Cocaine

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Cocaine

Coca√Įne

Coca√Įne
Coca√Įne
Général
Nom IUPAC (1R,2R,3S,5S)-3-(benzoyloxy)-8-methyl-8-azabicyclo[3.2.1]octane-2-carboxylate de méthyle
No CAS 50-36-2
Code ATC N01BC01, R02AD03, HA01, DA02
DrugBank APRD00080
PubChem 5760
SMILES
InChI
Apparence poudre blanche floconneuse
Propriétés chimiques
Formule brute C17H21NO4  [Isom√®res]
Masse molaire 303,3529 g‚ąômol-1
C 67,31 %, H 6,98 %, N 4,62 %, O 21,1 %,
Propriétés physiques
T¬į fusion 195 ¬įC
Solubilité 1,800 g/L (eau)
Précautions
Directive 67/548/EEC
Toxique
T
Phrases R : 23/24/25, 43,
Phrases S : 22, 36/37/39, 45,
√Čcotoxicologie
DL50 13mg/kg (chien, intraveineuse)
31mg/kg (cochon d'inde, sous-cutanée)
59mg/kg (souris, intrapéritonéal)
16mg/kg (souris, oral)
Classe thérapeutique
Anesthésique local
Données pharmacocinétiques
Métabolisme hépatique
Demi-vie d’élim. 1 heure
Excrétion urine
Caractère psychotrope
Catégorie Stimulant
Mode de consommation injectée, inhalée, ou prisé (sniffé) (à l'aide d'une paille sur surface lisse).
Autres dénominations Poudre, Drepou
Coke, Coco, CC, C
Patante
Blanche
Charlie
Chems
Beida, Baida, Jbi
Chnouffe
Ghabra Beida
Chamma
Yayo
Dragon Bleu
neige
Risque de dépendance élevé (psychique)
Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire.

La coca√Įne est un alcalo√Įde extrait de la coca. Puissant stimulant du syst√®me nerveux central, elle est aussi un vasoconstricteur p√©riph√©rique. En Occident, elle est class√©e comme stup√©fiant.

Sommaire

Historique

La feuile de coca est utilis√©e, de mani√®re empirique, de tr√®s longue date par les Indiens des Andes qui m√Ęchent les feuilles de coca ou les consomment en infusion pour les aider √† r√©sister √† la fatigue et √† l'altitude. Un sp√©cimen a √©t√© rapport√© en Europe par Jussieu en 1750. En 1855, le chimiste allemand Friedrich Gaedcke obtient des cristaux en distillant des feuilles de coca, il nomme cette substance erythroxyline.[1]
En 1859, Carl Scherzer, un voyageur, rapporte à Vienne des feuilles de coca à la demande du chimiste Friedrich Wöhler qui en confie l'étude à un de ses étudiants Albert Niemann.[1]
En 1860, le chimiste autrichien Albert Niemann isole le principe actif des feuilles de coca, la coca√Įne et en d√©crit l'action anesth√©sique.[2]
Albert Niemann meurt peu de temps apr√®s et c'est un de ses coll√®gues, Wilhelm Lossen qui trouve la formule brute en 1865, prouvant qu'il s'agit bien d'un alcalo√Įde. [1] Mais ce n'est qu'en 1879 que le physiologiste Wassili von Anrep √©tablit les propri√©t√©s psychotrope sur un mod√®le animal.[1]

Dans les dix ann√©es qui suivent cette d√©couverte, elle est utilis√©e pour les anesth√©sies locales et ophtalmologiques. Au cours du XIXe si√®cle, elle sert contre les maladies respiratoires.[2]

Sigmund Freud fait quelques exp√©riences sur ses effets et en conseille l'utilisation notamment comme aphrodisiaque, comme traitement des troubles gastriques, du mal de mer, de la neurasth√©nie ou comme traitement des addictions √† l'opium, √† la morphine et √† l'alcool[2] dans deux articles en juillet 1884 et mars 1885, avant de la proscrire en 1887 dans l'article ¬ę Coca√Įnomanie et coca√Įnophobie ¬Ľ. Il l'a notamment prescrite pour essayer de soigner l'un de ses amis m√©decins, Ernst von Fleischl, de sa morphinomanie. Non seulement Fleischl continuera √† prendre de la morphine, mais il d√©veloppera une telle d√©pendance √† la coca√Įne qu'il sera contact√© par le laboratoire Merck qui ¬ę avait remarqu√© son importante consommation de coca√Įne et voulait apprendre ce qu'il savait au sujet de la valeur th√©rapeutique de ce rem√®de ¬Ľ[3]. Fleischl devait mourir six ans plus tard morphinomane et coca√Įnomane.

C'est l'ophtalmologue Carl Koller, qui a essay√© la coca√Įne sur le conseil de Freud, et le physiologiste Leopold K√∂nigstein qui appliquent les observations d√©j√† faites sur le produit et pratiquent avec succ√®s une anesth√©sie locale en chirurgie humaine. Ils pr√©sentent leurs travaux √† la soci√©t√© des m√©decins de Vienne, le 17 octobre 1884 dans un contexte o√Ļ l'anesth√©sie locale est inconnue, la coca√Įne est alors pr√©sent√©e comme ¬ę miraculeuse ¬Ľ.[1]

Dans la fin des années 1800, elle devient populaire et s'incorpore dans les cigares, cigarettes, chewing-gum et dans les boissons.[2]
D√®s 1870, on voit appara√ģtre la consommation populaire de vin dans lequel sont infus√©es pr√©alablement des feuilles de coca. En 1871, le march√© est domin√© par une marque rest√©e c√©l√®bre : le vin Mariani, du nom du pharmacien Angelo Mariani qui eut l'id√©e de commercialiser ce vin associ√© √† un m√©decin, Charles Fauvel, ce qui lui conf√®re une l√©gitimit√© m√©dicale (ce qui autorise l'√©mission d'un brevet). Invent√© en Corse en 1863, issu du m√©lange de vin de Bordeaux et d'extrait de coca, ce vin n‚Äôest qu‚Äôune des nombreuses productions de Mariani puisqu'en 1890 son officine du boulevard Haussmann √† Paris, qui ne d√©semplit gu√®re, propose des pastilles √† la coca√Įne, des infusions de coca√Įer, du vin, un √©lixir, des toniques et ce, en vantant la coca et ses applications th√©rapeutiques. De nombreuses personnalit√©s des arts, de la litt√©rature et de la politique apportent leur appui au vin Mariani. Citons les plus prestigieuses : Thomas Edison, Jules Verne, √Čmile Zola, le Prince de Galles, Monseigneur Louis Duchesne et m√™me le pape L√©on XIII, qui ne quittait pas sa fiole.
Quant au Coca-Cola, il est cr√©√© √† l'origine (en 1886) pour satisfaire √† la demande du march√© am√©ricain pour une boisson populaire √† base de coca√Įne, mais ne donnant pas prise aux critiques des ligues de temp√©rance qui s'insurgent pr√©cis√©ment contre les produits Mariani. En 1906, la proportion de coca√Įne fut consid√©rablement r√©duite (1/400e de grain par once de sirop), mais la coca√Įne persista dans la composition de la boisson jusqu'en 1929.[4]

Pourtant d√®s 1885, la multiplication des cas de coca√Įnisme commence √† √™tre d√©nonc√©e par d'autres m√©decins (le psychiatre Albrecht Erlenmeyer, le toxicologue Louis Lewin) et √©meut l'opinion publique allemande.[1]

En 1914, les √©tats am√©ricains ont r√©glement√© l'usage et la distribution de coca√Įne par l'adoption du "Harrison Act", ce afin de r√©duire la criminalit√© pour en interdire peu √† peu l'usage non-m√©dical.[2] Au milieu du XXe si√®cle, elle n'est plus consid√©r√©e comme un probl√®me de sant√© publique.[2]

Dès le début des années 1960, la consommation redevient préoccupante[2] pour exploser à la fin années 1970 sous l'impulsion des cartels qui cherchent à écouler leur production en baissant les prix.[1]

Plusieurs conventions se tiennent sous l'√©gide de l'ONU afin de la combattre. Ces conventions prohibent la production, le commerce, la d√©tention et l'usage des drogues (except√© √† des fins m√©dicales) et ont directement influenc√© les l√©gislations des pays signataires. La convention unique sur les stup√©fiants de 1961 porte principalement sur la coca, l'opium, le cannabis et leurs d√©riv√©s. La coca√Įne sera progressivement interdite dans la plupart des pays √† mesure qu'ils adaptent leur l√©gislation propre et class√©e comme stup√©fiant.

Dans les pays occidentaux, durant une bonne partie des ann√©es 1980 et 1990, la coca√Įne est associ√©e aux classes ais√©es, notamment aux milieux, de la politique, du cin√©ma et de la chanson qui la consomment dans un but de dopage. Mais l'augmentation exponentielle de sa production - malgr√© les diff√©rentes campagnes mondiales de lutte contre cette drogue - contribue √† faire chuter les prix de revente √† la dose et la coca√Įne est consomm√©e dans tous les milieux depuis le d√©but des ann√©es 2000.[2]

Chimie

La coca√Įne est peu soluble dans l'eau mais son sel l'est.

Stéréochimie

La coca√Įne poss√®de quatre atomes de carbone chiraux dont deux (C1 et C5) sont les atomes t√™te de pont du 8-azabicyclo[3.2.1]octane et se trouvent de ce fait obligatoirement dans la conformation (R,S) pour des raison de contraintes g√©om√©triques. Ils peuvent n√©anmoins se pr√©senter sous les deux formes (1R,3S) et (1S,3R) dans la coca√Įne car ses substituants cassent la sym√©trie du bicycle. les carbones C2 et C3 quant √† eux peuvent donner chacun deux formes aussi. Il y donc 23=8 formes √©nantiom√®res/diast√©r√©oisom√®res de la coca√Įne mais la forme naturelle, extraite des feuilles d'une plante nomm√©e Erythroxylon coca, consiste uniquement en le diast√©r√©oisom√®re (1R,2R,3S,5S).

Pharmacologie

La coca√Įne a des effets nooanaleptiques majeurs similaires √† ceux des amph√©tamines, notamment √† ceux de la m√©thamph√©tamine. C'est un stimulant.
Elle agit sur le système nerveux central, en bloquant la recapture des monoamines dans l'espace synaptique.
Son effet est attribu√© au fait qu'elle bloque la recapture de la dopamine et entra√ģne donc une augmentation de la concentration du neurotransmetteur dans diverses r√©gions du cerveau notamment le nucleus accumbens[1]. Elle bloque aussi le transport de la s√©rotonine et de la noradr√©naline, mais ces m√©canismes ne sont pas consid√©r√©s comme appartenant aux effets psychostimulants[1].

Métabolisme

La coca√Įne est m√©tabolis√©e dans le foie. Elle est principalement hydrolys√©e en benzoylecgonine, r√©action catalys√©e par les carboxylesterases.

Usage détourné et récréatif

Coca√Įne en poudre

La coca√Įne se pr√©sente le plus souvent sous la forme d'une poudre blanche et floconneuse, plus rarement sous forme de cristaux. La coca√Įne (ou chlorhydrate de coca√Įne de son nom scientifique) qui alimente le trafic clandestin est la plupart du temps coup√©e - ¬ę allong√©e ¬Ľ - dans le but d'en augmenter le volume, avec des substances diverses telles que le bicarbonate de soude, le sucre, le lactose ou divers autres produits pharmaceutiques et parfois avec du verre pil√©. Ces produits de coupe sont susceptibles d'en accro√ģtre les dangers par une potentialisation des effets ou par une interaction entre deux produits.[5] La poudre vendue sur le march√© clandestin comme √©tant de la coca√Įne n'en contiendrait en fait que 3 √† 35%.[1]

Sa saveur est am√®re et provoque une sensation d'engourdissement sur la langue quand on la go√Ľte.

La coca√Įne est consid√©r√©e comme le premier psychotrope illicite ayant donn√© lieu √† un trafic organis√© mettant en place les st√©r√©otypes de ce type de march√© soit le fournisseur (futur dealer) et la pratique du coupage.[1]. Elle est √©galement utilis√©e √† des fins de dopage.

Habitudes de consommation

Article d√©taill√© : Modalit√© d'usage.
Usage le plus r√©pandu 
  • pris√©e (ou ¬ę sniff√©e ¬Ľ en langage courant) : m√©thode consistant √† inhaler la coca√Įne sous forme de poudre, en g√©n√©ral au moyen d'un petit tube creux appel√© ¬ę paille ¬Ľ. La coca√Įne est alors dispos√©e en petits tas filiformes, appel√©s ¬ę traits ¬Ľ, ¬ę barres ¬Ľ, ¬ę rails ¬Ľ, ¬ę lignes ¬Ľ, ¬ę tracks ¬Ľ,¬ę lichettes ¬Ľ, ¬ę poutres ¬Ľ ou ¬ę traces ¬Ľ. L'effet se fait sentir au bout de 2 minutes et dure environ 1 heure.[2]
Usages courants 
  • FreeBase : coca√Įne base (lib√©r√©e de son sel) en m√©langeant le chlorydrate (coca√Įne poudre) avec de l'ammoniac (ou du bicarbonate de soude), ensuite chauff√©e jusqu'√† apparition des cristaux (il s'agit de coca√Įne sous forme de sa base libre) est ensuite lav√©e √† l'eau, ceci pour √©liminer toutes les traces d'alcali (ammoniaque, bicarbonate,..) ayant servi √† sa pr√©paration. Sous forme de sa base libre, elle est volatile, et se fume dans une pipe sp√©cifique (parfois consid√©r√© comme analogue au crack). L'effet se fait sentir au bout de 2 minutes et dure environ 30 minutes.[2]
  • fum√©e en joint.
  • ¬ę chasser le dragon ¬Ľ : m√©thode consistant √† inhaler les vapeurs de coca√Įne, chauff√©e la plupart du temps sur une feuille d'aluminium par le dessous.
  • ing√©r√©e en parachutes une dose de coca√Įne est envelopp√©e dans du papier √† cigarettes et gob√©e. L'effet se fait sentir au bout de 20 minutes et dure environ 1 heure.[2]
  • inject√©e en intra-veineuse. L'effet se fait sentir au bout de 10 secondes et dure environ 20 minutes. Elle se rencontre g√©n√©ralement chez les polytoxicomanes.[2]
Usages anecdotiques 
  • appliqu√©e sur certaines muqueuses (rectale, vaginale ou gland). L'insensibilit√© obtenue passe pour prolonger l'acte sexuel car ces zones sont anesth√©si√©es.[1]
  • par voie orale sous forme d'extrait, de teinture ou de vin. Cet usage √©tait majoritaire au XIXe si√®cle.[1]

Elle est parfois consomm√©e avec de l'h√©ro√Įne (speed-ball) afin de compenser les effets d√©presseurs de l'h√©ro√Įne par les effets stimulants de la coca√Įne.[6] Avec de l'alcool, ceci augmente la toxicit√© des deux produits.

Effets et conséquences

Chez la femme enceinte, la coca√Įne traverse la barri√®re placentaire et expose le fŇďtus √† des risques de retard de croissance, accidents vasculaires, malformation.

Effets ressentis

L'usage de la coca√Įne provoque :

  • la sensation d'avoir la gorge gonfl√©e
  • une forte euphorie[2] ;
  • un sentiment de puissance intellectuelle (illusion de tout comprendre et d'avoir une intelligence inconcevable) et physique (voire sexuelle) qui provoque une d√©sinhibition[2] ;
  • une indiff√©rence √† la douleur, √† la fatigue et √† la faim[2].

Ces effets vont laisser place ensuite √† ce qu'il est commun d'appeler ¬ę descente ¬Ľ ou ¬ę craving ¬Ľ : un √©tat d√©pressif et √† une anxi√©t√© que certains apaiseront par une prise d'h√©ro√Įne ou de m√©dicaments psychoactifs tels que anti-d√©presseurs, anxiolitiques,calmants divers.[5]

Effets à court terme

La levée des inhibitions peut provoquer une perte de jugements entrainant parfois des actes inconsidérés, tels que la violence, des comportement très agressifs. [2]

Effets à long terme

Consomm√©e de fa√ßon r√©guli√®re, la coca√Įne peut provoquer :

  • une contraction de la plupart des vaisseaux sanguins[2] : les tissus, insuffisamment irrigu√©s, se n√©crosent. C'est souvent le cas de la cloison nasale avec des l√©sions perforantes pouvant aller jusqu'√† la n√©crose des parois nasales chez les usagers prisant r√©guli√®rement la coca√Įne ;
  • des troubles du rythme cardiaque pouvant entra√ģner des accidents cardiaques[2] ;
  • des troubles de l'humeur : irritabilit√©, parano√Įa, attaque de panique, d√©pression[2] ;
  • troubles du syst√®me nerveux : panique, sentiments de pers√©cution, actes violents crises de parano√Įa et hallucinations.
  • une augmentation de l'activit√© psychique[2] : des insomnies, des amn√©sies, des difficult√©s de concentration, tics nerveux, etc. ;
  • une d√©pendance psychique rapide et forte[2]. On estime que 20% des usagers deviennent d√©pendants.[1] La d√©pendance √† la coca√Įne est parfois r√©versible mais m√™me apr√®s un arr√™t complet de consommation, il faut attendre de 12 √† 18 mois sans rechute pour √™tre consid√©r√© comme "gu√©ri".[7]

La tolérance ne concerne que certains des effets notamment l'euphorie et est fortement liée aux sensibilités individuelles.[1]

Le syndrome de sevrage n'a été officialisé qu'en 1987 et ses manifestations physiques ne sont pas toujours observables.[1]

La consommation ¬ę en rail ¬Ľ favorise les transmissions virales (h√©patite B, h√©patite C et sida) par le partage de pailles ou de seringues (dans le cas d'une absorption par injection).[5]

D√©c√®s li√© √† la coca√Įne

Les cas de d√©c√®s imput√©s √† la coca√Įne sont dus √† :

Traitements de la coca√Įnomanie

Article d√©taill√© : Addiction.

Karila et collaborateurs ont r√©cemment publi√© une revue sur les diff√©rents traitements de l'addiction √† la coca√Įne. Parmi eux, on retrouve la N-AcetylCysteine, le topiramate, le modafinil, l'aripiprazole, le vaccin anticocaine [8]

Statistique

√Čvaluation de la consommation

Selon le rapport de l'OICS du 1er mars 2006, la coca√Įne arrive au deuxi√®me rang des drogues dont l'usage est le plus r√©pandu en Am√©rique du Nord. Il est estim√© que les √Čtats-Unis comptent √† eux seuls 2,3 millions d'usagers.

√Čvaluation de la production

De 900 √† 1 000 tonnes de coca√Įne sont produites chaque ann√©e.[9]

La Colombie est le premier pays producteur de coca√Įne, totalisant √† elle-seule 776 tonnes par an (donn√©es 2005[r√©f. n√©cessaire]).

√Čvaluation du trafic

Selon un rapport de l'Office central pour la r√©pression du trafic illicite des stup√©fiants (OCRTIS) du 18 octobre 2006, les saisies de coca√Įne de 2005 (5 tonnes) sont en progression de 16 % par rapport √† 2004, qui constituait d√©j√† un record.[9]

Le march√© am√©ricain re√ßoit 600 des 900 √† 1 000 tonnes produites chaque ann√©e.[9]

En Europe, le co√Ľt de la coca√Įne est d'environ 26 000 √† 28 000 euros le kilo (soit 26 √† 28 euros le gramme).[9]

Termes dérivés

Coca√Įnomanie

Ce terme est compos√© de coca√Įne et de manie, du grec mania pour ¬ę folie, passion ¬Ľ. Il d√©signe une consommation r√©guli√®re et non-contr√īl√©e de coca√Įne, amenant un √©tat de d√©pendance, soit une toxicomanie.

Coca√Įnomane

Ce terme d√©riv√© du pr√©c√©dent d√©signe les personnes atteintes de coca√Įnomanie.

Coca√Įnisme

Ce terme d√©signe une intoxication chronique √† la coca√Įne.

Extension

France

Rest√©e longtemps la drogue des nantis et du "showbiz", la coca√Įne se r√©pand chez les employ√©s et au sein de secteurs professionnels plus traditionnels, comme le BTP, la restauration ou le commerce, √† titre de stimulant. La cause de cette extension est la baisse des co√Ľts et l'augmentation des entr√©es de cocaine en France. Ainsi, de 1997 √† 2007, le co√Ľt de la cocaine pour le consommateur a chut√© de moiti√©. Il est pass√© de 120 euros (800 francs) √† 60 euros par gramme de coca√Įne. [10]

Le Code du travail interdit les pr√©l√®vements urinaire ou sanguin en entreprise pour d√©tecter d'√©ventuelles traces de drogues, en dehors des postes dits ¬ę de s√©curit√© ¬Ľ. Toutefois un contr√īle est tout √† fait l√©gal sur la route.

La coca√Įne et l'√©conomie mondiale

Une √©tude publi√©e en ao√Ľt 2009 aux √Čtats-Unis d√©montre que 90% des billets de banque en circulation dans les villes am√©ricaines contient des traces de coca√ģne. Cette pr√©sence pourrait s'expliquer par le d√©sir des gens de pallier au stress de la vie moderne en en consommant[11].

Notes et références

  1. ‚ÜĎ a‚ÄČ, b‚ÄČ, c‚ÄČ, d‚ÄČ, e‚ÄČ, f‚ÄČ, g‚ÄČ, h‚ÄČ, i‚ÄČ, j‚ÄČ, k‚ÄČ, l‚ÄČ, m‚ÄČ, n‚ÄČ, o‚ÄČ et p‚ÄČ Denis Richard, Jean-Louis Senon, Marc Valleur, Dictionnaire des drogues et des d√©pendances, Larousse, 2004 (ISBN 2-03-505431-1) 
  2. ‚ÜĎ a‚ÄČ, b‚ÄČ, c‚ÄČ, d‚ÄČ, e‚ÄČ, f‚ÄČ, g‚ÄČ, h‚ÄČ, i‚ÄČ, j‚ÄČ, k‚ÄČ, l‚ÄČ, m‚ÄČ, n‚ÄČ, o‚ÄČ, p‚ÄČ, q‚ÄČ, r‚ÄČ, s‚ÄČ, t‚ÄČ, u‚ÄČ, v‚ÄČ, w‚ÄČ, x‚ÄČ et y‚ÄČ Yasmina Salmandjee, Les drogues, Tout savoir sur leurs effets, leurs risques et la l√©gislation, Eyrolles, coll. ¬ę Eyrolles Pratique ¬Ľ, 2003 (ISBN 2-7081-3532-5) 
  3. ‚ÜĎ Han Isra√ęls, Der Fall Freud. Die Geburt der Psychoanalyse aus der L√ľge, 1999 
  4. ‚ÜĎ Urban Legends Reference Pages: Cocaine in Coca-Cola
  5. ‚ÜĎ a‚ÄČ, b‚ÄČ et c‚ÄČ Drogues, savoir plus risquer moins, comit√© fran√ßais d'√©ducation pour la sant√© et de la mildt, juillet 2000 (ISBN 2-908444-65-8) 
  6. ‚ÜĎ Michel Hautefeuille, Dan V√©l√©a, Les drogues de synth√®se, Presses Universitaires de France, coll. ¬ę Que sais-je ? ¬Ľ, 2002 (ISBN 2-13-052059-6) 
  7. ‚ÜĎ Reportage TV de Florent Chevolleau et David Geoffrion - "Les nouveaux coca√Įnomanes" - Diffus√© dans "Envoy√© sp√©cial" le 22/11/07
  8. ‚ÜĎ Karila L, Gorelick D, Weinstein A, Noble F, Benyamina A, Coscas S, Blecha L,Lowenstein W, Martinot JL, Reynaud M, L√©pine JP. New treatments for cocaine dependence: a focused review.Int J Neuropsychopharmacol. 2008 May;11(3):425-38. Epub 2007 Oct 10.
  9. ‚ÜĎ a‚ÄČ, b‚ÄČ, c‚ÄČ et d‚ÄČ La coca√Įne se d√©mocratise en France et gagne du terrain sur le cannabis, Le Monde, 18 octobre 2006
  10. ‚ÜĎ La consommation de coca√Įne progresse dans l'entreprise, Le Figaro, 31 juillet 2007
  11. ‚ÜĎ (en) American Chemical Society, ¬ę New study: Up to 90 percent of US paper money contains traces of cocaine ¬Ľ, dans New Scientist, 17 ao√Ľt 2009 [texte int√©gral (page consult√©e le 17 ao√Ľt 2009)] 

Voir aussi

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Articles connexes

Lien externe

(fr) Site de la mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie

(fr) Site de l'Observatoire français des drogues et des toxicomanies

Bibliographie

  • Sigmund Freud : Contribution √† la connaissance des effets de la coca, (1885) dans Un peu de coca√Įne pour me d√©lier la langue, Max Milo √Čditions, 2005. (ISBN 2914388764)


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Regardez d'autres dictionnaires:

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  • Cocaine ‚ÄĒ ¬ęCocaine¬Ľ Sencillo de J.J. Cale del √°lbum Troubadour Formato Vinilo Grabaci√≥n 1977 G√©nero(s) Rock Duraci√≥n 2:48 ‚Ķ   Wikipedia Espa√Īol

  • cocaine ‚ÄĒ 1874, from Modern Latin cocaine (1856), coined by Albert Niemann of Gottingen University from coca (from Quechua cuca) + chemical suffix INE (Cf. ine) (2). A medical coinage, the drug was used 1870s as a local anaesthetic for eye surgery, etc. It ‚Ķ   Etymology dictionary

  • Cocaine ‚ÄĒ Co ca*ine, n. (Chem.) A powerful narcotic alkaloid, {C17H21NO4}, obtained from the leaves of coca. It is a bitter, white, crystalline substance, and is remarkable for producing local insensibility to pain. It is classified as addictive and is not ‚Ķ   The Collaborative International Dictionary of English

  • cocaine ‚ÄĒ [n] illegal drug blow*, coke*, controlled substance, crack*, crystal*, freebase*, happy dust*, ice*, joy powder*, mojo*, narcotic, nose candy*, poison*, snort*, snow*, speedball*, stardust*, stuff*, sugar*, white horse*, white lady*, wings*;… ‚Ķ   New thesaurus

  • cocaine ‚ÄĒ ‚Ėļ NOUN ‚Ė™ an addictive drug derived from coca or prepared synthetically, used as an illegal stimulant and sometimes medicinally as a local anaesthetic. ORIGIN from COCA(Cf. ‚ÜĎcoca) ‚Ķ   English terms dictionary

  • cocaine ‚ÄĒ [kŇć kńĀn‚Ä≤, kŇć‚Ä≤kńĀnőĄ] n. [ COCA + INE3] a crystalline alkaloid, C17H21NO4, obtained from dried coca leaves: it was once much used in medicine and dentistry to lessen pain, but it is habit forming when used as a stimulant ‚Ķ   English World dictionary

  • Cocaine ‚ÄĒ For other uses, see Cocaine (disambiguation). Cocaine ‚Ķ   Wikipedia

  • Coca√Įne ‚ÄĒ Cet article concerne l alcalo√Įde. Pour la chanson, voir Cocaine (chanson). Coca√Įne ‚Ķ   Wikip√©dia en Fran√ßais

  • Cocaine ‚ÄĒ The most potent stimulant of natural origin, a bitter addictive anesthetic (pain blocker) which is extracted from the leaves of the coca scrub (Erythroxylon coca) indigenous to the Andean highlands of South America. From the name of the plant… ‚Ķ   Medical dictionary


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