Circoncision

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Circoncision
Circoncision effectuée en Asie centrale, (probablement au Turkménistan) 1865-1872.

La circoncision (latin : circumcisio, « couper autour Â») dĂ©signe, dans sa forme la plus rĂ©pandue, l’ablation totale ou partielle du prĂ©puce, laissant ainsi le gland du pĂ©nis Ă  dĂ©couvert. Selon l’Organisation mondiale de la santĂ©, en 2009, 661 millions d’hommes de plus de 15 ans seraient circoncis, soit environ 30 % de la population masculine mondiale[1]. La circoncision rituelle a Ă©tĂ© pratiquĂ©e pour des motifs culturels et religieux depuis l'AntiquitĂ©. Dans le judaĂŻsme, ce rituel est appelĂ© brit milah. Bien que n'Ă©tant pas mentionnĂ©e dans le Coran, la circoncision est pratiquĂ©e dans l'ensemble du monde musulman, elle est le plus souvent considĂ©rĂ©e comme une sunnah. Elle est Ă©galement pratiquĂ©e par les membres de certaines Ă©glises orthodoxes orientales.

Certaines populations pratiquent la circoncision sans motifs religieux mais par tradition, cohĂ©sion sociale, identitĂ© ou encore masculinitĂ©[2]. Dans le monde anglo-saxon industrialisĂ©, oĂč elle a Ă©tĂ© liĂ©e Ă  la prohibition de la masturbation, Ă  une meilleure hygiĂšne et Ă  une rĂ©duction des risques d’infection, la pratique de la circoncision s’est accrue jusqu'Ă  devenir une opĂ©ration de routine sur les nouveau-nĂ©s. CritiquĂ©e, elle y est toutefois en baisse depuis la fin du XXe siĂšcle[3],[4],[5],[6],[7],[8],[9],[10],[11]. La circoncision prophylactique de jeunes enfants, c’est-Ă -dire comme prĂ©vention des maladies, n’est aujourd’hui encouragĂ©e par aucun organisme de santĂ©[12],[13],[14],[15],[16],[17].

Lorsqu'elle est effectuée pour des raisons thérapeutiques, principalement comme un des traitements contre le phimosis et le paraphimosis, la circoncision est alors appelée posthectomie[18].

En mars 2007, tout en insistant sur la nĂ©cessitĂ© d'un choix informĂ© sur les risques et les avantages de l’intervention, l'OMS et l'ONUSIDA ont ajoutĂ© la circoncision Ă  l'ensemble des mesures de prĂ©vention du sida, susceptible, avec la prĂ©vention et l'usage du prĂ©servatif, d'en rĂ©duire le risque de transmission dans les zones qui connaissent une Ă©pidĂ©mie gĂ©nĂ©ralisĂ©e du virus (prĂ©valence supĂ©rieure Ă  3%) et oĂč sa transmission est essentiellement hĂ©tĂ©rosexuelle[19]. Ces zones Ă©tant, Ă  quelques exceptions prĂšs, toutes situĂ©es en Afrique subsaharienne[20] des programmes de circoncision des hommes comme moyen de rĂ©duction des risques y ont Ă©tĂ© initiĂ©s[21]. Dans le reste du monde, et plus particuliĂšrement dans les pays dĂ©veloppĂ©s, la prĂ©valence de l'infection Ă©tant faible et sa transmission concentrĂ©e sur certains groupes Ă  risque plus Ă©levĂ© d’exposition, la circoncision comme prĂ©vention du sida n'a pas d'efficacitĂ© dĂ©montrĂ©e[22],[23]. En juillet 2011, le Professeur Bertran Auvert rappela que « les recommandations de l’Organisation mondiale de la SantĂ© (OMS) et d’Onusida en ce qui concerne cette intervention sont claires. Elles se limitent aux rĂ©gions du monde oĂč la prĂ©valence de la maladie vĂ©hiculĂ©e par voie hĂ©tĂ©rosexuelle est importante. En gros, il s’agit de l’Afrique subsaharienne. Â»[24].

Sommaire

Pratique rituelle

Historique

ScÚne de circoncision gravée dans le mur interne du temple de Khonspekhrod, enceinte de Mout, Karnak, Louxor.

Les plus anciens tĂ©moignages attestĂ©s de la circoncision remontent Ă  l’Égypte ancienne, les reprĂ©sentations de l’ablation du prĂ©puce sur des dessins rupestres Ă©tant sujettes Ă  dĂ©bats[25],[26],[27]. La circoncision est donc clairement reprĂ©sentĂ©e sur des hiĂ©roglyphes de tombeaux Ă©gyptiens[28]. La circoncision est mentionnĂ©e au Ve siĂšcle av. J.‑C. par HĂ©rodote, qui l’évoque dans le second livre de ses Histoires et en attribue la paternitĂ© aux Égyptiens. Cette paternitĂ© est confirmĂ©e par de nombreux vestiges archĂ©ologiques, le plus ancien Ă©tant une gravure du tombeau d’Ankhmahor (6e dynastie, entre -2300 et -2200), Ă  Saqqarah, qui reprĂ©sente une circoncision pratiquĂ©e avec un silex sur un homme debout. NĂ©anmoins, dans l’AntiquitĂ©, si la circoncision Ă©tait pratiquĂ©e par les Égyptiens, elle Ă©tait sĂ©vĂšrement rejetĂ©e par les Grecs et les Romains qui estimaient cette pratique dĂ©gradante et qui assimilaient la perte du prĂ©puce Ă  une mutilation[29]. D’ailleurs Alexandre le Grand fit, lors de ses conquĂȘtes, reculer l’incidence de la circoncision.

HĂ©rodote explique la circoncision par une prescription hygiĂ©nique[30]. On a dit aussi qu’elle accroissait la vigueur sexuelle et la jouissance du mĂąle. Inversement, dans le monde juif, le philosophe Philon d’Alexandrie voyait dans la circoncision une renonciation symbolique aux pĂ©chĂ©s de la chair et le thĂ©ologien MaĂŻmonide y voyait une diminution du plaisir souhaitable pour raison morale. Une autre interprĂ©tation religieuse fait de ce rite une forme Ă©dulcorĂ©e de sacrifice : plutĂŽt que d’offrir son corps entier Ă  la divinitĂ© qui lui a donnĂ© la vie, l’homme lui fait prĂ©sent d’une petite partie de sa chair.[rĂ©f. nĂ©cessaire]

L’interprĂ©tation la plus frĂ©quente, dans les civilisations oĂč la circoncision a lieu Ă  la prĂ©adolescence, considĂšre la circoncision comme un rite initiatique permettant Ă  l’enfant de passer Ă  l’ñge adulte.[rĂ©f. nĂ©cessaire]

Une autre interprĂ©tation doit ĂȘtre trouvĂ©e dans les civilisations voulant que l’opĂ©ration ait lieu immĂ©diatement aprĂšs la naissance. La Bible a-t-elle simplement cherchĂ© lĂ  un moyen de perpĂ©tuer un rite paĂŻen antĂ©rieur ? Le rite de la circoncision, Ă  l’instar des interdictions alimentaires et des prescriptions vestimentaires ont pu ĂȘtre des moyens de marquer les communautĂ©s religieuses par des signes distinctifs ostensibles[31].[rĂ©f. nĂ©cessaire]

Religions et appartenance ethnique

JudaĂŻsme

Circoncision juive ou Brit milah.

La religion juive pratique la circoncision le huitiĂšme jour de la naissance, sauf avis mĂ©dical contraire. C’est au pĂšre qu’il incombe de prĂ©parer la cĂ©rĂ©monie, qui doit se dĂ©rouler tĂŽt le matin. La circoncision s’appelle en hĂ©breu milah (coupure), mais l’expression complĂšte est Brith milah, Brit signifiant Alliance. En effet, cette circoncision rappelle l’alliance promise par Dieu Ă  Abraham et aprĂšs lui, Ă  tout le peuple d’IsraĂ«l. L’Ancien Testament fait d’Abraham et de sa famille les premiers circoncis ; lorsque Dieu apparaĂźt Ă  Abraham, il lui indique ainsi les termes de son alliance avec le peuple juif :

« Et voici mon alliance qui sera observĂ©e entre moi et vous, et ta postĂ©ritĂ© aprĂšs toi : que tous vos mĂąles soient circoncis.
Vous ferez circoncire la chair de votre prĂ©puce, et ce sera le signe de l’alliance entre moi et vous.
Quand ils auront huit jours, tous vos mĂąles seront circoncis, de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration. Â»

GenĂšse, XVII : 10-12[32]

Alors ĂągĂ© de 99 ans, Abraham se circoncit, impose l’opĂ©ration Ă  son premier fils IsmaĂ«l qui a 13 ans, ainsi qu’à tous les hommes et enfants mĂąles de sa maison. Il rĂ©pĂšte ensuite l’opĂ©ration sur le petit Isaac, ĂągĂ© de 8 jours. Cette diffĂ©rence d’ñge est celle qui se perpĂ©tue entre les traditions musulmanes et juives. La circoncision au huitiĂšme jour est la coutume identitaire la plus vivace du peuple juif, bien devant le respect du Chabbat ou de la nourriture cachĂšre, comme l’avait compris Spinoza lorsqu’il Ă©crivait : « Le signe de la circoncision me paraĂźt d’une telle consĂ©quence que je le crois capable d’ĂȘtre Ă  lui tout seul le principe de la conservation du peuple juif Â» (TraitĂ© thĂ©ologico-politique, 1670).

Une des significations donnĂ©es Ă  la circoncision dans le judaĂŻsme est la volontĂ© divine de ne pas laisser la sexualitĂ© retomber dans l’animal, la vulgaritĂ© et la dĂ©bauche. Cela est en fait un des leitmotiv de la sexualitĂ© juive, et c’est d’ailleurs la raison de nombreuses lois concernant la sexualitĂ©.[rĂ©f. nĂ©cessaire]

La circoncision fut de nombreuses fois interdites par les dirigeants non-juifs. Quand la JudĂ©e fut soumise aux successeurs d’Alexandre le Grand, la circoncision fut contestĂ©e par les Juifs hellĂ©nisĂ©s. La querelle tourna Ă  l’affrontement quand le roi Antiochos IV Épiphane voulut soumettre la population Ă  une hellĂ©nisation forcĂ©e impliquant :

  • l’éphĂ©bie (prĂ©paration militaire supposant la gymnastique nu Ă  la palestre) ;
  • l’abandon de la circoncision dont les Grecs faisaient honte aux Juifs ; on crĂ©a donc une opĂ©ration de restauration du prĂ©puce ; elle Ă©tait d’autant plus difficile que le seul antiseptique et antidouleur connu Ă©tait la feuille de saule qui favorise l’hĂ©morragie ;
  • l’adoption de la langue grecque au dĂ©triment de l’aramĂ©en.

Cette tentative est une des causes de la rĂ©volte des MaccabĂ©es qui dĂ©boucha sur l’avĂšnement de la dynastie hellĂ©nisĂ©e des HasmonĂ©ens.

Chez les juifs libĂ©raux amĂ©ricains, il existe un mouvement qui s’oppose Ă  la circoncision : Jews against circumcision[33]. Ce mouvement prĂ©conise l’abandon de cette pratique et le remplacement de la Brit milah par une nouvelle cĂ©rĂ©monie, la Brit shalom (voir l’article anglais Brit shalom (en)).

Article dĂ©taillĂ© : Brit milah.

Christianisme

Dans le Nouveau Testament, un seul des quatre Ă©vangĂ©listes Ă©voque la circoncision de JĂ©sus, au "huitiĂšme jour". Il s’agit de Luc (II, 21) : « Et lorsque furent accomplis les huit jours pour sa circoncision, il fut appelĂ© du nom de JĂ©sus, nom indiquĂ© par l’ange avant sa conception. Â» Par ailleurs une lettre de Paul de Tarse fait aussi allusion, dans le cadre d’un dĂ©veloppement thĂ©ologique Ă  la « circoncision du Christ Â» (Colossiens II, 11).

Les Églises catholiques[34] et orthodoxes, loin de nier ou de minimiser la circoncision de JĂ©sus, la cĂ©lĂšbrent au contraire le 1er janvier, soit sept jours aprĂšs le 25 dĂ©cembre, date fixĂ©e, par convention, au quatriĂšme siĂšcle pour la cĂ©lĂ©bration de sa naissance. Le 1er janvier est appelĂ© la fĂȘte de la Circoncision ou la Circoncision[35]. La scĂšne de la Circoncision est frĂ©quemment reprĂ©sentĂ©e dans l’art du Moyen Âge. Le Saint PrĂ©puce fut vĂ©nĂ©rĂ© en tant que relique, que certaines Ă©glises affirmaient dĂ©tenir.

La premiĂšre gĂ©nĂ©ration chrĂ©tienne fut confrontĂ© Ă  un problĂšme difficile lorsque se convertirent en masse des personnes d’origine non juive. AprĂšs un dĂ©bat animĂ©, les non-juifs furent dispensĂ©s de la circoncision par une assemblĂ©e tenue Ă  JĂ©rusalem au milieu du premier siĂšcle, traditionnellement appelĂ©e « Concile de JĂ©rusalem Â» (Actes des ApĂŽtres, chapitre XV). Cependant mĂȘme aprĂšs cette date persistĂšrent des tensions Ă  ce sujet, comme on le voit dans les ÉpĂźtres de Saint Paul, qui continue Ă  argumenter Ă  l’encontre des chrĂ©tiens « judaĂŻsants Â» : seule est nĂ©cessaire la « circoncision du cƓur Â» (Romains 2, 28-29, adaptĂ© de DeutĂ©ronome 10, 16-17 et 30, 6), ou encore : « La circoncision n’est rien, et l’incirconcision n’est rien ; ce qui compte, c’est de garder les commandements de Dieu. Â» (1 Corinthiens, VII, 19), car il n’y a plus « ni juifs, ni paĂŻens Â», mais un seul corps dans le Christ JĂ©sus.

Dans les siĂšcles qui suivirent, les communautĂ©s juives chrĂ©tiennes, excommuniĂ©es par les autoritĂ©s religieuses pharisiennes au synode de Jamnia (vers 90), se fondirent progressivement dans les autres communautĂ©s chrĂ©tiennes ou disparurent. Les autoritĂ©s chrĂ©tiennes en vinrent progressivement Ă  proscrire carrĂ©ment la circoncision, mĂȘme dans les familles chrĂ©tiennes d’origine juive, parce que cette pratique Ă©tait perçue comme un retour Ă  une communautĂ© qui refuse le christianisme.

Cependant la circoncision est encore pratiquĂ©e par les Églises coptes d’Égypte et d’Éthiopie, du fait que cette pratique, commune aux populations d’alentour, n’y Ă©tait pas perçue comme un reniement du christianisme et un retour au judaĂŻsme.

Depuis le siĂšcle dernier, la pratique de la circoncision n’a jamais rencontrĂ© d’opposition lorsqu’elle est inspirĂ©e par des raisons culturelles et prophylactiques. Par exemple en AmĂ©rique du Nord, chez les noirs africains de confessions chrĂ©tiennes[36], en PolynĂ©sie française[37], ou mĂȘme aux Philippines, pays asiatique Ă  majoritĂ© catholique (voir ci-aprĂšs « distribution gĂ©ographique Â»).

Iconographie chrétienne
Circoncision de JĂ©sus. Miniature tirĂ©e d’un missel composĂ© vers 1460. BibliothĂšque municipale de Clermont-Ferrand.
Circoncision de Jésus sur le retable des Douze ApÎtres de Friedrich Herlin de Nördlingen, 1466. Rothenburg ob der Tauber.

C’est sans doute dans une sociĂ©tĂ© qui ne la pratique pas, et qui ne la connaĂźt que de loin, que la circoncision a le plus souvent Ă©tĂ© reprĂ©sentĂ©e, Ă  savoir dans la chrĂ©tientĂ© du Moyen Âge et de l’ñge classique[38].

En 1730, Juan InteriĂĄn de Ayala fait remarquer dans son ouvrage Pictor christianus eruditus (« le Peintre chrĂ©tien dĂ©trompĂ© Â») que les reprĂ©sentations chrĂ©tiennes de la circoncision de JĂ©sus contiennent parfois des erreurs fondĂ©es sur une profonde mĂ©connaissance des usages juifs. Ainsi on dĂ©peint souvent la circoncision opĂ©rĂ©e par un prĂȘtre dans le Temple, alors que c’était en rĂ©alitĂ© une affaire rĂ©glĂ©e dans et par la famille, voire par l’un des deux parents eux-mĂȘmes.

Cependant il faut observer que ces peintres visaient moins la rĂ©alitĂ© historique (qui n’avait pas d’intĂ©rĂȘt pour le monde chrĂ©tien) que le sens thĂ©ologique de cet Ă©pisode de la vie de JĂ©sus. Ainsi, quand on voit l’enfant JĂ©sus sous le couteau et sur l’autel, comme une offrande sacrificielle, voire comme un aliment sur une table, c’est que la Circoncision est considĂ©rĂ©e comme une prĂ©figuration de la Crucifixion et de l’Eucharistie, selon une vue dĂ©veloppĂ©e par certains PĂšres de l’Église. C’est la premiĂšre fois qu’est versĂ© le sang du Christ, destinĂ© Ă  sauver les hommes, et Ă  abreuver leurs Ăąmes.

Dans d’autres cas, il est clair que le peintre songe au baptĂȘme, rite d’agrĂ©gation qui a remplacĂ© la circoncision dans la sphĂšre chrĂ©tienne.

Quelques Ɠuvres oĂč la circoncision est reprĂ©sentĂ©e :

Islam

Jeunes garçons turcs le jour de leur circoncision.
en:Köçeks festoyants
FĂȘte de 14 jours Ă  l’occasion de la circoncision des trois fils du sultan Ahmed III (1720). Miniature tirĂ©e du Surname-i Vehbi, Topkapi, Istanbul.

La circoncision est pratiquĂ©e par la majoritĂ© des musulmans qui reprĂ©sentent 68 % des hommes circoncis dans le monde[1]. Les oulĂ©mas se divisent en deux opinions au sujet de la circoncision : obligation ou forte recommandation. Elle est mentionnĂ©e dans plusieurs hadiths (appelĂ©e khitĂąn), mais pas dans le Coran. Par exemple, le hadith 4:575 de Abu Huraira « L’envoyĂ© de Dieu a dit, Abraham se circoncit lui-mĂȘme Ă  l’ñge de 80 ans Ă  l’aide d’une herminette. Â». Ailleurs, le prophĂšte de l’islam dĂ©clare aux nouveaux convertis « DĂ©barrassez vous des cheveux longs des paĂŻens et soyez circoncis. Â»[39]

Au travers de l’« Alliance offerte par dieu Ă  Abraham Â», Abraham, Ibrahim en islam, serait l’instaurateur de la circoncision pour des raisons divines. Dans la mesure oĂč Ibrahim est l’un des plus importants prophĂštes pour les musulmans, cela pourrait expliquer la pratique de la circoncision. Par ailleurs, toujours dans la tradition musulmane, le premier enfant Ă  avoir Ă©tĂ© circoncis est IsmaĂ«l, le prophĂšte dont la lignĂ©e aurait donnĂ© les Arabes. Cela explique pourquoi la plupart des enfants sont circoncis lorsqu’ils sont ĂągĂ©s entre 4 et 13 ans. En Iran, elle a lieu le plus souvent le jour mĂȘme de la naissance. Ailleurs, l’ñge oĂč l’enfant est circoncis est trĂšs variable, mĂȘme si le plus souvent sept ans est considĂ©rĂ© comme le meilleur Ăąge. L’important est que l’opĂ©ration ait lieu avant la pubertĂ© et les premiers signes d’éveils sexuels. La circoncision en islam pourrait aussi reflĂ©ter la survivance de rites plus anciens.[rĂ©f. nĂ©cessaire]

Bouddhisme et confucianisme

Les pays asiatiques de tradition bouddhique, confucĂ©enne, shintoĂŻste, etc., ne connaissent pratiquement pas la circoncision en dehors des cas mĂ©dicaux. Seule la CorĂ©e du Sud fait exception Ă  cette rĂšgle (voir ci-aprĂšs « distribution gĂ©ographique Â»).

Animisme

En Afrique noire (Afrique de l’Ouest, Afrique centrale, Afrique de l’Est et une partie de l’Afrique du Sud), la circoncision est extrĂȘmement rĂ©pandue quelle que soient l’ethnie et la religion. Cependant elle est moins courante dans certains pays d’Afriques australes (Zambie, Zimbabwe, Malawi, Botswana, Swaziland et Lesotho). Elle a subi l’attrait de la modernitĂ© et les familles des zones urbaines prĂ©fĂšrent largement la pratiquer, dĂšs les premiers mois aprĂšs la naissance de leurs enfants mĂąles, dans les services mĂ©dicaux Ă©quipĂ©s Ă  cet effet. Dans les zones rurales la circoncision est souvent effectuĂ©e durant la petite enfance par des « circonciseurs Â» (tradipraticiens). Chez quelques ethnies en Afrique du Sud et de l’Est comme celles des Xhosas en rĂ©publique Sud Africaine ou celle des Luos au Kenya, elle a conservĂ© son caractĂšre initiatique.

Circoncis sĂ©nĂ©galais, clichĂ© d’Edmond Fortier, photographe et Ă©diteur de cartes postales pour l’AOF Ă  Dakar entre 1900 et 1914.

Elle est également pratiquée par plusieurs peuples polynésiens et par certains aborigÚnes australiens.

Ethnographie

L’irruption de la modernitĂ© dans les sociĂ©tĂ©s traditionnelles colonisĂ©es se traduit notamment par la photographie Ă  caractĂšre ou Ă  prĂ©tention ethnographique, par exemple en Afrique occidentale française (ci-contre). Dans le cas des communautĂ©s juives d’Afrique du Nord, cette fonction ethnographique se double d’une fonction identitaire, par le biais de la carte postale (voir ci-dessus), qui permet Ă  la communautĂ© d’ĂȘtre reprĂ©sentĂ©e et de se reprĂ©senter au sein d’une sociĂ©tĂ© ouverte et laĂŻque, pour laquelle elle optera massivement lorsque viendra l’heure du choix.

La circoncision dans le monde anglo-saxon

La circoncision se dĂ©veloppa Ă  partir de la fin du XIXe siĂšcle dans le monde anglo-saxon (aux États-Unis, au Canada anglophone, en Afrique du Sud, en Australie, en Nouvelle-ZĂ©lande et dans une moindre mesure au Royaume-Uni) pour des raisons hygiĂ©niques et prophylactiques, mais Ă©galement pour lutter contre la masturbation qui Ă©tait alors considĂ©rĂ©e comme une nĂ©vrose[40]. D’ailleurs, quand la circoncision fut introduite dans le monde anglo-saxon Ă  la fin du XIXe siĂšcle, la clitoridectomie, c’est-Ă -dire l’ablation du clitoris fut encouragĂ©e par certains scientifiques pour les mĂȘmes raisons que la circoncision, c’est-Ă -dire lutter contre la masturbation et assurer une meilleure hygiĂšne[41]. Dans les annĂ©es 1960, aux États-Unis, des scientifiques encourageaient toujours l’ablation du clitoris pour des motifs hygiĂ©nistes et puritains[42].

Par exemple, Ă  la fin du XIXe siĂšcle, John Harvey Kellogg, mĂ©decin et « inventeur des corn flakes Â», prĂŽnait la circoncision sans anesthĂ©sie des jeunes garçons et des jeunes filles pour lutter contre la masturbation :

« Un remĂšde presque toujours efficace contre la masturbation chez les jeunes garçons est la circoncision. L’opĂ©ration doit ĂȘtre faite par un chirurgien sans anesthĂ©sie, car la douleur de courte durĂ©e pendant cette opĂ©ration a un effet salutaire sur l’esprit, surtout si elle est associĂ©e Ă  l’idĂ©e de punition. Pour ce qui est des femelles, l’auteur a dĂ©couvert que l’application de phĂ©nol pur sur le clitoris Ă©tait un excellent moyen de maĂźtriser l’excitation anormale[43] (Les brĂ»lures au phĂ©nol sont trĂšs douloureuses et longues Ă  guĂ©rir.). Â»

Comme le rappelle ONUSIDA, une fois que la circoncision fut gĂ©nĂ©ralisĂ©e et banalisĂ©e, la raison qui a motivĂ© la poursuite de cette pratique Ă©tait et reste d’abord une raison sociale, c’est-Ă -dire se conformer Ă  la norme[2].

Manifestation contre la circoncision nĂ©onatale systĂ©matique lors la rĂ©union annuelle de l’American Academy of Pediatrics au Washington Convention Center.

En outre, Ă  partir des annĂ©es 1950, la circoncision chuta dans tous les pays anglo-saxons[3],[4],[5],[6],[7],[11], y compris aux États-Unis, oĂč aprĂšs un pic dans les annĂ©es 1960 et 1970, le taux de circoncision diminua progressivement, passant de 64,7 % en 1980 Ă  56,1 % en 2006[8], et il se serait totalement s’effondrĂ© en 2009, annĂ©e oĂč l’incidence de la circoncision serait devenu minoritaire Ă  32,5 %[9],[10]. Ainsi, la circoncision est en forte rĂ©gression dans l’ensemble du monde anglo-saxon.

Cette diminution trouve son origine dans la polĂ©mique qui secoue depuis une trentaine d’annĂ©es les pays anglophones. Laudateurs et contempteurs de la circoncision s’y affrontent. Les premiers affirment qu’il faut systĂ©matiquement procĂ©der Ă  l’ablation du prĂ©puce de tous les nouveau-nĂ©s mĂąles (et Ă©tendre cette pratique au monde entier), argumentant que la circoncision offre une prophylaxie qui l’emporte sur les risques, qu’elle n’a pas d’effets importants sur la sexualitĂ© et qu’elle a un faible taux de complications lorsqu’elle est effectuĂ©e par un mĂ©decin expĂ©rimentĂ©[44]. À l’inverse, les contempteurs (mouvement pour l’intĂ©gritĂ© physique) affirment que la circoncision altĂšre le plaisir sexuel, qu’elle est justifiĂ©e par des mythes mĂ©dicaux, qu’elle porte atteinte au droit Ă  l’intĂ©gritĂ© physique et qu’elle ne devrait ĂȘtre effectuĂ©e sur des enfants uniquement pour des raisons mĂ©dicales, laissant le choix Ă  l’adulte de disposer ou non de son prĂ©puce[45].

Cette polĂ©mique concerne essentiellement le monde anglo-saxon oĂč la circoncision n’a pas d’origine religieuse. Dans le reste du monde Ă  quelques exceptions prĂšs[46] et en dehors des circoncisions pour motif religieux, la circoncision est partout minoritaire, elle n’est pratiquĂ©e que de maniĂšre thĂ©rapeutique, notamment afin de remĂ©dier Ă  certaines affections du pĂ©nis (voir ci-aprĂšs « distribution gĂ©ographique Â»).

Enfin, en Angleterre la reine Victoria avait fait circoncire ses enfants, notamment le futur roi Édouard VII, sous le prĂ©texte que la famille royale d’Angleterre descendait du roi David, monarque juif. La coutume s’est perpĂ©tuĂ©e par la suite jusqu'Ă  ce que la princesse Lady Diana (qui Ă©tait opposĂ©e Ă  la circoncision) interrompe cette pratique et refuse que les princes William et Harry soient circoncis[47].

L'acte chirurgical et ses conséquences

Techniques opératoires

La circoncision est appelĂ©e « posthectomie Â» quand il y a une indication mĂ©dicale. L’acte chirurgical nĂ©cessite une hospitalisation de jour (ambulatoire), c’est-Ă -dire le patient rentre et sort de l’hĂŽpital le mĂȘme jour. Une anesthĂ©sie locale ou gĂ©nĂ©rale est pratiquĂ©e et le chirurgien peut utiliser diffĂ©rentes techniques afin de supprimer le prĂ©puce (mĂ©thode « traditionnelle Â», PastiBell, pinces
). Dans le cas de la circoncision d’un adulte, une pĂ©riode d’abstinence totale (y compris la masturbation) de quatre Ă  six semaines doit ĂȘtre observĂ©e.

AprĂšs l’intervention, le gland est dĂ©couvert de maniĂšre permanente. Cela induit une kĂ©ratinisation plus importante de l’épithĂ©lium du gland, ce dernier devenant alors « sec Â».

Types de circoncision

Il existe plusieurs types de circoncisions. Tout d’abord, l’ablation prĂ©puce peut ĂȘtre partielle, dans ce cas le gland n’est pas dĂ©couvert de maniĂšre permanente. En outre, si l’ablation est totale, diffĂ©rents types de circoncisions peuvent ĂȘtre esquissĂ©s ; ils correspondent Ă  la proportion de peau et de muqueuse du prĂ©puce qui est supprimĂ©e et Ă  la situation de la cicatrice sur la hampe du pĂ©nis. Ainsi, si beaucoup de tissus sont excisĂ©s, la circoncision est serrĂ©e (tight en anglais), Ă  l’inverse si une proportion variable de peau est prĂ©servĂ©e, la circoncision est lĂąche (loose en anglais). Ensuite, la circoncision est soit basse (low en anglais), soit haute (High en anglais). Quant elle est basse, la cicatrice est proche de la couronne du gland et le chirurgien a enlevĂ© plus de muqueuse que de peau. À l’inverse, quant la circoncision est haute, la cicatrice est situĂ© sur la hampe du pĂ©nis et le chirurgien a enlevĂ© plus de peau que de muqueuse. Ainsi, en fonction de ces caractĂ©ristiques, quatre combinaisons sont possibles, elles correspondent alors Ă  quatre types de circoncisions. De plus, Il est Ă  noter que dans tous les cas, le frein du gland peut ĂȘtre maintenu ou excisĂ© (il peut Ă©galement se dĂ©chirer durant l’intervention).

En France, les circoncisions mĂ©dicales sont basses et lĂąches et le frein est gĂ©nĂ©ralement prĂ©servĂ©, ce qui permet de rendre moins visible la cicatrice et de garder suffisamment de peau afin de maintenir une forme de coulissement du pĂ©nis. À l’inverse, outre-Atlantique, les circoncisions sont hautes et serrĂ©es, ce qui peut induire une cicatrice visible et une diffĂ©rence de pigmentation, c’est-Ă -dire un pĂ©nis « bicolore Â». De plus, quant la circoncision est trop serrĂ©e, des douleurs peuvent apparaitre lors des Ă©rections, les poils du pubis peuvent « remonter Â» sur la hampe (Hairy shaft en anglais) et la masturbation ne peut se faire sans lubrifiant (voir ci-aprĂšs complications).

Enfin il existe un dernier type de circoncision, la fente dorsale ou superincision. Cette derniĂšre correspond Ă  une seule incision sur la longueur supĂ©rieure du prĂ©puce, exposant le gland sans enlever tous les tissus. C’est une pratique trĂšs ancienne, certains auteurs affirment d’ailleurs que la fente dorsale Ă©tait le type de circoncision pratiquĂ© dans Égypte antique[48]. Aujourd’hui, elle est courante chez les AborigĂšnes du pacifique, de HawaĂŻ[49] aux Philippines[50].

Effets sur la sexualité

Les effets de la circoncision sur la sexualitĂ© sont l’objet de nombreux dĂ©bats et ne font pas consensus au sein de la communautĂ© scientifique. Les Ă©tudes se succĂšdent et se contredisent. Ainsi une Ă©tude menĂ©e au Danemark en 2011 indique que la circoncision est associĂ©e Ă  une difficultĂ© Ă  atteindre l’orgasme[51], alors qu’une Ă©tude conduite en Ouganda en 2009 mentionne l’inverse[52]. Il en va de mĂȘme pour la modification de la sensibilitĂ© du gland du pĂ©nis, quand des Ă©tudes[53] indiquent une perte de la sensibilitĂ©, d’autres infirment ces observations[54]. Seul point oĂč un consensus scientifique se dĂ©gage : la prĂ©sence ou l’absence du prĂ©puce n’a aucune incidence sur les fonctions Ă©rectile et Ă©jaculatrice, la circoncision n’influant donc en rien sur les capacitĂ©s d’endurance[55],[56],[57],[58],[59].

Complications

Complications immédiates

Si l’ablation prĂ©puce est rĂ©alisĂ©e par un professionnel de santĂ© compĂ©tent, les risques de complications sont faibles, le taux de complications post-opĂ©ratoires Ă©tant de 0,2 % Ă  2 %[60]. En revanche, si la circoncision est rĂ©alisĂ© en dehors de tout environnement mĂ©dical, les complications sont beaucoup plus frĂ©quentes et peuvent conduire Ă  la perte du pĂ©nis ou mĂȘme Ă  la mort.

Outre les risques liĂ©s Ă  toutes acte chirurgical (anesthĂ©sie et infections nosocomiales), l’American Medical Association rappelle que les complications immĂ©diates les plus frĂ©quentes d’une circoncision sont l’hĂ©morragie et les infections, comme par exemple une infection des voies urinaires[61]. En outre, d’autres complications immĂ©diates ont Ă©tĂ© rapportĂ© : fistule urinaire, chordĂ©e (courbure du pĂ©nis a ne pas confondre avec la maladie de La Peyronie), apparition de Kystes, lymphƓdĂšme, ulcĂ©ration du gland, nĂ©crose de tout ou partie du pĂ©nis, hypospadias, epispadias et phimosis secondaire (si trop de tissus sont enlevĂ©s)[62]. Enfin, une minoritĂ© de juifs ultra-orthodoxes pratiquent une technique de circoncision dite Metzitzah b'peh (succion orale du sang par le mohel afin de « nettoyer Â» la plaie) qui peut provoquer l’apparition d’herpĂšs nĂ©onatal. Par consĂ©quent, des chercheurs de l’UniversitĂ© Ben Gourion du NĂ©guev en IsraĂ«l demandent Ă  ce que cette technique rituelle soit abandonnĂ©e[63].

Complications tardives

Exemple d’un pont de peau situĂ© entre le reste du prĂ©puce et la couronne du gland.
  • La stĂ©nose du mĂ©at urinaire se caractĂ©rise par un rĂ©trĂ©cissement (stĂ©nose) de l’ouverture de l’urĂštre Ă  l’extĂ©rieur du mĂ©at. C’est une complication tardive courante qui touche les hommes circoncis. En effet, des Ă©tudes ont montrĂ© que la circoncision peut potentiellement entrainer un rĂ©trĂ©cissement de l’urĂštre, l’incidence de cette affection touchant suivant les Ă©tudes, 0,9 %[64], 2,8 %[65], 7,29 %[66], 9-10 %[67] et 11 %[68] des hommes circoncis. Dans une Ă©tude de ces Ă©tudes (celle de Van Howe), tous les cas de stĂ©nose du mĂ©at urinaire concernent uniquement des hommes circoncis[66].
  • RĂ©tention aiguĂ« d’urine[69]
  • Stase veineuse (ralentissement de la circulation sanguine)[70].
  • DĂ©veloppement d’un cancer du pĂ©nis sur la cicatrice de circoncision[71],[72].
  • PĂ©nis cachĂ©[73],[74]
  • AdhĂ©rences[75]
  • Ponts de peau entre le reste du prĂ©puce et la couronne du gland (appelĂ©s en anglais skin bridge)
  • Érections douloureuses[76]
  • Saignement ou enflement de la cicatrice de la circoncision.
  • PĂ©nis courbĂ© en raison d’une perte inĂ©gale de peau.
  • Si la circoncision est trop serrĂ©e, c’est-Ă -dire que trop de tissus ont Ă©tĂ© excisĂ©s, la peau entourant la base du pĂ©nis peut, lors de l’érection, remonter sur la hampe du pĂ©nis, celui-ci paraissant alors « poilu Â» (hairy shaft en anglais) et plus petit, les testicules remontant considĂ©rablement.
  • Des Ă©tudes montrent que la circoncision aggrave les sĂ©cheresses vaginales car le prĂ©puce, de par sa fonction mĂ©canique, assure une meilleure « glisse Â» lors des rapports vaginaux[77],[78].

Aspects médicaux

Position des organismes de santé

  • En juillet 2011, les travaux de la confĂ©rence scientifique internationale sur le sida Ă  Rome, dĂ©montrent que la circoncision associĂ©e Ă  l'usage du prĂ©servatif pouvait diminuer jusqu'Ă  76% le risque d’infection du VIH chez les hommes hĂ©tĂ©rosexuel en Afrique subsaharienne oĂč la prĂ©valence de l'Ă©pidĂ©mie est Ă©levĂ©e[24].
  • En septembre 2010, le Royal Australasian College of Physicians (en) statuait que : « des soucis d'Ă©thique et de respect des droits humains ont Ă©tĂ© soulevĂ©s concernant la circoncision masculine infantile parce qu'il est reconnu que le prĂ©puce a un rĂŽle fonctionnel, l'opĂ©ration est non-thĂ©rapeutique et l'enfant est incapable de consentir. AprĂšs avoir examinĂ© les Ă©lĂ©ments de preuve actuellement disponibles, le Royal Australasian College of Physicians (en) estime que la frĂ©quence des maladies modifiables par la circoncision, le niveau de protection offert par la circoncision et le taux de complications de la circoncision ne justifient pas la circoncision systĂ©matique des nourrissons en Australie et en Nouvelle-ZĂ©lande. Toutefois, il est raisonnable pour les parents de peser les avantages et les risques de la circoncision et de prendre la dĂ©cision ou non de faire circoncire leurs fils. Â»[13]
  • En juin 2010, dans "Non-therapeutic circumcision of male minors", la Royal Dutch Medical Association des Pays-Bas statuait que : « Le point de vue officiel de la KNMG et des autres organisations mĂ©dicales et scientifiques apparentĂ©es, est que la circoncision non thĂ©rapeutique des mineurs de sexe masculin est une violation des droits de l'enfant Ă  l'autonomie et Ă  l'intĂ©gritĂ© physique. Contrairement Ă  la croyance populaire, la circoncision peut entraĂźner des complications - saignement, infection, rĂ©trĂ©cissement de l'urĂštre et les attaques de panique sont particuliĂšrement frĂ©quentes. La KNMG appelle donc une politique forte de la dissuasion. La KNMG fait appel Ă  des mĂ©decins Ă  participer activement et avec insistance informer les parents qui envisagent la procĂ©dure de l'absence de bĂ©nĂ©fices mĂ©dicaux et des risques de complications. Â» [15]
  • En juin 2006, la British Medical Association indiquait que « la circoncision Ă  des fins mĂ©dicales ne devrait ĂȘtre utilisĂ©e que lorsque des procĂ©dures moins invasives sont soit indisponibles, soit pas aussi efficaces. La BMA s'est spĂ©cifiquement abstenue d'Ă©mettre une police en ce qui concerne "la circoncision non thĂ©rapeutique", indiquant que, en rĂšgle gĂ©nĂ©rale, elle "croit que les parents devraient avoir le droit de faire des choix sur la meilleure façon de promouvoir les intĂ©rĂȘts de leurs enfants, et il est pour la sociĂ©tĂ© de dĂ©cider quelles limites devraient ĂȘtre imposĂ©es sur les choix des parents. Â»[14].
  • En 2004, dans "La circoncision : De l’information pour les parents", la SociĂ©tĂ© canadienne de pĂ©diatrie indiquait que « aprĂšs avoir analysĂ© les donnĂ©es scientifiques pour et contre la circoncision, la SCP ne recommande pas la circoncision systĂ©matique des nouveau-nĂ©s de sexe masculin. De nombreux pĂ©diatres n’effectuent plus de circoncisions. Â»[16]
  • En 1999, l'American Academy of Pediatrics (en) statuait que « des preuves scientifiques existantes dĂ©montrent le potentiel des avantages mĂ©dicaux de la circoncision des nouveau-nĂ©s, mais ces donnĂ©es ne sont pas suffisantes pour recommander les circoncisions nĂ©onatales de routine. Dans des circonstances dans lesquelles il ya des avantages et des risques potentiels, et oĂč la procĂ©dure n'est pas indispensable au bien-ĂȘtre de l'enfant, les parents doivent dĂ©terminer ce qui est dans le meilleur intĂ©rĂȘt de l'enfant. Â»[17]
  • En 1999, l’American Medical Association rappela que « pratiquement toutes les dĂ©clarations actuelles des sociĂ©tĂ©s spĂ©cialisĂ©es et des organisations mĂ©dicales ne recommandent pas la circoncision nĂ©onatale de routine[12] Â». Ainsi, la circoncision prophylactique, c’est-Ă -dire comme prĂ©vention des maladies, n’est aujourd’hui encouragĂ©e par aucun organisme de santĂ©, l’ablation du prĂ©puce mĂ©dicale (posthectomie) devant alors intervenir uniquement de maniĂšre curative, comme par exemple pour remĂ©dier aux cas graves de phimosis.

HygiĂšne

Les hommes circoncis, suivant leur degrĂ© de circoncision, ne produisent pas (ou produisent trĂšs peu) de smegma (substance Ă©galement produite par les femmes dans la rĂ©gion vulvaire autour du clitoris). Cependant circoncision et hygiĂšne ne sont pas scientifiquement liĂ©es, la Royal Dutch Medical Association rappelant « qu'il n'existe aucune preuve convaincante que la circoncision est utile ou nĂ©cessaire en termes de prĂ©vention ou d'hygiĂšne. Â» [79], de la mĂȘme maniĂšre, l'American Academy of Pediatrics (en) en indique que si « la circoncision a Ă©tĂ© suggĂ©rĂ©e comme un moyen efficace de maintenir l'hygiĂšne du pĂ©nis depuis l'Ă©poque des dynasties Ă©gyptiennes, qu'il y a peu de preuves pour affirmer le lien entre la circoncision et l'hygiĂšne optimale du pĂ©nis Â»[80].

Phimosis

Le phimosis est l’incapacitĂ© de rĂ©traction du prĂ©puce derriĂšre le gland. La paraphimosis est l’état oĂč le prĂ©puce est bloquĂ© derriĂšre le gland et ne peut pas revenir Ă  sa position normale Ă  l’état de flacciditĂ©. Ces deux cas sont dus Ă  un anneau prĂ©pucial trop petit. La circoncision n’est pas l’unique moyen qui permet de remĂ©dier Ă  ces affections, la plastie de Duhamel permet en effet de corriger un phimosis ou une paraphimosis tout en sauvegardant le prĂ©puce (voir plus bas).

La non-rĂ©tractabilitĂ© du prĂ©puce et l’adhĂ©sion du gland au prĂ©puce sont des conditions frĂ©quemment observĂ©es chez l’enfant. L’ñge auquel le phimosis devient problĂ©matique est sujet Ă  caution et son Ă©valuation est Ă  la discrĂ©tion du mĂ©decin. Certaines Ă©tudes parlent d’une normalitĂ© jusqu’à l’ñge de 5 ans, d’autres estiment la limite Ă  10 ans[81], d’autres encore la placent Ă  l’ñge des premiĂšres relations sexuelles[82]. De fait, le phimosis physiologique se prĂ©sente lorsque, lors de l’érection, l’enfant Ă©prouve une douleur Ă  cause de l’étroitesse de son prĂ©puce. Seuls 1 % des garçons de 14 ans ne pourraient pas rĂ©tracter leur prĂ©puce[83]. À cause de cette variabilitĂ©, l’utilisation de la circoncision dans ces cas fait aussi dĂ©bat. Des phimosis seraient incorrectement diagnostiquĂ©s et les circoncisions injustifiĂ©es[84]. Certaines Ă©tudes montrent que cette prĂ©valence serait augmentĂ©e par les pratiques de dĂ©calottage forcĂ© du prĂ©puce des enfants mises en Ɠuvre par des parents ou des mĂ©decins.

Lorsque le phimosis de l’adolescent persiste chez l’adulte, il existe pour le corriger des alternatives Ă  la circoncision qui ne requiĂšrent pas de supprimer le prĂ©puce. Elles consistent Ă  Ă©largir son ouverture afin de faciliter sa rĂ©traction derriĂšre le gland, au moyen de la chirurgie (plastie du prĂ©puce) ou de manipulations : expansion progressive des tissus formant l’anneau prĂ©pucial lorsque soumis Ă  un Ă©tirement modĂ©rĂ© et prolongĂ© ou rĂ©pĂ©tĂ©. Mis Ă  part ces mĂ©thodes manuelles, une autre alternative est la prĂ©putioplastie, intervention chirurgicale consistant Ă  pratiquer une ou plusieurs incisions afin de simplement Ă©largir le prĂ©puce.

Infections sexuellement transmissibles

Sida

La circoncision peut rĂ©duire la transmission du VIH chez les populations Ă  haut risque. En Afrique subsaharienne la circoncision rĂ©duirait le risque de transmission du virus de 38 % Ă  66% en deux ans, mais uniquement lors des rapports vaginaux et uniquement pour le partenaire masculin[85]. Ainsi, les femmes et les homosexuels ne sont pas concernĂ©s par cette protection, et le partenaire masculin n’est que partiellement protĂ©gĂ© lors des rapports vaginaux et ne bĂ©nĂ©ficie d’aucune protection lors des rapports anaux qu’ils soient homosexuels ou hĂ©tĂ©rosexuels. Par consĂ©quent, tout homme, qu’il soit circoncis ou intact, ne peut se protĂ©ger et protĂ©ger sa ou son partenaire que grĂące Ă  l’utilisation du prĂ©servatif. En outre, il est Ă  noter que des Ă©tudes et exemples contradictoires dĂ©montrent que dans les zones Ă  haut risque, les hommes circoncis sont plus touchĂ©s par le virus du sida[22]. Ainsi, une Ă©tude datant de 2007 mais seulement rĂ©vĂ©lĂ©e en septembre 2010, indique qu'au Swaziland, 22 % des hommes circoncis sont affectĂ©s par l'Ă©pidĂ©mie contre 20 % d'hommes intacts[86].

Cette protection partielle qu'offre la circoncision face au VIH dans les zones Ă  haut risque fut dĂ©montrĂ©e grĂące Ă  des Ă©tudes de populations, son origine restant aujourd'hui inexpliquĂ©e. Cependant, plusieurs hypothĂšses furent avancĂ©e[87] : le prĂ©puce est riche en cellules dendritiques, qui joueraient le rĂŽle de rĂ©cepteur du VIH ; aprĂšs un rapport sexuel contaminant, le VIH persisterait plus longtemps chez les non-circoncis car la zone entre le pĂ©nis et le prĂ©puce reste humide ; chez les circoncis, le gland est kĂ©ratinisĂ© et Ă©paissi, et pourrait constituer une barriĂšre physique contre le virus.

En mars 2007, l’OMS et ONUSIDA ont indiquĂ© que la circoncision mĂ©dicale est une stratĂ©gie additionnelle dans la lutte contre l’épidĂ©mie de sida dans les zones qui connaissent une Ă©pidĂ©mie gĂ©nĂ©ralisĂ©e du virus (prĂ©valence supĂ©rieure Ă  3%) et oĂč sa transmission est essentiellement hĂ©tĂ©rosexuelle[19]. Ces zones Ă©tant, Ă  quelques exceptions prĂšs, toutes situĂ©es en Afrique subsaharienne[20], des programmes de circoncision des hommes comme moyen de rĂ©duction des risques y ont Ă©tĂ© initiĂ©s[21]. En juillet 2010, l’OMS affichait l’objectif d’étendre la circoncision Ă  80 % des hommes et des nouveau-nĂ©s de l’est et du sud de l’Afrique[21].

Dans le reste du monde, et plus particuliĂšrement dans les pays dĂ©veloppĂ©s, la prĂ©valence l'infection Ă©tant faible et la transmission du VIH concentrĂ©e sur certains groupes Ă  risque plus Ă©levĂ© d’exposition - professionnel(le)s du sexe, consommateurs de drogues injectables, hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes - la circoncision comme prĂ©vention du VIH n'a pas d'efficacitĂ© dĂ©montrĂ©e[22],[23], comme le rappelle le Professeur Bertran Auvert en juillet 2011 (qui est l'auteur de nombreuses Ă©tudes menĂ©es en Afrique du Sud) :


« Non, cela n’a aucun sens [NDLR d'appliquer la circoncision comme moyen de prĂ©vention du sida en France ou en Belgique]. La situation est trĂšs diffĂ©rente sous nos latitudes. En ce qui concerne les communautĂ©s homosexuelles dans nos pays, il n’existe Ă  l’heure actuelle aucune Ă©tude sur l’effet protecteur d’une telle intervention. Et en ce qui concerne les couples hĂ©tĂ©rosexuels, le bĂ©nĂ©fice d’une telle mesure par rapport au coĂ»t qu’elle engendre (il faudrait circoncire quasi l’ensemble de la population masculine du pays pour rĂ©duire quelque peu le risque de transmission du virus) est inimaginable. Ce ne peut donc ĂȘtre en aucun cas une mesure de santĂ© publique chez nous. Les recommandations de l’Organisation mondiale de la SantĂ© (OMS) et d’Onusida en ce qui concerne cette intervention sont claires. Elles se limitent aux rĂ©gions du monde oĂč la prĂ©valence de la maladie vĂ©hiculĂ©e par voie hĂ©tĂ©rosexuelle est importante. En gros, il s’agit de l’Afrique subsaharienne. Â»[24].


Le programme de l’OMS comme moyen de rĂ©duction des risques en Afrique subsaharienne est l’objet de nombreuses critiques. Tout d’abord, ce type de campagne peut crĂ©er un faux sentiment de sĂ©curitĂ©[88],[89],[90], puisqu’elle peut laisser faussement croire que la circoncision immunise. Or le risque de contamination n’est pas Ă©cartĂ©, mais seulement rĂ©duit de 38 % Ă  66 % uniquement chez le partenaire masculin. Ainsi, l’OMS rappelle que la circoncision ne protĂšge pas complĂštement contre l’infection Ă  VIH. Les hommes circoncis peuvent toujours contracter l’infection Ă  VIH et, une fois sĂ©ropositifs, transmettre le virus Ă  leurs partenaires sexuels[91],[92]. Elle ne doit pas remplacer les autres mĂ©thodes de prĂ©vention mais venir en complĂ©ment[93]. Reste que des ONG s’inquiĂštent du fait que certains hommes nouvellement circoncis ne mettent pas de prĂ©servatif car ils s’estiment immunisĂ©s[94]. De plus, une Ă©tude menĂ©e en 2008 affirme que l’utilisation systĂ©matique du prĂ©servatif serait 95 fois moins couteuse que la circoncision[95].

En outre, le programme de circoncision de l’OMS, du fait qu’il concerne les nouveau-nĂ©s et les enfants, est au cƓur de la polĂ©mique anglo-saxonne relative au droit Ă  l’intĂ©gritĂ© physique. Les recommandations de l’OMS se heurtent d’ailleurs aux lois de protection de l’enfance de l’Afrique du Sud et notamment Ă  l’article 12 du Children’s Act 38 of 2005[96] qui interdit la circoncision des moins de 16 ans sauf pour des raisons mĂ©dicales ou religieuses. De plus, dans d'autres pays, la circoncision nĂ©onatale suscite de nombreuses rĂ©ticences. Par exemple, une sage-femme rapporte qu’au Zimbabwe, « la plupart des mĂšres estiment que la lutte contre le VIH devrait ĂȘtre limitĂ©e aux adultes car elles ne veulent pas qu’on « coupe Â» leurs bĂ©bĂ©s[97] Â». En outre, il est Ă  noter que l’OMS prĂ©cise de façon claire que ces programmes de circoncisions doivent obĂ©ir aux principes de Droits de l’Homme et que le consentement des adultes comme des enfants doit ĂȘtre obtenu, pour les mineurs insuffisamment mĂ»rs ou nouveau-nĂ©s, le consentement des parents est indispensable :

« Les pays veilleront Ă  ce que la circoncision soit pratiquĂ©e conformĂ©ment Ă  l’éthique mĂ©dicale et aux principes des droits de l’homme. Il faut obtenir le consentement Ă©clairĂ© des intĂ©ressĂ©s, et garantir la confidentialitĂ© et l’absence de coercition. (
) Lorsque la circoncision est pratiquĂ©e sur des mineurs (jeunes garçons et adolescents), l’enfant participera Ă  la prise de dĂ©cision, conformĂ©ment Ă  l’évolution de ses capacitĂ©s. Les parents Ă  qui il incombe de donner leur consentement, notamment pour la circoncision des nouveau-nĂ©s, recevront suffisamment d’information (
) Â»[19]

Enfin, le gouvernement du Malawi a dĂ©cidĂ© de ne pas suivre les recommandations de l’OMS et de ne pas engager de programmes d’ablation du prĂ©puce des populations masculines, estimant que les preuves scientifiques sont insuffisantes[98].

Autres IST

La circoncision aurait une certaine efficacité pour la prévention des infections à papillomavirus et à herpes simplex virus, mais pas contre la syphilis[99].

Statistiques des cas de cancer

Les potentielles consĂ©quences bĂ©nĂ©fiques que pourrait avoir la circoncision en matiĂšre de cancer du pĂ©nis (cancers particuliĂšrement rares dans tous les cas) sont sujettes Ă  dĂ©bats. Une Ă©tude menĂ©e par Wallerstein montre que la circoncision n’a aucune influence sur le cancer du pĂ©nis, car les risques de dĂ©velopper ce cancer au Japon, en NorvĂšge ou en SuĂšde (des pays dĂ©veloppĂ©s qui prĂ©sentent des taux de circoncision parmi les plus bas du monde) sont les mĂȘmes (1 sur 100 000 par an) qu’aux États-Unis (pays dĂ©veloppĂ© oĂč la majoritĂ© des hommes sont circoncis)[100].

À l’inverse, des statistiques rĂ©vĂšlent que les hommes circoncis sont moins touchĂ©s par ce type de cancer. NĂ©anmoins, en 1998, l’American Cancer Society dĂ©clare que si la probabilitĂ© pour les hommes circoncis d’ĂȘtres touchĂ©s par cette forme de cancer Ă©tait faible c’était avant tout parce que la circoncision Ă©tait pratiquĂ©e par une des catĂ©gories de la population les moins Ă  risque, notamment pour ce qui retourne de l’hygiĂšne intime et les conditions d’accĂšs Ă  l’eau potable[101].

En 2005, la mĂȘme American Cancer Society (en) mĂšne une nouvelle Ă©tude et rĂ©affirme que les circoncis sont moins touchĂ©s et que la circoncision est une mĂ©thode de prĂ©vention efficace[102]. Cette Ă©tude a fait l’objet de critique de la part d’autres spĂ©cialistes, qui estiment que d’autres facteurs doivent ĂȘtre pris en compte (population pratiquant et ne pratiquant pas la circoncision auraient un taux de risque diffĂ©rent mĂȘme si on met de cĂŽtĂ© la circoncision, non prise en compte de l’hygiĂšne intime des sondĂ©s)[103].

Restauration du prépuce

La restauration du prĂ©puce est le processus d’augmentation de la peau du pĂ©nis, par des techniques chirurgicales (on parle alors de reconstruction du prĂ©puce) ou des mĂ©thodes non chirurgicales d’expansion, visant Ă  restaurer le prĂ©puce.

Article dĂ©taillĂ© : Restauration du prĂ©puce.

Distribution géographique

Généralités

Selon l’Organisation mondiale de la santĂ©, en 2009, au moins 661 millions d’hommes de plus de 15 ans Ă©taient circoncis, soit environ 30 % de la population masculine mondiale de cette tranche d’ñge, 68 % de ceux-ci Ă©tant d’obĂ©dience musulmane[1]. Cependant, son incidence n’est pas rĂ©partie de façon homogĂšne dans le monde, elle varie considĂ©rablement selon les pays et les continents.

En outre, il est difficile d’établir si la circoncision augmente ou rĂ©gresse dans le monde car il existe deux tendances contraires. D’une part, la circoncision est en chute libre depuis cinquante ans dans tous les pays anglo-saxons oĂč elle devient progressivement minoritaire[3],[4],[5],[6],[7],[11], y compris aux États-Unis, oĂč aprĂšs une lente rĂ©gression[8], le taux de circoncision se serait totalement effondrĂ© ces derniĂšres annĂ©es, en 2009, il serait devenu minoritaire Ă  32,5 %[9],[10]. Si ces tendances se confirment, il se pourrait que, Ă  l’exception de la CorĂ©e du Sud, la circoncision devienne minoritaire dans tous les pays dĂ©veloppĂ©s, les pays Ă©mergents tels que le BrĂ©sil, la Chine ou l’Inde prĂ©sentant des taux de circoncision minoritaires (moins de 20 %)[1]. ParallĂšlement Ă  cette rĂ©gression, la circoncision pourrait Ă  l’avenir concerner tout le continent africain, si les campagnes massives de circoncision initiĂ©es par l’OMS en Afrique subsaharienne aboutissent. Afin de tenter de freiner la progression du VIH, l’organisation internationale veut en effet Ă©tendre la circoncision Ă  80 % des hommes et des nouveau-nĂ©s de l’est et du sud de l’Afrique[21]. Enfin, les diffĂ©rentes statistiques rapportĂ©es ci-aprĂšs sont uniquement celles d’organismes internationaux de santĂ©, tel que l’OMS, ou de sociĂ©tĂ© mĂ©dicales et de scientifiques reconnues, car il existe de nombreux sites internet partisans, c’est-Ă -dire laudateurs ou contempteurs de la circoncision, qui rapportent des chiffres totalement irrĂ©alistes.

En Europe

En Europe, Ă  l’exception de certains pays musulmans tel que l’Albanie[1], la circoncision est partout minoritaire. Elle n’est pas pratiquĂ©e que par les communautĂ©s juives et musulmanes mais Ă©galement pour des raisons mĂ©dicales, uniquement de maniĂšre curative, afin de remĂ©dier Ă  certaines affections du pĂ©nis.

  • En Espagne, 1,8 % des hommes sont circoncis[104].
  • En France, selon un sondage tĂ©lĂ©phonique effectuĂ© en 2008, 14 % des hommes se dĂ©clarent circoncis[105].
  • Au Danemark, en 1986, le taux de circoncision Ă©tait de 1,6 %[106].
  • Au Royaume-Uni, en 2000, 11,7 % des 11-19 ans Ă©taient circoncis, 15,8 % des 16-44 ans et 19,6 % des 40-44 ans[7].

En Asie

En Asie, l’incidence de la circoncision est trĂšs hĂ©tĂ©rogĂšne, certains pays ayant une population masculine majoritairement circoncise alors que d’autres prĂ©sentent des taux de circoncision parmi les plus bas du monde.

  • Dans le reste de l’Asie la circoncision est partout minoritaire. Ainsi, la Chine et le Japon prĂ©sentent le taux extrĂȘmement bas de moins d’1 % d’hommes circoncis (selon des statistiques du gouvernement irlandais)[107]. En ThaĂŻlande, la circoncision concerne 13,3 % de la population masculine[104].
  • Il existe cependant deux pays asiatiques oĂč, suite Ă  l’influence des États-Unis[108], la circoncision est devenue majoritaire, la CorĂ©e du Sud et les Philippines[1]. En effet, lors de l’occupation amĂ©ricaine (pendant la Guerre de CorĂ©e pour le premier, et pendant la colonisation amĂ©ricaine (1898-1946) pour le second), la circoncision systĂ©matique fut introduite, elle est ainsi aujourd’hui pratiquĂ©e sur la majoritĂ© des adolescents, sans raisons mĂ©dicales ou religieuses. ONUSIDA rappelle d’ailleurs que ce ne sont pas des raisons hygiĂ©niques ou prophylactiques qui motivent la circoncision des adolescents dans ces pays, mais des raisons sociales, c’est-Ă -dire afin de se conformer Ă  la norme[2]. Ainsi, en CorĂ©e du Sud, 61 % des adolescents se font circoncire car ils ont peur d’ĂȘtre l’objet de moqueries[2]. Aux Philippines, les deux tiers des adolescents font l’objet d’une ablation du prĂ©puce simplement ‘pour Ă©viter de ne pas ĂȘtre circoncis’[2]. Dans ce pays, la pression sociale est tellement forte, qu’un candidat d’une Ă©mission de tĂ©lĂ©rĂ©alitĂ© qui n’était pas circoncis fut contraint de se faire circoncire, son ablation du prĂ©puce fut alors filmĂ©e en direct[109].

En Océanie

  • La Nouvelle-ZĂ©lande est le pays anglo-saxon qui a connu la plus spectaculaire rĂ©gression du taux de circoncision. En effet, dans les annĂ©es 1940, environ 95 % des nouveau-nĂ©s Ă©taient circoncis alors qu’en 1991 la circoncision ne concernait que 7 % de ceux-ci[5],[3]. De ce fait, une minoritĂ© de nĂ©o-zĂ©landais sont aujourd’hui circoncis[1].
  • En Australie, 58,7 % des hommes sont circoncis[4]. Cependant, il est Ă  noter que dans ce pays, la circoncision est depuis 30 ans en constant dĂ©clin[3], son incidence variant donc considĂ©rablement selon les Ăąges. Par consĂ©quent, si la circoncision concerne la majoritĂ© des 50-59 ans (65,68 %), elle est minoritaire chez les 16-19 ans (31,64 %)[4]. La jeune gĂ©nĂ©ration est donc Ă  68,36 % gĂ©nitalement intacte[4] La circoncision nĂ©onatale sans motif mĂ©dical ou religieux est d’ailleurs interdite dans tous les hĂŽpitaux publics australiens[110]. Ainsi, si cette tendance se confirme, les australiens circoncis seront bientĂŽt largement minoritaires.
  • Dans les Ăźles du Pacifique et dans toutes les Ăźles du triangle polynĂ©sien, la circoncision rituelle est trĂšs rĂ©pandue, de Tahiti Ă  Samoa en passant par les Tuvalu, Tonga, Tokelau, Ăźles Cook, Ăźles Marquises, Niue, Wallis-et-Futuna. La circoncision est une coutume ancestrale qui existait dĂ©jĂ  avant l’arrivĂ©e des missionnaires europĂ©ens. Elle se perpĂ©tue encore comme un rite qui garantit l’appartenance Ă  la communautĂ© polynĂ©sienne. Elle se pratique entre 12 et 16 ans gĂ©nĂ©ralement et elle est cĂ©lĂ©brĂ©e par toute la famille comme Ă©tant le passage de l’enfance Ă  l’ñge adulte. Toutes les cultures polynĂ©siennes la pratiquent, Ă  l’exception des Māori de Nouvelle-ZĂ©lande, qui ont abandonnĂ© ce rite d’initiation ancestral, quelques gĂ©nĂ©rations aprĂšs leur arrivĂ©e sur cet archipel situĂ© en dehors de la PolynĂ©sie tropicale. Suite Ă  l'augmentation de la couverture hospitaliĂšre en OcĂ©anie Ă  la fin du XXe siĂšcle, l'opĂ©ration se pratique principalement dans les hĂŽpitaux sous anesthĂ©sie locale ou gĂ©nĂ©rale, notamment dans les communautĂ©s polynĂ©siennes installĂ©es en Nouvelle-ZĂ©lande, en Nouvelle-CalĂ©donie, Ă  Hawaii, en Europe et aux États-Unis. Il existe encore des pratiques de circoncision « artisanale Â» dans certaines familles. Le prĂ©puce est coupĂ© avec une lame de rasoir ou encore un morceau de bambou taillĂ©. L'opĂ©ration, dite teheraa en reo tahiti, est une supra incision : l'incision se fait longitudinalement sur la partie supĂ©rieur du prĂ©puce, et il n'y a pas d'ablation de peau[111]. La cĂ©rĂ©monie se fait Ă  l’aube sur une plage, le plus souvent durant les vacances scolaires de dĂ©cembre Ă  fĂ©vrier. Un groupe d’adolescents se font accompagner par leurs oncles maternels et les anciens du village. AprĂšs que le maĂźtre de circoncision a procĂ©dĂ© Ă  l’opĂ©ration, les jeunes doivent se rendre immĂ©diatement dans l’eau de mer pour se soigner. Les risques d’hĂ©morragies et d’infections sont limitĂ©s mais existants. Pendant les deux ou trois semaines qui suivent, ce groupe de jeunes hommes se rendent chaque jour en fin de journĂ©e dans la mer pour un bain thĂ©rapeutique. La mer est censĂ©e soigner la plaie. Ils sont souvent l’objet de plaisanteries de la part des adultes et des jeunes filles qui les croisent en chemin ou sur la plage. Une fois guĂ©ris et fĂȘtĂ©s dans leurs familles respectives, ces adolescents reçoivent plus de considĂ©ration et sont admis dans les cercles des jeunes hommes Ă  marier. Ils peuvent, Ă  partir de leur circoncision, avoir leurs premiĂšres aventures[112],[113],[114].

En Afrique

En 2006, une Ă©tude estime que 62 % des hommes africains sont circoncis[115]. Cependant, son incidence varie suivant les rĂ©gions, les religions et les ethnies.

  • Dans l’Afrique musulmane, les hommes sont majoritairement circoncis[1].
  • En Afrique subsaharienne, le nombre d’hommes circoncis varie considĂ©rablement suivant les pays.En afrique de l'ouest environ 90% des hommes adultes sont circoncis quelles que soient les ethnies et les religions, c'est un facteur traditionnel encrĂ© dans la culture[116] . Au Mozambique 56 % des hommes sont circoncis alors qu’au Rwanda ils ne sont que 10 %[117]. De plus, afin de tenter de freiner la progression du VIH, l’OMS veut Ă©tendre la circoncision Ă  80 % des hommes et des nouveau-nĂ©s de l’est et du sud de l’Afrique[21]. L’Afrique subsaharienne est ainsi la seule rĂ©gion du monde oĂč la circoncision est recommandĂ©e pour des raisons prophylactiques.
  • En Afrique du Sud, 35 % des hommes sont circoncis[117]. Le programme de circoncision de l’OMS concerne l’Afrique du Sud mais il se heurte aux lois de protection de l’enfance du pays et notamment Ă  l’article 12 du Children’s Act 38 of 2005[96] qui interdit la circoncision des moins de 16 ans sauf pour des raisons mĂ©dicales ou religieuses. La province du Cap-Oriental a d’ailleurs adoptĂ©e une loi pour rĂ©glementer la circoncision traditionnelle qui, souvent effectuĂ©e en dehors de tout environnement mĂ©dical, provoque la mort de nombreux adolescents chaque annĂ©e[118],[119]. Entre autres dispositions, l’ñge minimum de circoncision est de 18 ans. En dĂ©cembre 2009, le roi zoulou Goodwill Zwelithini a invitĂ© tous ses sujets de sexe masculin se faire circoncire[120] . Appel entendu par le nouveau prĂ©sident, Jacob Zuma qui encourage tous ces compatriotes Ă  suivre la procĂ©dure[121]. Le gouvernement d'Afrique du Sud prĂ©voit dĂ©sormais de circoncire des millions d'hommes dans les prochaines annĂ©es.

En Amérique du Nord

  • Aux États-Unis, en 2009, selon l’OMS, 79% des hommes sont circoncis[1]. AprĂšs un apogĂ©e dans les annĂ©es 1960 (avec un taux d’environ 80%), la circoncision nĂ©onatale dans les hĂŽpitaux entame une lente et irrĂ©guliĂšre rĂ©gression Ă  partir des annĂ©es 1970, pour chuter Ă  56.1% en 2006, et elle se serait totalement effondrĂ©e ces derniĂšres annĂ©es, en 2009 le taux de circoncision serait devenu minoritaire Ă  32,5 %[9],[10]. Par consĂ©quent, si cette spectaculaire rĂ©gression du taux de circoncision en hĂŽpital se poursuit, la majoritĂ© des nouveau-nĂ©s pourraient Ă  l’avenir ĂȘtre gĂ©nitalement intacts, comme ce fut le cas avant la Seconde Guerre mondiale. En outre, contrairement Ă  une idĂ©e reçue, aux États-Unis, la circoncision n’est pas pratiquĂ©e de maniĂšre homogĂšne, elle varie considĂ©rablement suivant les rĂ©gions (par exemple, en 2006, le taux de circoncision Ă©tait de 63,6 % dans le Nord-Est et de 33,8 % dans l’Ouest[8]) et suivant les origines ethniques (une Ă©tude conduite en 1992 montre que la circoncision concerne 81 % des blancs, 65 % des noirs et 54 % des hispaniques[122]). Enfin, comme le rappelle ONUSIDA, aux États-Unis, la circoncision n’est pas pratiquĂ©e d'abord pour des raisons hygiĂ©niques ou prophylactiques, mais afin de conformer Ă  la norme, c’est-Ă -dire « de faire comme tout le monde Â». D’ailleurs, l’American Academy of Pediatrics a Ă©mis en 1971, 1975, 1983, 1989 et 1999 des recommandations dĂ©favorables Ă  la circoncision systĂ©matique[123].
  • Au Canada, en 1999, selon l’American Academy of Pediatrics (en), 48 % des hommes sont circoncis[124]. De plus, la circoncision est Ă  l’instar de tous les pays anglo-saxons en dĂ©clin, le taux de circoncision nĂ©onatale Ă©tant en 2006-2007 de 31,9 %[125]. Enfin son incidence varie considĂ©rablement suivant les rĂ©gions, elle est d’ailleurs plus Ă©levĂ©e chez les anglophones que chez les francophones. Ainsi, en 2006-2007, le taux de circoncision nĂ©onatale Ă©tait de 6,8 % en Nouvelle-Écosse, de 43,7 % en Ontario et de 12,3 % au Quebec.
  • Au Mexique, l’incidence de la circoncision est faible, de 10 % Ă  31 % des hommes seraient circoncis[126].

En Amérique centrale et en Amérique du Sud

En AmĂ©rique centrale et en AmĂ©rique du Sud, la circoncision est trĂšs peu frĂ©quente, son incidence Ă©tant infĂ©rieur Ă  20 % dans tous les pays[1].

  • Au BrĂ©sil, 7,4 % des hommes sont circoncis[104].
  • En Colombie, 6,9 % de la population masculine a fait l’objet d’une circoncision[104].

Aspects juridiques

Aucun acte chirurgical n’est censĂ© pouvoir ĂȘtre pratiquĂ© sur une personne s’il ne donne son consentement Ă©clairĂ©. Dans le cas d’un mineur, ce sont les parents ou tuteurs qui doivent donner ce consentement, mĂȘme si les mĂ©decins essaient parfois de tenir compte de l’avis de l’enfant s’il est d’ñge Ă  le donner. Or, la circoncision se pratique gĂ©nĂ©ralement sur des mineurs (souvent mĂȘme sur des nourrissons), et certains remettent en cause la lĂ©gitimitĂ© des parents Ă  choisir pour l’enfant une modification corporelle irrĂ©versible en l’absence de toute nĂ©cessitĂ© mĂ©dicale urgente.

Pour les pays autres que la France, il existe un article en anglais plus dĂ©taillĂ© : Circumcision and law.


En France

La circoncision rituelle est non autorisée explicitement mais il y a une tolérance de fait

La circoncision sur indication mĂ©dicale est justifiĂ©e par la permission de la loi, comme toute atteinte exceptionnelle au corps humain. Le droit a toutefois Ă  connaĂźtre des suites dommageables d’une telle intervention. Quant Ă  la circoncision rituelle, sans ĂȘtre autorisĂ©e expressĂ©ment, elle n’est pas non plus interdite. En principe, comme toute atteinte non mĂ©dicalement justifiĂ© Ă  l’intĂ©gritĂ© physique d’une personne elle tombe sous le coup de l’article 222-1[127]. Dans la pratique, si cet article est bien utilisĂ© pour condamner ceux qui se sont livrĂ©s Ă  des excisions[128]. Il n’a jamais Ă©tĂ© utilisĂ© dans le cas de la circoncision rituelle. S’agissant des enfants, un autre article du code pourrait ĂȘtre Ă©voquĂ© : l’article 16-1 du code civil[129]. Ce principe de l’inviolabilitĂ© du corps humain recevant application tant au civil qu’au pĂ©nal n’étant pas respectĂ© lors de la circoncision sur mineur, cela devrait entraĂźner des sanctions. La, non plus, cet article n’a jamais Ă©tĂ© utilisĂ©. D’aprĂšs Isabelle Corpart, MaĂźtre de confĂ©rences en droit privĂ© Ă  l’UniversitĂ© de Haute Alsace : « Force est de constater que les autoritĂ©s lĂ©gislatives, judiciaires ou exĂ©cutives sont rĂ©ticentes Ă  prendre des mesures visant Ă  interdire cette atteinte Ă  l’intĂ©gritĂ© physique. Plusieurs raisons peuvent sans doute ĂȘtre invoquĂ©es. La premiĂšre tient aux obstacles d’ordre matĂ©riel qu’il y aurait Ă  combattre des pratiques largement diffusĂ©es. La seconde Ă  la difficultĂ© de dĂ©terminer quelles sont les personnes qu’il convient de poursuivre pĂ©nalement. Enfin, la condamnation de la circoncision rituelle renverrait les familles dans la clandestinitĂ©, avec tous les risques que cela gĂ©nĂšrerait pour l’enfant. Le mieux n’est-il pas l’ennemi du bien[130] ? Â»

Risques juridiques pour les médecins pratiquant la circoncision rituelle

La circoncision Ă  visĂ©e thĂ©rapeutique n’est pas interdite. Selon l’arrĂȘt de la cour d’appel d’Aix-en-Provence du 23 avril 1990, confirmĂ© par l’arrĂȘt du 30 mai 1991 de la chambre criminelle de la Cour de Cassation, dans les cas autorisĂ©s par la loi. Le chirurgien qui pratique une intervention chirurgicale dans l’exercice normal de sa profession jouit d’une immunitĂ© lĂ©gale, dans la mesure oĂč son intervention est justifiĂ©e par un intĂ©rĂȘt thĂ©rapeutique[131]. la circoncision non thĂ©rapeutique ne rentre pas explicitement dans cette catĂ©gorie, il n’existe pas encore de jurisprudence bien dĂ©finie sur ce point, mais, Ă  ce jour, des mĂ©decins n’ont jamais Ă©tĂ© blĂąmĂ©s pour avoir pratiquĂ© une circoncision rituelle Ă  la condition cependant, qu’ils ait demandĂ© explicitement l’autorisation des deux parents. Avoir l’autorisation d’un seul est sanctionnĂ©[132]. En outre, comme dans tout acte mĂ©dical, le mĂ©decin est tenu d’informer les parents de l’enfant de toutes les suites, notamment du caractĂšre irrĂ©versible de l’intervention. MĂȘme le mĂ©decin agrĂ©Ă© par les autoritĂ©s religieuses pour pratiquer en qualitĂ© de mohel des actes de circoncision rituelle peut ĂȘtre jugĂ© responsable des dommages causĂ©s Ă  l’enfant[133].

En dehors de ces cas, les problĂšmes, pour les mĂ©decins sont plus d’ordre Ă©thique que judiciaire. Si l’on s’en tient Ă  l’article 41 du code de dĂ©ontologie, un mĂ©decin ne devrait pas pratiquer une telle intervention puisqu’elle porte atteinte Ă  l’intĂ©gritĂ© physique. « Or, on le sait, nombre de circoncisions sont pratiquĂ©es dans le secret des cabinets mĂ©dicaux ou dans des services hospitaliers, avec l’accord des parents et dans les rĂšgles de l’art. Et cela sans qu’elles fassent l’objet de poursuites pĂ©nales Â», reconnaissait le Dr Bertrand Leriche[134].

Risques juridiques pour les parents

Trois origines de plaintes peuvent ĂȘtre enregistrĂ©es :

  • l’État peut porter plainte, si les parents ou un tiers non mĂ©decin, comme un rabbin ou un imam, a pratiquĂ© la circoncision. Si la circoncision est reconnue comme acte mĂ©dical, le motif de la plainte consiste alors en exercice illĂ©gal de la mĂ©decine.
  • l’enfant peut porter plainte, si, adulte, il estime que cet acte irrĂ©versible a portĂ© atteinte Ă  son libre arbitre.
  • un des parents peut porter plainte contre l’autre parent s’il estime que la circoncision a Ă©tĂ© effectuĂ© contre son grĂ©.
Plainte pour exercice illégal de la médecine

Les actes religieux comme la circoncision n’ont aucune valeur thĂ©rapeutique. : «  Les tribunaux se refusent donc Ă  poursuivre pour exercice illĂ©gal de la mĂ©decine les empiriques qui font usage de moyens de cure dont le seul bon sens doit montrer l’inefficacitĂ© *Jura vigilantibus, non dormientibus prosunt* (Les droits profitent aux Ă©veillĂ©s, non aux endormis)[135],[136] Â»

Si, donc en thĂ©orie, ce genre de plainte est possible, dans la pratique, Florence Meilhac, avocate ayant plaidĂ© ce type de cause, dĂ©clare : « Il y a tolĂ©rance coutumiĂšre du droit français en raison du fait religieux. On n’a jamais vu un rabbin, un parent ou un pratiquant musulman ĂȘtre traĂźnĂ© devant des juges pour avoir pratiquĂ© une circoncision[137] Â». Mais en 2010, en cas de risque lĂ©tal pour le bĂ©bĂ©, la jurisprudence pourrait Ă©voluer suite Ă  un procĂšs[138] en cours Ă  Lille. Il s’agit d’une circoncision rituelle pratiquĂ©e par un Syrien ayant des diplĂŽmes mĂ©dicaux Ă©trangers mais non inscrit au Conseil de l’Ordre. Cette circoncision a mal tournĂ© sur un bĂ©bĂ© de 15 jours qui a dĂ» ĂȘtre hospitalisĂ©. Le CHU sauve de justesse le bĂ©bĂ©[139]. Les dĂ©bats montrent bien le flou dans la jurisprudence actuelle. Le prĂ©sident du tribunal condamne : « En France, la circoncision est un acte mĂ©dical et uniquement dans un cadre thĂ©rapeutique. La loi ne prĂ©voit pas que la circoncision puisse ĂȘtre pratiquĂ©e pour d’autres raisons, y compris religieuses. On ne peut que constater une espĂšce de tolĂ©rance Â»[140]. À l’opposĂ©, le procureur requiert la relaxe Ă©voquant une « pratique coutumiĂšre non assimilable Ă  un acte mĂ©dical Â». Le prĂ©venu est alors relaxĂ©, mais le supĂ©rieur du procureur fait appel de ladite relaxe. La Cour d’appel de Douai confirme la relaxe le 15 juin 2010, la famille du bĂ©bĂ©, espĂšre dorĂ©navant convaincre le procureur gĂ©nĂ©ral de se pourvoir en cassation.

Plainte pour atteinte au libre arbitre

Aux États-Unis, des parents ont subi des plaintes de leurs enfants, devenus adultes[141],[142],[143]. Ces enfants reprochent Ă  leurs parents de ne pas avoir respectĂ© leur libre arbitre et demandent rĂ©paration. Ils obtiennent en gĂ©nĂ©ral gain de cause. Les parents devant alors payer une forte amende permettant Ă  l’enfant de rĂ©aliser une trĂšs onĂ©reuse opĂ©ration de chirurgie esthĂ©tique : la restauration du prĂ©puce. Le coĂ»t de cette opĂ©ration est telle que cela expliquerait la chute du taux de circoncision de 90 % Ă  60 % dans les annĂ©es 2000 puis dans les quatre derniĂšres annĂ©es passĂ© de 56 % Ă  33 % [144]. En France, mĂȘme si ce type de plainte est possible[145],[146], aucun cas n’est encore recensĂ©. En Angleterre, un procĂšs est cependant en cours et pourrait faire jurisprudence : « A test-case being brought by a 20-year-old man circumcised as a baby could, if successful, open the floodgates to claimants Â»[147].

Plainte pour exercice exclusif de l'autorité parentale

Dans plusieurs jugements, la Justice française insiste sur le fait que le consentement des deux parents doit ĂȘtre explicite. Dans un jugement d’avril 2005, par exemple, l’argument d’un pĂšre Ă©tait que puisqu’il avait fait circoncire l’aĂźnĂ© de ses enfants, il pouvait faire de mĂȘme avec le plus jeune, sans l’autorisation de la mĂšre. Cet argument a Ă©tĂ© rejetĂ©[148].

De mĂȘme, un pĂšre soutenait que la mĂšre catholique avait donnĂ© son consentement tacite Ă  la circoncision en acceptant de vivre avec un musulman dont elle ne pouvait ignorer les traditions. La cour, puis la cour d’appel, ont rejetĂ© ces arguments en prĂ©cisant que la rĂ©ciproque est vraie et que lui-mĂȘme ne pouvait ignorer que la circoncision n’existe pas dans la religion catholique et qu’en France la femme est l’égale de l’homme. La cour relĂšve « qu’il est inexact que la pratique soit courante en France Â» et aussi qu’en France « l’opinion majoritaire est dĂ©favorable Ă  la circoncision Â»[149].

Le juge peut estimer que le fait de confier les jeunes enfants Ă  leur pĂšre est prĂ©judiciable Ă  leurs intĂ©rĂȘts, dĂšs lors qu’il leur a imposĂ© la circoncision[150] et il peut refuser Ă  ce dernier tout droit de visite[151].

Débat sur l'éventuel prise en charge par la sécurité sociale de la circoncision

En principe, la circoncision rituelle n’est pas remboursĂ©e et donc ne coĂ»te rien Ă  la sĂ©curitĂ© sociale. Dans les faits, la situation est plus complexe :

  • En cas de diagnostique de phimosis, la circoncision est prise en charge par l’assurance maladie sous le titre posthectomie. Lorsque son indication est rituelle la circoncision n’est pas prise en charge par l’assurance maladie. Elle revient entre 500 et 1 000 euros Ă  la famille. Compte tenu de cet Ă©tat de fait, nombre de circoncisions rituelles sont effectuĂ©es sous couvert d’une indication mĂ©dicale car les familles ont tendance Ă  beaucoup insister auprĂšs du mĂ©decin voire Ă  ne pas dĂ©calotter l’enfant pour qu’il dĂ©veloppe un vrai phimosis impliquant la prise en charge par l’assurance maladie ce qui s’assimile Ă  des dĂ©tournements et des fraudes Ă  l’assurance maladie. Cette fraude semble massive : 40 % des posthectomies sont pratiquĂ©es en Île-de-France. 77 % sur les rĂ©gions : Île-de-France, Provence-Alpes-CĂŽte d’Azur et Languedoc-Roussillon. Comme il n’y a aucune raison que les phimosis soient plus nombreux qu’ailleurs, seule la fraude explique ces disparitĂ©s gĂ©ographiques[152].
  • Pour Ă©viter ces frais, les circoncisions rituelles sont alors gĂ©nĂ©ralement effectuĂ©es hors des hĂŽpitaux pour un coĂ»t bien moindre de 150 â‚Ź[153] mais ils entraĂźnent[154] un taux important de complications[155] : hĂ©morragies, surinfections, plaies et mutilations du gland qui sont elles nĂ©cessairement prises en charge par la sĂ©curitĂ© sociale et gĂ©nĂ©rant un surcoĂ»t pour l’assurance maladie.
  • La prise en charge initiale de toutes les circoncisions est estimĂ©e Ă  9 millions d’euros par an[156]. In fine cela pourrait se traduire par une diminution des coĂ»ts pour la sĂ©curitĂ© sociale.
Roselyne Bachelot lui rĂ©pond que « Le champ de l’assurance maladie dĂ©fini par l’article L. 321-1 du code de la sĂ©curitĂ© sociale couvre les soins nĂ©cessaires au maintien ou au rĂ©tablissement de l’état de santĂ© des personnes. Â» et que « la circoncision rituelle pour motifs religieux n’entre pas dans ce cadre, de mĂȘme que les actes mĂ©dicaux pratiquĂ©s pour d’autres motifs personnels, esthĂ©tiques ou de confort Â»[158], « J’en appelle les mĂ©decins Ă  leurs responsabilitĂ©s. Il s’agit clairement d’une fraude Ă  la SĂ©curitĂ© sociale quand c’est pour une indication religieuse qu’on se met sous le couvert d’une indication mĂ©dicale Â», a insistĂ© la ministre.
Face au tollĂ© provoquĂ© par sa question[159], ValĂ©rie Boyer fait savoir aprĂšs coup[160] « qu’il n’a jamais Ă©tĂ© question d’une prise en charge totale par l’assurance maladie bien au contraire et en aucune façon dans notre pays laĂŻc cela serait admissible. La volontĂ© de ValĂ©rie Boyer est de rĂ©vĂ©ler cette fraude inacceptable Ă  l’assurance maladie et au principe de laĂŻcitĂ©, et d’essayer qu’on y mette un terme. Â»

En SuĂšde

La SuĂšde, par une loi entrĂ©e en vigueur le 1er octobre 2001, autorise la circoncision avec les restrictions suivantes :

  • Un garçon de moins de deux mois peut ĂȘtre circoncis par un non mĂ©decin, pourvu qu’il ait obtenu une autorisation du Service de SantĂ©.
  • Aucun enfant ne pourra ĂȘtre circoncis sans une analgĂ©sie dĂ©livrĂ©e par un mĂ©decin ou une infirmiĂšre en exercice.

Cette loi a Ă©tĂ© adoptĂ©e par le Parlement avec une majoritĂ© de 249 voix pour, 20 abstentions, et en l’absence de 70 dĂ©putĂ©s. Aucune voix ne s’est Ă©levĂ©e contre le projet, et 10 dĂ©putĂ©s auraient souhaitĂ© une loi plus restrictive.

Le Conseil de la Communauté Juive de Stockholm désapprouve cette loi la jugeant trop restrictive[161].

En Finlande

Le tribunal de Turku a, sur rĂ©quisition du ministĂšre public qui considĂšre la circoncision comme toute autre mutilation, condamnĂ© une mĂšre musulmane pour la circoncision de son fils sans le consentement du pĂšre[162],[163]. Une plainte est en cours contre la pratique de la Brit Mila faite par les rabbins. « Selon les plaignants, cette pratique irait Ă  l’encontre de la loi finlandaise. La petite communautĂ© juive de Finlande est inquiĂšte et cela suscite Ă©galement quelques craintes et apprĂ©hensions dans d’autres communautĂ©s de pays europĂ©ens oĂč l’on craint qu’elle ne fasse effet boule de neige[164] Â».

États-Unis et Canada

Des mouvements pour l’intĂ©gritĂ© gĂ©nitale, parfois dĂ©signĂ©s du terme gĂ©nĂ©rique « intactiviste Â», qui sont apparu surtout aux États-Unis, considĂšrent que puisque l’ablation du prĂ©puce induit une perte de fonctions sexuelles, elle nuit au bien-ĂȘtre de l’homme et il fait valoir que la circoncision gĂ©nĂšre une souffrance physique et morale rĂ©elles chez certaines personnes. Ils estiment donc que le prĂ©puce n’est pas « un bout de peau superflu Â» dans l’anatomie masculine et que la circoncision constitue une mutilation de tissus sexuels sains et fonctionnels, une vĂ©ritable violation du droit Ă  l’intĂ©gritĂ© corporelle, lorsqu’elle est pratiquĂ©e avant l’ñge de la majoritĂ©.

Des associations contre la circoncision envoyĂšrent une proposition de loi afin d’interdire la circoncision des mineurs auprĂšs du CongrĂšs des États-Unis qui ne reçut l’aval d’aucun sĂ©nateur. « Leur lobbying a contribuĂ© toutefois Ă  la suppression du remboursement des circoncisions nĂ©onatales dans certains États, notamment sur la cĂŽte ouest, ainsi qu’au Canada Â». Selon les opposants Ă  la circoncision, celle-ci ne serait justifiable mĂ©dicalement que s’il n’existait pas de solutions de remplacement moins invasives et si la vie du patient Ă©tait en jeu[165].

Les militants amĂ©ricains anti-circoncision (dits « inactivistes Â»), s'apprĂȘtent Ă  soumettre aux autoritĂ©s de la ville de San Francisco un texte de loi visant Ă  interdire la circoncision avant l'Ăąge de 18 ans. Une pĂ©tition ayant dĂ©jĂ  recueilli plus de 12 000 signatures leur permet, selon les rĂšgles Ă©lectorales en vigueur en Californie, de faire soumettre Ă  rĂ©fĂ©rendum cette proposition devant les Ă©lecteurs de la ville, qui voteront le 8 novembre 2011[166] pour ou contre la circoncision. En cas d'adoption du texte, les peines encourues pour non-respect de la loi seraient de 1000$ d'amende et jusqu'Ă  un an de prison[167]. Le projet de loi est aujourd'hui en suspens, une juge amĂ©ricaine ayant interdit le rĂ©fĂ©rendum. Les militants ont cependant l'intention de faire appel de la dĂ©cision[168].

Afrique du Sud

L’article 12 du Children’s Act 38 of 2005[96].

  • Interdit la circoncision de l’enfant mĂąle de moins de 16 ans
    • sauf lorsqu’elle a un but religieux
    • sauf lorsqu’elle est recommandĂ©e par un mĂ©decin dans un but mĂ©dical
  • Fait dĂ©pendre la circoncision de l’enfant mĂąle de plus de 16 ans de son consentement sur la mĂ©thode prescrite, du respect d’une obligation de conseil, et du respect de la mĂ©thode prescrite.
  • Reconnait le droit de tout enfant mĂąle Ă  refuser la circoncision, compte Ă©tant tenu de son Ăąge, de sa maturitĂ© et de son stade de dĂ©veloppement.

Conséquences

Diminution du plaisir sexuel

Les inquiĂ©tudes Ă  propos du plaisir sexuel demeurent nombreuses. La circoncision peut diminuer le plaisir sexuel et rendre l’orgasme plus difficile Ă  atteindre [169]. Le gland “à l’air libre” perdrait peut ĂȘtre de sa sensibilitĂ©. De plus, le prĂ©puce lui-mĂȘme Ă©tant richement innervĂ©, la perte de cette peau rĂ©duirait le plaisir. D’autres disent au contraire, que puisque le gland serait moins sensible cela aiderait Ă  prolonger le plaisir sexuel en prĂ©venant l'Ă©jaculation prĂ©coce (bien que les hommes circoncis aient aussi des problĂšmes d'Ă©jaculation prĂ©coces[170]).

Perspectives psychanalytiques et conséquences psychologiques de la circoncision

Il convient de rester prudent quand il s’agit d’évaluer les consĂ©quences psychologiques de la circoncision. Cette question touche au vĂ©cu et au ressenti individuel et ne saurait souffrir de gĂ©nĂ©ralisations.

  • Certain hommes circoncis considĂšrent leur Ă©tat comme tout Ă  fait normal,
  • D’autres sujets peuvent ne pas l’accepter ou s’en sentir diminuĂ©s.

Il faut Ă©galement distinguer le traumatisme que peut causer l’opĂ©ration elle-mĂȘme d’un mal-ĂȘtre que peut Ă©ventuellement entraĂźner l’état d’ĂȘtre circoncis. A. S. Neill envisage le cas oĂč elle serait vĂ©cue comme une castration symbolique (Retour Ă  Summerhill, Payot).

Controverses

Article dĂ©taillĂ© : Controverses sur la circoncision.

Différents débats et oppositions se sont manifestés par rapport à la circoncision.

Notes et références

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    dĂ©pĂȘche Reuters
     
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  36. ↑ Voir cette page.
  37. ↑ un pays d’outre-mer Ă  majoritĂ© chrĂ©tienne (mais oĂč la rĂ©partition des confessions est de type « amĂ©ricain Â»), la super incision ou supercision est Ă©galement gĂ©nĂ©ralisĂ©e dans les tous les milieux Ă  dominante autochtone, pratiquants ou non. Elle y est considĂ©rĂ©e comme le pilier de l’identitĂ© masculine et l’état de non circoncision fournit, pour les hommes, les premiĂšres insultes contre les Ă©lĂ©ments allochtones.
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  127. ↑ (fr)article 222-1.
  128. ↑ (fr)Cass. Crim., 20 aoĂ»t 1983.
  129. ↑ (fr)Art. 16-1 du code civil chacun a droit au respect de son corps.
  130. ↑ (fr)La Circoncision, Isabelle CORPART, MaĂźtre de confĂ©rences en droit privĂ© Ă  l’UniversitĂ© de Haute Alsace, Centre de Documentation Multimedia en Droit MĂ©dical, droit.univ-paris5.fr, mis Ă  jour le 26 octobre 2004. ConsultĂ© le 2 octobre 2010.
  131. ↑ (fr)Droit mĂ©dical : Ă©tude sur « Les violences volontaires Ă  l’occasion de l’activitĂ© mĂ©dicale Â» (3e partie). Notons toutefois que celle-ci ne mentionne pas explicitement le terme « circoncision Â» pas plus que d’autres mais traite bien des actes relatifs Ă  la sphĂšre gĂ©nitale en gĂ©nĂ©ral.
  132. ↑ (fr)Jurisprudence :
    • TGI Paris, 6 novembre 1973
    « La circoncision est qualifiĂ©e d’acte usuel de l’autoritĂ© parentale Â»
    • CA Paris, 29 septembre 2000
    « Refus de qualification d’acte usuel.
    La responsabilitĂ© d’un pĂšre doit ĂȘtre retenue dĂšs lors qu’il est Ă©tabli qu’il a profitĂ© de l’exercice de son droit d’hĂ©bergement pour prendre la grave dĂ©cision de faire procĂ©der, Ă  des fins rituelles, Ă  la circoncision de l’enfant du couple, sans avoir recueilli l’assentiment de la mĂšre et alors que cet acte chirurgical ne s’imposait pas d’aprĂšs les certificats mĂ©dicaux versĂ©s au dossier.
    Doit ĂȘtre retenue la responsabilitĂ© du mĂ©decin qui, s’étant contentĂ© du consentement d’un seul parent pour procĂ©der sur l’enfant mineur une circoncision Ă  des fins rituelles, a agi avec une lĂ©gĂšretĂ© blĂąmable. Â»
    • Cour d’appel de Rennes, Chambre 6 ; 4 avril 2005, no 04/04000
    « Il ressort des dispositions des articles 372 et 373-2-1 du Code Civil, que les pĂšre et mĂšre exercent en commun l’autoritĂ© parentale, sauf dĂ©cision judiciaire confiant l’exercice de l’autoritĂ© parentale Ă  l’un des parents si l’intĂ©rĂȘt de l’enfant le commande. En l’espĂšce, la mĂšre est dĂ©boutĂ©e de sa demande d’exercice exclusif de l’autoritĂ© parentale au seul motif que le pĂšre a fait circoncire l’aĂźnĂ© des enfants et envisage de procĂ©der de mĂȘme avec le plus jeune. L’exercice en commun de autoritĂ© parentale permettra Ă  la mĂšre de refuser qu’une telle intervention soit pratiquĂ©e, dĂšs lors que la circoncision n’est pas un acte usuel au sens de l’article 372-2 du Code Civil, mais un acte important et unique dans la vie de l’enfant nĂ©cessitant l’accord des deux parents. Â»
  133. ↑ (fr)ResponsabilitĂ© du mĂ©decin pour nĂ©crose irrĂ©versible de la plus grande partie de la verge, due selon l’expert Ă  un dĂ©faut de surveillance des suites de l’intervention.
  134. ↑ Dr Bertrand Leriche conseiller ordinal, dans le Bulletin de l’Ordre no 8 d’octobre 2005.
  135. ↑ (fr)[PDF]Jura vigilantibus non dormientibus prosunt - Les droits profitent aux Ă©veillĂ©s, non aux endormis
  136. ↑ (fr)Le dĂ©fi magique Par Jean-Baptiste Martin,François Laplantine,Massimo Introvigne sur books.google.fr
  137. ↑ (fr)Circoncision : tergiversations judiciaires autour de la mise en danger d’un bĂ©bĂ©, La Voix du Nord, publiĂ© le 16 juin 2010. ConsultĂ© le 3 octobre 2010.
  138. ↑ (fr)La circoncision tourne mal sur www.nordeclair.fr. ConsultĂ© le 9 octobre 2010.
  139. ↑ « Ă€ une demi-heure prĂšs, il Ă©tait mort Â», rappelle Abderrahmane Hammouch, l’avocat des parents.
  140. ↑ (fr)La circoncision est-elle illĂ©gale ? sur www.lavoixdunord.fr. ConsultĂ© le 10 octobre 2010.
  141. ↑ (en)Should Circumcision be for Adults Only? sur www.mgmbill.org. ConsultĂ© le 10 octobre 2010.
  142. ↑ (en)Circumcision Attempt - Father sentenced to three years sur /www.cirp.org. ConsultĂ© le 10 octobre 2010.
  143. ↑ (en)Jury Awards $2.3 Million for Botched Circumcision sur www.law.com. ConsultĂ© le 10 octobre 2010.
  144. ↑ (en)Dans cet article, il est cependant dĂ©crit que les principaux facteurs qui expliquent cette chute rapide sont surtout les publications des pĂ©diatres amĂ©ricains affirmant que les donnĂ©es actuelles ne sont pas suffisantes pour recommander la circoncision nĂ©onatale avec pour consĂ©quence l’abandon du remboursement de cette opĂ©ration par de plus en plus d’États.
  145. ↑ (fr)par Maütre Caroline Gonzalez sur ame.enfant.org.free.fr.
  146. ↑ (fr)ThĂšse de doctorat de MaĂźtre Caroline Gonzalez, Circoncision et excision des mineurs de la politique criminelle Ă  la prĂ©vention sociale [PDF] sur enfant.ovh.org.
  147. ↑ (en)Ritual circumcisions ‘illegal’ sur www.mirror.co.uk.
  148. ↑ * Cour d’appel de Rennes, Chambre 6 ; 4 avril 2005, no 04/04000
    « Il ressort des dispositions des articles 372 et 373-2-1 du Code Civil, que les pĂšre et mĂšre exercent en commun l’autoritĂ© parentale, sauf dĂ©cision judiciaire confiant l’exercice de l’autoritĂ© parentale Ă  l’un des parents si l’intĂ©rĂȘt de l’enfant le commande. En l’espĂšce, la mĂšre est dĂ©boutĂ©e de sa demande d’exercice exclusif de l’autoritĂ© parentale au seul motif que le pĂšre a fait circoncire l’aĂźnĂ© des enfants et envisage de procĂ©der de mĂȘme avec le plus jeune. L’exercice en commun de l'autoritĂ© parentale permettra Ă  la mĂšre de refuser qu’une telle intervention soit pratiquĂ©e, dĂšs lors que la circoncision n’est pas un acte usuel au sens de l’article 372-2 du Code Civil, mais un acte important et unique dans la vie de l’enfant nĂ©cessitant l’accord des deux parents. Â»
  149. ↑ (fr)Circoncision masculine, circoncision fĂ©minine: dĂ©bat religieux, mĂ©dical ... Par Sami Awad Aldeeb Abu-Sahlieh, Linda Weil-Curiel sur books.google.fr
  150. ↑ (fr)Le pĂšre a profitĂ© de son droit d’hĂ©bergement pour faire pratiquer la circoncision, Ă  l’insu de la mĂšre.
  151. ↑ (fr)Cass. Civ. 1, 24 octobre 2000 - Bull. civ., I, no 262.
  152. ↑ (fr)[PDF]la circoncision rituelle peut-elle ĂȘtre pratiquĂ©e dans un hĂŽpital public ? sur enfant.ovh.org. ConsultĂ© le 10 octobre 2010.
  153. ↑ (fr)La circoncision bientĂŽt remboursĂ©e par la SĂ©curitĂ© sociale ? sur www.islamenfrance.fr. ConsultĂ© le 10 octobre 2010.
  154. ↑ (fr)Prise en charge par la sĂ©curitĂ© sociale sur questions.assemblee-nationale.fr. ConsultĂ© le 10 octobre 2010.
  155. ↑ (fr)Les complications de la circoncision sur www.circoncision.info. ConsultĂ© le 10 octobre 2010.
  156. ↑ Congrùs annuel de 2006 de l’association française des urologues.
  157. ↑ Question Ă©crite no 30856 de Mme ValĂ©rie Boyer (UMP - Bouches-du-RhĂŽne), AssemblĂ©e nationale, modifiĂ© le 18 mai 2010.
  158. ↑ (fr)« Pas question de rembourser la circoncision Â» pour raison religieuse, 7sur7.be, publiĂ© le 19 aoĂ»t 2009.
  159. ↑ (fr)Circoncision : une dĂ©putĂ©e UMP veut nous faire tous payer pour couper un bout de zizi proprement !, par Brigitte BrĂ© Bayle, sur le site de Riposte laĂŻque, publiĂ© le 9 fĂ©vrier 2009.
  160. ↑ (fr)Circoncision « rituelle Â» : Halte Ă  la manipulation politique - ValĂ©rie Boyer et l’UMP n’ont jamais souhaitĂ© rembourser la circoncision « Rituelle Â» au contraire, par Julien Ravier, collaborateur parlementaire de Mme ValĂ©rie Boyer, dĂ©putĂ©e de la 8e circonscription des Bouches-du-RhĂŽne, publiĂ© le 17 fĂ©vrier 2009 sur le blog de La Droite Libre.
  161. ↑ (fr)CommuniquĂ© du Conseil de la CommunautĂ© juive de Stockholm, traduction 22 juillet 2001.
  162. ↑ (en)Helsingin Sanomat - International Edition - Home.
  163. ↑ (fr)fĂ©vrier 2007 - La France en Finlande.
  164. ↑ (fr)Les Finlandais n’acceptent plus les rituels juifs !, JSS News, publiĂ© le 10 janvier 2010.
  165. ↑ (en)Genital Inegrity, Neil Peterson, juin 2004, studentsforgenitalintegrity.org.
  166. ↑ http://jssnews.com/2011/06/24/musulmans-et-juifs-unis-pour-soutenir-la-circoncision-a-san-francisco/
  167. ↑ http://www.juritravail.com/Actualite/arbitrage-reglement-conflits/Id/8318 Maitre Sabine Sultan dĂ©crit ici sur quelles bases juridiques vont se porter les dĂ©bats
  168. ↑ http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2011/07/29/97001-20110729FILWWW00344-usa-debat-sur-la-circoncision-a-sf.php
  169. ↑ oxfordjournals.org,Conclusions Circumcision was associated with frequent orgasm difficulties in Danish men and with a range of frequent sexual difficulties in women, notably orgasm difficulties, dyspareunia and a sense of incomplete sexual needs fulfilment.
  170. ↑ http://www.tasante.com/article/lire/508/

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