Cloche

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Cloche
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Cloche de chapelle
Parties de la cloche : 1. joug, 2. anses, 3. cerveau, 4. √©paule, 5. robe, 6. panse, 7. pince, 8. l√®vre inf√©rieure, 9. battant, 10. faussure

Une cloche est un objet simple destiné à l'émission d'un son. C'est un instrument de percussion et un idiophone. Sa forme est habituellement un tambour ouvert et évidé d'une seule pièce qui résonne après avoir été frappé. Un objet de cette forme est dit campaniforme.

La partie qui frappe le corps de la cloche est soit un battant, sorte de langue suspendue dans la cloche, soit une petite sphère libre comprise dans le corps de la cloche, soit un maillet ou un battant (souvent un tronc de bois suspendu par des cordes) séparé qui frappe la cloche depuis l'extérieur.

La cloche est g√©n√©ralement surmont√©e dans sa partie sup√©rieure, au-dessus de l'axe support, d'une masse m√©tallique ou de bois jouant le r√īle de contrepoids : le mouton. L'ensemble des cloches est support√© par un ensemble complexe de poutres en bois, le beffroi : le bois absorbe les vibrations importantes, ce que ne pourrait faire directement une ma√ßonnerie.

Les cloches sont g√©n√©ralement faites de bronze, mais certaines petites cloches peuvent √™tre en fer (Fondeur Holtzer) voire tr√®s rarement en acier. Les cloches sont fondues (fabriqu√©es) par le fondeur de cloches (ou encore ¬ę saintier ¬Ľ). Le m√©tal traditionnel pour ces cloches est un alliage : le bronze (anciennement ¬ę airain ¬Ľ), comprenant 22 % d'√©tain et 78 % de cuivre. Connu comme du m√©tal √† cloche, cet alliage est aussi le m√™me pour les cymbales.

L'étude des cloches s'appelle campanologie, et les collectionneurs de cloches sont appelés campanophiles.

De toutes les cloches, celle de Big Ben à Londres, est sans doute la plus connue au monde.

Sommaire

Histoire

Fichier audio
Son de cloches (info)
Les cloches de l'√Čglise Saint Jean √† Bechhofen (Bavi√®re)

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La cloche est l'un des plus vieux instruments sonores que nous connaissions : elle est n√©e probablement, quant √† son principe, √† l'√©poque o√Ļ l'homme sut, par le feu, durcir l'argile et constituer ainsi un vase qui se r√©v√©lera ¬ę sonore ¬Ľ en le percutant. Les premi√®res cloches m√©talliques remontent √† l'√Ęge du bronze. On trouve des traces d'utilisation des cloches en Asie, il y a 4 000 ans. Les Annales de la Chine rapportent que l'Empereur Jaune Hu√°ngd√¨ fit fondre, vers l'an 2260 av. J.-C., douze cloches. Plusieurs clochettes de l'√©poque de la dynastie Shang (XVIIIe si√®cle av. J.‚ÄĎC. au XIe si√®cle av. J.‚ÄĎC.) sont expos√©es au Mus√©e de l'histoire chinoise √† P√©kin (D√©finition extraites du Vocabulaire campanaire √©dit√© par la Soci√©t√© fran√ßaise de campanologie ‚Äď SFC - ).

On en trouve dans toutes les civilisations et toutes les religions (sauf en Islam). C'est un instrument universel dont la longue portée acoustique est utilisée pour communiquer au loin, soit vis-à-vis des hommes, soit vis-à-vis des dieux. Il en existe aussi des modèles très anciens et imposants, au Japon ou au Myanmar notamment.

Les cloches ont √©t√© utilis√©es dans les √©glises chr√©tiennes depuis le VIIe si√®cle. Mais ce ne fut qu‚Äô√† partir du XIIIe si√®cle que les progr√®s en mati√®re de conception et de technologie de la fonderie permirent la cr√©ation de sp√©cimens de grande taille, associ√©s g√©n√©ralement aux cath√©drales. Ces cloches furent cr√©√©es en faisant couler du bronze, le seul alliage produisant des couleurs harmonieuses, dans un moule en briques couvert de cire.

Forme et modes de sonnerie

Cloche chinoise, dynastie des Zhou de l'Est (475 - 221 B.C.)

Sa forme la plus classique est la cloche d'√©glise, en forme de coupe renvers√©e, qui est suspendue dans une tour (le clocher) g√©n√©ralement via un portique en bois ou m√©tallique, le beffroi (nom √©tendu par la suite √† la tour ma√ßonn√©e qui supporte l'ensemble), qui absorbe les vibrations de la mise en mouvement des cloches sans les retransmettre au clocher, qui risquerait la destruction, et sonn√©e en la faisant osciller manuellement ou m√©caniquement, le battant accroch√© √† l'int√©rieur frappant le corps de la cloche. La cloche est sonn√©e ¬ę √† la vol√©e ¬Ľ lorsqu'elle oscille sur son axe, le battant libre frappant l'int√©rieur. Il existe plusieurs types de vol√©es.

- La vol√©e en r√©trograde : L'axe de balancement de la cloche se situe au-dessous de l'axe de balancement du battant, et lorsque la cloche balance, le battant, qui est alors un poids mort, retombe sur la l√®vre inf√©rieure du vase sonore. Ce type de sonnerie est assez courant dans le Sud de la France, dans les petits clochers o√Ļ le manque de place et/ou la robustesse du beffroi font d√©faut. L'avantage de cette sonnerie est donc le gain de place, mais la cloche ne d√©veloppe pas toute sa puissance sonore et dans le cas d'une sonnerie lente, due √† un mauvais √©quilibrage du joug, le battant peut, le temps que la cloche change d'oscillation, rester coll√© √† la panse et par cons√©quent, √©touffer le son. Le R√©tro mitig√© utilise la m√™me disposition m√©canique que le r√©tro-lanc√©, mais sans contre-poids au dessus de l'axe du battant, il en r√©sulte une sonnerie r√©trograde o√Ļ la cloche doit pratiquement se trouver √† l'horizontale pour que la masse du battant entre en contact avec la cloche.

- La vol√©e en lanc√© franc : Dans ce cas, l'axe de balancement du battant est au-dessous de l'axe de balancement de la cloche, et, lorsque la cloche balance, le battant, qui n'est alors plus un poids mort, vient frapper la l√®vre sup√©rieure de la cloche. Cette sonnerie permet √† la cloche de sonner √† pleine puissance et de bien mettre en valeur ses harmoniques, surtout le hum, l'octave inf√©rieure, en particulier pour les grosses cloches. L'inconv√©nient de cette sonnerie est qu'elle requiert plus de place, et la cloche doit avoir des oscillations plus importantes pour que le battant puisse faire son r√īle. Le beffroi doit √©galement absorber une force √©gale √† trois fois le poids de la cloche lorsque celle-ci est en mouvement, imposant donc de lourdes constructions pour les cloches de gros profils.

- La vol√©e en r√©tro-lanc√© : Il s'agit d'un m√©lange des deux sonneries pr√©c√©dentes, l'axe de balancement de la cloche est positionn√© de mani√®re similaire √† une sonnerie en r√©trograde, mais √† l'int√©rieur de la cloche, l'axe de balancement du battant est sur-abaiss√©. Le battant peut √©galement √™tre muni d'un contrepoids. On combine ainsi une puissance de frappe meilleure, avec un gain de place.

- La vol√©e en super-lanc√© : M√™me principe que la vol√©e en lanc√©-franc, sauf que l'axe de balancement de la cloche se trouve m√™me au-dessus des anses. Ce mode de sonnerie peut √™tre utilis√© pour plusieurs raisons. Dans un premier cas, il peut √™tre utilis√© pour ralentir la fr√©quence de balancement de la cloche, dans le but de ne pas imposer de trop gros efforts au beffroi ou par exemple, par manque de place, il aussi peut √™tre utilis√© afin d'augmenter la puissance de frappe du battant et par cons√©quence obtenir un son plus fort.

- La vol√©e tournante : Il s'agit d'une pratique assez courante dans le Sud de la France, en pays Occitan ou dans le Lauragais, ainsi qu'en Espagne. Le poids du joug, beaucoup plus lourd, est √©tudi√© pour obtenir un meilleur √©quilibre de la cloche, et permet ainsi de r√©aliser des tours complets. Cette sonnerie d√©veloppe au maximum le son de la cloche qui s'entend de fort loin. Le joug est g√©n√©ralement du type bois, avec montage de la cloche type lanc√©, ou montage type r√©trograde avec joug cintr√© et contrepoids (joug type louison).

Cloche "Demoiselle de Louison" équipée pour la volée tournante (Gaulène - Tarn (cl carillons en pays d'oc))

Il s'agit également du type de sonnerie le plus spectaculaire.

Un autre mode de sonnerie très largement utilisé est le tintement. Cette méthode est employée pour faire retentir la cloche en utilisant un tinteur, extérieur ou intérieur à la cloche, dont la masse vient percuter la partie la plus épaisse de la panse de la cloche. Dans certains cas, si la cloche est fixe, le battant peut être utilisé à cet effet.

Electrotinteurs pour cloches fixes du carillon de ND de la Drêche (Tarn)

Il existe aussi des cloches tubulaires. En Extr√™me-Orient, une cloche peut aussi reposer sur un coussin, en position renvers√©e ; elle est alors frapp√©e de l'ext√©rieur, par le c√īt√© pour celles en m√©tal, ou par dessus pour celles en bois.

Usages

Signal collectif

La cloche "Big Ben" à Londres

Les cloches rythment la vie quotidienne tant profane (indication des heures et des moments de l'emploi du temps) que sacr√©e : ang√©lus, messe, v√™pres, mariage, enterrement, glas[1]...

Les cloches des églises pouvaient autrefois être utilisées comme système d'alerte d'un danger avec le tocsin ou d'une mort avec le glas.

Cependant, les cloches ont pour fonction normale de signaler les temps r√©guliers. Dans ce cas, une s√©quence particuli√®re de sons peut √™tre produite par un groupe de cloches pour indiquer l'heure et ses subdivisions. L'une des plus connues et celle dite des ¬ę quart de Westminster ¬Ľ, une s√©rie de seize notes qui est √©mise par le carillon de l'horloge du palais de Westminster dont la grande cloche qui sonne l'heure m√™me jouit du nom de Big Ben. La plupart du temps, seules les heures pleines sont sonn√©es (en g√©n√©ral √† raison d'un coup par heure, en allant de 1 √† 12), parfois en deux s√©ries de coups : le pic et le repic (ou rappel).

Signaux privés

On trouve des cloches pour appeler à l'entrée des maisons, dans les maisons pour appeler aux repas, à table pour appeler le service, etc.

Actuellement, des systèmes de production de son sont fondés sur des cloches miniatures dans des alarmes, des sonneries de téléphone, de carillon de portes d'entrée ou de réveille-matin par exemple. Pour les sons se répétant rapidement produits par de tels systèmes, le terme employé est sonnette.

Avertissements

En Inde, aujourd'hui encore, toutes les femmes portent des chevilli√®res √©quip√©es de clochettes afin de signaler leur arriv√©e[r√©f. n√©cessaire].

Les premières automobiles avaient comme avertisseurs des cloches ou des clochettes.

Au Moyen √āge, les l√©preux devaient signaler leur passage au moyen d'une cloche √† main afin de signaler le danger d'√©pid√©mie[r√©f. n√©cessaire].

Les cloches port√©es par les animaux d'√©levage conduits dans un p√Ęturage ont √©galement une fonction d'avertissement, permettant au berger de rep√©rer ses b√™tes dans la brume (lire le paragraphe sonnaille et clarine).

Clochers

Les cloches publiques sont souvent install√©es dans le haut d'une tour √©lev√©e permettant une diffusion plus lointaine du son. Lorsque celle-ci est sur une √©glise, on l'appelle clocher, et beffroi ou tout simplement "tour de l'horloge" lorsque c'est pour loger des cloches municipales. Dans nombre de r√©gions m√©ridionales, on les trouve enferm√©es mais expos√©es aux intemp√©ries dans des cages en fer forg√© parfois tr√®s travaill√©es au sommet de ces tours, ce sont les campaniles. Ailleurs, comme en Loz√®re (France), certains clochers qui servaient √† guider les voyageurs ou les habitants par temps de neige, sont nomm√©s les ¬ę clochers de tourmente ¬Ľ.

Lors de l'inauguration d'une cloche d'√©glise, l'usage veut qu'une c√©r√©monie religieuse lui soit consacr√©e, appel√©e ¬ę bapt√™me ¬Ľ, ¬ę b√©n√©diction ¬Ľ ou ¬ę cons√©cration ¬Ľ, durant laquelle un nom est attribu√© √† la cloche. La tradition consid√®re en effet la cloche comme une personne, et lui affecte un parrain et/ou une marraine.

Instrument de musique

Les cloches peuvent √™tre de toutes les dimensions : depuis des accessoires de robe minuscules (clochettes ou grelots) jusqu'√† celles destin√©es aux √©glises, pesant plusieurs tonnes.

Les cloches sont utilis√©es comme des instruments de musique, organis√©es en carillon : un ensemble d'au moins 4 cloches (quadrillon) couvrant tout ou partie de la gamme. Cependant l'ensemble campanaire n'est souvent reconnu en tant qu'instrument de musique que si le nombre de cloches est sup√©rieur ou √©gal √† 23. Un tel ensemble peut √™tre command√©, soit par un seul musicien par l'interm√©diaire d'un clavier "coup de poing" ou artisanal et d'un syst√®me de transmission, soit par un ensemble de joueurs de cloches, commandant chacun √† la main une ou plusieurs cloches aux tons diff√©rents. Certains carillons sont compos√©s de cloches dont le corps est constitu√© d'un simple tube m√©tallique : ce sont des cloches tubulaires.

Dans la r√©gion du Valais en Suisse, il existe aussi un genre particulier de carillon. Celui-ci, dit carillon valaisan, est constitu√© d‚Äôun nombre de cloches variant entre trois et environ une dizaine. Il n‚Äôy a pas de clavier, le carillonneur, assis sur un banc parfois au milieu du beffroi, parfois √† l‚Äô√©tage en dessous, actionne directement une m√©canique tr√®s simple constitu√©e de cordes et de cha√ģnes reli√©es aux battants des cloches.

Des cloches sans battant en m√©tal sont un composant important de la musique latino-am√©ricaine. Elles reprennent la forme des cloches de campagne utilis√©es pour les animaux, appel√©es aussi ¬ę cloches √† vaches ¬Ľ ou sonnailles. Elles sont frapp√©es avec un b√Ęton ou une baguette ; le son est modul√© en touchant diff√©rentes parties et en l'assourdissant avec la main.

Dans divers endroits du monde (notamment en Afrique de l'ouest), des paires ou des trios de cloches sans battant sont jointes de mani√®re qu'elles puissent √™tre frapp√©es s√©par√©ment ou ensemble. La plus fr√©quente est l'agog√ī, aussi utilis√© au Br√©sil. Dans la musique cubaine, une cloche appel√©e cencerro est utilis√©e comme instrument de percussion. Le m√™me musicien jouant aussi les bongos, il est appel√© bongocerro.

Cloche à main

Alpenglocken :

Il s'agit d'un instrument form√© d'un ensemble de petites cloches alpines (clarines) accord√©es et secou√©es soit par une m√™me personne tour √† tour, soit par un ensemble musical. On parle aussi d'austrian bells dans les pays anglo-saxons o√Ļ elles sont tr√®s en vogue.

Sonnaille et clarine

Sur les territoires o√Ļ les troupeaux d'√©levage bovin, ovin ou caprin sont conduits dans des p√Ęturages collectifs, les paysans attachent des clochettes au cou des b√™tes. Ces cloches poss√®dent plusieurs utilit√©s : identification des animaux appartenant √† un troupeau particulier, localisation des b√™tes, notamment en cas de brume, et coh√©sion du troupeau.

Il existe des concours de ¬ę musique pastorale ¬Ľ utilisant ce type de cloches.

Le terme sonnaille (Kuhglocken en allemand) s'applique aux cloches qui sont forg√©es ou form√©es √† l'aide de plaques soud√©es. Ces cloches l√©g√®res sont g√©n√©ralement fabriqu√©es en t√īle de fer rivet√©e, de forme trap√©zo√Įdale, cylindrique ou en forme de coupe.

Le terme clarines s'applique aux cloches de bovin en bronze ou laiton de fonderie qui sont plus lourdes.

Symbolisme

Selon la tradition catholique, les cloches rapportent les Ňďufs de P√Ęques lors de leur retour de Rome apr√®s la Semaine sainte. Cette tradition s'explique par le fait que pour marquer le deuil du Christ, on s'abstient de sonner les cloches le Vendredi et Samedi Saint. Des cr√©celles sont alors utilis√©es dans les communaut√©s religieuses. Ce n'est qu'au Gloria[2] de la Messe de la Vigile Pascale que les cloches r√©sonnent √† nouveau. L'attachement aux cloches comme √©l√©ment identitaire, de l'esprit de clocher au sens premier, s'est manifest√© lors des mouvements d'opposition aux r√©quisitions de cloche pendant la p√©riode r√©volutionnaire et sous le Premier Empire, comme en 1806 √† Lageyrat (Haute-Vienne).

Le symbolisme de la cloche est li√© √† la perception du son. En Inde elle symbolise l'ou√Įe et ce qu'elle per√ßoit, le son, reflet de la vibration primordiale. En Chine on associe le bruit de la cloche √† celui du tonnerre et du tambour. La musique des cloches y est musique princi√®re et symbole de l'harmonie universelle. Les clochettes suspendues au toit des pagodes sont charg√©es de r√©pandre le son de la loi bouddhique. Le bruit des cloches a universellement un pouvoir d'exorcisme et de purification : il √©loigne les influences mauvaises ou avertit de leur approche.

Fabrication

Une cloche en coupe

La fonte d'une cloche[3] se fait √† partir d'un moule dans lequel on versera un alliage appel√© ¬ę airain ¬Ľ (78 % de cuivre et 22 % d'√©tain). Le moule lui-m√™me comprend deux parties qui correspondent √† la forme int√©rieure et ext√©rieure de la future pi√®ce.

La fabrication d'un noyau en briques r√©fractaires, sorte de chemin√©e √† l'int√©rieur de laquelle on entretient un feu de charbon de bois (n¬į 1), constitue la premi√®re √©tape. Ce noyau est recouvert de plusieurs couches de ¬ę terre ¬Ľ ‚Äď en r√©alit√© un m√©lange d'argile, de crottin de cheval et de poils de ch√®vre (n¬į 2) ‚Äď liss√©es √† l'aide d'un gabarit en laiton. Il existe deux formats de gabarits (n¬į 2), l'un d√©finissant la forme int√©rieure de la cloche, l'autre la forme ext√©rieure (n¬į 3). Malgr√© leur ressemblance, ils sont bien diff√©rents, ce que la coupe d'une cloche permet de visualiser ci-contre.

Une ¬ę fausse cloche ¬Ľ, compos√©e d'argile et de poils de ch√®vre, est construite √† l'aide du gabarit ext√©rieur. Une fois liss√©e avec du gras de bŇďuf, elle re√ßoit d√©cors et inscriptions en cire, notamment son nom, la date et le nom du donateur. Ce travail tr√®s minutieux s'effectue √©l√©ment par √©l√©ment. Pour l'estampage des ornements, on utilisait autrefois des matrices en bois grav√© (n¬į 4), une technique qui imposait un dessin pr√©alable au miroir. D√©sormais de nouveaux mat√©riaux permettent de concevoir le d√©cor √† l'endroit et sont √©galement plus souples.

La ¬ę fausse cloche ¬Ľ ‚Äď pr√©figuration de la pi√®ce finale ‚Äď est √† son tour recouverte de terre. En s√©chant, cet enduit constitue une sorte de carapace, que l'on appelle la chape. Au bout de quelques jours, lorsque les moules sont bien secs, on les ouvre pour lib√©rer la ¬ę fausse cloche ¬Ľ.

On enterre alors le noyau, la chape et le moule de la couronne dans une fosse remplie d'une terre soigneusement dam√©e. Le m√©tal port√© √† une temp√©rature de 1 180¬įC dans un four y est d√©vers√© au moyen d'un canal en briques traversant la fosse. Les tr√®s grosses pi√®ces, d'un poids sup√©rieur √† 500 kg, sont plac√©es dans une fosse sp√©ciale (n¬į 6). Le lendemain on d√©gage la terre et quelques jours plus tard on casse le moule, manuellement, avec des sortes de marteaux, pour retirer la cloche d√©finitive (n¬į 8). Il reste √† la nettoyer et √† v√©rifier sa sonorit√©, que l'on rectifie au besoin en la polissant. On ajoute alors les accessoires de suspension et le battant.

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Les cloches en France

Cloches notables

Emmanuel, le bourdon de Notre-Dame de Paris

La cloche dite ¬ę de St-Ronan ¬Ľ √† Locronan (Finist√®re) et la ¬ę cloche miraculeuse ¬Ľ de la vieille cath√©drale de Saint-Pol-de-L√©on (Finist√®re, cf. illustration) sont les plus anciennes de France, toutes deux sont du VIe si√®cle. ( r√©f√©rences n√©c√©ssaires )

Il existe encore plusieurs cloches d'√©glise ant√©rieures √† l'an 1300 : Fontenailles (Calvados), Arlanc (Puy de D√īme), le Moutier d'Ahun (Creuse), Marines (Val d'Oise), Fouqueure (Charente), Gros-Horloge de Rouen (Seine-Maritime), Saccourvielle (Haute-Garonne), Le Tech (Pyr√©n√©es Orientales), La Villedieu (Dordogne) et surtout les deux cloches de l'√©glise Saint-Georges de Haguenau (Bas-Rhin), l'un des plus anciens duos conserv√©s en Europe.

La plus vieille cloche de France est celle de Fontenailles, un hameau appartenant à la commune de Longues-sur-Mer (Calvados), datant de 1202. Elle est conservée au musée du Baron Gérard à Bayeux. La deuxième plus vieille cloche de France, classée Monument Historique, est celle de Sidiailles (Centre) datant de 1239.

La cloche la plus grosse de France mesure 3 m√®tres de diam√®tre , surnomm√©e " la Savoyarde " elle se trouve au Sacr√© CŇďur √† Paris.

Les plus grosses cloches de France :

Nom Lieu Masse (en kg) Note Année
La Savoyarde Basilique du Sacr√©-CŇďur de Montmartre (Paris) 18 835 Do#2 1891
Emmanuel Cath√©drale Notre-Dame de Paris 12 800 Fa#2 1685
Savinienne Cath√©drale Saint-√Čtienne de Sens environ 11 000 R√©2 1560
Charlotte Cath√©drale Notre-Dame de Reims 10 640 Fa2 1570
La Mutte Cath√©drale Saint-√Čtienne de Metz environ 9 800 Fa#2 1605
Jeanne d'Arc Cath√©drale Notre-Dame de Rouen 9 600 Fa2 1959
Th√©r√®se Basilique Sainte-Th√©r√®se de Lisieux 8 800 Fa2 1948
Ferdinand Tour Pey-Berland (Cath√©drale Saint-Andr√© de Bordeaux) 8 350 Fa#2 1869
Marie-Jos√©phine Basilique Notre-Dame-de-la-Garde de Marseille 8 234 R√©#2 1845
Bourdon Cath√©drale Notre-Dame de Strasbourg environ 8 000 Sol#2 1427

Nota: à titre de comparaison , la plus grosse cloche du monde se trouve en Russie . Il s'agit de la "Tsar Kolokol" d'un diamètre phénoménal de 6,6m pour 6,1m de hauteur et 160 tonnes ... Elle n'a cependant jamais fonctionné . ( voir lien en bas d'article )

Conservation du patrimoine campanaire

Le patrimoine campanaire a √©t√© menac√© √† plusieurs reprises depuis la R√©volution fran√ßaise. Pour convertir le bronze en monnaie ou en canons, plusieurs lois furent vot√©es par les assembl√©es r√©volutionnaires entre 1791 et 1795. Le d√©cret du 23 juillet 1793 ordonnait que ¬ę chaque commune a la facult√© de conserver une cloche qui serve de timbre √† son horloge ¬Ľ (cloche civique). Au total, cent mille cloches disparurent dans la tourmente. Napol√©on, pour les besoins de son immense arm√©e, en fit aussi grande consommation. La cloche de Ligni√®res (Cher) a heureusement √©chapp√© √† ces mesures : fondue √† Orl√©ans pendant la r√©volution en 1790, elle porte la mention ¬ę Vive la nation, vive le Roi ¬Ľ et des fleurs de lys. Celle de Quintat (Haute-Savoie) porte la mention ¬ę Si je survis √† la Terreur c‚Äôest pour annoncer le bonheur ¬Ľ. D√®s la date de la signature du Concordat le 8 avril 1802, la reconstitution du patrimoine campanaire dans les √©difices ouverts au culte se fit lentement. Le v√©ritable repeuplement des clochers ne se fit cependant que sous le Second Empire et la IIIe R√©publique[4].

L‚Äôart campanaire regroupe plusieurs corps de m√©tier : la fonderie, la musique, la charpente, la serrurerie, la m√©canique, la m√©canique horlog√®re, l‚Äô√©lectricit√©, l‚Äô√©lectronique. Aujourd‚Äôhui, aucune norme ni r√®gle officielle ne r√©git la profession. Devant ce fait, des artisans campanaires r√©unis en coop√©rative d‚Äôentreprises ont d√©cid√© : d‚Äô√©tablir un programme de formation reconnu des personnels (premi√®re en France et en Europe) ; d‚Äô√©tablir des cahiers des charges pr√©cis pour les prestations d‚Äô√©lectrification, de restauration et d‚Äôinstallation en mati√®re de cloche et d‚Äôhorlogerie.

L'√Čcole nationale du patrimoine a organis√© en juin 1997 un s√©minaire sur ¬ę la connaissance et la gestion du patrimoine campanaire ¬Ľ, qui portait en particulier sur :

  • Le r√©colement

Inventaire et v√©rification syst√©matique des cloches lors des tourn√©es de visites des √©glises rurales ; R√©colement des cloches class√©es au titre des monuments historiques (154 cloches recens√©es) ; Inventaire g√©n√©ral du patrimoine d√©partemental (√©poques, sonneries, coutumes) ; Demandes de protection des cloches anciennes nouvellement rep√©r√©es ; Publications.

  • L‚Äôentretien

Contact avec les entreprises sp√©cialis√©es et visites sur place des installations sous contrat d‚Äôentretien. V√©rification du lien ¬ę joug cloche ¬Ľ ainsi que de la fixation du battant ; Analyse des √©l√©ments ext√©rieurs li√©s √† l‚Äôentretien et au bon fonctionnement ; √©chelles d‚Äôacc√®s, abat- son, lumi√®re, pr√©sence de pigeons (conservation pr√©ventive). Sensibilisation des propri√©taires et affectataires.

  • Les travaux

Avis sur devis d‚Äôentreprises. Restauration des ¬ę ensembles ¬Ľ cloche-beffroi, cloche-clocher, beffroi-clocher, cloche-beffroi-clocher ; Propositions d‚Äôinterventions particuli√®res √† chaque cas en milieu rural ; Soudures (apport scientifique, pr√©cautions, int√©r√™t et difficult√©s de cr√©ation de cloches neuves) ; Programmations √† long terme.

Les grandes sonneries de cloches de France

Lorsque plusieurs cloches de vol√©e sont accord√©es entre elles, on parle de ¬ę sonnerie ¬Ľ. La France est, en la mati√®re, bien moins dot√©e que les pays voisins, mais poss√®de n√©anmoins quelques ensembles d'exception :

Fonderies françaises

Fonderies encore en activité

  • La fonderie Paccard, a √©t√© cr√©√© en 1796 √† Quintal, transf√©r√©e en 1856 √† Annecy-le-Vieux, puis plus r√©cemment 1989 √† S√©vrier (74), est la plus grosse fonderie fran√ßaise de cloches. Un mus√©e campanaire a √©t√© cr√©√© en 1984. Auteur de records tel que ¬ę la Savoyarde ¬Ľ (18,835 kilos) install√©e au Sacr√©-CŇďur de Montmartre en 1892, et plus r√©cemment de la "Cloche du Mill√©naire" Millenium Bell (33 tonnes) √† destination des √Čtats-Unis en 1999. C'est le sp√©cialiste des carillons depuis 1937, Chambery 30 tonnes 70 cloches et bien d'autres.
  • La fonderie de cloches Boll√©e, itin√©rante de 1715 √† 1838 Jean-Batiste Am√©d√©e Boll√©e installa sa fonderie √† Saint-Jean-de-Braye, pr√®s d'Orl√©ans en 1838 (en 1842 Ernest-Sylvain (son fr√®re cadet) installa sa fonderie au Mans, elle ferma en 1917 √† la mort d'Am√©d√©e son fils) [6], a fondu quelques cloches prestigieuses (Ottawa, basilique de Yamoussoukro‚Ķ). Elle abrite un mus√©e campanaire depuis 1992.
  • √Ä Strasbourg, l'entreprise Voegele cr√©√©e en 1908, au service du patrimoine campanaire a commenc√© le m√©tier de fondeur de cloche en l'an 2000, gr√Ęce √† la collaboration des fonderies de cloches allemandes de Karlsruhe et Maria-Laach. La plus grosse cloche sortie de cette jeune fonderie a √©t√© livr√©e en 2010 √† l'abbaye normande du Bec-Hellouin et p√®se 4,3 tonnes.
  • √Ä Labergement-Sainte-Marie, la fonderie Obertino est la plus ancienne entreprise de France √† fondre des cloches en bronze pour le b√©tail. Cette famille originaire du Pi√©mont italien ‚Äď comme la plupart des familles de fondeurs suisses et fran√ßais des XIXe et XXe si√®cles tel les Albertano, Barrinotto, etc. ‚Äď s'est install√©e dans le Haut-Doubs en 1834. Une branche de la famille Obertino s'est install√©e √† Morteau au d√©but des ann√©es 1930, et produit aussi des cloches de vaches. √Ä Labergement ainsi qu'√† Morteau sont produites artisanalement des clarines, c'est-√†-dire des cloches en bronze, pour l'usage agricole et actuellement aussi pour le tourisme et les cadeaux.
  • A H√©r√©pian dans l'H√©rault, fonderie de cloches cr√©√©e en 1600 par la famille Granier. La fonderie, toujours en activit√©, a √©t√© rachet√©e en 1995 par St√©phane Zorzopian. √Ä proximit√© a √©t√© implant√© le mus√©e de la cloche et de la sonnaille. A noter que les cloches encore fondues par la maison Granier sont de modeste taille, n'exc√©dant que rarement la quarantaine de kilos. La fonderie de cloches monumentales et d'√©glise est d√©finitivement arr√™t√©e.

Fonderies de cloches disparues

A c√īt√© d'innombrables fondeurs itin√©rants, la France a √©galement connu de nombreuses fonderies s√©dentaires, aujourd'hui ferm√©es, parmi lesquelles on peut citer :

Notes et références

  1. ‚ÜĎ Code et langage des sonneries de cloches en Occident √Čric Sutter, Soci√©t√© fran√ßaise de campanologie, 2006
  2. ‚ÜĎ Le Gloria (comme l'All√©luia) n'est pas chant√© durant tout le Car√™me.
  3. ‚ÜĎ Les explications qui suivent s'appuient sur la documentation et la visite guid√©e de la Fonderie Cornille-Havard √† Villedieu-les-Po√™les o√Ļ ont √©galement √©t√© prises les photos de la galerie.
  4. ‚ÜĎ Ren√© Dinkel, L'Encyclop√©die du patrimoine (Monuments historiques, Patrimoine b√Ęti et naturel - Protection, restauration, r√©glementation - Doctrines - Techniques - Pratiques), Paris, Les Encyclop√©dies du patrimoine, 1997 ¬ę Notices Cloche p.4558-568 ¬Ľ.
  5. ‚ÜĎ Cath√©drale Notre Dame de Strasbourg - La sonnerie du 9 juillet 2000 dite Sonnerie pour la France, ordonnanc√©e par le chanoine Jean Ringue.
  6. ‚ÜĎ Note sur les fondeurs de carillons sur le site ARPAC √† Douai
  7. ‚ÜĎ www.ouest-france.fr

Annexes

Bibliographie

  • (fr) Jean Ringue, Chanoine, expert en campanologie du dioc√®se de Strasbourg, Cloches et carillons, Traditions Wallonne, Minist√®re de la Communaut√© fran√ßaise de Belgique, s.d.
    ax√© sur la musicalit√© et Les cloches, instruments de musique de la chr√©tient√© ‚Äď messag√®res du ciel.
     
  • (en) Thomas D. Rossing (dir.), Acoustics of Bells, R. Van Nostrand, 1984.
  • (en) Edwards V. Williams, The Bells of Russia. History and Technology, Revue de musicologie, 1987
    T. 73, n¬į 1, p. 122-123
     
  • (de) Margarete Schilling, Glocken : Gestalt, Klang und Zier, VEB Verlag der Kunst, 1988, 369 p. 
  • (fr) L-R Aram, sous la direction de Laurent Pie, Chants des cloches, voix de la terre, Carillons et traditions en Languedoc-Roussillon, Max Chaleil √Čditeur, s.d. 
  • (fr) Fr√©d√©ric Baillot, Eric Brottier, Christine Laugie-Vanhoutte et Eric Sutter, Beffrois et carillons, Assecarm, 1988, 179 p. (ISBN 2-950266-00-2) 
  • (fr) Joseph Berthel√©, Enqu√™tes campanaires. Notes, √©tudes et documents sur les cloches et les fondeurs de cloches du VIIIe au XXe si√®cle, 1903, 758 p.
    8¬ļ
     
  • (fr) Joseph Berthel√©, Archives campanaires de Picardie, Abbeville et Montpellier, 1911, 491 p. 
  • (fr) Collectif, Cloches et sonnailles. Mythologie, ethnologie et art campanaire, √Čdisud/ADEM, 1996, 176 p. (ISBN 2-85744-868-6) 
  • (fr) Collectif, Cloches et carillons, Li√®ge, CEFAL, 1998, 486 p. 
  • (fr) Alain Corbin, Les cloches de la terre. Paysage sonore et culture sensible dans les campagnes au XIXe si√®cle, 1994, 360 p. (ISBN 2226067523) 
  • (fr) Jacqueline Goguet, Le carillon des origines √† nos jours, Le Cerf-volant, 1958, 127 p. 
  • (fr) Herv√© Gouriou, L'Art campanaire en Occident. Histoire, facture et esth√©tique des cloches de vol√©e ‚Äď Le cas fran√ßais, √Čditions du Cerf, 2006, 336 p. (ISBN 2-204-07612-0) 
  • (fr) Alain Jouffray, Art campanaire, Centre-Mus√©e europ√©en de l'art campanaire, 1993, 170 p. 
  • (fr) G√©rard Lomenec‚Äôh, Cloches et carillons de Bretagne, Coop Breizh, 200, 207 p. (ISBN 9782843460746) 
  • (fr) J. Nicourt, Fabrication des cloches fondues. Permanence des techniques, Ethnologie Fran√ßaise, 1971
    t. 1, 1971, n¬į 3-4, p. 55-82
     
  • (fr) Jean-Pierre Rama, Cloches de France et d'ailleurs, Le Temps Apprivois√©, 1993, 240 p. 
  • (fr) Lucie Rault-Leyrat et Alain Jouffray, La Voix du dragon : tr√©sors arch√©ologiques et art campanaire de la Chine ancienne, Cit√© de la musique, 2000 
  • (fr) Arnaud Robinault-Jaulin, Cloches. Voix de Dieu, messag√®res des hommes, Descl√©e de Brouwer, 2003, 125 p. (ISBN 2904365389) 
  • (fr) Arnaud Robinault-Jaulin, Cloches, Histoire g√©n√©rale des cloches et des techniques campanaires en France des origines √† nos jours, Union Rempart
    Collection ¬ę patrimoine vivant ¬Ľ
     
  • (fr) Eric Sutter, La grande aventure des cloches, √Čd. Z√©lie, 1993, 280 p. 
  • (fr) Eric Sutter, Ressources documentaires concernant les cloches, clochettes et carillons, SFC, 1996, 115 p. 

Presse sp√©cialis√©e :

  • (fr) Bulletin campanaire, Association campanaire Wallonne
  • (en) Bells and Bellringing. A Quarterly Journal Devoted to their History
  • (fr) L'Art campanaire
  • (fr) Patrimoine Campanaire

Filmographie

  • (de) Wo Himmel und Erde sich ber√ľhren. Eine klangvolle Bilderreise durch die Welt der Glocken, Butzon & Bercker, Kevelaer, 2006
  • (fr) "Au fil des cloches" de Didier Lannoy, 1994 (France 3 Nord Pas de Calais - RTBF Bruxelles )
  • (fr) Sons de cloches d'Alain Leonard-Matta, 1996

Articles connexes

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Regardez d'autres dictionnaires:

  • cloche ‚ÄĒ CLOCHE. s. f. Instrument fait de m√©tal ordinairement de fonte, creux, ouvert, qui va en s √©largissant par en bas, et au milieu duquel il y a un battant pour tirer du son. Grosse cloche. Petite cloche. Cloche harmonieuse, argentine, sourde, f√™l√©e ‚Ķ   Dictionnaire de l'Acad√©mie Fran√ßaise 1798

  • cloche ‚ÄĒ CLOCHE. s. f. Instrument fait de metal, creux par dedans, ouvert par en bas, auquel il y a un battant pour en tirer du son. Grosse cloche. petite cloche. cloche harmonieuse, argentine, sourde, fesl√©e. sonner les cloches √† vol√©e, en bransle, √†… ‚Ķ   Dictionnaire de l'Acad√©mie fran√ßaise

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  • cloche ‚ÄĒ n. 1. a woman s close fitting helmetlike hat. [WordNet 1.5] 2. a low transparent cover put over young plants to protect them from cold. [WordNet 1.5] ‚Ķ   The Collaborative International Dictionary of English

  • cloche ‚ÄĒ (del ingl. ¬ęclutch¬Ľ; Hispam.) m. Embrague de un veh√≠culo de motor. * * * cloche. (Del ingl. clutch). m. Ant., Col. y Ven. embrague («Ā mecanismo). || 2 ‚Ķ   Enciclopedia Universal

  • Cloche ‚ÄĒ [kl…Ē É] die; , s [kl…Ē É] <aus gleichbed. fr. cloche, eigtl. ¬ĽGlocke¬ę, dies √ľber das Vulg√§rlat. aus dem Kelt.> bes. beim Servieren verwendete Metallhaube zum Warmhalten von Speisen; W√§rmehaube ‚Ķ   Das gro√üe Fremdw√∂rterbuch

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