immonde paru sur l'album le retour de GĂ©rard Lambert sorti en 1981. Renaud le cite Ă©galement dans la chanson Mon bistrot prĂ©fĂ©rĂ©.
  • Jean-Luc Lahaye en fera de mĂȘme avec le titre "J' t'aime quand mĂȘme (Tchao Coluche)", face B du 45t Il faudrait que tu reviennes toutes deux sorties sur l'album "Flagrant dĂ©lit tendresse"
  • Si j'Ă©tais PrĂ©sident (1980) de GĂ©rard Lenorman : « Coluche, notre ministre de la rigolade, imposerait des manĂšges, sur toutes les esplanades... Â»
  • Colucci (1997) de Carlos
  • Le groupe de heavy metal français Vulcain a Ă©crit la chanson Jeudi 19 juin en souvenir du jour de sa mort.
  • Soprano dans sa chanson Hiro lui rend hommage en affirmant vouloir remonter le temps pour crever les pneus de sa moto.
  • Le chanteur de punk français Gogol Premier a Ă©crit la chanson Mais qui va nous faire marrer quelques semaines aprĂšs la mort de Coluche. Gogol Premier apparait par ailleurs dans le film Tchao Pantin de Claude Berri.

Noms de rues

La place Coluche Ă  Paris.

Noms d'Ă©tablissements

Le rosier Coluche.

Monuments

  • Une statue de Coluche au Vigan, dans le Gard, installĂ©e dans un parc du centre ville[19].
  • Plaque commĂ©morative sur la route d'Opio[20].
  • Une statue, reprĂ©sentant sa cĂ©lĂšbre salopette, a Ă©tĂ© inaugurĂ©e le mardi 14 juin 2011 Ă  Montrouge, sur une placette devant l'entrĂ©e de la future station Mairie de Montrouge[21].

Fleurs

  • Une rose a Ă©tĂ© crĂ©Ă©e en son honneur. On peut la voir par exemple dans la roseraie du parc du Thabor, Ă  Rennes.

ƒuvres

Filmographie

Années 1970

Années 1980

Sketches

Liste non exhaustive :

Discographie

  • L'intĂ©grale de ses sketches a Ă©tĂ© rĂ©Ă©ditĂ©e dans un coffret de sept CD, sous le nom Coluche intĂ©gral. Le coffret est sous la forme et le graphisme d'un paquet de lessive.
  • Un coffret de trois DVD Coluche : Ses plus grands sketches.
  • Un DVD a regroupĂ© les meilleurs moments de ses deux passages au Jeu de la vĂ©ritĂ© de Patrick Sabatier.
  • Un coffret Vive la guerre regroupant les DVD Coluche 1 faux volumes 1 Ă  3, ainsi que les manuscrits originaux de l'opĂ©ra sur le thĂšme de la guerre Ă©crit en 1986 par Coluche mais jamais jouĂ©, des photos rares de Coluche et les paroles des chansons de l'opĂ©ra.

Ouvrages

  • Coluche, illustrĂ© par Reiser, Y’en aura pour tout le monde
  • Coluche, Ça roule ma poule
  • Coluche, Elle est courte mais elle est bonne
  • Coluche, Et vous trouvez ça drĂŽle ?
  • Coluche, L'horreur est humaine
  • Coluche, PensĂ©es et anecdotes
  • Coluche, Le Best of Coluche, Le Cherche-Midi, 2006, 234 p. et 1 DVD ISBN 2-7491-0698-2, Recueil d'entretiens donnĂ©s Ă  la presse et Ă  la radio
  • Coluche par Coluche, prĂ©facĂ© par Philippe Vandel, Le Cherche-Midi, 2004, 238 p. ISBN 2-7491-0305-3
  • Coluche, le roi du gag par Christian Dureau, Editions Didier Carpentier, 2011 ISBN: 2-84167-723-8

Chansons

Auteur et coauteur

  • Avec Xavier Thibault :
    • J'y ai dit viens
    • J'suis l'andouille qui fait l'imbĂ©cile
    • Je suis un voyou
    • The Blues In Clermont-Ferrand
    • Quand je Serai Grand
    • Je veux rester dans le noir
    • Oh! Ginette
    • NoĂ«l
    • Reviens, Va-t'en
  • Avec Patrick Olivier :
    • Sois FainĂ©ant (Ou Conseil A Un Nourrisson)
    • StĂ©phane MarĂ©chal
  • Avec Alain Pellet :

InterprĂšte

  • Quand je serai grand j'veux ĂȘtre con (Michel Colucci / Xavier Thibault).
  • On n'est pas lĂ  pour se faire engueuler (de Boris Vian et J. Walter).
  • J'tape un doigt (d'Alcouff, D'Onorio et Pinzano).
  • La Chanson des Restos, Ă©crite par Jean-Jacques Goldman (paroles et musique).
  • La salsa du dĂ©mon (Coluche a pendant un temps remplacĂ© Jacques Delaporte, l'interprĂšte de BelzĂ©buth).

Notes et références

Notes

  1. ↑ « Comme vous le savez, les Italiens Ă©taient associĂ©s Ă  Hitler pour faire la guerre. Évidemment, l'Europe rĂȘvait d'ĂȘtre envahie par l'Italie plutĂŽt que par l'Allemagne mais, aprĂšs la guerre, ça la foutait mal d'avoir Ă©tĂ© italien, ce qui Ă©tait le cas de mon pĂšre... j'ai jamais eu un physique d'italien. Donc je m'en suis sorti Â» (Rock and Folk, 1985).
  2. ↑ « Ma mĂšre nous habillait pareils, ma sƓur et moi. Elle voulait qu'on soit impeccables. Une spĂ©cialitĂ© de pauvre. Comme d'avoir de grandes idĂ©es Â».
  3. ↑ « Ă€ l'Ă©cole, je foutais le bordel, mais c'Ă©tait pas pour faire rire, c'Ă©tait pour foutre le bordel. J'ai toujours Ă©tĂ© plus subversif que comique Â» (Rock and Folk, 1985).
  4. ↑ Il ne reste aucune trace de cette dictĂ©e, l’Éducation Nationale ne l’ayant jamais retrouvĂ©.
  5. ↑ Celui-ci le suivra plus tard dans son aventure parisienne. Il est considĂ©rĂ© comme un des modĂšles de Coluche pour ses sketchs : un personnage rondouillard, jovial, picoleur et hĂąbleur.
  6. ↑ « Des comme lui, il n'y avait que lui. Ça se comptait sur les doigts d'un pouce Â» (L'Express, 1980).
  7. ↑ « J'ai eu deux coups de pot dans ma vie : ĂȘtre dĂ©couvert par Bouteille, et surtout ĂȘtre virĂ© par Bouteille Â» (Rock and Folk, 1974).
  8. ↑ L'actrice et ancienne compagne de Coluche, Miou-Miou, rĂ©vĂšle ces faits dans l'Ă©mission C Ă  vous diffusĂ©e sur France 5, le 3 octobre 2011.
  9. ↑ « Si j'ai pu me moquer des beaufs, des racistes, des cons, c'est aussi parce que je les aime bien. Parce que moi aussi, je suis un peu raciste, un peu con, un peu beauf sur les bords. En jouant sur l'ambiguĂŻtĂ©, tu doubles le public Â» (Le Figaro Magazine, 1984).
  10. ↑ « Eh bien bonjour, le Schmilblick est aujourd'hui Ă  Cajarc, petite ville de l'Aveyron. Je rappelle briĂšvement que le Schmilblick est rond, qu'il contient du jaune, qu'il tient dans la main, qu'on peut le faire cuire de diffĂ©rentes façons et qu'un navigateur le faisait tenir debout. À vous Cajarc ! À vous Simone ! Premier candidat... Â». Le sketch est une rĂ©alisation de Martin Lamotte, qui joue le rĂŽle de Guy Lux, Christine Dejoux Ă©tant Simone Garnier. Coluche lui[Qui ?] piquera aussi l'idĂ©e du Cancer du bras droit
  11. ↑ « Soit dit en passant, au Canard enchaĂźnĂ©, vous m'avez souvent roulĂ© dans la merde... Remarque, je m'en fous ! C'est pas grave ! Plus on dit du mal de moi, plus je vends... Et puis j'vous aime bien quand mĂȘme parce que Le Canard et ma pomme, dans ce pays, on est les seuls Ă  ĂȘtre subversifs ! Â» (1980).
  12. ↑ Selon l'enquĂȘte policiĂšre, cet assassinat n'aurait rien Ă  voir avec des motifs politiques mais correspondrait plutĂŽt Ă  un crime passionnel, ce que Coluche ignore Ă  ce moment.
  13. ↑ Nom d’épouse figurant sur l’acte de dĂ©cĂšs de l’acteur, no 208-1982 de l’état-civil de la mairie du 14e arrondissement de Paris.
  14. ↑ À ce sujet il dĂ©clare au jeu de la VĂ©ritĂ© de Patrick Sabatier : « parce que je suis une nature excessive et que si je fais un truc, j'le fais trop. Alors j'ai mis le nez dedans, puis aprĂšs j'ai mis la tĂȘte, j'en ai eu plein les oreilles. Mais j'en n'ai pas honte Â».
  15. ↑ Le Petit Montrouge a Ă©tĂ© annexĂ© Ă  Paris en 1860

Références

  1. ↑ Bernard Pascuito, Coluche Toujours vivant, Ă©ditions Payot, p. 15 (ISBN 2-228-90097-4).
  2. ↑ a, b, c, d, e, f, g et h Philippe Boggio, Coluche, J’ai lu, juillet 1992 (ISBN 2-277-23268-8) 
  3. ↑ Philippe Boggio, Le Monde du 17 juin 1996
  4. ↑ Il cite l'humoriste Robert Lamoureux sur le jeu de mots de l'homonymie du mot maütre et mùtre.
  5. ↑ Pierre Dac PrĂ©sident, article de l'hebdomadaire l'Express publiĂ© le 9 fĂ©vrier 1995
  6. ↑ Coluche par Franck Tenaille (2e partie)
  7. ↑ Coluche, un candidat Ă  abattre ?, reportage diffusĂ© dans l'Ă©mission Secrets d'actualitĂ©.
  8. ↑ Emission Un jour, une heure diffusĂ©e le 25 juillet 2007.
  9. ↑ Droit de rĂ©ponse : La littĂ©rature populaire, la violence et les feuilletons amĂ©ricains, sur le site Institut National de l'Audiovisuel, Ă©mission diffusĂ©e sur TF1 le 12 dĂ©cembre 1981
  10. ↑ Coluche 25 ans dĂ©jĂ , sur le site de l'hebdomadaire l'Express publiĂ© le 19 juin 2011
  11. ↑ Philippe Boggio, Coluche, Flammarion, 1991, p.363 (ISBN 2-7242-6555-6).
  12. ↑ DĂ©cĂšs de Coluche - vidĂ©o du Journal TĂ©lĂ©visĂ© de 20h, Antenne 2, sur le site de l'INA, le 19 juin 1986.
  13. ↑ Journal d'Antenne 2 du 24/06/1986.
  14. ↑ Le montant Ă©tait de 1,5 million de francs, ce qui correspondrait Ă  environ 365 000 euros en valeur 2011.
  15. ↑ CBO Box office en France.
  16. ↑ Mairie de Paris - Place Coluche.
  17. ↑ [1].
  18. ↑ Le collĂšge de Rougemont-le-ChĂąteau (Territoire de Belfort) prend le nom de Coluche, mais le maire condamne ce choix, sur Maire-info, 17 octobre 2006.
  19. ↑ Photo de la statue de Coluche du Vigan.
  20. ↑ Monument voor Coluche
  21. ↑ 20minutes : Une statue Ă  Montrouge en mĂ©moire de Coluche
  22. ↑ DĂ©tails de l'IntĂ©gral Coluche, paru en 1996.

Bibliographie

  • Romain FrĂ©tar, Coluche : L'Arme au CƓur, Editions AlphĂ©e, 2009 ;
  • Jean DepussĂ© et Antoine Casubolo, Coluche, l'accident. Éditions PrivĂ©, 2006 ;
  • Frank Tenaille, Le Roman de Coluche, Seghers, 1986 ;
  • Ludovic Paris, Aldo Martinez et Jean-Michel Vaguelsy, Coluche, Ă  cƓur et Ă  cris, Le Livre de Poche, 1988 ;
  • Philippe Boggio, Coluche, l'histoire d'un mec, Flammarion, 1991, 1999 et 2006 ;
  • Robert Mallat, Coluche, Devos et les autres, L'Archipel, 1997 ;
  • Ludovic Paris et Dominique Delpierre, Coluche, cet ami-lĂ , Michel Lafont, 2001, 212 p. ;
  • Jean-Michel Vaguelsy, Coluche, roi du cƓur, Plon, 2002, 261 p. ;
  • Bernard Pascuito, Coluche, le livre du souvenir, Sand & Tchou, 2003 ;
  • Coluche, c'est l'histoire d'un mec, article d'Éric Pincas, paru dans l'Historia de juillet 2006.
  • Coluche, l'aristo du cƓur, TĂ©lĂ©rama, hors sĂ©rie 2006.

Annexes

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes


Wikimedia Foundation. 2010.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Coluche de Wikipédia en français (auteurs)

Regardez d'autres dictionnaires:

  • Coluche — Coluche, bĂŒrgerlich Michel GĂ©rard Joseph Colucci, (* 28. Oktober 1944 in Paris; † 19. Juni 1986 in Opio bei Grasse)[1] war ein französischer Humorist, Filmschauspieler, Komödiant und Autor. Bekannt wurde er durch Filme wie Brust oder Keule mit… 
   Deutsch Wikipedia

  • Coluche — Nom rare rencontrĂ© dans l Aisne. C est un dĂ©rivĂ© par aphĂ©rĂšse du nom de baptĂȘme Nicolas. PrĂ©cisons qu il en est de mĂȘme pour l italien Colucci, Ă  l origine du nom de l humoriste Coluche 
   Noms de famille

  • Coluche — Michel Colucci (born October 28, 1944 in Paris, France; died June 19, 1986 in Opio, Alpes Maritimes, France), better known as Coluche, was a French comedian and actor, famous for his irreverent sense of humour. Colucci adopted Coluche as a stage… 
   Wikipedia

  • Coluche — (1944 1986)    Actor, director, and screenwriter. Born Michel Colucci, Coluche was an acclaimed stand up comedian and beloved actor. He performed live in the nightclub CafĂ© de la Gare with Romain Bouteille, Miou Miou, and Patrick Dewaere, and… 
   Guide to cinema

  • Coluche — (1944 1986)    Actor, director, and screenwriter. Born Michel Colucci, Coluche was an acclaimed stand up comedian and beloved actor. He performed live in the nightclub CafĂ© de la Gare with Romain Bouteille, Miou Miou, and Patrick Dewaere, and… 
   Historical Dictionary of French Cinema

  • Coluche — (Michel Colucci / October 28, 1944, Paris, France June 19, 1986, Opio, Alpes Maritimes, France)    The son of an Italian house painter who died when Coluche was three years old, he began working at age fifteen. He successively was telegraphist,… 
   Encyclopedia of French film directors

  • Coluche, l'histoire d'un mec — DonnĂ©es clĂ©s RĂ©alisation Antoine de Caunes ScĂ©nario Antoine de Caunes DiastĂšme d aprĂšs l Ɠuvre de Philippe Boggio Jean Michel Vaguelsy Acteurs principaux François Xavier Demaison LĂ©a Drucker Denis PodalydĂšs 
   WikipĂ©dia en Français

  • Coluche (film) — Coluche, l histoire d un mec Coluche, l histoire d un mec RĂ©alisation Antoine de Caunes Acteurs principaux François Xavier Demaison LĂ©a Drucker Denis PodalydĂšs ScĂ©nario Antoine de Caunes DiastĂšme d aprĂšs l Ɠuvre de : Philippe Boggio Jean… 
   WikipĂ©dia en Français

  • Coluche, l'accident — est un livre d investigation Ă©crit par Jean DepussĂ© et Antoine Casubolo. Il traite de l accident de moto qui a entraĂźnĂ© le dĂ©cĂšs de l acteur et humoriste Coluche, le 19 juin 1986. Jean DepussĂ© dĂ©bute l enquĂȘte et dĂ©cide d Ă©voquer ses… 
   WikipĂ©dia en Français

  • Coluche 1-faux — est une Ă©mission tĂ©lĂ©vision animĂ© par Coluche de 1985 Ă  1986. Fiche AnnĂ©e de diffusion : 1985 1986 PrĂ©sentation : Coluche Genre : Comique ChaĂźne TV : Canal + Ce document provient de « Coluche 1 faux ». CatĂ©gories : Émission… 
   WikipĂ©dia en Français


Share the article and excerpts

Direct link

 Do a right-click on the link above
and select “Copy Link”

We are using cookies for the best presentation of our site. Continuing to use this site, you agree with this.