Clavier (informatique)

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Clavier (informatique)

Clavier d'ordinateur

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Clavier multimédia
Disposition du clavier par rapport au corps.
Clavier intégré sur un ordinateur portable.

Un clavier d’ordinateur est une interface homme-machine, un pĂ©riphĂ©rique d’entrĂ©e de l’ordinateur composĂ© de touches envoyant des instructions Ă  la machine une fois actionnĂ©es. Les touches sont un ensemble d’interrupteurs Ă©lectroniques similaires aux boutons d’une souris, d’une tĂ©lĂ©commande ou d’une manette sur une console de jeu. Elles sont frĂ©quemment imprimĂ©es ou gravĂ©es de symboles, lettres, chiffres, mots ou images et permettent essentiellement Ă  un utilisateur de saisir des caractĂšres pour Ă©crire du texte avec l’alphabet d’un langage. La dactylographie permet d’apprendre Ă  taper sur un clavier d’ordinateur de maniĂšre optimisĂ©e en utilisant tous les doigts des mains comme sur une machine Ă  Ă©crire. Un clavier est parfois accompagnĂ© de pĂ©dales, de la mĂȘme maniĂšre que peut l’ĂȘtre le clavier d’un instrument de musique.

Sommaire

Historique

Les premiers claviers informatiques sont apparus au dĂ©but des annĂ©es 1960, en mĂȘme temps que les premiers systĂšmes utilisables en ligne de commande. Ils se rĂ©partissaient en quatre classes :

  • terminaux Ă  boules, avec ou sans mise en tampon d’une ligne de texte avant envoi (exemple IBM 2741) ;
  • claviers couplĂ©s Ă  un Ă©cran-tampon ;
  • claviers de type tĂ©lĂ©type, avec ou sans lecteur/perforateur de ruban (ASR33, KSR33) ;
  • claviers couplĂ©s Ă  des Ă©crans full-screen Ă  zones programmables (sĂ©rie IBM 327x).

Vers la fin des annĂ©es 1970, le texte prenant de plus en plus d’importance dans les donnĂ©es traitĂ©es, les claviers furent systĂ©matiquement personnalisĂ©s en fonction des pays, soit par les grands constructeurs eux-mĂȘmes, soit par des entreprises locales (il n’en coĂ»tait que le brĂ»lage d’une ROM et la sĂ©rigraphie de quelques touches).

Les claviers informatiques sont similaires en apparence, et parfois dans leur fonctionnement, aux claviers des machines Ă  Ă©crire afin de ne pas dĂ©router les utilisateurs. Dans les annĂ©es 1980, chaque ordinateur familial avait le clavier intĂ©grĂ© dans l’unitĂ© centrale. Ceci signifie que chaque ordinateur avait potentiellement un clavier diffĂ©rent. Cependant, des particularitĂ©s nationales ont fini par apparaĂźtre.

Le clavier PC a Ă©tĂ© repris par IBM, suivi par tous les constructeurs, d’aprĂšs les prĂ©conisations du rapport d’Yves Neuville[1], qui a dĂ©bouchĂ© sur la norme ISO rĂ©gissant la disposition des claviers. Les claviers des machines fonctionnant avec Mac OS et Sun ont Ă©tĂ© conçus par leurs firmes respectives (Apple et Sun).

Des ajouts successifs ont eu lieu : pavĂ© numĂ©rique, touches de fonctions, touches multimĂ©dias.

La majoritĂ© des claviers d’ordinateur commercialisĂ©s sont des claviers « droits Â». Cette appellation est trompeuse car leur forme est un hĂ©ritage des machines Ă  Ă©crire et les rangĂ©es de touches sont dĂ©calĂ©es de deux maniĂšres : la rangĂ©e du haut est plus haute que celle du bas et les touches sont en escalier ; les rangĂ©es sont dĂ©calĂ©es. Cette forme est reconnue pour ne pas ĂȘtre ergonomique. Des alternatives rĂ©centes proposent des claviers plats Ă  l’image des clavier d’ordinateur portable, des claviers oĂč les touches sont placĂ©es en matrice et non en escalier, des claviers optimisĂ©s pour la saisie avec une seule main ou encore des claviers Ă  trĂšs peu de touches fonctionnant par accords, pour le braille notamment.

Les claviers se transforment physiquement et prennent des formes nouvelles pour s’adapter aux nouveaux « ordinateurs Â» : clavier d’un tĂ©lĂ©phone portable, clavier en forme de manette, Ă©crans tactiles sur de nombreux objets Ă©lectroniques, pavĂ©s numĂ©riques optimisĂ©s pour la saisie des nombres, ajout de pĂ©dales pour faciliter la saisie du texte
 Dans l’industrie, on utilise des claviers trĂšs variĂ©s sur les machines-outils assistĂ©es par ordinateur. Ce sont gĂ©nĂ©ralement de grands pavĂ©s de touches disposĂ©es en matrice et programmĂ©es pour des tĂąches plus spĂ©cifiques que pour l’utilisation d’un ordinateur personnel.

Clavier 105 touches

La configuration de la plupart des claviers informatiques et bureautiques est rĂ©gie par la norme ISO 9995. Cette norme est le fruit de travaux initiĂ©s en 1984 par l’Association française de normalisation (AFNOR) sous la direction de Bernard Vaucelle, Ă  la demande d’Alain Souloumiac[2]. Diverses pĂ©ripĂ©ties ayant conduit Ă  l’interruption de ces travaux en France, ils furent repris au plan international par les plus grands spĂ©cialistes mondiaux rĂ©unis Ă  Berlin en 1985. Ils ont Ă©tĂ© menĂ©s Ă  leur terme au sein de l’Organisation internationale de normalisation (ISO) sous la direction d’Yves Neuville[1].

Le nombre de touches et leur disposition dĂ©pendent du pays ou de la langue utilisĂ©e mais un clavier d’ordinateur de bureau comporte toujours un peu plus de 100 touches (102 en France pour le PC de base, qui passent Ă  105 avec l’adjonction de trois touches sur de nombreux modĂšles). Les claviers sont hĂ©ritiers pour leur partie « texte Â» des dispositions des machines Ă  Ă©crire.

Touches spéciales

Touches Ctrl, Windows et Alt sur clavier de compatible PC
Touches Ctrl, option (ou Alt) et commande (ou pomme) sur clavier de Macintosh

Disposition des caractĂšres sur les touches

Les claviers se caractĂ©risent par leurs particularitĂ©s nationales (caractĂšres nationaux) et parfois techniques (touches muettes). L’ordinateur - ou au moins l’unitĂ© de contrĂŽle quand il y en a une - doit donc possĂ©der une table spĂ©cifique (plan de codage) associant un scan code (code hardware de la touche) Ă  un caractĂšre ASCII d’une page de code donnĂ©e ou Ă  une sĂ©quence Unicode sur les systĂšmes plus rĂ©cents.

De nombreuses dispositions des touches existent : clavier AZERTY, clavier QWERTY, clavier QWERTZ et clavier DVORAK. Pour chacune de ces dispositions, des variantes nationales existent. Par exemple, l’AZERTY français n’est pas le mĂȘme que l’AZERTY belge, et le QWERTZ allemand n’est pas le mĂȘme que le QWERTZ suisse.

Qualité et précision

Clavier.JPG

MalgrĂ© leur aspect semblable, tous les claviers ne sont pas Ă©gaux devant la technologie et la prĂ©cision. Dans le choix d’un clavier, plusieurs caractĂ©ristiques doivent ĂȘtre prises en considĂ©ration.

Tout d’abord, la personne qui recherche un clavier performant doit s’assurer que la disposition de ses touches lui permettra d’effectuer un travail rapide et prĂ©cis, en lui Ă©vitant d’interrompre la frappe pour chercher une touche pas assez accessible Ă  la main. Ensuite, il s’agit de tester la prĂ©cision de la touche.

Il existe deux technologies de clavier mĂ©caniques. La premiĂšre nous vient d'IBM. Elle date des annĂ©es 80 avec les modĂšles F, puis les plus connus modĂšles M qui leurs firent suite. Elle se trouve aussi sur des modĂšles plus anciens encore. Elle est connue sous le nom "buckling spring". La pression du doigt sur la touche (autour de 30 Ă  40g cf. http://www.clickykeyboard.com/) comprime un ressort hĂ©licoĂŻdal. Celui-ci travail longitudinalement, jusqu'Ă  ce qu'il atteigne un point critique oĂč il sort brutalement de son axe de travail. Ce comportement est appelĂ© flambage, n'a rien d'alĂ©atoire et est couramment employĂ© dans ce genre de dispositif (http://fr.wikibooks.org/wiki/Les_ressorts/Lois_de_comportement). C'est le dĂ©gagement latĂ©ral du ressort qui actionnera un interrupteur.

Cette rupture à la fois sensible et audible permet à l'utilisateur un meilleurs contrÎle de la touche en lui indiquant, sans qu'il ait besoin de vérifier à l'écran, que la frape a bien été prise en compte, et cela de maniÚre certaine.

Il existe une seule technologie alternative de claviers mĂ©caniques. Ce sont certain claviers de la marque Cherry. Il y a deux sous catĂ©gories : les interrupteurs de types MX et de type LX. Les seconds ont une course plus courte que les premiers, leur durĂ©e de vie est aussi deux fois moindre avec 20 million d'activation par touche. Les seconds se dĂ©clinent en trois sous catĂ©gories. Une premiĂšre est dite linĂ©aire : la course de la touche ne rencontre aucun obstacle. La seconde est dite sensitive avec clic audible : elle imite le toucher des claviers originaux IBM, quoiqu'en nĂ©cessitant une force d'activation moindre. La troisiĂšme est une variante de la seconde mais avec un retour sensitif moindre et sans retour auditif.

En 2009 il n'existe pas de troisiÚme voie mécanique. Les claviers comme le DasKeyboard utilisent des connecteurs Cherry (sensitif audible "bleu").

La technologie buckling spring est actuellement propriété de la société Unicomp (Kentucky).

La disposition Neuville qui distingue la partie fonction, la partie alphanumĂ©rique, la partie Ă©dition et la partie numĂ©rique a certes permis de rĂ©aliser de grands progrĂšs. Beaucoup reste Ă  faire en matiĂšre de disposition des signes alphanumĂ©riques. La disposition actuelle (QWERTY ou AZERTY) remonte Ă  la seconde moitiĂ© du XIXe siĂšcle et s’explique par la volontĂ© de ses inventeurs : Ă©loigner, sur le clavier des machines Ă  Ă©crire, les couples rĂ©currents de lettres afin d’éviter le croisement des tiges mĂ©talliques et le blocage de la machine. Ces claviers ont Ă©vincĂ© d’autres normes concurrentes comme le clavier Dvorak, rĂ©putĂ© supĂ©rieur par ses « dĂ©fenseurs Â». La science Ă©conomique s’est notamment intĂ©ressĂ© Ă  cette controverse dans le cas d’étude sur la standardisation des normes et les Ă©checs de marchĂ©[3].

Ergonomie

Clavier ergonomique
Clavier ajustable Apple de type M1242

Le clavier actuel Ă©tant encore chargĂ© de l’hĂ©ritage des claviers de machine Ă  Ă©crire — bien que n’ayant plus les mĂȘmes contraintes techniques — il est sujet Ă  critique du point de vue de l’ergonomie. Des tentatives, sans grande adhĂ©sion pour le moment, ont donc Ă©tĂ© faites pour mieux adapter le clavier Ă  l’usage qui en est fait.

La grande majoritĂ©[rĂ©f. nĂ©cessaire] des claviers annoncĂ©s comme ergonomique ont optĂ© pour une mĂ©thode consistant Ă  sĂ©parer les mains l’une de l’autre, afin de pouvoir orienter les touches dans l’axe du bras. Malheureusement, l’orientation des touches, en particulier celles sous la main gauche, ne va pas dans le sens de cette dĂ©marche.

D’autres constructeurs proposent de rĂ©aligner les touches en colonnes, afin que les rangĂ©es de touches ne soient plus dĂ©calĂ©es les unes par rapport aux autres[4].

Enfin, un dernier type de clavier ergonomique dispose d’un agencement des touches en trois dimensions pour augmenter encore leur accessibilitĂ© et donc le confort[5].

Beaucoup de constructeurs rajoutent des touches spĂ©cifiques Ă  leur matĂ©riel : multimĂ©dias ou qui permettent de lancer ou de contrĂŽler une application.

Les claviers récents tendent à la simplicité en devenant plus compacts en se séparant de leur pavé numérique, des touches directionnelles et de défilement.

Le milieu de la barre d’espace doit ĂȘtre au milieu du visage. Les coudes doivent ĂȘtre prĂšs du corps et les 8 doigts reposent au milieu du clavier dont deux doigts sont sur des touches repĂšres (f et j pour un clavier AZERTY)rĂ©f. Ă  confirmer : [6].

Critiques

Les claviers avaient plusieurs inconvĂ©nients : manque d’autonomie, d’ergonomie et pollutions Ă©lectromagnĂ©tiques. Le manque d’autonomie a Ă©tĂ© compensĂ© par l’apparition des claviers sans fil. Mais la difficultĂ© est la nĂ©cessitĂ© de les alimenter en Ă©nergie, ce qui conduit Ă  remplacer rĂ©guliĂšrement les piles ou Ă  les recharger, ce qui induit par extension une pollution supplĂ©mentaire due au recyclage des piles.

Les rebonds ont Ă©tĂ© rĂ©duits par des filtres logiciels. Il n’empĂȘche que pour cette raison, alliĂ©e Ă  leur pauvre ergonomie (QWERTY - Scholes), ils sont souvent qualifiĂ©s de machines Ă  erreur et sont la cause d’un gaspillage de travail considĂ©rable.

Quand enfin, avec les claviers et les ordinateurs portables, ce sont des sources de pollution radioélectriques, interdit de fonctionnement pour cette raison dans divers endroits, dont les avions.

Claviers propriétaires

L’électronique de tous ces claviers fonctionne de maniĂšre similaire sous tous les systĂšmes d’exploitation, qui ne la voient d’ailleurs pas. Elle comprend en gĂ©nĂ©ral un microprocesseur qui filtre les Ă©ventuels rebonds, et trois voyants proches ou non des touches respectives qui commandent leur allumage ou extinction.

La diffĂ©rence essentielle entre les claviers de type IBM et de type Unix est la sĂ©paration des fonctions, dans les premiers, entre touches de caractĂšres (qui frappent un caractĂšre ou un accent qui altĂšrera le prochain caractĂšre), et touches de fonction servant Ă  effectuer des demandes spĂ©cifiques. Au dĂ©part banalisĂ©es (de F1 Ă  F12), les touches de fonction se complĂ©tĂšrent de 13 touches dĂ©banalisĂ©es (Origine, Fin, Page prĂ©cĂ©dente, Page suivante, Insertion, flĂšches de curseur
) au fil du temps, auxquelles s’ajoutĂšrent encore sur certains claviers des touches Internet et MultimĂ©dia.

Clavier Apple

Article dĂ©taillĂ© : clavier Apple.
Clavier Apple sans-fil

Sur les claviers Apple, on trouve deux touches particuliĂšres : la touche commande (ou touche pomme) et la touche option (Ă©quivalent de la touche Alt des PC, dont le nom apparaĂźt sur la touche option depuis la 3e gĂ©nĂ©ration). La touche commande est situĂ©e de part et d’autre de la barre d’espace, et la touche option est situĂ©e entre la touche contrĂŽle (ou Ctrl) et la touche commande.

Pour les aficionados des Macintosh, ces touches sont ainsi mieux placĂ©es, mieux pensĂ©es (comme la touche @ directement accessible). De cette maniĂšre, expliquent-ils, la touche qui sert Ă  la plupart des raccourcis clavier, la touche commande, est situĂ©e sous le pouce (de part et d’autre de la barre d’espace), pouce qui ne sert que peu Ă  la frappe. Cette touche est donc facilement atteignable et permet d’utiliser un grand nombre de raccourcis. Dans la pratique, les touches Ctrl et Alt (Ă  gauche) du PC se commandent elles aussi avec le pouce, ainsi qu’Alt-Gr (Ă  droite).

Clavier PC

Le clavier PC est le plus répandu.

Il a introduit le standard des touches dĂ©banalisĂ©es :

  • insertion et suppression ;
  • dĂ©but et fin ;
  • page prĂ©cĂ©dente et page suivante ;
  • plus douze touches dites « de fonction Â» reprises des claviers de mainframes (oĂč elles occupaient en revanche la place du pavĂ© numĂ©rique, en 4 lignes de 3).

Il existe un standard par couple langue/pays. Le clavier au standard français se caractérise par une disponibilité directe de la touche ” (pour microseconde, microfarad, microampÚre, etc.).

Clavier Windows

Il n’existe pas rĂ©ellement de clavier Windows, mĂȘme si plusieurs claviers de PC disposent de une Ă  trois touches Windows. En revanche, la façon dont est gĂ©rĂ© le clavier (de maniĂšre logicielle) est spĂ©cifique Ă  chaque systĂšme d’exploitation, et parfois mĂȘme Ă  une mĂ©thode d’entrĂ©e dans le seul sous-systĂšme graphique de celui-ci (cas d’X Window System).

Gestion Windows

Microsoft, par sa taille, a la possibilitĂ© d’influer sur beaucoup de choses en informatique. Elle a cependant peu fait pour amĂ©liorer l’ergonomie du clavier PC, hormis le Natural Keyboard, qui rencontra un succĂšs d’estime.

La disposition du clavier reste donc essentiellement celle du clavier AT dĂ©fini en 1983, seule innovation depuis le premier clavier de PC de 1981 : blocs de touches mieux espacĂ©s, commandes de flĂšches en T inversĂ©, et les trois voyants Verrouillage numĂ©rique, Verrouillage majuscules et ArrĂȘt de dĂ©filement qui manquaient au premier PC.

Microsoft a ajoutĂ© une touche publicitaire, la touche Windows, Ă©voquant la touche Commande des ordinateurs Mac OS, qui ouvre le menu dĂ©marrer et est utilisĂ©e dans des raccourcis. Les ordinateurs IBM Thinkpad n’avaient pas, jusqu’en 2006 et leur sĂ©rie 60, une touche Windows.

On peut reprocher Ă  la gestion par Windows du clavier :

  • le choix de la touche ContrĂŽle (Ctrl) pour les raccourcis claviers, la plus excentrĂ©e, donc difficile d’accĂšs, et qui oblige Ă  dĂ©placer la main pour y accĂ©der, donc Ă  interrompre la frappe ;
  • l’absence de touche majuscule, remplacĂ©e par une touche haut de casse (Shift), comme sur les machines Ă  Ă©crire du XIXe siĂšcle (qui ne permet pas d’utiliser la ponctuation ou les accents). Ainsi, il n’existe pas de façon directe de faire un É sur un clavier français Windows, Ă  moins d’utiliser une combinaison de codes indiquĂ©s par la table des caractĂšres : il faut maintenir la touche Alt enfoncĂ©e pendant la frappe de son code 0201 Ă  l’aide du pavĂ© numĂ©rique, puis de relĂącher la touche Alt[7].

Clavier Sun

Les claviers Sun se distinguent notamment par un bloc de 10 touches sur la gauche, dont une touche sert Ă  copier la sĂ©lection, et une touche Ă  coller (mĂ©canisme de copier-coller). Ils disposent Ă©galement d’une touche Compose permettant d’entrer des caractĂšres spĂ©ciaux, notamment les caractĂšres accentuĂ©s de l’alphabet latin, en utilisant des combinaisons telles que « Compose+o Â», puis « e Â» pour obtenir « Ć“ Â» ou « Compose+e Â» puis apostrophe pour « Ă© Â».

Ce systĂšme est trĂšs rĂ©pandu sur les machines tournant sous Unix (telles que les stations Sun), mais il est Ă©galement mis en Ɠuvre sous Linux (on doit alors souvent se contenter de la touche Windows).

Claviers Compaq

Compaq a fabriquĂ© quelque temps des claviers dont les voyants Verrouillage numĂ©rique, Verrouillage majuscules et ArrĂȘt de dĂ©filement se trouvaient insĂ©rĂ©es dans les touches mĂȘme permettant d’en changer l’état, ce qui Ă©vitait un effort de mĂ©morisation Ă  l’utilisateur. Ces touches ne sont plus beaucoup utilisĂ©es depuis la gĂ©nĂ©ralisation de Windows, des petits programmes gratuits permettant mĂȘme d’inhiber le fonctionnement des deux premiĂšres. Sur les claviers de Macintosh, une diode est, aujourd’hui encore, prĂ©sente dans les touches de verrouillages majuscule ou numĂ©rique.

Clavier Optique

Le clavier optique est un clavier dĂ©veloppĂ© dans les annĂ©es 1980 par la SociĂ©tĂ© QUINTEL pour amĂ©liorer la fiabilitĂ© de la frappe et sĂ©curiser l’information en conservant la technologie keyroll over des claviers rapides.

Le principe du clavier optique rĂ©side dans la dĂ©tection de l’enfoncement d’une touche par l’interruption d’un faisceau lumineux[8].

Ce systĂšme offre plusieurs avantages : alors que les claviers Ă©lectroniques classiques ont une durĂ©e de vie et une fiabilitĂ© limitĂ©es, les claviers optiques se caractĂ©risent par des performances exceptionnelles. L’interrupteur Switchop, qui Ă©quipe les claviers optiques dĂ©veloppĂ©es par la sociĂ©tĂ© Quintel, a Ă©tĂ© testĂ© plus de 2 milliards de manƓuvres sans une erreur (voir notamment les essais d’endurance du Centre Électronique de l’ARmement - CELAR).

La trĂšs grande majoritĂ© des claviers prĂ©sents sur le marchĂ© possĂšde l’inconvĂ©nient d’émettre des ondes radio-Ă©lectriques. Ces ondes compromettantes permettent d’espionner Ă  plusieurs centaines de mĂštres de distance les opĂ©rations de saisie[9].

Pour contrer ce type d’espionnage, le dĂ©partement de la DĂ©fense amĂ©ricain a Ă©dictĂ© les fameuses normes Tempest. En protĂ©geant le clavier par un blindage Ă©lectromagnĂ©tique on Ă©vite l’émission des signaux compromettants.

Par nature, le clavier optique n’émet aucune onde de ce type et ne nĂ©cessite Ă  cet Ă©gard aucune protection particuliĂšre ainsi que l’ont dĂ©montrĂ© les essais d’homologation menĂ© par le Centre Électronique de l’ARmement. C’est un clavier Tempest par nature.

De par ses caractĂ©ristiques intrinsĂšques, il a vocation Ă  Ă©quiper les micro-ordinateurs, convenablement amĂ©nagĂ©s, pour ĂȘtre utilisĂ© dans les avions sans perturber les instruments de bord et dans tous les environnements oĂč cette la question des rayonnements prĂ©sente un caractĂšre vital.

Connectique

Les claviers des premiers PC (PC/G, PC/XT et PC/AT) utilisaient des connecteurs de type DIN. Le connecteur nommé PS/2, plus petit, le remplaça en 1987, en conservant toutefois la compatibilité électrique avec le connecteur DIN.

Les claviers des ordinateurs Mac ont utilisĂ© des connectiques ADB, puis l’USB a Ă©tĂ© gĂ©nĂ©ralisĂ© en 1998. Pour les PC, diffĂ©rents types de connectique existent :

  • (en)DIN : 5 broches de raccordement + blindage (rond) que l’on peut rencontrer sur d’anciens ordinateurs. Il a complĂštement disparu des ordinateurs modernes ;
  • PS/2 : 6 broches de raccordement + blindage (rond). Il remplace dorĂ©navant le connecteur DIN ; seule la connectivitĂ© physique Ă©tant modifiĂ©e, des adaptateurs permettent une interconnexion dans un sens ou dans l’autre entre ces deux modes de raccordement. Ce changement de connecteur, en 1987, ne pouvant se justifier par une quelconque raison technique (Ă  l’exception, Ă  la rigueur, des ordinateurs portables ou des contraintes de place sont prĂ©sentes) certains voient lĂ  un argument marketing pour vendre de nouveaux claviers et adaptateurs
 La vie de ce connecteur est aujourd’hui menacĂ©e par l’USB prĂ©sentĂ© ci-aprĂšs ;
  • USB : rectangulaire Ă  quatre broches + blindage. Il remplacera probablement Ă  court ou moyen terme le connecteur PS/2, qui a maintenant du mal Ă  justifier sa prĂ©sence au vu de l’omniprĂ©sence de l’USB sur tous les ordinateurs depuis 1998, qu’ils soient de type PC ou Macintosh. Mais cela prĂ©sente un inconvĂ©nient : celui de monopoliser un port USB de plus, juste pour le clavier. Quand on sait que la quasi intĂ©gralitĂ© des pĂ©riphĂ©riques PC et Mac courants (imprimantes, scanners, souris, modems, webcams, clĂ©s USB, disques durs externes, etc.) utilisent ce port, on est en droit de se demander si cela est une bonne chose : on peut se trouver Ă  court de ports USB libres. L’utilisation de « hubs Â» (concentrateur ou dĂ©doubleur de ports) USB rĂ©solvent ce problĂšme, mais en posent beaucoup d’autres, (saturation de bande passante du port, sur-consommation de ressources machine, etc.). De plus, comme en 1987 lors de la disparition du connecteur DIN, cela permettra aux manufacturiers de vendre de nouveaux claviers et adaptateurs ;
  • Liaison sans fil : infra-rouge IrDA (peu utilisĂ©), Bluetooth, radio-Ă©mission. Les claviers utilisant cette technologie se dĂ©veloppent Ă  grande vitesse depuis 2004. Les technologies de transmission sans fil utilisent un rĂ©cepteur qui est tributaire de l’un des modes de raccordement standard d’un clavier : USB ou port PS/2. Le sans-fil Ă©limine donc la nĂ©cessitĂ© du fil, mais pas du connecteur (sauf dans certains cas pour les claviers Bluetooth si un rĂ©cepteur de ce type est intĂ©grĂ© Ă  l’ordinateur).

Divers

Il existe un symbole « âŒš Â» dans le jeu de caractĂšres Unicode symbolisant un clavier (U+2328).

Notes et références

  1. ↑ a  et b  Yves Neuville, Le clavier informatique et bureautique, Cedic-Nathan, 1985.
  2. ↑ Rapport Perspectives de l’Informatique dans l’administration p. 72 - La Documentation française, 1983
  3. ↑ La fable du clavier : Les claviers = The fable of the keys, (ISSN 0751-7971)
  4. ↑ Claviers alignĂ©s : le typematrix ou le plum
  5. ↑ Comme le kinesis contourned ou le maltron
  6. ↑ Guide de l’utilisateur pour souris et claviers, Logitech.com
  7. ↑ Linux permet de composer facilement les majuscules accentuĂ©es avec le mĂȘme clavier : il suffit d'appuyer sur la touche « verrouillage majuscule Â», puis la lettre accentuĂ©e, et enfin dĂ©verrouiller les majuscules pour continuer la frappe de maniĂšre normale.
  8. ↑ Voir notamment Patent Publication No.: WO/1986/001954.
  9. ↑ (en) Keyboard sniffers to steal data, 21 octobre 2008, BBC

Voir aussi

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