Abbaye Du Mont-Saint-Michel

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Abbaye Du Mont-Saint-Michel

Abbaye du Mont-Saint-Michel

48° 38â€Č 09″ N 1° 30â€Č 41″ W / 48.635834, -1.511389

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Abbaye du Mont Saint-Michel
Vue générale de l'édifice
Vue générale de l'édifice

Latitude
Longitude
48° 38â€Č 09″ Nord
       1° 30â€Č 41″ Ouest
/ 48.635834, -1.511389
 
Pays France France
RĂ©gion Basse-Normandie
DĂ©partement Manche
Ville Le Mont-Saint-Michel
Culte Catholique romain
Type Abbaye
Rattaché à Fraternités monastiques de Jérusalem
DĂ©but de la construction Xe siĂšcle
Fin des travaux 1523
Style(s) dominant(s) Gothique
Classé(e) Monument historique (1862)
Patrimoine mondial (1979)

L’abbaye du mont Saint-Michel se trouve sur la commune du Mont-Saint-Michel[1], en Normandie, dans le dĂ©partement de la Manche.

ClassĂ© monument historique en 1874, le site figure depuis 1979 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO et est gĂ©rĂ© par le Centre des Monuments Nationaux[2]. On le compare souvent aux sept merveilles du monde.

Sommaire

Etymologie

Attestations anciennes: in monte qui dicitur Tumba v.850, revelatio. Monte Sancti Michaelis 966, AG NLM. Le mot tumba, tombe, rare en toponymie, est à interpréter dans le sens de sépulture, voire cimetiÚre. Le nom de l'ilot voisin Tombelaine ne procÚde pas du dieu gaulois Belenos, mais d'un primitif *tumb-ell-ana dérivé du précédent, avec double suffixation, formation homonyme de Tombelaine, hameau du Calvados ou de Tomblaine, commune de Meurthe-et-Moselle [3]

Histoire primitive du Mont

Les druides

Le mont mĂȘme Ă©tait peut-ĂȘtre un lieu de cultes druidiques pour les Abrincates qui habitaient la rĂ©gion autour du mont Saint-Michel et l'Avranchin. Selon l’historien Gilles Deric (1726-1800), le rocher Ă©tait dĂ©diĂ© au dieu gaulois du soleil sous le nom de Mons vel Tumba Beneni : mont ou tombe de Belenos.

Les Romains

La voie construite par les Romains qui passait Ă  l’ouest du Mons Belenus dut, avec l’envahissement de la mer, ĂȘtre dĂ©placĂ©e vers l’est pour finir par disparaĂźtre en se fondant avec la voie passant par Avranches.

DĂ©but de l’ùre chrĂ©tienne

À l’avĂšnement du christianisme dans la rĂ©gion, aux alentours du IVe siĂšcle, le Mont Tombe est rattachĂ© Ă  l’ancien diocĂšse d’Avranches.

Au milieu du VIe siĂšcle, le christianisme s’implante vĂ©ritablement dans la baie. À cette Ă©poque, le Mont Tombe offre un abri Ă  de pieux solitaires, ermites approvisionnĂ©s par le curĂ© d’AstĂ©riac, qui veillent sur le site et mĂšnent une vie contemplative autour de deux oratoires. Le premier, dĂ©diĂ© au premier martyr chrĂ©tien, saint Étienne est Ă©levĂ© Ă  mi-hauteur du rocher. Il est suivi d’un second en l’honneur du premier martyr des Gaules, saint Symphorien, Ă©levĂ© au pied du rocher.

Le songe de Saint Aubert

Le Mont Saint-Michel quitte, en 710, son appellation de Mont Tombe pour prendre celui de Mont-Saint-Michel-au-pĂ©ril-de-la-Mer Ă  la suite de l’édification, par l’évĂȘque saint Aubert d’Avranches, d’un oratoire dĂ©diĂ© Ă  l’archange saint Michel en 708. Aubert aurait reçu, au cours de son sommeil, trois fois l’ordre de Saint-Michel de faire Ă©riger sur le Mont-Tombe un oratoire. L’archange aurait laissĂ© la trace de son doigt sur le crĂąne d’Aubert. Ce crĂąne repose dans la cathĂ©drale d’Avranches et porte les traces d’un tel stigmate.

Le sanctuaire doit ĂȘtre, selon les prescriptions de l’ange, une rĂ©plique du Mont-Gargan en Italie (Ve siĂšcle). Aubert fait arracher une pierre cultuelle paĂŻenne prĂ©sente sur le Mont Tombe et construit Ă  la place un sanctuaire circulaire formĂ© de morceaux de roc grossiĂšrement empilĂ©s. En 708 environ, Aubert envoya des moines chercher au sanctuaire du Mont Gargano en Italie, dĂ©diĂ© Ă  saint Michel, des reliques du lieu. Puis, le 16 octobre 709, l’évĂȘque fit la dĂ©dicace de l’église et y installa un chapitre de douze chanoines. Le Mont Saint-Michel Ă©tait nĂ©.

Les restes de l’oratoire ont Ă©tĂ© retrouvĂ©s dans la chapelle Notre-Dame-Sous-Terre[4]. Ce sanctuaire est une chapelle reliquaire qui abritait le tombeau du fondateur, Aubert et certainement les reliques insignes ramenĂ©es du Mont-Gargan. La chapelle Notre-Dame-Sous-Terre est aujourd’hui sous la nef de l’abbatiale.

Les premiĂšres constructions se rĂ©vĂšlent insuffisantes et Ă  l’époque carolingienne, d’importants bĂątiments sont Ă©levĂ©s, autour desquels se rĂ©partissent les cellules individuelles des religieux.

Histoire de l’abbaye

La collĂ©giale Saint-Michel au IXe et Xe siĂšcles

Les chanoines du Mont-Saint-Michel se montrĂšrent, durant le premier siĂšcle de leur institution, fidĂšles Ă  la mission qui les avait attachĂ©s au culte de l’archange saint Michel : leur montagne devint Ă  la fois un lieu de priĂšre et d’étude, mais l’ùre de stabilitĂ© connue par la Neustrie durant le rĂšgne de Charlemagne laissa place, Ă  la mort de cet empereur, Ă  une pĂ©riode de grands dĂ©sordres. Tandis que le reste de la Gaule subissait les invasions barbares, la religion et la science trouvaient refuge et asile dans le diocĂšse d'Avranches, et surtout au Mont-Saint-Michel. Profitant de la dĂ©sunion des petits-fils de Charlemagne, les raids et incursions des Normands, prĂ©cĂ©demment contenus, reprirent une nouvelle vigueur.

Les Ă©vĂšnements de cette sombre Ă©poque ne suspendirent pas d’abord les pĂšlerinages dont ce roc vĂ©nĂ©rĂ© Ă©tait devenu le centre. Les Normands atteignirent le Mont en 847. Le redoublement de calamitĂ©s, que les invasions infligĂšrent Ă  la Neustrie tout entiĂšre, força les religieux Ă  quitter le Mont, qui ne resta pas cependant dĂ©sert. Sa position au milieu des palus maritimes l’offraient comme un asile aux populations cherchant refuge contre les Normands.

À la signature du traitĂ© de Saint-Clair-sur-Epte, le premier soin de Rollon fut de rĂ©parer, par de magnifiques bienfaits, la dĂ©solation qu’il avait fait essuyer aux lieux de culte. Le Mont-Saint-Michel fut un des Ă©tablissements religieux qu’il dota de ses largesses, durant les six jours qu’il passa sous les blancs habits du catĂ©chumĂšne. Ce monastĂšre lui dut la terre d’Ardevon, l’une de ses plus riches propriĂ©tĂ©s. LĂ  ne s’arrĂȘta pas sa bienveillance pour le Mont : il rappela sous la rĂšgle cĂ©nobitique les chanoines que la guerre en avait Ă©loignĂ©s, et leur confirma leurs dotations anciennes. Ce refuge tumultueux redevint un lieu de priĂšres, mĂȘme cette restauration ne produisit pas l’effet que ce prince avait pu s’en promettre.

Le relĂąchement des mƓurs, oĂč le dĂ©sordre des temps avait plongĂ© les chanoines dans l’existence dissipĂ©e des villes, avait trop profondĂ©ment viciĂ© leur vie pour qu’ils pussent se plier de nouveau Ă  l’abstinence de la vie solitaire. Guillaume Longue-ÉpĂ©e, qui succĂ©da en 927 au premier duc de Normandie, Rollon, poursuivit la politique de restauration des monastĂšres inaugurĂ©e par son pĂšre, jusqu’à son assassinat en 942, mais les nombreuses possessions dont il les enrichit, ne firent que dĂ©velopper leurs penchants mondains ; les villages de Madray ou Moidrey, Carcey, Mariney, Curey, les Forges, Solinnay, Macey, Dommaney, Scaley, la moitiĂ© de Crommerey, Pelton, Vergonçay, Mannay, Saint-Jean-sur-le-Rivage, avec l’église, le moulin, les prĂ©s et les vignes ; enfin le village de Mesnil-Rouge, furent ajoutĂ©s par la munificence de ce prince aux biens qui, avant les libĂ©ralitĂ©s de Rollon, avaient pu suffire Ă  leurs besoins. Les libĂ©ralitĂ©s des ducs de Bretagne Conan le Tort, mort en 992, et Geoffroy Ier, mort en 1008, leur permirent de se faire ensevelir, au titre de bienfaiteurs, au Mont Saint-Michel.

Fondation de l’abbaye bĂ©nĂ©dictine (966)

Article dĂ©taillĂ© : Liste des abbĂ©s du Mont Saint-Michel.

Le rapide dĂ©veloppement des richesses de l’abbatiale Saint-Michel finit par constituer un sĂ©rieux obstacle au bon fonctionnement, et mĂȘme Ă  la vocation religieuse de l’abbatiale. DotĂ©s des moyens de satisfaire leurs passions, les chanoines dĂ©pensĂšrent en plaisirs les richesses provenant de la piĂ©tĂ© des princes tandis que l’église restait dĂ©serte ou n’était frĂ©quentĂ©e par des clercs lĂ©gĂšrement rĂ©tribuĂ©s. Les nobles du pays cherchĂšrent Ă  obtenir les bĂ©nĂ©fices de la riche abbaye pour mieux les dĂ©penser dans les plaisirs de la table, du monde et de la chasse, oĂč se passa dĂ©sormais exclusivement leur existence.

Lorsque Richard Ier « Sans Peur Â», le fils de Guillaume Longue-ÉpĂ©e, lui succĂ©da comme duc de Normandie, il tenta de rĂ©soudre le problĂšme en faisant comparaĂźtre les chanoines devant lui pour leur reprocher l’oubli leurs dĂ©bordements et leur rappeler le caractĂšre saint de l’abbaye. AprĂšs s’ĂȘtre efforcĂ©, en vain, de les ramener Ă  la rĂ©gularitĂ© de la vie religieuse, par les remontrances, les priĂšres et les menaces, Richard prit la rĂ©solution, aprĂšs approbation du pape Jean XIII et du roi Lothaire, de les remplacer par un monastĂšre de bĂ©nĂ©dictins.

S’étant rendu Ă  Avranches, suivi d’un nombreux cortĂšge de prĂ©lats et de seigneurs et de trente religieux sortis des abbayes normandes environnantes de monastĂšre de Saint-Wandrille, de Saint-Taurin-d’Évreux et de JumiĂšges, Richard expĂ©dia un des officiers de sa cour avec plusieurs soldats au Mont Saint-Michel, pour notifier ses ordres aux chanoines : se soumettre aux austĂ©ritĂ©s de la vie claustrale en prenant l’habit de saint Benoit, ou quitter le Mont. Seul un accepta, tandis que tous les autres abandonnĂšrent les lieux, laissant l’abbĂ© Maynard Ier, qui venait de l’abbaye de Saint-Wandrille, y Ă©tablir la rĂšgle bĂ©nĂ©dictine.

XIIe siĂšcle

Au XIIe siĂšcle, les bĂ©nĂ©dictins du Mont-Saint-Michel auraient eu, selon quelques auteurs, une grande influence sur le dĂ©veloppement intellectuel de l’Europe en traduisant Aristote directement du grec en latin, Ă  l’époque oĂč d’autres traductions se font Ă  TolĂšde depuis l’arabe[5].

XIIIe siĂšcle

En 1204, aprĂšs la commise pour forfaiture, le roi de France Philippe-Auguste entreprit de s’emparer des fiefs continentaux du duc de Normandie Jean-sans-Terre. Ayant franchi, avec une armĂ©e, la frontiĂšre de Normandie pour exĂ©cuter cet arrĂȘt, son alliĂ©, Guy de Thouars, duc de Bretagne, se jeta sur l’Avranchin Ă  la tĂȘte d’une troupe de Bretons. Le Mont Saint-Michel fut le premier point vers lequel se dirigĂšrent les efforts de Guy de Thouars. Impuissantes Ă  protĂ©ger la ville, les palissades, furent emportĂ©es d’un choc, la ville fut saccagĂ©e et les Montois massacrĂ©s, sans considĂ©ration d’ñge ou de sexe, mais l’assaut breton vint se briser contre les fortifications du monastĂšre : aprĂšs de longs et inutiles efforts, Guy de Thouars, dĂ©sespĂ©rant de se rendre maĂźtre d’une enceinte dĂ©fendue avec dĂ©sespoir, effectua sa retraite en livrant la ville au feu. Le sinistre se dĂ©veloppa avec une telle violence que les flammes, s’élançant vers le sommet du mont, dĂ©bordĂšrent sur l’abbaye, dont elles rĂ©duisirent presque tous les bĂątiments en cendres. Seuls, les murs et les voĂ»tes rĂ©sistĂšrent et Ă©chappĂšrent Ă  cet embrasement. Philippe-Auguste ressentit la plus vive douleur de ce dĂ©sastre, et, voulant effacer les traces de ce malheur, il envoya Ă  l’abbĂ© Jordan une forte somme d’argent destinĂ©e Ă  rĂ©parer ces ravages. Reconstruit dans le style architectural normand, avec tailloirs des chapiteaux circulaires, Ă©coinçons en pierre de Caen, motifs vĂ©gĂ©taux, etc., le cloĂźtre de la Merveille est achevĂ© en 1228.

Guerre de Cent Ans

Article dĂ©taillĂ© : Guerre de Cent Ans.

Au dĂ©but du conflit, l’abbaye perd tous les revenus de ses prieurĂ©s anglais.

En 1356, les Anglais prennent Tombelaine et commencent le siĂšge de l’abbaye. Peu de temps aprĂšs, Bertrand du Guesclin est nommĂ© capitaine de la garnison du Mont et remporte plusieurs victoires qui permettent d’écarter la menace anglaise pour plusieurs annĂ©es.

En 1386, Pierre Le Roy est Ă©lu abbĂ© et ordonne la construction de la tour Perrine, de la tour des Corbins et du ChĂątelet afin de dĂ©fendre l’entrĂ©e du monastĂšre. AprĂšs la bataille d'Azincourt, le nouvel abbĂ©, Robert Jollivet, fait construire un rempart pour protĂ©ger la ville, ainsi qu’une citerne pour alimenter le Mont en eau douce. En 1419, Rouen tombe aux mains des Anglais. Le Mont est alors la seule ville de Normandie qui rĂ©siste Ă  l’occupant. Craignant la puissance anglaise, Robert Jollivet offre ses services au roi d’Angleterre.

Charles VII nomme Jean VIII d'Harcourt capitaine du Mont. Le Mont est le seul site de Normandie resistant encore aux Anglais qui lancent une offensive en 1423 et font un blocus par la terre et la mer.

Le duc de Bretagne Ă©tait averti, malgrĂ© son alliance avec l’Angleterre, des dangers que la possession de ce roc par ce pays reprĂ©sentait pour ses provinces. Sur ses ordres, le sieur de Beaufort, son amiral, Guillaume de Montfort, cardinal, et Ă©vĂȘque de Saint-Malo, Ă©quipĂšrent secrĂštement dans ce port plusieurs vaisseaux que montĂšrent les seigneurs de Combourg, de Montauban, de Chateaubriand, etc., avec un grand nombre de chevaliers et d’écuyers bretons, tous rĂ©solus Ă  attaquer les vaisseaux anglais. Cette expĂ©dition, armĂ©e en secret avec rapiditĂ©, fut prĂȘte Ă  mettre Ă  la voile sans qu’aucun bruit de ses prĂ©paratifs n’eĂ»t transpirĂ©. Elle cingla aussitĂŽt vers l’ennemi. Bien que surpris, les Anglais reçurent leur choc avec fermetĂ©, et le combat s’engagea des deux cĂŽtĂ©s. L’habiletĂ© de leurs Ă©volutions navales eĂ»t pu mĂȘme donner quelque avantage aux vaisseaux anglais, si les Bretons, prĂ©venant l’effet de ces manƓuvres, ne les avaient abordĂ©s et immobilisĂ©s avec leurs grappins. À l’issue du corps Ă  corps qui s’engagea alors sur chaque navire, la flotte anglaise fut jetĂ©e dans un tel dĂ©sordre, que tout ce qui put Ă©chapper au fer chercha son salut dans une prompte dĂ©route, ou pĂ©rit dans les flots.

Lorsque l’escadre victorieuse vint aborder au Mont-Saint-Michel, les troupes assiĂ©geantes, redoutant une attaque combinĂ©e des Montois et des chevaliers bretons, abandonnĂšrent Ă  la hĂąte leurs bastilles, laissant toute libertĂ© de ravitailler la place assiĂ©gĂ©e. À peine les Anglais eurent-ils vu s’éloigner l’escadre auxiliaire, qu’ils s’empressĂšrent de venir relever ses fortifications.

Le Mont Saint-Michel fut mĂȘme serrĂ© avec plus de rigueur ; toutes ses communications avec la plage furent interceptĂ©es, et, Ă  chaque marĂ©e, la garnison montoise ne pouvait tenter de ravitailler sans que la plage ne devint le thĂ©Ăątre d’escarmouches sanglantes.

Jean organise une attaque surprise et combinĂ©e d'alliĂ©, Jean de la Haye, et des assiĂ©gĂ©s contre des patrouilles anglaises qui se trouve Ă©crasĂ©es (“plus de 200 cadavres restĂšrent sur place”) aprĂšs quoi les Anglais se terrent dans leurs forts assiĂ©gants.

Jean d'Arcourt est tuĂ© Ă  la bataille de Verneuil (aoĂ»t 1424) et est remplacĂ© par Jean de Dunois, contestĂ© en 1424. Les religieux du Mont renforcent leurs dĂ©fenses sur leurs propres fonds. Les Anglais renforcent Tombelaine. Louis d'Estouteville remplace Jean le 2 septembre 1424, et ce dernier retire de la ville les femmes, les enfants et les prisonniers (17 novembre 1424). Tombelaine est encore renforcĂ©e. À chaque marĂ©e basse, les Anglais y descendent jusqu'aux murailles du Montt. La communication n'est possible qu'au prix d'escarmouches et de combats.

C'est en juin ou juillet 1425 que les Anglais recrutent des combattants, dont Robert Jollivet, y compris Ă  Granville, dont Damour Le Bouffy (qui touche 122 livres pour 30 jours), et font une terrible attaque, qui Ă©choue, contre les Michelistes et les chevaliers bretons [6].

En novembre 1425 : d'Estouteville organise une “sanglante leçon de prudence” : une sortie surprise en force qui culbute les Anglais, “le massacre fut horrible”. Les religieux gagent tous leurs accessoires prĂ©cieux et renforcement leurs fortifications, construisent la porte, la herse et le pont-levis. Charles VII les encourage Ă  la dĂ©fense et, puisqu'isolĂ©s, les autorise Ă  battre monnaie en 1426. Les Anglais se sont calmĂ©s jusqu'en 1433.

En 1433, un incendie ayant dĂ©truit une partie de la ville, les Anglais en profitent pour attaquer l’abbaye. C'est une grande offensive de Thomas de Scales le 17 juin, par grande marĂ©e basse, avec artillerie et machines de guerre. Les chevaliers normands dĂ©fenseurs du Mont Saint-Michel en firent un tel massacre que les Anglais sont repoussĂ©s, et poursuivis sur les grĂšves. C'Ă©tait la derniĂšre attaque des Anglais, aprĂšs laquelle ils se contentent de les surveiller depuis Tombelaine et leurs bastilles. DĂšs lors, le Mont ne subira plus de siĂšge jusqu’à la libĂ©ration de la Normandie en 1450.

Les prisons de l’abbaye

L’abbaye avait Ă©tĂ©, sous l’Ancien RĂ©gime, un lieu de dĂ©tention pour plusieurs personnes incarcĂ©rĂ©es en vertu de diffĂ©rentes juridictions mais les derniers bĂ©nĂ©dictins ayant quittĂ© le Mont en 1791, sous la RĂ©volution, celle-ci devient alors une prison oĂč sont incarcĂ©rĂ©s, dĂšs 1793, plus de 300 prĂȘtres rĂ©fractaires. AprĂšs la dĂ©tention de socialistes au Mont de Martin Bernard, Armand BarbĂšs et Auguste Blanqui, divers intellectuels, dont Victor Hugo, dĂ©noncent l’abbaye-prison qui sera fermĂ©e par dĂ©cret impĂ©rial en 1863.

En 1794, un dispositif de tĂ©lĂ©graphe optique, le systĂšme de Chappe, est installĂ© au sommet du clocher faisant ainsi du Mont-Saint-Michel un maillon de la ligne tĂ©lĂ©graphique Paris-Brest. En 1817, les nombreuses modifications effectuĂ©es par l’administration pĂ©nitentiaire entraĂźnent l’écroulement de l’hĂŽtellerie Ă©difiĂ©e par Robert de Torigni.

Le monument historique

IntĂ©rieur de l’abbaye.

Viollet-le-Duc visita le mont en 1835, mais ce furent ses Ă©lĂšves, Paul Gout et Édouard Corroyer (1835-1904), qui furent destinĂ©s Ă  restaurer ce chef-d’Ɠuvre de l’art gothique français.

Des travaux urgents de consolidation et de restauration de l’abbaye, classĂ©e monument historique en 1874, sont effectuĂ©s par Édouard Corroyer. En 1896, une flĂšche s’élevant Ă  plus de 170 mĂštres au-dessus de la mer est Ă©rigĂ©e.

L’archange Saint Michel qui couronne la flĂšche a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© dans les ateliers Monduit qui avaient dĂ©jĂ  travaillĂ© pour Viollet-le-Duc .

En 1898, Paul Gout redĂ©couvre, lors de fouilles sous le plancher de l’église, Notre-Dame-Sous-Terre qui sera complĂštement dĂ©gagĂ©e en 1959 une fois que l’architecte Yves-Marie Froidevaux aura installĂ© une poutre en bĂ©ton prĂ©contraint.

Renaissance religieuse

En 1966, Ă  l’occasion de la cĂ©lĂ©bration sous l’égide d’AndrĂ© Malraux du millĂ©naire de l’abbaye, plusieurs monastĂšres bĂ©nĂ©dictins envoyĂšrent quelques moines passer l’annĂ©e 1966 au Mont, afin de cĂ©lĂ©brer Ă  leur maniĂšre le caractĂšre religieux millĂ©naire du lieu, sans lequel le rocher serait sans doute restĂ© Ă  l’état quasi naturel. Une fois l’annĂ©e passĂ©e, avec son flot de visiteurs et de colloques, une poignĂ©e de moines resta, en accord avec l’État, propriĂ©taire des lieux. Leur premier prieur Ă©tait le pĂšre Bruno de Senneville, venu de l’abbaye du Bec-Hellouin.

Cette petite communautĂ© effectua pendant prĂšs de trente-cinq ans, par sa prĂ©sence et la cĂ©lĂ©bration du culte, une sorte de pĂšlerinage permanent sur les lieux, recevant elle-mĂȘme les pĂšlerins de tous horizons. Ces pionniers permirent alors la restauration d’une communautĂ© plus importante.

Depuis 2001, les FraternitĂ©s monastiques de JĂ©rusalem, venues de l’église Saint-Gervais de Paris assurent la prĂ©sence religieuse au Mont. Une communautĂ© d’hommes et une communautĂ© de femmes se retrouvent pour les offices dans l’abbatiale (ou dans la crypte Notre-Dame des Trente Cierges en hiver), rendant ainsi Ă  l’édifice Ă  sa destination originelle.

Le titre de pÚre abbé du Mont

Depuis le dĂ©but du XXe siĂšcle, le pĂšre abbĂ© de l’Abbaye Saint-Michel de Farnborough porte de droit le titre de « pĂšre abbĂ© de l’Abbaye du Mont-Saint-Michel Â». En effet, Ă  cette Ă©poque, l’évĂȘque de Coutances et Avranches le lui octroya pour rĂ©compenser l’abbaye de Farnborough pour le service rendu par certains de ses moines (des bĂ©nĂ©dictins français de l’Abbaye Saint-Pierre de Solesmes en exil) qui sont venus assurer une prĂ©sence spirituelle au Mont auprĂšs des pĂšlerins, de plus en plus nombreux Ă  y revenir, rien n’étant fixĂ© pour les accueillir. La charte d’octroi stipule que le pĂšre abbĂ© portera ce titre jusqu’à ce qu’une nouvelle communautĂ© bĂ©nĂ©dictine se rĂ©installe au Mont et rĂ©Ă©lise un nouveau pĂšre abbĂ©, ce qui, n’étant pas rĂ©alisĂ© Ă  ce jour, est encore valable.

HĂ©raldique

Blason abbaye fr Mont Saint Michel (50).svg

Les armes de l'abbaye du mont Saint-Michel se blasonnent ainsi :

  • De sable Ă  10 coquilles d’argent, 4, 3, 2 et 1 ; au chef de France.

Le nombre des coquilles a varié selon les époques. Le blason d'origine était probablement inversé quant aux couleurs (champ d'argent et coquilles de sable) en raison des coquilles naturelles du lieu, fort sombres.
Le chef de France, plutĂŽt attribuĂ© aux "bonnes villes" fut donnĂ© par Louis XI, "trĂšs-dĂ©vot Ă  saint Michel" aprĂšs son pelerinage Ă  l'abbaye en 1462.Sources: Édouard Corroyer, Description de l’Abbaye, citĂ© ci-dessous.
Ce blason est souvent attribué abusivement à la commune du Mont-Saint-Michel.

Architecture

ÉdifiĂ©e dĂšs le Xe siĂšcle siĂšcle, l’abbaye bĂ©nĂ©dictine abonde en merveilles architecturales Ă©difiĂ©es dans les styles carolingien, roman et gothique flamboyant. Le mont Saint-Michel pourrait, en ce sens, ĂȘtre considĂ©rĂ© comme une mĂ©gastructure dans la mesure oĂč le tout superpose les diffĂ©rents bĂątiments dĂ©volus aux activitĂ©s d’un monastĂšre bĂ©nĂ©dictin sur un espace exigu.

L’abbaye se compose de plusieurs parties :

Abbatiale et chapelles

Façade de l'abbatiale du Mont Saint-Michel.

Notre-Dame Sous-Terre

Les agrandissements successifs de l’abbaye ont fini par absorber la totalitĂ© de l’église abbatiale originale fondĂ©e en 966 jusqu’à la faire oublier pendant plusieurs siĂšcles, avant sa redĂ©couverte lors des fouilles effectuĂ©es au tournant des XIXe et XXe siĂšcles. RestaurĂ©e, elle offre un magnifique exemple d’architecture prĂ©romane.

Les autres bĂątiments abbatiaux ont ensuite Ă©tĂ© Ă©levĂ©s Ă  l’est de l’église originale, sur le sommet du rocher et surplombant celle-ci.

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L’église abbatiale

Les pĂšlerinages s’intensifiant, il fut alors dĂ©cidĂ© d’agrandir l’abbaye en Ă©difiant une nouvelle Ă©glise abbatiale Ă  la place des bĂątiments abbatiaux qui furent transfĂ©rĂ©s au nord de Notre-Dame-Sous-Terre.

La nouvelle Ă©glise abbatiale comportait Ă©galement trois cryptes, soit la chapelle des Trente-Cierges (au nord), la crypte du chƓur (Ă  l’est) et la chapelle Saint-Martin (au sud) (1031-1047). L’abbĂ© Ranulphe commence ensuite l’édification de la nef en 1060. En 1080, trois Ă©tages de bĂątiments conventuels sont Ă©difiĂ©s au nord de Notre-Dame-Sous-Terre, comprenant la salle de l’Aquilon, servant d’aumĂŽnerie accueillant les pĂšlerins, le promenoir des moines et le dortoir. Le cellier et l’aumĂŽnerie de la future Merveille sont Ă©galement entamĂ©s.

Colonne dans l’abbaye

Les nouvelles constructions recouvrent alors entiÚrement Notre-Dame-Sous-Terre qui demeure néanmoins utilisée pour le culte.

Reconstructions

Mal consolidĂ©es, trois travĂ©es occidentales de la nef s’écroulĂšrent sur les bĂątiments conventuels, en 1103. L’abbĂ© Roger II les fait reconstruire (1115-1125). En 1421, c’est au tour du chƓur roman de s’écrouler. Il sera reconstruit en style gothique flamboyant entre 1446 et 1523 (avec une interruption entre 1450 et 1499).

La façade classique de l’abbatiale

Suite à un incendie en 1776, il fut décidé de démolir les trois travées occidentales de la nef et, en 1780, la façade classique actuelle fut édifiée. Malheureusement, les soutÚnements nécessaires à cette derniÚre ont nécessité la coupure en deux de Notre-Dame-Sous-Terre.

Les chapelles particuliĂšres

La Merveille et les bĂątiments monastiques

L’abbaye du Mont-Saint-Michel est divisĂ©e en deux parties : l’abbatiale et la Merveille. La Merveille Ă©tait l’endroit oĂč vivaient les moines. Vue de l’extĂ©rieur, elle correspond Ă  la partie gothique, c’est-Ă -dire Ă  la face nord, et a Ă©tĂ© construite en 25 ans sur trois Ă©tages.

Vue extérieure du treuil

La Merveille est elle-mĂȘme organisĂ©e en deux parties : la partie est et la partie ouest. La partie est fut la premiĂšre Ă  ĂȘtre construite (de 1211 Ă  1218) et comprend trois salles : l’AumĂŽnerie, la Salle des HĂŽtes et le RĂ©fectoire (de bas en haut). La partie ouest, quant Ă  elle, a Ă©tĂ© Ă©rigĂ©e sept ans aprĂšs et comporte Ă©galement trois salles : le cellier, la salle des Chevaliers et le cloĂźtre.

Les bĂątiments de Robert de Torigni

L’abbĂ© Robert de Torigni fit Ă©difier, Ă  l’ouest et au sud-ouest, un ensemble de bĂątiments comportant de nouveaux logis abbatiaux, une officialitĂ©, une nouvelle hĂŽtellerie, une infirmerie et la chapelle Saint-Étienne (1154-1164). Il fit Ă©galement remanier les chemins de communication desservant Notre-Dame-Sous-Terre, afin d’éviter un trop grand contact avec les pĂšlerins et les moines de l’abbaye. On y trouve Ă©galement une roue servant de treuil installĂ©e lors du fonctionnement de la prison destinĂ©e Ă  approvisionner le mont en denrĂ©es et Ă  l’intĂ©rieur de laquelle marchaient des prisonniers pour la faire tourner.

Dans les ruines de l’infirmerie, effondrĂ©e en 1811, il subsiste au-dessus de la porte les trois morts du Dit des trois morts et des trois vifs, reprĂ©sentation murale montrant initialement trois jeunes gentilshommes interpellĂ©s dans un cimetiĂšre par trois morts, qui leur rappellent la briĂšvetĂ© de la vie et l’importance du salut de leur Ăąme.

La Merveille

Coupe de l’abbaye ; la Merveille se trouve Ă  gauche
Le cloĂźtre

Le bĂątiment de la Merveille, situĂ© juste au nord de l’église abbatiale, intĂšgre cloĂźtre, rĂ©fectoire, salle de travail et aumĂŽnerie dans un parfait exemple d’intĂ©gration fonctionnelle. L’ensemble est constituĂ© de deux corps de bĂątiments de trois Ă©tages appuyĂ© sur la pente du rocher.

Au rez-de-chaussĂ©e, le cellier sert de contrebutement. Puis chaque Ă©tage comporte une salle particuliĂšre de plus en plus lĂ©gĂšre au fur et Ă  mesure que l’on accĂšde au sommet, de puissants contreforts situĂ©s Ă  l’extĂ©rieur, permettant de soutenir le tout. Les contraintes topographiques ont donc jouĂ© un grand rĂŽle dans la construction de la Merveille.

Raoul des iles Ă©difie, au-dessus de l’aumĂŽnerie construite sous Roger II, la salle des HĂŽtes (1215-1217), le rĂ©fectoire (1217-1220) et, au-dessus du cellier, la salle des Chevaliers (1220-1225) et le magnifique cloĂźtre (1225-1228).

Le cloĂźtre

On y trouve notamment un cloĂźtre, dont trois arches sont Ă©tonnamment ouvertes sur la mer et le vide. Ces trois ouvertures devaient constituer l’entrĂ©e de la salle capitulaire qui ne fut jamais construite. Les colonnettes, initialement en calcaire lumachelle importĂ© d’Angleterre, ont Ă©tĂ© restaurĂ©es en poudingue de Lucerne. Le cloĂźtre abrite un jardin mĂ©diĂ©val recrĂ©Ă© en 1966 par frĂšre Bruno de Senneville, moine bĂ©nĂ©dictin fĂ©ru de botanique. Il est centrĂ© par un motif de buis rectangulaire bordĂ© de treize rosiers de Damas. Les carrĂ©s de plantes mĂ©dicinales, d’herbes aromatiques et de fleurs symbolisent les besoins quotidiens des moines au moyen-Ăąge. Les angles sont marquĂ©s par des cinĂ©raires maritimes. Au centre des motifs en buis, ce trouvaient des monstres, des diables qui signifiaient que au milieu de toute merveille le mal est tout de mĂȘme prĂ©sent[7].

La salle dite de Belle Chaise et les bĂątiments du sud-est

De mĂȘme, les bĂątiments de la belle-chaise et des logis abbatiaux intĂšgrent les fonctions administratives de l’abbaye aux fonctions cultuelles. L’abbĂ© Richard Turstin Ă©difie, Ă  l’est, la Salle des Gardes (qui sera depuis l’entrĂ©e de l’abbaye) ainsi qu’une nouvelle OfficialitĂ©, oĂč est rendue la justice relevant de l’abbaye (1257).

Vers 1393, sont Ă©difiĂ©es les deux tours du ChĂątelet, puis ensuite la tour Perrine et une Bailliverie. Le tout sera complĂ©tĂ©, Ă  l’initiative de l’abbĂ© Pierre Le Roy, par un logis personnel complĂ©tant les fortifications de l’abbaye mĂȘme.

La ville

Une muraille fortifiĂ©e ceint la ville nichĂ©e au sud et Ă  l’est du mont. On peut voir, Ă  proximitĂ© d’une des portes, deux bombardes de 380 mm? et 420 mm? abandonnĂ©es par les Anglais.

La description des remparts et des monuments de la ville figurent à l’article sur la commune du Mont-Saint-Michel.

Notes et références

  1. ↑ Les dĂ©veloppements consacrĂ©s Ă  la gĂ©ographie du lieu (le mont Saint-Michel, Ă©crit avec une minuscule et sans trait d’union) figurent dans l’article Le Mont-Saint-Michel relatif Ă  la commune du Mont-Saint-Michel (avec une majuscule et un trait d’union, celui de sa baie dans l’article Baie du mont Saint-Michel selon la nomenclature officielle de l’INSEE).
  2. ↑ Abbaye du Mont-Saint-Michel - Centre des monuments nationaux
  3. ↑ François de Beaurepaire, Les noms des communes...de la Manche, Ă©d. Picard 1986.
  4. ↑ L’actuelle chapelle Saint-Aubert, situĂ©e au nord-ouest de l’abbaye, ne fut Ă©difiĂ©e qu’au XVe siĂšcle.
  5. ↑ Voir ici, et par ailleurs Aristote au Mont-Saint-Michel. Les racines grecques de l’Europe chrĂ©tienne, par Sylvain Gouguenheim, Seuil "L’univers historique", 2008, ouvrage cependant contestĂ© pour sa thĂšse niant l’influence des traductions depuis l’arabe.
  6. ↑ Robert Sinsoilliez, Tombelaine: L'ülot de la baie du Mont-Saint-Michel
  7. ↑ jardins mĂ©diĂ©vaux, Mic Chamblas-Ploton, La maison rustique, Flammarion, (ISBN 2706617497)

Bibliographie

  • Lucien BĂ©ly, Le Mont Saint-Michel. MonastĂšre et citadelle, PrĂ©face de Jean Favier, Rennes, Éditions Ouest-France, 2004 (seconde Ă©dition). (ISBN 978-2-7373-1419-3)
  • Germain Bazin, Mont St. Michel, PrĂ©face de Marcel Aubert, Paris, Picard, 1933. (ISBN 978-0878171903)
  • Louis Blondel, Notice historique du Mont-St.-Michel et de Tombelaine, Avranches, Le Court, 1816. Seconde Ă©dition en 1823.
  • Édouard Corroyer, Description de l’Abbaye du Mont Saint-Michel et de ses Abords. PrĂ©cĂ©dĂ©e d’une Notice historique, Paris, Dumoulin, 1877. (ASIN B0000DN8C4)
  • Gazeau VĂ©ronique, Normannia monastica, princes normands et abbĂ©s bĂ©nĂ©dictins. Prosopograpie des abbĂ©s bĂ©nĂ©dictins, 2 vol., Publications du CRAHM, 2007, (ISBN 978-2-902685-38-7).
  • Paul Gout, Le Mont-Saint-Michel. Histoire de l’abbaye et de la ville. Étude archĂ©ologique et architecturale des monuments, Paris, Armand Colin, 1910. (ASIN B0000DRCFP)
  • Édouard Le Hericher, Histoire et description du Mont-Saint-Michel, Avranches Anfray, (vers 1850). L’ouvrage est divisĂ© en trois parties : LĂ©gendes et histoire, descriptions des fortifications, de la ville et de l’abbaye, le rocher de Tombelaine. (ASIN B0000DL6D8)
  • Maximilien Raoul (pseudonyme de Charles-Marie Letellier), Histoire pittoresque du Mont Saint-Michel et de Tombelaine, Suivi d’un fragment inĂ©dit sur TombelĂšne, extrait du Roman de Brut de Wace transcrit et annotĂ© par Antoine Le Roux de Lincy, Paris, Librairie A. Ledoux, 1834.

Sources

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